CDEN du 9.03.21

CDEN du 9.03.21

Les décisions carte scolaire

La déclaration FO

Communiqué FNEC-FP FO 53

Après une introduction du nouveau préfet fraichement nommé, monsieur Xavier Lefort et un hommage à un collègue du lycée Robert Buron décédé, monsieur Waleckx a présenté ses décisions d’opérations de carte scolaire. Le directeur académique a introduit, comme à l’accoutumée, avec le contexte national et ses déclinaisons académique et départementale qui l’ont guidé dans « ses choix »

Quelques éléments mis en avant par le DASEN :

La volonté du DASEN, comme celle du gouvernement est de “mieux accompagner l’école inclusive”.

Si nous voyons en effet des créations de postes dans l’ ASH (ULIS, ERSH), ils ne sont bien souvent que des réponses aux cahiers des charges imposés notamment par la stratégie nationale pour l’autisme (création d’une UEEA et d’une deuxième UEMA) qui répondent à une inclusion à marche forcée sans prise en compte réelle des besoins des élèves.

Par ailleurs, ces créations ne pèsent pas bien lourd face au manque cruel de structures et de dispositifs spécialisés et face à la pénurie d’AESH aggravée par la mise en place des PIAL et de leurs mutualisations.

Les maigres dotations exceptionnelles d’AESH annoncées par le DASEN sont loin d’être suffisantes pour pallier les notifications non-honorées et les remplacements de nos collègues AESH. De plus, actuellement, en Mayenne, il y a 364 ETP (Equivalent Temps Plein) d’AESH et 40 ETP absents. Soit 11% à être en arrêt de travail. Ce chiffre met en exergue un réel « mal-être » au travail ! Situation remontée à moult reprises par les représentants FO en particulier en CHSCT (lire le compte rendu du CHSCT du 11 février prendre connaissance de l’enquête AESH)

L’accompagnement des élèves par des personnels précaires et sous‐payés est encore trop cher pour le gouvernement ! Le DASEN reconnaît effectivement que “ Nous sommes en difficulté par rapport aux moyens” et « qu’ il y a des limites à l’école inclusive, et que l’écosystème scolaire peut-être fragilisé. »

Toutes les organisations syndicales déplorent le manque criant d’AESH et de places dans les structures de soin et les situations complexes qu’ils engendrent dans les écoles. Un nombre important d’écoles connaissent des situations explosives qui impactent énormément la santé des collègues. Mais que dire de toutes ces notifications en IME, en ITEP qui ne sont pas effectives faute de place ? De ces délais d’attente de plusieurs années pour une place en ITEP ?

2 voeux ont été proposés par la FNEC-FP FO et adoptés par ce CDEN:

Vœu 1
Conformément à la réglementation en vigueur, le CDEN de la Mayenne réuni le 9 mars 2021 demande le strict respect de toutes les notifications émises par la MDA (maison départementale de l’autonomie), le recrutement immédiat d’AESH, le maintien des structures et dispositifs spécialisées (ULIS, IME, ITEP, hôpital de jour…) et l’augmentation de leur capacité d’accueil afin d’honorer toutes les notifications de la MDA. Le CDEN demande également la création d’un vrai statut de la fonction publique pour les personnels AESH et une amélioration de leurs conditions de travail, qui se sont détériorées par le fonctionnement des PIAL.
POUR : 13 (dont FO, FSU, CGT, UNSA, FCPE)
ABSTENTION : 2 (1 élu et FAL)

Vœu 2
Le CDEN réuni le 9 mars 2021 demande l’arrêt de la mutualisation des AESH, aggravée par les PIAL. Le CDEN se prononce pour l’abandon des PIAL
POUR : 7 (FO, FSU, CGT)
CONTRE : 3 (UNSA)
ABSTENTION : 5 (dont FAL et FCPE)

Rappel avis CHSCT du 11 février :
« Le fonctionnement en PIAL conduit à une plus grande mutualisation des moyens humains et entraîne la baisse du nombre d’heures d’accompagnement pour les élèves notifiés. 
Ce dispositif place également les AESH dans une plus grande précarité, puisqu’ils doivent parfois se déplacer davantage et ne peuvent plus cumuler leur fonction avec un autre travail. 
Le CHSCT-D 53 demande l’abandon des PIAL.
Le CHSCT-D 53 demande à ce que des AESH soient recrutés à hauteur des besoins en accompagnement de tous les élèves et dans le respect des notifications MDA. 
Le CHSCT-D 53 demande que les temps de déplacement entre 2 établissements soient pris en compte dans le temps de travail. »
UNSA : CONTRE
FSU : ne prend pas part au vote
FO : POUR

Carte scolaire austère

Nous constatons qu’il n’y a eu aucun changement depuis les décisions prises en CTSD. Cela démontre avant tout que le Directeur Académique n’a pas pris en compte les arguments présentés par les différentes organisations syndicales lors des différentes instances. Cela démontre également ne s’applique pas les règles les plus élémentaires de “dialogue social” si cher à ses yeux, refusant de recevoir une délégation de parents d’élèves, élus et enseignants, ou de répondre, aux sollicitations écrites de collègues de parents ou d’élus. Le DASEN crée d’ailleurs un précédent et une situation inédite dans le département en actant dans le même temps fusion et fermeture de classe à Craon et à Lassay les Châteaux.

A nouveau, cette carte scolaire ne permettra pas de pallier toutes les difficultés conjoncturelles, notamment celles qui découlent de la mauvaise gestion de la crise sanitaire par notre ministère.

Même si le taux d’encadrement annoncé par le directeur académique « pourrait paraître correct », il s’agit bien d’un leurre comptable car il ne faut pas oublier tous les enjeux conjoncturels et structurels !

En effet, après avoir été privés de classe lors du premier confinement, le nombre d’élèves en grande difficulté scolaire a explosé cette année. Cette situation catastrophique n’est pas le fruit du hasard mais la conséquence directe de l’incurie du gouvernement à faire face à cette crise et du refus du Ministre d’accorder des moyens supplémentaires pour faire face à la pandémie en ne répondant pas à notre exigence d’un recrutement massif d’enseignants, d’AESH, d’infirmières, de psychologues et de médecins scolaires qui font tant défaut.

Le “quoi qu’il en coûte” si cher à notre Président ne se sera finalement jamais appliqué à l’Education Nationale.

VOTE CARTE SCOLAIRE :
CONTRE : 9 (dont FO, FSU, CGT, FCPE)
ABSTENTION : 7 (dont UNSA, FAL et 2 élus)
(Nota : l’UNSA avait voté POUR lors du CTSD pour des mesures strictement identiques)

Le représentant UNSA a souhaité que le DASEN soit vigilant au sort des psychologues scolaires (notamment sur Laval) dans les opérations de carte scolaire, mais semble avoir oublié que les psychologues ne sont désormais plus PE mais PsyEN, et que par conséquent, ils ne dépendent plus d’une gestion départementale, mais qu’ils sont gérés au niveau du rectorat.

La FNEC-FP FO a également interpellé le directeur académique sur plusieurs points lors de ce CDEN :

Combien de tests salivaires sont prévus pour notre département en cette rentrée ; est ce que toutes les écoles de Laval et de sa première couronne sont concernées ? Comment seront choisies les écoles concernées ?

Réponse du directeur académique : Les écoles concernées sont celles de St Berthevin, Changé Bonchamp les Laval, L’huisserie, les écoles de Laval ainsi que dans la circonscription de Mayenne Nord-Est. Les tests seront « a priori » déployés sur le reste du territoire, et tout le monde se verra proposer des tests salivaires.

Si une vingtaine d’infirmières scolaires volontaires étaient mobilisées pour les tests RT-PCR avec prélèvements nasopharyngés, devons-nous considérer qu’elles le seront également pour les tests salivaires toujours au détriment de leurs missions ?

Réponse du directeur académique : Oui elles sont volontaires, ce n’est pas selon moi au détriment de leurs missions, mais dans leurs cadres de leurs missions.

Selon le SNUDI-FO, les infirmières jouent un rôle très important pendant cette crise sanitaire, notamment dans le diagnostic de troubles psychiatriques ou des dysfonctionnements liés aux apprentissages que développent des élèves. De fait, leur ajouter des « tâches » de dépistage vient rajouter à la surcharge de travail. Nous avons rappelé que la seule solution viable était de recruter davantage d’infirmières scolaires.

Vous indiquez Monsieur le directeur académique que les CMS seront “renforcés”; pourriez-vous préciser ? Y aura-t-il des “médiateurs” déployés en Mayenne, si oui, combien sont prévus pour notre département et comment sera organisé leur service ?

Réponse du directeur académique :  Nous avons un budget de 10 ETP (moitié médiateurs/CMS)

CLA : Monsieur le directeur académique, nous vous demandons de bien vouloir nous confirmer que l’acceptation de ce dispositif expérimental repose sur le strict respect du volontariat.

Réponse du directeur académique : OUI, le recteur l’a rappelé.

A priori, il n’y aura, pour le moment, pas d’évolution de la carte des zones prioritaires. Les critères de sélection sont liés aux résultats CE1 aux CSP (Critères socioprofessionnelles des parents)

Trois académies « pilotes » ont été désignées par le ministère (Nantes, Lille, Aix-Marseille) et deux écoles de Laval seraient concernées Hilard et Tillion.

Contractuels : Qu’en est-il des professeurs des écoles contractuels recrutés en décembre et dont le contrat prenait fin ces derniers jours ? La crise sanitaire met en exergue le manque d’enseignants remplaçants dans les écoles. FO demande à nouveau l’ouverture de la liste complémentaire des concours et dans l’immédiat, se prononce pour le prolongement des contrats des contractuels recrutés en décembre 2020 ainsi que leur stagiairisation au terme de leur contrat, pour toutes celles et ceux qui le souhaitent.

Réponse du DASEN : Nous avons proposé à tous les contractuels une prolongation du contrat mais ils ont tous refusé car ces derniers passent le concours. 

Nous lui avons suggéré d’ouvrir la liste complémentaire pour résoudre ce problème. Il répond ne pas avoir la main sur ce type de décision, sans pour autant montrer sa volonté de faire remonter cette situation au Recteur.

Rappel avis liste complémentaire du CTSD du 10 février :
Compte-tenu de la situation sanitaire et du manque criant de remplaçant le CTSD, réuni le 10/02/2021 se prononce pour le recrutement immédiat de personnels sous statut avec l’ouverture de la liste complémentaire. Le CTSD rappelle que la liste complémentaire n’est pas figée et qu’elle peut largement pallier le manque de personnel. D’une part le jury peut totalement élargir cette liste et d’autre part, le décret n°90-680 du 1 août 1990 prévoit dans son article 8 : « Le jury établit une liste complémentaire de candidats afin de permettre éventuellement, de pourvoir des vacances d’emplois survenant dans l’intervalle de deux concours. (…) » Le recrutement sur liste complémentaire peut donc se faire sans limite jusqu’au CRPE suivant pour pourvoir les emplois vacants et pallier le manque criant de moyens.
POUR : FO et CGT
Ne prend pas part au vote : UNSA et FSU

Point sur les rythmes scolaires :

L’école Eugène Ionesco de la chapelle Anthenaise repasse à 4 jours. Actuellement, 115 communes mayennaises sont concernées, soit 77% des communes disposant d’au moins une école. Toutes les organisations syndicales ont voté POUR (Notons qu’un vote CONTRE avait été exprimé la veille à ce propos par une représentante FSU)

Point RPI :

3 RPI disparaissent :
-Villaines/ Saint germain de Coulamer
-Montourtier/ deux Evailles (création d’une commune nouvelle avec Montsûrs)
-Vimarcé/Saint Pierre sur Orthe/Saint Martin de Connée.

Fabien Orain, Hélène Colnot
Représentants FNEC-FP FO 53 au CDEN

Carte scolaire 2021

Carte scolaire 2021

Préparation CTSD ajustements de rentrée : pour être représenté et défendu par le syndicat, complétez le formulaire ci-dessous. Pour rappel, le CTSD de rentrée est prévu le vendredi 3 septembre à 14h.

Enquête ajustements de rentrée


CDEN du 9 mars : le compte rendu détaillé

Les décisions carte scolaire

La déclaration FO

Communiqué FNEC-FP FO 53

Comme un goût d’austérité

Nous constatons qu’il n’y a eu aucun changement depuis les décisions prises en CTSD. Cela démontre avant tout que le Directeur Académique n’a pas pris en compte les arguments présentés par les différentes organisations syndicales lors des différentes instances. Cela démontre également ne s’applique pas les règles les plus élémentaires de “dialogue social” si cher à ses yeux, refusant de recevoir une délégation de parents d’élèves, élus et enseignants, ou de répondre, aux sollicitations écrites de collègues de parents ou d’élus. Le DASEN crée d’ailleurs un précédent et une situation inédite dans le département en actant dans le même temps fusion et fermeture de classe à Craon et à Lassay les Châteaux.

A nouveau, cette carte scolaire ne permettra pas de pallier toutes les difficultés conjoncturelles, notamment celles qui découlent de la mauvaise gestion de la crise sanitaire par notre ministère.

Même si le taux d’encadrement annoncé par le directeur académique « pourrait paraître correct », il s’agit bien d’un leurre comptable car il ne faut pas oublier tous les enjeux conjoncturels et structurels !

En effet, après avoir été privés de classe lors du premier confinement, le nombre d’élèves en grande difficulté scolaire a explosé cette année. Cette situation catastrophique n’est pas le fruit du hasard mais la conséquence directe de l’incurie du gouvernement à faire face à cette crise et du refus du Ministre d’accorder des moyens supplémentaires pour faire face à la pandémie en ne répondant pas à notre exigence d’un recrutement massif d’enseignants, d’AESH, d’infirmières, de psychologues et de médecins scolaires qui font tant défaut.

Le “quoi qu’il en coûte” si cher à notre Président ne se sera finalement jamais appliqué à l’Education Nationale.


CTSD du 10 février : une école sur 10 en Mayenne impactée par une fermeture de classe !
L’UNSA vote POUR les décisions du DASEN !
Lire le compte-rendu


Enquête carte scolaire 2021 (effectifs)


27 janvier :
Compte rendu du groupe de travail (GT) carte scolaire: un aperçu sur le travail dans les instances du “monde d‘après”


4 février :
1er recul du gouvernement, le ministère annonce qu’il n’y aura pas de fermeture dans les communes de moins de 5000 habitants


8 février :
Le SNUDI-FO avec la FNEC-FP FO écrit à tous les maires du département


CTM du 16 décembre : lire la déclaration FO

Enquête SNUDI-FO 53 : prévisions d’effectifs rentrée 2021

+59 postes pour les 5 départements de l’académie de Nantes

Le ministère annonce 2489 créations de postes dans le 1er degré. Ces créations sont à relativiser au regard de la suppression de 1800 postes dans le 2nd degré. Il s’agit bien pour le ministre Blanquer de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

✔️Comment combler le manque de RASED, le manque de remplaçants, le manque de décharge de direction, le manque d’enseignants référents ?
✔️Comment assurer le maintien des conditions acceptables d’enseignement dans des classes à moins de 25 élèves ?
✔️Comment prévoir les ouvertures nécessaires et maintenir les écoles rurales ouvertes ?
✔️Comment rattraper des années d’austérité ?

D’autre part, rappelons qu’à la rentrée 2021 :
– 600 postes seront consacrés à une amélioration (d’ailleurs insignifiante) des quotités de décharge de directeurs ;
– 900 postes seront consacrés à assurer les journées de décharge des directeurs d’écoles de 1 à 3 classes, qui dans de nombreux départements, n’existent que sur le papier

Rappelons que l’enveloppe ministérielle doit aussi permettre de dédoubler les classes de grande section en REP+.

Que restera-t-il pour faire baisser les effectifs dans toutes les classes de manière significative, pour assurer le remplacement des personnels en congés, pour renforcer les postes d’enseignants spécialisés au moment où l’inclusion scolaire systématique et à marche forcée continue ses ravages ?

Rappelons que depuis 3 ans, le ministre supprime des places au concours de recrutement de professeurs des écoles. Plus de postes donc, mais moins d’enseignants fonctionnaires…

Car le ministre, dans le cadre de la loi de transformation de la Fonction Publique, entend bien multiplier le nombre de contractuels dans les écoles et accélérer l’ubérisation de l’Education Nationale ! (lire le courrier du SNUDI-FO au ministre du 17/12/20)

Le ministre présente donc une carte scolaire 2021 qui ne permettra pas d’améliorer les conditions de travail des personnels !

👉A suivre donc pour la répartition de ces 59 postes entre les 5 départements de l’Académie de Nantes (prochain CTA)



CDEN du 17.11.20

CDEN du 17.11.20

La déclaration FNEC-FP FO 53

Le Conseil Départemental de l’Éducation Nationale s’est réuni, dans le cadre toujours chaotique d’une visioconférence, ce mardi 17 novembre 2020. 

Ce CDEN est traditionnellement organisé afin que le DASEN fasse un bilan de la rentrée scolaire.

Les interventions des différentes organisations syndicales et de fédération de parents d’élèves ont été envoyées en amont de ce conseil départemental. Toutes les déclarations sans aucune exception ont mentionné en premier lieu l’assassinat tragique de notre collègue Samuel Paty.  

Cette instance s’est donc ouverte après avoir observé une minute de silence. 

Le Préfet a ensuite pris la parole afin d’introduire la réunion. Il a rappelé que le format particulier de l’organisation de cette instance est intimement lié au contexte particulier de la crise sanitaire mais également de la crise sécuritaire du moment. 

Les tristes actualités récentes de l’assassinat Samuel Paty, agression d’un défenseur de la République, et de l’attentat de Nice, ont en effet renforcé le plan de vigilance “attentat” sur tout le territoire. Le Préfet en a profité pour faire état des travaux de sécurisation des établissements scolaires notamment, et a appelé à signaler toute atteinte à la laïcité que ce soit dans le public comme dans le privé. Il a également rappelé l’interdiction de stationnement à proximité immédiate des établissements scolaires et la présence des forces de l’ordre aux abords des établissements scolaires, ce qui, malheureusement, ne correspond pas toujours à la réalité. Il a enfin rappelé que le protocole sanitaire a été “renforcé” dans les lycées.

Il a ensuite voulu alerter sur l’état sanitaire “encore fragile” du département en présentant un taux d’incidence supérieur aux autres départements de la région des Pays de Loire. (247 pour 100000 habitants; positivité de 16%) justifiant ainsi un protocole sanitaire soi-disant renforcé dans les écoles dans le cadre du confinement actuel. 

Pour le Préfet, le décrochage scolaire engendré par le premier confinement justifie le maintien des écoles ouvertes pour ce deuxième confinement et de toute façon “les réformes doivent se poursuivre”.

Le quorum étant tout juste atteint 19 (personnes “votantes” présentes pour un quorum de 16; ce qui signifie qu’il y a eu beaucoup d’absences) le Conseil départemental de l’Éducation nationale a pu commencer ses travaux.

A l’ordre du jour:

  • deux demandes d’arbitrage soumis au vote;
  • un bilan de la rentrée scolaire;
  • le règlement intérieur “type” départemental;
  • les rythmes scolaires.

Demandes d’arbitrage:

Le CDEN est sollicité par la Préfecture pour avis lorsqu’il y a un défaut d’accord sur les frais de scolarité demandés par une commune qui accueille dans ses écoles des enfants d’une autre commune de résidence. Afin de régler ce litige, la préfecture propose des frais de scolarité calculés sur une base pondérée par les ressources financières des communes respectives.

Le Conseil a donc été sollicité pour l’arbitrage de litiges concernant les communes de Château Gontier et de Nuillé sur le Vicoin  qui accueillent des enfants respectivement des communes de Simplé et d’Origné.

Le CDEN a validé la proposition de résolution des conflits (8 abstentions et 11 “pour” dans le premier cas ; 9 abstentions et 9 “pour” dans le deuxième; toutes les organisations syndicales des personnels se sont abstenues)

Bilan de rentrée

Le directeur académique a ensuite pris la parole afin de réaliser un bilan quasiment exclusivement “chiffré” de cette rentrée 2020.

Là encore il n’était pas possible de faire l’impasse sur la crise sanitaire qui a impacté lourdement la fin d’année scolaire dernière, mais également cette rentrée et le DASEN a présenté l’évolution de la scolarisation pendant et après le confinement.

Les bilans de la rentrée dans le premier degré comme dans le second degré ont ensuite été un long défilé de diapositives présentant des chiffres et des graphiques, comme autant  de redites des instances de fin d’année scolaire dernière. 

Rappelant une énième fois les baisses d’effectif dans le premier degré, le directeur académique s’est enorgueilli de ne pas fermer de classe lors des ajustements de rentrée de la carte scolaire et a présenté un bilan global, pour lui, plutôt satisfaisant; oubliant par là même que les fermetures évitées ont surtout été permises par la dotation exceptionnelle accordée par le ministère dans le cadre du contexte sanitaire et de la colère exprimée par le monde enseignant.

Pour le second degré, la situation est moins glorieuse, le Directeur Académique s’appuyant sur les volonté ministérielles de prioriser le primaire justifiant ainsi “ un transfert de moyens” du second degré vers le premier. Il a néanmoins souligné les “excellents résultats du Bac 2020”, avec des résultats départementaux supérieurs aux résultats académiques et nationaux (plus de 99% de réussite au Bac général et technologique), grâce à des choix qui ont été faits par les chefs d’établissements lors du déconfinement de juin et l’implication des équipes à faire réussir les élèves. Il s’est également félicité que le collège REP+ Alain Gerbault de Laval soit sorti de la stigmatisation que le caractérisait jusqu’alors avec l’augmentation de son effectif de 80 élèves.

Probablement en guise de réponse aux déclarations des différentes organisations, ayant toutes abordé le sujet, le Directeur Académique a ensuite tenu à présenter un bilan de l’école inclusive en Mayenne. 

Là encore, abondance de chiffres et de tableaux, le DASEN s’évertuant à présenter les alertes des organisations comme autant de preuve de réussite: les notifications ne sont pas toutes pourvues mais nous affichons 94% de satisfaites; nous n’avons pas assez d’AESH mais les PIAL permettent le redéploiement, … Il a également insisté sur le fait que les élèves étaient inclus en milieu ordinaire pour “apprendre l’autonomie”, justifiant ainsi le manque d’AESH et une inclusion scolaire qui tend à la systématisation.

Malgré tout, le Directeur académique, tout en affichant une volonté 100% inclusive, commence à reconnaître des essoufflements même s’il exonère systématiquement l’éducation nationale de toute responsabilité: “En Mayenne, on a un taux de reconnaissance du handicap supérieur aux autres départements de l’académie”; “On a un taux supérieur de troubles psychiques”; “La MDA notifie de trop”; “On surcompense le handicap avec trop d’accompagnements humains”; …

Tableaux, chiffres, graphiques, taux, pourcentages, transfert de moyens sont dorénavant le champ lexical des directions de l’Education Nationale.

Et c’est là la distorsion qui existe avec la réalité du terrain : les enseignants n’ont pas à faire à des tableaux et des chiffres mais à des classes, des dispositifs surchargés, faisant constamment avec les “moyens du bord”.

Le règlement intérieur type départemental

Un règlement intérieur départemental avait été travaillé en groupe de travail (Lire notre compte-rendu) le mois dernier. Ce règlement avait été mis en ligne avant même qu’il soit soumis à l’avis du CDEN comme le précise la réglementation.

La FNEC-FP FO était intervenue pour que ce sujet soit mis à l’ordre du jour de ce CDEN et qu’il soit retiré du site internet de l’inspection. Le DASEN à la suite de notre entrevue du 3 novembre s’était vu contraint d’inscrire ce point à l’ordre du jour et de retirer un règlement intérieur type départemental non conforme, du site internet de la DSDEN.

Après une petite pirouette sémantique (“le règlement intérieur a été mis en ligne avec un intitulé inexact”), le directeur académique adjoint a présenté le projet de règlement intérieur mise en conformité avec les réformes récentes. [le RI n’avait pas été revu depuis 2015; il fallait prendre en compte les réformes des rythmes scolaires, scolarité obligatoires à partir de 3 ans, normes sanitaires, etc.]

Trois modifications ont été proposées depuis le groupe de travail: deux concernant les rythmes scolaires (certains décrets étant devenus caduques) et l’autre prenant en compte une remarque faite par la FCPE dans sa déclaration.

Le règlement a été soumis au vote. (9 “pour” dont UNSA: 5 abstentions dont FSU, CGT et FO)

Rythmes scolaires

Le Conseil départemental de l’Éducation nationale est consulté lors d’une demande de dérogation aux rythmes scolaires. 

Le directeur académique, ayant reçu l’accord du conseil d’école et du conseil municipal, présente la demande de la commune de Saint-Mars-sur-la-Futaie pour un retour à 4 jours.

Le CDEN s’est unanimement exprimé “pour”

FO rappelle sa constante revendication à ce propos : Retour à 4 jours partout, pour l’école de la République, défendons le cadre national !

Lire notre page spéciale pour un retour à 4 jours partout sur le département

Fabien Orain, SNUDI-FO
Sandra Aligon, SN FO LC
Pour la FNEC-FP FO 53

CDEN du 2.07.20

CDEN du 2.07.20

Déclaration FNEC-FP FO 53

Les conditions de l’audioconférence par téléphone ne permettent absolument pas de tenir les discussions et les débats sereinement. Les représentants de la FNEC-FP FO 53 ont demandé à ce que les prochaines réunions du CDEN se tiennent en présentiel. La délégation a interrogé le préfet : comment envisager que tous les établissements pouvent rouvrir alors que les instances départementales, elles, ne se tiendraient pas en présentiel ?

Le DASEN se vante continuellement d’être dans un département 100% inclusif. Il oublie à quel prix ! Il oublie vite les incidences sur les conditions de travail et les conditions d’accueil des élèves, qu’ils soient en situation de handicap ou non.

La FNEC-FP FO 53 condamne le manque de poste dans les SEGPA, en particulier sur Château-Gontier. Cela entraîne une orientation d’élèves vers les structures privées, ce qui ne semble absolument pas gêner notre DASEN.

DDEN : Un nouveau DDEN pourra intervenir dans le département, probablement sur le secteur de collège de Bais.

Rythmes scolaires : 5 écoles repassent à 4 jours; il s’agit de Saint Pierre la cour (maternelle et élémentaire), Beaulieu sur Oudon, Sacé et Juvigné.

La liste des écoles à 4 jours actualisée

La position de Force Ouvrière

La semaine de 4 jours, censée être l’exception, est largement majoritaire.
La semaine de 4 jours doit donc maintenant devenir la norme !

  • Pour un rythme national unique, pour la semaine de 4 jours sur 36 semaines pour tous sur tout le territoire national !
  • Abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer qui territorialisent l’École de la République et disloque le statut des PE fonctionnaires d’État !

Pour la FNEC-FP FO 53, Hélène Colnot, Cédric Burnel

Carte scolaire 2020

Carte scolaire 2020

Pétition : Non à la fermeture d’une classe à Hilard !

Courrier au préfet CGT-FO-FSU

Décisions ouvertures fermetures à l’issue du CTSD du 10 avril

Compte rendu CTSD du 10 avril

Déclaration FO au CTSD du 10 avril

GROUPE DE TRAVAIL DU 25.03 : les mesures envisagées par le DASEN


Vous craignez une fermeture ou estimez qu’il est nécessaire d’ouvrir à la rentrée prochaine ? Contactez le SNUDI-FO 53 qui défendra toujours avec détermination votre dossier, en CTSD mais aussi, et surtout en amont !

Pour le suivi et la défense de votre situation, transmettez au syndicat votre prévision, au choix, par email (ctsd@snudifo-53.fr), téléphone (0674377352 Fabien Orain ou 0652323045 portable du syndicat)

Enquête carte scolaire 2020 (prévisions d’effectifs…) :
Formulaire en ligne

Le recteur a pour projet de retirer 10 postes à notre département. Cela ne sera enteriné qu’au prochain CTA (Compte tenu de la grève, FO boycotte le CTA prévu le 15 janvier)

Nouvelle provocation du ministre : 1885 créations de postes de moins que l’an dernier dans le 1er degré !

Gratuité des transports scolaires: pétition

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FO vous invite à signer et à partager la pétition en ligne :

La loi NOTRe de 2015 qui crée les nouvelles régions organise le transfert de compétences. Depuis le 1er septembre 2017, la compétence « transports scolaires » est transférée du département à la région.

Rappel: Lors du CDEN du 29 novembre dernier, si l’augmentation des tarifs a été unanimement critiquée, FO a été la seule organisation à demander la gratuité des transports. Nous avons demandé que le vote soit organisé en 2 temps, ce qui n’a pas été suivi d’effet…

1- pour ou contre les augmentations envisagées par la région Pays de la Loire.
2- pour ou contre la gratuité totale des transports scolaires dans notre département.

L’instruction publique est obligatoire et par conséquent gratuite. Ce qui est obligatoire ne peut être payant !

GRATUITE DES TRANSPORTS SCOLAIRES !

Notre région envisage aujourd’hui le tarif de 120€ et de donner la gratuité à partir du 3ème enfant soit une augmentation:
de 71.42 % pour 1 enfant,
de 128.57 % pour 2 enfants,
de 92 % pour 3 enfants

Dans ce contexte, ce sont tous les salariés et sans emplois qui sont touchés. Les syndicats de la FNEC-FP FO, fédérés et confédérés, avec leur Union départementale, considèrent que la revendication relative à l’augmentation générale des salaires est plus que jamais d’actualité. Les dispositions que veulent prendre les technocrates locaux de la région ne répondent pas à ces attentes et ne feront qu’accentuer la baisse du pouvoir d’achat !

CDEN du 29 novembre 2018

CDEN du 29 novembre 2018

Lire la déclaration FNEC-FP FO 53

Notre intervention en CDEN:

Nous avons été la seule organisation à demander la gratuité des transports. Nous avons demandé que le vote soit organisé en 2 temps:

1- pour ou contre les augmentations envisagées par la région Pays de la Loire.
2- pour ou contre la gratuité totale des transports scolaires dans notre département.

Rappel: La loi NOTRe de 2015 qui crée les nouvelles régions organise le transfert de compétences. Depuis le 1er septembre 2017, la compétence “transports scolaires” est transférée du département à la région.

Selon nous, l’instruction publique est obligatoire et par conséquent gratuite. Ce qui est obligatoire ne peut être payant ! Il en va de même pour le transport. Les élèves qui habitent loin des établissements scolaires sont déjà, de fait, pénalisés par le temps perdu et la fatigue engendrée.

Nous considérons que c’est à l’Etat, directement ou indirectement, d’assurer la gratuité des transports scolaires.

En dépit de ce que prétendent certains élus, FO rappelle qu’il n’y a aucune obligation d’harmoniser les différents régimes issus des départements.

La preuve : En Auvergne Rhône Alpes ou en Occitanie, la région laisse les départements de l’Allier et du Lot poursuivre la gratuité du transport scolaire.

18 départements assuraient jusqu’en 2017 le service gratuitement même si, parfois, des « frais de dossier » les rendaient de fait payants.

En Mayenne, après la gratuité totale, le forfait familial a été instauré il y a une vingtaine d’années. Présenté alors comme « symbolique », aujourd’hui il représente 70€ pour 1 enfant, 105 pour 2, 125 pour 3 et +. C’est déjà trop pour certaines familles.

Notre région envisage aujourd’hui le tarif de 120€ et de donner la gratuité à partir du 3ème enfant soit une augmentation:

  • de 71.42 % pour 1 enfant,
  • de 128.57 % pour 2 enfants,
  • de 92 % pour 3 enfants

Dans ce contexte, ce sont tous les salariés et sans emplois qui sont touchés. Les syndicats de la FNEC-FP FO, fédérés et confédérés considèrent que la revendication relative à l’augmentation générale des salaires est plus que jamais d’actualité. Les dispositions que veulent prendre les technocrates locaux de la région ne répondent pas à ces attentes et ne feront qu’accentuer la baisse du pouvoir d’achat !

Lire à ce propos la déclaration de la commission exécutive (CE) de l’union départementale FO

Vote sur le projet présenté:

3 abstentions

14 contre (Dont FO, UNSA, SUD, FSU, CGT)

0 pour

Hélène Colnot, pour la FNEC-FP FO 53

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