CDEN du 30.04.20

CDEN du 30.04.20

Lire la déclaration FNEC-FP FO 53

Ce jeudi 30 avril 2020, s’est tenu le Conseil Départemental de l’Education Nationale dans les conditions chaotiques d’une conférence téléphonique de près de 2h30 et ce, malgré les demandes répétées des OS, dont  FO, de reporter toutes les instances à la fin de la crise sanitaire que nous connaissons.

L’ordre du jour de ce CDEN (qui réunit les organisations syndicales, les représentants de parents d’élèves, les représentants des élus (région, conseil départemental, communes) et associations complémentaires, …) comprenait essentiellement la présentation du projet de carte scolaire du DASEN. 

Ainsi, alors que partout la crise perdure, continue de tuer et inquiète la population entière, on nous demande de faire comme si de rien n’était.

Toutefois, le contexte a vite pris toute la place qu’il mérite et les débats ont tous été influencés par le Covid 19 et ses conséquences sur nos écoles. Les organisateurs de la réunion n’ont donc pas pu faire l’impasse sur ce sujet brûlant.

Si, à la quasi unanimité, l’expression des participants, saluait le travail de l’Education Nationale en générale et de ses enseignants en particulier, toutes les déclarations préliminaires et les interventions des OS, des parents, des associations complémentaires transpiraient d’inquiétudes face à la reprise annoncée et d’indignation face aux fermetures envisagées dans le département.

Malgré les annonces du Ministre, qui empêchaient la fermeture dans les écoles rurales sans l’accord du maire, et la nouvelle dotation qui s’en est suivie et qui, si elle évitait l’hécatombe, s’est montrée bien insuffisante, c’est l’incompréhension, voire la colère, qui imprégnaient les prises de parole des représentants du personnel et des usagers. Comment peut-on, en effet, envisager de fermer des classes, a fortiori dans des écoles sensibles, avec le contexte présent, mais surtout à venir, qui engendrera retards voire décrochages scolaires?

Manifestement ces arguments légitimes ne semblent pas entrer dans les paramètres du logiciel de gestion de la carte scolaire de notre administration, et le DASEN a donc confirmé son projet, recevant même le quitus du Préfet et de certains représentants des élus.

Toutefois, les résultats du vote (14 CONTRE dont FO, 5 abstentions, 4 POUR) montre un profond désaveu de la communauté éducative face à un système qui ne prône que gestion et restrictions budgétaires.

L’annonce d’un déconfinement et de la réouverture des écoles a fortement imprégné les débats de ce CDEN. Les personnels comme les usagers ont soulignés l’inconsistance d’une telle décision, signalant les manques de protections et l’impossibilité d’assurer les gestes barrières.

Notre organisation ne pouvait concevoir qu’aucune expression publique ne puisse émaner de cette instance et a proposé au vote l’avis suivant:

« Le CDEN considère qu’en l’état actuel des conditions sanitaires, la réouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai est prématurée. »

L’approbation de ce voeu (12 POUR, 9 CONTRE, 2 abstentions) a montré la profonde inquiétude et la colère des représentants du personnels (unanimité des OS) qui ne voient pas en ce 11 mai une ouverture possible, mais aussi une position incompréhensible de la majorité des élus qui semblent, pour certains bien éloignés (ou insensibles) des réalités du terrain.  

CTSD du 10.04.20

CTSD du 10.04.20

Télécharger le compte-rendu
Déclaration FNEC-FP FO
Ouvertures et fermetures décidées par le DASEN

Le DASEN remercie les collègues pour leur implication dans la crise sanitaire… et supprime des postes !

Annulation de 17 fermetures envisagées mais …
13 fermetures de postes dont 4 fermetures de classes !
FO, CGT, FSU et UNSA votent unanimement CONTRE le projet du DASEN

Un CTSD s’est tenu en audioconférence vendredi 10 avril. Le tableau des ouvertures et fermetures prévues.

Pour rappel, le Groupe de Travail CTSD prévoyait la suppression de 21 postes pour 7 ouvertures.

Ainsi donc, la colère des enseignants dans cette situation a poussé l’administration à réduire la voilure. Après un premier recul enregistré avec le report du CTSD, une dotation supplémentaire de 7 postes est allouée au département (-10 + 7 = -3). Une avancée certes, mais bien insuffisante pour acter les ouvertures de classes nécessaires, les ouvertures de postes de TR, ou encore pour restructurer les RASED…

Le soi-disant « CTSD » s’est tenu dans les conditions désastreuses de l’audioconférence qui au-delà des problèmes techniques générés, interdit, de fait, à nos représentants toute possibilité de défendre sérieusement, les dossiers des écoles concernées par une mesure, comme de faire valoir les besoins du département en postes de TR, spécialisés et décharges de direction.

Un monologue du DASEN pour mieux museler les représentants du personnel, un simulacre de démocratie !

Comment, dans ces conditions, défendre correctement les dossiers que les écoles nous ont confiés et exprimer les besoins en postes classes, TR, RASED et décharges de direction d’école ?

Le Président de la République a presque laissé croire qu’il entendait les besoins et indiquait que dans le contexte actuel, il nous fallait « changer de logiciel ». Mais une fois de plus ceci n’était que communication, promesses et mensonges… Le DASEN l’a d’ailleurs confirmé en introduction durant laquelle il n’a fait qu’étalage de sa conception du dialogue social à sens unique : selon lui, les OS devraient collaborer avec l’administration dans cette période troublée. Force Ouvrière a pour sa part une autre conception du dialogue social : chacun d’un côté de la table, dans le respect des prérogatives respectives mais également d’une inaliénable indépendance des organisations syndicales.

C’est dans la tempête qu’on apprécie le marin !

Force est de constater que le DASEN n’était pas à la hauteur de la tâche et qu’il ne pouvait pas dans ce contexte agir avec discernement et lucidité. Il a continué de dénigrer les organisations qui ne seraient pas de son côté.

Quelques exemples :

L’IA a fait référence à la demande du recteur, dans sa note du 23 mars de « bien vouloir faire en sorte, dans les meilleurs délais, que l’ensemble des stocks de masques des infirmeries scolaires soient remis aux autorités sanitaires… » demande dénoncée par Force Ouvrière. Article Ouest France

IA : «Nous n’avons pas arrachés des masques aux enseignants, nous avons pris en compte à la priorisation et la nécessité de protéger d’abord ceux en 1ere ligne… »

Côté jardin, l’administration se félicite de la mobilisation des personnels pour accueillir les enfants de soignants (souvent sans matériel de protection adapté) et pour assurer la continuité pédagogique (sans respecter la réglementation en matière de télétravail), mais côté cour, il continue son entreprise d’agression contre l’école publique et de dégradation des conditions de travail.

Comment comprendre un tel aveuglement en cette période ? Les mairies sont fermées, les inscriptions ne se font plus! Les parents ne peuvent pas se déplacer pour inscrire leurs enfants ! Comment fermer des classes pour quelques élèves non encore inscrits ? Comment savoir dès à présent combien d’élèves vont être maintenus ? Pourquoi convoquer ce CTSD pour fermer des classes alors qu’il s’agit de mesures pour la rentrée prochaine donc sans caractère d’urgence immédiat ?

En revanche n’y a-t-il pas aujourd’hui de réelles urgences ?

Pour FO, l’urgence aujourd’hui c’est d’assurer la sécurité et la santé des personnels et des élèves ! C’est d’ailleurs en ce sens que FO intervient systématiquement auprès du ministre, du recteur, du DASEN comme à nouveau ces derniers jours lors du CHSCT ministériel et académique, dans lesquels des avis exigeant la mise en place du dépistage systématique, la reconnaissance en maladie professionnelle pour les personnels contaminés par le virus, le respect du droit de retrait, la mise en place de moyens de protection adéquats ont pu être adoptés. Là encore, silence radio ou presque du ministre et du DASEN, qui refuse toujours la convocation d’un CHSCT exceptionnel dédié à la gestion de la crise sanitaire dans le département et demandé par l’ensemble des organisations syndicales.

La réponse (inacceptable) du DASEN du 30 mars
La lettre ouverte CGT-FO du 8 avril

Nos responsables préfèrent annoncer des ordonnances remettant en cause le code du travail, la suppression de jours de congé, l’augmentation de la durée de travail jusqu’à 60h par semaine etc… Les fermetures de classe, la liquidation des services publics, des droits des salariés, là sont leurs impératifs.

Inacceptable !

A la rentrée de septembre, l’urgence pédagogique pour les enseignants sera d’aider les plus faibles à rattraper le temps perdu. Pour cela, on ne peut accepter des classes surchargées. A période exceptionnelle, moyens exceptionnels.

Aucune fermeture et toutes les ouvertures de classe nécessaires ! C’est ce que les organisations syndicales, FO, et CGT ont exigé du DASEN dans ce CTSD à travers un avis (voir ci-dessous). FO dénonce cette carte scolaire sous le boisseau de l’austérité, dans la continuité des politiques déjà engagées. L’ensemble des organisations syndicales FO, CGT, FSU et UNSA ont dénoncé l’attitude méprisante inacceptable du DASEN à leur égard.

Avis carte scolaire : non adopté
Compte tenu de la situation exceptionnelle le CTSD réuni le vendredi 10 avril demande :
-qu’aucune fermeture de poste ne soit décidée
-l’ouverture de toutes les classes réclamées par les équipes enseignantes
-le maintien de toutes les décharges de direction
-la création immédiate de postes RASED pour le renforcement des réseaux d’aides dans toutes les circonscriptions du département
FO : POUR (2 voix) / CGT : POUR (2 voix) / FSU : refus de vote (3 voix) / UNSA : refus de vote (3 voix)

Les prochaines échéances :
– CTSD : du fait du vote unanime contre le projet de l’IA / vendredi 17 avril (pendant les congés !)
– CDEN (conseil départemental de l’Education Nationale) : 30 avril

LDG (lignes directrices de gestion du mouvement) : Vers la disparition des CAPD !

Avis mobilité : adopté
Le CTSD demande que les élus CAPD soient associées aux discussions sur les opérations du mouvement.
FO : POUR (2 voix) / CGT : POUR (2 voix) / FSU : POUR (3 voix) / UNSA : POUR (3 voix)

Nous avions déjà eu connaissance des nouvelles LDG depuis le mois de janvier. Le document est public est disponible ICI. La circulaire mouvement départementale est accessible sur le site DSDEN (sur cette page)

Annonces du ministre: augmentation des dotations !

Annonces du ministre: augmentation des dotations !

En Mayenne comme dans tous les départements, les personnels font face à une crise sanitaire sans précédent en assurant la «continuité pédagogique» chronophage et totalement déréglementée, en accueillant pour certains les enfants de soignants (parfois sans protection, sans réel suivi médical ni dépistage malgré les interventions du syndicat et les demandes portées par le SNUDI-FO).
Pendant ce temps, le DASEN entend poursuivre la tenue du CTSD carte scolaire pour décider des ouvertures et fermetures de postes. (lire la réaction du SNUDI-FO suite à l’annonce du report du CTSD)

Même si, cette instance sera convoquée sous forme de visioconférence, comment des débats contradictoires pourraient-ils avoir lieu dans ce cadre ? Comment les organisations syndicales pourraient-elles porter les revendications des personnels ?

Dans l’Education nationale, un nouveau coup de hache dans les effectifs est prévu à la rentrée 2020, ne l’oublions pas. Les récentes annonces du ministre ne corrigent pour l’instant pas une sombre réalité :
Dans le premier degré qui constitue soi-disant la priorité gouvernementale, on constate un effondrement des créations de postes : 440 postes seront créés en 2020 (dédiés aux dédoublements des grandes sections, CP et CE1 en REP et REP+) contre 2325 en 2019 et 3680 en 2018 ! 14 académies perdent des postes. En Mayenne ce sont toujours 10 postes à rendre !
Pour rappel également, 400 postes d’administratifs ont été supprimés en 2019. Le ministre n’annonce aucune suppression de postes mais des redéploiements de moyens au nom des «contraintes spécifiques des académies».

Alors que les moyens manquent partout, le CTSD sera inévitablement marqués par des fermetures et de suppressions de postes. Et il faudrait l’accepter ?

Pour le SNUDI-FO 53, les choses ne peuvent pas continuer ainsi.
La logique des économies budgétaires et des suppressions de poste a conduit à ce que les hôpitaux ne puissent faire face à l’afflux de malades. Après avoir largement contribué avec son gouvernement, dans la continuité des gouvernements précédents, à fermer les postes et les lits dans les hôpitaux, le Président de la République a lui-même reconnu que, dans le contexte actuel, il fallait « changer de logiciel ».

Le ministre de l’Education nationale a, pour sa part, déclaré le vendredi 27 mars dans une interview télévisée qu’étant donné les circonstances actuelles «nous revoyons les opérations d’ouvertures et de fermetures de classes», «il n’y aura aucune fermeture de classe en milieu rural sans l’accord du maire» et qu’il fallait «reconsidérer l’équilibre ouvertures/fermetures en milieu urbain»

Dont acte ! Il faut donc commencer par l’arrêt immédiat des suppressions de postes et la création des postes nécessaires (enseignants, personnels administratifs, infirmières, médecins, assistantes sociales, CPE, Psyen…).

Un premier recul : le report du CTSD, l’annulation des fermetures envisagées !

En Mayenne, des demandes de report et d’annulation de toutes les fermetures ont été effectuées par la FNEC-FP FO avec la FSU et la CGT.

FO, CGT et FSU se sont adressés ensemble aux maires dont l’école était visée par une fermeture (lire le courrier) et au préfet pour demander l’annulation des opérations de carte scolaire jusqu’à la sortie du confinement. (lire le courrier)

La pétition départementale reste d’actualité

Le directeur académique, Denis Waleckx annonce dans la presse : « Aucune décision n’était prise sur ces fermetures même si elles ont été évoquées. Elles sont devenues caduques. » Pour le SNUDI-FO, il est clair que toutes les fermetures envisagées par le DASEN sont annulées

Ce qui est certain et confirmé par le ministère et le DASEN :

  • Il n’y aura pas de fermeture dans le premier degré de classes dans les communes rurales (moins de 5000 habitants) si les maires les refusent
  • Une enveloppe budgétaire complémentaire doit arriver dans la semaine
  • Le CTSD est pour l’instant reporté au 10 avril
  • Les fermetures de postes envisagées par le DASEN sont « caduques »

Pour le SNUDI-FO 53, il est clair que ni sur la forme, ni sur le fond, le CTSD ne peut se tenir actuellement dans des conditions acceptables. Tout doit être remis sur la table !

Selon le SNUDI-FO 53, aucune suppression de poste ne peut avoir lieu dans la situation que nous vivons, avec ou sans l’accord des maires.

Pour le SNUDI-FO 53, il faut prévoir les ouvertures partout où cela est nécessaire, renforcer les RASED, créer des postes TR et améliorer les décharges de direction.

Le SNUDI-FO 53 intervient sans relâche et portera, en toute indépendance, les revendications établies par les collègues.

Pour nous soutenir : syndiquez vous au SNUDI-FO 53

Carte scolaire 2020

Carte scolaire 2020

Pétition : Non à la fermeture d’une classe à Hilard !

Courrier au préfet CGT-FO-FSU

Décisions ouvertures fermetures à l’issue du CTSD du 10 avril

Compte rendu CTSD du 10 avril

Déclaration FO au CTSD du 10 avril

GROUPE DE TRAVAIL DU 25.03 : les mesures envisagées par le DASEN


Vous craignez une fermeture ou estimez qu’il est nécessaire d’ouvrir à la rentrée prochaine ? Contactez le SNUDI-FO 53 qui défendra toujours avec détermination votre dossier, en CTSD mais aussi, et surtout en amont !

Pour le suivi et la défense de votre situation, transmettez au syndicat votre prévision, au choix, par email (ctsd@snudifo-53.fr), téléphone (0674377352 Fabien Orain ou 0652323045 portable du syndicat)

Enquête carte scolaire 2020 (prévisions d’effectifs…) :
Formulaire en ligne

Le recteur a pour projet de retirer 10 postes à notre département. Cela ne sera enteriné qu’au prochain CTA (Compte tenu de la grève, FO boycotte le CTA prévu le 15 janvier)

Nouvelle provocation du ministre : 1885 créations de postes de moins que l’an dernier dans le 1er degré !

T2R, TRZU: déréglementation totale

T2R, TRZU: déréglementation totale

Article du 19 septembre 2019:

TRZU, T2R : flexibilité, quand tu nous tiens !

L’administration nous informe des lieux d’intervention des TRZU et T2R :

T2R :
– Saint-Mars-sur-la -Futaie : mi-temps complété par Gorron élémentaire ;
– La Haie-Traversaine (40%) complété par Saint-Fraimbault-de-Prières (40%)
– Gez-en-Bouère : mi-temps complété par Saint-Denis d’Anjou
– Saint-Pierre-la-Cour : mi-temps complété par Loiron
TRZU :
– Charles Perrault + Germaine Tillion et Hilard (Laval)
– Pierre et Marie Curie + Paul Eluard (Mayenne)
– Jacques Prévert + Jean de la Fontaine (Château-Gontier)

Ce sont les IEN qui avancent et déterminent des critères pour justifier les zones d’intervention de nos collègues titulaires de ces postes. Quelques exemples : résultats des élèves, contexte social, inclusion scolaire, effectifs… Si les déplacements de ces personnels sont justifiés par les IEN, cela n’enlève rien au caractère ultra-flexible de ce type de poste.

Par ailleurs, l’administration confirme que les résultats des évaluations CP-CE1, conditionnera les missions futures des TRZU !

Comme nous l’écrivions en mars 2019, avec ce type de poste il s’agit bien de :

  • Pallier l’insuffisance d’enseignants dans les écoles ;
  • Pallier le manque de places dans les structures et classes spécialisés et le manque de postes dans les RASED ;
  • Pallier les conséquences de l’inclusion scolaire qui se systématise

Article du 7 mars 2019:

Lors du CTSD, le DASEN a annoncé sa volonté de supprimer la totalité des PDMQDC (dispositif plus de maîtres que de classes), 13 au total.

Nous ne pouvons-nous en satisfaire.

Même si cette mesure permet de fermer moins de postes « classes », Il faut souligner l’inconstance du ministère qui, pendant 6 ans, a empêché d’ouvrir des classes en contraignant les DASEN à ouvrir des PDMQDC pour finalement tout fermer. Où est la cohérence ?

Il convient aussi de préciser que les « transformations de postes » n’existent pas administrativement. Le DASEN supprime des postes et il en ouvre d’autres. Pour preuve, les collègues PDMQDC voient leur poste fermer et devront participer au mouvement.

« A la place », le DASEN créé de nouveaux postes T2R (Titulaire Remplaçant Ruralité) et TRZU (Titulaire Remplaçant Zone Urbaine), surfant ainsi sur la volonté ministérielle d’expérimentation tous azimuts. Il devance donc les desseins gouvernementaux, puisque, si la loi dite sur « l’école de la confiance » prévoit des expérimentations à tout va, et en dehors de tout cadre statutaire, celle-ci n’est pas encore définitivement votée.

Alors, avec les T2R et les TZRU, il ne s’agit pas seulement de nouveaux acronymes dont on sait combien l’Education Nationale est friande. Il s’agit en réalité de postes dont la caractéristique essentielle est la FLEXIBILITÉ !

  • Flexibilité des missions, celles-ci pouvant varier du simple remplacement ponctuel à la classe provisoire pour une année en passant par l’ersatz de Maître E, ou l’intervention de « pomper-secouriste » auprès d’élèves au comportement parfois incompatible avec le bon fonctionnement de la classe ou dont la prise en charge n’est pas honorée par notre employeur ;
  • Flexibilité donc dans le temps, pour les collègues étant appelés à s’adapter tout au long de l’année aux missions qui leur seront dévolues ;
  • Flexibilité des personnels : même si le DASEN garantit aujourd’hui la nomination à TD de personnels à l’année sur des écoles de rattachement, la loi dite « de l’école de la confiance » permettant le recours à l’auxiliariat, il est probable que ces postes seront tôt ou tard attribués selon les besoins du moment à des vacataires.

Il s’agit donc bien de :

  • Pallier l’insuffisance d’enseignants dans les écoles ;
  • Pallier le manque de places dans les structures et classes spécialisés et le manque de postes dans les RASED ;
  • Pallier les conséquences de l’inclusion scolaire qui se systématise

La lecture de la presse rendant compte du CTSD illustre bien l’enfumage voulu par l’administration. Il est ainsi annoncé 6 ouvertures de classes alors qu’IL N’Y EN A QUE 4 ! En effet les écoles de La Haie Traversaine et de Saint Mars sur la futaie bénéficient justement d’un poste de T2R rattaché à Ambrières pour l’un et à Landivy pour l’autre, et pas d’une ouverture. Certes, ces écoles auront un enseignant supplémentaire à la rentrée prochaine, et c’est tant mieux, mais ce moyen ne sera que provisoire, au mieux pour l’année 2019-2020. Il ne s’agit donc pas d’une ouverture.

Encore une fois, dans cette affaire, il apparaît clairement que ce qui guide l’administration, c’est la déréglementation et la flexibilité dans la gestion des ressources humaines !

Si le SNUDI-FO ne peut refuser par principe la création de postes supplémentaires, il se doit d’être lucide et d’alerter les collègues quant aux dangers de la création de ce type de postes, création qui illustre bien une dérive mortifère pour notre statut et l’avenir de l’école publique.

CTSD du 3.09.19

CTSD du 3.09.19

Un CTSD s’est tenu aujourd’hui à la DSDEN. Il était question des ajustements de rentrée. Le DASEN disposait d’une balance de +3 postes. Aucune école ne subit de fermeture de classe* en cette rentrée.

*D’un point de vue administratif, une fermeture est actée à l’école maternelle Françoise Dolto de Laval et une ouverture décidée à l’élémentaire. Cette décision a visiblement été prise à la demande des collègues de ces deux écoles, selon l’administration.

Les 3 créations de poste:
– ouverture à Bonchamp les Laval (élémentaire)
– T2R rattaché à Saint Pierre La Cour (élémentaire)
– T2R rattaché à l’école de Grez en Bouère

Comme nous l’avions indiqué dès le mois de février 2019 (lire notre article: T2R, TRZU: déréglementation totale !) les postes de T2R et TRZU permettent une totale flexibilité à nos autorités administratives ! Les collègues sur ces postes peuvent être missionnés à tout moment sur du remplacement ou sur du soutien sur une autre école que leur résidence administrative, même si le DASEN indique oralement qu’ils seront à minima à 50% sur leur école de rattachement. Comme nous l’indiquions il y a plusieurs mois :  » Si le SNUDI-FO ne peut refuser par principe la création de postes supplémentaires, il se doit d’être lucide et d’alerter les collègues quant aux dangers de la création de ce type de postes, création qui illustre bien une dérive mortifère pour notre statut et l’avenir de l’école publique. »

Si aucune fermeture n’a été actée par le DASEN, les postes manquent à plusieurs niveaux (classes, RASED, enseignant référent…). N’oublions pas que 32 postes ont été fermés à l’issue du CTSD du 12 mars dernier, dont 18 fermetures de classes pour seulement 15,5 postes ouverts (dont 6 ouvertures de classe).

Les représentants FO au CTSD 1er degré, Fabien Orain, Hélène Colnot.

FO exclu du GT carte scolaire

FO exclu du GT carte scolaire

LE DASEN INTERDIT L’ACCES DE L’INSPECTION ACADEMIQUE AU REPRESENTANT FO

… sous les yeux des représentants de la FSU et de l’UNSA qui ne pipent mot et siègent sans « mot dire » !

Le communiqué pour impression

L’activité de FO dérange l’inspecteur d’académie mais aussi d’autres organisations syndicales. Notamment lorsqu’il s’agit de carte scolaire.

Depuis plusieurs années, FO ne se contente pas de discuter dans les réunions institutionnelles pour soutenir les écoles en difficulté. FO intervient sur le terrain auprès des collègues, mais aussi des élus et des parents pour organiser la résistance face aux mesures bien souvent déjà décidées en amont par l’administration.

L’année dernière en fut un bon exemple : les écoles de Fromentières, La Selle Craonnaise, Saint-Brice, Bouère, La Rouaudière, Congrier, Entrammes, école Alain de Laval, Ballots…etc notamment, soutenues par le SNUDI- FO 53, se sont organisées, parfois avec succès, pour contester une fermeture ou un refus d’ouverture. (archives 2018 : http://snudifo-53.fr/carte-scolaire-2018/)

C’est notre conception du syndicalisme.

Que cette conception ne soit pas partagée par le DASEN, on peut le comprendre.

Que d’autres organisations syndicales refusent bien souvent de répondre à nos propositions de mobilisations intersyndicales avec les collègues, comme c’est le cas chaque année, qu’elles pensent que les choses ne se règlent que dans les réunions institutionnelles, c’est leur problème.

Mais que le DASEN EXCLUE le représentant FO du Groupe de Travail carte scolaire, comme il le fait ce 25 février, cela dépasse non seulement l’entendement, mais également le cadre juridique.

Un Groupe de Travail (GT) est composé A L’IMAGE du Comité Technique Spécial Départemental (CTSD). FO tient sa représentativité des élections professionnelles de décembre dernier. Ses représentants siègent donc DE DROIT au CTSD, mais doivent également être représentés au GT qui en émane.

Que s’est-il passé ce lundi 25 février ?

Après que le DASEN nous eut confirmé par écrit fin novembre qu’il n’inviterait pas FO au GT carte scolaire, nous étions reçus par le Préfet le 1er février. Sans nous donner explicitement raison, celui-ci ne nous a pas donné tort (!) et est intervenu le jour même auprès du DASEN vraisemblablement pour que celui-ci adoucisse sa position.

A nouveau reçus par le DASEN le 4 février, à sa demande, il nous a été confirmé que nous n’étions pas exclus, mais simplement « pas invités ». Nuance !

Nous avons ensuite contacté la Défenseure des droits, à la préfecture, qui nous a confirmé que la décision du DASEN, s’il la maintenait, « constitue une discrimination […] constitutive d’une faute pénale. »

Nous avons donc considéré que le Droit et la raison allaient l’emporter et notre représentant s’est donc présenté à 13h50 à l’inspection académique pour se rendre à la réunion du GT. A peine avait-il passé le tourniquet du hall d’accueil pour s’engouffrer dans les escaliers qui mènent au deuxième étage, qu’il était rattrapé par un employé qui avait pour mission de lui en interdire l’accès. Le secrétaire général, Michel Mauger, appelé à la rescousse pour apporter des explications à notre camarade, descendait alors pour lui signifier l’interdiction qui lui était faite. Alors qu’il s’entretenait avec M.Mauger, les représentants du SNUipp et de l’UNSA arrivaient à leur tour et montaient sagement à la réunion comme si de rien n’était.

Pour être complètement clairs, nous avions contacté par écrit les autres syndicats pendant les congés, leur confirmant notre exclusion du GT et leur présentant notre intention de nous présenter à cette réunion. Nous leur avons également demandé leur position. Le représentant SNUipp nous a répondu qu’il ne serait pas solidaire et que « FO avait choisi de faire cavalier seul lors de la dernière carte scolaire » (nous avons toujours sollicité les autres OS pour la carte scolaire) ; ce fût en substance la même réponse envoyée par l’UNSA. C’est donc en toute connaissance de cause que les représentants de la FSU (SNUipp) et de l’UNSA ont accepté de siéger au GT malgré l’exclusion d’une des organisations syndicales.

Elles s’en expliqueront, si elles le jugent utile, auprès de leurs mandants et de l’ensemble des enseignants.

Et maintenant ?

L’ostracisme dont FO fait l’objet de la part de l’administration révèle en fait que c’est bien notre conception de l’action syndicale qui la gêne. Nous n’en changerons donc pas. Que cela plaise, ou déplaise, aux uns comme aux autres.

Nous avons eu malgré tout communication écrite des éléments de carte scolaire. Nous avons donc travaillé sur la base des documents reçus et nous avions depuis plusieurs mois pris contact avec les collègues en nous déplaçant ou en recevant les prévisions des écoles. Nous saurons donc, lors du CTSD qui se tiendra le 4 mars et dont le DASEN ne peut nous exclure, faire valoir la défense et le droit des collègues.

Continuez donc à nous adresser tous les éléments qui peuvent nous aider à défendre votre dossier. Préparons la défense de nos écoles publiques, sollicitons les parents et les élus en ce sens.

D’ores et déjà et afin de permettre aux collègues qui souhaitent se mobiliser, FO a déposé un préavis de grève auprès du Recteur qui couvre la période du 25 février au 15 mars, et a déclaré un rassemblement le 4 mars 2019 devant la DSDEN à 9h00, pendant le CTSD et le 12 mars 2019 à 17h devant la préfecture pendant le CDEN.

Quant à l’attitude du DASEN, nous allons en référer au plus haut niveau et saurons lui donner les suites qu’elle mérite, y compris par la voie judiciaire.

C’EST PARCE QUE FO DEFEND SUR LE TERRAIN LES COLLEGUES ET LES ECOLES que de plus en plus d’enseignants lui font confiance.

CE N’EST NI LE DASEN NI QUELQUE AUTRE ORGANISATION SYNDICALE que ce soit qui peut décider de qui est représentatif et de qui ne l’est pas, ce sont les enseignants par leur vote.

CE N’EST NI LE DASEN NI QUELQUE AUTRE ORGANISATION SYNDICALE que ce soit qui peut décider de qui est autorisé à siéger dans les instances, et de qui ne l’est pas, ce sont les enseignants par leur vote.

Nous saurons le rappeler.                                                                                            

Nouvelle avalanche de fermetures de classes ?

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Vers une nouvelle avalanche de fermetures de classes ?

0 poste  pour l’Académie des pays de la Loire… Et une dotation certainement à nouveau négative pour la Mayenne.
Avec les CE1 « 100% réussite » en REP, la scolarisation obligatoire à 3 ans, le manque de postes RASED, de trop nombreuses classes surchargées… C’est vraisemblablement une nouvelle saignée qui s’annonce pour les écoles mayennaises.

2 janvier 2019:

Dotation académique : 0
Le recteur a pour projet de retirer 17 postes à notre département. Si cela se confirme au CTA de mercredi 9 janvier il faudra s’attendre à une véritable hécatombe en #Mayenne.
Force Ouvrière défendra dans toutes les instances et en amont, toutes les ouvertures de classes nécessaires et se prononcera contre les fermetures programmées.
Force Ouvrière soutiendra toutes les initiatives des collègues et des parents d’élèves pour défendre leur école, les postes, les ouvertures nécessaires et les non fermetures de classes.



Carte scolaire 2019

Carte scolaire 2019

CDEN du 12 mars :

Déclaration FNEC-FP FO

CTSD du 12 mars :

Mesures prises par le DASEN

Déclaration FNEC-FP FO

CTSD du 4 mars

Fabien Orain, Hélène Colnot et Cédric Burnel représentaient la FNEC-FP FO 53 à ce CTSD.

Communiqué FNEC-FP FO

Mesures prises par le DASEN

Lire la déclaration FO (discrimination syndicale – école de la confiance)


Groupe de travail du 25 février: Le DASEN exclut FO

Vous craignez une fermeture ou estimez qu’il est nécessaire d’ouvrir à la rentrée prochaine ? Contactez le SNUDI-FO 53 qui défendra toujours avec détermination votre dossier, en CTSD mais aussi, et surtout en amont !

Pour le suivi et la défense de votre situation, transmettez au syndicat votre prévision, au choix, par email (contact@snudifo-53.fr), téléphone (0674377352), via le formulaire en ligne, ou via ce tableur à télécharger (.ods).

A lire: Rentrée 2019, le tour de passe-passe du ministre

14 janvier 2019 : c’est confirmé, ce sera -17 postes pour la Mayenne

2 janvier 2019 :

Dotation académique : 0
Le recteur a pour projet de retirer 17 postes à notre département. Si cela se confirme au CTA du lundi 14 janvier; il faudra s’attendre à une véritable hécatombe en #Mayenne.
Force Ouvrière défendra dans toutes les instances et en amont, toutes les ouvertures de classes nécessaires et se prononcera contre les fermetures programmées.
Force Ouvrière soutiendra toutes les initiatives des collègues et des parents d’élèves pour défendre leur école, les postes, les ouvertures nécessaires et les non fermetures de classes.

Tenue des instances départementales:

25/02/19: groupe de travail départemental (projet du DASEN, ouvertures/fermetures)

4/03/19: CTSD carte scolaire (décisions du DASEN)

12/03/19: CDEN carte scolaire (décisions entérinées en préfecture)