Le ministre tente d’associer syndicats et élus locaux à la destruction de l’Ecole publique : Non à l’expérimentation Geffray !
Le ministre de l’Education nationale annonce mettre en place « une expérimentation inédite de construction de la carte scolaire dans 18 départements *.»
Cette information est publiée alors que personnels, parents d’élèves et élus locaux continuent de s’opposer aux fermetures de classes et aux pertes d’heures – conséquence des 4 000 suppressions de postes du budget Macron-Lecornu – par des manifestations, blocages d’école, grèves, pétitions… Ces suppressions de postes permettent notamment au gouvernement d’augmenter le budget militaire, une rallonge de 36 milliards étant encore prévue par la loi de programmation militaire qui sera examinée la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale.
Cette annonce fait suite au premier atelier « prospectif » concernant la « baisse démographique et l’anticipation des évolutions de l’offre scolaire » auquel la FNEC FP-FO a refusé de participer et dont elle a proposé le boycott aux autres organisations syndicales.
Pour FO, baisse démographique ou pas, l’urgence est de baisser significativement les effectifs par classe et de créer les milliers de postes qui font défaut aujourd’hui !
Le communiqué de presse du ministère précise : « L’expérimentation repose sur un changement de méthode. À partir d’une projection démographique pluriannuelle, les acteurs de ces territoires travailleront ensemble leur carte scolaire au regard de différents critères, notamment les effectifs attendus et les contraintes de transport propres à chacun. C’est à partir de ce travail que sera ensuite déduit un schéma d’emploi cohérent, qui sera présenté en loi de finances. »
Face à la résistance qui s’exprime de manière plus acharnée chaque année face aux fermetures de classes, le ministère voudrait associer les élus locaux et les syndicats aux futures suppressions de postes. Il voudrait les associer à la mise en place des budgets de guerre et d’austérité qui sacrifient l’Ecole publique à la dépense militaire.
Cette méthode s’inscrit dans la logique du protocole d’accord signé en avril 2025 entre le ministère de l’Éducation nationale et l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité et de la mise en place des observatoires des dynamiques rurales et territoriales », désormais étendus à l’ensemble du territoire national (BO de janvier 2026).
La FNEC FP-FO n’a pas décidé d’acter le budget d’austérité 2026. FO ne participera pas non plus à la planification des suppressions de postes dans un cadre territorialisé.
Elle appelle les personnels à poursuivre les mobilisations avec les parents et les élus : Annulation de toutes les suppressions de postes et création de tous les postes statutaires nécessaires ! Création de tous les postes spécialisés et de remplaçants à hauteur des besoins ! Création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux !
*Sont concernés l’Aisne, les Hautes-Alpes, le Cantal, la Charente, les Côtes-d’Armor, le Doubs, la Drôme, le Finistère, la Gironde, l’Indre, la Loire-Atlantique, la Manche, la Meurthe-et-Moselle, le Pas-de-Calais, la Saône-et-Loire, les Yvelines, le Tarn-et-Garonne et la Martinique.
Pendant le CDEN, une cinquantaine d’enseignants, parents, et élus étaient rassemblés devant la préfecture à l’appel de FO, FSU, CGT et la FCPE, pour l’annulation des fermetures de classes et les créations de postes.
Vos représentants FO à ce CDEN : Fabien Orain, Hélène Colnot, Stève Gaudin
A la suite des déclarations, Madame Vieille, conseillère départementale a souhaité intervenir sur l’installation des caméras de surveillance à l’entrée des collègues mayennais. La délégation FO est intervenue pour indiquer que les jeunes avaient besoin de sérénité et de moyens pour étudier, non d’un contrôle permanent par des caméras ou de fouilles policières. FO rappelle que la mission de surveillance relève déjà des assistants d’éducation (AED), dont les effectifs sont notoirement insuffisants et dont les conditions de travail et salariales sont particulièrement précaires. La délégation FO a indiqué que ce dispositif ne répondait en rien aux besoins urgents des établissements scolaires, et constitue une nouvelle atteinte aux libertés tout en rappelant que dans le même temps, tous les collèges mayennais sont concernés par la présence d’amiante (un danger mortel pour les adultes comme pour les élèves), le parc informatique est largement insuffisamment financé et trop souvent obsolète, et des travaux d’isolation sont indispensables pour éviter que les salles de classe ne deviennent des étuves lors des épisodes de canicule.
PV du 3 juillet 2025 du 27 novembre 2025
Intervention de la délégation FO : Si le Code de l’éducation ne précise pas les modalités d’adoption du procès-verbal, celles-ci relèvent des règles générales de fonctionnement des instances consultatives et sont précisées par le règlement intérieur, qui prévoit en pratique une adoption à la séance suivante. En réalité, malgré nos multiples demandes, nous n’avons toujours pas connaissance du règlement intérieur du CDEN qui manifestement date de 1992. C’est aussi pour ces raisons que nous avons saisi la CADA.
FO est la seule organisation à demander le respect des principes et de la réglementation. FO s’est donc abstenue sur le PV du 3 juillet 2025 et a voté pour le PV du 27 novembre 2025.
Carte scolaire
FO a demandé à ce que des délégations de parents et d’élus présents au rassemblement soient autorisées à rentrer à la préfecture pour être reçues en CDEN.
Le DASEN et la préfète ont refusé.
Seuls FO et la FCPE sont venus soutenir cette demande légitime des parents qui manifestaient à l’extérieur.
Carte scolaire : aucun changement en dehors de l’obtention d’un renfort de 50% à Saint Germain de Coulamer obtenu avec FO !
Dans ces conditions inédites et par solidarité avec les collègues, parents et élus qui avaient fait le déplacement, FO et la FCPE ont décidé de quitter la réunion.
Ici Mayenne : « Après environ deux heures de réunion, les représentants du SNUDI FO 53 et de la FCPE sont partis du conseil départemental de l’Éducation nationale avant son terme. « C’est inédit. Nous avons claqué la porte parce que la carte scolaire est d’une violence inouïe et ne correspond pas aux besoins sur le terrain. Le DASEN et la préfète n’ont pas voulu recevoir les élus et parents d’élèves qui se sont mobilisées devant la préfecture. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », détaille, Stève Gaudin, secrétaire départementale du SNUDI FO 53. »
Pour rappel : -136 postes pour notre académie et -9 postes pour la Mayenne ! En France, 1891 suppressions de postes pour les écoles Publiques ! L’école Publique encore sacrifiée En Mayenne, 20 fermetures de classes dont la disparition d’une école !
Personne n’accepte les conséquences du budget Macron/Lecornu qui provoquent des milliers de fermetures de classes, postes, écoles ! La Mayenne ne fait pas exception à la règle et prend de plein fouet la politique menée par le gouvernement avec la suppression de 20 classes. A ces 20 classes il faut ajouter la disparition d’une nouvelle école dans le département (Deux Evailles) !
Depuis 2 semaines, rassemblements, écoles bloquées, manifestations ont vu le jour aux 4 coins de la Mayenne : jamais nous n’avons vu ça dans notre département. Il ne s’est pas passé une journée sans que celle-ci soit marquée par une mobilisation ici et là.
Face à la mobilisation organisée avec FO, les personnels, les parents et les élus, le DASEN est donc revenu sur 5 situations :
Pas de fermeture de classe à Cuillé, Argentré, Saint Ouen des Toits, Louvigné. Moyen renfort à 50% à Saint Germain de Coulamer
Durant ces opérations de carte scolaire, la FNEC-FP FO a défendu toutes les situations pour lesquelles elle était mandatée, et dont certaines ont pu aboutir (Cuillé, Argentré, Louvigné, Saint Ouen des Toits, Saint Germain de Coulamer)
Inacceptable : la fermeture d’une école publique (encore !) laissant plus de place encore aux écoles privées ! Inacceptable : la création de postes qui ne sont pas devant élèves mais qui entraînent des fermetures de classes : création de 5 PAS supplémentaires. Au total 7 postes de PE sont pris pour ce dispositif.
FO en CDEN, a fait le lien entre la situation actuelle et les orientations de l’ODDR (Observatoire départemental des dynamiques Rurales), qui a d’ailleurs été mis en avant par le DASEN. Lire à ce sujet
Comme son prédécesseur, le DASEN confirme qu’il faut désormais “penser l’école des territoires” ! Une autre organisation a même suggéré d’imaginer “l’école mayennaise du futur » et proposé au DASEN de participer à cet Observatoire Départemental des Dynamiques Rurales. Tout un programme.
FO avait d’ailleurs pour projet de présenter un vœu au vote du CDEN à ce propos.
Vœu proposé par FO aux autres OS la veille du CDEN et qui n’aura du coup pas été soumis au vote Considérant le protocole d’accord conclu entre le ministère de l’Éducation nationale et l’Association des maires de France, intitulé « Le gouvernement et les maires de France mobilisés et unis pour relever les défis de l’École » ; Considérant la mise en place, en Mayenne, de l’Observatoire des dynamiques rurales associant les services de l’État et les élus, sans les personnels, leurs représentants ni les familles ; Considérant un contexte marqué par des suppressions de postes et plus de 150 fermetures de classes dans les écoles publiques de la Mayenne depuis 2017, principalement en milieu rural ; Considérant la multiplication des projets de restructuration des écoles (fusions, regroupements), susceptibles d’accentuer la territorialisation de l’École publique et de fragiliser l’égalité d’accès au service public d’éducation ; Le CDEN de la Mayenne, réuni le 9 avril 2026, s’oppose aux orientations du protocole d’accord national, et de l’observatoire départemental des dynamiques rurales. Le CDEN de la Mayenne demande le respect du cadre national de l’École publique, garant de l’égalité des élèves et réaffirme son attachement à une école publique nationale, laïque et égalitaire, présente sur l’ensemble du département.
Malgré nos interventions sans relâches durant cette période, avec 2 audiences à la DSDEN, un GT, 2 CSA, ce CDEN, Malgré les mobilisations massives et déterminées des parents, des élus et des personnels, les réunions publiques, la préfète et l’inspecteur d’académie ont donc confirmé l’accélération de la casse de l’école publique dans le département.
En tout état de cause, la FNEC-FP FO 53 continuera de s’opposer à ces fermetures et soutiendra toutes les actions qui seront décidées par les parents et les personnels pour faire valoir leurs revendications. Ne lâchons rien ! Pas de résignation !
Vous trouverez ci-dessous les mesures concernant le 1er degré, les mêmes qu’en CSA en dehors de l’obtention d’un moyen supplémentaire pour Saint Germain de Coulamer :
Récupération de tous les renforts dans les écoles, le DASEN récupère 9 postes (Germaine Tillion, Hilard, Cosmes, le Bourgneuf la Forêt, Saint Germain de Coulamer, Gennes Longuefuye, Cossé le Vivien, Bonchamps, Châtres la forêt, Louis Pergaud, Chailland, Moulay, Rosa Parks, Paul Eluard Mayenne, La Senelle élémentaire, Blandouet St Jean, La Pellerine, Gorron). Pour toutes ces situations de renfort, 4 collègues sont concernés par une mesure de carte scolaire (Collègue sur Mayenne, collègue sur Hilard et Tillion, collègue Gorron, et la collègue sur la Senelle).
Des moyens en renforts sont (re)mis en place (voir ci-dessous)
20 fermetures de classe et une fermeture d’école
Ambrières-les-Vallées : de 12 à 11 classes Châlons-du-Maine : de 4 à 3 classes Changé : de 12 à 11 classes + 1 dispositif ULIS Château-Gontier-sur-Mayenne Chant d’oiseau maternelle (Azé) : de 4 à 3 classes Château-Gontier-sur-Mayenne J. Guéhnno élémentaire : de 7 à 6 classes + 1 dispositif ULIS Château-Gontier-sur-Mayenne : de 11 à 10 classes Commer : de 6 à 5 classes Congrier : de 4 à 3 classes Entrammes : de 6 à 5 classes Laval J. Prévert élémentaire : de 6 à 5 classes Louverné : de 5 à 4 classes Mayenne Jules Ferry : de 8 à 7 classes + 1 UEEA Deux-Évailles – Montsûrs : fermeture de l’école Parné-sur-Roc : de 7 à 6 classes Pré-en-Pail-Saint-Samson : de 8 à 7 classes + 1 dispositif ULIS Quelaines-Saint-Gault : de 6 à 5 classes RPI Alexain / La Bigottière / Saint-Germain-le-Guillaume : de 6 à 5 classes (fermeture à La Bigottière) RPI Ruillé-Froid-Fonds / Villiers-Charlemagne : de 6 à 5 classes (fermeture à Ruillé) Saint-Berthevin Le Lac Maternelle : de 4 à 3 classes Saint-Pierre-la-Cour : de 8 à 7 classes
Fermeture d’un poste à l’IME de Laval A mettre en lien avec les PAS : S’il apparaît acté que des enseignants et des éducateurs coordonneront chaque nouveau PAS, il ne s’agit pas de créations de poste. Les personnels seront donc affectés dans ces nouveaux dispositifs au détriment d’autres structures spécialisées telles que les IME, les IEM, les SESSAD ou autres ITEP. Ce glissement des moyens est flagrant lorsqu’on observe les mesures de la dernière carte scolaire. Pour déployer les 7 PAS dans le département, le DASEN va récupérer des moyens à la fois sur les RASED qui interviennent dans les écoles mais aussi et récupère déjà sur les postes d’enseignants spécialisés exerçant dans les établissements médico-sociaux (IEM, IME, ITEP, SESSAD…) : à l’instar du poste de l’IME de Laval qui a été fermé ! (pour être donné à l’enseignement privé catholique !)
11 ouvertures de classes
Chailland : de 2 à 3 classes (demande FO) Moulay : de 3 à 4 classes (demande FO) Gennes-Longuefuye : de 4 à 5 classes (demande FO) Le Bourgneuf La Forêt : de 4 à 5 classes (demande FO) Montsûrs (Jean Tardieu) : de 6 à 7 classes + ULIS (demande FO) Cossé le Vivien élémentaire : de 5 à 6 classes + ULIS (demande FO) Hilard Laval : de 11 à 12 classes + ULIS (mais retrait du 0,5 CLA) (demande FO) La Senelle élémentaire Laval : de 4 à 5 classes + ULIS Pergaud élémentaire Laval : de 6 à 7 classes Germaine Tillion : de 10 à 11 classes (mais retrait du 0,5 CLA) Louverné élémentaire : de 7 à 8 classes
Autres mesures
École élémentaire Bono Campo, Bonchamp – renfort à 100% École La clef des champs, La Pellerine – renfort à 50% (FO demande une ouverture de classe) École Saint Germain de Coulamer – renfort à 50% (FO demande une ouverture de classe) – changement en CDEN École Victor Hugo, Blandouet-Saint-Jean – renfort à 50% École Les coccinelles, Montenay – renfort à 50%
L’augmentation des décharges des PEMF : 2 × 0,33 ETP
Baisse de la décharge Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) : Diminution de 0,25 ETP – Transfert de 0,25 ETP au pôle Ressources et usages du numérique éducatif.
Implantation d’une UEMA à l’école maternelle Chant d’Oiseau – Château-Gontier-sur-Mayenne
Maintien décharge direction à 100 % : École Charles Perrault, Laval.
Maintien des décharges direction en lien avec UEMA ou UEEA :
Redéploiement circonscriptions et des postes des CPC de Laval Agglo vers :
Mayenne Sud-Ouest : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Ouest : aucune évolution
Mayenne Sud-Est : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Est : + 0,5 ETP
Laval : – 1,5 ETP
Transports scolaires (point abordé en début de réunion avant le point carte scolaire)
Intervention FO en préambule de ce CDEN :
“Le transport scolaire est une compétence régionale depuis 2017, dans le cadre de la loi NOTRe de 2015, et depuis son coût a fortement augmenté : de 80 € en 2019 à 170 € en 2025, puis 171 € à la rentrée 2026, soit plus du double en quelques années.
Dans le cas spécifique des RPI, le conseil régional appliquait jusqu’à présent un tarif différent pour le transport scolaire : 90 euros par an et par enfant, contre 170 euros (171 l’an prochain) pour un transport scolaire classique. Le conseiller régional LR Julien Bainvel, délégué aux mobilités de proximité explique que « les circuits RPI sont devenus identiques aux circuits scolaires classiques » et « qu’en maintenant un tarif spécifique pour les RPI cela créerait une iniquité notamment entre élèves au tarif RPI et élèves au tarif classique ». Selon lui, ce tarif « harmonisé » serait « plus juste », parce qu’il mettrait fin aux inégalités !
Le RPI implique que les élèves soient répartis sur plusieurs communes selon leur niveau (maternelle, élémentaire…). Ainsi, le transport n’est pas un « service en plus », mais une condition nécessaire à l’accès à l’école. Affirmer que les circuits RPI seraient devenus identiques aux circuits classiques est infondé. Les RPI restent une organisation spécifique avec des déplacements imposés entre communes, conséquences des suppressions de postes. Le tarif spécifique aux RPI permettait justement de prendre en compte et de corriger une contrainte particulière liée à l’organisation scolaire en milieu rural. Le passage de 90 € à 171 € constitue une hausse brutale, proche d’un doublement du tarif. Cette augmentation touche en priorité des familles de zones rurales, déjà fortement contraintes par les distances et l’absence d’alternatives, et souvent plus éloignées des services publics.
FO condamne cette hausse constante des tarifs du transport scolaire, et dénonce un choix contraire à l’égalité des droits. La spécificité rurale du département de la Mayenne impose déjà le transport à certains élèves, et il n’est pas acceptable que des familles de salariés paient le « prix » pour accéder à l’école. C’est la double peine pour les familles de salariés, déjà pénalisées par une fermeture de classe ou une fermeture d’école, qui plus est dans les écoles rurales, et qui se trouvent ainsi contraintes parfois d’opter pour un transport scolaire pour leurs jeunes enfants, transport scolaire devenu trop cher.
Pour FO, l’instruction publique est obligatoire et par conséquent gratuite. Ce qui est obligatoire ne peut être payant. Par conséquent nous revendiquons à nouveau la gratuité des transports scolaires. Ces augmentations décidées par les technocrates locaux de la région, en particulier Madame Morançais qui fait des choix politiques très orientés (culture, transports scolaires, ou encore récemment du lobbying dans les écoles avec distribution de brochures publicitaires à destination des élèves…) ne feront qu’accentuer la baisse du pouvoir d’achat des salariés en particulier les plus modestes. Les salariés parents d’élèves n’ont pas à subir les conséquences de la hausse des prix des carburants et qui résulte d’une spéculation permettant ainsi des profits énormes et scandaleux. Nous rappelons que dans la région Occitanie, le transport scolaire régional est gratuit de la maternelle au lycée.”
FO a rappelé sa revendication de gratuité de tous les transports scolaires sur le territoire ligérien, au regard de l’obligation de gratuité de l’école publique.
Rappel du vœu adopté en 2025 : Le CDEN réuni le 6 février 2025 demande la gratuité des transports scolaires. POUR : FO, FSU, CGT et FCPE ABSTENTION : UNSA
La fédération FO de l’enseignement en Mayenne a demandé que ces décisions d’augmentation du coût du transport scolaire soient soumises au vote de ce CDEN : refus du DASEN et de la préfète.
FSU et UNSA ont proposé un voeu soumis au vote du CDEN : L’annonce brutale par la Région d’augmenter fortement le tarif des transports scolaires pour les élèves des RPI a des conséquences lourdes sur le budget des familles mayennaises et nie la réalité de notre territoire. Le CDEN de la Mayenne, réuni le 9 avril 2026, demande à la Région de revenir sur sa décision. POUR : FO, FSU, CGT, UNSA et FCPE CONTRE : 3 élus du conseil départemental et 1 élu de la région
Devant la DSDEN pendant le CSA à l’appel de FO-FSU-CGT et FCPE
Pour l’administration : M. Audy (directeur académique),M. Vauléon (secrétaire général), M. Drault (IEN adjoint au DASEN), l’ensemble des IEN, Mme Bellanger (Cheffe de division PRHAG), M. Trocherie (D3E), Mme Rabbé DSDEN Invités : l’ensemble des IEN La délégation FO : Hélène Colnot, Stève Gaudin, Fabien Orain Autres organisations : FSU (3), CGT (2), UNSA (2)
Extrait : “Si certains estiment que « l’argent public ce n’est pas open bar », d’autres, avec FO, refusent l’austérité budgétaire, refusent le pillage organisé de l’École publique et exigent la restitution immédiate de tous les postes supprimés. C’est une condition indispensable pour garantir des conditions de travail dignes pour les personnels comme un service public d’éducation garant de l’égalité des droits. Il y a urgence ! Urgence à satisfaire les revendications, pas l’austérité budgétaire, pas la marche à la guerre Urgence à annuler les suppressions de postes et à créer tous les postes nécessaires Urgence à améliorer les conditions de travail de toutes et tous Urgence à stopper l’inclusion systématique et indifférenciée, et imposée contre les droits des élèves en situation de handicap”
En préambule, la délégation FO a annoncé son immense joie d’apprendre la libération de nos collègues Cécile Kohler et Jacques Paris, après 4 ans de détention en Iran.
Carte scolaire
Ouest France 8 avril 2026
Le DASEN, suite aux déclarations liminaires, a indiqué qu’il réfléchissait à ne pas réunir de groupe de travail l’année prochaine, mécontent d’avoir pris connaissance de son projet de carte scolaire dans la presse notamment.
FO a répondu au directeur académique : “Notre organisation ne vous est pas loyale Monsieur le directeur académique. Nous agissons en toute liberté et en toute indépendance, dans le respect de nos mandants, celui des personnels. Il est de notre responsabilité, et même de notre devoird’alerter, et d’être aux côtés des enseignants et des parents dès lors qu’ils souhaitent se mobiliser pour défendre leurs écoles. Nous avons un devoir d’alerte dès lors que le projet de carte scolaire est connu que cela soit en groupe de travail ou non. Nous agissons dans la négociation à chaque fois qu’elle est possible, jamais dans la co-gestion. Nous continuerons d’agir ainsi”. Quant au rôle des syndicats, les représentants FO ont rappelé qu’ils n’étaient pas les instruments du dialogue social. Quant au chantage exprimé de ne plus réunir de groupe de travail, FO a rappelé que dans tous les cas, le syndicat prendrait ses responsabilités.
Les opérations de carte scolaire se déroulent cette année dans une situation austéritaire inédite. Il faut dire que depuis 2017, nous subissons chaque année des fermetures de postes qui ont des conséquences désormais très dures, voire insupportables sur nos conditions de travail.
Pour rappel : -136 postes pour notre académie et -9 postes pour la Mayenne ! En France, 1891 suppressions de postes pour les écoles Publiques !
Le SNUDI-FO 53 obtient l’annulation des projets de fermetures pour 4 écoles !
Pour rappel, dès le 30 mars, le SNUDI-FO 53 obtenait l’annulation de 3 projets de fermetures de classes. C’est confirmé en CSA aujourd’hui, les parents avec les enseignants des écoles de Cuillé, Argentré et Saint Ouen des Toits, mobilisés avec le SNUDI-FO 53 obtiennent l’annulation du projet de fermeture pour leur école.
Le vendredi 3 avril, une délégation du SNUDI-FO 53 a été reçue à la DSDEN en audience bilatérale carte scolaire, et pour défendre les écoles pour lesquelles le syndicat était mandaté (dont l’école de Louvigné pour laquelle la fermeture de classe est annulée lors de ce CSA !)
La mobilisation organisée avec le syndicat a donc payé ! Cuillé, Louvigné, Argentré, Saint Ouen des Toits… Toutes ces fermetures de classes sont annulées !
Tous les syndicats, FO (3), FSU (3), UNSA (2), CGT (2) ont voté unanimement contre les décisions de carte scolaire. Comme il s’agissait d’un CSA-SD de repli, ce vote n’impose rien au DASEN. Pour autant, la carte scolaire ne sera entérinée qu’au CDEN de jeudi soir.
D’ici, là les écoles qui revendiquent l’abandon d’une fermeture, ou l’ouverture d’une classe ou la dépêche d’un moyen supplémentaire, doivent reprendre contact avec le SNUDI-FO 53, qui organise depuis des semaines la résistance dans les écoles avec les parents et parfois les élus.
Tous mobilisés, tous au rassemblement devant la préfecture jeudi à 18h ! FO refuse le désert scolaire !
Vu les conséquences des non-remplacements, vu les conditions parfois inacceptables de scolarisation, y compris pour des élèves en situation de handicap, non seulement aucune fermeture ne devrait être envisagée, mais ce sont 98 postes qu’il faudrait créer pour rétablir des conditions d’instruction dans les écoles.
FO a également demandé la restitution des postes préemptés pour les PAS, à savoir 7 au total, 7 postes de PE.
Voici les revendications urgentes que le SNUDI-FO 53 porte à l’issue du CSA : – Abandon des fermetures de classes au RPI Villiers-Ruillé, La Bigottière-Alexain-St Germain, Château-Gontier-sur-Mayenne Chant d’oiseau maternelle, Jean de la Fontaine, Saint-Berthevin Le Lac Maternelle… – Ouverture d’une classe à Saint Germain de Coulamer et à la Pellerine – Créations de postes RASED – Créations de postes de remplaçants
Le SNUDI-FO 53 n’accepte pas ces suppressions de postes d’enseignants et revendique leur annulation.
Les décisions prises par le DASEN lors de ce CSA
20 fermetures de classes pour 11 ouvertures dans les écoles publiques de la Mayenne.
Avec la récupération de tous les renforts dans les écoles, le DASEN récupère 9 postes (Germaine Tillion, Hilard, Cosmes, St Germain de Coulamer, le Bourgneuf la Forêt, Gennes Longuefuye, Cossé le Vivien, Bonchamps, Châtres la forêt, Louis Pergaud, Chailland, Moulay, Rosa Parks, Paul Eluard Mayenne, La Senelle élémentaire, Blandouet St Jean, La Pellerine, Gorron)
Pour toutes ces situations de renfort, 4 collègues sont concernés par une mesure de carte scolaire (Le collègue sur Mayenne, le collègue sur Hilard et Tillion, le collègue sur Gorron, et le collègue sur la Senelle). Nous les invitons à prendre contact avec le syndicat.
Des moyens en renforts sont (re)mis en place (voir ci-dessous)
Le DASEN se réjouit d’améliorer le taux d’encadrement sur le département, passant de 23,4 de moyenne à 20,4.
La délégation FO est intervenu pour indiquer qu’il y avait une sacrée différence entre la température réelle et la température ressentie, précisant que la France est un des derniers pays d’Europe au classement des taux d’encadrement !
20 fermetures de classe et une fermeture d’école
Ambrières-les-Vallées : de 12 à 11 classes Châlons-du-Maine : de 4 à 3 classes Changé : de 12 à 11 classes + 1 dispositif ULIS Château-Gontier-sur-Mayenne Chant d’oiseau maternelle (Azé) : de 4 à 3 classes Château-Gontier-sur-Mayenne J. Guéhnno élémentaire : de 7 à 6 classes + 1 dispositif ULIS Château-Gontier-sur-Mayenne : de 11 à 10 classes Commer : de 6 à 5 classes Congrier : de 4 à 3 classes Entrammes : de 6 à 5 classes Laval J. Prévert élémentaire : de 6 à 5 classes Louverné : de 5 à 4 classes Mayenne Jules Ferry : de 8 à 7 classes + 1 UEEA Deux-Évailles – Montsûrs : fermeture de l’école Parné-sur-Roc : de 7 à 6 classes Pré-en-Pail-Saint-Samson : de 8 à 7 classes + 1 dispositif ULIS Quelaines-Saint-Gault : de 6 à 5 classes RPI Alexain / La Bigottière / Saint-Germain-le-Guillaume : de 6 à 5 classes RPI Ruillé-Froid-Fonds / Villiers-Charlemagne : de 6 à 5 classes Saint-Berthevin Le Lac Maternelle : de 4 à 3 classes Saint-Pierre-la-Cour : de 8 à 7 classes
11 ouvertures de classes
Chailland : de 2 à 3 classes (demande FO) Moulay : de 3 à 4 classes (demande FO) Gennes-Longuefuye : de 4 à 5 classes (demande FO) Le Bourgneuf La Forêt : de 4 à 5 classes (demande FO) Montsûrs (Jean Tardieu) : de 6 à 7 classes + ULIS (demande FO) Cossé le Vivien élémentaire : de 5 à 6 classes + ULIS (demande FO) Hilard Laval : de 11 à 12 classes + ULIS (mais retrait du 0,5 CLA) (demande FO) La Senelle élémentaire Laval : de 4 à 5 classes + ULIS Pergaud élémentaire Laval : de 6 à 7 classes Germaine Tillion : de 10 à 11 classes (mais retrait du 0,5 CLA) Louverné élémentaire : de 7 à 8 classes
Autres mesures
École élémentaire Bono Campo, Bonchamp – renfort à 100% École La clef des champs, La Pellerine – renfort à 50% (FO demande une ouverture de classe) École Victor Hugo, Blandouet-Saint-Jean – renfort à 50% École Les coccinelles, Montenay – renfort à 50%
L’augmentation des décharges des PEMF : 2 × 0,33 ETP
Baisse de la décharge Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) : Diminution de 0,25 ETP – Transfert de 0,25 ETP au pôle Ressources et usages du numérique éducatif.
Implantation d’une UEMA à l’école maternelle Chant d’Oiseau – Château-Gontier-sur-Mayenne
Maintien décharge direction à 100 % : École Charles Perrault, Laval.
Maintien des décharges direction en lien avec UEMA ou UEEA :
Redéploiement circonscriptions et des postes des CPC de Laval Agglo vers :
Mayenne Sud-Ouest : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Ouest : aucune évolution
Mayenne Sud-Est : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Est : + 0,5 ETP
Laval : – 1,5 ETP
Autres demandes FO
Demande de maintien du renfort à 50% à l’école de la Senelle maternelle – Laval
Remplaçants : Le SNUDI-FO a demandé la création de postes de TR. Au vu des absences non remplacées (Même si le DASEN et d’autres considèrent que les taux de remplacement « sont bons » !) et pour permettre le remplacement effectif de TOUTES les absences il faudrait la création de 21 postes de TR, et pour que les TR ne soient plus missionnés sur des remplacements à l’année sur des postes ouverts à titre provisoire, ou sur des renforts « pompiers volants » sur des situations d’inclusion. Le DASEN ne prévoit aucune création de postes de TR.
Postes RASED : Le SNUDI-FO a demandé la création de postes RASED : il est urgent de consolider les RASED avec la création de 40 postes (maîtres E et G) – Les postes PsyEN sont issus d’une autre enveloppe budgétaire mais il faut la création de 6 postes de PsyEN EDA. Le DASEN ne prévoit toujours aucune création de postes RASED.
Respect des effectifs ULIS : 12 max pour les écoles, 10 max pour les EPLE
Création de 3 postes d’enseignants référents et que tous les collègues ERSESH à temps partiels soient complétés, nous avions obtenu un engagement à la création de 1,5 ETP en début d’année scolaire, mais le DASEN a désormais pour projet de ne rien créer !
UPE2A : Pour rappel, FO avait demandé et obtenu en 2024 la création d’une UPE2A, avec la mise à disposition d’un ½ poste (soit 1,5 ETP en moyen). Ce dispositif avait été renforcé pour la rentrée 2025. FO a obtenu le renfort des moyens pour les missions allophones avec un 0,25 de mission allophone (Collègue pourra postuler sur cette fraction et sera complété). Après le CSA FO a interpellé les responsables administratifs à propos de l’enveloppe budgétaire, ce moyen, implanté en collège devant relever du BOP 141 (enveloppe 2nd degré)
FO a demandé la restitution des 7 postes de PE préemptés pour les PAS.
PAS Pôles d’Appui à la Scolarité
5 Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) sont implantés (et prennent 5 postes PE sur la dotation) : LAVAL OUEST ; ANDOUILLÉ MAYENNE ; COSSÉ CRAON RENAZÉ ; CHATEAU-GONTIER GREZ ; MESLAY.
FO a rappelé son opposition aux PAS et la restitution des 7 postes de PE qui y sont consacrés. Les PAS ne répondent ni aux besoins des élèves, ni aux besoins des collègues sur le terrain. De l’aveu même du ministre, l’objectif poursuivi est bien la baisse des notifications MDA, ce que reconnaît le DASEN. C’est ce sur quoi précisément FO alerte depuis leurs premières expérimentations. Pour FO, la notification de la MDA est génératrice de droit pour nos élèves. La remettre en cause, c’est remettre en cause la compensation et aller jusqu’à l’invisibilisation du handicap au nom d’une inclusion à tout prix.
Contrairement à ce que nous avons pu entendre, les 1000 PAS sont budgétés à l’échelle nationale, mais sur un budget qui est déjà négatif sur le BOP 140 (enveloppe 1er degré).
Modification des circonscriptions à la rentrée 2026
La carte des circonscriptions va évoluer à la prochaine rentrée. FO s’est assuré que cela n’avait aucune incidence sur les postes des secrétaires de circonscription. Pour autant, la délégation FO a fait remarquer que si les collègues secrétaires de circo ont été consultées sur ce découpage des circonscriptions, cela ne compense pas le manque de moyen, et la nécessité d’obtenir un poste supplémentaire de secrétaire de circo pour notre département. C’est ce que FO a demandé : la création d’un poste de secrétaire de circonscription.
Les écoles pour lesquelles il y a un changement d’IEN et de circonscription
Commune
Dénomination
Circonscription actuelle
Circonscription 2026-2027
AHUILLÉ
SUZANNE SENS
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
ALEXAIN
RPI LA BIGOTTIÈRE – SAINT-GERMAIN-LE-GUILLAUME – ALEXAIN
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
ANDOUILLÉ
LA MARELLE RPIC ANDOUILLÉ – MONTFLOURS
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
ANDOUILLÉ
1. 2. 3. SOLEIL RPIC ANDOUILLÉ – MONTFLOURS
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
ARGENTRÉ
JACQUES-YVES COUSTEAU
Laval agglomération
Mayenne Nord-Est
BONCHAMP-LÈS-LAVAL
BONO CAMPO
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
CHANGÉ
LE CHEMIN VERT
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
ENTRAMMES
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
FORCÉ
PIERRE GIRARD
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
LA BACONNIÈRE
LENY ESCUDERO
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
LA BIGOTTIÈRE
RPI LA BIGOTTIÈRE – SAINT-GERMAIN-LE-GUILLAUME – ALEXAIN
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
LA CHAPELLE-ANTHENAISE
EUGÈNE IONESCO
Laval agglomération
Mayenne Nord-Est
LAVAL
GERMAINE TILLION
Laval adjoint
Laval Ville
LE GENEST-SAINT-ISLE
ALBERT JACQUARD
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
L’HUISSERIE
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
LOUVERNÉ
JEAN DE LA FONTAINE
Laval agglomération
Mayenne Nord-Est
LOUVIGNÉ
LE GRAND PRÉ
Laval agglomération
Mayenne Nord-Est
MONTIGNÉ-LE-BRILLANT
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
NUILLÉ-SUR-VICOIN
VICTOR HUGO
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
PARNÉ-SUR-ROC
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
SACÉ
ÉMILE ZOLA
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
SAINT-BERTHEVIN
LA FORÊT
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
SAINT-BERTHEVIN
LE LAC
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
SAINT-GERMAIN-LE-GUILLAUME
RPI LA BIGOTTIÈRE – SAINT-GERMAIN-LE-GUILLAUME – ALEXAIN
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
SAINT-JEAN-SUR-MAYENNE
ÉLISE FREINET
Laval agglomération
Mayenne Nord-Ouest
Bilan formation continue
L’administration n’a pas pu présenter son bilan en matière de formation continue, car les organisations syndicales n’ont pas été destinataires des documents de travail.
Infirmières scolaires
Malgré l’octroi de 3 postes d’infirmières scolaires pour notre académie, la Rectrice ne prévoit pas de restituer celui supprimé l’an passé (pour rappel l’UNSA avait voté pour la suppression de ce poste en Mayenne en CSA-A) – en savoir plus à ce propos.
Dans notre déclaration liminaire nous avons demandé au DASEN :« Monsieur le directeur académique, un avis demandant l’annulation de cette suppression de poste a été soumis au vote de la formation spécialisée de ce CSA le 20 mars dernier. Aussi, nous vous demandons de le porter auprès de Madame la Rectrice en CSA académique, avec l’exigence de la restitution de ce poste. La fédération FO de l’enseignement n’acceptera pas que ce poste ne soit pas rétabli dans notre département, et refuse la tambouille qui consisterait à amputer les établissements de Buron et d’Evron de ces moyens. »
La FSU a demandé de porter à connaissances des collègues INFENES le tableau des redéploiements des postes.
Rappel des votes en CSA académique concernant la suppression de ce poste d’infirmière : tous les syndicats (FO, FSU, CGT) avaient voté contre cette mesure, sauf la CFDT qui s’est abstenue et l’UNSA qui avait voté POUR
Votes du CSA sur la suppression du poste en Mayenne à Buron Laval (0,5) et Raoul Vadepied Evron (0,5) : ✅ABSTENTION : FSU (3) ✖️CONTRE : FO (3), CGT (2), UNSA (2)
Avis F3SCT : La suppression d’un poste d’infirmière scolaire dans le département aura des conséquences importantes et préjudiciables sur les conditions de travail ainsi que sur la santé des personnels INFENES. Dans ce contexte, la F3SCT-D 53 réunie le 20 mars 2026 demande : – l’abandon de la suppression du poste d’INFENES prévue à la rentrée 2026 ; – l’arrêt des redéploiements de postes d’INFENES ; – l’augmentation du nombre de postes d’INFENES afin de répondre aux besoins urgents des établissements et des personnels. ✅POUR : FO (3) CGT (2) ✖️ABSTENTION : FSU (3) UNSA (2)
A noter la création d’un poste d’assistant social pour les élèves dans le département.
Questions diverses FO
1- Pourrions-nous connaître le nombre de démissions, licenciements, non-renouvellement de contrat à l’initiative de l’agent, ruptures de contrat à l’initiative de l’agent et ruptures conventionnelles pour les AESH et pour l’année scolaire 2024-2025 ?
Il y a eu 26 démissions, 1 non renouvellement, 1 abandon de poste, 1 fin de période d’essai, 10 départs en retraites et 5 licenciements pour inaptitude
2- Pourrions-nous connaître le nombre de PAS implanté en Mayenne à la rentrée 2026 et nombre de postes BOP 140 préemptés ; combien de financements ont été validés par l’ARS ?
Tous les PAS implantés en Mayenne, prennent sur le BOP 140, c’est-à-dire que les 7 postes dédiés aux PAS sont pris sur les postes de PE comme nous le disons depuis des mois, même si certains semblaient le découvrir en CSA !
3- La FNEC-FP FO 53 demande un nouvel état des lieux du nombre d’élèves en attente d’une place en structure spécialisée dans le public (IME, ITEP, SEGPA, ULIS…) avec distinction 1er et 2nd degré. De la même façon, pourrions-nous avoir un état des lieux des attentes pour les structures UEMA, UEEA, polyhandicap, etc… ?
185 élèves sont en attente d’une place dans le médico-social.
IME – SATED : 65 élèves en attente ITEP : 120 élèves en attente ULIS : 17 élèves en attente (8 en écoles, 7 en collège et 2 en lycée)
4- Pourquoi les CSA-SD du second degré n’ont-ils pas été consultés sur l’ouverture d’une classe défense au lycée d’Évron, notamment lors des deux précédentes réunions de cette instance ?
Pour le DASEN il s’agit de l’autonomie de l’établissement, et pas financé par les DHG.
Par ailleurs, pour quelles raisons les représentants du personnel n’ont-ils pas été informés en amont de ce projet, alors même qu’il apparaît structurant pour l’établissement et relève, à ce titre, des prérogatives du CSA ?
Enfin, des moyens spécifiques, notamment en termes d’heures d’enseignement ou de décharges, sont-ils alloués pour la mise en œuvre de cette classe défense, en dehors de son éventuel rattachement à la spécialité HGGSP, comme cela a été évoqué dans la presse ?
5- La FNEC-FP FO 53 souhaite connaître, pour la rentrée 2026, le nombre de classes défense prévues dans le département, ainsi que leurs modalités d’organisation : établissements concernés, nature des partenariats engagés, modalités de désignation des enseignants référents et conditions de mise en œuvre du dispositif. La FNEC-FP FO 53 demande également quels moyens spécifiques sont alloués à ces dispositifs, notamment en termes d’heures d’enseignement, de décharges, d’IMP ou d’HSE, et selon quels critères ces moyens sont attribués.
À ce stade, il n’existe pas de recensement consolidé des classes défense prévues à la rentrée 2026. Ces dispositifs relèvent d’initiatives locales, leur mise en place procède de choix stratégiques propres aux EPLE, sans association de la DSDEN qui n’a pas de visibilité sur ces projets. Les classes défense ne font l’objet d’aucun financement spécifique. Elles sont mises en oeuvre dans le cadre de l’autonomie des établissements, via la marge de la DGH. À titre d’exemple, une enveloppe de 15h a pu être mobilisée pour une expérimentation.
Où sont vos représentants SNUDI-FO 53 depuis mercredi 25 mars ?
Liste non exhaustive…
Jeudi 26 soir : réunion publique à Villiers-Charlemagne Vendredi 27 matin : blocage de l’école de Ruillé-Froid-Fonds Vendredi 27 soir : Rassemblement à Argentré Vendredi 27 soir : Rassemblement à Ruillé-Froid-Fonds Vendredi 27 soir : Réunion publique à la Bigottière Samedi 28 : action, tractage, et quadrillage du bourg de Villiers Charlemagne Lundi 30 matin : blocage de l’école de Cuillé Lundi 30 soir : rassemblement rond-point d’Alexain Mardi 31 matin : rassemblement devant la DSDEN avec 150 personnes Mardi 31 soir : réunion parents, élus, enseignants à Louvigné Mardi 31 soir : rassemblement devant l’école maternelle Azé à Château-Gontier Mercredi 1er midi : rassemblement devant l’école Jean de la Fontaine à Château-Gontier Mercredi 1er soir : manifestation et chaîne humaine au RPI Villiers-Ruillé Jeudi 2 soir : classe morte à Villiers Charlemagne Vendredi 3 : tractages et rond-point filtrant à Château-Gontier pour la défense des écoles de la ville Samedi 4 : rassemblement devant la mairie de Château-Gontier Mardi 7 : rassemblement devant la DSDEN avec 40 personnes Mercredi 8 : rassemblement devant la mairie de Villiers Charlemagne avec 70 personnes pour la défense du RPI Mercredi 8 soir : Réunion avec les parents, élus et collègues du RPI Alexain, la Bigottière, St Germain le Guillaume Jeudi 9 : rassemblement devant la préfecture de Laval pendant le CDEN
Les pétitions des écoles
Le SNUDI-FO 53 relaie les pétitions en ligne pour la défense des écoles. Nous avons remis en mains propres au DASEN celle d’Argentré, de Cuillé et du RPI Alexain-Bigottière-St Germain.
150 personnes rassemblées devant la DSDEN pour dire NON aux fermetures de classes !
Des délégations venues de tout le département ont fait le déplacement, en voiture, à vélo, et en tracteur !
Pendant le rassemblement, plusieurs interventions au micro ont particulièrement touché les manifestants : un élu qui évoque la désertification de sa commune rurale et la nécessité de défendre ce qu’il reste de l’école publique, des parents qui témoignent de leur combat pour empêcher une fermeture de classe, des enseignants et des enseignantes qui témoignent de leurs conditions de travail…
Annulation de 4 projets de fermetures de classes !
C’est confirmé ce 31 mars au matin : les enseignants avec les parents des écoles de Cuillé, Argentré et Saint Ouen des Toits, mobilisés depuis mercredi avec le SNUDI-FO 53 obtiennent l’annulation du projet de fermeture pour leur école !
FSU, UNSA et CGT avaient décidé de boycotter le CSA. Nous n’étions pas informés de cette démarche, contrairement au DASEN qui le savait depuis lundi.
Faute de quorum le CSA n’a pas plus se tenir. Nous avons toutefois pu rencontrer le DASEN et lui avons donc demandé de recevoir les délégations de parents, enseignants, ATSEM, et élus venus des écoles de Ruillé-Froid-Fonds, Villiers Charlemagne, Alexain, St Germain le Guillaume, la Bigottière, Azé maternelle, Jean de la Fontaine Château-Gontier, Parné, Argentré, Cuillé, St Germain de Coulamer… Et d’autres !
Le DASEN a refusé de recevoir les délégations !
Dès cet après-midi les mobilisations reprennent dans les écoles et dans les villages !
Bravo à tous les collègues, parents et élus impliqués et mobilisés !
Le SNUDI-FO 53 soutient toutes les mobilisations et a proposé, à nouveau, l’action commune aux autres organisations syndicales du CSA.
Un CSA est de nouveau prévu mardi 7 avril à 15h30. Le CDEN est prévu jeudi 9 avril à 18h00.
Sur France 3 dès le mardi soir
Le nouveau projet de carte scolaire du DASEN
Les principales modifications du projet : – Suite à la mobilisation avec FO, annulation des projets de fermetures de classe à Cuillé, Saint Ouen des Toits, Argentré ! – Annulation du projet de fermeture de classe à Evron Jean Monnet – Projet de fermeture de classe à Louvigné – Annulation du projet d’ouverture à Charles Perrault Laval mais décharge à 100% du directeur
Le DASEN prévoit à ce stade, 21 fermetures de classes pour 11 ouvertures dans les écoles publiques de la Mayenne :
21 fermetures de classes et une fermeture d’école
Ambrières-les-Vallées : de 12 à 11 classes Châlons-du-Maine : de 4 à 3 classes Changé : de 12 à 11 classes (+ULIS) Château-Gontier-sur-Mayenne Chant d’oiseau maternelle (Azé) : de 4 à 3 classes Château-Gontier-sur-Mayenne J. Guéhnno élémentaire : de 7 à 6 classes (+ ULIS) Château-Gontier-sur-Mayenne : de 11 à 10 classes Commer : de 6 à 5 classes Congrier : de 4 à 3 classes Entrammes : de 6 à 5 classes Laval J. Prévert élémentaire : de 6 à 5 classes Louverné : de 5 à 4 classes Louvigné : de 5 à 4 classes Mayenne Jules Ferry : de 8 à 7 classes (+UEEA) Deux-Évailles – Montsûrs : fermeture de l’école Parné-sur-Roc : de 7 à 6 classes Pré-en-Pail-Saint-Samson : de 8 à 7 classes (+ULIS) Quelaines-Saint-Gault : de 6 à 5 classes RPI Alexain / La Bigottière / Saint-Germain-le-Guillaume : de 6 à 5 classes RPI Ruillé-Froid-Fonds / Villiers-Charlemagne : de 6 à 5 classes Saint-Berthevin Le Lac Maternelle : de 4 à 3 classes Saint-Pierre-la-Cour : de 8 à 7 classes
11 ouvertures de classes
Chailland : de 2 à 3 classes (demande FO) Moulay : de 3 à 4 classes(demande FO) Gennes-Longuefuye : de 4 à 5 classes (demande FO) Le Bourgneuf La Forêt : de 4 à 5 classes (demande FO) Montsûrs (Jean Tardieu) : de 6 à 7 classes + ULIS (demande FO) Cossé le Vivien élémentaire : de 5 à 6 classes + ULIS (demande FO) Hilard Laval : de 11 à 12 classes + ULIS (mais retrait du 0,5 CLA) (demande FO) La Senelle élémentaire Laval : de 4 à 5 classes (+ ULIS) Pergaud élémentaire Laval : de 6 à 7 classes Germaine Tillion : de 10 à 11 classes (mais retrait du 0,5 CLA) Louverné élémentaire : de 7 à 8 classes
Autres mesures
École élémentaire Bono Campo, Bonchamp – renfort à 100% École La clef des champs, La Pellerine – renfort à 50% (FO demande une ouverture de classe) École Victor Hugo, Blandouet-Saint-Jean – renfort à 50% École Les coccinelles, Montenay – renfort à 50%
L’augmentation des décharges des PEMF : 2 × 0,33 ETP
Baisse de la décharge Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) : Diminution de 0,25 ETP – Transfert de 0,25 ETP au pôle Ressources et usages du numérique éducatif.
Maintien décharge direction à 100 % : École Charles Perrault, Laval. Maintien des décharges direction en lien avec UEMA ou UEEA : École maternelle Chant d’Oiseau – Château-Gontier-sur-Mayenne : 25 % École maternelle Le Petit Prince – Laval : 25 % École maternelle La Senelle – Laval : 25 % École élémentaire Jules Ferry – Mayenne : 50 %
Redéploiement circonscriptions et des postes des CPC de Laval Agglo vers :
Mayenne Sud-Ouest : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Ouest : aucune évolution
Mayenne Sud-Est : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Est : + 0,5 ETP
Laval : – 1,5 ETP
PAS Pôles d’Appui à la Scolarité
5 Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) seraient implantés (et prendront donc 5 postes PE sur la dotation 1er degré public !) : LAVAL OUEST ; ANDOUILLÉ MAYENNE ; COSSÉ CRAON RENAZÉ ; CHATEAU-GONTIER GREZ ; MESLAY.
Où sont vos représentants SNUDI-FO 53 depuis mercredi 25 mars ?
Liste non exhaustive…
Jeudi soir : réunion publique à Villiers-Charlemagne Vendredi matin : blocage de l’école de Ruillé-Froid-Fonds Vendredi soir : Rassemblement à Argentré Vendredi soir : Rassemblement à Ruillé-Froid-Fonds Vendredi soir : Réunion publique à la Bigottière Samedi : action, tractage, et quadrillage du bourg de Villiers Charlemagne Lundi matin : blocage de l’école de Cuillé Lundi soir : rassemblement rond-point d’Alexain Mardi matin : rassemblement devant la DSDEN Mardi soir : réunion parents, élus, enseignants à Louvigné Mardi soir : rassemblement devant l’école maternelle Azé à Château-Gontier Mercredi midi : rassemblement devant l’école Jean de la Fontaine à Château-Gontier Mercredi soir : manifestation et chaîne humaine au RPI Villiers-Ruillé Jeudi soir : classe morte à Villiers Charlemagne
Et sur toutes les autres mobilisations décidées et organisées jusqu’au CDEN du 9 avril !
Les pétitions des écoles
Le SNUDI-FO 53 relaie les pétitions en ligne pour la défense des écoles. Nous avons remis en mains propres au DASEN celle d’Argentré et de Cuillé.
9 postes en moins alors qu’il faut 98 postes en plus pour les écoles de la Mayenne ! Stop au pillage de l’École Publique ! De l’argent pour l’École, pas pour la guerre !
Alors que les besoins sont urgents dans les écoles que les personnels font tenir à bout de bras, le gouvernement Macron-Lecornu-Geffray organise le pillage de l’école Publique : des milliers de suppressions de postes prévues pour la rentrée 2026, 30000 élèves en attente d’une place en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux, des AESH précarisés, maltraités, et en nombre insuffisant…
Dans cette situation, le SNUDI-FO 53, à partir des données officielles, a chiffré précisément les besoins, et peut exprimer clairement les revendications.
Besoins revendiqués En ETP « Equivalents Temps Plein »
Prise en charge de la difficulté scolaire : RASED 10 maîtres E, 3 maîtres G et 16 PsyEN pour 17478 élèves.
Un RASED complet pour 800 élèves
40 postesMaitres E et G : 34Psy EN : 6
226 élèves du 1er degré sont en attente d’une place dans un établissement ou service de l’enseignement spécialisé, ou dans une classe ou dispositif ASH (ITEP, IME, ULIS, SEGPA, SATED…)
Allégement de la charge de travail des ERSESH (allégement d’ESS, surcharge de travail administratif en particulier via AGESH, le LPI, gestion courriels…) – Réduction des délais pour le suivi des élèves – 1 ETP pour aide administrative
4 postes
Classes 3 écoles disposant d’une ULIS ont une moyenne à plus de 24 élèves/classe. 10 écoles sont à une moyenne de plus de 24 élèves/classe. Des répartitions qui imposent des classes à plus de 27 élèves. (106 écoles avec une moyenne de plus de 20 élèves/classe)
Prise en compte des élèves d’ULIS dans les moyennes / classe !Pas une classe à plus de 24 élèves !
10 postes
Remplacement 1159 PE en activité 95 TR (titulaires remplaçants) 2024-2025= 460 journées d’absences non remplacées !
10% des effectifs doit être dévolu au remplacement !Pas une absence non remplacée !
21 postes
TOTAL : Il faut 98 postes supplémentaires dans les écoles primaires publiques de la Mayenne ! Autant de postes supprimés dans le département depuis 2017 ! Autant de postes que le gouvernement doit ouvrir au concours 2026 avec le recrutement des listes complémentaires et leur ré-abondement, en permettant toutes les mutations ! L’austérité budgétaire, la liquidation des services publics : ça suffit !
Carte scolaire 2026 Une attaque sans précédent contre l’école Publique Un ministre qui fait de la poésie : Une résistance qui s’impose !
Alors que le ministre Geffray adressait, le 22 janvier, une missive lyrique aux personnels, les exhortant à se faire « allumeurs de lumières » et « sentinelles de la raison », son plan social d’une brutalité sans nom, est venu éteindre la fragile flamme qu’il prétendait raviver.
2229 suppressions de postes dans les écoles publiques en France avec un revirement du ministère mercredi 28 janvier et qui annonce finalement 1891 suppressions, comme prévus initialement dans le plan d’austérité ! Pour l’académie de Nantes, nous apprenons lundi, que ce sont 151 postes supprimés à la rentrée 2026…dont déjà 10 en Mayenne. Mercredi 28 janvier, nous passons à 136 suppressions de postes dans l’académie dont 9 pour la Mayenne.
Panique et bidouille au ministère : alors que le budget 2026 n’est toujours pas définitivement adopté, de nouvelles dotations ont donc été envoyées par le ministère mercredi soir… Pour le 1er degré ce ne sont plus 151 suppressions dans l’académie, mais 136… ça patauge à tous les étages de notre administration, et FO a bien fait de ne pas cautionner le CSA départemental de jeudi 29 janvier. La rectrice a aussi envoyé mercredi 28 janvier, un rectificatif alors que le CSA académique s’est réuni lundi ! On passerait de 10 suppressions de postes à 9. La rectrice essaye de faire passer ça en dotation supplémentaires, au final on reste dans le négatif et cela ne change rien à la logique austeritaire puisque si rien n’est fait, il faudra s’attendre à 5 fois plus de fermeture de classes que l’année dernière en moyenne avec l’installation notamment des PAS.
Un véritable plan social !
Cette offensive d’une ampleur inédite contre l’École publique appelle une résistance à la hauteur de l’attaque. Le Premier ministre Lecornu, en recourant à l’article 49-3, outil antidémocratique par excellence, et au terme de tractations politiciennes destinées à éviter la censure, a imposé son budget 2026.
Un budget qui accorde des moyens considérables aux crédits militaires – en hausse de près de 7 milliards d’euros – tout en s’attaquant frontalement à la Sécurité sociale, aux droits des salariés, aux services publics, à l’hôpital public et, tout particulièrement, à l’École publique.
Les dotations en postes, présentées lors du CSA ministériel du 26 janvier, confirment cette orientation brutale. Elles marquent une violence sans précédent contre l’enseignement public : plus de 4000 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée 2026 : 1803 dans le 2nd degré et 2229 dans le 1er degré.
Lors du CSA académique de ce mardi 27 février, la Rectrice a acté la répartition des 151 suppressions de postes dans le premier degré. La Mayenne subira à elle seule 10 suppressions de postes pour la rentrée 2026.
Le SNUDI-FO 53 alerte : à ces 2229 suppressions de postes doivent s’ajouter 1000 postes « réservés » aux PAS (Pôles d’Appui à la Scolarisation). Dans l’académie, la Rectrice vient d’annoncer que ce seront 70 postes qui y seront consacrés aux PAS ! Ces postes serviront à fermer des classes pour alimenter des dispositifs qui remettent en cause les notifications de la MDA et le droit des élèves en situation de handicap à une scolarisation adaptée à leurs besoins. Dans le même temps, le gouvernement annonce la création de seulement 500 postes d’AESH au niveau national, alors même que de nombreux postes existants ne sont pas pourvus en raison de la précarité insupportable de ces emplois.
Le SNUDI-FO 53 ne laissera pas faire !
Ces suppressions massives, auxquelles s’ajoutent les 1000 postes fléchés vers les PAS, viennent s’empiler sur celles de la rentrée 2025, qui avait déjà vu 470 suppressions de postes et entraîné de nombreuses fermetures de classes. En Mayenne, les 3 suppressions de postes en 2025 avaient conduit à la fermeture de 7 classes. Cette année, avec 10 suppressions de postes et l’implantation des PAS, il faut s’attendre à une nouvelle vague de fermetures.
Globalement, le budget Lecornu prépare cinq fois plus de fermetures de classes que l’an dernier, d’autant que le ministre a choisi de reporter les comités sociaux d’administration après les élections municipales.
L’an passé, la mobilisation des personnels avec le SNUDI-FO 53, aux côtés des parents d’élèves et souvent des élus locaux, avait permis de sauver de nombreuses classes. D’ores et déjà, le SNUDI-FO 53 se tient aux côtés des écoles pour organiser la riposte.
Sans attendre les instances de carte scolaire, le SNUDI-FO 53 appelle les professeurs des écoles et les AESH à se réunir avec le syndicat pour préparer la résistance et mettre en échec ce plan de destruction de l’École publique (Dates des prochaines RIS dans le département)
Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’il faudrait au minimum créer 50 postes dans le premier degré en Mayenne pour répondre aux besoins urgents : – des effectifs décents dans toutes les classes, – le remplacement de toutes les absences, – des RASED complets pour des secteurs de 800 élèves maximum, – des enseignants référents en nombre suffisant, – des enseignants spécialisés pour répondre à toutes les notifications de la MDA.
Force est de constater que le gouvernement Lecornu et le ministre Geffray sont à l’opposé total des revendications.
Annulation des suppressions de postes du budget Lecornu ! Abandon des PAS !
La baisse démographique invoquée par le ministère doit, au contraire, permettre une réduction significative des effectifs dans toutes les classes, ainsi que la création des postes de remplaçants et d’enseignants spécialisés à hauteur des besoins réels.
Aux maires du département de la Mayenne, des communes disposant au moins d’une Ecole Publique
Objet : Carte scolaire
Madame la Maire, Monsieur le Maire,
Le SNUDI-FO 53, syndicat majoritaire des écoles publiques de la Mayenne, défend l’école publique en milieu rural. À ce titre, nous nous opposons aux fermetures de classes imposées sous couvert de l’évolution démographique et nous soutenons l’ensemble des demandes d’ouverture formulées avec les enseignants du département.
À l’approche des élections municipales, les opérations de carte scolaire revêtent une sensibilité particulière. Le SNUDI-FO 53 vous rappelle que ces opérations sont strictement encadrées : aucune décision ne peut être prise hors du cadre officiel des instances (CSA, CDEN), et aucune décision de fusion ou regroupement ne peut être prise sans la délibération du conseil municipal.
Par ailleurs, si le gouvernement prévoit dans son budget 2026 la suppression de 1891 postes dans les écoles, ce budget n’a, à ce jour, pas été adopté, et encore moins les répartitions académiques et départementales. Pour mémoire, les 470 suppressions de postes en 2024 avaient entraîné 7 fermetures de classes et 2 fermetures d’écoles dans le département. En France, il y a eu 5000 suppressions de classes en 2024.
Depuis la convention ruralité de 2017*, les intentions du ministère en matière de regroupements et de fusions d’écoles sont claires, et ce sont les communes rurales qui en subissent les premières conséquences. Cette année encore, la pression sur les petites communes s’intensifie.
Depuis plusieurs mois, les autorités administratives locales de l’Éducation nationale, et notamment notre directeur académique, Fabien Audy, s’emploient à anticiper de nombreuses fermetures de classes et d’écoles, en encourageant regroupements de sites et fusions d’écoles.
Pour justifier ces projets, le directeur académique s’appuie sur un protocole d’accord signé entre le ministère de l’Éducation nationale et l’Association des maires de France (AMF). Ce protocole, disponible publiquement, associe les maires aux procédures de fermetures de classes et participe à une territorialisation accrue de l’école publique.
Jusqu’ici, les maires étaient conviés à des réunions avec le directeur académique, les IEN ou la préfecture, sans réelle possibilité de concertation, mais avec toutefois une discussion respectueuse des prérogatives de chacun. Le protocole modifie profondément cette dynamique : le directeur académique anticipe ainsi largement la prochaine carte scolaire en organisant des réunions avec l’ensemble des maires du département, en s’appuyant sur les intercommunalités et les communes nouvelles, susceptibles de priver les maires de leurs compétences scolaires.
*Depuis 2017, près de 150 fermetures de classes ont été prononcées en Mayenne dans les écoles Publiques.
Comme pour la convention ruralité impulsée par l’ancien directeur académique, Monsieur Waleckx, l’objectif est donc clair : « anticiper les fermetures de classes en associant étroitement les maires aux travaux préparatoires de la carte scolaire ». C’est dans cet esprit que, depuis plusieurs mois, les IEN sillonnent le département, invoquant baisse démographique ou plus-value pédagogique, et cela sans concertation avec les enseignants.
Les propos tenus par certains représentants de l’Éducation nationale peuvent surprendre : les petites écoles rurales seraient aujourd’hui présentées comme « dangereuses » pour les enfants ou problématiques pour les conditions de travail des enseignants. Ces arguments sont totalement fallacieux.
On comprend qu’il faut prouver coûte que coûte que l’école communale ne peut plus remplir sa mission. Elle devrait donc disparaître. Par ailleurs, sachez que l’objectif non déclaré est purement économique : au final c’est la récupération de postes qui est visée, contre l’intérêt de nos élèves.
Chacun aura compris qu’il s’agit de ligoter un peu plus les maires et les soumettre à ce qui ressemblera à un chantage permanent : ou bien ils accepteront les propositions de regroupement/fusion et participeront à la destruction de leur école communale ou… on leur imposera les mesures de toutes façons décidées à l’avance. C’est ce que nos responsables administratifs nomment la « co-construction » !
Depuis longtemps, de nombreux élus, en particulier les maires, se mobilisent pour défendre l’école publique de leur commune, aux côtés des parents d’élèves et des personnels. Le SNUDI-FO 53 a toujours été à leurs côtés. A l’instar de la défense de l’hôpital public, c’est cette unité entre usagers, élus et personnels qui a permis, ces dernières années, de faire échec à de nombreuses fermetures pourtant inscrites à l’ordre du jour des CSA. Ce fut le cas pour le RPI de Saint-Georges-sur-Erve et Assé-le-Bérenger, où des fermetures avaient été annoncées aux élus et aux parents par l’IEN, en contradiction avec les textes réglementaires et les règles élémentaires démocratiques. La mobilisation des familles avec le SNUDI-FO, a conduit le directeur académique à reculer.
Le SNUDI-FO 53 demeure profondément attaché au maintien d’une école publique de proximité, garantissant l’égalité d’accès à l’instruction sur tout le territoire, et mettra tout en œuvre pour la défense de ces écoles.
Nous nous tenons à votre disposition pour échanger, vous informer des dispositions réglementaires en vigueur, et vous accompagner. Avec les enseignants que nous représentons, nous resterons à vos côtés et aux côtés des familles pour défendre l’école publique laïque dans vos communes.
Nous vous prions de croire, Madame la Maire, Monsieur le Maire, en l’expression de nos salutations républicaines.
Pour l’administration : M. Audy (DASEN), M. Vauléon (secrétaire général), M. Drault (IEN adjoint au DASEN), M. Michel (IEN ASH), Mme Peltier (IEN Laval 2), Mme Le Meur (IEN Laval 3), M. Letourneux (IEN Laval 4), Mme Rousselin (IEN Laval 6), Mme Bellanger (Cheffe de division PRHAG), M. Trocherie (D3E) La délégation FO (3) : Hélène Colnot, Stève Gaudin, Fabien Orain Autres organisations : FSU (2), CGT (2), UNSA (2)
PV du 28 janvier 2025 et du 6 février
La réglementation prévoit que les PV soient envoyés dans un délai d’un mois aux membres du CSA. En cohérence, la délégation FO s’est abstenue sur ces PV en raison du délai entre la tenue des réunions et le vote.
Votes sur les PV POUR : FSU (2), UNSA (2), CGT (2) Abstention : FO (3)
Carte scolaire
Dernière minute: Sous la pression, et face à la mobilisation, le DASEN renonce à la fermeture de classe à l’école maternelle d’Azé. Le SNUDI-FO 53, était dès ce midi, aux côtés des collègues et des parents pour l’organisation de la défense de l’école et présent dès cet après midi. Bravo aux parents d’élèves mobilisés !
A Ambrières les Vallées, le DASEN annone également l’annulation de la fermeture de classe.
Pour autant, le DASEN nous confirme que ces moyens, pour que la balance soit à l’équilibre, sont pris sur les postes TR.
Après plusieurs échanges et 1 heure de réunion, le DASEN a demandé une suspension de séance et est revenu sur deux situations portées par le SNUDI-FO 53 : Cossé le Vivien élémentaire et Gennes Longuefuye.
Au final, le SNUDI-FO 53 obtient en partie satisfaction sur l’ensemble des situations portées par le syndicat :
– + 0,5 renfort à Saint Germain de Coulamer – + 0,5 renfort le matin à Cosmes – + 0,5 renfort après-midi à Cossé le Vivien élémentaire – + 0,5 renfort le matin au Bourgneuf la Forêt – + 0,5 renfort à Gennes Longuefuyes
Inédit : En cette rentrée, le DASEN décide de retirer le moyen supplémentaire à Beaulieu sur Oudon, et de fermer une classe à Ambrières les Vallées et à Azé Maternelle.
NB : le DASEN maintient la même quotité de décharge de direction à Ambrières les Vallées et Azé Maternelle.
Votes carte scolaire : CONTRE : FO (3), FSU (2), CGT (2), UNSA (1) Abstention : UNSA (1)
Fermer une classe à la rentrée est d’une violence insupportable pour les élèves et les personnels qui ont préparé et organisé l’école pendant des semaines.
Pour Force Ouvrière, les conséquences des budgets d’austérité successifs sont désastreuses pour l’école. Avec le budget Macron/Bayrou l’école publique déjà à l’os, risque d’être totalement démantelée ! L’heure est à la résistance, à la mobilisation, dès le 10 septembre !
Questions diverses FO
Toutes les questions diverses ont été envoyées en amont par FO. Les questions diverses permettent notamment d’aborder des situations, des sujets lors des instances, dès lors qu’elles sont envoyées dans les délais.
1er degré
Balance des postes pour cette rentrée 2025 et à l’issue du CSA.
Réponse du DASEN : balance à l’équilibre
Affectation des IEN dans les circonscriptions : pas de changement
Frais de déplacement RASED : Ces personnels, déjà bien malmenés au regard du manque de moyens et du nombre toujours croissant d’élèves en difficulté à suivre, trop souvent contraints d’avancer les frais relatifs à l’exercice de leur mission, voient désormais les moyens dédiés à leurs déplacements encore réduits. Concrètement, quelles seront les conséquences directes pour nos collègues dans les écoles, et dans quelles mesures ces nouvelles réductions budgétaires vont impacter les conditions de travail de ses personnels ?
Réponse du secrétaire général : reconnaît des “difficultés” et nous assure que les retards ont été comblés. Pour autant, s’il nous assure que l’enveloppe budgétaire sera équivalente cette année, il admet que 2 rallonges financières ont été octroyées l’année dernière, ce qui n’est pas certain cette année. Concernant les modalités de co-voiturage ou de réduction de déplacement, le DASEN nous assure que ce sont des modalités à privilégier mais pas imposées ni obligatoires, et que tous les déplacements seront défrayés. FO invite les personnels RASED à déclarer dès que possible et régulièrement tous leurs déplacements sur DT Chorus.
Envois des suppléances aux TR par SMS : saisis par plusieurs collègues TR qui recevaient des notifications de suppléances par SMS, le SNUDI-FO 53 a interpellé le DASEN (lire notre courrier du 29 août).
Réponse du DASEN : il s’agit d’une mise à jour du logiciel ARIA qui a remis par défaut l’option “envoi par SMS”. Celle-ci a été depuis désactivée il s’agissait d’un oubli.
Réunion plénière des directeurs d’école : le DASEN organise 3 réunions plénières et sollicite les directeurs d’école. Suite à notre interpellation, il nous a répondu en CSA. (lire notre courrier du 29 août).
Réponse du DASEN : il s’agit d’une invitation, personne n’est obligé d’y participer. Il n’y aura aucune prise en charge des frais de déplacement. Concernant la couverture en cas d’accident, le DASEN affirme qu’il s’agit d’un déplacement professionnel et que les collègues qui iraient à cette réunion seront couverts en cas d’accident. FO a demandé à ce que son engagement soit inscrit au PV de la réunion ce qui sera le cas.
Évaluation d’école: FO a souhaité revenir sur un point abordé lors de notre audience de mi-juillet, affirmant que ces évaluations seraient “obligatoires” ! Selon lui, le CEE (conseil d’évaluation de l’école) offre un cadre et un dispositif qu’il peut imposer aux personnels et aux écoles. Il assure que ces injonctions et ses demandes doivent être suivies par les personnels.
Seul FO est intervenu sur ce point lors de ce CSA et pour contredire le DASEN. En effet, si les PE sont soumis à des obligations, celles-ci sont inscrites dans un cadre réglementaire et statutaire qui existe encore. FO a rappelé en CSA que ces évaluations d’écoles ne sont qu’une préconisation du CEE, comité qui n’a qu’un rôle consultatif. Ce même CEE qui indique précisément ; « L’adhésion de l’ensemble de la communauté éducative (directeur, personnels de l’éducation nationale et de la collectivité, élèves, parents, partenaires, représentants de la commune ou de l’intercommunalité travaillant dans l’école) à la démarche d’évaluation de l’école est une condition de réussite en même temps qu’un objectif. » CQFD
La délégation FO a clairement demandé une référence réglementaire au DASEN, qu’il n’a pas été en mesure de nous communiquer. Lors de ce CSA, nous n’avons pu être contredit, ce qui légitime d’autant plus la justesse de notre analyse et de notre position.
FO réaffirme que ces évaluations d’école n’ont aucun caractère obligatoire, et que chaque année, les écoles qui résistent avec le SNUDI-FO 53 sortent du dispositif.
FO a rappelé en CSA son exigence d’abandon de ce dispositif d’évaluation d’école.
Des postes sont-ils restés vacants en cette rentrée ?
Selon le DASEN, aucun poste n’est vacant en collège et lycée dans le département. “Il n’y a pas d’alerte particulière”
Y a-t-il des établissements où les classes dépassent le seuil ?
Selon le DASEN, il n’y a pas de dépassement de seuil.
Pour autant la délégation FO n’a pas manqué de remonter des exemples concrets remontés du terrain : des classes de 2nde à 37 élèves au lycée Lavoisier, des manques en heures de français à Bais, Puech… en histoire géographie à Renazé, en mathématiques à Puech, Jean Rostand, en Physique Chimie à J. Monod, pas de Psy EN à Jean Rostand, pas d’assistantes sociales à De Martonne, J. Monod ou encore J. Rostand, manque d’infirmières scolaires…
Concernant les infirmières scolaires, la délégation FO a rappelé que la Mayenne était le 3ème désert médical et qu’un mayennais sur 3 n’avait pas de médecin traitant. La délégation a indiqué que toujours, sous couvert de redéploiement, de réorganisation, ou de restructuration, ce sont au final moins de moyens, et les personnels qui trinquent.
Pour rappel, FO, avec la CGT en mars dernier s’était fermement opposés à la suppression d’un poste d’infirmière en Mayenne (lire la déclaration FO-CGT 53)
Pour l’administration : M. Audy (DASEN),M. Vauléon (secrétaire général), M. Michel (IEN ASH), Mme Peltier (IEN Laval 2), Mme Le Meur (IEN Laval 3), Mme Bellanger (Cheffe de division PRHAG), M. Trocherie (D3E) Invités : Sandrine Hubert (CPC généraliste – Plan départemental de formation), Anne Müller (CPC équipe numérique), M. Lemesle directeur INSPE Laval La délégation FO : Hélène Colnot, Stève Gaudin, Fabien Orain Autres organisations : FSU (3), CGT (2), UNSA (2)
Votes des PV des CSA-SD des 5 février 2024 et 20 juin 2024
La réglementation prévoit que les PV soient envoyés dans un délai d’un mois aux membres du CSA. La délégation FO s’est donc abstenue sur ces PV en raison du délai entre la tenue des réunions et le vote.
Votes sur les PV POUR : FSU (3), UNSA (2), CGT (2) Abstention : FO (3)
12 TR dédiés à la formation continue + 18 contractuels alternants (pour 12 jours dans l’année)
A ce jour, 6 directeurs partiront en formation initiale direction.
Les formations “école inclusive” seront exclusivement consacrées à l’accompagnement des dispositifs (UEEA, PAS…) ou à la gestion des “situations complexes” (application du protocole inclusion…).
Le DASEN prévoit à nouveau des formations inter catégorielles PE/ATSEM.
Analyse FO : Déjà, en 2018, un décret modifiait les missions des ATSEM, en ajoutant la « mise en œuvre des activités pédagogiques ». Ainsi, ces missions ne relèvent plus exclusivement de l’Éducation nationale, mais peuvent être placées sous l’autorité des collectivités territoriales remettant ainsi en cause le caractère national de l’enseignement. Les formations conjointes ATSEM/PE qui existent depuis 2019 (Loi Blanquer pour une école de la confiance, jardin d’enfants…), ne relèvent plus exclusivement de l’Éducation nationale, mais sont également placées sous l’autorité des collectivités territoriales, ce qui remet en cause le caractère national de l’enseignement. Pour FO, la maternelle, pour rester une école, doit relever des missions d’enseignement assurées par des professeurs des écoles fonctionnaires d’État, assistés des personnels communaux que sont les ATSEM, à raison d’une ATSEM par classe.
Le PDF sera consultable très prochainement (Lettre du jeudi du 3 juillet et/ou ETNA/ressources métier), et les inscriptions via GAIA seront ouvertes du 25 août au 20 septembre.
Intervention FO :
La délégation FO a rappelé, comme chaque année, que la notion d’animation pédagogique obligatoire n’existe toujours pas, et que les formations “institutionnelles”, ne peuvent pas être imposées. Nous n’avons pas été contredits.
Pourtant, le nouveau DASEN voudrait comme ses prédécesseurs, passer aux forceps pour imposer les formations dites “institutionnelles” : constellations PPCR, volets évaluations d’école, École inclusive, valeurs de la République… Désormais avec le volet accompagnement de PPCR (que FO n’a pas signé), les collègues subissent un plan de formation directement issu de la feuille de route du gouvernement Macron.
Le SNUDI-FO 53 est et sera à vos côtés pour faire respecter votre statut. Le syndicat vous rappelle que chaque PE peut déduire 9 heures de ses heures de formation (peu importe qu’elles soient institutionnelles ou non) en participant aux nombreuses Réunions d’Information Syndicale (RIS) organisées chaque année par le syndicat majoritaire du département.
Formation nouveaux programmes : elles sont intégrées aux formations “institutionnelles” plan math et plan français (constellations PPCR).
La délégation FO a rappelé lors de cette réunion du CSA les revendications des collègues : – Le libre choix des 18h d’animations pédagogiques ; – Le libre choix des stages de formation ; – Le caractère strictement facultatif de la co-observation, des visites des CPC, ou de la mise en oeuvre de séances, dans le cadre des constellations PPCR (obtenu par FO et confirmé à nouveau lors de ce CSA) – Le respect de la liberté pédagogique ; – Le respect de nos obligations réglementaires de service ; – Le retrait de PPCR et l’abandon des constellations qui en découlent
La délégation FO est intervenue au sujet des formations ASH. L’année dernière, FO avait pointé le fait que les enseignants spécialisés n’avaient quasiment pas de formations spécifiques sur le PDF. En 2024, répondant à FO, la DASEN avait reconnu que l’offre était effectivement assez “pauvre”. Nous avons été entendus.
La délégation FO a salué l’effort pour organiser des temps de formation en réseau RASED; ULIS/UE qui correspond à une demande du terrain.
La délégation FO, pour l’enseignement spécialisé, a pointé le manque d’accès à des formations « théoriques » en lien avec les pratiques (Exemples : fonctions cognitives, fonctions exécutives, gestions des troubles psychiatriques, TSA, …)
La délégation a rappelé par ailleurs que les inscriptions aux stages “MIN” sont toujours très limitées et que par conséquent, tous les collègues enseignants spécialisés n’auront pas la possibilité d’y participer. Cette année, à ce jour, la note n’est toujours pas parue au BO !
“Le PDF ne correspondant pas ni en termes de moyens (remplacement…), ni au respect de nos obligations statutaires, ni au respect de la liberté pédagogique, FO votera contre.”
VOTES SUR LE PLAN DE FORMATION 2025-2026: ABSTENTION : FSU (3), USNA (2), CGT (2) CONTRE : FO (3)
Questions diverses FO
1- Nous demandons un point “Carte scolaire” pour plusieurs situations:
FO a pu porter les situations des écoles de Moulay, Cosmes, Gennes Longuefuye, La Pellerine, Le Bourgneuf la Forêt et Saint Germain de Coulamer.
Nous obtenons un demi-moyen supplémentaire pour l’école de Moulay; Statu Quo pour les autres écoles.
FO a également demandé à récupérer les moyens utilisés pour les postes ASH 2nd degré (ULIS collège, Lycée et Coordo LP). Le DASEN répond que ce n’est pas possible puisque ce serait selon lui du “provisoire”. Pour FO, ces moyens doivent pouvoir être compensés : nous avons réitéré notre demande.
En complément, le DASEN a confirmé plusieurs éléments :
Augmentation des décharges de direction à : -Bonchamp +0,5 (déjà acté précédemment) -Jules Verne Laval élémentaire +0,08 ETP (1 mercredi sur 2 + 8 jours dans l’année) -Tillion Laval +0,17 ETP (25 jours dans l’année) -Jean de la Fontaine Château-Gontier +0,05 (1 mercredi sur 2 + 4 jours dans l’année)
Le DASEN ne ferme pas à l’école de Deux-Evailles, mais ne s’interdit pas de le faire à la rentrée.
ALERTE – ALERTE !
Le DASEN a initié, dans le cadre de la convention nationale AMF-EN, des groupes de travail qu’il a appelé “l’école de demain”. Joli nom pour un joli projet de démantèlement et de fermetures d’écoles ! En effet, ces GT avec les élus, ont pour objet, de l’aveu même du DASEN, de “repérer et optimiser le maillage des écoles” ! Le DASEN ne s’interdit rien, fermetures, fusions, regroupements, conventions, direction d’école sur plusieurs sites…
Selon lui, il faut “qu’on travaille ensemble” !
FO a été la seule organisation a exprimé clairement son refus de cautionner “l’école de demain” du DASEN, quand d’autres ont affirmé vouloir y participer !
Ce nouveau dispositif, à l’instar de la convention ruralité, va ligoter un peu plus les maires et les soumettre à ce qui ressemblera à un chantage: ou bien ils accepteront les propositions de regroupement/fusion et participeront à la destruction de l’école communale ou… on leur imposera les mesures de toute façon décidées à l’avance. C’est ce qu’on appelle en langage technocratique fleuri la “co-construction” ! L’école communale coûte trop cher, elle pèse trop lourd en postes. L’existence d’un service public d’enseignement proche des élèves et des parents n’est clairement pas à l’ordre du jour, mais ça nous le savions déjà. Il est à espérer que personne ne se laissera duper, cette fois-ci encore, à commencer par les organisations syndicales et les élus. En tout état de cause, FO ne cautionnera pas la disparition des écoles rurales.
2- PES et listes complémentaires
Suite à notre courrier à Madame la Rectrice du 13 juin (Le courrier), est adressé en copie à Monsieur le directeur académique, nous demandons à nouveau l’ouverture des listes complémentaires a minima pour un recrutement similaire à celui de 2024, et leur ré-abondement pour répondre aux besoins dans le département.
Le SG répond à FO que la Rectrice a déjà ouvert un recrutement à hauteur de celui de 2024, listes complémentaires comprises.
La délégation a répondu que c’était inexact puisque la différence est déjà de 7 (275 en 2024 et 268 en 2025 !), et que cela ne suffira pas à pallier le manque de moyens dans les écoles.
3- Comment sera organisée la formation des PES l’année prochaine ? Combien seront à 50% ?
Il y aura 14 PES à temps plein (titulaire du Master MEEF ou justifiant d’une expérience d’au moins 3 ans) et 11 PES à mi-temps. Cette année, ils n’étaient que 3 PES à mi-temps.
Dernière minute / inFO PES Finalement FO apprend, après le CSA, que ce ne seront pas 25 PES recrutés mais seulement 20 ! 3 à mi temps et 17 à temps plein Le SNUDI-FO 53 a demandé le maintien des 25 recrutements prévus initialement
Seulement 3 PEMF sont prévus pour la rentrée. FO a rappelé que même 4 PEMF ne seraient pas suffisants pour répondre aux besoins de formation.
Les PES à temps plein auront 8 jours de formation sur temps de classe, + 2 jours fin août et enfin des journées individualisées en “fonction du parcours” !
La délégation FO a rappelé que les PES avaient tous droit à une formation, et sur le temps de travail, précisant que les 2 jours au mois d’août étaient du temps personnel et donc bénévole.
4- Notre organisation souhaite connaître le nombre de démissions de PE sur cette année scolaire ? Combien de démissions de PES ?
Il y a eu 2 démissions de PE cette année et 1 démission de PES.
5- Suite à l’annonce des résultats CAPPEI, nous sommes saisis par des collègues non satisfaits et qui souhaitent connaître les modalités qui président aux prises de décisions ? Combien de collègues PE ont demandé à partir en formation CAPPEI ? Combien de certifiés ? Combien d’agrégés ? Combien de PLP ?
14 collèges ont demandé à partir en formation CAPPEI et pour rappel, seuls 4 partent en formation, sur support ULIS. Les décisions ont été prises par rapport au parcours ULIS des candidats.
A noter qu’un collègue certifié (PLC) partira également en formation CAPPEI.
La délégation a également interrogé l’IEN ASH sur les VAEP afin de savoir si les enveloppes prévues à l’accompagnement allaient contraindre à un contingentement des candidats. (l’appel à candidature n’est pas encore fait). L’IEN nous assure avoir les moyens d’accompagner tout le monde.
6- Pourriez vous nous indiquer quels IEN seront affectés sur les circonscriptions pour l’année scolaire 2025-2026 ?
Le DASEN nous répond, qu’en théorie, aucun changement n’est prévu pour l’année prochaine.
Pour l’administration : M. Vauléon (secrétaire général, interim de direction académique), M. Drault (IEN adjoint au DASEN), l’ensemble des IEN, Mme Bellanger (Cheffe de division PRHAG), M. Trocherie (D3E) Invités : Sandrine Hubert (CPC généraliste – Plan départemental de formation) La délégation FO : Hélène Colnot, Stève Gaudin, Fabien Orain Autres organisations : FSU (3), CGT (2), UNSA (2)
Il est de tradition au SNUDI-FO de ne pas pas se laisser faire. Si les décisions prises sont basées sur de faux chiffres, injustes ou impactent vos conditions de travail, nous serons à vos côtés pour apporter notre soutien à toutes les mobilisations qui pourront s’organiser avec les parents, les collègues, les personnels des écoles
Les opérations de carte scolaire se déroulent cette année dans une situation pour le moins cocasse. Un nouveau gouvernement, un budget Barnier retoqué, avec ses 4000 suppressions de postes d’enseignants, une DASEN démissionnaire qui a rejoint le cabinet de la ministre Borne… cette même ministre qui soutenait les 4000 suppressions de postes d’enseignants quand le gouvernement Barnier existait encore, mais en annonce l’annulation, puis qui, en catimini, supprime 470 postes dans les écoles, et même 670 puisqu’elle prévoit de préempter 200 postes « en réserve » dont au moins 100 pour généraliser les pôles d’appui à la scolarité (PAS), et qui voudrait reprendre des dizaines de millions de crédit au ministère.
Kafkaïen. Oui, Kafkaïen, et, surtout, à l’image d’un nouveau gouvernement déjà aux abois, qui est confronté à la réalité brutale faisant suite à des années de démantèlement des services publics, des droits sociaux, et qui fait face à la colère exprimée par les salariés qui subissent, en premier lieu la perte abyssale de pouvoir d’achat, et des années de travail supplémentaire pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein.
Le SNUDI-FO 53, syndicat majoritaire des écoles publiques de la Mayenne, constate que, si la mobilisation des personnels et des agents de la Fonction Publique en décembre a permis d’infléchir la politique austéritaire du précédent gouvernement, et notamment l’annulation des 4000 suppressions de postes initialement prévues, les revendications ne sont pas encore toutes entendues ! Non, ces annulations en trompe-l’œil ne permettent pas de satisfaire les besoins urgents !
Le SNUDI-FO 53 estime que 4 retraits d’emploi pour notre département, ce sont 4 suppressions de trop, d’autant qu’il faudrait créer des postes.
Un groupe de travail (GT) carte scolaire s’est réuni le 21 janvier. Lors de ce GT, 28 écoles faisaient l’objet d’une menace de fermeture.
Avant ce GT, en audience, le SNUDI-FO 53 a porté 2 demandes d’ouvertures de classes, et le syndicat obtient ainsi satisfaction pour les écoles d’Hilard et de Badinter élémentaire.
Lors du GT, et entre le GT et ce CSA, le SNUDI-FO 53 est intervenu avec plusieurs écoles (courriers, échanges parents, élus…), écoles qui ne font plus du tout l’objet d’une fermeture (Andouillé maternelle, St Ouen des Toits, Cuillé, La Chapelle au Riboul, Saint Denis d’Anjou, Changé, Saint Berthevin le Lac Maternelle, Martigné sur Mayenne…). Le syndicat se félicite d’avoir obtenu satisfaction pour ces écoles.
7 fermetures de classes pour 2 ouvertures dans les écoles publiques de la Mayenne :
OUVERTURES DE CLASSES ENVISAGÉES (2) : Toutes les ouvertures de classes sont des demandes portées par FO
Laval Hilard (11->12) Laval Badinter (11->12) ULIS TSA (discussion en cours pour une implantation à l’école Jules Ferry Mayenne)
FERMETURES DE CLASSES ENVISAGÉES (7) :
La Bazoge-Montpinçon (4->3) Châlons du Maine (5->4) Bonchamp – Bono Campo (6->5) Forcé (6->5) Loiron (8->7) Mayenne Jules Ferry (9->8) Laval G. Tillion (11->10)
AUTRES MESURES :
½ moyen provisoire à l’école élémentaire de Bonchamp-les-Laval ½ moyen provisoire à l’école élémentaire de Châtres-la-Forêt ½ moyen provisoire à l’école élémentaire de Laval Louis Pergaud ULIS TSA (lieu non connu) 1 ETP pour ULIS TFM Thévalles (support de formation CAPPEI)
Beaulieu Sur Oudon : perte d’un demi moyen supplémentaire (TR) Diminution de décharge PEMF de 0,33 ETP Diminution de décharge sur mission EMI (0,25 ETP) Laval Hilard : perte d’un demi moyen supplémentaire (TRZU) Gennes Longuefuye : perte du moyen supplémentaire (TR) Averton : perte du moyen supplémentaire (TRR)
Laval Badinter maternelle : maintien du demi moyen supplémentaire La Pellerine : maintien du demi moyen supplémentaire Montsurs St Cénéré : maintien du demi moyen supplémentaire Mayenne PMC : maintien du demi moyen supplémentaire Mayenne Paul Eluard : maintien du demi moyen supplémentaire Blandouet St Jean : maintien du demi moyen supplémentaire Gorron : maintien du demi moyen supplémentaire Laval La Senelle : maintien du demi moyen supplémentaire
Tous les syndicats, FO (3), FSU (3), UNSA (2), CGT (2) ont voté unanimement contre les décisions de carte scolaire. En conséquence, un nouveau CSA-SD est prévu jeudi 6 février (matin).
D’ici, là les écoles qui revendiquent l’abandon d’une fermeture, ou l’ouverture d’une classe ou la dépêche d’un moyen supplémentaire, doivent reprendre contact avec le SNUDI-FO 53, qui organise déjà la résistance dans les écoles.
Le SNUDI-FO 53 a rappelé que la totalité des ULIS 2nd degré ont des effectifs qui dépassent les 10 élèves requis, et que c’est également le cas pour plusieurs ULIS du premier degré qui actuellement dépassent les 12 requis, ou sont déjà au maximum, comme à Pergault Laval, à Paul Eluard et Pierre et Marie Curie Mayenne, Germaine Tillion Laval, Port Brillet, Ernée, Bonchamps, Jules Verne Laval, et que l’année prochaine plusieurs seront à 13 comme à Saint Berthevin le Lac, …
Pour autant, ce projet, contraint par l’austérité budgétaire, va laisser des écoles sur le carreau.
Vu les conséquences des non-remplacements, vu les conditions parfois inacceptables de scolarisation, y compris pour des élèves en situation de handicap, non seulement aucune fermeture ne devrait être envisagée, mais ce sont des dizaines de classes et de postes qu’il faudrait ouvrir pour rétablir des conditions d’instruction dans les écoles.
Voici les revendications urgentes que le SNUDI-FO 53 porte à l’issue du CSA : Ouverture d’une classe à l’école de Beaulieu sur Oudon Maintien du ½ moyen CLA et du ½ moyen en renfort à l’école Hilard de Laval Maintien du ½ moyen en renfort sur l’école d’Averton Consolidation des RASED avec la création d’au moins 5 postes (maîtres E et G) Création de 3 postes d’enseignants référents Création de postes de TR pour qu’aucune absence ne soit pas remplacée Annulation des fermetures de classes envisagées
Le SNUDI-FO 53 n’accepte pas ces suppressions de postes d’enseignants et revendique leur annulation immédiate.
Au contraire, FO exige la création de tous les postes nécessaires pour faire baisser les effectifs par classe, les maintenir dans bien des écoles rurales, pour créer le nombre de postes de remplaçants nécessaires, pour reconstituer les RASED, pour créer des postes d’enseignants référents nécessaires : le SNUDI-FO 53 estime à (au moins) 50 les besoins en postes pour notre département (effectifs décents dans les classes, remplacement des absences non-remplacées, RASED complets pour un bassin de 800 élèves maximum, postes d’enseignants référents, postes d’enseignants spécialisés…)
Enfin, le SNUDI-FO 53 revendique également l’abandon de l’Acte 2 de l’Ecole inclusive. Nous demandons au contraire la création de postes d’enseignants spécialisés et de places en établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins ainsi qu’un statut et un vrai salaire pour les AESH.
Bilan formation continue
L’administration a présenté son bilan en matière de formation continue.
Le SNUDI-FO 53 a rappelé ses revendications lors de ce CSA : – Une formation maintenue dans le cadre règlementaire en vigueur, c’est à dire sur le temps de travail, sur 36 semaines ; – Des formations choisies par les collègues, dans un catalogue de formations, qui ne se résument pas à la mise en œuvre de réformes politiques ; – Le libre choix des 18h d’animations pédagogiques ; – Le libre choix des stages de formation ; – Le caractère strictement facultatif de la co-observation, des visites des CPC que ce soit dans le cadre des deux jours de stage imposés ou dans le cadre des constellations PPCR ; – Le respect de la liberté pédagogique ; – Le respect de nos obligations réglementaires de service ; – Le retrait de PPCR ;
Formation CAPPEI La délégation a pointé la baisse continue du nombre de départ en formation CAPPEI, et fait le lien avec le manque de budget, ce qu’a confirmé le secrétaire général de la DSDEN.
Concernant les formations en constellations PPCR Cohérents avec sa position constante, FO a renouvellé son exigence d’abandon définitif du dispositif des constellations PPCR.
Concernant l’appellation « formation institutionnelle » Le SNUDI-FO 53 a déjà fait retirer les termes “obligatoire” “à caractère départemental” ou encore “contrainte”. En effet, ces qualificatifs sous-entendent l’obligation de participer à une formation, ce qui n’est pas réglementaire comme nous le démontrons chaque année. Il en va de même pour le terme “institutionnelle” qui ne peut permettre d’imposer une formation.
Rappel avis FO CSA du 5/02/24 Le CSA-SD 53, réuni le 5 février 2024, demande le respect du décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 qui définit les obligations de service des PE. En ce sens, le CSA-SD 53 demande l’abandon de tout qualificatif apposé aux formations, sous-entendant l’obligation d’y participer, comme c’est le cas avec le qualificatif « contrainte ». Le CSA-SD rappelle que le caractère obligatoire des formations n’existe pas, et demande le respect de la liberté pédagogique des PE. POUR : FO (3), FSU (3), CGT (2), UNSA (2)
Evaluations d’école FO a rappelé son exigence d’abandon de ce dispositif managérial et condamné le lien qui était fait avec le déroulement de carrière et en particulier avec PPCR (rendez-vous de carrière) ce que nos représentants n’ont pas contredits. Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’une quarantaine d’écoles a déjà pris position contre ces évaluations d’écoles. Signez l’appel départemental SNUDI-FO 53 – SnuiPP-FSU 53 – CGT 53
APPEL DES ÉCOLES MAYENNAISES A REFUSER LES ÉVALUATIONS D’ÉCOLES
Les écoles signataires : Juvigné, Michelet Laval, Pommerieux, Craon, Chérancé, Bouchamps les Craon, Marcillé La Ville, Martigné sur Mayenne, Ruillé Froid-Fond, Villiers Charlemagne, Châtillon sur Colmont, Saint Denis d’Anjou élémentaire, Changé, La Selle Craonnaise, Saint Loup du Dorat, Saint Denis de Gastines, Cossé en Champagne, Mézangers, école Alain Laval, Montourtier, Bais, Ballots, Moulay, La Croixille, La Brûlate, Cossé le Vivien Maternelle, la Senelle élémentaire Laval, Congrier, Montaudin, Saint Céneré, Contest, Saint Germain le Guillaume, la Bigottière, RPI Le Ham Loupfougères, Louis Pergaud élémentaire Laval, Saint Hilaire du Maine, Bouessay…
Constatant le peu d’engouement pour les formations ministérielles (école inclusive, valeurs de la république…), nos responsables de la DSDEN 53, à l’instar de ce gouvernement, veulent contraindre les PE à suivre le parcours de formation imposé par le ministre, ce que le SNUDI-FO 53 n’a pas manqué de faire remarquer.
Quant aux obligations de service, FO rappelle que le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 définissait toujours nos obligations de service précises et qu’à ce titre les PE devaient effectuer «18 h consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entre elles, et à de l’animation pédagogique ». Ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire ou à caractère départemental ou encore de formation contrainte.
FO a toujours expliqué et défendu que la notion d’animation « obligatoire » n’existait pas, qu’elle n’a aucune valeur réglementaire, pas plus aujourd’hui que la formation “contrainte”. Chaque année, les responsables administratifs et nos supérieurs hiérarchiques reconnaissent donc la justesse de notre position tout en la « regrettant ». Enfin, le SNUDI-FO 53 est la seule organisation qui depuis des années, permet aux PE déduire 9 heures de leurs 18 heures, en participant à des RIS, nombreuses et organisées sur chaque trimestre. (en savoir plus ?)
Questions diverses FO
RASED : Pour FO, un RASED complet comprend un maître E, un maître G et un PsyEN. Celui-ci doit pouvoir exercer sur un bassin n’excédant pas les 800 élèves. Or, aucun RASED n’a les ressources humaines nécessaires, et leurs zones d’intervention dépassent largement les 800 élèves.
La FNEC-FP FO 53 demande un état des lieux complet des RASED dans le département :
Composition de chaque RASED (à venir)
Nombre d’élèves pour chaque secteur d’intervention et nombre d’élèves suivis par RASED (à venir)
Par ailleurs, la FNEC-FP FO 53 a demandé et obtenu que les postes E, puissent être occupés par des PE sans le CAPPEI.
Inclusion scolaire : La FNEC-FP FO 53 demande un nouvel état des lieux du nombre d’élèves en attente d’une place en structure spécialisée dans le public (IME, ITEP, SEGPA, ULIS…) avec distinction 1er et 2nd degré. De la même façon, pourrions-nous avoir un état des lieux des attentes pour les structures UEMA, UEEA, polyhandicap, etc.?
IME : 54 élèves en attente ITEP : 137 élèves en attente SATED : 16 élèves en attente ULIS : 18 élèves en attente (10 en écoles, 1 en collège et 7 en lycée) SEGPA : 4 élèves en attente UEMA : 0 (gestion de file active) UEEA : 5 élèves en attente UEEAP (polyhandicap) : 0