Nouveau dispositif de formation des enseignants : l’accompagnement selon PPCR !

Nouveau dispositif de formation des enseignants : l’accompagnement selon PPCR !

Lire le compte rendu FO du CTSD formation continue

Le ministère entend modifier en profondeur le système de formation des enseignants. Il est certain que la formation des enseignants est actuellement réduite à peau de chagrin mais s’agirait-il pour le ministre de rétablir enfin une véritable formation continue avec des stages sur temps de classe ? Loin de là…

Par un courrier du 5 mars 2020 aux recteurs et aux IA-DASEN, puis en publiant le « guide pour le Plan Français », le directeur général de l’enseignement scolaire donne les grandes lignes du bouleversement qui s’annonce… et qui n’est autre que la déclinaison de l’accompagnement inscrit dans PPCR.

Un dispositif visant à former les enseignants durant les vacances
Chaque enseignant bénéficierait tous les six ans de cinq jours de formation en français et de cinq jours de formation en mathématiques. Pour ces formations, les enseignants seraient regroupés en groupes de six à huit collègues, groupes appelés « constellations » (sic) et placés sous la direction d’un conseiller pédagogique.

Sur quel temps seraient pris ces cinq jours de formation ? Le ministère répond ainsi : « Le problème du temps de remplacement disponible peut trouver de nouvelles solutions dans la récente possibilité de rémunération de la formation offerte par le décret n°2019-935 du 6 septembre 2019 », décret qui, rappelons-le, permet au ministre d’imposer des formations obligatoires aux enseignants durant les congés !

Et bien sûr, au-delà de ces cinq jours, des « temps informels d’échange » seraient bien sûr possibles…

Une remise en cause de la liberté pédagogique au travers d’un flicage permanent

Il s’agirait d’étudier, de préparer des séances au sein de chaque « constellation » puis d’aller observer les séances dans les classes de chacun des membres de la « constellation » puis de discuter des éléments observés…

Ainsi, alors qu’aujourd’hui seuls les inspecteurs de l’Education Nationale sont fondés à pénétrer dans les classes des personnels, celles-ci deviendraient désormais ouvertes comme des moulins et verraient défiler enseignants et conseillers pédagogiques…

Pour le SNUDI-FO, il est clair que ces « constellations » imposées sont la négation de la liberté pédagogique et visent à mettre les personnels sous un contrôle permanent en utilisant les pires méthodes issues du privé.

Une réforme imposée par PPCR et inscrite dans les futures lignes directrices de gestion « Promotions »

Dès la mise en place de PPCR, le SNUDI-FO avec la FNEC-FP FO avaient alerté les personnels sur les conséquences de l’accompagnement obligatoire des personnels qu’imposait ce protocole.

Ainsi, le décret du 5 mai 2017 (décret PPCR) modifiant les statuts prévoit que « Tout professeur des écoles bénéficie d’un accompagnement continu dans son parcours professionnel. (…) Individuel ou collectif, cet accompagnement répond à une demande des personnels ou à une initiative de l’administration. »

Des méthodes issues du privé et un accroissement de la charge de travail pour les personnels

Le projet de lignes directrices de gestion « promotions et valorisation des parcours professionnels » qui s’appliqueront dès la rentrée prochaine ne fait que confirmer cette orientation dans son paragraphe intitulé « Un accompagnement continu des agents » : Ainsi, « pour exercer pleinement ces missions, les personnels doivent, selon leurs fonctions : (…)
– faire évoluer leurs pratiques professionnelles en tenant compte notamment des évolutions scientifiques, techniques ou sociales pour toujours mieux répondre aux besoins des élèves ;
– et partager leurs expériences entre pairs. »

Il s’agit là de mettre en application l’accompagnement des personnels tout au long de leur carrière, accompagnement qui sera pris en compte dans le cadre de l’évaluation et des promotions.

Ainsi, au sein des « constellations », il s’agirait de « fédérer le groupe » tandis que les conseillers pédagogiques seraient chargés du « management d’équipe » en se présentant comme des « amis critiques » ou des « pairs experts »… N’en jetez plus !

Ces mêmes conseillers pédagogiques, chargés de prendre en charge six « constellations » chaque année, verraient d’ailleurs leur charge de travail sensiblement alourdie.

Pour le SNUDI-FO, le nouveau dispositif de formation, le Plan Français, ne sont ni plus ni moins qu’un système de flicage des enseignants visant à remettre en cause leur liberté pédagogique, à augmenter leur temps de travail et à favoriser leur auto-formation pendant les congés.

CTSD Formation continue du 18.06

CTSD Formation continue du 18.06

Lire la déclaration FNEC-FP FO 53

Ce Comité Technique “Formation continue” fait suite à un Conseil Départemental de Formation Continue organisé le 19 mai 2020.

Ce CTSD étant le dernier de cette année scolaire concernant le premier degré, la FNEC-FP FO est intervenu sur plusieurs sujets d’actualité lors de sa déclaration liminaire.

Quelques éléments essentiels que nous avons rappelés:
1: Épuisement des collègues face à la gestion de la crise COVID dans les écoles.
2: Accélération du désengagement de l’Etat et de la territorialisation de l’école: convention 2S2C, loi fonction directeur…
3: Le plan de formation: Se former sur le temps de congés !

Retour sur le contexte CoviD

Contexte COVID : Monsieur le directeur académique a souhaité dire un mot sur la situation inédite que nous avons vécu ces derniers mois. « Au delà de l’émotion nationale de certains médias à l’endroit des enseignants, l’école de la République a été au RDV de l’épreuve sanitaire qu’a traversé ce pays. On peut être fier de ce qui a été fait sur le département. » Bien évidemment ces propos n’engagent que lui.

Mais à quel prix ? Les personnels exprime tous un ras-le-bol…

FO a rappelé que ces conventions 2S2C, qui doivent permettre «d’assurer localement l’accueil des élèves sur le temps scolaire par d’autres intervenants que leurs professeurs en proposant d’encadrer une activité physique et sportive», s’inscrivent dans la même logique que celle des rythmes scolaires et sa territorialisation de l’école publique: désengagement de l’Etat par le renforcement de l’autonomie des écoles et renvoi de la gestion de celles-ci aux collectivités locales.

Outre l’inégalité de traitement que cela engendrera pour les usagers, tributaires des moyens de la collectivité, cela mettra à mal le statut des enseignants en les plaçant à nouveau dans des situations délicates, puisqu’un peu plus sous la coupe des municipalités.

Dans sa logique budgétaire, permettant le remplacement d’enseignants diplômés par des éducateurs locaux, le ministère délègue ainsi aux collectivités une part de l’enseignement, détruisant un cadre national et affichant par la même occasion, toute la considération qu’il a pour les matières concernées.

Face à la détresse justifiée des directeurs d’école, relayée partout dans la presse, y compris nationale, la seule réponse de l’Etat est une proposition de loi créant une “fonction de directeur” adoptée aujourd’hui en commission parlementaire. Ce projet sera examiné par l’assemblée nationale dès le 22 juin !
Accédant soudainement à certaines de leurs revendications (décharges, indemnités, …), jusque là pourtant systématiquement balayées car soit-disant irréalisables, l’Etat, en trouvant miraculeusement des moyens budgétaires, nous dévoile clairement ses intentions, démontrant à nouveau sa volonté de modifier le statut du directeur d’école, pourtant largement rejeté par les principaux concernés.

Les collègues directeurs, nommés pour une durée déterminée, sous-tutelle de l’IA-DASEN, seront chargés d’appliquer des feuilles de route décidées par ce dernier, servant de relais entre l’administration, les collègues et les collectivités territoriales.

L’Etat profite donc de la souffrance des personnels pour faire passer ses réformes impopulaires de façon opportuniste.

FO : Quelle est la durée de vie des 2S2C ? puisque le protocole sanitaire s’est largement assoupli, il n’a plus lieu d’être ?

Réponse du directeur académique: L’état sera conforme à ses engagements. Dans certaines petites communes, les 2S2C peuvent encore avoir un intérêt pour accueillir la totalité des élèves. C’est ça l’objectif des 2S2C. Le recteur nous a demandé de continuer à signer les conventions si nous en avions… Certaines conventions tomberont d’elles-mêmes, en accord avec les municipalités et les écoles.

Présentation du plan de formation

Éléments de contexte

Monsieur le directeur académique explique que des propositions de formations sont conservées (OFC,APP) mais une nouvelle offre de formation “longue” en Français et en Mathématiques est crée, en sus des formations dans les autres champs disciplinaires.

Il ajoute qu’il faut trouver “un équilibre à double contrainte” : entre des besoins identifiés pour les élèves (répondre à un enjeu, amélioration du niveau des élèves dans les fondamentaux) et l’envie des enseignants à se former. (besoin personnel, évolution de carrière, réorientation, etc…)

Cette année, il y aura quatre types de formations: les formations de type “stage” (sur temps de travail avec remplacement), les formations de type “animations pédagogiques” (18h hors temps de classe), le volet complémentaire (hors 18h) et, nouveauté donc, des formations longues, dites hybrides en plan mathématiques et plan français. (une partie sur temps de travail et une partie -18h- hors temps de classe)

Consulter le plan de formation (provisoire)

Les formations de type stage (sur temps de travail avec remplacement)

Ces formations concernent notamment la formation initiale des PE (INSPE), les formations “statutaires”: départ en formation CAPPEI, CAFIPEMF, formation directeurs, éducation prioritaires, … mais également les liaisons écoles-collèges, les offres de formations collectives (OFC) et les analyses de pratiques entre pairs (APP)

FORMATIONS ASH

Quatre enseignants partent en formation CAPPEI:  1 ULIS, 1 Unité d’Enseignement, 1 classe relais, 1 module d’approfondissement RASED.

Un enseignant partira en formation pour devenir directeur de SEGPA (DDEEAS)

FO: Qu’est ce qui préside au choix des candidats

Les départs en CAPPEI répondent à des besoins et des souhaits des PE mais aussi a des besoins pour l’institution (création d’ULIS, d’unité d’enseignement, départs en retraite de maître G etc…)

Les formations CAPPEI sont des formations assez coûteuses (12 semaines de formation avec frais de repas et de déplacements, remplaçants mobilisés, …) et l’administration est contrainte de faire des choix.

OFFRE DE FORMATION COLLECTIVE – OFC

Ces offres sont relativement plébiscitées par les collègues; elles sont donc reconduites pour cette année.

Année scolaire 2020-2021 : les créneaux OFC disponibles seront connus plus tard, en fonction du nombre de constellations plan maths/français. Les demandes seront étudiées tout au long de l’année. Cette année, une trentaine d’OFC se sont tenues.

ANALYSE DE PRATIQUE ENTRE PAIRS   – APP 

La demande de formation est rédigée par l’enseignant demandeur, en accord avec le directeur de l’école, à partir d’une fiche APP à demander au secrétariat de circonscription. La demande est adressée à l’IEN de circonscription. Elle est élaborée à partir des besoins identifiés par l’enseignant. L’APP sera validée et organisée en fonction des possibilités de remplacement.

Cette année, il y a eu 57 demandes mais certaines ont été annulé du fait de la “crise” COVID et du confinement, ces demandes seront traitées en priorité pour l’an prochain.

FORMATION LONGUE DE TYPE “ PLAN”

C’est la grande nouveauté de cette année. 

Ces formations divisées en “plan mathématiques” et “plan français” sont organisée de façon pluriannuelle sur un cycle de 6 ans en alternance avec les 18h d’animations pédagogiques.

Durant ce cycle de 6 ans, le PE aura donc deux plans espacés de trois ans (une formation intensive en maths et une en français) entrecoupées de deux années où il s’inscrira aux 18h d’animations pédagogiques.

Ces formations longues s’organisent en 30 heures de formation (5 jours) : 12 heures sur temps de classe avec remplacement et 18 heures hors temps de classe (comme pour des animations pédagogiques)

1/3 des enseignants formés par an répartis sur les deux plans. (⅙ en maths; ⅙ en français)

La création de ces “constellations” sera proposée localement : dans les circonscriptions avec le concours des conseillers pédagogiques dont l’un est référent mathématiques  et l’autre référent français.

Projection de l’inspection pour cette année: 52 constellations (32 maths et le 20 en français)

Analyse de FO: L’apparition d’une formation longue a pour objectif de viser une amélioration du niveau en maths et en français. Au terme de ces trois années, tous les collègues PE du département auront dû participer à l’une de ces formations.

A savoir: les 18 heures hors temps de classe pourront se tenir pendant les vacances !

Rappel: Le Ministre a publié le décret 2019-935 du 6 septembre 2019 (ainsi qu’un arrêté) avec effet rétroactif au 1er avril 2019. Ces textes mettent en place une allocation pour rémunérer les enseignants effectuant une formation pendant « les vacances des classes » « à l’initiative de l’autorité compétente ou après [leur] accord ».

Il est donc indiqué explicitement que les personnels pourront être convoqués en stage de formation pendant les vacances, même sans leur accord, pour une durée de 5 jours par an.

En outre, ce décret remet en cause les congés de formation et leur indemnisation à 85% en rémunérant de manière forfaitaire la formation d’une demi-journée à 60€ et d’une journée à 120€. Lors du Comité Technique Ministériel du 12 juin, les organisations syndicales avaient voté unanimement contre ce projet.

Le SNUDI-FO a rappelé qu’il s’opposait à toutes formes de travail imposé sur temps de vacances. Oui à la formation continue sur temps de travail et sur les 36 semaines !

Nous avons également demandé des précisions si le “ratio de PE” à vouloir s’inscrire à ces formations n’était pas atteint; cela implique que des collègues soient contraints d’y participer ?

Monsieur l’IEN adjoint à l’IA répond « qu’il faut créer le désir chez les PE », mais que oui, à terme, l’ensemble des collègues sera obligé de participer.

FO: Les collègues à temps partiel devront-ils participer à l’ensemble de cette formation ?

S’il nous assure de la souplesse, pour Monsieur l’IEN adjoint à l’IA, cette formation nécessite un “engagement” de la part du professeur, engagé dans une démarche de formation. Il y a une sorte de “contrat moral” à finir la formation commencée.

Les collègues pourraient éventuellement récupérer ces heures.

Les animations pédagogiques (18h)

D’une manière générale, notre organisation déplore le manque de choix dans les animations pédagogiques, encore largement “trustées” par le français et les mathématiques. (voir notre déclaration)

Même si l’administration nous assure que ce plan est encore provisoire, la faible représentation de certaines matières pourrait entraver la liberté pédagogique de certains enseignants. Un esprit mal intentionné pourrait même faire le rapprochement avec les 2S2C qui fleurissent en ce moment et dont la pérennité est même appelée des voeux de certains, pouvant potentiellement mettre à mal l’enseignement de certaines disciplines.

A titre d’exemple, seules cinq animations sont possibles en EPS, trois en histoire, deux en sciences… Pour les enseignants déjà spécialisés dans l’ASH, il n’y a même pas une seule animation de proposée!

Fabien Orain, Hélène Colnot, représentants FO 1er degré au CTSD

Conseil départemental de formation du 19.05.20

Conseil départemental de formation du 19.05.20

1-Bilan du Plan de Formation (PDF) 2018-2019 et point sur le PDF en cours.

A noter : Ce conseil de formation remplace celui prévu initialement en mars.

Il débute par 2 points consacrés  au bilan du Plan de formation 2018-2019 et à celui en cours. Il apparait que les demandes pour des OFC (Offres de formation collectives) sont en augmentation. Celles-ci s’avèrent souvent liées à des thématiques concernant le climat scolaire, les élèves à besoin particulier (notamment l’autisme). Comment pourrait-il en être autrement ? Les RASED réduits à peau de chagrin et les conséquences d’une école inclusive à tout prix, placent les enseignants dans des situations complexes, parfois intenables ! Mais la formation seule ne peut pas être une solution satisfaisante et unique.

Par ailleurs, le SNUDI-FO fait remarquer le manque de diversité dans l’offre de formation à caractère départemental : toutes les formations sont axées autour des mathématiques et du français. Le DASEN a répondu qu’il « pouvait partager notre avis » mais que les consignes qu’il recevait étaient de consacrer ces formations à caractère départemental aux fondamentaux. Il abonde même dans le sens du SNUDI-FO en disant qu’il comprenait qu’en tant qu’enseignant, on pouvait vouloir des formations en fonction « de ses propres appétences ».

Dans le bilan fait par l’administration du PDF en cours, la demande d’échanges de pratiques entre pairs a été moins forte que l’an passé, mais le confinement dû à la pandémie de COVID est à mettre en lien avec cette baisse des  demandes.

Il y a également une augmentation des demandes de formations liées à une évolution professionnelle : concours CPE, CAFIPEMF, ASH…

En ce qui concerne les OFC qui n’ont pas pu se tenir, si l’équipe maintient sa demande d’OFC, elle doit le signaler à l’administration, sans formaliser cette demande.

2-Perspectives pour le PDF 2020-2021

Une nouveauté fera son apparition dans le PDF 2020-2021 : l’administration parle de transformation de la formation continue Français/Mathématiques en un plan Français/Mathématiques. Ce plan concernerait 1/3 des enseignants du département (pour 1/6 en Français et pour 1/6 en maths). Il inscrirait les collègues (volontaires) dans une formation de 5 jours (30h). 18h seraient décomptées des 18h d’animations pédagogiques et les 12 autres heures seraient réparties à l’appréciation de l’administration :

  • sur temps de classe et remplacé
  • sur temps de vacances (avec allocation).

Pour défendre ce nouveau projet de formation sur 5 jours, Monsieur l’IEN adjoint au DASEN rapporte aussi une conclusion d’enquête intéressante, à savoir que « les formations intensives sont souvent plus efficaces que les formations perlées ». Nous lui rappelons donc que le SNUDI-FO revendique justement le retour à des propositions de formations longues, sous forme de stage, sur temps de classe et remplacé, car effectivement plus efficientes.

Le SNUDI-FO a rappelé à nouveau que réduire la formation aux seuls champs disciplinaire français/mathématiques allait contre la liberté pédagogique des enseignants, liberté qui participe pourtant de l’intérêt intellectuel de notre métier. Nous avons clairement dénoncé une volonté de formatage des enseignants.

Par ailleurs, nous avons affirmé que notre organisation était tout à fait opposés à des formations organisées pendant les vacances. Les collègues sont demandeurs de formation, mais pas sur n’importe quel temps. Nous continuons de revendiquer que la formation doit être maintenue dans le cadre réglementaire en vigueur, c’est-à-dire sur temps de travail, et bien évidemment sur les 36 semaines. Les précisions du DASEN sur le fait que ces formations sont basées sur le volontariat ne nous rassurent pas, puisque souvent les faits précèdent la loi. Notre crainte est que ces formations sur temps de vacances finissent par faire loi.

3- Formation des PES :

Les PES présents sont intervenus sur la qualité de leur formation et font la remarque qu’elle semble « éloignée des préoccupations du moment » pour les stagiaires et « de leur pratique de classe ». Elle « manque de concret ».  Ils s’interrogent également sur leur titularisation au vu du contexte actuel de pandémie et par conséquent de confinement. Le SNUDI-FO demande la titularisation des PES comme prévue initialement.

Rappel avis CHSCT-ministériel du 21.04 :
Considérant que la carrière des personnels ne saurait être impactée par la crise sanitaire actuelle, considérant que les fonctionnaires-stagiaires ont travaillé comme tous les personnels, faisant preuve comme tous les personnels d’un dévouement sans pareil, malgré les conditions et les incertitudes qui pèsent sur eux, le CHSCT M demande que les titularisations de ces collègues soient prononcées en juillet, sans aucun retard au 1er septembre 2020.
Pour : FO, UNSA
Contre : FSU

M.Drault répond que le calendrier ne sera pas modifié, que les opérations de titularisation se feront au terme de cette année scolaire mais qu’il communiquera de manière officielle sur ce sujet conjointement avec Mme Martin, directrice de l’INSPE.

4- formation CAPPEI 

Une vingtaine de demandes a été effectuée. En ce qui concerne la passation de la certification cette année, l’examen final est reporté à la rentrée prochaine.

Pour le SNUDI-FO 53, Sandra RECHE

Formation pendant les vacances : inacceptable !

Formation pendant les vacances : inacceptable !

Le décret qui prévoit la formation pendant les congés a été publié (Legifrance). Comme nous l’écrivions en mai dernier (lire notre article) des formations pourront être désormais imposées aux PE (jusqu’à 5 jours) par l’employeur. Si le ministère prévoit une allocation pour rémunérer ces formations, cette nouvelle disposition reste inacceptable. Par ailleurs, même sur la base du volontariat cela est discutable car nous connaissons les pressions qui peuvent s’exercer localement par les DASEN et IEN.

Le Ministre a publié le décret 2019-935 du 6 septembre 2019 (ainsi qu’un arrêté) avec effet rétroactif au 1er avril 2019. Ces textes mettent en place une allocation pour rémunérer les enseignants effectuant une formation pendant « les vacances des classes » « à l’initiative de l’autorité compétente ou après [leur] accord ».

Il est donc indiqué explicitement que les personnels pourront être convoqués en stage de formation pendant les vacances, même sans leur accord, pour une durée de 5 jours par an.

En outre, ce décret remet en cause les congés de formation et leur indemnisation à 85% en rémunérant de manière forfaitaire la formation d’une demi-journée à 60€ et d’une journée à 120€.

Lors du Comité Technique Ministériel du 12 juin, les organisations syndicales avaient voté unanimement contre ce projet.

Une nouvelle fois, le gouvernement passe en force et publie ce décret alors que le schéma directeur sur la formation continue est toujours en cours de discussion.

De qui se moque le Ministre quand il prétend d’un côté négocier avec les représentants du personnel l’organisation de la formation continue et de l’autre publier un décret unanimement rejeté qui attaque nos droits à congé ?

La FNEC FP-FO ne peut accepter une telle remise en cause de nos droits à congé et à formation et exige l’abrogation du décret du 6 septembre 2019 et de son arrêté.

La FNEC FP-FO revendique le rétablissement du droit à la formation continue comme droit statutaire défini pour chaque corps, par exemple pour les Professeurs des Ecoles les 36 semaines de formation continue pendant le temps de travail.

La FNEC FP‐FO exige que la formation continue soit maintenue dans le cadre réglementaire actuellement en vigueur c’est‐à‐dire sur le temps de travail devant élèves et revendique que le remplacement soit systématiquement assuré.

La FNEC FP‐FO n’accepte pas ce nouveau passage en force et réaffirme ses revendications :
. NON à la formation continue sur le temps des vacances ;
. OUI à une véritable formation continue, choisie, sur le temps de travail.

CTSD formation continue du 20.06.19

CTSD formation continue du 20.06.19

Le directeur académique a succinctement présenté les quelques changements dans le Plan de Formation pour l’année scolaire à venir.

Rappel : notre compte-rendu du conseil départemental de formation du 5/06/2019


Deux temps de formations « Maternelle » n’apparaissent plus pour l’instant dans le PDF, la volonté affichée est de développer les formations inter-catégorielles, c’est-à-dire d’organiser des temps de formations enseignants en maternelle et les ATSEM, difficile à organiser pour le moment, puisque que les temps de formation pour les ATSEM dépendent de leurs employeurs : les collectivités municipales.

Entendons-nous bien : s’il s’agit de valoriser le travail des ATSEM et de parfaire leur formation, nul ne peut le regretter. Cependant le SNUDI-FO met en lien ce type de formation « inter-catégorielles » avec le décret du 1er mars, relatif aux missions des ATSEM, étape vers la transformation des écoles maternelles en jardin d’éveil. Ce décret prévoit notamment :

« Les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles appartiennent à la communauté éducative. Ils peuvent participer à la mise en œuvre des activités pédagogiques prévues par les enseignants et sous la responsabilité de ces derniers. Ils peuvent également assister les enseignants dans les classes ou établissements accueillant des enfants à besoins éducatifs particuliers. »

Les activités pédagogiques à l’école pourraient donc ne plus relever exclusivement de l’Éducation nationale, mais pourraient être placées sous l’autorité des collectivités territoriales remettant en cause le caractère national de l’enseignement.
Tout est donc prêt pour que des personnels non enseignants hors Éducation nationale puissent suppléer ceux-ci.
Parallèlement, la circulaire prévoit de «  Qualifier les enseignants » débutant en maternelle ou nouvellement nommés. Avec un tel dispositif, demain la qualification d’un PE en maternelle dépendra de la formation conjointe ATSEM/PE.


Dans la rubrique APP (analyse des pratiques entre pairs) ; il y aura la possibilité de demander des APP-ASH, et plus largement sur les problématiques d’inclusion en classe.


L’ensemble des syndicats reconnait une réelle difficulté pour les collègues d’asseoir leur autorité en classe, notamment avec des élèves à besoin(s) éducatif(s) particulier(s) en situation de handicap ou non. Le directeur académique s’engage à soutenir les collègues qui seront demandeurs de formation autour de ces problématiques, et ajoute qu’ils pourront tous être inscrits et remplacés pour assister aux temps de formations proposés.

Deux journées de formation sur la gestion des comportements difficiles à l’école seront organisées par l’administration et dirigé par Frédéric Benoist et Mme Mouraud, chargé de la mission « climat scolaire »

Pour le SNUDI-FO les problématiques en lien avec l’inclusion scolaire systématique ne devraient pas seulement être traitées dans le cadre de formation, mais bien dans le cadre de la prise en charge des élèves à besoins, avec la création de postes RASED, le maintien et le développement des classes spécialisées, et le départ en formation d’enseignants spécialisés…

– En lien avec la circulaire de rentrée ministérielle, un appel à candidature va être lancé pour recruter un référent maternelle qui accompagnera prioritairement les T1,T2, T3 et enseignants du primaire qui arrivent sur un poste en maternelle. L’objectif affiché est de permettre à ces enseignants de bénéficier de temps de regroupement entre pairs et de visites en classe. Une trentaine de collègues pourront être concernés, avec inscription individuelle sur GAIA.

FO a demandé s’il s’agissait d’un public désigné et si ces temps de formation étaient « obligatoires ». Le DASEN a répondu que cette proposition de formation ne devait pas être vécue comme une injonction, et qu’il fallait tendre à une « co-adhésion des participants ».


FO a demandé si les jeunes collègues affectés sur des postes spécialisés (SEGPA, ULIS…) bénéficieront de temps de formation l’année prochaine. Le DASEN est resté ouvert à la discussion, en explicitant que des temps de formation étaient à penser, notamment dans le cadre des PIAL. FO rappelle sa revendication d’abandon des expérimentations PIAL.


Concernant les AESH, le recteur a annoncé l’augmentation de 40% du volume horaire du PAF (sur le plan académique) de nos collègues. Les 60 heures de formation « adaptation à l’emploi » est maintenue.


A propos des animations pédagogiques « à caractère départemental », seul FO rappelle en séance que la seule obligation est le volume horaire (à savoir 18 heures) et ne peut porter sur les contenus, conformément à la réglementation en vigueur. Comme chaque année, le silence du DASEN à ce propos nous donne raison, tout comme le nombre de collègues qui sur les conseils du SNUDI-FO peut ne participer qu’à des animations choisies en dehors de celles dites « à caractère départemental ». FO rappelle qu’aucune pression ne devrait être exercée dans ce cadre et que ce type d’injonction pourrait être vécu comme une forme d’autoritarisme. Par ailleurs, le SNUDI-FO de la Mayenne indique à nouveau que chacun peut participer à 9h de RIS (réunion d’information syndicale) déductible des animations pédagogiques choisies ! (RIS du SNUDI-FO 53)


Cette année, 36 collègues ont bénéficié, à leurs demandes, d’une OFC (offre de formation collective).

Une cinquantaine de collègues ont participé aux APP (analyse des pratiques entre pairs) 


FO a demandé s’il était prévu un temps de formation pour les écoles accueillant nouvellement un T2R ou TRZU. Le DASEN est d’accord pour réfléchir à un temps de formation pour ces collègues.


Hélène Colnot, représentante au CTSD

Conseil départemental de formation du 5.06.19

Conseil départemental de formation du 5.06.19

Etaient présents : M. Favriou (CPC EPS), Mme Hubert (CPAIEN), M. Drault (IEN), M. Walecks (DASEN), M. Mauger (Secrétaire Général), Mme Levecq (GRH-AG), Mme Bellanger, Mme Martin (Directrice EPSE), M. Cremet (Formateur ESPE), M. Delogé (Formateur ESPE), Mme Gerolami (Directrice Ecole Application), M. Caro (CPC), M. Planchais (SNUIPP), M. Camus-Potier (UNSA), Mme Rèche (SNUDI-FO), 2 représentantes PES, une psychologue scolaire.

M. Walecks a  présenté dans un premier temps  les différentes offres de formation proposées pour l’année scolaire 2019-2020. Il y a les formations pendant lesquelles les collègues sont remplacés (Formations statutaires, liaison école/collège, une partie de la formation liée au Plan Villani-Torossian, Analyse de Pratique entre Pairs, formations départementales à public désigné…). Celles-ci sont liées à des postes précis ou des projets portés par une école, ou même des projets personnels (comme l’APP).

Concernant les animations pédagogiques, le SNUDI-FO a réaffirmé le caractère non-obligatoire des animations départementales, ce qu’a nié l’administration. Le DASEN affirme même qu’il peut supprimer totalement le volet des animations pédagogiques optionnelles afin que tous les professeurs suivent celles à caractère départemental. Le SNUDI-FO rappelle que seules les 18h sont obligatoires, indistinctement de « l’appellation » de l’animation pédagogique.

Le SNUDI-FO a réaffirmé  que les animations optionnelles sont dans le cadre des 18h de formation, et qu’aucun enseignant ne peut être contraint de faire 18h de formation mathématiques/français ce que l’administration ne peut nier.

En ce qui concerne le volet complémentaire, ce sont des animations proposées hors 18h, sur le temps personnel des collègues. Ces formations sont donc hors temps de travail, le week-end, après la classe, ou même pendant les vacances scolaires. Le DASEN se félicite de l’existence de ce volet, en argumentant qu’il permet de reconnaitre les efforts de formation que les enseignants font sur leur temps personnel (l’ordre de mission permettant un remboursement des frais de transport notamment permettrait une reconnaissance de cette formation sur temps personnel). A cela, les représentants du SNUDI-FO et du SNUIPP ont répondu avec force que la formation des enseignants ne pouvait se faire hors du cadre légal du temps de travail. L’employeur doit pouvoir fournir une offre suffisamment riche à tous les personnels sur temps de travail. Le DASEN considère que cette vue est rétrograde et caricaturale.

Le SNUDI-FO réaffirme ses revendications :

Non à la formation continue sur le temps de vacances (car même si pour l’instant c’est sur la base du volontariat, on sait d’ores et déjà que des pressions vont pouvoir s’exercer sur les personnels).

Oui à une véritable formation continue, choisie, sur le temps de travail.

Dernière minute: La formation obligatoire dans le cadre de l’évaluation PPCR sur les congés, est une disposition inscrite dans le projet de décret du ministre Blanquer qui sera présenté au prochain CTM. Cela est à mettre en lien avec l’insistance du DASEN à vouloir valoriser la formation pendant les vacances notamment avec le CV iprof et les évaluations PPCR.

Formation pendant les vacances

Formation pendant les vacances

Le ministère veut mettre en place des formations
obligatoires sur le temps des vacances !
Inacceptable pour FO !

Lors d’un groupe de travail le 3 avril, la direction générale des ressources humaines (DGRH) a indiqué la volonté du ministre d’ouvrir par un nouveau décret la possibilité d’organiser de la formation continue sur le temps des vacances.
La DGRH a indiqué que suite à la mise en oeuvre de la spécialité numérique et informatique, il y avait un nouveau besoin et que les modalités actuelles d’organisation de la formation continue ne permettaient pas d’y répondre.
Le ministre envisage donc un décret qui permettra de proposer des formations, rémunérées, sur le temps des petites vacances. Cela pourra être de la formation à l’initiative de l’institution (pas plus de 5 jours) ou à la demande de l’enseignant.
La délégation de la FNEC FP‐FO s’est opposée au principe de la formation pendant les vacances et a précisé que même si cela reposait sur le volontariat (ce qui n’était de toute façon pas la proposition du ministre), on connaissait les pressions qui pourraient s’exercer sur les personnels.
La FNEC FP‐FO a donc exigé que la formation continue soit maintenue dans le cadre réglementaire actuellement en vigueur c’est‐à‐dire sur le temps de travail devant élèves et revendique que le remplacement soit systématiquement assuré.
La DGRH a répondu que le projet de décret serait maintenu car il y avait un besoin. La FNEC FP‐FO n’accepte pas ce nouveau passage en force et réaffirme ses revendications :
. NON à la formation continue sur le temps des vacances ;
. OUI à une véritable formation continue, choisie, sur le temps de travail.

Archives formation

Archives formation

En application du décret 447 du 28.05.1982 et de la circulaire n° 2014-120 du 16.09.2014 des Réunions d’Information Syndicale (RIS) sont organisées pendant le temps de travail (9 h par an dont 3h pendant le temps d’enseignement) Participez aux RIS du SNUDI-FO organisées dans tout le département mayennais et déduisez ce temps de vos animations pédagogiques que vous choisirez. Pour connaitre toutes les dates des RIS c’est par ICI !


Les enseignants sont les mieux à même de connaître leurs besoins en formation !

Le Ministre de l’Education Nationale a décidé d’imposer les thèmes des animations pédagogiques sur le bloc de nos 18H. Les thèmes : le français et les mathématiques.

En réalité, il ne s’agit pas d’un texte réglementaire officiel mais d’un courrier de la DGESCO aux recteurs, IA, IENA et IEN…

… qui indique que « les 18 h d’animation pédagogique et de formation continue prévues dans les ORS des PE seront obligatoirement centrées sur des actions dédiées à l’enseignement de la lecture, de l’écriture et des mathématiques (…) » selon des volumes de 9 h pour le français et 9 h pour les mathématiques, sur des sujets définis précisément pour chaque cycle.

Ainsi, ce courrier vise à contraindre chaque enseignant à participer à des animations en n’ayant plus aucune liberté de choix. L’ensemble des animations pédagogiques seraient prédéterminées par le niveau de classe occupé pendant l’année scolaire.

Quid des autres matières… Quid de ce que vont décider les IEN pour les collègues à cheval sur plusieurs cycles… Quid des remplaçants…

En Mayenne, cela se traduit par l’inscription d’office des collègues à des mercredis entiers ET possibilités de s’inscrire à des animations pédagogiques “facultatives” en plus des 18h ! Les collègues remplaçants se voient imposer des animations. Or, comme vous le savez, nous avons toujours expliqué et défendu que la notion d’animation “obligatoire” n’existait pas, qu’elle n’avait aucune valeur réglementaire. C’est ce qu’avaient reconnus les IEN, et la terminologie avait évolué passant de « obligatoire » à « à caractère départemental ».

Le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 définissant nos obligations de service précise que nous devons effectuer «18 h consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entre elles, et à de l’animation pédagogique ». Ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire ou à caractère départemental. Les PE sont libres de choisir comment ils effectuent ces 18 h.

Nous continuons à le défendre.

Pour le SNUDI-FO 53, les enseignants sont les mieux à même de savoir de quelles formations ils ont besoin : peut-être en français, peut-être en mathématiques mais pas uniquement !

“…concertation avec les équipes pédagogiques des écoles pour fixer les conférences pédagogiques soit après la classe, soit le mercredi…”

C’est ce qu’indique la note de service n° 91-133 du 11 juin 1991 : ainsi, les IEN ne peuvent fixer de conférences pédagogiques après la classe ou le mercredi “qu’après concertation avec les équipes pédagogiques des écoles” !

Le SNUDI-FO 53 invite tous les enseignants du département à s’inscrire aux animations pédagogiques de leur choix, optionnelles ou à caractère départemental. Vous pouvez, par exemple, vous inscrire à 18 heures d’animation pédagogique optionnelle et n’aller à aucune animation à caractère départemental, cela ne peut vous être reproché. Vous pouvez participer à 9 heures de réunions d’information syndicale (RIS) et les déduire des animations pédagogiques que vous choisirez !

Le plan de formation : http://cic-lavaladjoint-ia53.ac-nantes.fr/plan_de_formation/PDF/

Inscription GAIA : Iprof (espace ARENA) / gestion des personnels / GAIA – accès individuel


18.01.17

La notion d’animation pédagogique obligatoire n’existe pas !

Le SNUDI-FO 53 a interpellé le DASEN à propos des animations pédagogiques, dites « obligatoires » (lire le courrier). Les IEN ont reconnu qu’aucune animation pédagogique ne pouvait être imposée à un enseignant. Les responsables administratifs et nos supérieurs hiérarchiques reconnaissent donc la justesse de notre position tout en la « regrettant ».Saisissez le SNUDI-FO en cas de pression !


22.09.16

Une animation pédagogique pendant les vacances ?

Les collègues de Laval 6, ont failli suffoquer en consultant le plan de formation pour l’année scolaire 2016-2017. En effet, une animation pédagogique était placée le mercredi 19 octobre, après-midi; jour de congé ! Après avoir interpellé par écrit Mme Adam, nouvelle Inspectrice de la circonscription Laval 6, cette dernière nous a assuré qu’il s’agissait bien d’une erreur de calendrier et que les formations des C2 et C3 sur les nouveaux programmes prévus les 05 et 19 octobre ont été déplacées aux 07 et 14 décembre. (Les congés de la Toussaint débuteront bien le 19 octobre à la fin des cours !) Il s’agissait donc visiblement d’une erreur. Nous remercions Madame l’Inspectrice d’avoir été attentive à nos remarques.

Rappelons, que la notion d’animation pédagogique « obligatoire » n’existe pas réglementairement ! Comme l’a rappelé le cabinet du ministre au SNUDI FO lors d’une audience en septembre 2012, aucun IEN ne peut imposer l’inscription à une animation en justifiant une date, un thème ou un niveau. Les enseignants sont libres de choisir leur animation pédagogique de la PS au CM2 quel que soit le niveau enseigné. Nous avons écrit au DASEN pour lui rappeler la réglementation.

Le ministère a déjà confirmé en 2012 que la notion d’ « animation pédagogique obligatoire n’existe pas ». Le ministère a confirmé donc ce que le SNUDI-FO 53 rappelle à la hiérarchie.

Aucun enseignant ne peut être contraint de s’inscrire ou d’être inscrit à une animation pédagogique qu’il n’a pas choisie. Les personnels peuvent également déduire les heures de réunions d’informations syndicales* (RIS) de toutes heures d’animations pédagogiques, y compris celles présentées comme « obligatoires » par les IEN de circonscriptions.


La notion d’animation pédagogique obligatoire n’existe pas

De nombreux collègues sont mis dans l’obligation d’assister à des animations pédagogiques en s’apercevant qu’ils sont inscrits d’office à des animations à l’ouverture des serveurs de circonscription. Ces animations, pour la plupart, sont à public ciblé. Le décret régissant le nombre d’heures d’animation ne mentionne aucune référence à des heures obligatoires.

Comme l’a rappelé le cabinet du ministre au SNUDI FO lors d’une audience en septembre 2012, aucun IEN ne peut imposer l’inscription à une animation en justifiant une date, un thème ou un niveau. Les enseignants sont libres de choisir leur animation pédagogique de la PS au CM2 quel que soit le niveau enseigné.

Le mardi 25 septembre 2012, une délégation du SNUDI FO a été reçue au ministère. Le conseiller social du ministre a confirmé que la notion d’ « animation pédagogique obligatoire n’existe pas ». Le ministère confirme donc ce que le SNUDI FO 53 a déjà rappelé au DASEN de l’époque.

Les personnels inscrits d’office à des animations pédagogiques qu’ils n’ont pas choisies.

Le SNUDI-FO 53 s’adresse par courrier au DASEN de la Mayenne pour lui rappeler que « le seul décret qui définit les obligations de service des enseignants du 1er degré (décret du 30 juillet 2008 paru au BO n° 32 du 28 août 2008) ne mentionne aucune référence à des heures « obligatoires » d’animations pédagogiques ou à d’autres qui seraient « optionnelles ».

Il ne peut donc pas y avoir d’animation pédagogique obligatoire ni par la date (les enseignants doivent pouvoir choisir entre le mercredi, le samedi ou un autre moment…), ni par le niveau de classe. Les enseignants doivent pouvoir se former de la PS au CM2 quel que soit leur niveau de classe. La seule obligation pour un enseignant est de pouvoir s’inscrire à 18 heures d’animations pédagogiques ».

Aucun enseignant ne peut être contraint de s’inscrire ou d’être inscrit à une animation pédagogique qu’il n’a pas choisie. Les personnels peuvent également déduire les heures de réunions d’informations syndicales de toutes heures d’animations pédagogiques, y compris celles présentées comme « obligatoires » par les IEN de circonscriptions.

En cas de pression ou pour toutes informations complémentaires, contactez le SNUDI-FO 53 qui écrira aux IEN pour leur rappeler les textes.

Les IEN ne peuvent fixer de conférences pédagogiques après la classe ou le mercredi “qu’après concertation avec les équipes pédagogiques des écoles” (Note de service n°91-133 du 11.06.91 – BO n° 26 du 4.07.91). Toute réunion officielle doit être convoquée avec un ordre de mission couvrant le fonctionnaire en cas d’accident de trajet. Les animations pédagogiques sont des journées de formation : il n’y a ensuite aucune obligation de rédiger un compte-rendu ou de répondre à un questionnaire quelconque.

Le SNUDI-FO, comme chaque année, appelle tous les enseignants à refuser de se déplacer sans convocation nominale ouvrant droit à un éventuel remboursement des frais de déplacement et couvrant un potentiel accident de trajet.

C’est notre droit… et il n’est pas respecté depuis trop longtemps !

La section du SNUDI FO du Gard avait déposé le 5 avril 1997 un recours en contentieux devant le Tribunal administratif contre le ministre de l’Éducation Nationale.

Le 10 avril 2003, le Tribunal Administratif donnait raison au SNUDI FO en ces termes :

« L’agent appelé à se déplacer pour les besoins du service hors de sa résidence administrative (école) et hors de sa résidence familiale (domicile) peut prétendre à la prise en charge des frais de transport et éventuellement à des frais supplémentaires de nourriture et de logement selon la durée réelle du déplacement (art.5 du décret n°90-437 du 28 mai 1990). Tel est le cas des enseignants du premier degré participant à des conférences pédagogiques. » Tribunal administratif de Montpellier.

Si les 18 heures d’animations pédagogiques font partie de nos obligations de service, nous sommes bien « appelés à nous déplacer pour les besoins du service ».

Budget en baisse ou pas, nous avons des droits : faisons-les respecter ensemble avant qu’ils ne disparaissent tous !


CTSD

Formation continue

Vendredi 27 mai se tenait un CTSD « formation continue ».
M. Waleckx, DASEN de la Mayenne: « Oui les enseignants peuvent se former sur leur temps libre, durant les week-ends et pendant les vacances. » Chacun appréciera !

LA DÉCLARATION FO AU CTSD

COMPTE-RENDU FO


Formation M@gistere:

Cette formation n’est pas obligatoire:

Vendredi dernier, sur proposition de FO, le CHSCT de la Mayenne a adopté à l’unanimité, un avis sur M@gistere.

>Lire l’avis proposé par la FNEC-FP FO 53, en CHSCT départemental<

>Lire notre analyse M@gistere<

Voici la réponse de l’administration à ce propos:

Étant donné qu’il est laissé liberté d’action aux acteurs locaux de la formation, la DASEN estime que le choix est laissé aux académies et précise que l’académie de Nantes s’est inscrit dans ce dispositif. Elle indique qu’à partir du moment où le temps de formation est décompté des 108 heures, la participation à M@gistere est obligatoire. Elle nous confirme que ces participations ne font l’objet d’aucune convocation, avant de conclure: « les enseignants se forment désormais quand ils le souhaitent, à partir du lieu de leur choix, pour la partie formation en ligne ».

Notre analyse:

La réponse de l’administration, si tant est qu’elle réponde en partie à l’avis du CHSCT-D, précise bien que c’est la participation qui est obligatoire; nous ajoutons que c’est uniquement si nous y sommes inscrit. Néanmoins, nous vous invitons à la plus grande prudence. Le nouveau DASEN affirme que des enseignants qui ne se seraient pas connectés devront rendre des comptes (Alors même qu’il indique vouloir travailler dans un climat de confiance !). Nous lui avons rappelé la réponse du ministère à ce propos, nous lui avons indiqué qu’aucune sanction ne devrait être engagée, et que l’information administrative transmise à l’IEN par les formateurs, est uniquement la participation ou non à ce dispositif. En aucun cas vous ne pouvez être sanctionné. Nous sommes convaincus de la dangerosité de ce dispositif d’austérité (la raison principale n’est elle pas de faire des économies) qui contraint la liberté pédagogique et incite les IEN à « faire le lien entre l’activité de formation et les effets dans la classe. » Nous continuons de revendiquer l’abandon de ce dispositif.

En cas de problème, contactez-nous.

MAGISTERe_RISSO

Mai 2015:
Depuis plus d’un an, FO n’a cessé de dénoncer la plate-forme M@gistère et ses méfaits :

Lire >ICI< notre analyse.

A l’initiative de notre fédération, le CHS-CT Ministériel du 12 mars 2015 a adopté un avis unanime (FO, FSU, UNSA) demandant que la formation M@gistère ait lieu sur la base du volontariat : «le CHS-CT ministériel demande que celle-ci (la formation M@gistère) n’ait lieu que sur la base du volontariat et qu’aucune sanction ne soit engagée à l’encontre des collègues qui ne veulent pas entrer dans le dispositif et qu’une véritable formation soit mise en place».

Lors du CHSCT-D de la Mayenne du 25 juin dernier, nous avons mis ce point à l’ordre du jour et interpellé la DASEN à ce propos. Nous avons exigé que l’utilisation de M@gistère ne puisse se faire uniquement sur la base du volontariat.

Aujourd’hui, c’est la DGRH qui confirme à son tour le caractère facultatif de M@gistère…

Après le courrier en date du 16 juin qui confirmait que: «le recours à ce dispositif technique ne revêt aucun caractère obligatoire», c’est au tour de la DGRH qui écrit le 31 juillet « la plate-forme dénommée Magistère » est «mis à la disposition des académies».

et précise que la formation à distance ne peut faire l’objet d’aucune convocation de l’administration

Elle ajoute que les académies «conservent la liberté de recourir à un autre type de dispositif…». Magistère n’est donc pas une plate-forme obligatoire !

De plus, la DGRH est amenée à préciser à propos des 9 heures de formation à distance «Les enseignants se forment quand ils le souhaitent et à partir du lieu de leur choix pour la partie en ligne» .

Ainsi, la formation à distance ne peut faire l’objet d’aucune convocation de l’administration pour effectuer cette formation dans l’école, dans les locaux de la circonscription ou dans tout autre lieu imposé.

Le SNUDI-FO enregistre ces premiers reculs qui doivent conduire le ministère à abandonner ce dispositif.

Nous revendiquons :

– L’abandon de ces auto-formations, à commencer par M@gistère.
– Qu’aucun PE ne soit contraint d’utiliser M@gistère et de suivre une auto-formation.

En cas de problème, contactez-nous.


12.05.2015

UN NOUVEAU CAFIPEMF

Le Conseil supérieur de l’éducation a examiné le 10 avril un décret portant création de formateur académique et des modifications du CAFIPEMF, (certification pour devenir maître-formateur), pour une
application dès la rentrée 2015/2016.

Lire ICI l’analyse du SNUDI-FO


12.05.2015

M@gistère

« formation » à distance et m@gistère

magistere2

LE FIL A LA PATTE:

pdf-icon

l’analyse du SNUDI-FO 53


Communiqué national janvier 2015

LES CHS-CT DOIVENT ÊTRE SAISIS…

LE DISPOSITIF SUSPENDU

La formation ne correspond pas aux attentes
et aux besoins des enseignants

C’est la confiscation de la formation continue des enseignants par le ministère pour imposer une pédagogie officielle. Le libre choix des enseignants de choisir sa formation disparait : finies les animations qu’on voulait faire dans des niveaux différents de celui de la classe dans laquelle on enseigne, fini le choix des disciplines, finies les échanges entre collègues pour échanger nos compétences…

Elle met en place un dispositif d’auto évaluation

Avec ce dispositif, des enseignants sont sommés de préparer des séances types rendues publiques, qui débouche sur des critiques publiques et une auto-évaluation, non prévue par la réglementation, très éloignée de l’objectif de formation affiché.

Le ministère entend utiliser M@gistère comme un nouveau moyen d’évaluation des PE. Il est en effet prévu « un suivi et une validation des acquis » de la formation et « l’IEN doit faire le lien entre l’activité de formation et les effets dans la classe ». Nul ne doute que l’IEN se servira de l’auto-évaluation pour le rapport d’inspection.

L’absence de confidentialité lors des connexions internet
est une nouvelle pression exercée sur les enseignants

L’affichage du nom du collègue, le temps écoulé depuis sa dernière connexion, les messages qu’il écrit distribués dans les boîtes professionnelles des autres collègues… autant de pressions portent atteinte à la liberté pédagogique individuelle des Professeurs des Ecoles reconnue dans le statut. Autant de situations qui peuvent culpabiliser et fragiliser certains enseignants.

M@gistère impose des heures de travail informel non comptabilisées

Par ailleurs, en fonction des compétences des uns et des autres en TICE, le parcours peut s’avérer bien plus long que les 9 heures prévues dans le module. De plus, les enseignants sont convoqués de plus en plus fréquemment à des réunions concernant l’utilisation de M@gistère. Il en résulte un allongement du temps de travail en dehors du temps imparti par la circulaire de février 2013 sur les 108 heures.

Le SNUDI-FO s’adresse à la ministre pour demander la suspension immédiate de la mise en place de M@gistère.


Le SNUDI-FO demande que les CHSCT à tous les niveaux soient saisis. Il invite les syndicats départementaux à intervenir en ce sens auprès des autorités académiques.


CTSD du 17 mai sur la formation continue 2013-2014
FORMATION OU FORMATAGE ?

Comme à son habitude, la DASEN a trouvé que tout allait bien.
Certes, il n’y a plus que 4 pauvres petits stages sur lesquels les collègues vont pouvoir « candidater », les autres étant TOUS des stages institutionnels à publics désignés ; certes, il n’y a rien de prévu pour l’ASH ; certes, la « formation » proposée aux candidats au CAPA-SH se résume à 12 heures hors temps de service contre 400 heures sur temps de travailil y a peu ; certes, les animations pédagogiques sont ramenées à 9h puisque désormais, les 9 autres heures seront à distance et donc gérées de façon autonome ; certes, la situation au niveau des concours 2013 n’étant pas à ce jour arrêtée, on est incapable de savoir exactement de combien de jeunes en formation on disposera et donc de combien de semaines de stages on pourra disposer (hors titulaires remplaçants) ; certes l’implication des actuels profs d’IUFM est plus qu’incertaine dans le nouveau dispositif des ESPE (voir plus bas)…. Mais tout va bien ! Comme le dit la DASEN : « La formation à distance existe dans d’autres secteurs et a fait la preuve de son efficacité. La présence continuelle de formateurs n’est pas forcément facteur de qualité. » Et son absence permet de grosses économies…!
Certains se rappelleront, sur ce sujet comme sur d’autres, hélas, les propos d’un homme qui se jette du 18ème étage et qui se dit pendant sa chute « Jusque là, tout va bien. »

Intéressante mise au point du responsable du site lavallois de l’IUFM, au sujet de la mise en place des ESPE qui se substitueront aux IUFM dès septembre : « De nombreuses réunions ont eu lieu. La situation reste confuse et surtout, un sujet n’est pas réglé : celui du volet financier. Les ESPE vont être à la charge des universités (Le Mans, Angers Nantes, pour notre académie) qui n’entendent prendre en charge qu’une formation M2. Elles n’entendent pas prendre en charge la formation continue. Ce dossier fait l’objet actuellement de négociations étroites avec le ministère et devrait aboutir à la signature de conventions. Mais pour l’instant, on reste dans le flou. »
On pourra lire également la déclaration ce jour du Président de la conférence des directeurs d’IUFM sur la mise en place des ESPE. NousVousIls ICI


CTSD du 17 mai – suite : animations pédagogiques 2013-2014
QUAND AURONT-ELLES LIEU ?

Compte-tenu des calendriers différents sur le département, la question se pose de savoir quand auront lieu les animations pédagogiques l’année prochaine. Là encore, Me Deloustal s’est voulue rassurante : « Rien n’est arrêté. On essaiera de faire au plus près des intérêts de chacun. On fera preuve de souplesse. »
A la demande du SE-UNSA et du SNUipp-FSU que les animations n’aient pas lieu le mercredi après-midi, la DASEN a été moins souple : « Je ne peux garantir sérieusement qu’il n’y aura pas de réunions le mercredi après-midi. La journée est déjà réduite. On ne peut tout avoir. D’ici la fin de l’année scolaire, l’organisation sera connue. »
Réclamer que le mercredi après-midi soit laissé vacant correspond certes à la revendication du SNUDI-FO. Mais quand auront alors lieu les animations ? le soir après la classe ? Est-ce mieux ? Il est curieux de voir le SE-UNSA qui soutient la « réforme » et participe à sa mise en place, exiger le maintien du mercredi après-midi libre ! Nous partageons, ici, la position de Me Deloustal : On ne peut tout avoir.
Nous, nous revendiquons l’abrogation du décret du 24 février et l’abandon du projet Peillon sur les rythmes scolaires. Ça libérerait de fait le mercredi matin, le mercredi après-midi ET les soirs de semaine !

Courrier de la DGESCO: 18h et formation continue

Courrier de la DGESCO: 18h et formation continue

Le SNUDI-FO 53 a pris connaissance du courrier de la DGESCO aux recteurs, IA, IENA et IEN qui indique que « les 18 h d’animation pédagogique et de formation continue prévues dans les ORS (Obligations réglementaires de service) des volumes de 9 h pour le français et 9 h pour les mathématiques, sur des sujets définis précisément pour chaque cycle. Ainsi, ce courrier vise à contraindre chaque enseignant à participer à des animations en n’ayant plus aucune liberté de choix. L’ensemble des animations pédagogiques seraient prédéterminées par le niveau de classe occupé pendant l’année scolaire.

Le SNUDI-FO 53 rappelle que la notion d’animations pédagogiques obligatoires n’a pas de valeur réglementaire. Le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 définissant nos obligations de service précise que nous devons effectuer « 18 h consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entre elles, et à de l’animation pédagogique ». Ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire. Il en est de même pour l’application Magistere qui ne revêt aucun caractère obligatoire. Les PE sont libres de choisir comment ils effectuent ces 18 h.

Le SNUDI-FO intervient à tous les niveaux afin de faire respecter les droits des PE :

■liberté de choix pour les animations pédagogiques ;

■aucune inscription d’office sur une animation non demandée ;

En cas de d’insistance, de pressions des IEN, contacter le SNUDI-FO !

Le SNUDI-FO 53 rappelle aussi que les Réunions d’Information Syndicale peuvent être déduites des 18 h d’animation pédagogique.

Plus d’infos sur notre page dédiée