Constellations : passer à la vitesse supérieure

Constellations : passer à la vitesse supérieure

Formations par constellations : le ministre souhaite passer à la vitesse supérieure !

A l’image du gouvernement qui enchaîne les mesures et les lois liberticides, le ministre Blanquer continue son offensive contre la liberté pédagogique et le libre choix de la formation continue, et ce contre l’avis de la majorité des personnels ! Il présente les formations par constellations (étendues au 2nd degré sous forme de laboratoires de mathématiques) comme la priorité !

Ainsi, le 2 juillet, dans un courrier adressé aux recteurs et aux IA-DASEN, le ministre les enjoint d’accélérer leur mise en place en leur imposant des objectifs quantitatifs avec notamment des indicateurs de suivi à lui communiquer dès le premier trimestre.

Une pression sur les recteurs et IA-DASEN qui va se répercuter sur les collègues

Le ministre demande l’ « anticipation (identification des PE et constitution des constellations), (la) planification de la formation de tous les PE de chaque circonscription sur 6 années, (l’)articulation et (la) complémentarité des plans entre eux et des temps de formation – formations renforcées et animations pédagogiques ».
Il entend donc imposer à tous les PE deux années sur six (une fois en français, une fois en mathématiques sur six ans) de formation en « constellations » pour une durée annuelle de 30h (contre 18h normalement prévues pour la formation dans nos obligations réglementaires de service). Il est demandé aux IA-DASEN de planifier ce calendrier sur 6 ans dès l’année 2021/2022.

Mobiliser les remplaçants sur les constellations au détriment des collègues absents

Alors que dans des académies, il est déjà annoncé que les élèves seront de nouveau renvoyés chez eux au moindre cas positif, le ministre se permet de préciser que les formations par constellations sont « une priorité en matière de remplacement des professeurs devant les élèves. » Inacceptable quand on sait le nombre de collègues qui sont non remplacés chaque jour !

Le cheval de Troie pour faire aboutir le nouveau management émanant du Grenelle et de PPCR

Alors que la rentrée s’annonce encore une fois chaotique notamment en raison du manque de personnels, comment expliquer cette priorité donnée aux constellations ?

Le ministre explique lui-même que « Les plans mathématiques et français répondent aux enjeux soulevés par les participants au Grenelle de l’Education, en faveur d’une formation de proximité, dans la durée, entre pairs et répondent à des besoins contextualisés ».

Anticipant la fusion des corps d’inspection et avançant davantage vers celle des corps enseignants, il décide que chaque plan sera piloté par un binôme 1er et 2nd degré (IEN et IA IPR), que les « laboratoires mathématiques (du 2nd degré) peuvent accueillir les constellations (…) et favorisent ainsi la mise en place d’une formation inter-degré efficace ».

Rappelons que le ministre prévoit que l’évaluation des enseignants se fasse par des pairs (conseillers pédagogiques, directeurs d’école, formateurs…), recentrant les missions des inspecteurs sur le « pilotage ».
Il utilise donc ces formations par constellations pour aboutir à son nouveau management, à la France Télécom, basé sur l’accompagnement perpétuel PPCR.

Le SNUDI-FO avec la FNEC FP-FO continue d’intervenir à tous les niveaux pour faire échec aux contre-réformes du Grenelle dont font partie les formations par constellations. Il invite les personnels à saisir le syndicat pour faire valoir leurs revendications.


Le communiqué FNEC-FP FO du 3 septembre :
Plan français et maths : un dispositif issu de PPCR, Pour aller vers le nouveau management du « Grenelle »

Le ministre a envoyé pendant les congés une circulaire intitulée « Consolidation des plans français et mathématiques » aux recteurs et IA-DASEN. Elle concerne les formations dites « en constellation » mise en place dans le premier degré et les « laboratoires de mathématiques » du second degré. Rappelons que ces dispositifs sont largement rejetés par les personnels là où ils ont été imposés.

Le ministre met la pression sur les directions académiques pour amplifier ce dispositif et indique « des indicateurs de suivi des plans français et mathématiques seront demandés aux académies au cours du premier trimestre 2021-2022 et leur analyse fera l’objet d’un échange au moment du dialogue stratégique de gestion et de performance des académies avec le ministère. »

Dans le premier degré, il précise même qu’il s’agit « d’un objectif de formation essentiel et d’une priorité en matière de remplacement » ! Alors que les postes manquent partout et que, dès la rentrée, des classes sont sans enseignant : les personnels apprécieront !

Pourquoi un tel acharnement à imposer ce plan, en particulier compte tenu des conditions actuelles de rentrée ?

Pour comprendre, il faut partir de l’origine (le protocole PPCR sur l’évaluation des enseignants et son volet « accompagnement ») pour aller vers l’objectif du ministre (le « Grenelle » qui vise à totalement individualiser les carrières en instaurant une logique RH comme dans le privé).

Un accompagnement qui découle de PPCR, inscrit dans les lignes directrices de gestion promotions

Le plan maths-français ne vient pas de nulle part : le ministre réaffirme lui-même que cela découle de PPCR dans son projet de « Lignes Directrices de Gestion relatives aux promotions et à la valorisation des parcours professionnels ». Dans le chapitre « Un accompagnement des personnels tout au long de leur carrière », il est précisé que les DRH académiques contribuent « à l’accompagnement professionnel des personnels par la mise en place et la coordination de dispositifs d’aide, de soutien et de conseil ainsi que de formation en lien avec le service académique de la formation continue de tous les personnels. (…) Les personnels doivent, selon leurs fonctions : (…) faire évoluer leurs pratiques professionnelles (…) et partager leurs expériences entre pairs ».

La FNEC FP-FO, depuis la mise en place de PPCR qu’il n’a pas signé, a toujours alerté sur le dispositif d’accompagnement PPCR, individuel ou collectif, visant à remettre en cause l’indépendance professionnelle et la liberté pédagogique pour imposer les contre-réformes ministérielles.

Accentuer encore cet « accompagnement » permanent

La circulaire préconise de « consolider les dynamiques en cours ».
Dans le premier degré, le ministre demande l’« anticipation (identification des PE et constitution des constellations), (la) planification de la formation de tous les PE de chaque circonscription sur 6 années, (l’)articulation et (la) complémentarité des plans entre eux et des temps de formation – formations renforcées et animations pédagogiques ».

Le ministre entend donc imposer à tous les PE au moins deux années sur six de formation en « constellation » (une fois en français, une fois en mathématiques sur six ans) pour une durée annuelle de 30H (contre 18H normalement prévus pour la formation dans les obligations réglementaires de service des PE). Il est demandé aux IA de planifier ce calendrier sur 6 ans dès l’année 2021/2022.

Dans le second degré, c’est « 150 laboratoires par an sur les deux prochaines années » en collège avec l’objectif de « 600 laboratoires mathématiques à l’horizon 2023 ». « 4 demi-journées visant à renforcer les mathématiques au collège » sont prévues sans qu’il soit précisé sur quel temps ces journées seraient prises. Dans le cadre de la réforme du Lycée, les laboratoires contribuent à « l’innovation pédagogique au coeur des enseignements, notamment pour les options mathématiques complémentaires et expertes ». « Des lettres de mission pour les professeurs coordonnateurs des laboratoires » seront rédigées.

Vers le nouveau management du « Grenelle »

Le ministre explique lui-même que « les plans français et mathématiques répondent aux enjeux soulevés par les participants au Grenelle de l’Education, en faveur d’une formation de proximité, dans la durée, entre pairs et répondent à des besoins contextualisés ».
Anticipant la fusion des corps d’inspection et avançant davantage vers celle des corps enseignants, il décide que chaque plan sera piloté par un binôme 1er et 2nd degré (IEN et IA IPR), que les « laboratoires mathématiques (du 2nd degré) peuvent accueillir les constellations (…) et favorisent ainsi la mise en place d’une formation inter-degré efficace ».

Rappelons que le ministre prévoit que l’évaluation des enseignants se fasse par des pairs (conseillers pédagogiques, directeurs d’école, enseignants désignés par lettre de mission…) tout en recentrant les missions des inspecteurs sur le « pilotage », c’est-à-dire le suivi des contre-réformes ministériels.

Ces mesures s’articulent avec la généralisation de l’évaluation des établissements (permanent en REP+ avec la mise en place de la part variable), le statut des directeurs d’école, la mise en place de « RH de proximité » …
Assurer le « geste professionnel et la chaîne de pilotage »

Pour finir, il le ministre entend à travers ce plan engager « la transformation de la formation continue » pour aller vers « la fixation et l’atteinte d’objectifs quantitatifs et qualitatifs (…) Il s’agit d’assurer le geste professionnel des professeurs (…) et la chaîne de pilotage, du recteur aux professeurs. »

Tout est dit…

La FNEC FP-FO continue ses interventions à tous les niveaux pour faire échec aux contre-réformes du « Grenelle » dont le plan français et mathématiques est un élément saillant. Elle invite les personnels à se réunir pour discuter des revendications et des moyens de les faire aboutir.

CTSD formation continue du 18.05.21

CTSD formation continue du 18.05.21

CTSD “Formation Continue” du 18 mai 2021

Un Comité Technique Spécial Départemental concernant l’offre de formation continue s’est tenu ce mardi 18 mai 2021.

Il faisait suite à un Conseil Départemental de Formation Continue organisé le 6 avril 2021 (lire notre compte rendu)

Déclaration liminaire de la FNEC-FP FO 53

Malgré des tensions en termes de remplacement en lien avec crise sanitaire, Monsieur Waleckxs s’enorgueillit d’avoir pu assurer un maximum de formations en “constellations”… Rappelons que cet acharnement à maintenir ces formations en pleine crise sanitaire ont fortement impacté l’accueil d’élèves dans des classes touchées par la COVID et ont favorisé, de fait, un brassage de ces derniers, et mettant en danger sanitaire et en insécurité l’ensemble des usagers et des acteurs de ces écoles. A nouveau, ce fut à nous, professeurs, acteurs du terrain de pallier les manques et de gérer tant bien que mal, dans l’improvisation constante, des situations de plus en plus préoccupantes.

Depuis de longs mois, FO a sans cesse demandé au directeur académique de suspendre ces constellations PPCR pour pallier au manque de remplaçants. La FNEC-FP FO a enfin été écoutée puisqu’aujourd’hui, toutes les constellations sont suspendues dans le département.

La FNEC-FP-FO est intervenue pour dénoncer la mise en œuvre des constellations cette année. FO a rappelé au directeur académique que certains collègues vivaient cette gestion comme infantilisante. Suite à l’annulation de ces constellations, et pour “remplacer” ces temps, certains collègues se sont vu attribuer des temps de formation M@gistère sans lien avec le thème de la formation initialement choisie…

Présentation du plan de formation

L’année prochaine, comme cette année, il y aura quatre “types” de formation:

  • les formations de type “stage” sur temps de travail avec remplacement si besoin;
  • les formations “18h” (de type animations pédagogiques; hors temps de classe)
  • le volet complémentaire hors 18h (selon la disponibilité des intervenants; donc possibilité du mercredi, du samedi/dimanche, des vacances scolaires!)
  • Les formations longues, type “constellation français et maths”, avec une partie sur temps de classe et une partie hors temps de classe (18h)

Consulter le plan de formation départemental (provisoire)

Les formations sur temps de classe

Les offres de formation collective (OFC) et les analyses de pratiques entre pairs (APP) sont reconduites.

Pour information, APP:

2019-2020 38 demandes mises en œuvre.

2020-2021 : 20 demandes APP réalisées. 

Toutes les demandes sont étudiées et en général mises en œuvre ( hors contexte covid) lorsqu’elles ont été validées par l’IEN de circonscription.

Les formations sur temps de classe concernent aussi les formations inter degrés (liaison école-collèges) et les formations statutaires (éducation prioritaire, formation des directeurs, ASH, CAFIPEMF)

Formation statutaire ASH :

La direction académique nous confirme qu’il y a bien 17 demandes de départ en formation CAPPEI, dans tous les parcours (RASED, ULIS, UE, SEGPA, …)

Malheureusement, il y aura seulement 4 départs en formation. Le choix des parcours pour ces départs ne semble pas acté mais ils seront “complémentaires aux spécialités parties les années précédentes.” Il s’agit “d’une démarche pluriannuelle.”

Malgré tout, il semblerait qu’il y ait au moins des départs pour les enseignants référents, un enseignant en UEMA et un RASED (à dominante pédagogique)

FO rappelle que les besoins sont tels qu’il est nécessaire d’envoyer tous les demandeurs en formation CAPPEI. D’autant plus que tous les ans, des collègues qui ne le souhaitent pas sont envoyés sur des postes spécialisés lors des opérations de mouvement. 

A partir de l’an prochain, les PE pourront tenter de valider le CAPPEI en validation des acquis de l’expérience. (Voir notre article à ce propos)

A noter qu’il y a une demande de départ en formation CAPPEI par une enseignante du second degré et une autre dans le cadre de la VAE.

Rappelons que plusieurs postes ULIS collèges ont été réservés pour des enseignants du second degré afin de permettre le départ en formation d’enseignants des collèges. Si ces postes ne sont pas pourvus, un appel à candidature pourra être effectué auprès des professeurs des écoles. Malheureusement, si personne ne répond à ces appels, il y un fort risque que ces postes apparaissent pour la dernière phase du mouvement et ainsi échoir à des néo-titulaires.

Il n’y a eu aucun candidat à un départ en formation DDEEAS (directeur SEGPA)

CAFIPEMF:

Il n’y a pas de candidat cette année.

Les quatre candidats de cette année ont été admis.

En raison du faible nombre de stagiaires, tous les PEMF ne seront pas reconduits l’année prochaine.

La FNEC-FP FO a fait part de son inquiétude pour la pérennité du site mayennais de l’INSPE; aucun M2 n’étant inscrit pour l’année prochaine. S’il n’a pas pu nous renseigner sur le nombre de M1, le Directeur adjoint, Mr Drault a voulu nous rassurer sur l’avenir de l’INSPE. Le SNUDI-FO alerte les collègues, avec la réforme de la formation initiale, du concours et l’application de la loi Dussopt, un très mauvais coup se prépare pour l’école publique…

Dernière minute : l’administration nous informe par téléphone le 20 mai, après que nous ayons levé le lièvre en CAPD puis en CTSD, qu’il y aura bien des M2 à la prochaine rentrée, mais qu’aucun ne sera contractuel à tiers-temps. Ces changements de dernière minute, suite à nos interventions, n’augurent néanmoins rien de bon.

Divers:

D’autres formations entrent dans le cadre de ces formations sur temps de classe: formations des formateurs, formation des PES, formation ASH pour public désigné, mais aussi des formations départementales: maternelle, éducation aux médias et à l’information et une nouveauté : le programme “savoir rouler à vélo”

Cette formation sera articulée autour de 3 blocs: maîtrise du vélo, sécurité et circulation en autonomie sur voie publique.

Les formations longues

Les formations longues concernent la formation continue des directeurs, les formations longues de type plan maths ou français (constellations) et une nouveauté: le plan “écoles bilingues”

Cette nouvelle formation s’adresse aux seules écoles inscrites dans le dispositif “école bilingue” (cette année Pierre et Marie Curie à Mayenne et l’école de St Georges Buttavent) et sera organisée sur le modèle des formations en “constellation”.

Concernant les formations en constellations PPCR

Pour rappel, ces formations divisées en “plan mathématiques” et “plan français” sont organisées de façon pluriannuelle sur un cycle de 6 ans en alternance avec les 18h d’animations pédagogiques.

Ces formations longues s’organisent en 30 heures de formation (5 jours) : 12 heures sur temps de classe avec remplacement et 18 heures hors temps de classe (comme pour des animations pédagogiques)

1/3 des enseignants formés par an sont répartis sur les deux plans. (⅙ en maths; ⅙ en français)

La FNEC-FP FO rappelle à nouveau que c’est le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 qui définit toujours nos obligations de service. Ce texte précise que nous devons 18 heures consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entre elles, et à de l’animation pédagogique. Il ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire ou à caractère départemental. Les PE sont donc libres de choisir la manière dont ils veulent effectuer ces 18 heures, ce que le DASEN n’a pu contester.
Voir notre déclaration (plus haut)
Pour rappel, lors du CTSD du 10/02/2021, la FNEC-FP FO 53 avait soumis cet avis :
Le CTSD, réuni le 10/02/2021 se prononce pour que le dispositif ministériel d’accompagnement issu de PPCR avec notamment les « formations par constellations » soit totalement abandonné dans le cadre des formations obligatoires afin de préserver notamment les moyens de remplacement manquant cruellement dans les écoles.
POUR : FO et CGT
Ne prend pas part au vote : UNSA et FSU

Concernant la formation continue des directeurs

Elle consistera en 2 jours minimum: un module départemental et un module de circonscription.

A cela s’ajouteront 4 classes virtuelles par an avec l’IEN de circonscription; ces réunions ont été mises en place pendant la crise de la COVID et seront donc reconduites. Ces 6h de réunions seront déduites des 18h de formation hors-classe.

Pour la FNEC-FP-FO, ces “soi-disant” temps de formation n’en sont pas, il s’agit plutôt d’un temps pour l’IEN de relayer ses directives de manière plus frontale aux directeurs. L’IEN se rapproche de plus en plus d’un RH de proximité, qui tente de combler le manque de formation des directeurs.

Deux autres formations seront proposées pour les” faisant fonctions” et pour le logiciel ONDE.

Les formations hors temps de classe (18h)

Déjà bien atteinte par la mise en place des formations longues de type “constellation PPCR”, la liberté pédagogique résident dans le choix des formations, déjà limitées, est encore plus réduite avec l’apparition d’un programme d’accompagnement à l’école inclusive. Tous les enseignants sont invités à le suivre dans les 3 ans à venir. Ainsi sur une période de 6 ans, trois années seront consacrées à des formations dites “obligatoires”… C’est l’illustration parfaite,en ajoutant une formation à l’obligation déguisée, que le choix de formation se délite d’année en année.

Pour la FNEC-FO-FO, cette nouvelle atteinte à la liberté pédagogique est inacceptable !
Toute la logique de la formation, qu’elle soit initiale ou continue, se resserre autour de deux seuls champs disciplinaires : le français et les mathématiques. Pourtant, qui mieux que les enseignants pour parler de leurs besoins en formation ? L’offre de formation devrait concerner l’ensemble des programmes et doit être fondée avant tout sur les besoins exprimés par la profession. Or depuis des années, l’administration remet en cause le principe de formation choisie et tente d’imposer ses choix.
Extrait de la déclaration de la FNEC-FP FO

Programme d’accompagnement à l’école inclusive

Cette formation de 6h s’articulera en deux parcours m@gistère (2h tronc commun et 2h de modules au choix) et un regroupement en présentiel au sein du PIAL

Le tronc commun généraliste délivrera les infos essentielles: GEVASCO, les démarches à suivre pour faire connaître un handicap, quels sont les plans possibles pour prendre en compte les besoins particuliers d’élèves…

Les modules au choix pourront concerner:
-la gestion des comportements difficiles
-TSA
-TSLA 
-les élèves à besoins spécifiques (Allophones + enfants malades)
– etc…

Le regroupement en présentiel, avec les pilotes de PIAL se fera en fonction de problématiques locales (sous forme de conférence par exemple) [A noter que les pilotes de PIAL peuvent proposer des formations complémentaires…]

Cette formation illustre, s’il le fallait, que l’offre de formation est victime d’un manque cruel de moyens dans l’Education Nationale. Ainsi l’école se retrouve bien souvent à pallier les insuffisances du ministère et à créer des formations comme des “pansements sur des jambes de bois”.

En ce qui concerne la formation continue, nous continuons de revendiquer :
– Une formation maintenue dans le cadre règlementaire en vigueur, c’est à dire sur le temps de travail, sur 36 semaines.
– Des formations choisies par les collègues, dans un catalogue de formations, qui ne se résument pas à la mise en oeuvre de réformes politiques.
– Le libre choix des 18h d’animations pédagogiques ;
– Le libre choix des stages de formation ;
– Le caractère strictement facultatif de la co-observation, des visites des CPC que ce soit dans le cadre des deux jours de stage imposés ou dans le cadre des constellations PPCR ;
– Le respect de la liberté pédagogique ;
– Le respect de nos obligations réglementaires de service ;
– Le retrait de PPCR

VOTE sur le plan de formation:
CONTRE : 7 voix (CGT Educ’action, FNEC-FP FO, FSU)
POUR: 3 voix (UNSA Education)

Conseil de formation du 6.04.21

Conseil de formation du 6.04.21

Présents pour l’administration : M. Drault (Adjoint à l’IA-DASEN), Mme Levecq (DIPPAG), M. Walecks (IA-DASEN), M. Letourneux (IEN ASH), M. Mercier (IEN), Mme Bellanger (DIPPAG), M. Vauléon (Secrétaire général), M.Caro (Conseiller pédagogique Informatique), Mme Hubert (Conseillère pédagogique), Mme Gérolami (PEMF), M. Peschard (Conseiller pédagogique EPS)

Pour le SNUDI-FO : Sandra Rèche

En préambule de cette réunion, M. Walecks évoque les plans maths-français comme étant une offre de « formation renouvelée, respectueuse des formateurs et des stagiaires », et dit qu’il pourrait y avoir à l’avenir des constellations « plus collées aux territoires et co-construites sur des sujets comme les PIAL, l’école inclusive …. ». 

Toute la logique de la formation, qu’elle soit initiale ou continue, se resserre autour de deux seuls champs disciplinaires : le français et les mathématiques. Pourtant, qui mieux que les enseignants pour parler de leurs besoins en formation ? L’offre de formation devrait concerner l’ensemble des programmes et doit être fondée avant tout sur les besoins exprimés par la profession. Or depuis des années, l’administration remet en cause le principe de formation choisie et tente d’imposer ses choix.

Formation initiale

Elle sera constituée de 3 UE.

UE1 : Métier et acquisition de gestes professionnels

UE2 : Champs disciplinaires : 55% du temps sera consacré aux maths et au français, le reste étant à partager entre Histoire-Géo, arts visuels, EPS, EMC etc… !!

UE3 : Analyse de situations professionnelles

Formation continue

Elle s’articulera elle aussi, encore une fois, entre maths et français, que ce soit au travers des constellations, ou des parcours magistère C1, C2, C3.

Le SNUDI-FO a, comme chaque année, rappelé que c’est le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 qui définissait toujours nos obligations de service. Ce texte précise que nous devons 18 heures consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entres elles, et à de l’animation pédagogique. Ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire ou à caractère départemental. Les PE sont donc libres de choisir la manière dont ils veulent effectuer ces 18 heures.

L’introduction des formations en constellations, directement issues du volet accompagnement PPCR (que FO n’a pas signé) vient mettre encore plus à mal nos droits collectifs.

La liberté pédagogique perd du terrain chaque année avec une offre de formation de plus en plus restreinte. En audience, le 4 novembre dernier, le DASEN avait accepté notre demande de principe du volontariat, et nous avait invité à lui faire remonter les situations pour lesquelles des collègues ont été désignés alors qu’ils ne souhaitaient pas participer à ce dispositif intrusif.

Si vous êtes inscrits d’office dans une constellation, nous vous invitons à contacter le syndicat qui vous aidera à faire valoir le fait que vous n’êtes pas volontaire et que vous souhaitez vous inscrire aux animations pédagogiques de votre choix.

Par ailleurs, nous vous rappelons que chaque PE peut participer à 9 h de réunions d’informations syndicales (RIS à et les déduire des animations pédagogiques qu’il choisit, y compris s’il s’agit d’une formation en « constellations » (décret 447 du 28/08/82 et circulaire n°2014-120 du 16.09.2014).

Les constellations (PPCR)

Le PDF 2021-2022 voit les plans maths et français réitérés. L’administration qui attend la synthèse de ces 1ères constellations réalisées, semble déjà se féliciter des premiers retours « positifs » selon elle. L’administration invite d’ailleurs les collègues concernés à faire remonter leur appréciation ! C’est pourquoi le SNUDI-FO invite les collègues, à expliquer en toute franchise les raisons de leur insatisfaction à leur IEN et en réponse à cette enquête de l’administration. Sans mettre en porte à faux les formateurs, vous pouvez mettre en avant : ne pas apprécier être observé par des pairs, la limitation de l’offre, le fait d’imposer ce type d’accompagnement, la remise en cause de vos missions, le lien avec le rendez-vous de carrière dans le cadre de l’accompagnement PPCR… Contactez le syndicat qui peut vous aiguiller.

En utilisant l’intérêt que pourraient avoir certains collègues pour l’échange de pratiques, (ce à quoi répondait déjà l’offre de formation entre pairs et dont la demande a diminué cette année selon l’administration), en se servant du constat partagé de la disparition de choix des animations proposées, c’est en réalité la remise en cause de la liberté pédagogique, la mise sous tutelle des collègues, la disparition d’une formation choisie, l’attaque contre le statut, le formatage et l’auto-évaluation qui s’imposent.

Avec ces constellations qui supplantent les animations pédagogiques, le ministère met en place (dans le cadre de PPCR et des lignes directrices de gestion de la carrière qui actent la disparition des CAPD) un nouvel outil permettant d’exercer une pression continue sur les collègues, comme c’est le cas sur les PE stagiaires. Sans parler des dépassements d’heures que cela implique ! (La formation continue des enseignants est de 18 h, pas 30 h !).

Aujourd’hui, avec cette « formation » imposée à des collègues désignés et qui touchera tous les collègues en 6 ans, en lien avec l’accompagnement PPCR, l’inspection peut donc décider pour tout agent qui n’entrerait pas dans le « moule », sa mise sous tutelle, avec des visites régulières, des exigences de résultats, des stages imposés. Comme à chaque fois, l’école est son propre recours et, dès qu’il y a un souci, ce serait dû au fait que les enseignants font mal leur travail. Les enseignants n’en peuvent plus d’entendre à tout bout de champ qu’ils doivent « remettre en cause leurs pratiques pédagogiques ». Contrairement au ministre, ils ne sont pas responsables de l’état de l’Education Nationale, ni des résultats aux évaluations nationales ou autres enquêtes (PIRLS etc…).

Il y a bien un souci, mais la responsabilité revient uniquement aux donneurs d’ordre, au ministère, à la logique permanente de restriction. Manque de postes, manque de moyens, conditions de travail dégradées, salaires gelés, remise en cause de nos droits et de nos statuts : c’est cela le vrai problème à l’Education Nationale !

Le SNUDI-FO demande l’abandon de ce dispositif qui ne peut se substituer aux 18h d’animations pédagogiques telles que définies dans nos obligations réglementaires de service.

En ce qui concerne la formation continue, nous continuons de revendiquer :

  • une formation maintenue dans le cadre règlementaire en vigueur, c’est à dire sur le temps de travail, sur 36 semaines.
  • des formations  choisies par les collègues, dans un catalogue de formations, qui ne se résument pas à la mise en œuvre de réformes politiques.

Informations diverses

Les formations amorcées cette année avec le dispositif « constellation » pourront être reportées à la période 1 de l’année 2021-2022.

La formation CAPPEI est annulée et reportée. La date de report est à ce jour inconnue.

Une formation « Accompagner l’école inclusive » devrait être proposée en hybride. L’administration précise que « tous les enseignants devront suivre ce parcours tous les 3 ans », ce à quoi le Snudi-Fo a rappelé le libre choix des PE aux animations pédagogiques.

Plan numérique : Cette année, 25 écoles ont bénéficié d’une aide au financement (équipement numérique), cela représente une centaine d’enseignants.

La demande pour l’année 2021-2022 concerne environ 500 enseignants pour une formation au numérique. Cela sous-entend pour ces enseignants une adhésion à E-primo, puisqu’ils seront formés à cette plate-forme. Par ailleurs, ce plan numérique permet aux écoles des enseignants concernés, l’acquisition de TBI, tablettes….

Formation « Savoir rouler » dans le cadre de l’enseignement à la sécurité routière. : Cette formation semble s’inscrire dans la volonté de territorialisation des politiques éducatives puisqu’elle est susceptible de concerner des temps de classe mais aussi des temps péris et extra-scolaires. Avec tout ce que cela suppose : aggravation des inégalités scolaires dûes à des différences de situations entre les écoles/communes, désengagement progressif de l’Etat, statut du PE….

Groupe maternelle : les formations communes aux enseignants et Atsem, qui seront à nouveau proposées à la rentrée prochaine, vont malheureusement dans le même sens que la formation citée ci-dessus.

Écoles bilingues : 2 écoles sont concernées et seront intégrées à ce plan de 30 h (12h remplacés et 18h hors temps de classe).

Revendications du SNUDI-FO en terme de formation 

  • Le libre choix des 18h d’animations pédagogiques ;
  • Le libre choix des stages de formation ;
  • Le caractère strictement facultatif de la co-observation, des visites des CPC que ce soit dans le cadre des deux jours de stage imposés ou dans le cadre de la préparation de la constellation ;
  •  Le respect de la liberté pédagogique ;
  • Le respect de nos obligations réglementaires de service ;
  • Le retrait de PPCR

Formation en constellations : audience au ministère et proposition du SNUDI-FO 53

Formation en constellations : audience au ministère et proposition du SNUDI-FO 53

Motion du conseil des maitres à adopter

Modèle de lettre de refus de participer à une constellation

Une formation continue qui se résumerait à observer et être observé par un groupe d’autres collègues dans nos classes, en dehors de tout cadre réglementaire ?

Dès cette année et dans les 6 ans à venir, chaque collègue de chaque école sera concerné par la nouvelle organisation des formations pédagogiques, dites en « constellation », qui nous sont imposées et visent à réduire encore plus nos droits.


De quoi s’agit-il ?
Depuis juillet dernier, le SNUDI-FO alerte sur la mise en place des formations constellations qui remettent en cause la liberté pédagogique et le libre choix de la formation. 
Article du 1er juillet
Article du 14 septembre
Article du 28 septembre

Rappel : Ce dispositif ministériel se met en place progressivement dans les circonscriptions du département dès cette rentrée ! Cela se traduit par la constitution, par les IEN, de groupes de 5 à 8 enseignants généralement du même cycle ou du même niveau mais d’écoles différentes : « les constellations ».
Ces groupes seraient pris en charge par un CPC ou par l’IEN lui-même pour une durée de formation de 30 heures en tout (12 heures sur temps scolaire, 18 heures hors temps scolaire) alors que nous ne disposons que de 18h de formation dans le cadre de nos 108h annualisées.
Cette formation sera proposée en mathématiques et en français tous les 6 ans. Les enseignants, le plus souvent désignés d’office en « constellation », ne pourraient pas s’inscrire sur les animations pédagogiques de leur choix comme les années précédentes. Cette nouvelle formation se décline en plusieurs temps : réflexions collectives, formations théoriques, visites croisées entre collègues : un collègue servira de « cobaye » et les autres évalueront la séance présentée… Une rotation serait effectuée entre tous les membres d’une même constellation, en fonction des possibilités de moyens de remplacement…

Faites appel au syndicat pour défendre vos droits 

Si vous êtes inscrits d’office dans une constellation, nous vous invitons à contacter le syndicat qui vous aidera à faire valoir le fait que vous n’êtes pas volontaire et que vous souhaitez vous inscrire aux animations pédagogiques de votre choix, dans le programme proposé aux autres PE de votre circonscription. 
Les enseignants non volontaires pour suivre cette formation peuvent adresser un courrier à leur IEN (avec copie au SNUDI FO), pour lui faire savoir qu’ils ne souhaitent pas être concernés par le Plan Français / Mathématiques et qu’ils choisiront leurs animations pédagogiques à hauteur de 18h afin de respecter leurs 108h. 

Lettre refus individuel

De plus, nous vous invitons à prendre connaissance de la motion proposée par le SNUDI FO 53 aux écoles afin de faire remonter le maintien de la liberté pédagogique, de la liberté de choisir ses animations pédagogiques et refuser d’être stagiaire à vie comme l’impose le cadre de PPCR. 

Nous vous invitons à la signer et à nous la renvoyer.

Motion d’école

Rappelons que chaque PE peut participer à 9 heures de réunions d’informations syndicales (RIS) et les déduire des animations pédagogiques qu’il choisit, y compris s’il s’agit d’une formation en « constellation » ! (décret 447 du 28/08/82 et circulaire n°2014-120 du 16.09.2014). 

Le SNUDI-FO 53 s’est adressé à l’ensemble des CPC du département sur cette question, le 7 octobre dernier.

Lire notre courrier aux CPC

Le SNUDI-FO 53 sera reçue par le DASEN dès la rentrée pour aborder les constellations PPCR.

Une délégation du SNUDI-FO a été reçue au ministère jeudi 9 octobre. Le SNUDI-FO y a porté les revendications et notamment sa demande d’abandon du dispositif.
Les représentants du ministre sont restés sourds aux revendications. Ils souhaiteraient imposer ce dispositif ainsi que des visites des CPC ou des pairs et ce pour tous les collègues: adjoints, directeurs, remplaçants, RASED, PE en SEGPA ou ULIS… Pour le ministère tous les PE devront avoir participé aux dispositifs des plans français et mathématiques dans les 6 ans! Quant à la réglementation cadrant ces constellations, les représentants du ministre, après avoir longuement louvoyé, ont fini par reconnaître que ce dispositif relève de l’accompagnement inscrit dans PPCR…

Ces formations sont issues du protocole PPCR ?

Ce dispositif formation-accompagnement imposé ne tombe pas de nulle part : le Ministre réaffirme lui-même que cela découle de PPCR dans son projet de « Lignes Directrices de Gestion relatives aux promotions et à la valorisation des parcours professionnels » qui cadreront les promotions à partir de janvier 2021.
Dans le chapitre « Un accompagnement des personnels tout au long de leur carrière », il est précisé que les DRH académiques contribuent « à l’accompagnement professionnel des personnels par la mise en place et la coordination de dispositifs d’aide, de soutien et de conseil ainsi que de formation en lien avec le service académique de la formation continue de tous les personnels. »
« Les personnels doivent, selon leurs fonctions : (…) faire évoluer leurs pratiques professionnelles (…) et partager leurs expériences entre pairs »
Depuis la mise en place de PPCR (protocole non signé par FO mais accepté par la FSU, le SE-UNSA et la CFDT), le SNUDI-FO a toujours alerté sur le deuxième volet de ce protocole, à savoir un dispositif d’accompagnement individuel ou collectif visant à remettre en cause l’indépendance professionnelle et la liberté pédagogique pour imposer les contre-réformes ministérielles.

Le SNUDI-FO 53 revendique :
  Le libre choix des 18h d’animations pédagogiques ;
  Le libre choix des stages de formation ;
  Le caractère strictement facultatif de la co-observation, des visites des CPC que ce soit dans le cadre des deux jours de stage imposés ou dans le cadre de la préparation de la constellation ;
  Le respect de la liberté pédagogique ;
  Le respect de nos obligations réglementaires de service ;
  Le retrait de PPCR

Après les animations pédagogiques à caractère départemental, les constellations !

Après les animations pédagogiques à caractère départemental, les constellations !

Depuis juillet dernier, le SNUDI-FO alerte sur la mise en place des formations constellations qui remettent en cause la liberté pédagogique et le libre choix de la formation. (lire notre article du 1er juillet 2020)

Ce dispositif se met en place cette année en Mayenne.

Les enseignants sont les mieux à même de connaître leurs besoins en formation !

En Mayenne, cela se traduit par l’inscription d’office des collègues à des constellations, des observations prévues en classe, des visites de CPC non choisies…à compléter

Le SNUDI-FO 53 a toujours expliqué et défendu que la notion d’animation “obligatoire” n’existait pas, qu’elle n’avait aucune valeur réglementaire. C’est par ailleurs ce qu’avaient reconnus nos responsables administratifs, et la terminologie avait évolué passant de « obligatoire » à « à caractère départemental » !

Le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 définit nos obligations de service. Il précise que nous devons «18 h consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entre elles, et à de l’animation pédagogique ». Ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire ou à caractère départemental. Les PE sont libres de choisir comment ils effectuent ces 18 h.

Le SNUDI-FO rappelle ainsi que, si les enseignants sont tenus de participer à 18h d’animations pédagogiques, il est de la responsabilité de l’institution d’organiser un plan de formation avec des animations pédagogiques que les PE peuvent librement choisir en fonction du contenu. 

Il rappelle également qu’aucun texte réglementaire ne permet d’imposer à un enseignant la visite d’un de ses collègues, qui n’a aucun statut particulier pour cela. De même, le fait de convoquer un enseignant et le sortir de sa classe pour participer à l’observation de la classe d’un autre collègue ne peut être considéré comme un stage de formation continue et être imposé.

C’est pourquoi le SNUDI-FO demande l’abandon de ce dispositif qui ne saurait se substituer aux 18h d’animations pédagogiques telles que définies dans nos obligations réglementaires de service et intervient pour qu’il ne soit en aucun cas imposé aux collègues.

Pour le SNUDI-FO 53, les enseignants sont les mieux à même de savoir de quelles formations ils ont besoin : peut-être en français, peut-être en mathématiques mais pas uniquement !

Des formations « constellations » imposées ?

Une formation continue qui se résumerait à observer et être observé dans nos classes, en dehors de tout cadre réglementaire : d’ores et déjà, des collègues nous font savoir qu’ils n’acceptent pas ce cadre, cette nouvelle remise en question de leurs droits.

Le SNUDI-FO 53 refuse une formation qui consiste au final à de l’auto-formation ou à du formatage.

Le SNUDI-FO 53 refuse la remise en cause des pratiques pédagogiques dans un dispositif qui nie la réalité des conditions de travail des PE.

Le SNUDI-FO 53 revendique :
–       Le libre choix des 18h d’animations pédagogiques ;
–       Le libre choix des stages de formation;
–       Le caractère strictement facultatif de la co-observation, des visites des CPC que ce soit dans le cadre des deux jours de stage imposés ou dans le cadre de la préparation de la constellation ;
–       Le respect de la liberté pédagogique;
–       Le respect de nos obligations réglementaires de service;
–       Le retrait de PPCR

Des formations inscrites dans le cadre de PPCR et des lignes directrices de gestion promotions : l’accompagnement PPCR ?

Comme nous l’expliquons depuis juillet, ce dispositif formation-accompagnement imposé ne tombe pas de nulle part : le ministre réaffirme lui-même que cela découle de PPCR dans son projet de « Lignes Directrices de Gestion relatives aux promotions et à la valorisation des parcours professionnels » qui cadreront  les promotions à partir de cette année.

Dans le chapitre « Un accompagnement des personnels tout au long de leur carrière », il est précisé que les DRH académiques contribuent « à l’accompagnement professionnel des personnels par la mise en place et la coordination de dispositifs d’aide, de soutien et de conseil ainsi que de formation en lien avec le service académique de la formation continue de tous les personnels. »

« Les personnels doivent, selon leurs fonctions : (…)
– faire évoluer leurs pratiques professionnelles (…)(…)
– et partager leurs expériences entre pairs »

Le SNUDI-FO, depuis la mise en place de PPCR (protocole non signé par FO), a toujours alerté sur le deuxième volet de ce protocole à savoir un dispositif d’accompagnement individuel ou collectif visant à remettre en cause l’indépendance professionnelle et la liberté pédagogique pour imposer les contre-réformes ministérielles.

Le SNUDI-FO de la Mayenne invite les PE du département à s’inscrire aux animations pédagogiques de leur choix. 
Ni le champs disciplinaire, ni la constellation ne peut être imposée. Par ailleurs, vous pouvez participer à 9 heures de réunions d’information syndicale (RIS) et les déduire des animations pédagogiques que vous choisirez, y compris s’il s’agit d’une formation en “constellation” !

Le plan de formation : http://cic-lavaladjoint-ia53.ac-nantes.fr/plan_de_formation/PDF/

Inscription GAIA : Iprof (espace ARENA) / gestion des personnels / GAIA – accès individuel

En application du décret 447 du 28.05.1982 et de la circulaire n° 2014-120 du 16.09.2014 des Réunions d’Information Syndicale (RIS) sont organisées pendant le temps de travail (9 h par an dont 3h pendant le temps d’enseignement) Participez aux RIS du SNUDI-FO organisées dans tout le département mayennais et déduisez ce temps de vos animations pédagogiques que vous choisirez.

Pour connaître toutes les dates des RIS c’est par ICI !
Pour organiser une RIS dans votre école, contacter simplement un correspondant de secteur ou envoyer un courriel à contact@snudifo-53.fr

Formation en « constellations » ou accompagnement PPCR

Formation en « constellations » ou accompagnement PPCR

En cette rentrée, la réforme de la formation continue qui s’appuie sur l’accompagnement prévu par PPCR se déploie dans les départements. Cette formation prévoit que chaque enseignant soit accompagné dans les 6 ans à la fois dans le cadre du plan français et du plan mathématiques.

Tous, stagiaires à vie…

Des centaines de collègues par département se retrouvent ainsi inscrits dans des « constellations » de 8 enseignants, bien souvent sans avoir été sollicités.
Désignés par les IEN, les enseignants « constellés » sont contraints de participer à une formation sur une thématique imposée. Les autres enseignants de l’école doivent également participer à des animations pédagogiques en commun. C’est nier le libre choix des enseignants à une formation individuelle.

Pour le SNUDI-FO, ce n’est pas de la formation, c’est du formatage !

Tout un programme se met en place : journées de regroupement pour préparer la formation et les visites en classe par les pairs et des conseillers pédagogiques. En fin d’année scolaire, d’autres regroupements pour faire le bilan et prévoir les prolongements sur les années à venir…

Ce dispositif infantilisant vise à remettre en cause la liberté pédagogique et à exercer une pression permanente sur les enseignants dans le cadre des décrets sur l’évaluation de 2017. Un suivi ressemblant étrangement à celui de stagiaires, ce que certains IA-DASEN n’hésitent pas à assumer…

Une étape supplémentaire dans la dislocation de notre statut que le Ministre prévoit d’accélérer …

Le ministre annonce un grenelle des enseignants et précise le 8 septembre que la « revalorisation » sera liée à « un changement systémique pour que l’ensemble de la vie des professeurs évolue » …
On ne peut y voir qu’une démarche similaire à celle du gouvernement Valls-Hollande avec son protocole PPCR : quelques miettes contre des modifications profondes de nos droits statutaires.

Le SNUDI-FO avec la FNEC FP-FO ira dans les réunions ministérielles pour porter la revendication de 183 euros d’augmentation indiciaire dans un premier temps (comme les hospitaliers) pour tous dès maintenant sans contrepartie et l’ouverture immédiate de négociations en vue d’un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2000 (18 % en plus) !

Se réunir avec le SNUDI-FO pour organiser la mobilisation et bloquer cette attaque

Dans certains départements, il est question de 30h de formation au lieu des 18h réglementaires. Les personnels n’acceptent pas cette remise en cause de leurs obligations réglementaires de services comme ils n’acceptent pas la logique « d’accompagnement » prévue par PPCR dont FO demande le retrait.

Le SNUDI-FO demande immédiatement audience au ministre pour lui demander l’abandon de ce dispositif et exiger le maintien du libre choix des animations pédagogiques et de la formation continue.

Le SNUDI-FO invite les collègues à se réunir avec le syndicat pour organiser la mobilisation face à cette attaque contre les conditions de travail. Il rappelle que les réunions d’information syndicale sont déductibles des animations pédagogiques à hauteur de 9h.

Prochaine RIS (réunion d’information syndicale) :

Mercredi 23 septembre à 15h00
En présentiel ou en visio – à déduire de vos 108 heures
+ d’infos, inscription…

Nouveau dispositif de formation des enseignants : l’accompagnement selon PPCR !

Nouveau dispositif de formation des enseignants : l’accompagnement selon PPCR !

Lire le compte rendu FO du CTSD formation continue

Le ministère entend modifier en profondeur le système de formation des enseignants. Il est certain que la formation des enseignants est actuellement réduite à peau de chagrin mais s’agirait-il pour le ministre de rétablir enfin une véritable formation continue avec des stages sur temps de classe ? Loin de là…

Par un courrier du 5 mars 2020 aux recteurs et aux IA-DASEN, puis en publiant le « guide pour le Plan Français », le directeur général de l’enseignement scolaire donne les grandes lignes du bouleversement qui s’annonce… et qui n’est autre que la déclinaison de l’accompagnement inscrit dans PPCR.

Un dispositif visant à former les enseignants durant les vacances
Chaque enseignant bénéficierait tous les six ans de cinq jours de formation en français et de cinq jours de formation en mathématiques. Pour ces formations, les enseignants seraient regroupés en groupes de six à huit collègues, groupes appelés « constellations » (sic) et placés sous la direction d’un conseiller pédagogique.

Sur quel temps seraient pris ces cinq jours de formation ? Le ministère répond ainsi : « Le problème du temps de remplacement disponible peut trouver de nouvelles solutions dans la récente possibilité de rémunération de la formation offerte par le décret n°2019-935 du 6 septembre 2019 », décret qui, rappelons-le, permet au ministre d’imposer des formations obligatoires aux enseignants durant les congés !

Et bien sûr, au-delà de ces cinq jours, des « temps informels d’échange » seraient bien sûr possibles…

Une remise en cause de la liberté pédagogique au travers d’un flicage permanent

Il s’agirait d’étudier, de préparer des séances au sein de chaque « constellation » puis d’aller observer les séances dans les classes de chacun des membres de la « constellation » puis de discuter des éléments observés…

Ainsi, alors qu’aujourd’hui seuls les inspecteurs de l’Education Nationale sont fondés à pénétrer dans les classes des personnels, celles-ci deviendraient désormais ouvertes comme des moulins et verraient défiler enseignants et conseillers pédagogiques…

Pour le SNUDI-FO, il est clair que ces « constellations » imposées sont la négation de la liberté pédagogique et visent à mettre les personnels sous un contrôle permanent en utilisant les pires méthodes issues du privé.

Une réforme imposée par PPCR et inscrite dans les futures lignes directrices de gestion « Promotions »

Dès la mise en place de PPCR, le SNUDI-FO avec la FNEC-FP FO avaient alerté les personnels sur les conséquences de l’accompagnement obligatoire des personnels qu’imposait ce protocole.

Ainsi, le décret du 5 mai 2017 (décret PPCR) modifiant les statuts prévoit que « Tout professeur des écoles bénéficie d’un accompagnement continu dans son parcours professionnel. (…) Individuel ou collectif, cet accompagnement répond à une demande des personnels ou à une initiative de l’administration. »

Des méthodes issues du privé et un accroissement de la charge de travail pour les personnels

Le projet de lignes directrices de gestion « promotions et valorisation des parcours professionnels » qui s’appliqueront dès la rentrée prochaine ne fait que confirmer cette orientation dans son paragraphe intitulé « Un accompagnement continu des agents » : Ainsi, « pour exercer pleinement ces missions, les personnels doivent, selon leurs fonctions : (…)
– faire évoluer leurs pratiques professionnelles en tenant compte notamment des évolutions scientifiques, techniques ou sociales pour toujours mieux répondre aux besoins des élèves ;
– et partager leurs expériences entre pairs. »

Il s’agit là de mettre en application l’accompagnement des personnels tout au long de leur carrière, accompagnement qui sera pris en compte dans le cadre de l’évaluation et des promotions.

Ainsi, au sein des « constellations », il s’agirait de « fédérer le groupe » tandis que les conseillers pédagogiques seraient chargés du « management d’équipe » en se présentant comme des « amis critiques » ou des « pairs experts »… N’en jetez plus !

Ces mêmes conseillers pédagogiques, chargés de prendre en charge six « constellations » chaque année, verraient d’ailleurs leur charge de travail sensiblement alourdie.

Pour le SNUDI-FO, le nouveau dispositif de formation, le Plan Français, ne sont ni plus ni moins qu’un système de flicage des enseignants visant à remettre en cause leur liberté pédagogique, à augmenter leur temps de travail et à favoriser leur auto-formation pendant les congés.

CTSD Formation continue du 18.06

CTSD Formation continue du 18.06

Lire la déclaration FNEC-FP FO 53

Ce Comité Technique “Formation continue” fait suite à un Conseil Départemental de Formation Continue organisé le 19 mai 2020.

Ce CTSD étant le dernier de cette année scolaire concernant le premier degré, la FNEC-FP FO est intervenu sur plusieurs sujets d’actualité lors de sa déclaration liminaire.

Quelques éléments essentiels que nous avons rappelés:
1: Épuisement des collègues face à la gestion de la crise COVID dans les écoles.
2: Accélération du désengagement de l’Etat et de la territorialisation de l’école: convention 2S2C, loi fonction directeur…
3: Le plan de formation: Se former sur le temps de congés !

Retour sur le contexte CoviD

Contexte COVID : Monsieur le directeur académique a souhaité dire un mot sur la situation inédite que nous avons vécu ces derniers mois. “Au delà de l’émotion nationale de certains médias à l’endroit des enseignants, l’école de la République a été au RDV de l’épreuve sanitaire qu’a traversé ce pays. On peut être fier de ce qui a été fait sur le département.” Bien évidemment ces propos n’engagent que lui.

Mais à quel prix ? Les personnels exprime tous un ras-le-bol…

FO a rappelé que ces conventions 2S2C, qui doivent permettre «d’assurer localement l’accueil des élèves sur le temps scolaire par d’autres intervenants que leurs professeurs en proposant d’encadrer une activité physique et sportive», s’inscrivent dans la même logique que celle des rythmes scolaires et sa territorialisation de l’école publique: désengagement de l’Etat par le renforcement de l’autonomie des écoles et renvoi de la gestion de celles-ci aux collectivités locales.

Outre l’inégalité de traitement que cela engendrera pour les usagers, tributaires des moyens de la collectivité, cela mettra à mal le statut des enseignants en les plaçant à nouveau dans des situations délicates, puisqu’un peu plus sous la coupe des municipalités.

Dans sa logique budgétaire, permettant le remplacement d’enseignants diplômés par des éducateurs locaux, le ministère délègue ainsi aux collectivités une part de l’enseignement, détruisant un cadre national et affichant par la même occasion, toute la considération qu’il a pour les matières concernées.

Face à la détresse justifiée des directeurs d’école, relayée partout dans la presse, y compris nationale, la seule réponse de l’Etat est une proposition de loi créant une “fonction de directeur” adoptée aujourd’hui en commission parlementaire. Ce projet sera examiné par l’assemblée nationale dès le 22 juin !
Accédant soudainement à certaines de leurs revendications (décharges, indemnités, …), jusque là pourtant systématiquement balayées car soit-disant irréalisables, l’Etat, en trouvant miraculeusement des moyens budgétaires, nous dévoile clairement ses intentions, démontrant à nouveau sa volonté de modifier le statut du directeur d’école, pourtant largement rejeté par les principaux concernés.

Les collègues directeurs, nommés pour une durée déterminée, sous-tutelle de l’IA-DASEN, seront chargés d’appliquer des feuilles de route décidées par ce dernier, servant de relais entre l’administration, les collègues et les collectivités territoriales.

L’Etat profite donc de la souffrance des personnels pour faire passer ses réformes impopulaires de façon opportuniste.

FO : Quelle est la durée de vie des 2S2C ? puisque le protocole sanitaire s’est largement assoupli, il n’a plus lieu d’être ?

Réponse du directeur académique: L’état sera conforme à ses engagements. Dans certaines petites communes, les 2S2C peuvent encore avoir un intérêt pour accueillir la totalité des élèves. C’est ça l’objectif des 2S2C. Le recteur nous a demandé de continuer à signer les conventions si nous en avions… Certaines conventions tomberont d’elles-mêmes, en accord avec les municipalités et les écoles.

Présentation du plan de formation

Éléments de contexte

Monsieur le directeur académique explique que des propositions de formations sont conservées (OFC,APP) mais une nouvelle offre de formation “longue” en Français et en Mathématiques est crée, en sus des formations dans les autres champs disciplinaires.

Il ajoute qu’il faut trouver “un équilibre à double contrainte” : entre des besoins identifiés pour les élèves (répondre à un enjeu, amélioration du niveau des élèves dans les fondamentaux) et l’envie des enseignants à se former. (besoin personnel, évolution de carrière, réorientation, etc…)

Cette année, il y aura quatre types de formations: les formations de type “stage” (sur temps de travail avec remplacement), les formations de type “animations pédagogiques” (18h hors temps de classe), le volet complémentaire (hors 18h) et, nouveauté donc, des formations longues, dites hybrides en plan mathématiques et plan français. (une partie sur temps de travail et une partie -18h- hors temps de classe)

Consulter le plan de formation (provisoire)

Les formations de type stage (sur temps de travail avec remplacement)

Ces formations concernent notamment la formation initiale des PE (INSPE), les formations “statutaires”: départ en formation CAPPEI, CAFIPEMF, formation directeurs, éducation prioritaires, … mais également les liaisons écoles-collèges, les offres de formations collectives (OFC) et les analyses de pratiques entre pairs (APP)

FORMATIONS ASH

Quatre enseignants partent en formation CAPPEI:  1 ULIS, 1 Unité d’Enseignement, 1 classe relais, 1 module d’approfondissement RASED.

Un enseignant partira en formation pour devenir directeur de SEGPA (DDEEAS)

FO: Qu’est ce qui préside au choix des candidats

Les départs en CAPPEI répondent à des besoins et des souhaits des PE mais aussi a des besoins pour l’institution (création d’ULIS, d’unité d’enseignement, départs en retraite de maître G etc…)

Les formations CAPPEI sont des formations assez coûteuses (12 semaines de formation avec frais de repas et de déplacements, remplaçants mobilisés, …) et l’administration est contrainte de faire des choix.

OFFRE DE FORMATION COLLECTIVE – OFC

Ces offres sont relativement plébiscitées par les collègues; elles sont donc reconduites pour cette année.

Année scolaire 2020-2021 : les créneaux OFC disponibles seront connus plus tard, en fonction du nombre de constellations plan maths/français. Les demandes seront étudiées tout au long de l’année. Cette année, une trentaine d’OFC se sont tenues.

ANALYSE DE PRATIQUE ENTRE PAIRS   – APP 

La demande de formation est rédigée par l’enseignant demandeur, en accord avec le directeur de l’école, à partir d’une fiche APP à demander au secrétariat de circonscription. La demande est adressée à l’IEN de circonscription. Elle est élaborée à partir des besoins identifiés par l’enseignant. L’APP sera validée et organisée en fonction des possibilités de remplacement.

Cette année, il y a eu 57 demandes mais certaines ont été annulé du fait de la “crise” COVID et du confinement, ces demandes seront traitées en priorité pour l’an prochain.

FORMATION LONGUE DE TYPE “ PLAN”

C’est la grande nouveauté de cette année. 

Ces formations divisées en “plan mathématiques” et “plan français” sont organisée de façon pluriannuelle sur un cycle de 6 ans en alternance avec les 18h d’animations pédagogiques.

Durant ce cycle de 6 ans, le PE aura donc deux plans espacés de trois ans (une formation intensive en maths et une en français) entrecoupées de deux années où il s’inscrira aux 18h d’animations pédagogiques.

Ces formations longues s’organisent en 30 heures de formation (5 jours) : 12 heures sur temps de classe avec remplacement et 18 heures hors temps de classe (comme pour des animations pédagogiques)

1/3 des enseignants formés par an répartis sur les deux plans. (⅙ en maths; ⅙ en français)

La création de ces “constellations” sera proposée localement : dans les circonscriptions avec le concours des conseillers pédagogiques dont l’un est référent mathématiques  et l’autre référent français.

Projection de l’inspection pour cette année: 52 constellations (32 maths et le 20 en français)

Analyse de FO: L’apparition d’une formation longue a pour objectif de viser une amélioration du niveau en maths et en français. Au terme de ces trois années, tous les collègues PE du département auront dû participer à l’une de ces formations.

A savoir: les 18 heures hors temps de classe pourront se tenir pendant les vacances !

Rappel: Le Ministre a publié le décret 2019-935 du 6 septembre 2019 (ainsi qu’un arrêté) avec effet rétroactif au 1er avril 2019. Ces textes mettent en place une allocation pour rémunérer les enseignants effectuant une formation pendant « les vacances des classes » « à l’initiative de l’autorité compétente ou après [leur] accord ».

Il est donc indiqué explicitement que les personnels pourront être convoqués en stage de formation pendant les vacances, même sans leur accord, pour une durée de 5 jours par an.

En outre, ce décret remet en cause les congés de formation et leur indemnisation à 85% en rémunérant de manière forfaitaire la formation d’une demi-journée à 60€ et d’une journée à 120€. Lors du Comité Technique Ministériel du 12 juin, les organisations syndicales avaient voté unanimement contre ce projet.

Le SNUDI-FO a rappelé qu’il s’opposait à toutes formes de travail imposé sur temps de vacances. Oui à la formation continue sur temps de travail et sur les 36 semaines !

Nous avons également demandé des précisions si le “ratio de PE” à vouloir s’inscrire à ces formations n’était pas atteint; cela implique que des collègues soient contraints d’y participer ?

Monsieur l’IEN adjoint à l’IA répond “qu’il faut créer le désir chez les PE”, mais que oui, à terme, l’ensemble des collègues sera obligé de participer.

FO: Les collègues à temps partiel devront-ils participer à l’ensemble de cette formation ?

S’il nous assure de la souplesse, pour Monsieur l’IEN adjoint à l’IA, cette formation nécessite un “engagement” de la part du professeur, engagé dans une démarche de formation. Il y a une sorte de “contrat moral” à finir la formation commencée.

Les collègues pourraient éventuellement récupérer ces heures.

Les animations pédagogiques (18h)

D’une manière générale, notre organisation déplore le manque de choix dans les animations pédagogiques, encore largement “trustées” par le français et les mathématiques. (voir notre déclaration)

Même si l’administration nous assure que ce plan est encore provisoire, la faible représentation de certaines matières pourrait entraver la liberté pédagogique de certains enseignants. Un esprit mal intentionné pourrait même faire le rapprochement avec les 2S2C qui fleurissent en ce moment et dont la pérennité est même appelée des voeux de certains, pouvant potentiellement mettre à mal l’enseignement de certaines disciplines.

A titre d’exemple, seules cinq animations sont possibles en EPS, trois en histoire, deux en sciences… Pour les enseignants déjà spécialisés dans l’ASH, il n’y a même pas une seule animation de proposée!

Fabien Orain, Hélène Colnot, représentants FO 1er degré au CTSD

Conseil départemental de formation du 19.05.20

Conseil départemental de formation du 19.05.20

1-Bilan du Plan de Formation (PDF) 2018-2019 et point sur le PDF en cours.

A noter : Ce conseil de formation remplace celui prévu initialement en mars.

Il débute par 2 points consacrés  au bilan du Plan de formation 2018-2019 et à celui en cours. Il apparait que les demandes pour des OFC (Offres de formation collectives) sont en augmentation. Celles-ci s’avèrent souvent liées à des thématiques concernant le climat scolaire, les élèves à besoin particulier (notamment l’autisme). Comment pourrait-il en être autrement ? Les RASED réduits à peau de chagrin et les conséquences d’une école inclusive à tout prix, placent les enseignants dans des situations complexes, parfois intenables ! Mais la formation seule ne peut pas être une solution satisfaisante et unique.

Par ailleurs, le SNUDI-FO fait remarquer le manque de diversité dans l’offre de formation à caractère départemental : toutes les formations sont axées autour des mathématiques et du français. Le DASEN a répondu qu’il « pouvait partager notre avis » mais que les consignes qu’il recevait étaient de consacrer ces formations à caractère départemental aux fondamentaux. Il abonde même dans le sens du SNUDI-FO en disant qu’il comprenait qu’en tant qu’enseignant, on pouvait vouloir des formations en fonction “de ses propres appétences”.

Dans le bilan fait par l’administration du PDF en cours, la demande d’échanges de pratiques entre pairs a été moins forte que l’an passé, mais le confinement dû à la pandémie de COVID est à mettre en lien avec cette baisse des  demandes.

Il y a également une augmentation des demandes de formations liées à une évolution professionnelle : concours CPE, CAFIPEMF, ASH…

En ce qui concerne les OFC qui n’ont pas pu se tenir, si l’équipe maintient sa demande d’OFC, elle doit le signaler à l’administration, sans formaliser cette demande.

2-Perspectives pour le PDF 2020-2021

Une nouveauté fera son apparition dans le PDF 2020-2021 : l’administration parle de transformation de la formation continue Français/Mathématiques en un plan Français/Mathématiques. Ce plan concernerait 1/3 des enseignants du département (pour 1/6 en Français et pour 1/6 en maths). Il inscrirait les collègues (volontaires) dans une formation de 5 jours (30h). 18h seraient décomptées des 18h d’animations pédagogiques et les 12 autres heures seraient réparties à l’appréciation de l’administration :

  • sur temps de classe et remplacé
  • sur temps de vacances (avec allocation).

Pour défendre ce nouveau projet de formation sur 5 jours, Monsieur l’IEN adjoint au DASEN rapporte aussi une conclusion d’enquête intéressante, à savoir que « les formations intensives sont souvent plus efficaces que les formations perlées ». Nous lui rappelons donc que le SNUDI-FO revendique justement le retour à des propositions de formations longues, sous forme de stage, sur temps de classe et remplacé, car effectivement plus efficientes.

Le SNUDI-FO a rappelé à nouveau que réduire la formation aux seuls champs disciplinaire français/mathématiques allait contre la liberté pédagogique des enseignants, liberté qui participe pourtant de l’intérêt intellectuel de notre métier. Nous avons clairement dénoncé une volonté de formatage des enseignants.

Par ailleurs, nous avons affirmé que notre organisation était tout à fait opposés à des formations organisées pendant les vacances. Les collègues sont demandeurs de formation, mais pas sur n’importe quel temps. Nous continuons de revendiquer que la formation doit être maintenue dans le cadre réglementaire en vigueur, c’est-à-dire sur temps de travail, et bien évidemment sur les 36 semaines. Les précisions du DASEN sur le fait que ces formations sont basées sur le volontariat ne nous rassurent pas, puisque souvent les faits précèdent la loi. Notre crainte est que ces formations sur temps de vacances finissent par faire loi.

3- Formation des PES :

Les PES présents sont intervenus sur la qualité de leur formation et font la remarque qu’elle semble « éloignée des préoccupations du moment » pour les stagiaires et « de leur pratique de classe ». Elle « manque de concret ».  Ils s’interrogent également sur leur titularisation au vu du contexte actuel de pandémie et par conséquent de confinement. Le SNUDI-FO demande la titularisation des PES comme prévue initialement.

Rappel avis CHSCT-ministériel du 21.04 :
Considérant que la carrière des personnels ne saurait être impactée par la crise sanitaire actuelle, considérant que les fonctionnaires-stagiaires ont travaillé comme tous les personnels, faisant preuve comme tous les personnels d’un dévouement sans pareil, malgré les conditions et les incertitudes qui pèsent sur eux, le CHSCT M demande que les titularisations de ces collègues soient prononcées en juillet, sans aucun retard au 1er septembre 2020.
Pour : FO, UNSA
Contre : FSU

M.Drault répond que le calendrier ne sera pas modifié, que les opérations de titularisation se feront au terme de cette année scolaire mais qu’il communiquera de manière officielle sur ce sujet conjointement avec Mme Martin, directrice de l’INSPE.

4- formation CAPPEI 

Une vingtaine de demandes a été effectuée. En ce qui concerne la passation de la certification cette année, l’examen final est reporté à la rentrée prochaine.

Pour le SNUDI-FO 53, Sandra RECHE

Formation pendant les vacances : inacceptable !

Formation pendant les vacances : inacceptable !

Le décret qui prévoit la formation pendant les congés a été publié (Legifrance). Comme nous l’écrivions en mai dernier (lire notre article) des formations pourront être désormais imposées aux PE (jusqu’à 5 jours) par l’employeur. Si le ministère prévoit une allocation pour rémunérer ces formations, cette nouvelle disposition reste inacceptable. Par ailleurs, même sur la base du volontariat cela est discutable car nous connaissons les pressions qui peuvent s’exercer localement par les DASEN et IEN.

Le Ministre a publié le décret 2019-935 du 6 septembre 2019 (ainsi qu’un arrêté) avec effet rétroactif au 1er avril 2019. Ces textes mettent en place une allocation pour rémunérer les enseignants effectuant une formation pendant « les vacances des classes » « à l’initiative de l’autorité compétente ou après [leur] accord ».

Il est donc indiqué explicitement que les personnels pourront être convoqués en stage de formation pendant les vacances, même sans leur accord, pour une durée de 5 jours par an.

En outre, ce décret remet en cause les congés de formation et leur indemnisation à 85% en rémunérant de manière forfaitaire la formation d’une demi-journée à 60€ et d’une journée à 120€.

Lors du Comité Technique Ministériel du 12 juin, les organisations syndicales avaient voté unanimement contre ce projet.

Une nouvelle fois, le gouvernement passe en force et publie ce décret alors que le schéma directeur sur la formation continue est toujours en cours de discussion.

De qui se moque le Ministre quand il prétend d’un côté négocier avec les représentants du personnel l’organisation de la formation continue et de l’autre publier un décret unanimement rejeté qui attaque nos droits à congé ?

La FNEC FP-FO ne peut accepter une telle remise en cause de nos droits à congé et à formation et exige l’abrogation du décret du 6 septembre 2019 et de son arrêté.

La FNEC FP-FO revendique le rétablissement du droit à la formation continue comme droit statutaire défini pour chaque corps, par exemple pour les Professeurs des Ecoles les 36 semaines de formation continue pendant le temps de travail.

La FNEC FP‐FO exige que la formation continue soit maintenue dans le cadre réglementaire actuellement en vigueur c’est‐à‐dire sur le temps de travail devant élèves et revendique que le remplacement soit systématiquement assuré.

La FNEC FP‐FO n’accepte pas ce nouveau passage en force et réaffirme ses revendications :
. NON à la formation continue sur le temps des vacances ;
. OUI à une véritable formation continue, choisie, sur le temps de travail.