Mur de manuels scolaires à la DSDEN

Mur de manuels scolaires à la DSDEN

Mercredi 29 janvier, jour de CTSD, les organisations FNEC-FP FO 53, FSU 53 et CGT éduc’action 53 décident de boycotter le CTSD prévu à 9h.

Lire la déclaration (FO-CGT-FSU) lue au DASEN

Dans le même temps, une centaine de personnels de l’éducation nationale se sont rassemblés devant les grilles de l’IA pour exprimer leur colère face au mépris du ministère et de ses représentants, et toujours dans le cadre de la bataille pour le retrait du projet de réforme des retraites.

Cette action fût une réussite !

Article Le GlobJournal : le mur comme symbole d’une certaine surdité du gouvernement
Article Ouest France
Article le Courrier de la Mayenne

Réforme des retraites : désaveu du conseil d’Etat

Réforme des retraites : désaveu du conseil d’Etat

Le Conseil d’Etat étrille la réforme Macron-Philippe et balaie l’enfumage de la « revalorisation »

Alors que la mobilisation dure depuis 54 jours, que les manifestations du 24 janvier ont été, dans toute la France, puissantes et déterminées, alors que le rejet de la réforme des retraites est partagé par plus de 60% de la population, le projet vient de subir un nouveau désaveu, et pas des moindres : celui du Conseil d’Etat.

La « revalorisation » des enseignants : un miroir aux alouettes démoli par le Conseil d’Etat

Les dispositions liées à la revalorisation des enseignants et des enseignants chercheurs « sauf à être regardées, par leur imprécision, comme dépourvues de toute valeur normative, (…) constituent une injonction au Gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution ». Quand le cabinet de la ministre Vidal répond que ce n’est pas « normatif » mais « politique », c’est un aveu. Les promesses du gouvernement ne sont pas un engagement mais une manoeuvre grotesque pour tenter de désamorcer le mouvement.

Le conseil d’Etat le confirme : le système Macron-Philippe, c’est un avenir sombre et incertain

Les analyses de FO sont confirmées : le système « retire aux assurés une forme de visibilité sur le taux de remplacement prévisible qui leur sera appliqué, dans la mesure où la pension n’est plus exprimée à raison d’un taux rapporté à un revenu de référence mais à une valeur de service du point définie de manière à garantir l’équilibre financier global du système. » En clair la valeur de service du point ne sera pas connue à l’avance et pourra fluctuer selon le bon vouloir des futurs gouvernements.

L’institution démonte enfin la propagande de « l’universalité » des droits et l’artifice de communication du « un euro donnera les mêmes droits », soulignant la complexité et la diversité des règles de cotisation et d’ouverture des droits.

Un véritable basculement de société

« Les projets de loi procèdent à une réforme du système de retraite inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social. » En effet, le gouvernement veut tirer un trait définitif sur la Sécurité sociale de 1945 et toutes les conquêtes sociales.

Le Conseil d’État critique également le choix de recourir à 29 ordonnances. Cela « fait perdre la visibilité d’ensemble qui est nécessaire à l’appréciation des conséquences de la réforme et, partant, de sa constitutionnalité et de sa conventionnalité. »

Le gouvernement est isolé et affaibli

Cet avis est inédit et met en évidence la crise jusqu’aux sommets de l’Etat. Qui peut encore défendre le projet de réforme des retraites Macron-Philippe ?

Ajoutons à cela qu’il ne s’est trouvé aucune organisation syndicale (CFDT compris) ni patronale pour voter pour le projet de loi lors de sa présentation devant les conseils d’administration de la Sécurité Sociale. Même le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire, composé de hauts gradés, conteste la réforme.

Rien n’est joué. La FNEC FP-FO invite les personnels à poursuivre la tenue des AG et des heures d’informations syndicales pour décider de poursuivre la mobilisation pour obtenir le retrait !

Direction d’école : groupe départemental de suivi et de concertation (GDSC) Le SNUDI-FO 53 boycotte la réunion !

Direction d’école : groupe départemental de suivi et de concertation (GDSC) Le SNUDI-FO 53 boycotte la réunion !

Télécharger le communiqué du SNUDI-FO 53

Invités par l’administration à participer à un GDSC sur la direction d’école, le SNUDI-FO 53 s’est adressé aux organisations syndicales représentatives (Snuipp, SE-Unsa et CGT éduc’action) pour leur proposer de refuser ensemble de participer à une réunion informelle, à l’heure où les CHSCT sont supprimés. Nous nous sommes retrouvés seuls sur cette position. Dans la droite ligne des groupes de travail sur la « simplification des tâches du métier de directeur » qui n’ont strictement rien apporté en matière d’allègement des tâches, cette initiative ministérielle fait suite au suicide de notre collègue Christine Renon. De plus, à notre initiative, la demande d’un CHSCT exceptionnel dédié à la direction a été formulée avant les congés. Ce groupe de travail (GDSC) s’est tenu mardi 7 janvier.

Ces réunions conduisent de fait à limiter la problématique de la direction d’école aux seuls directeurs, alors qu’elle concerne tous les enseignants. Par ailleurs, le SNUDI-FO continue d’exiger la tenue d’instances (CHSCT) en Mayenne comme ailleurs, pour que les syndicats puissent défendre les conditions de travail, les revendications et les moyens mis en œuvre pour la direction.

Les retours que nous avons de cette réunion sont éloquents. La question du statut de directeur a été évoquée dès le début de la réunion, mais rien sur l’augmentation des décharges, aucun mot sur la reconnaissance par l’augmentation indiciaire, rien sur l’aide administrative, rien sur la politique préventive à mettre en place pour les directeurs d’école, responsabilité incombant à notre employeur.

Les directeurs ne veulent pas d’un statut, ils veulent plus de temps de décharge, une aide administrative, une amélioration financière et un réel allègement des tâches !

C’est par ailleurs le sens vers lequel vont les réponses à l’enquête ministérielle. Sans surprise, les directeurs ont réaffirmé leurs revendications, celles que nous portons avec eux et dont l’administration a déjà connaissance, à savoir :

– 36% d’entre eux exigent l’augmentation de leur temps de décharge
– 33% réclament une aide administrative ou une secrétaire
– 27% demandent une simplification des tâches
– 19% d’entre eux donnent la priorité à une revalorisation salariale

Quant à la question « Avez-vous des pistes concrètes d’amélioration de vos tâches de direction à proposer ? », seuls 11% des directeurs répondent « Avoir un véritable statut de directeur, chef d’établissement ».

Nos responsables administratifs doivent répondre. Le ministère doit clairement enterrer l’idée de la mise en place d’un statut de directeur ou de chef d’établissement du 1er degré !

Le SNUDI-FO 53 invite tous les directeurs d’école du département à s’inscrire pour participer au stage syndical dédié à la direction d’école et prévu le 20 mars prochain à Laval (programme de la journée). Les inscriptions se font par email (contact@snudifo-53.fr) ou via le formulaire dédié en ligne.

A Laval, le 08/01/20

Rupture conventionnelle

Rupture conventionnelle

Rupture conventionnelle ou comment déguiser les licenciements de fonctionnaires !

Le décret 2019-1593 relatif à la procédure de rupture conventionnelle dans la fonction publique est paru le 31 décembre 2019.

Une procédure extrêmement rapide et définitive

L’article 2 de ce décret prévoit que «La rupture conventionnelle peut être conclue à l’initiative du fonctionnaire ou de l’administration, de l’autorité territoriale ou de l’établissement dont il relève. ».

Ainsi, l’agent concerné reçoit alors, par lettre recommandée, la demande de l’employeur d’une rupture conventionnelle. L’agent est convoqué à un entretien préalable. La signature de la convention peut intervenir au moins 15 jours francs après l’entretien. Dès lors, le fonctionnaire ne disposera plus que d’un délai de quinze jours francs pour exercer son droit de rétractation.
Une fois tous ces délais entérinés, l’agent est radié des cadres et perd sa qualité de fonctionnaire.

Dès lors, il ne pourra pas être recruté en tant qu’agent public dans la fonction publique dans les 6 ans qui suivent sauf à devoir rembourser intégralement l’indemnité perçue dans le cadre de sa rupture conventionnelle !

Une indemnité qui se révèle inférieure à celle des dispositifs existants comme l’actuelle indemnité de départ volontaire

C’est le décret n°2019-1596 qui s’applique. Le montant acté lors de la rupture dépendra de l’indice auquel l’agent partira et de son ancienneté dans la limite de 24 ans.

Par exemple :
Un PE au 4ème échelon, indice majoré de 458, avec 6 ans d’ancienneté pouvait percevoir dans le cadre de l’IDVd’une indemnité maximale de 12 877 euros. Le même PE percevra, dans le cadre d’une rupture conventionnelle, entre 3219 euros et 12 877 euros.

Ainsi, derrière la rupture conventionnelle, c’est bien la volonté du gouvernement de se débarrasser des fonctionnaires et à moindre coût.

La porte ouverte à toutes les pressions de l’employeur

Il est indiqué dans les textes que cette procédure ne peut pas être imposée à l’une ou l’autre des parties et qu’elle doit résulter d’un accord. Cependant, on est très loin d’une situation dans laquelle les agents publics et leur autorité hiérarchique seraient sur un pied d’égalité pour discuter d’une rupture conventionnelle ! Aucun garde-fou réglementaire n’est prévu pour éviter les pressions et les déstabilisations pour pousser les fonctionnaires à quitter la fonction publique.

Alors qu’au quotidien, les personnels sont confrontés à des conditions de travail et à des pressions hiérarchiques insupportables, il est évident que cette rupture conventionnelle sera utilisée par les employeurs pour déstabiliser les agents et les pousser à quitter la Fonction publique !

La fédération générale des fonctionnaires FO a voté contre ce projet et revendique le retrait de la loi de transformation de la fonction publique qui en est à l’origine. (A noter que l’UNSA et la CFDT ne se sont pas opposés en s’abstenant)

La FNEC-FP FO est pleinement engagée dans la grève pour l’abandon de la réforme des retraites. Faire reculer le gouvernement sur sa réforme des retraites, c’est créer les conditions pour imposer le retrait des autres contre-réformes et défendre notre statut de fonctionnaire d’Etat.

Réunions directeurs = enfumage

Réunions directeurs =  enfumage

Le 1er ministre a annoncé par voie de presse le 13 novembre des « premières mesures visant à alléger et simplifier le travail des directeurs d’école » 

Ces mesures ne sont en fait qu’un questionnaire, envoyé par courriel, et des invitations à des réunions avec les IEN.  

Le SNUDI-FO 53 alerte sur ces questionnaires et ces réunions prévues avec les IEN. Ces dispositifs, impulsés par le Ministre suite au suicide de Christine RENON, ne répondent en rien aux revendications des directeurs, qui sont connues et portées depuis des années par les organisations syndicales (avec des nuances parfois)

Pire, le questionnaire, type « grand débat », traité informatiquement, n’a d’autre but que d’amener les directeurs à se positionner pour le statut de directeur supérieur hiérarchique. Les entrevues avec les IEN, quant à elles, vont placer les directeurs en situation individuelle face à leur supérieur avec toutes les dérives que cela peut entraîner.

Le SNUDI-FO 53 alerte sur la dangerosité de ces dispositifs et rappelle que ni le questionnaire, ni les réunions avec les IEN ne sont obligatoires* (comme cela a été confirmé la semaine dernière par les IEN).

Le SNUDI-FO 53 invite tous les directeurs à prendre connaissance du communiqué du SNUDI-FO 53 et du courrier adressé au ministre. Il invite les directeurs, à prendre contact avec le syndicat pour faire remonter leurs revendications, et à participer aux RIS organisées par le syndicat.

* Rappel :
invitation = ce n’est pas obligatoire. (même lorsqu’il s’agit d’une invitation valant ordre de mission)
ordre de mission = c’est obligatoire. Un ordre de mission donne lieu à un défraiement et et à la couverture du salarié.
invitation valant ordre de mission = Ce n’est pas obligatoire mais le salarié est couvert. 
. avec frais = frais de déplacement
. sans frais = pas de frais de déplacement

 

 

 

Congrès départemental 4.10.19

Congrès départemental 4.10.19

Le congrès départemental du SNUDI-FO s’est réuni le 4 octobre 2019, en présence de Norbert Trichard, secrétaire général du SNUDI-FO.

Conformément à nos statuts, sont convoqués tous les deux ans, comme délégués à ce congrès tous les syndiqués, car l’activité du SNUDI-FO 53, son orientation, ses interventions et ses représentants ce sont les syndiqués qui en décident. Notre congrès a établi les revendications du syndicat et les moyens de les faire aboutir.

Le congrès a adopté une motion
à faire adopter dans les écoles

Le rapport d’activité du syndicat, dense, a été adoptée à l’unanimité.
Le rapport de trésorerie a été approuvé à l’unanimité.

La résolution pour les deux prochaines années a également été adoptée à l’unanimité.

Télécharger la résolution

Le renouvellement des instances :

Le Bureau départemental :
Stève Gaudin, secrétaire départemental
Sandra Rèche, secrétaire départementale adjointe
Hélène Colnot, secrétaire départementale adjointe
Fabien Orain, trésorier adjoint
Pascal Grandet, archiviste
Jean-Pierre Moquet, trésorier

Voici la liste des correspondants secteurs du SNUDI-FO : interlocuteurs FO dans vos circonscriptions ils se font le relai des informations du syndicat et font remonter les problématiques rencontrées dans les écoles notamment. Parmi ses professeurs des écoles, plusieurs ont intégré le conseil syndical (CS), désormais composé de 23 collègues.

Circonscription Laval Agglo:
Samuel Hellard, TR Saint Exupéry Laval (Laval 1) (CS)
Sandra Reche, Adjointe école Maternelle La Senelle, Laval (Laval 1) (CS)
Marion Rouiller, adjointe, Germaine Tillion Laval (Laval 1) (CS)

Circonscription Mayenne Sud-Est :
Frédéric Gayssot, directeur, Saint Denis D’Anjou (Laval 2) (CS)
Sébastien Touzé, directeur, Michelet Laval (Laval 2) (CS)
Martine Ganne, Adjointe maternelle Laval, Michelet (Laval 2) (CS)

Circonscription Mayenne Nord-Ouest :
Claire Garin, TR, école élémentaire Ernée (Laval 3) (CS)
Camille Le Mauff, T2R, La Haie Traversaine (Laval 3)
(CS)
Antoine Blanchet, TR, école Louise Michel, Mayenne (Laval 3) (CS)
Catherine Destoop, directrice, école Louise Michel, Mayenne (Laval 3) (CS)

Circonscription Mayenne Nord-Est :
Thierry Orève, directeur, école de Ravigny (Laval 4) (CS)
Emilie Vannier, adjointe Maternelle, Saint Pierre sur Orthe (Laval 4) (CS)
Nathalie Camus, directrice, Marcillé la Ville (Laval 4) (CS)

Circonscription Mayenne Sud-Ouest :
Stève Gaudin, TR, école élementaire Cossé le Vivien (Laval 6) (CS)
Hélène Colnot, TRS, Ballots, Craon (Laval 6)
(CS)
Émeline Martin, Adjointe, école Maternelle Port-Brillet (Laval 6) (CS)
Jean-François Bohec, adjoint Henri Matisse Craon (Laval 6) (CS)
Magali Bohec, TR, Henri Matisse, Craon (Laval 6)
(CS)
Mathieu Valton, directeur, école Erik Satie, Craon
(Laval 6)
Julie Seigneur, directrice, école Saint Germain le Guillaume (Laval 6) (CS)

Circonscription ASH :
Fabien Orain, IME Montaudin (Laval 5) (CS)

Pascal Grandet, Retraité (CS)
Jean-Pierre Moquet, retraité
(CS)

Motion adressée au ministre et au préfet de la Mayenne

Motion adressée au ministre et au préfet de la Mayenne

Motion adoptée par le congrès du SNUDI-FO 53

Motion à télécharger et à renvoyer
ou, motion à compléter en ligne ci-dessous

Motion signée par les professeurs des écoles du 53 : (au 17/10/19)
Samuel Hellard, Martine Ganne, Claire Garin, Frédéric Gayssot, Camille Le Mauff, Stève Gaudin, Antoine Blanchet, Hélène Colnot, Fabien Orain, Émeline Martin, Sandra Reche, Pascal Grandet, Sébastien Touzé, Catherine Destoop, Jean-Pierre Moquet, Valérie Barreau, Thierry Orève, Mathieu Valton, Emilie Vannier, Laurence Madiot, Yoann Denuault, Julie Blin, Larissa Ouslati, Virginie Duval, Anne Cécile Gomi, Claire Riaudel, Lucie Thomas, Nathalie Camus, Tatiana Frénel, Emilie Serisier, Magali Gélu, Delphine Allart, Isabelle Boulay

Motion au préfet et au ministre

  • Format de date :JJ slash MM slash AAAA

Nous exprimons notre très vive émotion et notre solidarité avec la famille et les proches de Christine RENON, directrice d’école à PANTIN (93) qui a mis fin à ses jours dans son école le 21 septembre 2019.

Après avoir pris connaissance de la lettre qu’elle a adressée à tous, nous affirmons avec tous les syndicats des enseignants des écoles de Seine Saint Denis et de la Mayenne : « L’INSTITUTION EST RESPONSABLE ! », « Le geste de Christine témoigne d’une situation d’extrême souffrance au travail qui fait écho au mal être de l’ensemble de la profession ».

Nous exigeons des réponses concrètes aux problèmes posés dans sa lettre qui rejoignent les revendications de tous, pour que cela ne se reproduise PLUS JAMAIS !

– Prise en compte des revendications des directeurs d’école (décharges pour tous, amélioration des seuils, réel allègement des tâches, rétablissement immédiat des aides administratives),
– Rétablissement d’un cadre national de la semaine scolaire sur 36 semaines,
– Séparation du scolaire et du périscolaire,
– Respect de la liberté pédagogique,
– Retrait des APC,
– Stop aux injonctions de la hiérarchie,
– Le transfert de la responsabilité de la rédaction des PPMS aux mairies, dans le cadre du plan communal de sauvegarde,
– Protection inconditionnelle de tous les enseignants (directeurs et adjoints) par la hiérarchie

Nous n’imaginons pas que nos responsables administratifs puissent ne pas répondre à nos revendications.

Suicide de notre collègue de Pantin (93)

Suicide de notre collègue de Pantin (93)

Suicide de Christine Renon, nouvelle victime du travail

Inviter nos syndicats en « comité de suivi » pour un Statut de directeur d’EPSF… ou répondre enfin au courrier de Christine Renon?

Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis, qui appelaient à se rassembler jeudi 3 octobre à la DSDEN de Bobigny, ont été suivies partout en France. Elles ont publié un communiqué commun exprimant les revendications urgentes à satisfaire. Ce communiqué a été repris en Mayenne.

La déclaration intersyndicale Mayennaise

Alors que depuis plusieurs jours, la colère et l’indignation suite au décès de notre collègue traversent toutes les salles des maîtres, le Ministre Blanquer est enfin sorti de son silence. Mais c’est pour tenter d’utiliser l’émotion créée par ce suicide pour faire rentrer par la fenêtre la création d’un statut de directeur supérieur hiérarchique que nous avions réussi à chasser par la porte par la mobilisation contre les EPSF et la loi Blanquer !

Avec son « comité de suivi », les intentions du gouvernement sont très claires et viennent confirmer les informations publiées par « Les Echos » et relayées par le « Café Pédagogique » . Le ministre le confirme clairement dans son message filmé aux directeurs d’école.

Article « Les Echos »
Café Pédagogique
Annonces du ministre

Pour le SNUDI-FO 53, répondre au courrier de notre collègue Christine Renon nécessite des mesures d’urgence permettant d’améliorer immédiatement les conditions de travail des enseignants :

– Arrêt de la réforme des rythmes scolaires et de la territorialisation de l’école : Retour à la semaine de 4 jours partout. Abrogation des décrets Peillon-Hamon et Blanquer. Séparation du scolaire et du périscolaire, arrêt des PEdT.

– Application systématique de l’article 11 du statut de fonctionnaire : protection inconditionnelle des enseignants par la hiérarchie face aux agressions dont ils sont victimes

– Abaissement général des effectifs dans les classes et garantie de remplacement des maîtres absents.

– Mise en place de la médecine préventive réglementaire à la hauteur des besoins ainsi que le respect des prérogatives des CHSCT tant au niveau de leurs missions d’enquête que celles de prévention.

Concernant la direction d’école :

-Abandon de tout projet de création d’un statut hiérarchique EPEP, EPSF ou encore chef d’établissement 1er degré ;

-Augmentation des normes de décharges (en commençant par rétablir celles supprimées il y a 2 ans) – comptabilisation des dédoublements comme des classes en REP et REP+ ;

-Amélioration du régime indemnitaire ;

-Rétablissement une aide administrative à temps complet et dans le cadre d’un emploi statutaire de fonctionnaire dans toutes les écoles ;

-Allègement des tâches et suppression de toutes les tâches qui sont transférées des IEN ou de l’administration vers les directeurs.


Le communiqué FNEC-FP FO

Le communiqué du SNUDI-FO 93
Le communiqué intersyndical 93 SNUipp – SNUDI-FO – SUD – CGT – SE-Unsa – CNT – CFDT

La lettre de Christine doit être connue dans toutes les écoles pour que cesse le « pas de vague » institutionnel, scandaleux et destructeur. Plus jamais ça ! Cette lettre a été transmise à tous les collègues directeurs du 93 ainsi qu’aux syndicats représentatifs en Seine Saint Denis.

Le communiqué du SNUDI-FO 53:

Christine Renon était directrice dans une école maternelle de Pantin. Elle avait 58 ans. Elle s’est donné la mort dans son école, son lieu de travail, ce week-end. Encore une nouvelle victime du travail à l’Education Nationale.

Assez de l’écoute complaisante par la haute hiérarchie des mises en cause les plus insensées, infondées, sans faits avérés des enseignants ! Assez de l’impunité pour ceux qui de près ou de loin ont contribué à faire craquer et à conduire au suicide des collègues ! L’Etat doit enfin réellement protéger ses fonctionnaires lorsque l’alerte est donnée, qui plus est, à plusieurs reprises !

Le suicide de notre collègue met encore une fois en exergue les carences de l’Education nationale à protéger ses personnels. C’est un fait, la hiérarchie de l’Education nationale met en œuvre que trop rarement l’application de l’article 11 du statut général, à savoir la protection fonctionnelle. Dans son courrier, notre collègue met en avant la charge de travail, l’épuisement, les pressions de la hiérarchie, les incohérences et les absurdités de notre ministère. Son geste ne doit pas rester sans réaction.

Le SNUDI-FO de la Mayenne apporte tout son soutien aux collègues de l’école maternelle Méhul de Pantin et apporte ses condoléances à sa famille et à ses proches. Le SNUDI-FO 53 décide de publier la lettre de notre collègue car cela doit être connu et cela doit être diffusé largement autour de nous.

A Laval, le 25/09/19

 

Fin des CAP ?

Fin des CAP ?

Le nouveau « contrat social » au ministère de l’Education nationale : Mutations et promotions à la tête du client !

Jusqu’à maintenant, les décisions de l’employeur concernant la carrière des fonctionnaires (mutations, avancement,…) sont contrôlées par les organisations syndicales siégeant dans les commissions administratives paritaires (CAP).
Mais la loi de Transformation de la Fonction publique, publiée au mois d’août, va bouleverser tout cela.
« A partir du 1er janvier, le mot CAP va disparaître de toutes les notes de service », selon la DGRH du ministère de l’Education nationale. Une toute petite phrase qui résume la volonté gouvernementale d’aller jusqu’au bout dans la destruction de notre statut.

▪ Dès le 1er janvier 2020, les nouvelles lignes directrices de gestion en matière de mobilité s’appliqueront. Les CAP n’auront plus cette compétence.
▪ Au 1er janvier 2021 : la nouvelle politique RH du ministère s’appliquera pour toutes les décisions individuelles (l’avancement notamment). Les CAP ne seront consultées que pour les sanctions disciplinaires.

Le fait du prince dans la continuité de PPCR

Dès 2020, les organisations syndicales ne disposeront plus des tableaux préparatoires aux opérations de mutations ni des résultats. Elles n’auront plus connaissance de l’ensemble des décisions individuelles (les classements pour les mutations par exemple). Qu’en sera t-il du mouvement départemental déjà largement décimé par les modification de l’année précédente ? Comment garantir la transparence et le respect de l’égalité de traitement ?

Le syndicat ne pourra vérifier les barèmes, ou défendre les situations, que des collègues qui le mandatent. L’administration aura donc toute latitude pour faire ce qu’elle veut dans le classement : c’est le fait du prince. La possibilité de maintenir des barèmes est seulement envisagée mais on ne sait pas pour qui et pour combien de temps. « On peut objectiver des situations autrement et ça marche », dit la DGRH. Les postes à profil, les recrutements à la tête du client vont se multiplier. Il s’agit d’une grave attaque contre notre statut, contre les organisations syndicales. C’est un basculement.

La destruction des statuts particuliers A terme, la loi prévoit que les commissions paritaires ne soient plus organisées par corps mais par grades A, B, C. Les lignes directrices de gestion pourront s’appliquer à des « populations ». Il y aura des règles souples variables d’un service à un autre, d’une « population » à une autre. Dès lors les garanties statutaires rattachées aux statuts particuliers de corps voleront en éclat, au profit d’un droit local, à géométrie variable.

Au même moment, le gouvernement veut détruire les régimes de retraites Cette offensive contre les statuts est indissociable de l’offensive contre les régimes de retraites et tous les droits qui y sont rattachés. En effet, le Code des pensions civiles et militaires, ainsi que les régimes spéciaux, sont indissolublement liés aux statuts de la Fonction publique et aux statuts particuliers des entreprises publiques qui, par leur existence même, constituent un rempart aux privatisations.

Préparer l’action unie qui fera reculer le gouvernement Grève dans les urgences, à la RATP, dans les Finances publiques… les salariés refusent la casse des services publics, de leurs statuts et des droits qui y sont rattachés. Dans l’Education nationale, les personnels refusent les suppressions de postes, les réformes du lycée et du baccalauréat, la loi Blanquer, la généralisation de l’apprentissage contre la formation professionnelle initiale sous statut scolaire. Ils refusent le gel de leurs salaires.
FO est un syndicat confédéré. Nous allons continuer à nous battre pour la défense des dossiers individuels et collectifs.

Face à la gravité de la situation, le SNUDI-FO 53 appelle les collègues à participer aux RIS et aux stages organisés par le syndicat, pour préparer l’action qui fera reculer ce gouvernement, pour la défense de nos statuts, pour les salaires, pour nos retraites.

Retrait de la loi de Transformation publique
Retrait du plan Macron-Delevoye
Maintien des 42 régimes, maintien du code des pensions
Retrait de la loi Blanquer

300 euros d’augmentation ?

300 euros d’augmentation ?

300 € annuels d’augmentation annoncés par le ministre Blanquer : MERCI PATRON !

Quelques jours avant la rentrée scolaire, le ministre Blanquer s’est répandu sur les ondes et les écrans en annonçant pour 2020 que les professeurs engrangeront 300 € bruts d’augmentation « en moyenne ». Ce qui reviendrait à 25 € par mois, soit 17 € nets, toujours en moyenne.

Le ministre a oublié d’expliquer qu’il s’agit en fait d’un effet retard du protocole PPCR du gouvernement Hollande, protocole dont la mise en oeuvre avait été suspendue pendant une année.

La pseudo-revalorisation PPCR repose sur deux leviers :

l’augmentation du nombre de points attribués à certains échelons de la carrière d’une part, allant par exemple, de 0 pour les certifiés 2ème échelon classe normale (soit zéro euro), à 11 points supplémentaires pour les certifiés hors-classe au 4ème échelon (soit 52 € mensuels bruts supplémentaires).

D’autre part, la création, en 2017, d’un nouveau grade, la classe exceptionnelle aboutit, pour une infime minorité de personnels à une augmentation de moins de 180 € bruts pour les mieux lotis.

Pour résumer : il n’y en aura pas pour tout le monde et tout était déjà prévu et budgété.

C’est à ce même protocole PPCR – dont le ministre Blanquer popularise les miettes et que FO n’a pas signé – que les fonctionnaires doivent la pérennisation du blocage du point d’indice (bloqué depuis 10 ans).

Les personnels de l’Éducation nationale lui doivent aussi la généralisation des « entretiens de carrière » instituant l’arbitraire dans les évolutions de carrière et les rémunérations. Encore faudrait-il soustraire de ces annonces l’augmentation des retenues pour pension civile, abusivement appelées « cotisations » puisque les pensions des fonctionnaires sont inscrites au budget de l’État. Ces pseudo-cotisations sont en réalité un impôt qui n’a cessé d’augmenter. De 7,85 % en 2010, il est passé à 11,10 % en 2020 !

Ce qui explique que PPCR ou pas, certains verront leur salaire stagner voire baisser au 1er janvier 2020.

La FNEC FP-FO avec la fédération générale des fonctionnaires Force Ouvrière (FGF-FO) revendique 18% d’augmentation de la valeur du point d’indice qui doit être immédiatement débloqué. C’est avec cette revendication que la FNEC FP-FO entrera dans les discussions annoncées par le gouvernement sur les rémunérations des enseignants. Pour FO, les personnels de l’Education nationale sont fonctionnaires d’Etat et ils doivent le rester.

Ce que le ministre ne vous dit pas :
400 euros par MOIS en moins de pouvoir d’achat !
Et oui, c’est l’effet conjugué du gel du point d’indice et de l’inflation depuis 2000, pour un personnel de catégorie A !