La nécessité de se mobiliser : 23.09 dans la perspective d’une mobilisation d’ampleur le 5.10 !

La nécessité de se mobiliser : 23.09 dans la perspective d’une mobilisation d’ampleur le 5.10 !

En grève le 23 septembre ? le 5 octobre ? Prenez 30 secondes pour compléter l’enquête du SNUDI-FO

Déclaration d’intention pour les PE à envoyer avant lundi soir minuit

Le SNUDI-FO de la Mayenne appelle les collègues du 1er degré à se mettre en grève dès jeudi 23 septembre : résistons, agissons pour stopper la casse de l’école et reconquérir ce que nous avons perdu.

  • pour l’augmentation immédiate des salaires (183 euros tout de suite + rattrapage des pertes subies par l’inflation et le gel de la valeur du point d’indice) ;
  • pour nos conditions de travail (arrêt des suppressions et la création des postes statutaires nécessaires);
  • contre toutes les attaques statutaires: abandon du projet de loi Rilhac, retrait du Grenelle, retrait de PPCR;
  • pour le retrait immédiat du projet d’expérimentation Macron;
  • contre l’inclusion à tout prix : des moyens pour l’enseignement spécialisé;
  • un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH, l’abandon des PIAL;

L’appel intersyndical mayennais dans l’Education CGT – FO – FSU – SUD

L’appel intersyndical mayennais interpro pour le 5 octobre CGT – FO – FSU – Solidaires

Revue de presse de rentrée

Revue de presse de rentrée
Avec l’autorisation Leglob Journal

Interview du secrétaire départemental du SNUDI-FO 53 qui s’est prêté au jeu des mots clés pour répondre à nos questions en cette rentrée scolaire de septembre 2021 – 7’12



Abandon de l’application de gestion des remplaçants « ANDJARO » !

Abandon de l’application de gestion des remplaçants « ANDJARO » !

Stop à la privatisation de l’Education Nationale !
Abandon de l’application de gestion des remplaçants « ANDJARO » !

Oui, l’Education Nationale est un marché juteux !

Depuis le 31 mai, dans la Somme, puis dans le Lot, les remplaçants ne sont plus gérés par les secrétaires de circonscription ou les services de la DSDEN mais par une start-up privée dénommée « la solution ANDJARO ».

Désormais, cette entreprise privée envoie les ordres de mission aux remplaçants, par mail, sur leur messagerie professionnelle, où sont indiqués l’école où ils doivent effectuer leur remplacement ainsi que le temps de trajet pour accéder à l’école en voiture ou en transport en commun ! Dans une logique issue du privé, le directeur de l’école est nommé « manager » et le remplaçant « collaborateur » !

A aucun moment, les personnels n’ont donné leur accord pour recevoir les messages d’une entreprise privée dans le cadre de leurs missions.

Avec la FNEC FP-FO, le SNUDI-FO considère que ce dispositif conduira non seulement à la destruction des emplois des personnels administratifs, mais il entraînera aussi une dégradation des conditions de travail des titulaires remplaçants, déjà mises à mal par le manque de personnels pour assurer une gestion efficace du remplacement.

Pour le SNUDI-FO, cette logique ouvre la voie à l’externalisation et la privatisation de toutes les missions exercées par des personnels administratifs fonctionnaires d’État.

Cette nouvelle expérimentation est promue par le ministre Blanquer qui, au travers de son Grenelle, continue son travail de destruction de l’Education nationale : casse des statuts, mise en concurrence des personnels et des établissements, application des logiques du privé dans la gestion RH de l’Éducation nationale, recours accru aux contractuels, désengagement financier de l’État…

A tous les niveaux Force Ouvrière organise la mobilisation pour l’abandon de ce dispositif.

Dans la Somme, une pétition intersyndicale SNUDI-FO, SNUipp-FSU, CGT Educ’action exige :
– l’abandon de l’expérimentation Andjaro ;
– le respect de la loi du 6.01.78 relatif à la constitution et à la diffusion de fichiers et de données personnelles ;
– le maintien des emplois et le recrutement de personnels administratifs supplémentaires ;
– le recrutement de personnels statutaires pour mettre un coup d’arrêt à la pénurie de remplaçants ;
– le respect du statut de la Fonction publique et l’amélioration des conditions de travail pour tous les agents.

De plus, suite à la pétition « Stop à la privatisation des services de l’Education Nationale ! Abandon immédiat de « la Solution ANDJARO » qu’elle a initiée, la FNEC FP-FO a soumis au vote, lors du CTA de l’académie d’Amiens du 8 juin, un vœu exigeant l’abandon du dispositif ANDJARO et le « recrutement urgent et massif des postes de personnels nécessaires (enseignants, administratifs…), pour répondre aux besoins en termes de remplacement et hors remplacements. »

Ce que veulent les personnels, c’est la création des postes nécessaires pour améliorer leurs conditions de travail et non l’accentuation de la privatisation de l’administration de l’Education nationale par la mise en place de robots à la place des personnels administratifs.

Le SNUDI-FO invite l’ensemble des personnels du 1er degré à contresigner cette pétition. Aujourd’hui, ce sont les départements de la Somme et du Lot qui sont touchés. Et demain ?
Le ministère doit reculer sur ce dispositif scandaleux !
Signez la pétition pour l’abandon de la « solution ANDJARO » !

STOP à l’allongement sans fin de l’année scolaire

STOP à l’allongement sans fin de l’année scolaire

Stop à l’allongement sans fin de l’année scolaire !

L’année scolaire 2020-2021, qui a débuté lundi 31 août 2020 pour les enseignants et qui aura duré 36 semaines et demi, se terminera mardi 6 juillet 2021. L’année 2021-2022, quant à elle, se terminera elle le jeudi 7 juillet 2022.
D’année en année, le ministre prolonge donc la durée de l’année scolaire, qui s’étend de plus en plus sur le mois de juillet !

Au calendrier ministériel, le SNUDI-FO oppose les revendications exprimées lors de son Congrès de Clermont-Ferrand (octobre 2019) : « Le congrès refuse toute modification de l’organisation des congés scolaires, exige le maintien de l’organisation de l’année scolaire en cinq périodes de classes et quatre périodes de congés ainsi que le retour à des congés d’été de deux mois, sans rentrée ou prérentrée en août. »

Au lieu de réduire les congés d’été, le ministre ferait mieux de prendre enfin des mesures permettant d’améliorer les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves !

Il ferait mieux de recruter immédiatement des enseignants titulaires en nombre suffisant afin que les élèves ne soient plus chassés de l’Ecole publique quand leur enseignant est absent !

Il ferait mieux de créer les postes nécessaires pour annuler les fermetures de classes prévues pour la prochaine rentrée, d’ouvrir des postes d’enseignants spécialisés, de RASED, de remplaçants !

Il ferait mieux de recruter des AESH en nombre suffisant et de leur attribuer un véritable statut de la fonction publique et un véritable salaire !

Il ferait mieux d’abandonner les mesures de son Grenelle qui remettent en cause les statuts et détruisent l’Ecole Publique !

Le SNUDI-FO réaffirme ses revendications :
– Pour une année scolaire de 36 semaines et pas un jour de plus !
– Respect des deux mois de congés d’été !
– Pour un calendrier respectant le rythme 7 semaines de classes / 2 semaines de congés !
– Pour la création immédiate des postes nécessaires !
– Pour l’abandon des mesures du Grenelle !

Dispositif expérimental : les CLA

Dispositif expérimental : les CLA

Dispositif expérimental : les CLA

Dispositif expérimental d’éclatement du cadre national

Les CLA sont des expérimentations qui découlent directement des lois Blanquer de 2019.

Le décret sur les expérimentations a été présenté le 3 octobre 2019 : Pour rappel il s’agit d’un décret d’application de la loi Ecole de la Confiance, permettant d’aller plus loin encore dans la possibilité de déroger localement aux normes, programmes et horaires nationaux, et obligations réglementaires de services. Cela va aggraver l’autonomie des établissements et encourager la multiplication des postes à profil (dans une situation où les CAP perdent leurs compétences en matière de mutation). FO avait déjà alerté en 2019 sur le piège tendu par ce décret.

Votes décret sur les expérimentations :
POUR : SNUIPP-FSU, SE-UNSA, CFDT
CONTRE : FO et CGT

Dans le département, FO a indiqué au DASEN à plusieurs reprises dans les instances départementales sa position de principe contre des expérimentations de territorialisation de l’Education Nationale qui plus est annoncées d’entrée comme devant être « élargies et généralisées ». Ainsi, celle des « Contrats Locaux d’Accompagnement » annoncée comme devant être « élargie et généralisée » dès la rentrée 2022 comme l’indique le document du ministère qui ajoute « si [ce dispositif] démontre son efficacité »ce qui est un artifice évident car ce n’est pas en un an qu’on peut vérifier l’efficacité d’un dispositif quel qu’il soit !

Pour le SNUDI-FO, l’expérimentation des « Contrats Locaux d’Accompagnement », avec cette « contractualisation » sur la base d’objectifs à atteindre par chaque établissement, serait un pas de plus vers la destruction de l’Ecole publique et du Statut national de ses personnels. C’est aussi la mise en concurrence des établissements avec, pour une poignée d’entre eux, quelques maigres moyens de plus… pour 1 an ! Pour la réussite scolaire de tous les élèves, le ministre doit cesser de renvoyer la responsabilité sur les personnels au travers d’une logique de résultats. Il doit répondre aux revendications de moyens pérennes en postes et en personnels sous statut et d’augmentations de salaire pour tous en points d’indice. FO réaffirme son indéfectible attachement au cadre national et laïque de l’Ecole publique et au statut national de Fonctionnaire d’Etat. En conséquence le SNUDI-FO estime que cette expérimentation ne répond pas aux besoins ni aux attente des personnels et que sur la forme, cette expérimentation est dangereuse. Le SNUDI-FO s’oppose à toute forme de contractualisation au sein de l’Ecole publique.

Et en Mayenne ?

Les écoles Hilard et Tillion à Laval ont été choisies par le DASEN et le Recteur afin d’expérimenter le nouveau dispositif Contrat Local d’ accompagnement (CLA)

Ces expérimentations débuteront dès la rentrée 2021 dans trois académies : Aix-Marseille, Lille et Nantes, pour une durée de trois ans. 

Le SNUDI-FO 53 a déjà livré sa propre analyse et proposé quelques pistes de réflexion aux collègues des écoles concernées. 

Depuis plusieurs mois, le ministre Blanquer ne cache pas sa volonté avec sa secrétaire d’Etat, Madame Elimas, d’ouvrir une nouvelle voie par le biais d’expérimentations locales : les contrats locaux d’accompagnement (CLA). Il s’agit en fait de cibler des établissements scolaires pour leur allouer des moyens de manière progressive en fonction des besoins et des projets

Ainsi pour le SNUDI-FO 53, les CLA c’est d’un côté la carotte :
– des moyens en matière de postes ou de dispositifs fléchés – des “mesures RH” permises avec PPCR (accéder au vivier 1 de la classe exceptionnelle par exemple, ou encore des avancements accélérés) ;
mais d’un autre côté la déréglementation :
– des formation spécifiques;
– des partenariats avec les collectivités sous la forme de contrats accélérant ainsi une territorialisation de l’école de la République;
– des “indicateurs” utilisés par le rectorat (sur quelle base ?)
– remise en cause de la liberté pédagogique
– projets imposés

Le CLA semble donc bien préparer la fin de labellisation REP/REP+ au lieu de les étendre, en particulier pour des écoles telles que les vôtres puisque les conditions pourraient répondre à de nombreux critères de cette labellisation REP/REP+ !

Aux questions précises posées par FO concernant les conditions d’exercice liées à la labellisation REP/REP+, en particulier les effectifs et le régime indemnitaire, les réponses du ministère sont peu rassurantes : il n’y aura pas pour cette expérimentation « tout un lot de mesure univoque, mais une réponse aux besoins éprouvés par le territoire, avec un intérêt particulier pour la gestion de la carrière des personnels, renforcer les besoins de formation notamment. »

C’est ainsi la fin d’un régime indemnitaire universel lié à une labellisation REP et la mise en place d’un système individualisé lié au territoire, ayant une incidence directe sur l’évolution de carrière des collègues concernés.

Ainsi pour le gouvernement, c’est un moyen d’exclure toute nouvelle labellisation REP/REP+et ainsi de s’économiser de nouvelles indemnités. 

A l’avenir, il pourrait même récupérer toutes les indemnités des zones REP en place, si celles-ci  étaient amenées à disparaître au profit du dispositif CLA.

En CTSD, les représentants FO ont indiqué que ces propositions d’expérimentation ne répondaient pas aux demandes des personnels et aux besoins dans les établissements. Le DASEN nous avait indiqué qu’il n’y aura, pour le moment, pas d’évolution de la carte des zones prioritaires. Les critères de sélection restent pour le moment liés aux résultats CE1 aux CSP (Critères socioprofessionnelles des parents)

Le DASEN a par ailleurs confirmé aux représentants FO que ce dispositif expérimental (CLA) reposait sur le strict respect du volontariat. Il nous confirme également les mêmes propos tenus par le recteur d’Académie.

Il appartient donc au conseil des maîtres de se prononcer sur l’acceptation ou non du dispositif. Sollicitez le syndicat qui sera à vos côtés pour vous accompagner et défendre vos droits.

FO rappelle ses revendications :
– Aucun recul en termes de conditions de travail et de régime indemnitaire pour les personnels : ce qui signifie aucune sortie pour les écoles et collèges actuellement en REP et REP + et maintien du paiement de la prime ZEP pour les lycées ;
– Ouverture de négociation pour que de nouvelles écoles, de nouveaux collèges, de nouveaux lycées puissent être labellisés ;
– Refus d’une part variable pour les indemnités REP et REP + ;
– Indemnités pour tous les personnels, quelle que soit leur catégorie en particulier AESH, AED…
– Maintien de tous les dispositifs pour que les personnels puissent faire valoir leur ancienneté en Éducation prioritaire, notamment pour les mutations et l’avancement de grade.

Mobilisation des PsyEN le 10 juin

Mobilisation des PsyEN le 10 juin

Les psychologues et les PsyEN mobilisés à Laval le 10 juin devant la préfecture. Le SNUDI-FO 53 présent à leur côté au rassemblement pour exiger : le retrait de l’arrêté du 10 mars et le libre choix du matériel et des méthodes, pour refuser la création d’un ordre des psychologues.

Le SNUDI-FO était également présent à la manifestation parisienne ce 10 juin.

Le communiqué départemental FO à télécharger

PsyEN : non à la mise sous tutelle !
La FNEC-FP FO 53, avec le SNUDI-FO 53 et le SNFOLC 53 soutient la mobilisation des PsyEN le jeudi 10 juin

Nos organisations FO apportent leur soutien plein et total aux psychologues de l’Education nationale et appellent tous les personnels de l’Education Nationale à la mobilisation le jeudi 10 juin. 

Rassemblement devant la préfecture de Laval
13h30 Jeudi 10 juin

Le ministre Blanquer et le gouvernement veulent empêcher les PsyEN de faire leur métier auprès des élèves et des familles

Comme tous les psychologues, les PsyEN sont attaqués frontalement par l’arrêté du 10 mars 2021 et la proposition de loi de création d’un ordre des psychologues. 

Avec ce nouveau coup de force autoritaire, le gouvernement souhaiterait que les psychologues renoncent à leur raison d’être basée sur leurs enseignements et leurs connaissances propres.  Il souhaiterait un contrôle sur les pratiques des PsyEN et pour FO cela porte atteinte au code de déontologie des PsyEN, à leur liberté dans le choix des méthodes.

Pour le gouvernement, il faudrait que les PsyEN renoncent aussi à permettre les meilleures prises en charge nécessaires pour les élèves et les familles. Le projet de loi considère les psychologues comme personnels de santé, en les forçant à intégrer le parcours de soin, et en mettant en place un ordre qui va donner des avis sur les pratiques et les modèles à suivre. C’est une remise en cause profonde de leur liberté de recourir aux méthodes et au matériel de leur choix. C’est la mise au pas des psychologues scolaires que nous n’acceptons pas.

Le ministre continue d’appauvrir la santé scolaire !
Il n’a pas créé un seul poste de plus de PsyEN dans le premier comme dans le second degré !
Il a rendu des centaines de millions d’euros du budget de l’Education nationale !

En Mayenne, comme ailleurs, les PsyEN ont une charge de travail de plus en plus lourde qui ne fait qu’augmenter depuis des années et à laquelle s’ajoutent des demandes extérieures : demandes de bilans de la part des partenaires privés ou des services publics d’aide à l’enfance, demandes de compensation au titre du handicap par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDA), notamment pour des accompagnements par des AESH… Concernant les élèves en difficulté, les troubles des apprentissages et du comportement, notamment, font apparaître une grande diversité de problématiques.

Avec la création en 2018 d’un conseil scientifique de l’Education nationale voulu par le ministre Blanquer prévaut maintenant une vision réductrice qui ne permet plus d’appréhender l’enfant dans sa globalité complexe.

La FNEC FP-FO 53, avec le SNUDI-FO 53 et le SNFOLC 53 revendiquent :
– Le retrait du projet de loi visant la création d’un ordre des psychologues ;
– La retrait de l’arrêté du 10 mars 2021 pour son non-respect de la pluralité des approches psychologiques qui instaure une vision unique de l’évaluation des enfants présentant certains troubles du développement ;
– Le respect des statuts particuliers des psychologues et notamment le respect de la pluralité des méthodes, outils et orientations théoriques des psychologues ;
– L’accès direct aux psychologues, sans paramédicalisation : les psychologues exigent le respect de la loi de 1985 et le respect de leur autonomie ;
– La revalorisation des grilles indiciaires de rémunération avec une augmentation de 20% du point d’indice et de 183 € pour tous, comme pour les personnels hospitaliers ;
– Le maintien des Psy EN comme fonctionnaires d’Etat du ministère de l’E.N, ainsi que des créations de postes en nombre suffisant et en urgence

 à Laval le 7 juin 2021

AG des adhérents du SNUDI-FO 53

AG des adhérents du SNUDI-FO 53

AG des adhérents du SNUDI-FO 53

Mercredi 2 juin 2021, une assemblée générale des adhérents PE, AESH et PsyEN du SNUDI-FO 53 s’est réunie à Laval et en visioconférence, en présence de Frédéric Volle, secrétaire général du SNUDI-FO.

Les discussions ont donné lieu à l’élaboration d’une motion, adoptée à l’unanimité.

Télécharger la motion

 MOTION DES ADHERENTS DU SNUDI-FO

L’AG des adhérents du SNUDI-FO de la Mayenne s’est réunie le 2 juin à Laval et en visioconférence et en présentiel et a discuté de la situation générale actuelle.

Grenelle :

L’AG a pris connaissance des conclusions du Grenelle annoncées par le ministre le 26 mai ; sans surprise : des miettes pour quelques-uns contre la poursuite de l’individualisation des droits et le management dans la lignée de PPCR ! Rien pour les AESH !

Les 700 millions annoncés par le ministre, se limitent à du saupoudrage : au regard du nombre de personnels, cette enveloppe est largement insuffisante, 70% des personnels ne sont pas concernés, et il est prévu des primes au mérite, dans la logique PPCR.

L’AG des adhérents du SNUDI-FO rappelle que les enseignants perçoivent en moyenne 27,49 % de moins que les autres agents catégorie A de la fonction publique de l’État ! (D’après la DGFIP)

Mais les annonces salariales ne sont qu’un écran de fumée ! Le ministre annonce également des mesures relatives à la personnalisation des carrières, au statut des directeurs et à la protection des professeurs. Jean-Michel Blanquer met en avant la notion de personnalisation des parcours qui s’articule parfaitement avec PPCR ! C’est la même logique, et cette mécanique extrêmement bien huilée annonce, de fait, la fin de l’égalité de traitement des fonctionnaires de l’Éducation nationale. Elle fait sens également avec la loi Dussopt. L’AG des adhérents du SNUDI-FO 53 s’oppose fermement à ces logiques.

L’AG du SNUDI-FO 53 revendique l’intégration des 49 points d’indices nets supplé­mentaires (+183€) dans la grille de tous les person­nels titulaires et 183 euros nets supplémentaires pour tous les non-titulaires qui n’ont pas de grille, sans contrepartie.

Elle demande l’ouverture immédiate de négociations en vue d’un rattrapage des pertes subies depuis 2000 avec le gel de la valeur du point d’indice et l’inflation, correspondant à 20% d’augmentation de la valeur du point d’indice.

Loi Dussopt :

Le gouvernement met en œuvre la réforme dite de « transformation de la fonction publique », inscrite dans les objectifs de CAP 2022, notam­ment en dessaisissant cette année les CAP en matière de contrôle de mutation et bientôt de promotions (2021), en annonçant la suppression/fusion des CT et CHSCT créant ainsi les conditions d’une gestion arbitraire des person­nels, et en généralisant la contractualisation dans la Fonction Publique. L’AG du SNUDI-FO 53 exige l’abandon de la loi Dussopt.

Direction d’école :

La proposition de loi portée par la députée Cécile Rilhac (LREM) transformerait en profondeur le fonctionnement des écoles. Elle propose de conférer un véritable statut aux directeurs, placés en position de supérieur hiérarchique. Cela pourrait aller jusqu’à l’évaluation de leurs collègues. 

L’AG du SNUDI-FO 53 refuse fermement le projet de loi Rilhac, comme elle a refusé les GDDE. Les adhérents du SNUDI-FO 53 se félicitent des initiatives prises par le syndicat pour mettre en échec ce projet : propositions aux autres organisations, CHSCT direction d’école, interventions auprès du DASEN…

AESH :

L’AG des adhérents du SNUDI-FO 53 se félicite de l’augmentation du nombre d’AESH adhérents. Elle soutient pleinement la mobilisation du jeudi 3 juin pour laquelle des enseignants seront également présents.

Pour l’AG la situation des AESH est révélatrice d’une politique d’inclusion à tout prix et à moindre coût. L’AG revendique : un statut pour les AESH, un vrai salaire, l’abandon des PIAL et la création des structures spécialisées à hauteur des besoins.

Retraites  :

L’AG prend note du gel, de fait, de la contre-réforme des retraites. Les syndiqués demeurent toutefois opposés à toute remise en route du projet combattu en 2019/2020 et restent mobilisés le mettre à nouveau en échec.

Pour ce qui concerne le départ en retraite des enseignants du 1er degré, l’AG mandate le syndicat pour obtenir que les PE puissent, à l’issue de leur carrière, comme l’ensemble des enseignants, cesser leur activité à leur date anniversaire.

PPCR :

L’AG du SNUDI-FO 53 constate qu’après 4 ans d’application, le décret PPCR, adopté par le précédent ministère, a anticipé la loi Dussopt et aujourd’hui le Grenelle, puisqu’il a ouvert la porte à l’arbitraire et au mérite, que ce soit pour les promotions ou les mutations.

L’AG du SNUDI-FO 53 revendique l’abandon de PPCR.

L’AG du SNUDI-FO 53 rappelle son attachement à la formation continue librement choisie. Les animations pédagogiques imposées du « plan français » ou « mathématiques » ne répondent en rien aux demandes des collègues. Les formations « constellations », issues directement du volet « accompagnement » de PPCR sont rejetées par les collègues qui refusent l’auto-évaluation, l’évaluation des pairs, les visites en classe imposées

Situation sanitaire :

L’AG considère que notre employeur n’assure pas la protection qui nous est due, tant au niveau du matériel de protection, qu’au niveau du dépistage ou de la médecine de prévention. Il s’agit aussi dans ce cadre pour l’employeur de couvrir tous les besoins en postes statutaires pour diminuer les effectifs dans les classes ce qui assure aussi une sécurité sanitaire.

L’AG du SNUDI-FO condamne le manque de remplaçants dans les écoles du département, comme elle condamne le fait de missionner des AED pour suppléer des PE. Nous n’avons pas à payer l’incurie du gouvernement et du ministère : ce sont eux qui portent la responsabilité de la situation en continuant de supprimer des classes comme ils continuent à fermer des lits dans le département !

L’AG se félicite de la progression constante et significative de la syndicalisation au SNUDI-FO en Mayenne.

L’AG du SNUDI-FO constate que l’outil collectif de résistance, l’organisation de la solidarité entre collègues, c’est le syndicat.

L’AG des adhérents du SNUDI-FO 53 invite l’ensemble des PE et AESH du 1er degré de la Mayenne à rejoindre le SNUDI-FO pour renforcer le syndicalisme indépendant et le poids du syndicat vis-à-vis des différents responsables administratifs (IEN, DASEN, recteur)

 Adopté à l’unanimité le 2 juin 2021

Grenelle de la honte : réaction du SNUDI-FO 53

Grenelle de la honte : réaction du SNUDI-FO 53

Télécharger le communiqué

 Grenelle : 1ère réaction du SNUDI-FO 53 

Des miettes pour quelques-uns contre la poursuite de l’individualisation des droits et le management dans la lignée de PPCR ! Rien pour les AESH !

Mercredi 6 mai, Jean-Michel Blanquer a médiatisé les conclusions de son Grenelle. (en savoir plus sur le Grenelle, notre analyse de décembre 2020) Il a annoncé une enveloppe de 700 millions d’euros pour 2022 afin de revaloriser les salaires des enseignants… contre les 400 millions initialement prévus.

Nouvel écran de fumée et énième mascarade du ministre !

Les 700 millions annoncés par le ministre, se limitent à du saupoudrage et à une prime informatique destinée à faire travailler plus les enseignants, par le moyen du « distanciel », en déréglementant les horaires, et permettant à peine l’achat d’une imprimante !

Au regard du nombre de personnels, cette enveloppe est largement insuffisante, 70% des personnels ne sont pas concernés, et il est prévu des primes au mérite, dans la logique PPCR.

Le ministre a-t-il oublié les 600 millions rendus à Bercy et amputé sur le budget 2020 ?
Le ministre a-t-il oublié que FO (rejoint par la FSU et la CGT) a claqué la porte des ateliers du Grenelle dès le début
Le ministre a-t-il oublié les nombreuses suppressions de classes cette année ?
Le ministre a-t-il oublié sa gestion chaotique de la crise sanitaire dans l’Education Nationale et l’état d’exaspération et de colère des personnels ?

Les enseignants perçoivent en moyenne 27,49 % de moins que les autres agents catégorie A de la fonction publique de l’État !

Selon l’OCDE, le salaire statutaire des enseignants français du primaire et du secondaire est inférieur de 18% à la moyenne des pays OCDE. Les annonces du ministre sont donc largement insuffisantes pour compenser la perte de pouvoir d’achat de ces dernières années et pour rattraper les salaires des autres fonctionnaires d’état de catégorie A. En effet, selon la DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques) « les fonctionnaires de catégorie A enseignants perçoivent 2 739 euros, tandis que les autres fonctionnaires de catégorie A perçoivent 3 777 euros nets mensuels »*

Le ministre annonce également des mesures relatives à la personnalisation des carrières, au statut des directeurs et à la protection des professeurs. Jean-Michel Blanquer met en avant la notion de personnalisation des parcours qui s’articule parfaitement avec PPCR ! C’est la même logique, et cette mécanique extrêmement bien huilée annonce, de fait, la fin de l’égalité de traitement des fonctionnaires de l’Éducation nationale. Elle fait sens également avec la loi Dussopt.

Une autorité hiérarchique pour les directeurs ? La proposition de loi portée par la députée Cécile Rilhac (LREM) propose de conférer un véritable statut aux directeurs, qui pourrait aller jusqu’à l’évaluation de leurs collègues, ce que la grande majorité des collègues, refusent ! Le SNUDI-FO 53 avec le SNUIPP-FSU 53 et la CGT 53 exigent l’abandon de ce projet de loi. (à lire : la Communale de mai 2020)

Face à la fumisterie du Grenelle, le SNUDI-FO 53 revendique :
-L’abandon du Grenelle
-L’Augmentation immédiate des salaires : 183€ comme les personnels hospitaliers pour tous maintenant sans contrepartie et ouverture immédiate de négociations pour rattraper nos 20 % de pouvoir d’achat perdu en 20 ans
-Le dégel du point d’indice
-La création de tous les postes statutaires nécessaires pour faire face à la situation
-L’abrogation du décret PPCR, de la loi Blanquer, de la loi Dussopt
-L’abandon de la proposition de loi Rilhac sur la direction d’école 

Laval, le 27 mai 2021                                                                                                                         

*Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4634885                                                            

CTSD du 18.05.21 : retrait d’un poste d’infirmière scolaire

CTSD du 18.05.21 : retrait d’un poste d’infirmière scolaire

CTSD de repli “fermeture d’un poste d’infirmière scolaire”

Lors du Comité Technique Spécial Départemental du 29 avril 2021, c’est à l’unanimité que les organisations syndicales se sont prononcées CONTRE la décision de supprimer un poste d’infirmière scolaire en Mayenne pour la rentrée prochaine.

Cette décision suscite plus que jamais colère et mobilisations chez l’ensemble des personnels !

Aujourd’hui, le DASEN n’a même pas daigné être présent à ce CTSD !

La déclaration intersyndicale

En amont de ce CTSD de repli, la FNEC-FP FO a proposé aux autres organisations syndicales CGT educ’action, FSU et UNSA Education une expression commune – si le directeur académique maintenait sa position- pour contester cette décision, claquer la porte du CTSD, élaborer un communiqué de presse commun et saisir le CHSCT.

Dans cette déclaration, nous avons donc demandé la saisine immédiate du CHSCT. Ce sujet doit apparaître à l’ordre du jour du prochain CHSCT le 24 juin (conformément à l’article 34 du décret 2011-184).  En effet, une suppression d’emploi d’infirmière scolaire aura des conséquences directes sur la santé, la sécurité et les conditions de travail des personnels de médecine scolaire. 

Pour dénoncer cette décision de fermeture, toutes les organisations syndicales ont décidé de quitter la séance.

Nous vous rappelons qu’une pétition pour défendre ce poste d’infirmière en Mayenne est toujours disponible en ligne.

Le Communiqué de presse intersyndical

Réforme de la formation initiale et du concours

Réforme de la formation initiale et du concours

Réforme de la formation initiale et du concours : sous la « professionnalisation », la destruction du statut !

Des étudiants contractuels dans les écoles, rémunérés moins de 700 € !

Le Ministère a annoncé le déplacement du concours à la fin de la deuxième année de master (M2, alors qu’il a lieu actuellement en fin de M1), retardant d’un an l’accès au statut d’enseignant fonctionnaire.
Durant les deux années de formation en M1 et M2, plutôt que de préparer le concours et leur titularisation, les étudiants en master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) seront en alternance et deviendront enseignants contractuels !

Ils auront la responsabilité d’une classe, avec des horaires hebdomadaires : certains seront astreints à un plein service hebdomadaire d’enseignement durant une période de l’année (organisation massée), d’autres auront entre 6 et 12 heures de service par semaine (organisation filée), pour un total de 288 heures de service d’enseignement, auxquelles s’ajouteront 36 heures dédiées aux autres activités (BO du 8 avril 2021).

Ces étudiants contractuels percevront une rémunération inférieure à 700 euros, soit moins que le SMIC horaire ! Par ailleurs, ces heures effectuées en tant que contractuels impliqueraient pour les candidats au concours une baisse drastique du nombre d’heures dévolues à la formation … mais ce n’est évidemment pas le souci du Ministre qui entend ainsi créer une main d’œuvre précarisée, à bon marché !

Une économie de 9 000 postes !

Pire, une fois le concours réussi, les lauréats deviendront professeurs des écoles stagiaires et seront placés à temps plein face aux élèves (alors qu’ils sont actuellement en classe à mi-temps) puisqu’ils auront été « professionnalisés » en amont !

En plaçant les professeurs stagiaires à plein temps en classe, le Ministre économise ainsi environ 9 000 postes ! Le Ministère leur accorderait gracieusement une quinzaine de jours de formation pendant leur première année … en plus de leur plein temps hebdomadaire, soit une formation en dehors de leur temps de classe !

En fonction des contingents et des modalités d’organisation définis dans chaque département, l’Administration pourra mettre à disposition des postes dits « berceaux » pour ces étudiants contractuels (en plus des postes « berceaux » traditionnels pour les stagiaires). Nul doute que la multiplication de ces postes « berceaux » bloquera des dizaines de postes qui seront ainsi retirés des opérations du mouvement départemental des titulaires et réduira davantage la possibilité de changer d’école !

Avec le projet de loi Rilhac, les directeurs responsables de l’accompagnement de ces PE stagiaires ?

Par ailleurs, avec la loi Rilhac, la délégation de compétences de l’IEN vers les directeurs pourrait s’incarner par le fait que ceux-ci deviennent responsables de l’accueil et de l’accompagnement des stagiaires et des néo-titulaires dans leur école. Charge à eux donc de gérer ces personnels, de leur apporter l’accompagnement nécessaire à la gestion des élèves et des parents, la mise en place des apprentissages. Et charge à eux aussi de justifier auprès de l’Administration de la mise en place de toutes les réformes ministérielles par les personnels dont ils auront la responsabilité !

Lire notre document : Loi Rilhac tous concernés !

Et pour l’année scolaire 2021-2022 ?

L’année scolaire prochaine sera une année de transition pour la formation initiale. Les actuels étudiants ayant échoué au concours (actuellement M1) seront en M2, au même titre que les lauréats. Parmi ces étudiants M2, ceux ayant réussi le concours seront en binômes à mi-temps dans les classes (dernière année des duos EFS), et d’autres contractualisés !

Si en Mayenne, aucun M2 ne sera concerné, le SNUDI-FO alerte sur ce qui est en train de se profiler pour l’école publique.

Avec sa fédération, le SNUDI-FO 53 condamne la réforme de la formation initiale qui a pour but l’utilisation à moindre coût des étudiants MEEF comme étudiants contractuels !

La réforme des MEEF et concours, c’est la destruction de la formation professionnelle initiale des enseignants, la mise en place d’une filière de contractuels au SMIC, une attaque directe contre les concours et le statut.

Le SNUDI-FO continuera avec sa fédération, la FNEC FP FO, à porter ses revendications :
· Abandon de la mastérisation !
· Abandon de la réforme de la formation initiale et du concours
· Abandon du projet de loi Rilhac !
· Recrutement massif et immédiat de personnels sous statut !
· Stagiarisation ou titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent !