Manque d’AESH : faites remonter la situation de votre école
Enquête FLASH AESH du SNUDI-FO 53
En cette rentrée 2026, plusieurs écoles nous font remonter des manques, parfois très importants, d’heures d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap. AESH partagés entre plusieurs élèves, plusieurs classes ou plusieurs établissements, accompagnements insuffisants, absences non remplacées : les conséquences sont lourdes sur la scolarité des élèves, l’organisation des écoles et les conditions de travail des enseignants comme des AESH.
Un élève comptabilisé comme « accompagné » ne bénéficie pas nécessairement de l’accompagnement dont il a besoin !
Merci de nous faire remonter les moyens dont dispose votre école et les besoins non couverts : élèves sans AESH, heures d’accompagnement insuffisantes, diminution des temps de présence, difficultés liées à la mutualisation… Il est essentiel d’agir dès maintenant pour obtenir les recrutements et les affectations nécessaires.
Le SNUDI-FO 53 met à votre disposition une enquête FLASH pour établir un état des lieux départemental et intervenir directement auprès du directeur académique.
Merci pour votre implication et pour le relais de cette enquête auprès des collègues, enseignants et AESH.
De 12 heures à 8 heures, puis à 6 ou 3 heures : jusqu’où ira la réduction des accompagnements ?
Au CSA du 22 juin 2026, FO a interpellé le directeur académique sur la diminution des temps d’accompagnement mutualisé. Le DASEN assure qu’il y a une moyenne de 8 heures hebdomadaire dans le premier degré et de 5 heures dans le second degré, les moyens consacrés aux notifications mutualisées étant attribués selon ce qu’il reste de l’enveloppe disponible ! FO avait alors rappelé que cela ne correspondait absolument pas à la réalité du terrain et que les besoins du département n’étaient pas couverts.
Au CSA du 2 septembre 2026, en réponse à une question FO, le directeur académique affirme qu’aucun élève n’est sans accompagnement. Dans le même échange, le DASEN reconnait que les accompagnements mutualisés sont désormais compris entre 3 et 6 heures !
Des tours de passe-passe (PAS-PAS) pour masquer le manque de moyens !
FO a dénoncé cette présentation : comptabiliser un élève comme « accompagné » ne dit rien du temps réellement assuré ni de la réponse à ses besoins. Un même AESH peut suivre plusieurs élèves, parfois plus de dix, répartis dans différents établissements.
Et dans les écoles ? Notre enquête doit permettre de mesurer précisément cette réalité, au-delà des chiffres affichés par l’administration.
Avec les PIAL et désormais les PAS, la mutualisation organise le partage de moyens insuffisants. Les personnels doivent composer avec une enveloppe contrainte, au prix d’une réduction de l’accompagnement et d’une dégradation de leurs conditions de travail.
La précarité imposée aux AESH, les rémunérations insuffisantes et les affectations éclatées rendent également les recrutements plus difficiles. Les élèves et les personnels n’ont pas à payer les conséquences de ces choix !
Le SNUDI-FO 53 revendique le recrutement des AESH nécessaires, le remplacement des absences, un accompagnement à hauteur des besoins des élèves, l’abandon des PIAL, des PAS et de la politique de mutualisation des moyens. FO revendique un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH et un temps complet sur la base de 24 heures d’accompagnement.
Dans notre département, près de 2000 élèves sont notifiés pour un accompagnement AESH (public et privé confondu). Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’en juillet 2022, 155 élèves étaient sans accompagnant en Mayenne et depuis la situation ne s’est pas améliorée. En moyenne, dans notre département, il y a 1 AESH pour au moins 4 élèves notifiés. Notons que les absences non-remplacées des AESH correspondent à environ 40 ETP sur 1 an (Il faudrait donc recruter au moins 70 AESH rien que pour assurer leur remplacement !)
La vérité sur les prix?: avec les PIAL* et la mutualisation à outrance, des AESH se retrouvent à accompagner 1, 2, 3, 4 voire plus de 10 élèves en situation de handicap ! Parfois sur des établissements différents, et des types d’établissements différents (collège, école, lycée).
*Pôle inclusif d’accompagnement localisé
Le SNUDI-FO 53 rappelle que même si les moyens étaient respectés et que les enveloppes allouées pour le recrutement d’AESH dans notre département étaient à la hauteur, il n’y aurait pas assez de postulants ! Effectivement, au regard des conditions de précarité dans lesquelles sont placés ces personnels, c’est compréhensible. La mutualisation des moyens, c’est en fait, moins de temps d’accompagnement pour les élèves. Les PIAL permettent désormais de réduire drastiquement la prise en charge des élèves en situation de handicap ; et pour cause : il n’est plus question de partir des besoins des élèves mais de partir d’un nombre d’heures globalisées attribuées au PIAL ! Résultats : des centaines d’enfants se voient aujourd’hui privés de l’accompagnement dont ils ont besoin.


