Le président Macron veut imposer l’Acte 2 de l’Inclusion Scolaire, en démantelant l’enseignement spécialisé, en liquidant les établissements sociaux et médicaux sociaux…
Dans nos écoles la situation n’est plus tenable. Pas un jour où le syndicat n’est pas saisi par un collègue en souffrance, placé dans des conditions intenables liées au défaut de soin pour un ou plusieurs élèves. Cela vient s’ajouter à la situation catastrophique du remplacement, directement liée au manque de postes et de personnels. Comment cela pourrait-il s’arranger avec le choc des suppressions de postes du ministre Attal ? 2500 suppressions de postes prévus au départ dont plus de 1700 pour les écoles : mais finalement sous la pression, le ministre démine le terrain et supprime 650 postes dans le 1er degré dont 92 pour notre académie ! (lire à ce sujet)
Nous demandons le respect des besoins de nos élèves, le respect de nos conditions de travail. STOP à la maltraitance et à la culpabilisation Répondons par la Grève le 25 janvier 2024
Déjà plus d’une trentaine de mayennais (Profs, AESH, personnels soignants, parents, personnels médico-social) inscrits pour le premier car ! (S’INSCRIRE)
FO prend en charge la montée à Paris que tu sois adhérent ou non. Les participations financières et les sur-cotisations sont les bienvenues. Déjà des centaines de collègues se sont inscrits dans les départements pour monter au Ministère ce 25 janvier et des centaines de réunions sont programmées partout en France pour la réussite de cette journée. Le président Macron et ses soutiens veulent faire disparaitre les établissements sociaux et médico-sociaux au nom d’une inclusion scolaire érigée en dogme : mettons un terme à l’acte 2 de l’école inclusive !
Le médico-social et la santé sont aussi pleinement mobilisés pour ce 25 janvier 2024 (lire l’appel de la FNAS-FO)
Retour sur l’action syndicale en défense de l’enseignement spécialisé
Devant la dégradation des prises en charge des élèves les plus fragiles et les nouvelles attaques contre les conditions de travail des personnels et d’apprentissages des élèves, le SNUDI-FO 53 a réuni des dizaines et des dizaines de collègues depuis septembre, est passé dans TOUTES les écoles du département, et avait décidé d’une enquête sur l’inclusion scolaire en Mayenne.
Le 6 novembre, 34 personnes (Profs, AESH, personnels santé et parents) adoptent un appel : lire l’appel
Le constat est partagé par tous et partout : ça ne peut plus durer !
En amont du CDEN du 16 novembre, FO cherche et trouve l’unité avec FSU, CGT et les parents d’élèves avec ce voeu adopté.
Vendredi 17 novembre, une délégation de 3 enseignants Mayennais, mandatée par les 34 personnes réunies avec FO le 6 novembre dernier, s’est rendue à Paris pour participer à la conférence nationale inclusion scolaire, et pour porter les revendications et les perspectives discutées en Mayenne.
Plus de 230 délégués (Enseignants, AESH, parents d’élèves, personnels administratifs, personnels soignants, personnels du médico-social…), venus de toute la France se sont donc retrouvés pour dresser un constat partagé des conséquences dramatiques d’une inclusion systématique, érigée désormais en dogme. Partout les AESH sont malmenés, partout des centaines d’élèves en attente d’une place en établissement spécialisé, partout souffrance et culpabilisation… et une conclusion unanime : ça ne peut plus durer ! Télécharger l’appel adopté par les 230 délégués à Paris le 17 novembre
En Mayenne, FO s’est adressée à tous les syndicats représentatifs (lire la proposition FO) pour leur proposer de préparer ensemble cette montée à Paris le 25 janvier, sur la base des revendications déclinées dans le voeu adopté en CDEN :
POUR DÉFENDRE L’enseignement spécialisé et adapté Le droit de chaque enfant à disposer d’un enseignement et de soins adaptés à ses besoins POUR OBTENIR Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH Le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux et la création de postes pour répondre à toutes les notifications de la MDA Le retrait de l’acte 2 de l’Ecole inclusive et de l’article 53 du projet de loi de finance créant les PAS
Réunion ouverte à tous : LUNDI 6 NOVEMBRE Laval (locaux FO) 6 rue Souchu Servinière Ou en visio 18h00
Acte 2 de l’école inclusive, échanges sur les situations connues dans les établissements, AESH, conférence nationale du 17 novembre, défense de l’enseignement et des structures spécialisés
Cette réunion, ainsi qu’une enquête qui l’accompagne, est organisée dans le cadre de la préparation d’une conférence nationale qui se tiendra le 17 novembre, à Paris.
Elle est ouverte à tous les professionnels de l’Education Nationale mais également aux représentants de parents d’élèves, aux associations, et plus largement à tous les professionnels qui travaillent avec des enfants ou des jeunes en situation de handicap.
Notre organisation est depuis des années, pleinement engagée dans la défense du droit de tout élève en situation de handicap à bénéficier d’une scolarité respectant les notifications MDA.
Notre position peut se résumer ainsi : Oui à la scolarisation adaptée aux besoins des élèves, en milieu ordinaire chaque fois que c’est possible, en établissement spécialisé chaque fois que nécessaire. Non à l’inclusion systématique et indifférenciée.
Face à l’inacceptable remise en cause des conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap et à la dégradation des conditions de travail des personnels, nous vous invitons à venir en discuter lors de cette réunion du 6 novembre.
Le gouvernement Macron s’attaque aux salariés les plus précaires
Inquiets des nombreuses suppressions de postes en contrats aidés et soucieux des conditions de travail des personnels en CUI ou en contrat AESH, le SNUDI-FO a interpelé le DASEN. Le syndicat sera reçu jeudi 19 octobre prochain par les autorités administratives. Faites nous remonter les situations problématiques dans vos écoles (conditions de travail des AVS, notifications MDA non pourvues…) (formulaire en ligne)
Le SNUDI-FO s’oppose à la décision gouvernementale visant à réduire de manière considérable le nombre de contrats aidés (CUI). Ainsi :
des milliers de salariés n’iront pas jusqu’au terme de leur contrat de travail et se retrouveront sans emploi ;
aucun dispositif ne vient remplacer les missions assurées par ces salariés, que ce soit sur temps de classe (aide à la direction d’école, aide à la scolarisation des enfants handicapés) ou en dehors (cantine, entretien des locaux…)
cette décision va accroître les difficultés dans les écoles : des directeurs ne bénéficieront plus de l’aide d’un personnel complémentaire, des enseignants se retrouveront seuls dans leur classe pour assurer la scolarisation des enfants handicapés…
Le SNUDI-FO revendique :
► le maintien et le renouvellement de tous les postes en contrats aidés dans les écoles (AAD, AVS) ;
►la transformation de ces contrats en emplois statutaires de la Fonction publique.
FORCE OUVRIERE a toujours dénoncé le caractère précaire de ces contrats de travail et considère que la seule évolution positive pour ces salariés, c’est leur transformation en emplois statutaires dans la Fonction Publique ou en CDI dans le privé, et non leur suppression !
Le SNUDI-FO 53 s’inquiète de l’impact du gel des contrats aidés sur le recrutement des AVS pour l’accompagnement des élèves handicapés dans les classes. Déjà, la situation dans notre département est dégradée.
Le DASEN, lors du dernier CTSD nous a assurés que l’accompagnement du handicap était une priorité nationale et que le département ne serait pas impacté en ce qui concerne l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Pourtant des élèves avec notification MDA et sans AVS existent en cette rentrée en Mayenne.
Afin que nous intervenions rapidement auprès du DASEN, contactez le SNUDI-FO 53 si vous êtes concernés par cette situation inacceptable !
Le SNUDI-FO rappelle que depuis la mise en œuvre de la Loi Montchamp, nous sommes saisis dans les réunions d’informations syndicales par les collègues de situations dramatiques voire dangereuses dues à l’inclusion devenues systématiques de certains élèves en situation de handicap ou en grande difficulté scolaire et/ou comportementale dont la notification MDA tarde à venir, qui, parfois, n’ont pas de place en établissement spécialisé ou dont les parents ne donnent pas leur accord pour une orientation. Ces élèves se retrouvent en souffrance dans des classes ordinaires ce qui les conduit souvent à adopter des comportements dangereux. Tout le monde est perdant : en premier lieu ces élèves, ensuite les enseignants qui ne peuvent plus enseigner et qui sont souvent culpabilisés. Enfin les autres élèves dont les conditions d’apprentissage sont aggravées.
Refuser l’omerta c’est agir contre ce danger mortel qu’est l’amiante.
Le 28 avril 2026, journée nationale de la santé et de la sécurité au travail, la fédération FO de l’enseignement en Mayenne décide de rendre public la liste des établissements scolaires concernés de près ou de loin par l’amiante et publie son livre noir de l’amiante.
Ce journal, c’est le fruit d’un travail militant et de terrain. C’est aussi l’action syndicale FO, déterminée et continue, qui aura permis l’obtention de toutes ces données.
Si votre école, votre établissement est concernée, contactez vos représentants FO qui sauront vous aiguiller dans les démarches à réaliser pour être protégé.
L’amiante est un matériau qui a été très largement utilisé dans la construction des bâtiments résidentiels, commerciaux et publics pendant une grande partie du XXe siècle. Quand il se dégrade, ce matériau libère des fibres microscopiques qui, lorsqu’elles sont inhalées, se logent dans l’organisme et peuvent provoquer des maladies graves dont des cancers (du poumon, du larynx, de l’ovaire, de la plèvre, etc…) plusieurs décennies après l’exposition. Comme l’amiante est invisible et sans odeur, on peut en respirer sans même s’en rendre compte. L’amiante est un cancérogène sans seuil, c’est à dire qu’une seule fibre ingérée ou inhalée peut suffire à rendre gravement malade.
Le risque survient quand il y a libération des fibres d’amiante dans l’air que l’on respire. Ce sont ces fibres qui sont responsables des problèmes respiratoires graves, car elles sont souvent invisibles à l’œil nu et peuvent se déposer partout et pénétrer au plus profond des poumons. La présence de fibres d’amiante dans l’air d’un bâtiment dépend de deux conditions qui doivent être simultanément réunies :
• la présence de matériau contenant de l’amiante, • une circonstance particulière, favorisant la libération des fibres (travaux, dégradation, usure, etc…)
Combien de personnes sont concernées en France ?
(Source ANSES – agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
En 2007, l’INRS estimait entre 1 et 2 millions le nombre de travailleurs potentiellement exposés à l’amiante lors d’activités d’entretien ou de maintenance, dont 900 000 dans le secteur du bâtiment. Selon les dernières données de l’assurance maladie de 2014, le nombre des maladies professionnelles reconnues liées à l’amiante a atteint un pic en 2007 (6292 cas).
Les maladies liées à l’amiante représentent aujourd’hui la deuxième cause de maladies professionnelles et la première cause de décès liés au travail (hors accidents du travail).
Selon un rapport du Haut Conseil de la Santé Publique publié en 2014, d’ici 2050, le nombre de décès par cancer du poumon dus à l’amiante serait de 50 000 à 75 000, auxquels s’ajoutent de 18000 à 25000 décès par mésothéliome. Ce chiffre est sous-estimé puisqu’il n’intègre pas les décès par cancer du larynx ou de l’ovaire liés à l’exposition à l’amiante.
Toutes les variétés d’amiante ont été classées cancérogènes par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et par l’Union Européenne. En France, une réglementation stricte a été mise en place afin de protéger la population : l’utilisation de l’amiante est interdite depuis 1997 dans les constructions neuves, et son retrait est obligatoire lorsque des travaux de rénovation sont effectués sur des bâtiments amiantés. Un suivi précis de ces bâtiments est obligatoire.
85% des établissements scolaires français ont été construits avant 1997, et sont donc potentiellement concernés par une pollution à l’amiante, que l’on retrouve aujourd’hui dans des éléments qui se dégradent au fil du temps : les toitures, les dalles de sol, la colle à carrelage, les tuyaux, les panneaux muraux… Cette liste est non-exhaustive.
En juin 2019, Santé Publique France a fait paraître un rapport qui présente les résultats d’un programme national de surveillance du mésothéliome pleural sur 20 ans, entre 1998 et 2017. Ce rapport comporte un chapitre consacré aux enseignants qui révèle que chaque année, entre 20 et 60 enseignants – ou personnes ayant exercé au moins une fois – développent un mésothéliome pleural (un cancer de la plèvre), une pathologie spécifiquement imputable à l’amiante qui se manifeste par la présence de liquide dans la plèvre, causant essoufflement prolongé, douleurs thoraciques, perte d’appétit, toux et fatigue persistantes… Le cancer de la plèvre est un cancer agressif qui demande une réponse thérapeutique tout aussi agressive. Une fois cette maladie déclarée, l’espérance de vie moyenne est d’un an.
Comment est-il possible que des enseignants puissent mourir des suites d’une exposition à l’amiante malgré les obligations légales qui s’imposent à l’Etat et aux collectivités territoriales ?
Quelles sont ces obligations, à qui s’imposent-elles et sont-elles respectées dans notre département ?
Obligations légales
L’Etat, en tant qu’employeur, et les collectivités territoriales, en tant que propriétaires des locaux, doivent respecter certaines obligations légales en matière de sécurité des personnels et élèves vis-à-vis de la présence possible d’amiante dans les établissements scolaires, mais aussi dans les gymnases, les réfectoires. Que prévoit précisément la loi ?
Obligations de l’employeur
Le Code du travail, dans l’Article L4121-1, dispose que :
L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent :
1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l’article L. 4161-1 ; 2° Des actions d’information et de formation ; 3° La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.
L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.
Obligations des propriétaires de locaux
Dans les Établissements Recevant du Public (ERP) construits avant 1997, un Dossier Technique Amiante (DTA) doit être constitué et tenu à jour par le propriétaire de l’établissement qui doit le remettre au chef d’établissement ou au du directeur d’école.
Si le dossier technique amiante a été réalisé avant le 1er janvier 2013, un repérage complémentaire doit être effectué puisque de nouvelles zones (les toitures, par exemple, mais pas seulement) ont été ajoutées à la liste des éléments de construction à vérifier. La date butoir pour la mise à jour du DTA était fixée au 31 janvier 2021 (le propriétaire des locaux s’exposant à des poursuites s’il n’a pas effectué cette mise à jour).
Le DTA doit notamment réunir toutes les informations sur le repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante, les résultats des évaluations périodiques de l’état de conservation des matériaux amiantés, les travaux de désamiantage effectués…
Le Dossier Technique Amiante (DTA)
Définition réglementaire
Un dossier technique amiante (DTA) doit être constitué par le ou les propriétaires de l’établissement et tenu à jour. Il est tenu à la disposition des occupants et transmis aux personnes chargées d’organiser ou d’effectuer des travaux sur l’immeuble. Ce dossier doit être réalisé par un diagnostiqueur accrédité par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation) et doit réunir les informations et documents suivants :
Le rapport de repérage des matériaux et produits des listes A et B contenant de l’amiante.
la date, la nature, la localisation et les résultats des évaluations périodiques de l’état de conservation, des mesures d’empoussièrement, des travaux de retrait ou de confinement des matériaux et produits des listes A et B.
les recommandations générales de sécurité à l’égard des matériaux et produits, notamment procédures d’intervention (gestion et élimination des déchets lorsque l’état de certains matériaux ou produits contenant de l’amiante est dégradé ou présente un risque de dégradation rapide).
une fiche récapitulative dont les informations minimales sont définies réglementairement par l’arrêté du 21 décembre 2012.
Le DTA doit être mis à jour à chaque événement concernant l’amiante : une évaluation périodique pour contrôler l’état de conservation de certains matériaux, la réalisation de mesures d’empoussièrement d’amiante dans l’air, la mise en œuvre de mesures conservatoires ou encore la réalisation d’un repérage amiante avant travaux, etc…Des sanctions pénales sont prévues par le Code de la santé publique en cas de manquement lié au contrôle de la présence d’amiante.
Les principaux textes de loi qui composent la réglementation amiante sont :
L’annexe 13-9 du Code de la santé publique qui reprend les produits et matériaux des listes A,B et C,Les articles R1334-14 à R1334-29-9 du Code de la santé publique relatifs à la prévention des risques liés à l’amiante dans les immeubles bâtis, L’arrêté du 21 décembre 2012 relatif aux recommandations générales de sécurité et au contenu de la fiche récapitulative du « dossier technique amiante », L’arrêté du 16 juillet 2019 relatif au repérage de l’amiante avant travaux.
Repérages et actions à mettre en œuvre suite à la réalisation d’un DTA
Le Code de la santé publique a fixé les modalités de réalisation des différentes missions de repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante dans les immeubles bâtis (articles R. 1334-20 à R. 1344-22).
À ce jour, deux arrêtés du 12 décembre 2012 précisent les modalités de réalisation du repérage de certains matériaux et produits contenant de l’amiante dans les bâtiments. Ceci signifie que tous les DTA antérieurs à cette date sont à refaire, les propriétaires ayant jusqu’à 2021 pour s’exécuter.
L’annexe 13-9 dresse 3 listes (A, B et C) qui mentionnent chacune les composants ou les parties de la construction à sonder ou à vérifier en fonction de la mission de repérage concernée :
Liste A : composants des flocages, calorifugeages et des faux plafonds. Les matériaux et produits de la liste A peuvent libérer des fibres d’amiante du seul fait de leur vieillissement. L’objectif de la réglementation consiste à les repérer et à supprimer les situations les plus à risques. Ils sont accessibles « sans travaux destructifs ». Concernant particulièrement les matériaux de la liste A, le diagnostiqueur évalue l’état de conservation des matériaux selon 3 niveaux donnant lieu à des prescriptions différentes: N1 : les matériaux ou produits doivent faire faire l’objet d’une surveillance périodique tous les 3 ans N2 : Une mesure d’empoussièrement de l’air doit être réalisée. Si le niveau mesuré est supérieur à 5 fibres par litre dans l’air, des mesures correctives immédiates doivent être engagées N3 : Des mesures conservatoires doivent être prises sans délai. Des travaux de retrait ou de confinement doivent être engagés dans les 3 ans à partir de la date de réception du DTA. Des nouvelles mesures d’empoussièrement de l’air devront être faites et rester inférieures à 5 fibres par litre.
Liste B : composants des parois verticales intérieures / des planchers et plafonds / des conduits, canalisations / des équipements intérieurs et des éléments extérieurs. Les matériaux et produits de la liste B sont susceptibles de libérer des fibres d’amiante lorsqu’ils sont sollicités (frottement, perçage, ponçage, découpe …). Il s’agit de matériaux tels que les plaques d’amiante-ciment, les dalles de sol en vinyle amiante ou les conduits de vide-ordures, dans lesquels l’amiante est lié à une matrice solide et pour lesquels le risque de dispersion des fibres intervient notamment à l’occasion de travaux. Leur repérage doit s’effectuer « sans travaux destructifs ». Concernant les matériaux de la liste B, le diagnostiqueur évalue aussi l’état de conservation des matériaux selon 3 niveaux donnant lieu à des prescriptions différentes: EP : Evaluation périodique : Les matériaux ou produits concernés doivent faire l’objet d’un contrôle périodique portant sur l’état leur de bon état de conservation. Dans le cas où une dégradation est constatée, des mesures conservatoires devront être prises sans délai. AC1 : Action corrective de premier niveau : Cette action corrective de premier niveau consiste à procéder immédiatement à la mise en place d’actions correctives afin d’éviter toute nouvelle dégradation dans l’attente de prendre les mesures de protection appropriées définitives. Après ces interventions, la classification EP s’applique à nouveau. AC2 : Action corrective de deuxième niveau : Sans délai, des mesures conservatoires voir de condamner l’usage des locaux concernés doivent être prises afin d’éviter toute exposition et toute dégradation du matériau ou produit contenant de l’amiante. Durant les mesures conservatoires et afin de vérifier que celles-ci sont adaptées, il doit être fait une mesure d’empoussièrement conformément aux dispositions du code de la santé publique. Les mesures de protection (confinement) ou de retrait doivent prendre en compte l’intégralité des matériaux et mises en œuvre dans les 3 ans à partir de la date de réception du DTA. A la fin des travaux, des nouvelles mesures d’empoussièrement de l’air seront réalisées et devront toujours rester inférieures à 5 fibres par litre.
Liste C : composants des façades / des parois verticales intérieures et des enduits / des plafonds et faux plafonds / des revêtements de sol et de murs des conduits, canalisations et équipements / des ascenseurs et monte-charge / des équipements divers / des installations industrielles et des coffrages perdus. Le repérage des matériaux de la liste C consiste aussi à repérer tout autre matériau et produit qui ne figureraient pas sur cette liste mais qui seraient réputés contenir de l’amiante et dont l’opérateur de repérage aurait connaissance. Leur repérage peut impliquer des travaux destructifs (destruction de gaines maçonnées, parois etc.).
Les données de l’administration obtenues par FO et précautions d’usage
Les membres de la Formation Spécialisée en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail (F3SCT) départementale ont pu obtenir un tableau qui recense les données disponibles pour l’ensemble des établissements du département. C’est une demande portée de longue date par FO en Mayenne, et obtenue par le syndicat en 2024.
Ce tableau présente des informations comme la date de construction de l’établissement, l, etc… la présence du Dossier Technique Amiante (DTA), sa date de réalisation, la présence ou non d’amiante … Le Dossier Technique Amiante (DTA) de chaque école, collège, lycée général et lycée professionnel est censé être consultable dans son intégralité par les représentants du personnel membres de la F3SCT départementale.
L’analyse aujourd’hui produite par les élus du personnel Force Ouvrière se base sur ces données. Il est possible que depuis des Dossiers Technique Amiante aient été réalisés, sans que nous en ayons été informés. La situation décrite dans ce document est donc susceptible d’évoluer en fonction de nouveaux documents.
Cette précision étant faite, voici la situation des établissements scolaires dans le département de la Mayenne au mois d’avril 2026.
La situation dans le département en avril 2026
Établissements scolaires Mayennais sans Dossier Technique Amiante consultable
131 écoles sont concernées sur 174 construites avant 1997 ou dont la date de construction n’est pas précisée.
En Mayenne, d’après les informations dont nous disposons, il est impossible pour les élus du personnel de consulter le Dossier Technique Amiante de 131 écoles, construites avant 1997 ou dont la date de construction n’est pas connue. Ces DTA existent-ils ? Sont-ils stockés quelque part ? Ont-ils été réalisés ? Il est à ce jour impossible de le vérifier.
Se pose également le problème des écoles qui ont fermé, définitivement ou pour être reconstruites ailleurs. Mais même pour ces anciens bâtiments, le DTA devrait aussi être consultable car des personnels y ont exercés souvent pendant de nombreuses années. Un DTA doit être conservé aussi longtemps que le bâtiment existe et des recherches approfondies doivent être réalisées avant sa destruction.
En l’absence de Dossier Technique Amiante, comment fait l’Etat, en tant qu’employeur, pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs qui exercent dans ces 131 établissements scolaires, comme l’y contraint le Code du travail ?
Combien de personnels se rendent chaque jour sur leur lieu de travail sans aucun moyen de savoir s’ils inhalent ou non des fibres d’amiante ? Combien d’entre eux risquent réellement de développer un cancer suite à une exposition à des fibres d’amiante du fait de leur activité professionnelle ? Combien de personnels et d’élèves subissent un préjudice d’anxiété ?
Le ministère de l’Education nationale est potentiellement aveugle en ce qui concerne l’exposition à l’amiante pour les personnels rattachés à ces 131 établissements, auxquels il faut ajouter les personnels enseignants remplaçants qui interviennent sur les lieux, les personnels administratifs qui y travaillent, les personnels techniques, les formateurs, les Inspecteurs, les élèves, leurs parents et tous ceux qui fréquentent ces lieux.
En l’état actuel des choses, les représentants du personnel n’ont pas la possibilité de consulter les Dossiers Technique Amiante de ces établissements et ne peuvent pas s’assurer que d’éventuels travaux – et évaluations périodiques – soient effectivement menés pour garantir la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Le ministère a-t-il quelque chose à cacher ?
Établissements scolaires Mayennais avec un DTA sans précision de date de réalisation et potentiellement incomplets
Selon les informations auxquelles nous avons eu accès, 38 écoles disposent un DTA : Mais, pour 12 écoles de ces écoles, il n’y a pas de précision sur la date de réalisation du DTA.
Or, si le DTA a été réalisé avant le 1er janvier 2013, un repérage complémentaire doit être effectué. Le “décret n° 2011-629 du 3 juin 2011 relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante dans les immeubles bâtis” prévoit un délai de neuf ans, à compter de sa date d’entrée en vigueur (le 1er février 2012) pour la mise à jour des DTA, c’est-à-dire avant le 1er février 2021 !
A l’inverse, pour 4 écoles, la DSDEN mentionne une présence (2 écoles) ou une absence d’amiante (2 écoles), mais sans mention de l’existence d’un DTA ! Dans ces conditions, comment vérifier la véracité de cette information ?
Enfin, la seule mention de la présence d’un DTA ne suffit pas à garantir qu’il soit complet. Dans au moins 1 cas, parmi le peu de DTA accessibles, le diagnostiqueur précisait ne pas avoir eu accès à l’ensemble des bâtiments. Combien de DTA réalisés sont ainsi incomplets ?
Établissements scolaires Mayennais avec présence d’amiante signalée dans le DTA
En Mayenne, d’après les informations dont nous disposons, la présence d’amiante a été signalée dans 60 établissementsscolaires (écoles, collèges et lycées confondus).
Cela signifie que les personnels de ces établissements sont (ou ont été) potentiellement exposés à des fibres d’amiante. Par ailleurs, dans certains de ces établissements, des sources de contamination ont été repérées par un diagnostiqueur certifié, (établissements avec AC1 + établissements avec AC2) et d’autres sources de contamination peuvent apparaître au fil du temps en cas de dégradation d’éléments amiantés vieillissants, mettant alors en péril la santé des personnels.
Exemple : une dalle de sol amiantée dégradée (fixation d’un arrêt de porte en perçant un nouveau trou, cassure accidentelle, …) expose les usagers à une contamination à l’amiante. Sont également considérés comme exposés les agents d’entretien à qui il est demandé de passer une monobrosse pour redonner « du brillant » à ces dalles amiantées.
À l’inverse, la simple mention d’un Dossier Technique Amiante (DTA), même récent, ne permet en aucun cas d’exclure la présence d’amiante. En effet, le DTA repose sur un repérage essentiellement visuel. De l’amiante peut donc être présente sans être identifiée dans ce cadre, sa détection nécessitant des investigations plus approfondies, et souvent même des travaux.
C’est pourquoi, préalablement à tous travaux, y compris de faible ampleur, la réglementation impose la réalisation d’un Repérage Avant Travaux (RAT). Celui-ci comprend obligatoirement des sondages et des analyses, et ce indépendamment des conclusions du DTA, y compris lorsque ce dernier ne signale aucune présence d’amiante.
Référence : Article R4412-97 du code du travail et arrêté du 16 juillet 2019 relatif au repérage de l’amiante avant certaines opérations réalisées dans les immeubles bâtis.
Établissements scolaires amiantés requérant une Action Corrective de niveau 1 signalée dans le DTA
En Mayenne, 4 établissements sont concernés.
Lorsque l’opérateur de repérage détecte la présence de certains matériaux et produits contenant de l’amiante dans les bâtiments, il évalue aussi l’état de conservation des matériauxselon 3 niveaux donnant lieu à des prescriptions différentes.
Pour rappel, une action corrective de premier niveau consiste à procéder immédiatement à la mise en place d’actions correctives afin d’éviter toute nouvelle dégradation dans l’attente de prendre les mesures de protection appropriées définitives. Après ces interventions, la classification EP s’applique à nouveau.
En Mayenne, d’après les informations dont nous disposons, 4 établissements scolaires amiantés requièrent une Action Corrective de niveau 1.
Quid de la mise en œuvre de ces actions correctives de niveau 1 ?
Dans une école, les travaux réalisés l’ont été suite à une intervention des représentants FO à la F3SCT (encapsulage des dalles les plus abîmées).
Des travaux sont en cours dans 2 collèges, qui avaient également des Actions correctives de niveau 2. Pour le 3ème collège, il n’y aurait toujours pas de travaux prévus.
Établissements scolaires amiantés requérant une Action Corrective de niveau 2 signalée dans le DTA
En Mayenne, 4 établissements sont concernés.
Lorsque l’opérateur de repérage détecte la présence de certains matériaux et produits contenant de l’amiante dans les bâtiments, il évalue aussi l’état de conservation des matériauxselon 3 niveaux donnant lieu à des prescriptions différentes.
Dans un Dossier Technique Amiante (DTA), la classification AC2 correspond à un état de conservation intermédiaire des matériaux contenant de l’amiante.
Cela signifie que la présence d’amiante est avérée et que le matériau concerné ne se trouve plus dans un état satisfaisant. Des signes de dégradation sont observés, tels que des fissures, des chocs, une usure ou une altération localisée. Même si ces dégradations restent limitées, elles traduisent une fragilisation du matériau et font apparaître un risque potentiel d’émission de fibres d’amiante, sans que celui-ci soit nécessairement immédiat ou massif à la date du repérage.
Sur le plan réglementaire, un classement en AC2 impose au propriétaire ou au donneur d’ordre la mise en œuvre de mesures de gestion spécifiques. Il doit assurer une surveillance renforcée de l’état du matériau, organiser des évaluations périodiques et, lorsque la situation l’exige, faire réaliser des mesures d’empoussièrement. Ces obligations visent à prévenir toute aggravation de la dégradation et à apprécier l’évolution du risque pour les occupants.
Les conclusions issues de cette surveillance peuvent conduire soit au maintien du classement en AC2, avec poursuite du suivi, soit à un reclassement en AC3 si la dégradation s’accentue. Dans ce dernier cas, la réglementation impose alors la réalisation de travaux de retrait ou de confinement.
Il convient enfin de rappeler qu’un classement AC2 ne signifie en aucun cas l’absence de danger ni l’autorisation d’intervenir librement sur les matériaux concernés. Tout projet de travaux, même de faible ampleur, à proximité ou sur un matériau classé AC2, nécessite obligatoirement la réalisation préalable d’un Repérage Avant Travaux, indépendamment des conclusions du DTA.
En Mayenne, d’après les informations dont nous disposons, 4 établissements scolaires amiantés requièrent une Action Corrective de niveau 2.
Quid de la mise en œuvre de ces actions correctives de niveau 2 ?
Des travaux ont été réalisés ou sont en cours dans 3 collèges. Pour le 4ème, il n’y a pas de travaux prévus.
Une opération de désamiantage a également été menée dans le cadre des travaux de rénovation du lycée Rousseau.
L’action syndicale de la FNEC-FP FO 53
Mettre l’employeur face à ses responsabilités Repérer les bâtiments Informer et protéger les collègues Faire reconnaître la maladie professionnelle
Suite au scandale de l’amiante, aux procès en cours, à nos interventions syndicales à tous les niveaux, il existe depuis 2007 un plan annuel de prévention du risque amiante qui prévoit :
– La remise à chaque agent d’une brochure d’information ; – Le contrôle de l’existence des Documents Techniques Amiante dans chaque établissement ; – La mise en place d’un suivi médical des agents ;
Chaque année et depuis plusieurs années, la FNEC-FP FO 53 intervient en direction du DASEN (en F3SCT, en entrevue…) au sujet de l’amiante. A ce jour, seule FO a fait des signalements DGI en Mayenne en lien avec l’amiante. La FNEC-FP FO est intervenue dès 2016, pour rappeler que bien des établissements mayennais (la totalité des collèges par exemple), étaient concernés par la présence d’amiante, que bien des établissements ne disposaient pas du DTA (diagnostic technique amiante). A nouveau en F3SCT d’installation en 2023, FO a fait de l’amiante un point central des travaux de l’instance départementale, demande l’inscription à l’ordre du jour de ce point lors des réunions de la F3SCT, et a exigé et obtenu ungroupe de travail dédié qui s’est réuni le 3 décembre 2024. Depuis, l’amiante est un sujet quasiment systématiquement abordé dans les réunions de la F3SCT. FO demande les vérifications des DTA connus, accompagne et conseille les collègues dans leur démarche de maladie professionnelle en faisant le lien entre ces cas de cancer et exposition à l’amiante.
Des revendications !
Voici les revendications que la FNEC-FP FO 53 porte systématiquement :
Un état des lieux exhaustif de l’amiante dans les établissements scolaires et services de l’Education Nationale dans le département (demande déjà formulée par FO depuis juin 2016)
La communication d’un état des lieux précis de l’amiante dans les établissements et services du département
Le nombre de demandes en reconnaissance de maladie professionnelle
Le suivi régulier par la F3SCT des situations connues
L’information régulière des représentants du personnel avec le compte-rendu des dispositions mises en œuvre par l’employeur pour l’ensemble des bâtiments
Le suivi médical des collègues exposés à l’amiante
Qu’une fiche d’exposition à l’amiante soit annexée au dossier médical professionnel des collègues concernés
Une visite médicale pour l’ensemble des personnels des établissements concernés
La vérification et l’actualisation des DUERP
La prise de contact de l’autorité administrative avec les agents ayant exercé au dans des établissements amiantés (retraités ou changement d’affectation)
Des stages FO en Mayenne
Chaque année, des stages regroupent de nombreux militants et personnels de la Mayenne. Ils permettent de rappeler l’ampleur d’un scandale sanitaire toujours d’actualité et les responsabilités politiques et institutionnelles.
Force Ouvrière est la seule organisation syndicale à avoir refusé de siéger au comité permanent amiante, refusant ainsi de cautionner les choix et les silences ayant contribué au drame sanitaire dans les années 1990. Cette position constante illustre l’indépendance et la cohérence de FO dans la défense de la santé des travailleurs.
Un remerciement particulier est adressé à Nathalie Laclau pour ses interventions depuis 2 ans en Mayenne, à la fois rigoureuses, expertes et profondément engagées, qui ont nourri les échanges et renforcé la détermination collective.
Merci également à l’Union départementale FO de la Mayenne pour avoir accueilli et soutenu l’organisation de ce stage.
Force Ouvrière salue l’engagement de l’ensemble des personnels et militants mobilisés dans ce combat, à l’école, à l’hôpital, dans les collectivités territoriales, les établissements scolaires et l’ensemble des services publics.
FO le réaffirme avec force : le combat de l’amiante est permanent et ne connaîtra aucun relâchement. L’amiante tue, et elle est encore présente dans de très nombreux bâtiments. Plus que jamais, il est nécessaire d’agir collectivement pour protéger les personnels et faire respecter le droit à la santé et à la sécurité au travail.
Agir avec Force Ouvrière, c’est refuser l’inaction et l’omerta !
Pendant le CDEN, une cinquantaine d’enseignants, parents, et élus étaient rassemblés devant la préfecture à l’appel de FO, FSU, CGT et la FCPE, pour l’annulation des fermetures de classes et les créations de postes.
Vos représentants FO à ce CDEN : Fabien Orain, Hélène Colnot, Stève Gaudin
A la suite des déclarations, Madame Vieille, conseillère départementale a souhaité intervenir sur l’installation des caméras de surveillance à l’entrée des collègues mayennais. La délégation FO est intervenue pour indiquer que les jeunes avaient besoin de sérénité et de moyens pour étudier, non d’un contrôle permanent par des caméras ou de fouilles policières. FO rappelle que la mission de surveillance relève déjà des assistants d’éducation (AED), dont les effectifs sont notoirement insuffisants et dont les conditions de travail et salariales sont particulièrement précaires. La délégation FO a indiqué que ce dispositif ne répondait en rien aux besoins urgents des établissements scolaires, et constitue une nouvelle atteinte aux libertés tout en rappelant que dans le même temps, tous les collèges mayennais sont concernés par la présence d’amiante (un danger mortel pour les adultes comme pour les élèves), le parc informatique est largement insuffisamment financé et trop souvent obsolète, et des travaux d’isolation sont indispensables pour éviter que les salles de classe ne deviennent des étuves lors des épisodes de canicule.
PV du 3 juillet 2025 du 27 novembre 2025
Intervention de la délégation FO : Si le Code de l’éducation ne précise pas les modalités d’adoption du procès-verbal, celles-ci relèvent des règles générales de fonctionnement des instances consultatives et sont précisées par le règlement intérieur, qui prévoit en pratique une adoption à la séance suivante. En réalité, malgré nos multiples demandes, nous n’avons toujours pas connaissance du règlement intérieur du CDEN qui manifestement date de 1992. C’est aussi pour ces raisons que nous avons saisi la CADA.
FO est la seule organisation à demander le respect des principes et de la réglementation. FO s’est donc abstenue sur le PV du 3 juillet 2025 et a voté pour le PV du 27 novembre 2025.
Carte scolaire
FO a demandé à ce que des délégations de parents et d’élus présents au rassemblement soient autorisées à rentrer à la préfecture pour être reçues en CDEN.
Le DASEN et la préfète ont refusé.
Seuls FO et la FCPE sont venus soutenir cette demande légitime des parents qui manifestaient à l’extérieur.
Carte scolaire : aucun changement en dehors de l’obtention d’un renfort de 50% à Saint Germain de Coulamer obtenu avec FO !
Dans ces conditions inédites et par solidarité avec les collègues, parents et élus qui avaient fait le déplacement, FO et la FCPE ont décidé de quitter la réunion.
Ici Mayenne : « Après environ deux heures de réunion, les représentants du SNUDI FO 53 et de la FCPE sont partis du conseil départemental de l’Éducation nationale avant son terme. « C’est inédit. Nous avons claqué la porte parce que la carte scolaire est d’une violence inouïe et ne correspond pas aux besoins sur le terrain. Le DASEN et la préfète n’ont pas voulu recevoir les élus et parents d’élèves qui se sont mobilisées devant la préfecture. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », détaille, Stève Gaudin, secrétaire départementale du SNUDI FO 53. »
Pour rappel : -136 postes pour notre académie et -9 postes pour la Mayenne ! En France, 1891 suppressions de postes pour les écoles Publiques ! L’école Publique encore sacrifiée En Mayenne, 20 fermetures de classes dont la disparition d’une école !
Personne n’accepte les conséquences du budget Macron/Lecornu qui provoquent des milliers de fermetures de classes, postes, écoles ! La Mayenne ne fait pas exception à la règle et prend de plein fouet la politique menée par le gouvernement avec la suppression de 20 classes. A ces 20 classes il faut ajouter la disparition d’une nouvelle école dans le département (Deux Evailles) !
Depuis 2 semaines, rassemblements, écoles bloquées, manifestations ont vu le jour aux 4 coins de la Mayenne : jamais nous n’avons vu ça dans notre département. Il ne s’est pas passé une journée sans que celle-ci soit marquée par une mobilisation ici et là.
Face à la mobilisation organisée avec FO, les personnels, les parents et les élus, le DASEN est donc revenu sur 5 situations :
Pas de fermeture de classe à Cuillé, Argentré, Saint Ouen des Toits, Louvigné. Moyen renfort à 50% à Saint Germain de Coulamer
Durant ces opérations de carte scolaire, la FNEC-FP FO a défendu toutes les situations pour lesquelles elle était mandatée, et dont certaines ont pu aboutir (Cuillé, Argentré, Louvigné, Saint Ouen des Toits, Saint Germain de Coulamer)
Inacceptable : la fermeture d’une école publique (encore !) laissant plus de place encore aux écoles privées ! Inacceptable : la création de postes qui ne sont pas devant élèves mais qui entraînent des fermetures de classes : création de 5 PAS supplémentaires. Au total 7 postes de PE sont pris pour ce dispositif.
FO en CDEN, a fait le lien entre la situation actuelle et les orientations de l’ODDR (Observatoire départemental des dynamiques Rurales), qui a d’ailleurs été mis en avant par le DASEN. Lire à ce sujet
Comme son prédécesseur, le DASEN confirme qu’il faut désormais “penser l’école des territoires” ! Une autre organisation a même suggéré d’imaginer “l’école mayennaise du futur » et proposé au DASEN de participer à cet Observatoire Départemental des Dynamiques Rurales. Tout un programme.
FO avait d’ailleurs pour projet de présenter un vœu au vote du CDEN à ce propos.
Vœu proposé par FO aux autres OS la veille du CDEN et qui n’aura du coup pas été soumis au vote Considérant le protocole d’accord conclu entre le ministère de l’Éducation nationale et l’Association des maires de France, intitulé « Le gouvernement et les maires de France mobilisés et unis pour relever les défis de l’École » ; Considérant la mise en place, en Mayenne, de l’Observatoire des dynamiques rurales associant les services de l’État et les élus, sans les personnels, leurs représentants ni les familles ; Considérant un contexte marqué par des suppressions de postes et plus de 150 fermetures de classes dans les écoles publiques de la Mayenne depuis 2017, principalement en milieu rural ; Considérant la multiplication des projets de restructuration des écoles (fusions, regroupements), susceptibles d’accentuer la territorialisation de l’École publique et de fragiliser l’égalité d’accès au service public d’éducation ; Le CDEN de la Mayenne, réuni le 9 avril 2026, s’oppose aux orientations du protocole d’accord national, et de l’observatoire départemental des dynamiques rurales. Le CDEN de la Mayenne demande le respect du cadre national de l’École publique, garant de l’égalité des élèves et réaffirme son attachement à une école publique nationale, laïque et égalitaire, présente sur l’ensemble du département.
Malgré nos interventions sans relâches durant cette période, avec 2 audiences à la DSDEN, un GT, 2 CSA, ce CDEN, Malgré les mobilisations massives et déterminées des parents, des élus et des personnels, les réunions publiques, la préfète et l’inspecteur d’académie ont donc confirmé l’accélération de la casse de l’école publique dans le département.
En tout état de cause, la FNEC-FP FO 53 continuera de s’opposer à ces fermetures et soutiendra toutes les actions qui seront décidées par les parents et les personnels pour faire valoir leurs revendications. Ne lâchons rien ! Pas de résignation !
Vous trouverez ci-dessous les mesures concernant le 1er degré, les mêmes qu’en CSA en dehors de l’obtention d’un moyen supplémentaire pour Saint Germain de Coulamer :
Récupération de tous les renforts dans les écoles, le DASEN récupère 9 postes (Germaine Tillion, Hilard, Cosmes, le Bourgneuf la Forêt, Saint Germain de Coulamer, Gennes Longuefuye, Cossé le Vivien, Bonchamps, Châtres la forêt, Louis Pergaud, Chailland, Moulay, Rosa Parks, Paul Eluard Mayenne, La Senelle élémentaire, Blandouet St Jean, La Pellerine, Gorron). Pour toutes ces situations de renfort, 4 collègues sont concernés par une mesure de carte scolaire (Collègue sur Mayenne, collègue sur Hilard et Tillion, collègue Gorron, et la collègue sur la Senelle).
Des moyens en renforts sont (re)mis en place (voir ci-dessous)
20 fermetures de classe et une fermeture d’école
Ambrières-les-Vallées : de 12 à 11 classes Châlons-du-Maine : de 4 à 3 classes Changé : de 12 à 11 classes + 1 dispositif ULIS Château-Gontier-sur-Mayenne Chant d’oiseau maternelle (Azé) : de 4 à 3 classes Château-Gontier-sur-Mayenne J. Guéhnno élémentaire : de 7 à 6 classes + 1 dispositif ULIS Château-Gontier-sur-Mayenne : de 11 à 10 classes Commer : de 6 à 5 classes Congrier : de 4 à 3 classes Entrammes : de 6 à 5 classes Laval J. Prévert élémentaire : de 6 à 5 classes Louverné : de 5 à 4 classes Mayenne Jules Ferry : de 8 à 7 classes + 1 UEEA Deux-Évailles – Montsûrs : fermeture de l’école Parné-sur-Roc : de 7 à 6 classes Pré-en-Pail-Saint-Samson : de 8 à 7 classes + 1 dispositif ULIS Quelaines-Saint-Gault : de 6 à 5 classes RPI Alexain / La Bigottière / Saint-Germain-le-Guillaume : de 6 à 5 classes (fermeture à La Bigottière) RPI Ruillé-Froid-Fonds / Villiers-Charlemagne : de 6 à 5 classes (fermeture à Ruillé) Saint-Berthevin Le Lac Maternelle : de 4 à 3 classes Saint-Pierre-la-Cour : de 8 à 7 classes
Fermeture d’un poste à l’IME de Laval A mettre en lien avec les PAS : S’il apparaît acté que des enseignants et des éducateurs coordonneront chaque nouveau PAS, il ne s’agit pas de créations de poste. Les personnels seront donc affectés dans ces nouveaux dispositifs au détriment d’autres structures spécialisées telles que les IME, les IEM, les SESSAD ou autres ITEP. Ce glissement des moyens est flagrant lorsqu’on observe les mesures de la dernière carte scolaire. Pour déployer les 7 PAS dans le département, le DASEN va récupérer des moyens à la fois sur les RASED qui interviennent dans les écoles mais aussi et récupère déjà sur les postes d’enseignants spécialisés exerçant dans les établissements médico-sociaux (IEM, IME, ITEP, SESSAD…) : à l’instar du poste de l’IME de Laval qui a été fermé ! (pour être donné à l’enseignement privé catholique !)
11 ouvertures de classes
Chailland : de 2 à 3 classes (demande FO) Moulay : de 3 à 4 classes (demande FO) Gennes-Longuefuye : de 4 à 5 classes (demande FO) Le Bourgneuf La Forêt : de 4 à 5 classes (demande FO) Montsûrs (Jean Tardieu) : de 6 à 7 classes + ULIS (demande FO) Cossé le Vivien élémentaire : de 5 à 6 classes + ULIS (demande FO) Hilard Laval : de 11 à 12 classes + ULIS (mais retrait du 0,5 CLA) (demande FO) La Senelle élémentaire Laval : de 4 à 5 classes + ULIS Pergaud élémentaire Laval : de 6 à 7 classes Germaine Tillion : de 10 à 11 classes (mais retrait du 0,5 CLA) Louverné élémentaire : de 7 à 8 classes
Autres mesures
École élémentaire Bono Campo, Bonchamp – renfort à 100% École La clef des champs, La Pellerine – renfort à 50% (FO demande une ouverture de classe) École Saint Germain de Coulamer – renfort à 50% (FO demande une ouverture de classe) – changement en CDEN École Victor Hugo, Blandouet-Saint-Jean – renfort à 50% École Les coccinelles, Montenay – renfort à 50%
L’augmentation des décharges des PEMF : 2 × 0,33 ETP
Baisse de la décharge Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) : Diminution de 0,25 ETP – Transfert de 0,25 ETP au pôle Ressources et usages du numérique éducatif.
Implantation d’une UEMA à l’école maternelle Chant d’Oiseau – Château-Gontier-sur-Mayenne
Maintien décharge direction à 100 % : École Charles Perrault, Laval.
Maintien des décharges direction en lien avec UEMA ou UEEA :
Redéploiement circonscriptions et des postes des CPC de Laval Agglo vers :
Mayenne Sud-Ouest : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Ouest : aucune évolution
Mayenne Sud-Est : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Est : + 0,5 ETP
Laval : – 1,5 ETP
Transports scolaires (point abordé en début de réunion avant le point carte scolaire)
Intervention FO en préambule de ce CDEN :
“Le transport scolaire est une compétence régionale depuis 2017, dans le cadre de la loi NOTRe de 2015, et depuis son coût a fortement augmenté : de 80 € en 2019 à 170 € en 2025, puis 171 € à la rentrée 2026, soit plus du double en quelques années.
Dans le cas spécifique des RPI, le conseil régional appliquait jusqu’à présent un tarif différent pour le transport scolaire : 90 euros par an et par enfant, contre 170 euros (171 l’an prochain) pour un transport scolaire classique. Le conseiller régional LR Julien Bainvel, délégué aux mobilités de proximité explique que « les circuits RPI sont devenus identiques aux circuits scolaires classiques » et « qu’en maintenant un tarif spécifique pour les RPI cela créerait une iniquité notamment entre élèves au tarif RPI et élèves au tarif classique ». Selon lui, ce tarif « harmonisé » serait « plus juste », parce qu’il mettrait fin aux inégalités !
Le RPI implique que les élèves soient répartis sur plusieurs communes selon leur niveau (maternelle, élémentaire…). Ainsi, le transport n’est pas un « service en plus », mais une condition nécessaire à l’accès à l’école. Affirmer que les circuits RPI seraient devenus identiques aux circuits classiques est infondé. Les RPI restent une organisation spécifique avec des déplacements imposés entre communes, conséquences des suppressions de postes. Le tarif spécifique aux RPI permettait justement de prendre en compte et de corriger une contrainte particulière liée à l’organisation scolaire en milieu rural. Le passage de 90 € à 171 € constitue une hausse brutale, proche d’un doublement du tarif. Cette augmentation touche en priorité des familles de zones rurales, déjà fortement contraintes par les distances et l’absence d’alternatives, et souvent plus éloignées des services publics.
FO condamne cette hausse constante des tarifs du transport scolaire, et dénonce un choix contraire à l’égalité des droits. La spécificité rurale du département de la Mayenne impose déjà le transport à certains élèves, et il n’est pas acceptable que des familles de salariés paient le « prix » pour accéder à l’école. C’est la double peine pour les familles de salariés, déjà pénalisées par une fermeture de classe ou une fermeture d’école, qui plus est dans les écoles rurales, et qui se trouvent ainsi contraintes parfois d’opter pour un transport scolaire pour leurs jeunes enfants, transport scolaire devenu trop cher.
Pour FO, l’instruction publique est obligatoire et par conséquent gratuite. Ce qui est obligatoire ne peut être payant. Par conséquent nous revendiquons à nouveau la gratuité des transports scolaires. Ces augmentations décidées par les technocrates locaux de la région, en particulier Madame Morançais qui fait des choix politiques très orientés (culture, transports scolaires, ou encore récemment du lobbying dans les écoles avec distribution de brochures publicitaires à destination des élèves…) ne feront qu’accentuer la baisse du pouvoir d’achat des salariés en particulier les plus modestes. Les salariés parents d’élèves n’ont pas à subir les conséquences de la hausse des prix des carburants et qui résulte d’une spéculation permettant ainsi des profits énormes et scandaleux. Nous rappelons que dans la région Occitanie, le transport scolaire régional est gratuit de la maternelle au lycée.”
FO a rappelé sa revendication de gratuité de tous les transports scolaires sur le territoire ligérien, au regard de l’obligation de gratuité de l’école publique.
Rappel du vœu adopté en 2025 : Le CDEN réuni le 6 février 2025 demande la gratuité des transports scolaires. POUR : FO, FSU, CGT et FCPE ABSTENTION : UNSA
La fédération FO de l’enseignement en Mayenne a demandé que ces décisions d’augmentation du coût du transport scolaire soient soumises au vote de ce CDEN : refus du DASEN et de la préfète.
FSU et UNSA ont proposé un voeu soumis au vote du CDEN : L’annonce brutale par la Région d’augmenter fortement le tarif des transports scolaires pour les élèves des RPI a des conséquences lourdes sur le budget des familles mayennaises et nie la réalité de notre territoire. Le CDEN de la Mayenne, réuni le 9 avril 2026, demande à la Région de revenir sur sa décision. POUR : FO, FSU, CGT, UNSA et FCPE CONTRE : 3 élus du conseil départemental et 1 élu de la région
Vendredi 1er mai 2026 : Manifestation intersyndicale 10h30 Bourse du Travail à Laval
La fête du travail et le muguet ont été introduits par le général Pétain ! Le 1er mai, c’est une journée internationale de lutte et de revendications !
Pour un 1er mai 2026 de revendications et solidarité internationale entre les travailleurs Pour la paix, la défense de nos libertés, pour les revendications !
Rassemblement et manifestation derrière les banderoles FO à 10h30
Le 1er Mai 2026, le SNUDI-FO 53 avec sa fédération la FNEC-FP FO 53 et l’UD FO 53 manifestera pour la défense des revendications, contre la guerre et les politiques d’austérité, pour la paix, pour la défense de l’école publique.
L’UD FO 53 organise un repas militant et festif pour les adhérents FO (familles conviées).
Nous manifesterons également, avec les salariés de tous les secteurs, pour revendiquer notamment :
Pour la paix, les libertés
Pour l’augmentation des salaires et pour des retraites indexées sur l’inflation
Pour nos droits, pour nos conquêtes et droits sociaux, pour un retour à la Sécurité Sociale à ses valeurs fondatrices de 1945
Pour des créations de postes statutaires, l’annulation des suppressions de postes
Pour l’abrogation de la réforme des retraites Macron/Borne
Pour la défense de tous nos services publics et des recrutements de fonctionnaires à la hauteur des besoins
Pour l’égalité salariale, la défense de toutes nos conventions collectives et de tous nos statuts
1er mai, muguet et fête du travail ?
Le 1er mai c’est avant tout la fête des travailleurs. C’est une journée de lutte internationale. C’est la commémoration des dizaines de morts qui sont tombés en 1886 à, Chicago lors de la manifestation pour revendiquer notamment la journée de 8 heures.
L’histoire du 1er mai a commencé à une époque où la précarité du travail était totale.
C’est aux Etats-Unis, en 1886, plus précisément en Pennsylvanie et dans l’état de New-York, que chaque 1er mai avait lieu un bouleversement général de la classe ouvrière du fait du renouvellement des contrats de travail pour une durée de un an.
C’est ainsi que le terme des contrats de location des maisons et appartements étaient également renouvelés. En fait, c’était une remise en cause des conditions de vie de toutes les familles à la même date. C’est en 1884 que les syndicats américains décidèrent d’imposer par la grève qu’à partir du 1er mai 1886 la durée d’une journée de travail serait de huit heures.
En ce samedi 1er mai 1886 des centaines de milliers d’ouvriers défilèrent dans tout le pays pour cette seule revendication. Exemple à Chicago, quelques quarante mille ouvriers sont en grève. Le 3 mai un affrontement oppose les briseurs de grève aux grévistes d’une usine de matériel agricole et fait malheureusement 4 morts. Un meeting est organisé le lendemain. Alors que les derniers manifestants se dispersent, une bombe éclate. Des dirigeants anarchistes de Chicago seront arrêtés et condamnés à mort. Dès 1889, lors d’un congrès ouvrier, est déclaré qu’il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, le jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail.
Cette date ce fut le 1er mai.Une date symbole.
Depuis, le 1er mai accompagne chaque année le mouvement général du progrès social et des conquêtes ouvrières.
Quand la journée de revendication devint “fête du travail”:
Au fil des années, le retentissement fut tel que les régimes totalitaires voulurent s’emparer du symbole. Le régime de Vichy enveloppa le sang et la lutte associée au 1er mai dans les drapeaux, de ce que le Maréchal Pétain appellera « la fête nationale du travail ». En effet le Maréchal ne pouvait tolérer les manifestations d’indépendance. Au lieu de faire tirer sur les défilés syndicaux, il transforma par la loi la lutte en réjouissances insipides.
La devise de Pétain était : “Travail, Famille, Patrie”.
C’est le 1er mai 1941 que cette journée a été ravalée au rang d’une distraction. Le même jour, le Maréchal exposait les principes de la charte de travail, qui emprisonne les relations sociales dans un corporatisme à la française. L’année précédente, le 16 août 1940, le gouvernement de collaboration publiait une loi interdisant les confédérations syndicales. Il fallait que les intérêts particuliers des classes sociales ne puissent s’exprimer. En 1937, l’État accordait un jour férié, de fait les fonctionnaires n’auraient plus à faire grève pour manifester le 1er mai. Déjà le 1er mai 1921 était déclaré par l’Action française, ennemis du syndicalisme, les prémices de la co-gestion telle que pratiquée aujourd’hui chez nos voisins allemands. Vingt ans plus tard, sous l’œil attentif de l’armée allemande, la Charte du Travail établit un système de corporations ouvrières et patronales intégrées au sein même de l’Etat de Vichy.
A la libération, tout cet édifice, déjà chancelant, fut balayé.
Les symboles
La date, le muguet, l’églantine ?
L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française, connaît un sérieux rival, le muguet, qui a pour lui de fleurir juste au Premier mai. Dès 1913, les artistes vont le cueillir dans les bois de Chaville… et les midinettes en raffolent. Après la Première Guerre, la grande presse organise la promotion systématique du muguet blanc contre la rouge églantine, tout comme la presse allemande encourage l’edelweiss et la Démocratie chrétienne italienne l’œillet blanc…
C’est sous Pétain, pendant le régime de Vichy que le muguet détrônera finalement l’églantine, que personne ne songera plus à remettre à l’honneur ensuite. Il est vrai que le Premier mai, fête urbaine aux allures champêtres, est tributaire de l’environnement : l’urbanisation et le remembrement font disparaître les haies qui fournissaient aux habitués des “barrières” leur églantine, tandis que le muguet se cultive, et se vend…
Cependant le 1er mai restera férié et la grève sera rendue impossible ce jour-là.
Beaucoup de personnes, de politiques ont dénaturé cette journée à commencer bien sûr par le gouvernement de Vichy qui avait pour devise : travail, famille, patrie.En tout état de cause il est plus que déplorable pour ne pas dire scandaleux que les partis politiques et quel qu’ils soient, récupèrent cette journée symbole de commémoration des travailleurs car cette journée n’appartient qu’à eux seuls.
Le 1er mai est donc une journée de commémoration, de revendications.Le 1er mai est une journée de lutte internationale.
Notre organisation est saisie par plusieurs écoles du département ayant récemment reçu un matériel destiné aux familles. En effet, ce mardi 7 avril, des écoles publiques mayennaises situées sur le parcours de la course cycliste des Pays de la Loire ont été destinataires d’une brochure intitulée « Le livret de Dynamo », diffusée à l’initiative de la présidente du Conseil régional, élue politique.
La diffusion de ce document dans les écoles interroge directement le respect du principe fondamental de neutralité du service public d’éducation. D’une part, les personnels se trouvent incités à assurer la distribution de ce support auprès des élèves, ce qui les place dans une situation contraire à leurs obligations professionnelles. D’autre part, ce livret met en avant, dès sa couverture et ses premières pages, un « partenaire historique » identifié comme une banque, le CIC Ouest, ce qui constitue une entorse manifeste au principe de neutralité commerciale qui s’impose à l’école publique.
Au-delà de cette dimension commerciale, le fait que ce document émane d’une collectivité territoriale dirigée par une élue politique renforce les interrogations quant au respect de la neutralité politique au sein de l’école Publique. L’institution scolaire ne saurait être le vecteur, direct ou indirect, de communications à caractère promotionnel ou institutionnel. Les lobbyings commerciaux ou politiques n’ont pas leur place à l’école Publique.
Dans ces conditions, notre organisation dénonce fermement cette diffusion au sein des écoles, qui porte atteinte aux principes de neutralité commerciale et politique du service public d’éducation.
Nous vous demandons en conséquence d’intervenir sans délai auprès des autorités concernées, notamment les maires et le Conseil régional, afin que ces brochures soient retirées des écoles et qu’aucune consigne de diffusion ne soit donnée aux personnels.
Nous sollicitons également un rappel clair des règles en vigueur relatives à la neutralité de l’école publique, à destination de l’ensemble des acteurs concernés.
Compte tenu de la gravité de la situation, nous informons également Madame la préfète, et Madame la Rectrice, afin qu’un rappel au cadre légal applicable aux élus soit effectué.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, Monsieur le directeur académique, l’expression de notre parfaite considération.
Stève Gaudin, secrétaire départemental Pour le SNUDI-FO 53
Observatoire Départemental des Dynamiques Rurales : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ! Allons-nous laisser l’école Publique être démantelée ?
Le SNUDI-FO 53 alerte depuis juillet 2025 sur le protocole d’accord signé entre le ministère de l’éducation nationale et l’association des maires de France (AMF). C’est ce protocole qui est à mettre en lien avec l’ODDR, l’observatoire des dynamiques rurales, qui associe les élus, la préfète et les responsables de l’Education Nationale.
En réalité, ce protocole associe les maires, parfois à leur insu, aux fermetures de classes et va plus loin dans la territorialisation de l’Ecole publique.
A l’instar de cette carte scolaire 2026, les écoles rurales sont les premières impactées : Saint Germain de Coulamer, RPI Alexain-Bigottière-St Germain, RPI Villiers-Ruillé, Congrier, Deux Evailles…
Depuis 2017, et la convention ruralité, il y a eu 150 fermetures de classes dans le département de la Mayenne dont la majeure partie dans les villages ruraux.
En réalité, cet observatoire, anticipe fusions d’écoles, regroupements et fermetures d’écoles… dans le dos des enseignants et des parents !
Depuis des années, dans bien des situations, des élus, en particulier des maires, s’engagent pour défendre l’école publique de leur commune, aux côtés des parents d’élèves, des personnels et de leur syndicat. Cela a encore été le cas pour cette carte scolaire 2026.
C’est d’ailleurs cette unité des usagers, des élus et des personnels avec le SNUDI-FO 53, qui permet chaque année de mettre en échec bien des fermetures pourtant programmées en CSA.
On comprend mieux pourquoi le ministère de l’éducation Nationale cherche à museler les maires et à les intégrer dans ses projets funestes pour l’école publique.
Cette convention s’intitule : « Le gouvernement et les maires de France mobilisés et unis pour relever les défis de l’Ecole «
Dans le cadre de ce protocole, il faudrait que les maires, saignés à blanc par les baisses de dotations budgétaires de l’Etat, s’unissent à un gouvernement, qui a imposé 5000 fermetures de classe dans les écoles publiques en 2025, et probablement le double en 2026. Il s’agit au final, via les fusions et regroupements, de programmer des fermetures d’écoles. Qui pourrait accepter cela ?
Jusqu’à présent, les maires étaient souvent invités à des réunions avec les DASEN, les IEN, les préfets sans réelle possibilité de concertation. Mais ce protocole est d’une autre portée. Notre DASEN a déjà pris les devants, en anticipant largement les prochaines cartes scolaires via l’organisation de plusieurs réunions avec tous les maires du département. Il s’appuie sur les intercommunalités et les communes nouvelles, qui pourraient dessaisir les maires de leurs compétences en matière scolaire.
A l’instar de la convention ruralité promue par Monsieur Waleckx ex-DASEN de la Mayenne, l’objectif est clair : Il s’agit bien « d’anticiper les fermetures de classes en associant étroitement les maires aux travaux préparatoires de la carte scolaire » !
Réorganisation, regroupements, fusions… Tout un programme !
Saint-Aignan de Couptrain, Saint Calais, Montjean, Beaulieu Sur Oudon, Saint Germain de Coulamer, Le Ribay, Marcillé-la-Ville, La Bigottière, Alexain, Saint Germain le Guillaume, Montourtier, Azé, Saint Denis d’Anjou, Hambers, Izé, Saint Mars sur Colmont, Montreuil Poulay, Assé le Bérenger, Saint Georges sur Erve, Ravigny, Champfrémont, Deux Evailles (c’est fait)… A court terme, toutes les écoles rurales sont concernées !
Depuis l’année scolaire 2024-2025, les IEN du département, missionnés par le DASEN, rencontrent les élus pour faire la promotion des fusions et regroupements d’écoles, toujours sous couvert de baisse démographique, et de plus-value pédagogique, et dans le dos des enseignants !
Ainsi, les petites écoles rurales seraient devenues, pour le DASEN, des dangers pour les enfants, un vrai problème pour les conditions d’exercice des enseignants !
Ce sont des propos qui nous ont été rapportés, et tenus lors de ces réunions.
Déréglementation, en veux-tu ? en voilà !
En réunion de rentrée, le DASEN avançait déjà un peu plus vers la fusion des corps, et va jusqu’à imaginer de scolariser des élèves de CM en collège, pour équilibrer les effectifs !
Le protocole indique que « les projets de création de regroupements d’écoles proposés par les DASEN font l’objet d’une analyse d’impact préalable » tout en rappelant en permanence le cadre contraint de l’enveloppe budgétaire !
Associer les maires aux fermetures de postes et à la dégradation des conditions de travail, cela passe également par le soutien au dogme gouvernemental d’inclusion systématique et forcée et à la remise en cause de l’enseignement spécialisé puisque « Les maires sont associés au déploiement des pôles d’appui à la scolarité (PAS) ». C’est ce qui s’est passé à Evron ou à Laval avec l’expérimentation de deux PAS cette année dans le département, et ce qui va se passer avec les 5 nouveaux PAS prévus par le DASEN.
Le SNUDI-FO 53 rappelle que les PAS sont utilisés pour remettre en cause l’existence des établissements sociaux et médico-sociaux en substituant à la prise en charge effective des élèves à besoin particulier par des enseignants spécialisés du « coaching ». Ils permettent également de contourner les notifications de la MDA et mutualiser d’avantage les AESH, de l’aveu même du ministre et du DASEN : avec les PAS, c’est moins de notification MDA !
Enfin ce protocole cherche à accélérer la territorialisation de l’Ecole publique en invitant les collectivités à « s’appuyer sur le projet éducatif territorial (PEDT) pour coordonner les dispositifs et les actions des acteurs éducatifs locaux. » (Contrats locaux en matière de sécurité et de prévention de la délinquance, ou de santé, absentéisme…, associer les maires à l’ordre du jour des conseils d’école, formations communes entre les enseignants et le personnel territorial, TER, CLA…)
Le SNUDI-FO 53 défend le cadre national de l’école Publique. La résistance s’impose : mettre en échec la casse de l’école Publique !
Devant la DSDEN pendant le CSA à l’appel de FO-FSU-CGT et FCPE
Pour l’administration : M. Audy (directeur académique),M. Vauléon (secrétaire général), M. Drault (IEN adjoint au DASEN), l’ensemble des IEN, Mme Bellanger (Cheffe de division PRHAG), M. Trocherie (D3E), Mme Rabbé DSDEN Invités : l’ensemble des IEN La délégation FO : Hélène Colnot, Stève Gaudin, Fabien Orain Autres organisations : FSU (3), CGT (2), UNSA (2)
Extrait : “Si certains estiment que « l’argent public ce n’est pas open bar », d’autres, avec FO, refusent l’austérité budgétaire, refusent le pillage organisé de l’École publique et exigent la restitution immédiate de tous les postes supprimés. C’est une condition indispensable pour garantir des conditions de travail dignes pour les personnels comme un service public d’éducation garant de l’égalité des droits. Il y a urgence ! Urgence à satisfaire les revendications, pas l’austérité budgétaire, pas la marche à la guerre Urgence à annuler les suppressions de postes et à créer tous les postes nécessaires Urgence à améliorer les conditions de travail de toutes et tous Urgence à stopper l’inclusion systématique et indifférenciée, et imposée contre les droits des élèves en situation de handicap”
En préambule, la délégation FO a annoncé son immense joie d’apprendre la libération de nos collègues Cécile Kohler et Jacques Paris, après 4 ans de détention en Iran.
Carte scolaire
Ouest France 8 avril 2026
Le DASEN, suite aux déclarations liminaires, a indiqué qu’il réfléchissait à ne pas réunir de groupe de travail l’année prochaine, mécontent d’avoir pris connaissance de son projet de carte scolaire dans la presse notamment.
FO a répondu au directeur académique : “Notre organisation ne vous est pas loyale Monsieur le directeur académique. Nous agissons en toute liberté et en toute indépendance, dans le respect de nos mandants, celui des personnels. Il est de notre responsabilité, et même de notre devoird’alerter, et d’être aux côtés des enseignants et des parents dès lors qu’ils souhaitent se mobiliser pour défendre leurs écoles. Nous avons un devoir d’alerte dès lors que le projet de carte scolaire est connu que cela soit en groupe de travail ou non. Nous agissons dans la négociation à chaque fois qu’elle est possible, jamais dans la co-gestion. Nous continuerons d’agir ainsi”. Quant au rôle des syndicats, les représentants FO ont rappelé qu’ils n’étaient pas les instruments du dialogue social. Quant au chantage exprimé de ne plus réunir de groupe de travail, FO a rappelé que dans tous les cas, le syndicat prendrait ses responsabilités.
Les opérations de carte scolaire se déroulent cette année dans une situation austéritaire inédite. Il faut dire que depuis 2017, nous subissons chaque année des fermetures de postes qui ont des conséquences désormais très dures, voire insupportables sur nos conditions de travail.
Pour rappel : -136 postes pour notre académie et -9 postes pour la Mayenne ! En France, 1891 suppressions de postes pour les écoles Publiques !
Le SNUDI-FO 53 obtient l’annulation des projets de fermetures pour 4 écoles !
Pour rappel, dès le 30 mars, le SNUDI-FO 53 obtenait l’annulation de 3 projets de fermetures de classes. C’est confirmé en CSA aujourd’hui, les parents avec les enseignants des écoles de Cuillé, Argentré et Saint Ouen des Toits, mobilisés avec le SNUDI-FO 53 obtiennent l’annulation du projet de fermeture pour leur école.
Le vendredi 3 avril, une délégation du SNUDI-FO 53 a été reçue à la DSDEN en audience bilatérale carte scolaire, et pour défendre les écoles pour lesquelles le syndicat était mandaté (dont l’école de Louvigné pour laquelle la fermeture de classe est annulée lors de ce CSA !)
La mobilisation organisée avec le syndicat a donc payé ! Cuillé, Louvigné, Argentré, Saint Ouen des Toits… Toutes ces fermetures de classes sont annulées !
Tous les syndicats, FO (3), FSU (3), UNSA (2), CGT (2) ont voté unanimement contre les décisions de carte scolaire. Comme il s’agissait d’un CSA-SD de repli, ce vote n’impose rien au DASEN. Pour autant, la carte scolaire ne sera entérinée qu’au CDEN de jeudi soir.
D’ici, là les écoles qui revendiquent l’abandon d’une fermeture, ou l’ouverture d’une classe ou la dépêche d’un moyen supplémentaire, doivent reprendre contact avec le SNUDI-FO 53, qui organise depuis des semaines la résistance dans les écoles avec les parents et parfois les élus.
Tous mobilisés, tous au rassemblement devant la préfecture jeudi à 18h ! FO refuse le désert scolaire !
Vu les conséquences des non-remplacements, vu les conditions parfois inacceptables de scolarisation, y compris pour des élèves en situation de handicap, non seulement aucune fermeture ne devrait être envisagée, mais ce sont 98 postes qu’il faudrait créer pour rétablir des conditions d’instruction dans les écoles.
FO a également demandé la restitution des postes préemptés pour les PAS, à savoir 7 au total, 7 postes de PE.
Voici les revendications urgentes que le SNUDI-FO 53 porte à l’issue du CSA : – Abandon des fermetures de classes au RPI Villiers-Ruillé, La Bigottière-Alexain-St Germain, Château-Gontier-sur-Mayenne Chant d’oiseau maternelle, Jean de la Fontaine, Saint-Berthevin Le Lac Maternelle… – Ouverture d’une classe à Saint Germain de Coulamer et à la Pellerine – Créations de postes RASED – Créations de postes de remplaçants
Le SNUDI-FO 53 n’accepte pas ces suppressions de postes d’enseignants et revendique leur annulation.
Les décisions prises par le DASEN lors de ce CSA
20 fermetures de classes pour 11 ouvertures dans les écoles publiques de la Mayenne.
Avec la récupération de tous les renforts dans les écoles, le DASEN récupère 9 postes (Germaine Tillion, Hilard, Cosmes, St Germain de Coulamer, le Bourgneuf la Forêt, Gennes Longuefuye, Cossé le Vivien, Bonchamps, Châtres la forêt, Louis Pergaud, Chailland, Moulay, Rosa Parks, Paul Eluard Mayenne, La Senelle élémentaire, Blandouet St Jean, La Pellerine, Gorron)
Pour toutes ces situations de renfort, 4 collègues sont concernés par une mesure de carte scolaire (Le collègue sur Mayenne, le collègue sur Hilard et Tillion, le collègue sur Gorron, et le collègue sur la Senelle). Nous les invitons à prendre contact avec le syndicat.
Des moyens en renforts sont (re)mis en place (voir ci-dessous)
Le DASEN se réjouit d’améliorer le taux d’encadrement sur le département, passant de 23,4 de moyenne à 20,4.
La délégation FO est intervenu pour indiquer qu’il y avait une sacrée différence entre la température réelle et la température ressentie, précisant que la France est un des derniers pays d’Europe au classement des taux d’encadrement !
20 fermetures de classe et une fermeture d’école
Ambrières-les-Vallées : de 12 à 11 classes Châlons-du-Maine : de 4 à 3 classes Changé : de 12 à 11 classes + 1 dispositif ULIS Château-Gontier-sur-Mayenne Chant d’oiseau maternelle (Azé) : de 4 à 3 classes Château-Gontier-sur-Mayenne J. Guéhnno élémentaire : de 7 à 6 classes + 1 dispositif ULIS Château-Gontier-sur-Mayenne : de 11 à 10 classes Commer : de 6 à 5 classes Congrier : de 4 à 3 classes Entrammes : de 6 à 5 classes Laval J. Prévert élémentaire : de 6 à 5 classes Louverné : de 5 à 4 classes Mayenne Jules Ferry : de 8 à 7 classes + 1 UEEA Deux-Évailles – Montsûrs : fermeture de l’école Parné-sur-Roc : de 7 à 6 classes Pré-en-Pail-Saint-Samson : de 8 à 7 classes + 1 dispositif ULIS Quelaines-Saint-Gault : de 6 à 5 classes RPI Alexain / La Bigottière / Saint-Germain-le-Guillaume : de 6 à 5 classes RPI Ruillé-Froid-Fonds / Villiers-Charlemagne : de 6 à 5 classes Saint-Berthevin Le Lac Maternelle : de 4 à 3 classes Saint-Pierre-la-Cour : de 8 à 7 classes
11 ouvertures de classes
Chailland : de 2 à 3 classes (demande FO) Moulay : de 3 à 4 classes (demande FO) Gennes-Longuefuye : de 4 à 5 classes (demande FO) Le Bourgneuf La Forêt : de 4 à 5 classes (demande FO) Montsûrs (Jean Tardieu) : de 6 à 7 classes + ULIS (demande FO) Cossé le Vivien élémentaire : de 5 à 6 classes + ULIS (demande FO) Hilard Laval : de 11 à 12 classes + ULIS (mais retrait du 0,5 CLA) (demande FO) La Senelle élémentaire Laval : de 4 à 5 classes + ULIS Pergaud élémentaire Laval : de 6 à 7 classes Germaine Tillion : de 10 à 11 classes (mais retrait du 0,5 CLA) Louverné élémentaire : de 7 à 8 classes
Autres mesures
École élémentaire Bono Campo, Bonchamp – renfort à 100% École La clef des champs, La Pellerine – renfort à 50% (FO demande une ouverture de classe) École Victor Hugo, Blandouet-Saint-Jean – renfort à 50% École Les coccinelles, Montenay – renfort à 50%
L’augmentation des décharges des PEMF : 2 × 0,33 ETP
Baisse de la décharge Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) : Diminution de 0,25 ETP – Transfert de 0,25 ETP au pôle Ressources et usages du numérique éducatif.
Implantation d’une UEMA à l’école maternelle Chant d’Oiseau – Château-Gontier-sur-Mayenne
Maintien décharge direction à 100 % : École Charles Perrault, Laval.
Maintien des décharges direction en lien avec UEMA ou UEEA :
Redéploiement circonscriptions et des postes des CPC de Laval Agglo vers :
Mayenne Sud-Ouest : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Ouest : aucune évolution
Mayenne Sud-Est : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Est : + 0,5 ETP
Laval : – 1,5 ETP
Autres demandes FO
Demande de maintien du renfort à 50% à l’école de la Senelle maternelle – Laval
Remplaçants : Le SNUDI-FO a demandé la création de postes de TR. Au vu des absences non remplacées (Même si le DASEN et d’autres considèrent que les taux de remplacement « sont bons » !) et pour permettre le remplacement effectif de TOUTES les absences il faudrait la création de 21 postes de TR, et pour que les TR ne soient plus missionnés sur des remplacements à l’année sur des postes ouverts à titre provisoire, ou sur des renforts « pompiers volants » sur des situations d’inclusion. Le DASEN ne prévoit aucune création de postes de TR.
Postes RASED : Le SNUDI-FO a demandé la création de postes RASED : il est urgent de consolider les RASED avec la création de 40 postes (maîtres E et G) – Les postes PsyEN sont issus d’une autre enveloppe budgétaire mais il faut la création de 6 postes de PsyEN EDA. Le DASEN ne prévoit toujours aucune création de postes RASED.
Respect des effectifs ULIS : 12 max pour les écoles, 10 max pour les EPLE
Création de 3 postes d’enseignants référents et que tous les collègues ERSESH à temps partiels soient complétés, nous avions obtenu un engagement à la création de 1,5 ETP en début d’année scolaire, mais le DASEN a désormais pour projet de ne rien créer !
UPE2A : Pour rappel, FO avait demandé et obtenu en 2024 la création d’une UPE2A, avec la mise à disposition d’un ½ poste (soit 1,5 ETP en moyen). Ce dispositif avait été renforcé pour la rentrée 2025. FO a obtenu le renfort des moyens pour les missions allophones avec un 0,25 de mission allophone (Collègue pourra postuler sur cette fraction et sera complété). Après le CSA FO a interpellé les responsables administratifs à propos de l’enveloppe budgétaire, ce moyen, implanté en collège devant relever du BOP 141 (enveloppe 2nd degré)
FO a demandé la restitution des 7 postes de PE préemptés pour les PAS.
PAS Pôles d’Appui à la Scolarité
5 Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) sont implantés (et prennent 5 postes PE sur la dotation) : LAVAL OUEST ; ANDOUILLÉ MAYENNE ; COSSÉ CRAON RENAZÉ ; CHATEAU-GONTIER GREZ ; MESLAY.
FO a rappelé son opposition aux PAS et la restitution des 7 postes de PE qui y sont consacrés. Les PAS ne répondent ni aux besoins des élèves, ni aux besoins des collègues sur le terrain. De l’aveu même du ministre, l’objectif poursuivi est bien la baisse des notifications MDA, ce que reconnaît le DASEN. C’est ce sur quoi précisément FO alerte depuis leurs premières expérimentations. Pour FO, la notification de la MDA est génératrice de droit pour nos élèves. La remettre en cause, c’est remettre en cause la compensation et aller jusqu’à l’invisibilisation du handicap au nom d’une inclusion à tout prix.
Contrairement à ce que nous avons pu entendre, les 1000 PAS sont budgétés à l’échelle nationale, mais sur un budget qui est déjà négatif sur le BOP 140 (enveloppe 1er degré).
Modification des circonscriptions à la rentrée 2026
La carte des circonscriptions va évoluer à la prochaine rentrée. FO s’est assuré que cela n’avait aucune incidence sur les postes des secrétaires de circonscription. Pour autant, la délégation FO a fait remarquer que si les collègues secrétaires de circo ont été consultées sur ce découpage des circonscriptions, cela ne compense pas le manque de moyen, et la nécessité d’obtenir un poste supplémentaire de secrétaire de circo pour notre département. C’est ce que FO a demandé : la création d’un poste de secrétaire de circonscription.
Les écoles pour lesquelles il y a un changement d’IEN et de circonscription
Commune
Dénomination
Circonscription actuelle
Circonscription 2026-2027
AHUILLÉ
SUZANNE SENS
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
ALEXAIN
RPI LA BIGOTTIÈRE – SAINT-GERMAIN-LE-GUILLAUME – ALEXAIN
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
ANDOUILLÉ
LA MARELLE RPIC ANDOUILLÉ – MONTFLOURS
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
ANDOUILLÉ
1. 2. 3. SOLEIL RPIC ANDOUILLÉ – MONTFLOURS
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
ARGENTRÉ
JACQUES-YVES COUSTEAU
Laval agglomération
Mayenne Nord-Est
BONCHAMP-LÈS-LAVAL
BONO CAMPO
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
CHANGÉ
LE CHEMIN VERT
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
ENTRAMMES
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
FORCÉ
PIERRE GIRARD
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
LA BACONNIÈRE
LENY ESCUDERO
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
LA BIGOTTIÈRE
RPI LA BIGOTTIÈRE – SAINT-GERMAIN-LE-GUILLAUME – ALEXAIN
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
LA CHAPELLE-ANTHENAISE
EUGÈNE IONESCO
Laval agglomération
Mayenne Nord-Est
LAVAL
GERMAINE TILLION
Laval adjoint
Laval Ville
LE GENEST-SAINT-ISLE
ALBERT JACQUARD
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
L’HUISSERIE
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
LOUVERNÉ
JEAN DE LA FONTAINE
Laval agglomération
Mayenne Nord-Est
LOUVIGNÉ
LE GRAND PRÉ
Laval agglomération
Mayenne Nord-Est
MONTIGNÉ-LE-BRILLANT
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
NUILLÉ-SUR-VICOIN
VICTOR HUGO
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
PARNÉ-SUR-ROC
Laval agglomération
Mayenne Sud-Est
SACÉ
ÉMILE ZOLA
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
SAINT-BERTHEVIN
LA FORÊT
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
SAINT-BERTHEVIN
LE LAC
Laval agglomération
Mayenne Sud-Ouest
SAINT-GERMAIN-LE-GUILLAUME
RPI LA BIGOTTIÈRE – SAINT-GERMAIN-LE-GUILLAUME – ALEXAIN
Mayenne Sud-Ouest
Mayenne Nord-Ouest
SAINT-JEAN-SUR-MAYENNE
ÉLISE FREINET
Laval agglomération
Mayenne Nord-Ouest
Bilan formation continue
L’administration n’a pas pu présenter son bilan en matière de formation continue, car les organisations syndicales n’ont pas été destinataires des documents de travail.
Infirmières scolaires
Malgré l’octroi de 3 postes d’infirmières scolaires pour notre académie, la Rectrice ne prévoit pas de restituer celui supprimé l’an passé (pour rappel l’UNSA avait voté pour la suppression de ce poste en Mayenne en CSA-A) – en savoir plus à ce propos.
Dans notre déclaration liminaire nous avons demandé au DASEN :« Monsieur le directeur académique, un avis demandant l’annulation de cette suppression de poste a été soumis au vote de la formation spécialisée de ce CSA le 20 mars dernier. Aussi, nous vous demandons de le porter auprès de Madame la Rectrice en CSA académique, avec l’exigence de la restitution de ce poste. La fédération FO de l’enseignement n’acceptera pas que ce poste ne soit pas rétabli dans notre département, et refuse la tambouille qui consisterait à amputer les établissements de Buron et d’Evron de ces moyens. »
La FSU a demandé de porter à connaissances des collègues INFENES le tableau des redéploiements des postes.
Rappel des votes en CSA académique concernant la suppression de ce poste d’infirmière : tous les syndicats (FO, FSU, CGT) avaient voté contre cette mesure, sauf la CFDT qui s’est abstenue et l’UNSA qui avait voté POUR
Votes du CSA sur la suppression du poste en Mayenne à Buron Laval (0,5) et Raoul Vadepied Evron (0,5) : ✅ABSTENTION : FSU (3) ✖️CONTRE : FO (3), CGT (2), UNSA (2)
Avis F3SCT : La suppression d’un poste d’infirmière scolaire dans le département aura des conséquences importantes et préjudiciables sur les conditions de travail ainsi que sur la santé des personnels INFENES. Dans ce contexte, la F3SCT-D 53 réunie le 20 mars 2026 demande : – l’abandon de la suppression du poste d’INFENES prévue à la rentrée 2026 ; – l’arrêt des redéploiements de postes d’INFENES ; – l’augmentation du nombre de postes d’INFENES afin de répondre aux besoins urgents des établissements et des personnels. ✅POUR : FO (3) CGT (2) ✖️ABSTENTION : FSU (3) UNSA (2)
A noter la création d’un poste d’assistant social pour les élèves dans le département.
Questions diverses FO
1- Pourrions-nous connaître le nombre de démissions, licenciements, non-renouvellement de contrat à l’initiative de l’agent, ruptures de contrat à l’initiative de l’agent et ruptures conventionnelles pour les AESH et pour l’année scolaire 2024-2025 ?
Il y a eu 26 démissions, 1 non renouvellement, 1 abandon de poste, 1 fin de période d’essai, 10 départs en retraites et 5 licenciements pour inaptitude
2- Pourrions-nous connaître le nombre de PAS implanté en Mayenne à la rentrée 2026 et nombre de postes BOP 140 préemptés ; combien de financements ont été validés par l’ARS ?
Tous les PAS implantés en Mayenne, prennent sur le BOP 140, c’est-à-dire que les 7 postes dédiés aux PAS sont pris sur les postes de PE comme nous le disons depuis des mois, même si certains semblaient le découvrir en CSA !
3- La FNEC-FP FO 53 demande un nouvel état des lieux du nombre d’élèves en attente d’une place en structure spécialisée dans le public (IME, ITEP, SEGPA, ULIS…) avec distinction 1er et 2nd degré. De la même façon, pourrions-nous avoir un état des lieux des attentes pour les structures UEMA, UEEA, polyhandicap, etc… ?
185 élèves sont en attente d’une place dans le médico-social.
IME – SATED : 65 élèves en attente ITEP : 120 élèves en attente ULIS : 17 élèves en attente (8 en écoles, 7 en collège et 2 en lycée)
4- Pourquoi les CSA-SD du second degré n’ont-ils pas été consultés sur l’ouverture d’une classe défense au lycée d’Évron, notamment lors des deux précédentes réunions de cette instance ?
Pour le DASEN il s’agit de l’autonomie de l’établissement, et pas financé par les DHG.
Par ailleurs, pour quelles raisons les représentants du personnel n’ont-ils pas été informés en amont de ce projet, alors même qu’il apparaît structurant pour l’établissement et relève, à ce titre, des prérogatives du CSA ?
Enfin, des moyens spécifiques, notamment en termes d’heures d’enseignement ou de décharges, sont-ils alloués pour la mise en œuvre de cette classe défense, en dehors de son éventuel rattachement à la spécialité HGGSP, comme cela a été évoqué dans la presse ?
5- La FNEC-FP FO 53 souhaite connaître, pour la rentrée 2026, le nombre de classes défense prévues dans le département, ainsi que leurs modalités d’organisation : établissements concernés, nature des partenariats engagés, modalités de désignation des enseignants référents et conditions de mise en œuvre du dispositif. La FNEC-FP FO 53 demande également quels moyens spécifiques sont alloués à ces dispositifs, notamment en termes d’heures d’enseignement, de décharges, d’IMP ou d’HSE, et selon quels critères ces moyens sont attribués.
À ce stade, il n’existe pas de recensement consolidé des classes défense prévues à la rentrée 2026. Ces dispositifs relèvent d’initiatives locales, leur mise en place procède de choix stratégiques propres aux EPLE, sans association de la DSDEN qui n’a pas de visibilité sur ces projets. Les classes défense ne font l’objet d’aucun financement spécifique. Elles sont mises en oeuvre dans le cadre de l’autonomie des établissements, via la marge de la DGH. À titre d’exemple, une enveloppe de 15h a pu être mobilisée pour une expérimentation.
Où sont vos représentants SNUDI-FO 53 depuis mercredi 25 mars ?
Liste non exhaustive…
Jeudi 26 soir : réunion publique à Villiers-Charlemagne Vendredi 27 matin : blocage de l’école de Ruillé-Froid-Fonds Vendredi 27 soir : Rassemblement à Argentré Vendredi 27 soir : Rassemblement à Ruillé-Froid-Fonds Vendredi 27 soir : Réunion publique à la Bigottière Samedi 28 : action, tractage, et quadrillage du bourg de Villiers Charlemagne Lundi 30 matin : blocage de l’école de Cuillé Lundi 30 soir : rassemblement rond-point d’Alexain Mardi 31 matin : rassemblement devant la DSDEN avec 150 personnes Mardi 31 soir : réunion parents, élus, enseignants à Louvigné Mardi 31 soir : rassemblement devant l’école maternelle Azé à Château-Gontier Mercredi 1er midi : rassemblement devant l’école Jean de la Fontaine à Château-Gontier Mercredi 1er soir : manifestation et chaîne humaine au RPI Villiers-Ruillé Jeudi 2 soir : classe morte à Villiers Charlemagne Vendredi 3 : tractages et rond-point filtrant à Château-Gontier pour la défense des écoles de la ville Samedi 4 : rassemblement devant la mairie de Château-Gontier Mardi 7 : rassemblement devant la DSDEN avec 40 personnes Mercredi 8 : rassemblement devant la mairie de Villiers Charlemagne avec 70 personnes pour la défense du RPI Mercredi 8 soir : Réunion avec les parents, élus et collègues du RPI Alexain, la Bigottière, St Germain le Guillaume Jeudi 9 : rassemblement devant la préfecture de Laval pendant le CDEN
Les pétitions des écoles
Le SNUDI-FO 53 relaie les pétitions en ligne pour la défense des écoles. Nous avons remis en mains propres au DASEN celle d’Argentré, de Cuillé et du RPI Alexain-Bigottière-St Germain.
Membre de l’administration présents : Fabien Audy (DASEN), Marc Vauléon (secrétaire général), Laurent Drault (IEN, adjoint au directeur académique) Autre membre de droit : Dr Mory (médecin de prévention) Invités : Karine Bellanger (Chef de pôle PRHAG), Léa Subileau (AEMS), Marion Cailleau (Cheffe de bureau GRH), Sophie Lambert, (assistante sociale des personnels), Bérengère Liger (assistante sociale des personnels stagiaire), Dr Arnault (médecin scolaire) La délégation FNEC-FP FO : Stève Gaudin, Sandra Aligon, Evelyne Le Fellic Les représentants du personnel : FNEC-FP FO (3) – FSU (3) – UNSA (2) – CGT (2)
La prévention primaire : c’est agir sur les facteurs de risques. L’objectif est de prévenir le risque à la source en se focalisant sur les causes ou les sources de risques psychosociaux présentes, pour les réduire ou les éliminer. Pour FO il s’agit de se concentrer sur toutes les réformes qui sont à l’origine de ces risques de plus en plus importants. La seule prévention des risques professionnels à mettre en œuvre est en priorité une prévention primaire qui tire le bilan des contre-réformes imposées, et qui prend en compte les revendications portées par la FNEC-FP FO.
PV de la séance du 25 novembre 2025
La réglementation prévoit que les procès-verbaux des séances soient envoyés dans un délai d’un mois aux membres de la F3SCT. La délégation FO s’est donc de nouveau abstenue. FO est le seul syndicat à demander le respect de cette réglementation et c’est grâce à cette insistance que ce délai se réduit.
FO signale constamment l’absence de bilan de médecine préventive. Ce bilan n’avait pas été présenté depuis 2023, alors que la réglementation impose à l’employeur la présentation de ce bilan. L’école Publique craque de partout, de plus en plus de collègues ont besoin de la médecine de prévention, et nous n’avons qu’un seul médecin pour plus de 15000 agents !
Le Dr Mory est submergée de travail et de suivi, elle a en charge tous les agents de l’Education Nationale des départements du 49 et du 53 (Enseignants 1er degré, enseignants 2nd degré, AESH, AED, CPE, personnels administratifs…)
Risques pour leur santé, prévention ! Alors que les conditions de travail se dégradent partout, l’Education Nationale bafoue les droits des personnels.
Pour les visites médicales obligatoires, FO a fait les calculs et il faudrait environ 2200 visites annuelles pour respecter la réglementation. Mais, un médecin de prévention ne fait pas que des consultations. Il doit aussi assurer :
les visites de postes
la participation aux instances notamment les F3SCT
les études de situations de travail
les aménagements de postes
le suivi des agents
déplacements entre départements
les visites d’établissements et de services
Un médecin de prévention assure environ 160 jours de consultations par an pour environ 6 consultations par jour. (le reste étant consacré aux autres missions). Pour respecter la visite médicale obligatoire tous les 5 ans, il faudrait a minima 3 médecins de prévention pour tous les personnels du 49 et du 53, et a minima 1 médecin pour le département de la Mayenne. C’est ce qu’a demandé la délégation FO à nouveau lors de cette F3SCT.
En 2021, FO faisait remarquer qu’il en faudrait 10 médecins de plus pour l’académie… Le recteur et désormais la rectrice ne tiennent pas leurs engagements à recruter des médecins. Systématiquement on nous indique que des postes de médecin sont créés, qu’il y a eu des revalorisations des salaires mais qu’ils n’ont pas été pourvus. FO rappelle que ces revalorisations pour être attractives devraient être en adéquation avec les compétences attendues et que la charge de travail devait certainement ne pas être un facteur d’attractivité.
L’absence de médecin de prévention dans notre département a des conséquences lourdes sur la santé des personnels. Cela entraîne également des délais parfois très longs pour obtenir une consultation, d’autant plus dans des situations urgentes, qui se multiplient. Des consultations sont toutefois réalisées par téléphone, mais la qualité de ces consultations téléphoniques n’est évidemment pas la même qu’une consultation physique.
La FNEC-FP FO 53 revendique la création et le recrutement d’un médecin de prévention pour le département de la Mayenne. Son syndicat, le SNUDI-FO 53 mène une action judiciaire en attente de jugement à ce sujet.
La médecine de prévention dans l’académie de Nantes (rappel)
CAZENAVE Nicole (72), DRUKKER Sophie (85), DRUKKER (44) MORY Iris (53 et 49) / BARDET Florence et ALLAIRE Anne : Infirmière en santé du travail
Analyse FO du bilan du Dr Mory : Un des médecins du travail exerçant à mi-temps, il n’y a donc, en tout et pour tout, que 2,5 médecins pour couvrir les besoins des 5 départements de l’académie !
Du bilan chiffré présenté par le docteur Mory, il ressort que les enseignants de collège font davantage appel à la médecine du travail et sont maintenant en proportion égale avec les enseignants du 1er degré. Le Dr Mory a également souligné la part de plus en plus importante d’AESH qui la consultent pour les répercussions sur leur santé de leurs conditions de travail fortement dégradées.
Le Dr Mory note que de plus en plus de personnels sont dirigés vers la médecine de prévention par leurs médecins traitants car ceux-ci sont très contrôlés dans leur délivrance d’arrêts de travail qui vont maintenant rarement au-delà de 4 mois. Ces contrôles, injustifiés car seul le médecin devrait être à même de décider si l’arrêt de travail est nécessaire à la santé de son patient, reportent les problèmes de la médecine de ville sur notre médecine du travail, déjà en piètre état. Attention, cette année, les délais d’obtention de rendez-vous avec le Dr Mory sont particulièrement longs. Pensez à anticiper si vous avez besoin de la consulter.
A propos des visites médicales : avis des organisations syndicales en Mayenne
Le CHSCT de la Mayenne demande au DASEN d’autoriser toutes les demandes de visite médicale formulées par les personnels du département, dans le respect de l’article 22 du décret 82-453 du 28 mai 1982 qui précise que : « Les administrations sont tenues d’organiser un examen médical annuel pour les agents qui souhaitent en bénéficier. » ✅POUR : FO et CGT ✖ABSTENTION : FSU et UNSA
Le bilan de Madame Lambert, assistante sociale des personnels à la DSDEN 53. Elle est revenue sur ses missions et a précisé, comme FO le fait systématiquement quand nous conseillons les personnels, que le terme « social » ne se limite pas aux seules difficultés financières mais englobe toute difficulté entre le travail et la vie familiale et sociale. Les demandes d’aide qui lui sont adressées sont en forte hausse puisqu’elle a déjà réalisé 527 entretiens de janvier à mars 2026. Madame Lambert note que de plus en plus de jeunes enseignants la sollicitent, ce qui en dit long sur les difficultés grandissantes de notre métier, malgré les revalorisations de début de carrière mises en avant par le gouvernement.
La délégation FO est intervenue :
Sur les conditions sociales difficiles de plus en plus de personnels précaires, en particulier les AESH
Sur le lien avec l’inflation galopante, les budgets d’austérité et les salaires gelés
Sur le manque de moyens (FO lors de cette réunion, a fait connaître la nécessité d’un recrutement statutaire d’assistants sociaux)
Sur les mutations bloquées avec des règles de plus en plus arbitraires qui imposent aux collègues des situations sociales parfois terribles
De manière générale, sur la médecine de prévention comme sur pour le service social des personnels, FO dénonce et condamne l’impuissance voulue du ministère à recruter des médecins de prévention, des infirmiers, des psychologues, des assistantes sociales ainsi que l’externalisation comme solution mettant un terme à la médecine de prévention, conséquence des budgets d’austérité.
Intervention FNEC-FP FO à propos des GT (groupes de travail)
« La FNEC-FP FO tiens à rappeler sa position concernant la multiplication des groupes de travail (GT). Ces réunions sont parfois dépourvues de toute prérogative décisionnelle et nous constatons qu’elles sont trop souvent utilisées pour contourner les instances officielles que sont les CSA et les F3SCT. Ces GT s’apparentent trop souvent à des espaces de « concertation » de façade, où les marges de discussion sont inexistantes et où les décisions apparaissent déjà arrêtées en amont, comme ça a été le cas avec le GT “fiche réflexe” auquel nous avons refusé de participer.
La FNEC-FP FO 53 refuse que ces GT se substituent aux instances réglementaires, seules légitimes pour débattre, amender et émettre des avis formels au nom des personnels et surtout dans leur intérêt dans le respect des textes en vigueur, et conformément aux obligations qui s’imposent à l’employeur. A l’instar des GT harcèlement, santé scolaire, les récents GT démontrent que notre administration cherche à intégrer les personnels via leurs représentants dans des dispositifs qui dédouane notre employeur en matière de santé ou de sécurité. La FNEC-FP FO ne participera pas à des GT si ces réunions ne permettent pas de répondre à la question urgente des moyens, puisque c’est un préalable à toute volonté de tendre à une prévention primaire. En aucun cas, nous ne saurons être associés dans des dispositifs, protocoles et autres fiches réflexes, qui ne vont absolument pas dans l’intérêt des personnels que nous représentons. Enfin, si FO peut participer à certains GT, c’est uniquement pour y porter les revendications des personnels, sans jamais se considérer liée par les échanges qui s’y tiennent. Elle rappelle que seuls les travaux et avis émis dans les instances officielles engagent les représentants du personnel. »
Validation de la fiche réflexe « Réagir face aux violences »
Inclusion scolaire systématique, manque de moyens, non-respect des notifications MDA, violences à l’école, agressions, incivilités : après le protocole bidon… la « fiche réflexe » !
A la demande de la FSU et de l’UNSA, nos responsables administratifs ont organisé un groupe de travail (GT) pour co-élaborer une fiche réflexe. Cette « Fiche réflexe », définie comme : « une fiche synthétique permettant aux personnels d’avoir une vision complète et rapide des modalités d’accompagnement possibles lorsqu’ils sont exposés à la gestion d’une situation complexe ».
La FNEC-FP FO 53 avait été la seule organisation à avoir boycotté ce groupe de travail, et à avoir refusé de cautionner cette fiche réflexe qui ne répond en rien aux revendications et aux besoins des personnels. En cohérence, et sur mandat de nos adhérents et de nos instances, la délégation a voté CONTRE cette « fiche reflexe ». (FO est la seule organisation à justifier systématiquement ses votes en réunion).
La délégation FO a justifié son vote contre. Dans les faits, cette fiche prévoit : un numéro vert pour le réseau PAS, l’accompagnement du supérieur hiérarchique, l’accompagnement pédagogique, des rappels de numéros de téléphone pour le SAMU par exemple… Mais rien sur la prise en charge réelle des élèves, rien sur le respect des notifications de la MDA, rien sur la protection des personnels, rien sur la protection fonctionnelle, rien sur les moyens pour la médecine de prévention, rien sur la responsabilité de l’employeur, rien sur le RDGI, sur le DUERP…
Dans un contexte où l’inclusion systématique et indifférenciée place quotidiennement nos collègues dans des situations de souffrance, de culpabilisation et de grande difficulté professionnelle, et où les violences envers les personnels se multiplient, il ne nous apparaît inacceptable d’accompagner cette fuite en avant. A l’instar du protocole inclusion, cette « fiche réflexe » vise à camoufler :
L’absence réelle de protection de l’employeur lorsque les personnels sont confrontés à des situations de violence, notamment des parents d’élèves, et les exemples ne manquent pas
La non-prise en charge des élèves les plus fragiles, et qui parfois ont besoin de soins
Le non-respect des notifications de la MDA (orientations IME, ITEP, accompagnements AESH),
Le manque criant de postes (RASED, enseignants référents, PsyEN),
La non-reconnaissance des accidents de service,
La non-mise en œuvre de la protection fonctionnelle, y compris lorsqu’elle est accordée par la Rectrice.
FO refuse la culpabilisation des personnels et exige des moyens, des protections et le respect des droits. Le DASEN a remercié les organisations syndicales qui ont validé cette « fiche réflexe ». Elle sera diffusée dans les écoles et établissements.
A propos des réseaux PAS-MGEN mis en avant dans la fiche réflexe du DASEN :
Ces dispositifs, financés en partie par des fonds relevant de l’action sociale ministérielle, constituent un détournement de moyens publics. Ils organisent un transfert progressif des missions de l’État vers un opérateur extérieur, au mépris des garanties statutaires et des principes d’égalité entre les agents. Sous couvert de prévention et d’accompagnement, les réseaux PAS participent à une externalisation rampante de l’action sociale, fragilisant les services existants — médecine de prévention, service social du personnel — déjà en grande difficulté faute de moyens. Cette politique conduit à une dégradation des droits des personnels, à une opacité dans l’utilisation des fonds publics et à une remise en cause du cadre collectif de protection des agents. FO revendique : l’arrêt immédiat du financement des réseaux PAS sur fonds publics d’action sociale ; le réinvestissement de ces moyens dans les services publics statutaires ; le recrutement massif de personnels qualifiés (médecins de prévention, assistants sociaux). Pour FO, il est inacceptable que l’institution se désengage de ses obligations en matière de santé et d’action sociale au profit de dispositifs externalisés.
GT « fortes chaleurs »
Lors du Groupe de travail (GT) du 3 mars, FO avait demandé et obtenu des garanties pour les personnels et a demandé d’acter ces demandes lors de cette réunion de la F3SCT. Compte-rendu de ce GT
La délégation FO a donc réitéré ses demandes, en particulier le placement en ASA avec traitement pour les personnels fragiles en cas d’alerte de niveau 3 ou 4.
Pour les personnels non-enseignants, la FNEC-FP FO 53 revendique qu’en cas d’alerte de niveau 3 (orange) ou de niveau 4 (rouge) : le placement en ASA avec traitement des agents dont les missions ne sont pas télétravaillables, et en télétravail pour tous les autres agents dans l’incapacité de se déplacer ou pour lesquels un déplacement comporterait un risque.
La délégation FO est également intervenue au sujet du DUERP, document dans lequel doivent être recensés tous les risques pour la santé et la sécurité des personnels de l’Education nationale, ce qui inclut les problématiques liées à la chaleur. Lors du GT du 3 mars, à notre affirmation selon laquelle ce n’était pas aux directeurs de rédiger ce DUERP, le Secrétaire général avait répondu « Loi Rilhac et délégation de compétences », ce que nous avions contesté. Il a cette fois reconnu que cette responsabilité incombait bien au chef de service, le DASEN pour le 1er degré, ajoutant que « puisque c’est dans les textes, nous allons bien évidemment l’appliquer » ! A FO, nous enjoignons depuis des années l’ensemble des personnels à se saisir de ce DUERP et à demander son actualisation sur les points importants qui concernent leur sécurité (amiante, radon, qualité de l’air, confort thermique, RPS…) car notre employeur doit ensuite rechercher des améliorations aux problèmes pointés.
Enquête nationale amiante
La ténacité de FO a permis l’obtention d’un tableau de recensement pour le département. Ainsi, nous avons appris combien nous sommes exposés ou plus exactement combien de Dossiers Techniques Amiante manquent encore ! Si le DASEN estime que sur la question de l’amiante, la situation évolue, la délégation FO a rappelé que « ça patinait plutôt » et que si la situation évoluait, c’était aussi grâce aux interventions sans relâche du syndicat pour faire respecter les droits et la santé des personnels.
Rappelons à ce sujet que FO en Mayenne, se bat depuis de nombreuses années pour que chaque agent ait accès à cette information essentielle. Mais, au-delà de ce constat, y aura-t-il de l’argent pour le suivi des agents exposés, y aura-t-il de l’argent pour une médecine de prévention digne de ce nom, pour les visites médicales annuelles prévues dans les textes mais jamais accessibles, y aura-t-il de l’argent pour recruter en nombre suffisant les médecins scolaires et les infirmières indispensables au suivi de la santé des enfants ?
Ce point concernait une enquête nationale lancée en … 2024 et qui n’est manifestement toujours pas achevée puisque le taux de réponse aurait dû être de 95 % en décembre 2025 et nous a été annoncé à 69,7 %. Rappelons que le but de cette enquête au long cours est seulement de savoir si les directeurs ont connaissance ou non d’un DTA (Dossier Technique Amiante). Les résultats sont donc uniquement basés sur du déclaratif, avec toute la marge d’erreur que cela induit, les directeurs ignorant souvent ce qu’est un DTA et comment le lire. Parallèlement, nos responsables administratifs continuent à informer les mairies de leurs obligations légales : après la réunion en visio de mai 2025, les maires vont être formés en mai-juin 2026 et ont ensuite encore 1 an pour faire réaliser les DTA. Ce délai serait dû au coût de réalisation et au manque d’entreprises. Le surplace continue donc alors qu’il s’agit d’une législation qui date de 20 ans. Certes les municipalités ont une responsabilité majeure en tant que propriétaires des bâtiments. Mais l’Etat est également responsable en tant qu’employeur et plus largement parce qu’il devrait être le garant de la santé des citoyens.
La délégation FO a rappelé cette responsabilité et demandé que des financements publics soient attribués pour enfin avancer sur ce scandale public qu’est la présence d’amiante dans autant d’ERP (établissements accueillant du public).
Malgré l’information faite aux maires, qui connaissent donc maintenant leurs obligations légales, on en est encore à demander aux directeurs d’école s’ils ont connaissance du DTA. Si la réponse est non, c’est de toute façon à la mairie qu’il faudra le demander, alors pourquoi cette nouvelle perte de temps ? Et si la réponse est oui, ce n’est absolument pas une garantie qu’il s’agit du bon document ni qu’il est complet. Dans ce cas également, cette enquête est une perte de temps, sachant qu’il ne s’agit là que d’un recensement. Un an et demi après le groupe de travail amiante, on a franchement l’impression de faire du sur place. En presqu’un an depuis la réunion avec les maires et la préfecture, qu’est-ce qui a été concrètement mis en place ?
– Collège Grand-Champ – Grez-en-Bouère : jeudi 7 mai 2026 – LP De Vinci – Mayenne : mardi 16 juin 2026
Désormais, nos responsables administratifs élaborent avec les syndicats (à la demande de la FSU) le rapport de visite. FO est la seule organisation syndicale à refuser de co-élaborer ces rapports avec notre employeur. Pour rappel, il y a plusieurs années, FO avait demandé et obtenu que les préconisations émises à l’issue des visites d’établissements, soient suivies d’effet. FO avait pu impulser une rédaction dans un premier temps syndical des rapports de visites (rédigés en intersyndicale) avant la discussion avec le patron. Désormais ce n’est plus le cas. FO gardera toute liberté d’action et d’intervention durant ces visites. Jamais nous ne nous laisserons enfermer dans un quelconque cadre imposé (même par les autres organisations !) qu’il s’agisse de protocoles de visite ou encore des thématiques de visite.
Questions diverses FO
Prix des carburants
La FNEC FP-FO 53 a alerté le DASEN sur les conséquences qu’ont déjà l’augmentation des prix des carburants sur les conditions des personnels. FO a rappelé que les frais de déplacement et l’ISSR n’ont pas été revalorisés depuis 2022, alors que les prix des carburants restent durablement élevés. Pour FO, il est inacceptable que des personnels indispensables au fonctionnement du service public d’Éducation soient contraints de payer pour aller travailler.
La délégation FO a interrogé l’administration sur les enveloppes budgétaires déjà contraintes, dédiés à la prise en charge des déplacements des personnels itinérants (RASED, CPC, Médecins et infirmières scolaires, IEN…). Pour nos responsables, il faudrait sensibiliser davantage sur ce qu’ils nomment « les bonnes pratiques », à savoir privilégier le co-voiturage, la visio… Pour FO, les missions des personnels, et en particulier la prise en charge de nos élèves, ne peut se faire au détriment des budgets d’austérité. Les enveloppes doivent être réabondées et les indemnités réévaluées. Dans sa déclaration, FO a rappelé que d’ailleurs la spéculation allait bon train et que le gouvernement avait les moyens de bloquer les taxes sur les carburants et l’énergie pour en limiter la hausse. C’est ce que nous exigeons, et c’est pour cette raison que nous avons proposé un avis, comme en 2022 aux autres organisations.
FO a donc demandé au DASEN d’intervenir pour la revalorisation immédiate de l’ISSR et des indemnités de déplacement, ainsi que leur indexation sur l’évolution réelle du coût des carburants.
La veille, FO avait proposé une intervention commune des syndicats via un avis que nous avons donc déposé en réunion.
Au regard des conséquences sociales pour les personnels, engendrées par les hausses brutales et soudaines du prix des carburants, la F3SCT de la Mayenne, réunie le 20 mars 2026, demande : – la réévaluation urgente des taux des indemnités kilométriques ; – la revalorisation de l’ISSR ; – l’augmentation de la valeur du point d’indice. ✅POUR : FO (3) CGT (2) ✖️ABSTENTION : FSU (3), UNSA (2)
En 2022, les augmentations des prix des carburants avaient été plus brutales encore et le rapport de force avait permis l’augmentation de l’ISSR comme des frais de déplacement.
Le même avis 2022, toujours en Mayenne : Au regard des conséquences sociales qu’ont les brutales augmentations du prix des carburants, le CHSCT D de la Mayenne demande la réévaluation urgente des taux des indemnités kilométriques, de l’ISSR et de la valeur du point d’indice. ✅POUR : FO, FSU et CGT✖️ABSTENTION : UNSA
Mi-janvier, nous avons appris la suppression d’un poste d’infirmière scolaire (INFENES) implanté au collège de Grez-en-Bouère. En réalité, il s’agit d’une réorganisation opérée par le directeur académique Fabien Audy, suite à une décision prise par la Rectrice le 18 mars 2025 en CSAdurant lequel tous les syndicats (FO, FSU, CGT) avaient voté contre cette mesure de redéploiement, sauf la CFDT qui s’est abstenue et l’UNSA qui a voté POUR.
Lors de cette réunion de la F3SCT, c’est la délégation qui a informé de la création de 3 ETP (Equivalent Temps plein) pour notre académie à cette rentrée. C’est aussi pour ces raisons, que nous avions proposé à tous les syndicats la veille un avis qui aurait permis d’interpeller la Rectrice et aurait pu être un point d’appui supplémentaire. Cet avis n’a pas été adopté. Les organisations qui n’ont pas voté pour, n’ont pas justifié leur vote. En réponse à notre proposition UNSA-FSU ont proposé un autre avis, pour lequel nous avons également voté POUR, même si nous n’avons pas eu de précisions sur les demandes de créations de postes de PsyEN : EDA ou EDO ?
La délégation FO a rappelé qu’à l’échelle nationale il faudrait 16000 infirmières scolaires de plus !
Avis FO : La suppression d’un poste d’infirmière scolaire dans le département aura des conséquences importantes et préjudiciables sur les conditions de travail ainsi que sur la santé des personnels INFENES. Dans ce contexte, la F3SCT-D 53 réunie le 20 mars 2026 demande : – l’abandon de la suppression du poste d’INFENES prévue à la rentrée 2026 ; – l’arrêt des redéploiements de postes d’INFENES ; – l’augmentation du nombre de postes d’INFENES afin de répondre aux besoins urgents des établissements et des personnels.✅POUR : FO (3) CGT (2)✖️ABSTENTION : FSU (3) UNSA (2)
Avis UNSA-FSU : La F3SCT-D 53 réunie le 20 mars 2026 demande l’augmentation du nombre de postes d’INFENES et de psyEN. ✅POUR : FO (3), FSU (3), UNSA (2)
« On a reçu le tableau des remplacements et on voit que le taux de remplacement est bon, autour de 85% » !
Ce n’est pas le DASEN qui est à l’origine de cette intervention. Pour FO, les taux ne sont pas « bons » et notre employeur devrait viser les 100% de remplacement avec la création de postes ! FO vous informe de la réalité des chiffres : en 2024-2025 il y a eu 919 demies-journées non remplacées ! Le taux de 85% mis en avant, correspond aux chiffres de février, mois durant lequel pour seulement 2 semaines de classes il y a eu 191 demies-journées d’absences non remplacées !
Fiches RSST (demande DASEN et dénonciation d’un autre syndicat)
Le secrétaire général (SG) a demandé à ce que les représentants du personnel à la F3SCT ne se saisissent pas des RSST. Il faut rappeler qu’en Mayenne, seuls les représentants FO à la F3SCT se saisissent des RSST, les complètent, les amendent pour faire des signalements ou appuyer les demandes des collègues. En réalité, il s’agit d’une organisation syndicale du département, que le SG n’a pas voulu citer, qui a dénoncé l’action syndicale de FO auprès du DASEN. Toutes les autres organisations syndicales étant restées silencieuses durant ce point, nous ne saurons pas qui a pu agir ainsi.
En réaction, la délégation FO a clairement indiqué au DASEN et au SG, que le décret de 82 n’avait pas été abrogé, mais transposé, et que toutes les dispositions prévues existaient encore. La délégation FO a rappelé que c’était bien dans les prérogatives des représentants à la F3SCT de se saisir des RSST, notamment pour alerter, et qu’il suffisait de prendre les textes en vigueur, les guides juridiques dédiés. C’est d’ailleurs ce qu’avait confirmé l’ISST (Madame Huardeaux) lors de la réunion de la F3SCT du 21/03/2024, ce que n’a pas manqué de rappeler la délégation FO.
Suite à notre intervention, nos responsables administratifs sont restés silencieux, confirmant ainsi le bien fondé tant de notre analyse, que de notre action syndicale.
Les représentants FO à la F3SCT ne sont pas des « spécialistes » : PE, certifié, CPE, ou encore AESH, ils mettent en œuvre des exigences s’appuyant avant tout sur les revendications (collectives ou individuelles) des personnels, sur le respect des législations existantes, et sur la responsabilité de notre employeur. C’est en ce sens que nous intervenons en à la F3SCT. Les représentants FNEC-FP FO représentent TOUS les personnels de l’Education Nationale (PE, Certifiés, Agrégés, PLP, AESH, administratifs, infirmières, assistante sociale, médecin scolaire, IEN… ) Contrairement à ce que nous pouvons parfois lire ou entendre, les représentants à la F3SCT ne sont pas élus mais désignés par leur organisation syndicale. La F3SCT n’est pas une instance paritaire.
150 personnes rassemblées devant la DSDEN pour dire NON aux fermetures de classes !
Des délégations venues de tout le département ont fait le déplacement, en voiture, à vélo, et en tracteur !
Pendant le rassemblement, plusieurs interventions au micro ont particulièrement touché les manifestants : un élu qui évoque la désertification de sa commune rurale et la nécessité de défendre ce qu’il reste de l’école publique, des parents qui témoignent de leur combat pour empêcher une fermeture de classe, des enseignants et des enseignantes qui témoignent de leurs conditions de travail…
Annulation de 4 projets de fermetures de classes !
C’est confirmé ce 31 mars au matin : les enseignants avec les parents des écoles de Cuillé, Argentré et Saint Ouen des Toits, mobilisés depuis mercredi avec le SNUDI-FO 53 obtiennent l’annulation du projet de fermeture pour leur école !
FSU, UNSA et CGT avaient décidé de boycotter le CSA. Nous n’étions pas informés de cette démarche, contrairement au DASEN qui le savait depuis lundi.
Faute de quorum le CSA n’a pas plus se tenir. Nous avons toutefois pu rencontrer le DASEN et lui avons donc demandé de recevoir les délégations de parents, enseignants, ATSEM, et élus venus des écoles de Ruillé-Froid-Fonds, Villiers Charlemagne, Alexain, St Germain le Guillaume, la Bigottière, Azé maternelle, Jean de la Fontaine Château-Gontier, Parné, Argentré, Cuillé, St Germain de Coulamer… Et d’autres !
Le DASEN a refusé de recevoir les délégations !
Dès cet après-midi les mobilisations reprennent dans les écoles et dans les villages !
Bravo à tous les collègues, parents et élus impliqués et mobilisés !
Le SNUDI-FO 53 soutient toutes les mobilisations et a proposé, à nouveau, l’action commune aux autres organisations syndicales du CSA.
Un CSA est de nouveau prévu mardi 7 avril à 15h30. Le CDEN est prévu jeudi 9 avril à 18h00.
Sur France 3 dès le mardi soir
Le nouveau projet de carte scolaire du DASEN
Les principales modifications du projet : – Suite à la mobilisation avec FO, annulation des projets de fermetures de classe à Cuillé, Saint Ouen des Toits, Argentré ! – Annulation du projet de fermeture de classe à Evron Jean Monnet – Projet de fermeture de classe à Louvigné – Annulation du projet d’ouverture à Charles Perrault Laval mais décharge à 100% du directeur
Le DASEN prévoit à ce stade, 21 fermetures de classes pour 11 ouvertures dans les écoles publiques de la Mayenne :
21 fermetures de classes et une fermeture d’école
Ambrières-les-Vallées : de 12 à 11 classes Châlons-du-Maine : de 4 à 3 classes Changé : de 12 à 11 classes (+ULIS) Château-Gontier-sur-Mayenne Chant d’oiseau maternelle (Azé) : de 4 à 3 classes Château-Gontier-sur-Mayenne J. Guéhnno élémentaire : de 7 à 6 classes (+ ULIS) Château-Gontier-sur-Mayenne : de 11 à 10 classes Commer : de 6 à 5 classes Congrier : de 4 à 3 classes Entrammes : de 6 à 5 classes Laval J. Prévert élémentaire : de 6 à 5 classes Louverné : de 5 à 4 classes Louvigné : de 5 à 4 classes Mayenne Jules Ferry : de 8 à 7 classes (+UEEA) Deux-Évailles – Montsûrs : fermeture de l’école Parné-sur-Roc : de 7 à 6 classes Pré-en-Pail-Saint-Samson : de 8 à 7 classes (+ULIS) Quelaines-Saint-Gault : de 6 à 5 classes RPI Alexain / La Bigottière / Saint-Germain-le-Guillaume : de 6 à 5 classes RPI Ruillé-Froid-Fonds / Villiers-Charlemagne : de 6 à 5 classes Saint-Berthevin Le Lac Maternelle : de 4 à 3 classes Saint-Pierre-la-Cour : de 8 à 7 classes
11 ouvertures de classes
Chailland : de 2 à 3 classes (demande FO) Moulay : de 3 à 4 classes(demande FO) Gennes-Longuefuye : de 4 à 5 classes (demande FO) Le Bourgneuf La Forêt : de 4 à 5 classes (demande FO) Montsûrs (Jean Tardieu) : de 6 à 7 classes + ULIS (demande FO) Cossé le Vivien élémentaire : de 5 à 6 classes + ULIS (demande FO) Hilard Laval : de 11 à 12 classes + ULIS (mais retrait du 0,5 CLA) (demande FO) La Senelle élémentaire Laval : de 4 à 5 classes (+ ULIS) Pergaud élémentaire Laval : de 6 à 7 classes Germaine Tillion : de 10 à 11 classes (mais retrait du 0,5 CLA) Louverné élémentaire : de 7 à 8 classes
Autres mesures
École élémentaire Bono Campo, Bonchamp – renfort à 100% École La clef des champs, La Pellerine – renfort à 50% (FO demande une ouverture de classe) École Victor Hugo, Blandouet-Saint-Jean – renfort à 50% École Les coccinelles, Montenay – renfort à 50%
L’augmentation des décharges des PEMF : 2 × 0,33 ETP
Baisse de la décharge Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) : Diminution de 0,25 ETP – Transfert de 0,25 ETP au pôle Ressources et usages du numérique éducatif.
Maintien décharge direction à 100 % : École Charles Perrault, Laval. Maintien des décharges direction en lien avec UEMA ou UEEA : École maternelle Chant d’Oiseau – Château-Gontier-sur-Mayenne : 25 % École maternelle Le Petit Prince – Laval : 25 % École maternelle La Senelle – Laval : 25 % École élémentaire Jules Ferry – Mayenne : 50 %
Redéploiement circonscriptions et des postes des CPC de Laval Agglo vers :
Mayenne Sud-Ouest : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Ouest : aucune évolution
Mayenne Sud-Est : + 0,5 ETP
Mayenne Nord-Est : + 0,5 ETP
Laval : – 1,5 ETP
PAS Pôles d’Appui à la Scolarité
5 Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) seraient implantés (et prendront donc 5 postes PE sur la dotation 1er degré public !) : LAVAL OUEST ; ANDOUILLÉ MAYENNE ; COSSÉ CRAON RENAZÉ ; CHATEAU-GONTIER GREZ ; MESLAY.
Où sont vos représentants SNUDI-FO 53 depuis mercredi 25 mars ?
Liste non exhaustive…
Jeudi soir : réunion publique à Villiers-Charlemagne Vendredi matin : blocage de l’école de Ruillé-Froid-Fonds Vendredi soir : Rassemblement à Argentré Vendredi soir : Rassemblement à Ruillé-Froid-Fonds Vendredi soir : Réunion publique à la Bigottière Samedi : action, tractage, et quadrillage du bourg de Villiers Charlemagne Lundi matin : blocage de l’école de Cuillé Lundi soir : rassemblement rond-point d’Alexain Mardi matin : rassemblement devant la DSDEN Mardi soir : réunion parents, élus, enseignants à Louvigné Mardi soir : rassemblement devant l’école maternelle Azé à Château-Gontier Mercredi midi : rassemblement devant l’école Jean de la Fontaine à Château-Gontier Mercredi soir : manifestation et chaîne humaine au RPI Villiers-Ruillé Jeudi soir : classe morte à Villiers Charlemagne
Et sur toutes les autres mobilisations décidées et organisées jusqu’au CDEN du 9 avril !
Les pétitions des écoles
Le SNUDI-FO 53 relaie les pétitions en ligne pour la défense des écoles. Nous avons remis en mains propres au DASEN celle d’Argentré et de Cuillé.
Carte scolaire : stop au pillage de l’Ecole Publique On va chercher nos postes, mardi à la DSDEN dès 9h Avec les parents, les élus et les défenseurs de l’école Publique !
Depuis plusieurs semaines, le SNUDI-FO 53 est mobilisé pour l’annulation des 1891 postes prévus dans les écoles Publiques. il y a sans doute plus de 10 000 fermetures de classes prévues à l’échelle nationale et elles ont été dévoilées dans les projets des DASEN : la colère et la résistance des personnels, des parents d’élèves sont immenses !
Dès le 6mars en audience avec le DASEN pour porter toutes les demandes d’ouvertures ! Dès le 10 mars à Paris au ministère pour porter toutes les revendications des écoles Mayennaises !(en savoir plus)
Le SNUDI-FO 53 soutient toutes les actions et mobilisations Pour l’annulation de ces suppressions de postes !
Depuis mercredi, à l’issue du GT carte scolaire, le SNUDI-FO 53 est aux côtés des personnels, des parents et des élus qui s’organisent pour empêcher un projet de fermeture de classe !
Réunions publiques avec le RPI Villiers-Ruillé, RPI Alexain – La Bigottière – St Germain le Guillaume, rencontres avec les parents à Cuillé, à Argentré…
Blocage d’école vendredi matin à Ruillé Froid Fonds, rassemblements à Argentré, à la Bigottière, à Ruillé Froid Fonds, Cuillé, Saint Germain de Coulamer, à Alexain…
Ruillé Froid-Fond
Argentré
La Bigottière
RPI VIlliers Ruillé
RPI VIlliers Ruillé
RPI VIlliers Ruillé
Ruillé Froid-Fond
Ruillé Froid-Fond
Ruillé Froid-Fond
Villiers Charlemagne
Villiers Charlemagne
Villiers Charlemagne
Villiers Charlemagne
Villiers Charlemagne
Villiers Charlemagne
Villiers Charlemagne
Villiers Charlemagne
La Bigottière
Ce weekend, le SNUDI-FO 53 est mobilisé sur toutes les actions organisées avec les écoles dans le département et dès lundi pour toutes les actions pour lesquelles le syndicat est partie prenante avec les collègues, les parents et les élus. Des opérations et actions sont donc organisées avec le SNUDI-FO dans le département, pour l’annulation des suppressions de postes.
Personne n’accepte cette nouvelle salve de fermetures de classes prévues dans nos écoles Mardi matin, il faut être devant la DSDEN, pendant le CSA, là où ça se décide, avec les parents et les élus, à 9h !
Un pas de plus vers un statut de directeur supérieur hiérarchique Au sein d’une école territorialisée !
Jeudi 12 mars, le ministère de l’Éducation nationale a organisé un groupe de travail sur le « référentiel métier des directeurs d’école » qui avait déjà été discuté en mai 2025, entraînant une levée de bouclier de toutes les organisations syndicales représentatives. En effet, un courrier intersyndical avait été adressé à la ministre de l’époque, Élisabeth Borne, pour exiger que ce texte ne paraisse pas.
Le ministère veut accélérer la transformation des directeurs en chefs d’établissement !
Pour le ministère, ce référentiel servira de point d’appui pour l’évaluation, la formation et le suivi des directeurs d’école. Pour cela, le ministère s’appuie notamment sur la loi Rilhac et la délégation de compétences inscrite dans celle-ci, transformant de plus en plus les directeurs d’école en chefs d’établissement.
Ainsi, ce projet de référentiel attribuerait des missions allouées jusqu’à présent aux IEN, instaurant une caporalisation de la fonction de direction et cherchant à isoler un peu plus les collègues directeurs :
– Ils seraient partie prenante de la gestion du remplacement : « Le directeur d’école exerce également un rôle d’anticipation et de régulation des absences des enseignants : afin d’assurer une bonne continuité pédagogique, il appuie l’inspecteur de l’éducation nationale et les services départementaux dans la recherche de solution de remplacement. » ; – En lieu et place des IEN, ce seraient eux qui seraient « garants » du fonctionnement des écoles et du respect de la réglementation (« Dans le cadre de l’autorité fonctionnelle qui lui est conférée, le directeur est garant de la qualité du fonctionnement de l’école et du respect de la réglementation qui lui est applicable. ») ; – Ils pourraient proposer aux IEN des accompagnements dans le cadre PPCR, se retrouvant responsable pédagogique des enseignants en lieu et place des IEN ! (« Le directeur d’école formule des besoins de formation professionnelle et d’accompagnement de l’équipe à l’IEN. »)
De plus, dans le cadre des discussions autour de ce référentiel, le ministère a réuni les représentants syndicaux des IEN, le lendemain du groupe de travail avec les organisations syndicales du 1er degré ! La « délégation de compétences » prévue par la loi Rilhac se met en place !
Une place des évaluations nationales et d’école de plus en plus importante !
Par le biais de la délégation de compétences instaurée par la loi Rilhac, le ministère renforce la responsabilité du pilotage pédagogique des directeurs en lieu et place des IEN afin de leur imposer des tâches qui ne relèvent pas de leur fonction alors qu’ils sont déjà débordés, qu’ils doivent se débrouiller avec la pénurie d’AESH et des emplois du temps impossibles à élaborer …
Par ailleurs, cette note de service confirme la tentative de l’institution de faire des évaluations d’écoles et des évaluations nationales , dont le SNUDI-FO exige plus que jamais l’abandon, des instruments centraux de contrôle du travail des personnels : « Le projet d’école est ajusté aux besoins des élèves objectivés par un travail commun fondé sur l’analyse des résultats de l’école aux évaluations nationales, l’ensemble des évaluations menées par l’équipe pédagogique et sur l’évaluation de l’école ».
Les évaluations permettent aussi d’attribuer un nouveau rôle au directeur en tentant de le contraindre à fliquer ses collègues. Il devrait ainsi « s’assurer que l’équipe enseignante et la famille ont des échanges réguliers sur les progrès des élèves et notamment sur leurs résultats aux évaluations nationales. » et mesurer « l’impact de la mise en oeuvre du projet sur le progrès des élèves. »
Avec les évaluations d’école et la loi Rilhac, la généralisation de ces évaluations nationales s’inscrit dans un dispositif plus général de pressions permanentes sur les personnels et d’instauration au sein de l’École publique d’un management digne des entreprises privées. (« stratégie pédagogique », « objectif ambitieux », « stratégie éducative »).
Pour rappel, le SNUDI-FO revendique l’abandon de toutes les évaluations nationales et réaffirme le respect de la liberté pédagogique où chaque enseignant est libre d’évaluer ses élèves de la manière qui lui paraît la plus appropriée.
Une école de plus en plus autonome et territorialisée !
Le projet de note de service vise à renforcer la territorialisation de l’École publique en contraignant le directeur d’école d’organiser, notamment, le lien entre le scolaire et le périscolaire : le directeur « veille à ce que le projet d’école s’articule avec l’action des partenaires », « oeuvre au renforcement de la complémentarité entre le projet d’école et les activités périscolaires proposées » …
De plus, alors que le décret du 14 août 2023 indique seulement que le directeur « veille à la qualité des relations de l’école avec l’ensemble des partenaires éducatifs. », celui-ci deviendrait désormais « garant d’une bonne coopération entre les acteurs éducatifs des différents temps de l’enfant, dans et hors temps scolaire : représentants légaux, équipe pédagogique, collectivités, associations… » Le voici maintenant responsable de coordonner les « différents temps de l’enfant » !
Un directeur seul responsable de la situation des élèves en difficulté ou en situation de handicap ! Dans le cadre de son budget de guerre, le gouvernement continue sa politique d’économies drastiques sur le dos des élèves en situation de handicap et des conditions de travail des personnels. Faut-il rappeler qu’au moins 30 000 élèves bénéficiant d’une notification en établissement social ou médico-social n’y trouvent pas de places et que le ministère tente de mettre en oeuvre les « pôles d’appui à la scolarité » (PAS), pour limiter et contourner les notifications de la MDA ?
C’est dans ce contexte, que le directeur deviendrait le seul recours pour répondre aux besoins spécifiques des élèves en difficulté ou en situation de handicap !
En effet, c’est à lui, et uniquement à lui, que reviendrait la responsabilité de « mobiliser les différents dispositifs d’appui pour répondre aux besoins particuliers de chaque élève (PPRE, PAP, APC, soutien renforcé, stages de réussite), […] de solliciter le pôle ressource, notamment le Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED), […] de solliciter l’expertise de l’enseignant référent à la scolarisation des élèves en situation de handicap (ERSEH) pour expertiser les situations […] et de se rapprocher du pôle d’appui à la scolarité (PAS) ».
Le SNUDI-FO propose aux autres organisations syndicales une initiative commune Pour que le référentiel ne paraisse pas !
Avec ce projet de note de service, qui va bien au-delà de la mise en oeuvre de la loi Rilhac que les textes d’application précédents, le ministère tente d’effectuer un pas supplémentaire vers le transfert de compétences des IEN en direction des directeurs. Le SNUDI-FO a proposé à toutes les autres autres organisations syndicales d’intervenir en commun, comme l’année dernière, pour que ce réferentiel ne paraisse pas.
Le SNUDI-FO appelle les personnels à se réunir avec le syndicat et à prendre toutes les initiatives nécessaires pour faire valoir les revendications.