25 janvier : ensemble à Paris !

25 janvier : ensemble à Paris !

Le président Macron veut imposer l’Acte 2 de l’Inclusion Scolaire, en démantelant l’enseignement spécialisé, en liquidant les établissements sociaux et médicaux sociaux…

Dans nos écoles la situation n’est plus tenable. Pas un jour où le syndicat n’est pas saisi par un collègue en souffrance, placé dans des conditions intenables liées au défaut de soin pour un ou plusieurs élèves. Cela vient s’ajouter à la situation catastrophique du remplacement, directement liée au manque de postes et de personnels. Comment cela pourrait-il s’arranger avec le choc des suppressions de postes du ministre Attal ? 2500 suppressions de postes prévus au départ dont plus de 1700 pour les écoles : mais finalement sous la pression, le ministre démine le terrain et supprime 650 postes dans le 1er degré dont 92 pour notre académie ! (lire à ce sujet)

Nous demandons le respect des besoins de nos élèves, le respect de nos conditions de travail.
STOP à la maltraitance et à la culpabilisation
Répondons par la Grève le 25 janvier 2024

Déjà plus d’une trentaine de mayennais (Profs, AESH, personnels soignants, parents, personnels médico-social) inscrits pour le premier car ! (S’INSCRIRE)

FO prend en charge la montée à Paris que tu sois adhérent ou non. Les participations financières et les sur-cotisations sont les bienvenues. Déjà des centaines de collègues se sont inscrits dans les départements pour monter au Ministère ce 25 janvier et des centaines de réunions sont programmées partout en France pour la réussite de cette journée. Le président Macron et ses soutiens veulent faire disparaitre les établissements sociaux et médico-sociaux au nom d’une inclusion scolaire érigée en dogme : mettons un terme à l’acte 2 de l’école inclusive !

Le médico-social et la santé sont aussi pleinement mobilisés pour ce 25 janvier 2024 (lire l’appel de la FNAS-FO)

Devant la dégradation des prises en charge des élèves les plus fragiles et les nouvelles attaques contre les conditions de travail des personnels et d’apprentissages des élèves, le SNUDI-FO 53 a réuni des dizaines et des dizaines de collègues depuis septembre, est passé dans TOUTES les écoles du département, et avait décidé d’une enquête sur l’inclusion scolaire en Mayenne.

Le 6 novembre, 34 personnes (Profs, AESH, personnels santé et parents) adoptent un appel : lire l’appel

Les résultats de l’enquête avec les témoignages des collègues mayennais

En amont du CDEN du 16 novembre, FO cherche et trouve l’unité avec FSU, CGT et les parents d’élèves avec ce voeu adopté.

Vendredi 17 novembre, une délégation de 3 enseignants Mayennais, mandatée par les 34 personnes réunies avec FO le 6 novembre dernier, s’est rendue à Paris pour participer à la conférence nationale inclusion scolaire, et pour porter les revendications et les perspectives discutées en Mayenne.

Plus de 230 délégués (Enseignants, AESH, parents d’élèves, personnels administratifs, personnels soignants, personnels du médico-social…), venus de toute la France se sont donc retrouvés pour dresser un constat partagé des conséquences dramatiques d’une inclusion systématique, érigée désormais en dogme. Partout les AESH sont malmenés, partout des centaines d’élèves en attente d’une place en établissement spécialisé, partout souffrance et culpabilisation… et une conclusion unanime : ça ne peut plus durer ! Télécharger l’appel adopté par les 230 délégués à Paris le 17 novembre

En Mayenne, FO s’est adressée à tous les syndicats représentatifs (lire la proposition FO) pour leur proposer de préparer ensemble cette montée à Paris le 25 janvier, sur la base des revendications déclinées dans le voeu adopté en CDEN :

POUR DÉFENDRE
L’enseignement spécialisé et adapté
Le droit de chaque enfant à disposer d’un enseignement et de soins adaptés à ses besoins
POUR OBTENIR
Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH
Le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux et la création de postes pour répondre à toutes les notifications de la MDA
Le retrait de l’acte 2 de l’Ecole inclusive et de l’article 53 du projet de loi de finance créant les PAS

Interview L’autre Radio

Interview Oxygene Radio

Réunion inclusion

Réunion inclusion

Réunion ouverte à tous : LUNDI 6 NOVEMBRE
Laval (locaux FO) 6 rue Souchu Servinière
Ou en visio
18h00

Acte 2 de l’école inclusive, échanges sur les situations connues dans les établissements, AESH, conférence nationale du 17 novembre, défense de l’enseignement et des structures spécialisés

Affiche à télécharger

Enquête inclusion

Cette réunion, ainsi qu’une enquête qui l’accompagne, est organisée dans le cadre de la préparation d’une conférence nationale qui se tiendra le 17 novembre, à Paris.

Elle est ouverte à tous les professionnels de l’Education Nationale mais également aux représentants de parents d’élèves, aux associations, et plus largement à tous les professionnels qui travaillent avec des enfants ou des jeunes en situation de handicap.

Notre organisation est depuis des années, pleinement engagée dans la défense du droit de tout élève en situation de handicap à bénéficier d’une scolarité respectant les notifications MDA.

Notre position peut se résumer ainsi :
Oui à la scolarisation adaptée aux besoins des élèves, en milieu ordinaire chaque fois que c’est possible, en établissement spécialisé chaque fois que nécessaire.
Non à l’inclusion systématique et indifférenciée.

Face à l’inacceptable remise en cause des conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap et à la dégradation des conditions de travail des personnels, nous vous invitons à venir en discuter lors de cette réunion du 6 novembre.

AVS – AESH -contrats aidés

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Réduction des contrats aidés :

Le gouvernement Macron s’attaque aux salariés les plus précaires

Inquiets des nombreuses suppressions de postes en contrats aidés et soucieux des conditions de travail des personnels en CUI ou en contrat AESH, le SNUDI-FO a interpelé le DASEN. Le syndicat sera reçu jeudi 19 octobre prochain par les autorités administratives. Faites nous remonter les situations problématiques dans vos écoles (conditions de travail des AVS, notifications MDA non pourvues…) (formulaire en ligne)

Le SNUDI-FO s’oppose à la décision gouvernementale visant à réduire de manière considérable le nombre de contrats aidés (CUI). Ainsi :

  • des milliers de salariés n’iront pas jusqu’au terme de leur contrat de travail et se retrouveront sans emploi ;
  • aucun dispositif ne vient remplacer les missions assurées par ces salariés, que ce soit sur temps de classe (aide à la direction d’école, aide à la scolarisation des enfants handicapés) ou en dehors (cantine, entretien des locaux…)
  • cette décision va accroître les difficultés dans les écoles : des directeurs ne bénéficieront plus de l’aide d’un personnel complémentaire, des enseignants se retrouveront seuls dans leur classe pour assurer la scolarisation des enfants handicapés…

Le SNUDI-FO revendique :

► le maintien et le renouvellement de tous les postes en contrats aidés dans les écoles (AAD, AVS) ;

► la transformation de ces contrats en emplois statutaires de la Fonction publique.

FORCE OUVRIERE a toujours dénoncé le caractère précaire de ces contrats de travail et considère que la seule évolution positive pour ces salariés, c’est leur transformation en emplois statutaires dans la Fonction Publique ou en CDI dans le privé, et non leur suppression !

Lire à ce propos la lettre adressée au ministre


Faites remonter vos informations

Le SNUDI-FO 53 s’inquiète de l’impact du gel des contrats aidés sur le recrutement des AVS pour l’accompagnement des élèves handicapés dans les classes. Déjà, la situation dans notre département est dégradée.

Le DASEN, lors du dernier CTSD nous a assurés que l’accompagnement du handicap était une priorité nationale et que le département ne serait pas impacté en ce qui concerne l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Pourtant des élèves avec notification MDA et sans AVS existent en cette rentrée en Mayenne.

Afin que nous intervenions rapidement auprès du DASEN, contactez le SNUDI-FO 53 si vous êtes concernés par cette situation inacceptable !

Complétez le formulaire dédié.

Le SNUDI-FO rappelle que depuis la mise en œuvre de la Loi Montchamp, nous sommes saisis dans les réunions d’informations syndicales par les collègues de situations dramatiques voire dangereuses dues à l’inclusion devenues systématiques de certains élèves en situation de handicap ou en grande difficulté scolaire et/ou comportementale dont la notification MDA tarde à venir, qui, parfois, n’ont pas de place en établissement spécialisé ou dont les parents ne donnent pas leur accord pour une orientation. Ces élèves se retrouvent en souffrance dans des classes ordinaires ce qui les conduit souvent à adopter des comportements dangereux. Tout le monde est perdant : en premier lieu ces élèves, ensuite les enseignants qui ne peuvent plus enseigner et qui sont souvent culpabilisés. Enfin les autres élèves dont les conditions d’apprentissage sont aggravées.

Déplacement domicile-école : indemnisations et forfait mobilité

Déplacement domicile-école : indemnisations et forfait mobilité

Remboursement de frais pour se rendre quotidiennement dans son établissement

Depuis 2023, la prise en charge partielle des frais de transport domicile / travail est de 75% de la valeur du titre de transport dans la limite du plafond mensuel fixé depuis le 1er janvier 2026 à 104,04 €.

Votre trajet domicile-travail peut être remboursé, si *:

  • vous êtes titulaire  ou stagiaire  (enseignant ou ATSS) ou non-titulaire (contractuels, vacataires, apprentis administratifs, étudiants apprentis professeurs)
  • vous êtes élèves fonctionnaires dans le cadre de leur trajet vers l’INSPE
  • vous êtes assistant d’éducation (AED) ou accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH)
  • vous êtes apprentis

*ATTENTION, le remboursement peut être cumulé avec le « forfait mobilités durables » mais dans des conditions précises. (lorsque le trajet est différent pour chaque dispositif, lorsque les deux dispositifs ne couvrent pas la même période…) – si vous êtes concerné, contacter le syndicat.

Les salariés de la fonction publique ont droit à 75% de la prise en charge de leur abonnement annuel de transport.

Le principe a été fixé par le décret 2010-676 du 21/06/2010. Ce décret prévoit aussi que la prise en charge est versée mensuellement mais qu’elle est suspendue au-delà du mois en cours en cas de congé.

Le remboursement de frais concerne les abonnements ou cartes délivrés par la SNCF, les transports publics, etc. (article L 1221-1 et suivants du Code des transports) :

  • Abonnement multimodal à nombre de voyages illimité
  • Carte ou abonnement annuel à nombre de voyages illimité ou limité
  • Carte ou abonnement mensuel à nombre de voyages illimité ou limité
  • Carte ou abonnement hebdomadaire à nombre de voyages illimité ou limité
  • Carte ou abonnement à renouvellement tacite à nombre de voyages illimité ou limité
  • Abonnement à un service public de location de vélos.

Il est possible de cumuler plusieurs cartes ou abonnements si le trajet le nécessite, la limite de 104,04 € s’appliquant à la somme des abonnements et cartes. Toutefois l’abonnement pour la location de vélo n’est cumulable qu’en l’absence de desserte du domicile ou du lieu de travail par un autre mode de transport couvert par un abonnement ou une carte pris en charge.

N’est pris en compte que le prix le plus économique proposé par le transporteur ce qui exclut de fait la première classe. La circulaire Fonction publique précise que la notion du coût économique doit être appréciée au cas par cas avec largeur de vue. Ainsi un agent a tout intérêt à prendre le TGV, plus cher mais nettement plus rapide que les TER. Dans ce cas, l’abonnement permettant un déplacement plus rapide sera retenu.


Cette année encore, pour les PE et les AESH, pour effectuer une demande de remboursement de frais, il faut compléter le même formulaire de demande qui doit être visé par l’IEN dans le 1er degré.


Cas particuliers : exercice à temps partiel (si >50% prise en charge identique, sinon prise en charge réduite de moitié), si plusieurs employeurs ou cumul d’activité, si arrêt maladie, congé maternité, congé de formation professionnelle, syndicale…etc
En cas de doute, contactez le syndicat !

Remboursement de frais pour effectuer un service partagé (titulaire de secteur, TRS, TS…)
Tout personnel titulaire ou non qui est amené à compléter son service dans une autre commune de sa résidence administrative est indemnisé de ses frais de transport et de repas s’il se trouve en dehors de sa résidence administrative ou familiale entre 11h et 14h. Les frais de transport sont calculés en fonction de l’article 5 de l’arrêté du 20/12/2013 (tarif SNCF ou tarif kilométrique).
Les TR ont également droit au remboursement de leurs frais de transport pour une affectation à l’année dans un établissement situé dans une commune autre que celle de leur établissement de rattachement qui peut se cumuler avec le remboursement des frais de repas (sous conditions : contactez le syndicat).

Comment procéder pour le remboursement de votre trajet domicile-travail ?

Afin de bénéficier d’un remboursement, il faut constituer un dossier, le compléter et le transmettre.

Pour les PE à :
Le SAGEPP 53 (ce.sagepp72@ac-nantes.fr et ce.sagepp-supple72@ac-nantes.fr) avec copie au SIDEEP (sideep53@ac-nantes.fr), PRHAG (ce.dippag53@ac-nantes.fr) et SNUDI-FO 53

Pour les AESH à :
Le SAE 53 (contact.AESH53@ac-nantes.fr) avec copie au SNUDI-FO 53

  • SIDEEP pour les enseignants du 1er degré public stagiaires, titulaires et non titulaires (faire signer par l’IEN de circonscription)
  • SAE pour les AESH

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la circulaire 2026-2027 pour l’académie de Nantes fixant les modalités cette année scolaire.
Annexe 1 : Plan de mobilité
Annexe 2 : coordonnées des services pour renvoyer son formulaire


Cas particulier : les frais de déplacements

Les enseignants en stage de formation peuvent bénéficier du remboursement partiel des frais de transport à la seule condition de participer à un stage long pour le DDEEAS et le CAPPEI (un an minimum). Les enseignants doivent remplir le formulaire intitulé « État de frais de déplacement ponctuel des enseignants en formation continue ». Le dossier complet doit être retourné au service en charge de la formation continue : ce.dafpen@ac-nantes.fr


Forfait « mobilité durable » ou plus familièrement, prime vélo et covoiturage

Décret n°2022-1562 du 13 décembre 2022 – arrêté du 13 décembre 2022

Une circulaire académique relative au forfait « mobilité durable » et ses annexes ont été publiées : elle reprend les dispositions établies par le décret du 9 mai 2020 concernant l’attribution de la prime “Mobilité durable”.

Attention : pour le FMD 2026, la demande doit être déposée sur Colibris entre le 1er octobre et le 31 décembre 2026. Aucune demande concernant une année antérieure à 2026 ni aucune demande déposée après le 31 décembre 2026 ne sera recevable dans le cadre de cette campagne. Le SNUDI-FO 53 vous conseille de ne pas attendre les derniers jours pour effectuer votre demande.
A noter : Colibris sera indisponible du vendredi 23 octobre 2026 à 14 h au lundi 2 novembre 2026 à 12 h pour maintenance

Comment ça marche ?

Depuis 2023 la demande se fait via l’application Colibris, à partir du 1er octobre à cette adresse : https://demarches-nantes.colibris.education.gouv.fr/rh-forfait-mobilites-durables-2026/ (vous devez être connecté pour que le lien fonctionne ! (voir image ci-dessous)
Aucune demande de rétroactivité des années précédentes ne sera acceptée.

Il s’agit de se faire indemniser pour les déplacements entre la résidence habituelle et le lieu de travail effectués à vélo ou vélo à assistance électrique, personnel, loué ou mis à disposition, avec un engin de déplacement personnel motorisé ou non (trottinette, monoroue, gyropode, hoverboard…), en covoiturage en qualité de conducteur ou de passager, ou en utilisant un service d’autopartage mettant à disposition des véhicules à faibles émissions.

Le nombre minimal de jours d’utilisation d’un moyen de transport éligible au versement du forfait mobilités durables est fixé à 30 jours. Ce nombre minimal de jours est modulé selon la quotité de temps de travail de l’agent.

Nombre de joursMontant du FMD
De 30 à 59 jours100 euros
De 60 à 99 jours200 euros
Au moins 100 jours300 euros

Ce forfait est désormais cumulable avec la prise en charge des frais de déplacement domicile-travail, mais sous des conditions strictes (voir plus haut) !

Attention, le montant du FMD ne varie pas si vous exercez à temps partiel. Pour autant, le nombre de jours sera à moduler. Par exemple si vous exercez à 50% le nombre de jours minimum est de 15 jours (au lieu des 30) pour bénéficier du FMD à 100 euros.

Exclusions

Une série d’agents sont exclus du dispositif. Ce sont ceux qui bénéficient d’un logement de fonction sur leur lieu de travail, d’un véhicule de fonction, ceux qui sont transportés gratuitement par leur employeur, ainsi que les agents bénéficiant de l’allocation spéciale en raison de leur handicap. Les volontaires en service civique sont également exclus du dispositif.

Comment ?

Le dossier est à déposer sur l’application COLIBRIS. Il comprend le formulaire complété, daté et signé, les pièces justificatives (relevé de facture si vous êtes passager, ou de paiement si vous êtes conducteur, une attestation sur l’honneur du covoitureur, une attestation issue du registre de preuve de covoiturage (https://covoiturage.beta.gouv.fr). Pour l’utilisation du vélo, du cycle, aucune pièce justificative n’est demandée.
L’administration peut procéder à des vérifications.

Le SNUDI-FO 53 revendique une revalorisation significative du forfait mobilités durables dans la Fonction publique, dont le montant reste plafonné à 300 € par an.

Inclusion scolaire systématique : Tous à Paris le 5 novembre !

Inclusion scolaire systématique : Tous à Paris le 5 novembre !

Dans les écoles, les établissements scolaires, les services de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux, les collectivités territoriales, le constat est partout le même : ça craque !

Appel FO éducation, santé, médico-social, territoriale et la FCPE 53 (parents d’élèves)

Affiche pour la salle des maîtres

Enseignants, AESH, ATSEM, animateurs, éducateurs spécialisés, personnels hospitaliers, personnels sociaux et médico-sociaux, PsyEN, pédopsy, personnels administratifs et techniques… tous sont confrontés au manque de moyens, au manque de personnels, à la surcharge de travail et à des situations de plus en plus difficiles.

Et au bout de la chaîne, ce sont les enfants, les jeunes et leurs familles qui subissent les conséquences de cette pénurie organisée de moyens.

En France, 30000 enfants disposant pourtant d’une notification MDPH pour une orientation en établissement social ou médico-social n’y ont pas accès faute de place. Parmi eux, 28000 sont scolarisés en milieu ordinaire et 2 000 ne sont pas scolarisés. À cela s’ajoutent les milliers d’élèves qui ne bénéficient pas de l’accompagnement AESH qui leur a pourtant été notifié.

Lors de la réunion publique FO-FCPE organisée le 5 mai dernier, parents et professionnels ont dressé le même constat : l’inclusion scolaire ne peut se faire que dans le respect des besoins de chaque enfant.

Aujourd’hui encore dans notre département, près de 200 enfants et jeunes sont en attente d’une place dans le médico-social (ITEP, IME, SATED), une vingtaine en attente d’une place en ULIS…

Derrière ces chiffres, il y a des centaines d’enfants dont les notifications d’accompagnement AESH ne sont pas respectées, des familles sans solution, des enseignants, AESH, ATSEM et animateurs épuisés, des personnels du médico-social et de la santé empêchée d’exercer correctement leurs missions.

Certains enfants sont maintenus dans une classe qui ne correspond pas à leurs besoins faute de place dans une structure adaptée. D’autres voient leur temps de scolarisation réduit. D’autres encore attendent plusieurs années une prise en charge, quand de trop nombreux enfants sont tout simplement déscolarisés. Cela constitue une rupture d’égalité des droits. Ce n’est acceptable ni pour ces enfants, ni pour leurs familles, ni pour les autres élèves, ni pour les personnels.

Une école, même avec toute la bonne volonté des personnels, ne peut se substituer à un IME, un ITEP, un service médico-social, un CMP ou tout autre service de pédopsychiatrie. La pédagogie ne peut remplacer les soins et l’accompagnement spécialisé. C’est également le constat porté nationalement par les fédérations de l’action sociale FO et CGT, qui revendiquent une diversité des formes de scolarisation et une prise en charge définie à partir des besoins de l’enfant plutôt qu’à partir des seules places disponibles.

En Mayenne, la pédopsychiatrie manque elle aussi cruellement de moyens : difficultés d’accès aux consultations, manque de médecins et de soignants, capacités d’hospitalisation très insuffisantes…Dans certains secteurs, comme le nord-Mayenne, et pour certaines tranches d’âge, comme l’adolescence, l’accès aux soins dans le service public et tout simplement impossible sauf urgence.

L’absence de moyens dans la santé et le médico-social se répercute directement dans les écoles, les établissements et les collectivités.

L’inclusion scolaire ne peut consister à placer systématiquement tous les enfants dans les classes ordinaires, quelles que soient leurs difficultés et leurs besoins réels.

Elle doit partir des besoins de chaque enfant et des notifications établies par la MDA, et non des économies recherchées ou de la pénurie de places.

La généralisation des PAS (Pôles d’appui à la scolarisation) constitue à ce titre une nouvelle inquiétude. Les organisations syndicales dénoncent un dispositif susceptible de réduire le recours aux notifications MDPH et de transférer toujours davantage de responsabilités vers les personnels des établissements scolaires sans leur donner les moyens correspondants.

Dans le même temps, les transformations et externalisations des établissements sociaux et médico-sociaux vont faire disparaître progressivement des structures, des équipes et des savoir-faire spécialisés pourtant indispensables.

Ce qui se passe aujourd’hui démontre qu’on ne peut pas opposer l’Éducation nationale, les collectivités territoriales, la santé et le médico-social.

Un enfant a besoin, selon sa situation, d’enseignants, d’AESH, d’ATSEM, d’éducateurs spécialisés, de psychologues, de médecins, d’infirmiers, de personnels de rééducation, d’animateurs et de services sociaux et médico-sociaux disposant du temps et des moyens nécessaires.

Nos revendications :

  • la création immédiate des places en IME, ITEP, SATED et plus largement dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins
  • l’arrêt du démantèlement et de l’externalisation des établissements sociaux et médico-sociaux
  • le respect de toutes les notifications de la MDA et le maintien d’une véritable évaluation des besoins des enfants
  • l’abandon des PAS, des PIAL et de l’acte 2 de l’École inclusive ;
  • le recrutement des enseignants spécialisés et des PsyEN-EDA nécessaires et la reconstitution de RASED complets
  • un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les AESH, avec un temps plein à 24 heures
  • un véritable statut et une revalorisation des ATSEM, avec les effectifs nécessaires dans les écoles maternelles
  • des effectifs suffisants pour les services municipaux, les personnels d’animation et du périscolaire
  • le recrutement massif de professionnels dans les établissements sociaux et médico-sociaux et la santé
  • des médecins et soignants à hauteur des besoins en pédopsychiatrie, dans les CMP et les services hospitaliers, ainsi que les lits d’hospitalisation nécessaires
  • l’arrêt des mutualisations, redéploiements et polyvalences forcées qui dégradent les conditions de travail et l’accompagnement des enfants
  • des formations, des statuts, des salaires et une véritable reconnaissance pour tous les professionnels qui concourent à l’éducation, au soin et à l’accompagnement des enfants en situation de handicap

Le jeudi 5 novembre, montons à Paris !

Enseignants, AESH, ATSEM, animateurs, personnels hospitaliers, éducateurs, personnels sociaux et médico-sociaux, parents : nous sommes tous concernés.

Pour le droit de chaque enfant à une scolarisation, des soins et un accompagnement réellement adapté à ses besoins !
Pour les postes, les places, les structures et les moyens nécessaires !
Pour les statuts, les salaires et les conditions de travail de tous les personnels !

Déplacement en car départ Péage de Louverné ou péage de La Gravelle. Détails (horaires, rendez-vous…) envoyés prochainement.

Inscription en ligne via le formulaire
ou par email :
fnecfpfo53@gmail.com, gdfosante53@gmail.com, gdfo53@orange.fr, fcpe53@gmail.com
Participation financière sur place ou paiement en ligne

Inclusion scolaire : le SNUDI-FO 53 s’oppose aux mensonges d’État

Inclusion scolaire : le SNUDI-FO 53 s’oppose aux mensonges d’État

Chers collègues,

Forts du constat que nous faisons chaque année, en formation, en RIS, en tournées d’écoles…, il est désormais patent que l’inclusion scolaire telle que présentée par l’institution relève de la malhonnêteté et du désengagement de l’État.

Au-delà des éléments de langage et du discours de façade sur l’inclusion, il s’agit de réduire les coûts de scolarisation. Un élève scolarisé dans des structures spécialisées coûte environ 7 fois plus cher à l’État qu’un élève scolarisé dans une classe ordinaire.

Cet argument budgétaire qui avance à bas bruit explique tous les dysfonctionnements auxquels sont confrontés enfants, parents et personnels.

Une journée nationale est prévue le 5 novembre prochain avec une grande manifestation à Paris. En Mayenne, FO Education, Santé, Médico-social, Territoriaux avec les parents d’élèves et la FCPE, appelle à la mobilisation générale pour que cesse cette situation honteuse dans les écoles, et pour le respect des besoins en soin et en compensation de nos élèves en situation de handicap.

L’appel départemental FO-FCPE pour monter à Paris le 5 novembre


Voici à disposition et à télécharger :

La FAQ du SNUDI-FO53 sur l’Inclusion Systématique

Le journal spécial inclusion scolaire du SNUDI-FO 53 (mars 2025)


Mutualisation des moyens avec la mise en place des PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés) …
et bientôt la généralisation des PAS (Pôle d’appui à la scolarité) ?


Derrière ces joyeux acronymes se cachent :

  • Le manque criant d’AESH, organisé par la volonté de les précariser en leur refusant un vrai statut et un vrai salaire. Les AESH ne veulent plus être traitées comme des pions ! (Selon la DGESCO, avant les congés d’automne, 48000 élèves notifiés sont sans AESH en France, et près de 200 élèves sont concernés en Mayenne – en savoir plus)
  • Une prise en charge des élèves par notifications mutualisées qui demande aux AESH d’accompagner jusqu’à parfois 5 élèves en même temps ! Ils sont regroupés dans la même classe pour obtenir la présence d’au moins une AESH. Imaginez la classe avec 5 élèves à besoins particuliers et un seul accompagnant !
  • Des notifications en dépit du bon sens. L’institution remet régulièrement en cause le nombre d’heures de notification. Pire, elle prétend les réexaminer pour les réduire bien évidemment. D’où la mise en place de l’arnaque des PAS (Ce serait l’Éducation Nationale qui déterminerait les besoins des élèves en situation de handicap en fonction de ses maigres moyens alors qu’actuellement c’est la MDA qui notifie en fonction des besoins.).

On ferme les établissements spécialisés pour faire des économies sur notre dos avec pour conséquence la réduction des compensations auxquelles a droit un enfant handicapé. On remet en cause le droit des enfants à une prise charge pluridisciplinaire (médicale, paramédicale, éducative, pédagogique et sociale dans un environnement adapté et protégé.)

Nous savons que les établissements du secteur médico-éducatif (IME) sont indispensables comme établissements d’enseignement. Ils assurent la scolarisation et la compensation du handicap par un accompagnement médical ou médico-social. Pourquoi les fermer dans ce cas ?

Malgré les entourloupes du gouvernement, tout le monde sait qu’aussi bien formés soient-ils, aucun enseignant, aucun AESH ne pourra remplacer un médecin, un psychologue ou un soignant spécialisé.

Donc en lieu et place de préparer la guerre ou de donner des cadeaux fiscaux aux plus riches, exigeons un cadre scolaire qui ne génère pas la souffrance subie aujourd’hui par élèves, enseignants et AESH. Exigeons la réouverture des établissements spécialisés avec les moyens nécessaires pour les faire fonctionner.

Devant la surdité criminelle des différents gouvernements, le SNUDI-FO 53 dénonce ce désengagement de l’État qui dégrade les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissages de tous les élèves.

Le SNUDI-FO 53 continuera son action syndicale en défense de l’enseignement spécialisé et adapté, et appelle tous les personnels des écoles, à participer aux RIS et aux stages organisés par le syndicat.

Le prochain stage « inclusion scolaire » est prévu le 19 novembre prochain à Laval (en savoir plus – inscription)

Le bureau départemental du SNUDI-FO 53

En grève le 13 octobre

En grève le 13 octobre

Déclaration d’intention avant samedi soir minuit

Appel FO


Appel intersyndical Education Mayenne FO, FSU, CGT, SUD avec la FCPE


Appel intersyndical Education national avec FO, FSU, UNSA, CGT, CFDT, SUD


Appel FO Fonction Publique


La mobilisation de la jeunesse ne faiblit pas, encore aujourd’hui partout en France et en Mayenne, les assemblées générales et les manifestations se poursuivent. Des milliers de lycéens et d’étudiants se mobilisent, rejoints par les personnels et les salariés avec leurs organisations syndicales.

Dans notre département, les lycéennes et lycéens se mobilisent depuis plusieurs jours et encore aujourd’hui, pour leurs revendications : davantage de moyens pour l’École publique, des classes moins chargées, des personnels en nombre suffisant, des postes d’enseignants, des moyens pour la vie scolaire, la santé et le social, l’abrogation de Parcoursup, l’amélioration de leurs conditions d’études.

Ils ont raison ! Et nous sommes chaque jour à leurs côtés pour les aider matériellement et sécuriser notamment la voie publique. Au lendemain de la puissante mobilisation du 6 octobre, les annonces du Premier ministre Lecornu n’apportent aucune réponse concrète aux revendications. Le gouvernement maintient son budget d’austérité, ses dizaines de milliards d’euros d’économies, ses suppressions de postes et Parcoursup.

Rien sur l’annulation des 1588 suppressions de postes d’enseignants prévues à la rentrée 2027.
Rien sur les créations de postes indispensables dans les écoles, les établissements et les services.
Rien sur l’augmentation des salaires.
Rien sur Parcoursup.
Le Premier ministre n’a pourtant qu’une seule chose à faire : satisfaire les revendications !

La Fédération FO de l’enseignement en Mayenne, appelle tous les personnels de l’Éducation nationale à se mettre massivement en grève mardi 13 octobre. La FNEC-FP FO 53 appelle les personnels à se réunir, à discuter des revendications dans les écoles, les établissements et les services, à décider la grève et à rejoindre les lycéennes et lycéens mobilisés.

La FNEC-FP FO 53 revendique :

  • le retrait du budget d’austérité Macron-Lecornu ;
  • l’abandon des 54 milliards d’euros d’économies ;
  • l’annulation des 1588 suppressions de postes d’enseignants ;
  • la création de tous les postes nécessaires dans les écoles, les établissements et les services ;
  • l’abrogation de Parcoursup et de la réforme Blanquer du lycée ;
  • l’augmentation immédiate des salaires ;
  • l’arrêt de la répression : pas touche à nos élèves !

La FNEC-FP FO 53 a proposé l’action commune aux autres syndicats du département et aux parents d’élèves.

Mardi 13 octobre : tous en grève !

Pour les professeurs des écoles, pensez à envoyer vos déclarations d’intention avant samedi soir minuit. N’attendez pas : envoyez votre déclaration d’intention dès maintenant et pour toute la semaine prochaine.

La FNEC-FP FO 53 appelle tous les personnels à rejoindre massivement la mobilisation.

A Laval le 8/10/26

FNEC-FP FO 53, syndicats FO de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle
6 rue Souchu Servinière, 53000 Laval
06 52 32 30 45 – @ : 53@fo-fnecfp.fr

Rendez vous de carrière PPCR : quelles sont mes obligations ?

Rendez vous de carrière PPCR : quelles sont mes obligations ?

En amont ou lors des rendez-vous de carrière, certains IEN de circonscription ont, manifestement des exigences de plus en plus démesurées en matière de documents à fournir par les enseignants. Mais qu’est-ce qui est réellement obligatoire ? Textes à l’appui, le SNUDI-FO 53 fait le point sur la réglementation en vigueur à ce jour.

  1. Les affichages obligatoires dans la classe :

les consignes de sécurité incendie (article R4227-37 du Code du travail) ;

les symboles de la République : drapeaux français et européen, la devise, les paroles de l’hymne national (Article L111-1-2 du Code de l’Éducation et Loi 2019-791 du 26 juillet 2019, art. 3 ) ;

l’emploi du temps de la classe (arrêté de 1887 toujours en vigueur !)

L’affichage des progressions et programmations n’est plus obligatoire depuis la publication des programmes 2008 (Cela était prescrit auparavant dans le préambule des programmes de 2002).

  1. Les documents obligatoires :

Le registre d’appel, qui permet de contrôler l’assiduité des élèves, en conformité avec l’obligation d’instruction de trois ans à seize ans (article L131-1 du Code de l’éducation, modifié par la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019), 

Le carnet de suivi des apprentissages en maternelle et une synthèse des acquis scolaire en fin de GS :

« A l’école maternelle, un carnet de suivi des apprentissages permet de rendre compte des progrès de l’élève. Il est régulièrement renseigné par l’enseignant de la classe, selon une fréquence adaptée à l’âge de l’élève. Ce document suit l’élève en cas de changement d’école au cours de sa scolarité en cycle . » (article D321-10 du Code de l’éducation)

La synthèse des acquis scolaires, définie dans l’arrêté du 31-12-2015, paru au BO n°3 du 21 janvier 2016, « mentionne pour chacun ce qu’il sait faire, ses points forts et, le cas échéant, les besoins à prendre en compte pour l’aider au mieux dans la suite de son parcours scolaire. »

Le livret scolaire en élémentaire : 

« Le livret scolaire permet de rendre compte de l’évolution des acquis scolaires de l’élève. Un livret scolaire est établi pour chaque élève scolarisé dans une école élémentaire [..] » (article D311-6 du Code de l’éducation)

Les éléments constitutifs du livret scolaire sont définis par les articles D.311-6 à D.311-9 du code de l’éducation et par l’arrêté du 31 décembre 2015. Il comporte des bilans périodiques de l’évolution des acquis scolaires, des bilans de fin de cycle et des attestations (liste définie par l’arrêté du 31-12-2015).

L’utilisation du Livret Scolaire Unique (LSU) n’est pas obligatoire. Une note de la DGESCO de 2016 précise : « Les bilans périodiques peuvent être renseignés directement dans l’application nationale Livret Scolaire Unique (LSU) ou bien dans toute autre application, si vous en utilisez déjà une à cette fin. (…) Si vous avez retenu la solution d’une autre application, vous pourrez à partir de celle-ci transférer les éléments constitutifs des bilans périodiques dans l’application 

L’obligation du cahier journal (ou journal de classe) a été supprimée par arrêté du 14 octobre 1881 et jamais rétabli depuis par aucun texte !

En dehors de ces affichages et de ces documents, rien d’autre n’est obligatoire selon la réglementation.

Cependant, l’institution des rendez-vous de carrière dans le cadre de PPCR (Parcours Professionnels, Carrière et Rémunération) en mai 2017 donne lieu à un compte-rendu réalisé par l’IEN à partir d’une grille d’items et du référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat (arrêté du 1er juillet 2013 – BO n° 30 du 25-07-2013). L’IEN peut donc vous demander de produire des documents, en fonction de ces items, notamment les progressions, les programmations, le cahier journal, les fiches de préparation, les CR de réunions, les PPRE, les PAI, les supports des élèves.

Mais aucun texte n’impose ces outils, encore moins leur forme ou leur contenu si vous en utilisez.

Le rendez-vous de carrière lui-même peut être préparé, mais ce n’est pas non plus une obligation. Un document de référence a été rédigé en ce sens. Celui-ci précise dans son introduction : « Le document de référence de l’entretien a pour objectif de servir de conducteur pour le ou les entretiens professionnels. S’il le souhaite, l’agent a la possibilité de le renseigner. »  

Après la déferlante du 6 octobre, C’est maintenant qu’il faut y aller ! C’est maintenant qu’on peut gagner !

Après la déferlante du 6 octobre, C’est maintenant qu’il faut y aller ! C’est maintenant qu’on peut gagner !

Un raz-de-marée ! Le 8 octobre, nous serons avec les lycéens et les étudiants !

Mardi 6 octobre, des centaines de milliers de lycéennes et de lycéens, rejoints par des étudiantes et étudiants, des parents d’élèves, des syndicalistes de nombreux secteurs professionnels et des salariés du public et du privé ont manifesté partout en France ! La FNEC-FP FO, ses syndicats, ses militantes et militants y étaient !

En France, près de 2000 lycées, ainsi que de nombreuses universités, étaient complètement bloqués.

À Laval, plus de 1500 personnes ont manifesté : lycéens, étudiants, parents d’élèves, salariés, paysans et retraités. Le SNUDI-FO 53 était présent avec sa fédération et son Union départementale FO, aux côtés des PE, des AESH et de la jeunesse. Depuis une semaine, nos militants sont chaque jour sur le terrain, tôt le matin.

Bravo à la jeunesse et aux collègues mobilisés ! Ce bel élan de solidarité renforce le rapport de force. Le gouvernement est clairement aux abois !

Les lycéens et lycéennes ont réaffirmé leurs revendications, notamment :

  • La baisse des effectifs par classe !
  • Le remplacement des professeurs absents !
  • La rénovation des établissements et leur protection face aux vagues de canicule !
  • L’abandon de Parcoursup !

Ces revendications sont aussi les nôtres !

Face à cette mobilisation historique, la FNEC-FP FO dénonce, au niveau national, une répression d’une brutalité insupportable et inacceptable. En Mayenne, la journée du mardi 6 octobre s’est très bien déroulé malgré l’interdiction de la prèfète de rassemblements aux abords des lycées.

Après les interventions brutales et démesurées de la police le lundi 5 octobre, peut être que les interventions directes de FO auprès de la préfète par téléphone et par courrier, ou encore notre recours au TA ont porté leurs fruits.

Mardi soir, dans un cafouillage incompréhensible, le Premier ministre a annoncé la suspension des cours, puis la banalisation d’une demi-journée dans les lycées pour un « temps de démocratie interne »… Mais il maintient son budget d’austérité de 54 milliards d’euros avec ses 1588 suppressions de postes d’enseignants, il maintient Parcoursup ! De qui se moque-t-il ?

Le syndicat de chefs d’établissement ID-FO dénonce lui aussi cette annonce. Sa secrétaire, Agnès Andersen, rappelle l’épuisement des collègues, leur exposition et les graves violences subies ces derniers jours. Quand les équipes de direction pourraient-elles préparer cette consultation ? Comment organiser dans l’urgence la réunion de l’ensemble des délégués dans des lycées qui comptent autant d’élèves ?

ID-FO juge cette demande « hors sol », insuffisante face à la crise et irrespectueuse de la profession. Pour ID-FO, « le gouvernement est en train de pousser tout le monde à bout ».

Les revendications sont connues ! C’est au Premier ministre d’y répondre, pas aux personnels d’organiser dans l’urgence une consultation supplémentaire. Du lycéen au chef d’établissement, les exigences de moyens et de respect se rejoignent. Le gouvernement doit répondre maintenant !

Le 8 octobre, nous serons avec les lycéens et les étudiants !

La FNEC-FP FO a pris connaissance de l’appel de l’Union syndicale lycéenne et de l’Union étudiante à une nouvelle journée de mobilisation jeudi 8 octobre. Le SNUDI-FO 53 s’inscrit pleinement dans cet appel : nous en serons !

Avec sa fédération, il appelle les personnels, les professeurs des écoles et les AESH à se réunir, et à discuter dès aujourd’hui et à décider la grève pour gagner sur l’ensemble de nos revendications. Le SNUDI-FO 53 propose une réunion départementale en visio demain, jeudi 8 octobre à 18h pour faire le point sur la situation.

Abandon du plan Lecornu et de son budget d’austérité ! Arrêt des suppressions de postes ! Création des postes nécessaires et augmentation des salaires !

Avec la jeunesse, convergeons ! En grève le 6 octobre

Avec la jeunesse, convergeons ! En grève le 6 octobre

Le communiqué de la FNEC-FP FO 53

Compte rendu entrevue Recteur vendredi 2 octobre

Le communiqué intersyndical Education 53 (FO, FSU, CGT, SUD) avec la FCPE 53

Le communiqué intersyndical Education nationale (FO, FSU, UNSA, CGT, SUD)

L’appel du syndicat FO des IEN

Le courrier UD-FO et FNEC-FP FO 53 à la préfète (respect du droit de mobilisation et conditions d’intervention des forces de l’ordre)

Les déclarations d’intention pour les PE en classe doivent être envoyées samedi soir minuit au plus tard.
Modèle de courriel

Depuis plusieurs jours, les lycéennes et lycéens se mobilisent partout dans le pays. En Mayenne aussi, plusieurs établissements sont concernés par des blocages et des mobilisations.

Ils expriment des revendications légitimes : des classes moins chargées, des enseignants remplacés, davantage de personnels, des établissements dans lesquels il est possible d’étudier dans de bonnes conditions, l’abandon de Parcoursup et la fin des politiques d’austérité qui frappent l’École publique. Leurs revendications sont aussi les nôtres !

Depuis le début du mouvement en Mayenne, la FNEC-FP FO 53 est présente aux côtés des lycéennes et lycéens mobilisés. Nos militants, professeurs, AESH et personnels de l’Éducation nationale, se rendent devant les établissements, les soutiennent et les aident matériellement à s’organiser afin qu’ils puissent faire entendre librement leurs revendications.

Les jeunes ont compris que, pour obtenir satisfaction, il fallait s’organiser, se réunir et décider eux-mêmes des modalités de leur mobilisation. Ils doivent pouvoir le faire librement et en toute sécurité.

Or, face à leurs revendications, la réponse du gouvernement est aujourd’hui celle de la répression.

En Mayenne, des militants de FO ont été directement témoins d’interventions disproportionnées des forces de l’ordre aux abords d’établissements scolaires, avec notamment l’utilisation de gaz lacrymogènes et de LBD à proximité de jeunes, dont certains mineurs. Cela doit cesser !

La FNEC-FP FO 53 condamne toute violence contre les personnels, les personnes ou les bâtiments. Mais rien ne peut justifier que des lycéennes et lycéens mobilisés pour leurs revendications soient intimidés, violentés ou réprimés.

Dans le même temps, le gouvernement veut imposer un budget 2027 prévoyant 54 milliards d’euros d’économies, qui aggraverait encore la situation des services publics, de l’École publique, des personnels et de la jeunesse. Dans l’Éducation nationale, nous connaissons déjà les conséquences de ces politiques : suppressions de postes, classes surchargées, manque de remplaçants, insuffisance des personnels de santé et sociaux, dégradation des conditions de travail et d’étude, inclusion scolaire systématique et sans moyens, AESH maltraités et sous-payés…

La jeunesse refuse l’austérité. Les personnels aussi !

La FNEC-FP FO 53 appelle donc les personnels à se tenir, dès maintenant et dans les jours qui viennent, aux côtés des lycéennes et lycéens mobilisés devant les établissements, pour soutenir leurs revendications et défendre leur droit à se mobiliser.

Alors que les organisations lycéennes et étudiantes appellent à une grande journée de mobilisation mardi 6 octobre, la FNEC-FP FO 53 appelle les personnels à être massivement en grève et dans les manifestations aux côtés de la jeunesse.

  • Respect du droit des lycéennes et lycéens à se réunir, s’organiser et manifester !
  • Création de tous les postes nécessaires dans l’Éducation nationale et à l’Université !
  • Des enseignants remplacés et des classes moins chargées !
  • Abrogation de Parcoursup !
  • Abandon du budget 2027 et des 54 milliards d’euros d’économies !
  • Arrêt des politiques d’austérité contre l’École publique et les services publics !

FNEC-FP FO 53, syndicats FO de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle
6 rue Souchu Servinière, 53000 Laval – 06 52 32 30 45 – @ : 53@fo-fnecfp.fr

VSS : la FNEC FP-FO alerte sur le projet de questionnaire

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Le ministère de l’Education Nationale a annoncé que la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) faites aux enfants était l’une de ses priorités, un objectif que nous partageons pleinement. Cette décision vient conforter la mission de protection de l’enfance déjà confiée aux personnels AS et infirmières, les 1eres étant tout particulièrement formées en matière d’accompagnement des victimes.

Dans ce cadre, il a présenté récemment aux organisations syndicales un projet de questionnaires à destination de chaque élève de la grande section à la terminale. Aux questions fermées sur le ressenti de l’élève dans différents lieux, puis sur l’effectivité d’éventuelles violences, s’ensuivra un entretien systématique par un professionnel santé-psycho-social (personnels infirmiers, assistants sociaux, psyEN, médecins) avec les élèves ayant répondu positivement et ayant accepté de noter leur identité.

Selon nos estimations, il y a près de 428 000 classes pour seulement 18 000 professionnels de santé scolaire, ce qui représente une moyenne de 23 classes par personnel. En se basant sur la statistique de 3 élèves victimes par classe, on arriverait à une moyenne de 69 signalements par professionnel.

Plusieurs problèmes se posent :

  • Comment est-il possible d’organiser la passation d’un questionnaire auprès de 420 000 classes et d’en assurer les suites de façon satisfaisante ?
  • Les directions d’école et chefs d’établissements du second degré auront la responsabilité de l’organisation du dispositif et des conditions de passation, dans un calendrier serré (passage entre Toussaint et Noël sauf exception)
  • Entre l’information des parents, la prise en compte des éventuels refus, la recherche des enseignants volontaires, la coordination des emplois du temps des personnels constituant le binôme (un enseignant volontaire et un personnel infirmier, AS, médecin ou Psy En), le respect de l’obligation de confidentialité de la passation du questionnaire, l’organisation de la prise en charge des enfants dispensés de passation, l’organisation du dépouillement, et bien d’autres tâches exigées dans le guide ministériel de passation, la charge de travail serait incommensurable. Comment les personnels peuvent-ils assurer une nouvelle mission engageant leur responsabilité auprès de la Justice sans moyen supplémentaires alors qu’ils sont déjà submergés ?

Quant aux enseignants, ils devront se positionner sur leur souhait d’y participer, s’en justifier, et assumer, le cas échéant, une responsabilité ne correspondant pas à leur cœur de métier. La formation par Magister de 3h ne pourra pas, même si localement elle peut être complétée, être comparable à celle des professionnels dûment qualifiés dans le domaine de la protection de l’enfance et de la relation d‘aide. Ne risquent-ils pas de subir une pression pour se porter volontaire ?

Concernant les personnels infirmiers, assistants sociaux, psyEN, médecin, englobés dans une entité qui seraient interchangeable, niant leur spécificité et leurs compétences propres, ils pourraient être amenés à adopter des pratiques contraires à leur déontologie et leur éthique. De plus, comment seraient-ils en mesure de répondre aux exigences du guide de passation qui rappelle à plusieurs reprises la possibilité donnée aux élèves de solliciter à tout moment un entretien avec un personnel de santé psycho-social indépendamment de la période de passation du questionnaire, en particulier dans le 1er degré ? Ces personnels sont déjà submergés par l’ampleur des sollicitations. Comment pourraient-ils continuer d’assurer, en parallèle, leurs autres missions prioritaires (détresse psychique, conduites à risque, fugues, grossesses non désirées, soins d’urgences …) ?

Que dire des conséquences et de l’effet contre-productif pour les élèves d’un tel dispositif

  • Aux élèves de saisir l’unique occasion annuelle de faire des confidences via un questionnaire et d’en porter la responsabilité ou a contrario de porter la responsabilité de ne pas saisir cette « opportunité »
  • A eux de gérer les éventuelles révélations vis-à-vis de leurs camarades susceptibles de voir leurs réponses
  • A eux d’assumer une mise à l’écart en cas de dispense (parce que leurs parents ont refusé ou parce que les faits ont déjà fait l’objet d’une procédure)
  • A eux de vivre les conséquences de révélations susceptibles de ne susciter aucune suite judiciaire faute de moyens ou dans des délais très longs
  • A eux de faire avec les injonctions contradictoires (droit au silence et encouragement à libérer la parole, confidentialité annoncée et passation en classe entière, …)

Au nom d’une préoccupation prioritaire que nous partageons pleinement, devrions-nous pour autant accepter ce dispositif problématique pour tous les protagonistes ? Le Ministre affirme “Au travers du dispositif de repérage annuel généralisé, le ministère de l’Éducation nationale renforce l’écoute de la parole des élèves.”. Un questionnaire ne permet pas la libération de la parole. Renforcer l’écoute d’un élève c’est d’abord favoriser sa prise de contact avec un personnel qualifié facilement accessible quand il en ressentira le besoin ou, lorsque des signaux d’alerte sont repérés, lui permettre d’avoir un entretien personnalisé avec un professionnel formé à l’écoute empathique et spécialiste de la protection de l’enfance.

La protection des enfants ne se délègue pas, elle ne se brade pas au nom des économies budgétaires

Stop à la désignation de référents en tous genre (harcèlement, VSS, décrochage scolaire, en santé mentale…) en lieu et place des personnels qualifiés. La justesse d’une cause ne peut justifier la remise en question des spécificités professionnelles, ni justifier la mise en place d’un dispositif insécure voire risqué pour les victimes elles-mêmes.

Pour la FNEC FP-FO, c’est parce que la lutte contre toutes les violences doit constituer une priorité d’action qu’elle doit se traduire par la création massive de postes pour assurer la présence des personnels compétents tant le 1er degré que dans le second et pour leur donner les moyens matériels d’exercer leurs missions (frais de déplacement, formation, outils pédagogiques…).

Pour toutes ces raisons, la FNEC FP-FO votera “contre” au conseil supérieur de l’Education et revendique :

  • Abandon du questionnaire
  • Un véritable dépistage des VSS via des entretiens avec des personnels qualifiés
  • Le recrutement massif de personnels assistants sociaux, infirmiers, médecins, psyEN
  • Le retrait du projet de Budget 2027 et de ses 54 milliards de coupe

29 septembre et après ?

29 septembre et après ?

1400 personnes ont manifesté dans les rues de Laval, en Mayenne, mardi 29 septembre, pour refuser l’austérité, défendre les services publics et exiger l’augmentation des salaires.

1400 manifestants pour dire non à l’austérité.
1400 manifestants pour refuser de payer toujours plus cher simplement pour aller travailler.
1400 manifestants pour s’opposer à la casse de la Fonction publique et des services publics.
Et une exigence qui s’impose : l’augmentation des salaires !

Lire le compte rendu de l’audience avec la préfète


FO était fortement représentée dans la manifestation, avec un important cortège. Dans l’Éducation nationale, de nombreux professeurs et AESH ont répondu présents derrière la banderole du SNUDI-FO 53. Le SNUDI-FO 53 salue la mobilisation des collègues et leur implication dans cette journée de grève.

Pour FO, la question des salaires reste centrale. Depuis l’an 2000, les fonctionnaires ont subi une perte considérable de pouvoir d’achat liée notamment au décrochage de la valeur du point d’indice par rapport à l’inflation.

Alors que le prix des carburants pèse de plus en plus lourdement sur les salariés contraints de prendre leur véhicule pour aller travailler, FO revendique également le plafonnement du prix du litre de carburant à 1,50 €.

Cette mobilisation montre une nouvelle fois le refus des salariés de voir leurs conditions de vie et de travail se dégrader pendant que les services publics manquent toujours de personnels et de moyens.

Dans l’Éducation nationale, les besoins sont immenses : postes d’enseignants, remplaçants, AESH, RASED, PsyEN, personnels administratifs et médico-sociaux.

Le SNUDI-FO 53 continue inlassablement de porter les revendications des personnels et agit pour :

L’augmentation des salaires !
L’augmentation de la valeur du point d’indice !
L’augmentation des indemnités de déplacement !
Des postes et des moyens pour les services publics !
Plafonnement du prix du carburant à 1,50 € !
Non à l’austérité budgétaire !

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