Les registres santé et sécurité au travail (RSST)

Les registres santé et sécurité au travail (RSST)

Le document à télécharger en pdf pour affichage en salle des maîtres

Promesses et bienveillance ne sauraient se substituer aux obligations de l’employeur et aux statuts des personnels !

Pour rappel :
« L’employeur est tenu par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés (article L. 4121-1 du Code du travail). L’employeur ne doit pas seulement diminuer le risque, mais l’empêcher. »

 Le Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) fait partie des registres obligatoires qui doivent être tenus à la disposition des personnels. En cette rentrée 2026, et conséquences du piratage informatique, le RSST numérique n’est plus disponible. FO se félicite donc d’avoir obtenu dès 2024 la possibilité de continuer à utiliser le RSST sur tous les supports, ce qui rend aujourd’hui l’envoi par email de sa fiche RSST possible !

Le Registre Santé et Sécurité au Travail est destiné à signaler toutes les observations et/ou suggestions relatives à des dysfonctionnements et vise à l’amélioration de l’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail dans la collectivité concernée. Depuis septembre 2024, une version dématérialisée est mise en place. FO a demandé et obtenu la possibilité de continuer à utiliser les RSST des différents supports. (F3SCT de juin 2024)

L’existence du Registre Santé et Sécurité au Travail doit être portée à la connaissance des agents et des usagers par tous moyens (notamment par voie d’affichage). Chaque agent a la possibilité d’inscrire sur ce registre toutes les observations et toutes les suggestions qu’il juge opportun de formuler dans le domaine de la prévention des risques professionnels et l’amélioration des conditions de travail (les siens mais aussi ceux de ses collègues). En Mayenne, seuls les représentants FO à la F3SCT s’en saisissent également, les complètent pour faire des signalement ou appuyer les demandes des collègues.

Chaque fiche de signalement doit être visée par le supérieur hiérarchique qui doit trouver une solution au problème signalé. Le visa du directeur n’est absolument pas obligatoire ! Dans le 1er degré le supérieur hiérarchique est (encore) l’IEN. Que la réponse apportée sur la fiche RSST par votre IEN apporte ou non une solution, vos représentants FO à la F3SCT interviennent directement sans attendre la réunion de la F3SCT ou d’un GT, et sont les seuls à le faire.

 Le SNUDI-FO 53 invite donc les enseignants et les AESH à se saisir des registres !

Sur le RSST dématérialisé, il est IMPERATIF d’indiquer « suivi par nos représentants FO ». En effet, TOUS les représentants à la F3SCT auront accès à votre fiche RSST. Les organisations syndicales n’ayant pas la même conception de leur rôle au sein de la F3SCT, la défense de telle ou telle situation par différentes organisations syndicales peut parfois être contre-productive. Parfois des collègues ne veulent tout simplement pas que leur situation soit exposée et suivie par tous les syndicats.

A votre IEN par courriel depuis une adresse ac-nantes.fr avec copie visible au SNUDI-FO 53 (contact@snudifo-53.fr) si vous utilisez la version papier ou « numérique »

Directement via la plateforme en ligne 

Via ARENA : https://sconet.ac-nantes.fr/arena

Conditions de travail

  • Risques psycho-sociaux (RPS) : inclusion scolaire, pressions hiérarchiques, harcèlement, mal-être au travail, surcharge de travail…
  • Éclairage naturel insuffisant ou excessif, éclairage artificiel insuffisant ou éblouissant, scintillement, équipement insuffisant ou inadéquat…
  • Bruit : humain, matériel (imprimantes, photocopieuse…) bruit extérieur, travaux…
  • Températures :  chauffage, aération ou climatisation : insuffisant ou excessif, sécheresse…
  • Espace de travail : espace, encombrement, manque de fonctionnalité, obligation de déplacements…
  • Charges et postures : port répété de charges lourdes, postures et gestes provoquant des douleurs…
  • Travail sur écran : ergonomie, gêne visuelle …
  • Information sur dispositions à prendre en cas d’accident, premiers secours, évacuation, présence de produits dangereux…

Aspect immobilier

Accès au poste de travail, circulation intérieure, escaliers, état général du bâtiment, déplacements des PMR…

Propreté et hygiène

Ménage, sanitaires (nombre et état), salubrité générale, fuites d’eau, étanchéité…

Sécurité

Disjonctions fréquentes, odeurs de gaz (ou autre), risque d’électrocution, état des prises de courant, fils dénudés, fils électriques « volants » ou à terre, absence de terre, travaux…

Risques d’accidents ou de maladies

Sols glissants, produits ou matériels dangereux, risques de brûlures, d’inhalations, présence d’amiante (ou suspicion) (lire notre document spécial AMIANTE), matériaux allergisants…

De la même manière, si jamais vous avez un accident sur la route ou à l’école, ou encore si vous tombez à l’école y compris en dehors des heures de classe, n’hésitez pas à remplir le RSST pour le signaler.


N’oubliez pas ensuite de faire les démarches pour que cela soit reconnu comme un accident imputable au service. Contactez le SNUDI-FO 53 pour être accompagné dans ces démarches et AVANT de compléter le RSST. Pour toute situation difficile liée à vos conditions de travail, contactez le SNUDI-FO 53 AVANT de remplir ce registre. Nous vous accompagnerons dans toutes vos démarches !

Les outils utiles sur notre site internet, à compléter avec le syndicat :
– Fiche RSST vierge (registre santé et sécurité au travail) et RSST dématérialisé en ligne
– Fiche du RDGI (registre danger grave et imminent)

Il est distribué par nos correspondants dans vos écoles ; qu’on se le dise !

 

Manque d’AESH : enquête Flash

Manque d’AESH : enquête Flash

En cette rentrée 2026, plusieurs écoles nous font remonter des manques, parfois très importants, d’heures d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap. AESH partagés entre plusieurs élèves, plusieurs classes ou plusieurs établissements, accompagnements insuffisants, absences non remplacées : les conséquences sont lourdes sur la scolarité des élèves, l’organisation des écoles et les conditions de travail des enseignants comme des AESH.

Un élève comptabilisé comme « accompagné » ne bénéficie pas nécessairement de l’accompagnement dont il a besoin !

Merci de nous faire remonter les moyens dont dispose votre école et les besoins non couverts : élèves sans AESH, heures d’accompagnement insuffisantes, diminution des temps de présence, difficultés liées à la mutualisation… Il est essentiel d’agir dès maintenant pour obtenir les recrutements et les affectations nécessaires.

Le SNUDI-FO 53 met à votre disposition une enquête FLASH pour établir un état des lieux départemental et intervenir directement auprès du directeur académique.

Merci pour votre implication et pour le relais de cette enquête auprès des collègues, enseignants et AESH.

Au CSA du 22 juin 2026, FO a interpellé le directeur académique sur la diminution des temps d’accompagnement mutualisé. Le DASEN assure qu’il y a une moyenne de 8 heures hebdomadaire dans le premier degré et de 5 heures dans le second degré, les moyens consacrés aux notifications mutualisées étant attribués selon ce qu’il reste de l’enveloppe disponible ! FO avait alors rappelé que cela ne correspondait absolument pas à la réalité du terrain et que les besoins du département n’étaient pas couverts.

Au CSA du 2 septembre 2026, en réponse à une question FO, le directeur académique affirme qu’aucun élève n’est sans accompagnement. Dans le même échange, le DASEN reconnait que les accompagnements mutualisés sont désormais compris entre 3 et 6 heures !

FO a dénoncé cette présentation : comptabiliser un élève comme « accompagné » ne dit rien du temps réellement assuré ni de la réponse à ses besoins. Un même AESH peut suivre plusieurs élèves, parfois plus de dix, répartis dans différents établissements.

Et dans les écoles ? Notre enquête doit permettre de mesurer précisément cette réalité, au-delà des chiffres affichés par l’administration.

Avec les PIAL et désormais les PAS, la mutualisation organise le partage de moyens insuffisants. Les personnels doivent composer avec une enveloppe contrainte, au prix d’une réduction de l’accompagnement et d’une dégradation de leurs conditions de travail.

La précarité imposée aux AESH, les rémunérations insuffisantes et les affectations éclatées rendent également les recrutements plus difficiles. Les élèves et les personnels n’ont pas à payer les conséquences de ces choix !

Le SNUDI-FO 53 revendique le recrutement des AESH nécessaires, le remplacement des absences, un accompagnement à hauteur des besoins des élèves, l’abandon des PIAL, des PAS et de la politique de mutualisation des moyens. FO revendique un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH et un temps complet sur la base de 24 heures d’accompagnement.


Dans notre département, près de 2000 élèves sont notifiés pour un accompagnement AESH (public et privé confondu). Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’en juillet 2022, 155 élèves étaient sans accompagnant en Mayenne et depuis la situation ne s’est pas améliorée. En moyenne, dans notre département, il y a 1 AESH pour au moins 4 élèves notifiés. Notons que les absences non-remplacées des AESH correspondent à environ 40 ETP sur 1 an (Il faudrait donc recruter au moins 70 AESH rien que pour assurer leur remplacement !)

La vérité sur les prix?: avec les PIAL* et la mutualisation à outrance, des AESH se retrouvent à accompagner 1, 2, 3, 4 voire plus de 10 élèves en situation de handicap ! Parfois sur des établissements différents, et des types d’établissements différents (collège, école, lycée).

*Pôle inclusif d’accompagnement localisé

Le SNUDI-FO 53 rappelle que même si les moyens étaient respectés et que les enveloppes allouées pour le recrutement d’AESH dans notre département étaient à la hauteur, il n’y aurait pas assez de postulants !  Effectivement, au regard des conditions de précarité dans lesquelles sont placés ces personnels, c’est compréhensible. La mutualisation des moyens, c’est en fait, moins de temps d’accompagnement pour les élèves. Les PIAL permettent désormais de réduire drastiquement la prise en charge des élèves en situation de handicap ; et pour cause : il n’est plus question de partir des besoins des élèves mais de partir d’un nombre d’heures globalisées attribuées au PIAL ! Résultats : des centaines d’enfants se voient aujourd’hui privés de l’accompagnement dont ils ont besoin.

 

A partir du 29 septembre : fermons les écoles !

A partir du 29 septembre : fermons les écoles !

Assemblée générale des personnels de l’Education à 9h30 auditorium de Laval (Salle polyvalente)
Manifestation 11h00

Appel départemental intersyndical Fonction Publique

Préavis de grève départemental

Faites remonter l’état de mobilisation dans vos écoles et voir les écoles en grève

Envoyer sa déclaration d’intention (samedi 26/09 minuit dernier délai)
Envoyez diretement votre déclaration individuelle par email à la circonscription.
Déclarez votre intention pour tout le reste de la période 1
 

SMA

Le gazole approche les 2,50 euros le litre ! Jusqu’où cela va-t-il monter ? Les courses, l’énergie, les assurances, les factures… tout augmente.

En août, les prix ont encore augmenté de 2,4 % sur un an. L’énergie augmente de 16,7 %, les produits pétroliers de 28,7 % et le gazole de 36,4 % ! (Source : Insee)

Et nos salaires ?

La valeur du point d’indice toujours gelé en 2027 ? C’est ce que vient d’annoncer Lecornu !

Depuis 2000, la valeur du point d’indice n’a augmenté que d’environ 16 %, très, très loin de l’augmentation des prix sur la même période et des inflations successives.

Année après année, le traitement (salaire) des fonctionnaires décroche, mettant de plus en plus de collègues en difficulté, et même parfois dans la précarité.

Chaque nouveau gel du point d’indice aggrave encore la situation. Et le gouvernement vient d’annoncer un nouveau gel pour 2027 !

Avec l’explosion actuelle du prix des carburants et de l’énergie, la situation devient intenable et insupportable pour de nombreux collègues.

Un PE, une AESH doit pouvoir vivre de son salaire, se loger, se chauffer, remplir son frigo et ne pas devoir payer pour aller travailler !

BATTONS NOUS POUR, MOBILISONS NOUS : NOS SALAIRES DOIVENT AUGMENTER MAINTENANT !

Le SNUDI-FO 53 revendique :

  • l’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice ; 
  • son indexation immédiate sur l’inflation ; 
  • le rattrapage des pertes accumulées depuis 2000 ; 
  • la revalorisation immédiate des grilles indiciaires ; 
  • un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH ! 

Pas question de continuer à travailler toujours plus pour gagner toujours moins !
Dès le 29 septembre, et après si nécessaire : TOUS EN GRÈVE POUR NOS SALAIRES !

Le SNUDI-FO 53 a retracé l’évolution du point d’indice depuis 2000 : vertigineux ! 
2000 : +0,5 %
2001 : +0,5 % puis +0,7 %
2002 : +0,6 % puis +0,7 %
2003 : gel
2004 : +0,5 %
2005 : +0,5 %, +0,5 % puis +0,8 %
2006 : +0,5 %
2007 : +0,8 %
2008 : +0,5 % puis +0,3 %
2009 : +0,5 % puis +0,3 %
2010 : +0,5 % puis gel
2011 : gel
2012 : gel
2013 : gel
2014 : gel
2015 : gel
2016 : +0,6 %
2017 : +0,6 %
2018 : gel
2019 : gel
2020 : gel
2021 : gel
2022 : +3,5 %
2023 : +1,5 %
2024 : gel
2025 : gel
2026 : gel
2027 : nouveau gel annoncé !

Circulaire 11 novembre : motion du conseil syndical

Circulaire 11 novembre : motion du conseil syndical

La motion à télécharger

Dans une circulaire parue le 2 juillet, le ministre Geffray annonce l’instauration à la rentrée 2026 d’une cérémonie commémorative annuelle d’hommage à tous les « morts pour la France » dans chaque école élémentaire, collège et lycée, publics ou privés sous contrat » qui se tiendra « au choix de l’établissement, dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre.

La circulaire indique que « l’École a pour mission de permettre aux élèves de devenir des citoyens conscients de partager une destinée commune ». Puis elle précise que cette cérémonie « participe de la cohésion nationale, dans un environnement international marqué par des formes renouvelées de conflictualité ».

Une « destinée commune » ? Dans la guerre ?

De plus, cette circulaire s’inscrit parfaitement dans le contexte de discours présidentiels expliquant qu’il fallait être prêts à « accepter le risque de perdre ses enfants et de souffrir économiquement » …

Elle s’ajoute à la multiplication de mesures de militarisation de l’école à l’instar du guide pour « acculturer les jeunes à la défense », les « classes défense », les « rallyes citoyens », les partenariats qui se multiplient entre l’école et l’armée.  

Enfin, le guide « organiser une cérémonie commémorative » encourage des partenariats avec l’armée, la sécurité civile, la gendarmerie… ou encore incite les écoles à investir dans des monuments aux morts.

Le conseil syndical du SNUDI-FO 53, réuni le 16 septembre à Laval, refuse de partager une prétendue « destinée commune » avec les fauteurs de guerre et les marchands de canons (dont les profits ont par ailleurs explosé…).

Le conseil syndical du SNUDI-FO 53 refuse de participer à cet embrigadement de la jeunesse et exige le retrait de la circulaire « 11 novembre ».

Les PE veulent instruire et enseigner à leurs élèves. 

Les PE et AESH du département de la Mayenne veulent des moyens pour l’école, pas pour la guerre. Ce ne sont pas nos missions, ce n’est pas cela l’instruction, ce n’est pas l’Ecole Publique.

Le conseil syndical du SNUDI-FO 53 appelle les personnels à discuter de cette nouvelle circulaire et à prendre position collectivement pour son retrait. Le conseil syndical du SNUDI-FO 53 mandate le bureau départemental pour organiser la mise en échec de la mise en œuvre de cette circulaire et le soutien aux collègues qui refuseront de participer à la mise en place de cette cérémonie et à l’embrigadement de la jeunesse.

De l’argent pour l’école Publique, pas pour la guerre !

Adopté à l’unanimité des 24 PE et AESH présents

Sécu – Améli – PSC et Statut : le puzzle LECORNU se met en place !

Sécu – Améli – PSC et Statut : le puzzle LECORNU se met en place !

Depuis quelques mois, les agents de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de Jeunesse et Sports sont confrontés à des bouleversements qui concernent leur protection sociale.

  1. Ils sont invités à créer leur « espace AMELI » site dédié de l’Assurance maladie de la Sécurité Sociale.
  2. La Protection Sociale Complémentaire devient obligatoire et confiée, après un appel d’offre, au prestataire MGEN-CNP Assurances, pour une durée de 6 ans. La prévoyance est découplée de la santé, les pensionnés (retraités) sont exclus, les prestations sont optionnelles. La FNEC FP-FO s’est toujours opposée à cette ouverture au marché et à la concurrence.

Et puis dernièrement, le gouvernement annonce son intention à très court terme (1er janvier 2028) de retirer la délégation de gestion l’Assurance maladie obligatoire à la MGEN.

Aujourd’hui, quand vous allez chez le médecin, achetez des médicaments, passez des examens ou êtes hospitalisé, la partie « Sécu » de vos soins est aujourd’hui gérée par la MGEN. Un système qui existe depuis près de 80 ans.

MGEN indique gérer aujourd’hui de 3,23 millions d’agents du service public. Et derrière, il existe un véritable maillage territorial : 102 sections, 26 espaces d’accueil, 31 espaces mutuels et 10 centres de services. Parce qu’un assuré social, ce n’est pas seulement une carte Vitale et un compte Ameli.

Quand tout fonctionne, on n’y pense pas. Mais lorsqu’un remboursement bloque ou qu’un dossier nécessite une intervention humaine, avoir un interlocuteur de proximité, ça compte !

Il ne s’agit donc pas d’un simple changement administratif.

  • Cela compliquerait largement la vie des assurés qui jusqu’à aujourd’hui n’avaient pas de double démarche à effectuer (Sécu/mutuelle)
  • Cela remettrait en cause le compromis de 1947 (au moment de la création de la Sécu) qui permettait à la Sécu de servir les mêmes prestations aux agents publics matérialisant le fait qu’ils en étaient à la fois cotisants et ayant-droit, cela permettait également que les agents disposent d’une caisse de Sécu qui connaissent leur environnement professionnel et leur statut.
  • Cela se traduirait nécessairement par « un plan social » et de licenciements chez les personnels de la MGEN. Les CPAM devraient absorber plus de 3 millions d’assurés supplémentaires sans moyens supplémentaires.

Enfin, ne soyons pas dupes : derrière tous ces changements, c’est bien le Statut Général de la Fonction publique qui est dans la ligne de mire du gouvernement.

Dans le contexte actuel, cette hypothèse n’a rien de farfelu. Les attaques contre les arrêts maladie se multiplient. Qui peut croire que cela s’arrêterait à la porte de la Fonction publique ?

La mécanique est déjà enclenchée : introduction des jours de carence pour les fonctionnaires, perte de salaires en cas de maladie, une prévoyance qui devient optionnelle et prépare la remise en cause encore plus large des éléments statutaires protecteurs pour les agents en matière de maladie et de congés notamment.

On aura compris qu’il s’agit d’aligner tous les salariés du public et du privé sur le moins-disant.

On a déjà connu cela avec les retraites : les gouvernements successifs ont expliqué qu’il fallait rapprocher les règles du public et du privé. Au nom de « l’équité », de « l’harmonisation »…

Aujourd’hui que signifierait un outil commun de gestion public/privé alors que les droits sont différents ? Va-t-on sous prétexte de gestion ouvrir la porte à la remise en cause du Code des Pensions civiles et militaires, dans le but de le dynamiter, ce qui jusqu’alors n’a pu être effectué malgré les tentatives des gouvernements.

Nous ne défendons pas un logo. Nous défendons une organisation de la Sécurité sociale qui fonctionne depuis près de 80 ans. Nous défendons son maillage territorial. Nous défendons des interlocuteurs au plus près des personnels. Nous défendons les garanties statutaires des fonctionnaires contre toute nouvelle tentative d’alignement par le bas.

C’est pourquoi la FNEC FP FO revendique :

  • Le maintien de la loi « Morice » (1947) qui installait les mutuelles de fonctionnaires gérées par des fonctionnaires comme caisse de gestion de la « Sécurité Sociale » !
  • Le maintien du Code des Pensions civiles et militaires !
  • L’abandon du jour de carence et de la réduction de 10% de la rémunération en cas d’arrêt maladie !
  • Le retrait de la signature de toutes les organisations syndicales de l’accord PSC en vue d’une renégociation qui intégrerait la non-obligation d’adhésion, le découplage « santé/prévoyance », de meilleures prestations offertes aux actifs et aux pensionnés ! Continuons à faire signer la pétition en ligne contre la PSC obligatoire !

Télécharger l’article au format PDF

PsyEN : rassemblement devant la DSDEN mercredi 16 septembre

PsyEN : rassemblement devant la DSDEN mercredi 16 septembre

« On veut que les cinq postes de psychologues scolaires soient pourvus, il est hors de question que ça se passe autrement », lance Stève Gaudin, secrétaire départemental du syndicat SNUDI-FO 53, ce mercredi 16 septembre 2026. »
Via Ouest France

Signer la pétition intersyndicale en ligne

Appel intersyndical à télécharger

Signer la pétition intersyndicale en ligne

Pétition papier à télécharger


Communiqué intersyndical départemental actualisé au 8 septembre

Dernière minute !!!

Mercredi 9 septembre : le SNUDI-FO 53 est directement informé par le DASEN :
Les 3 PsyEN sont enfin officiellement et administrativement réintégrés sur leurs postes RASED !
Le DASEN nous indique qu’un 4ème PsyEN est en cours de recrutement
Le SNUDI-FO 53 rappelle au DASEN qu’il reste toujours un poste de PsyEN EDA vacant et que les conditions des PsyEN dans le département ne sont pas tenables.

Samedi 5 septembre : le SNUDI-FO 53 est directement informé par le DASEN :

RASED et PsyEN en Mayenne : une première victoire syndicale, mais le combat continue !

Les 3 PsyEN EDA qui avaient été retirées de leur poste en RASED pour être affectées sur des postes de PsyEN EDO en CIO vont finalement pouvoir réintégrer leur poste en EDA.

C’est une bonne nouvelle pour les collègues psychologues concernées et pour les écoles de leurs secteurs. Cette décision démontre surtout qu’une action unitaire et déterminée permet d’obtenir satisfaction.

C’est une victoire syndicale !

L’appel intersyndical
La pétition en ligne
Le courrier des SNUDI-FO au recteur

Pour autant, le SNUDI-FO 53 estime que la situation est loin d’être satisfaisante.

Le DASEN ne dispose finalement que d’une enveloppe budgétaire permettant de financer 4 PsyEN EDA pour 5 postes vacants dans le département.

Alors que les RASED et les PsyEN sont déjà largement mis à mal et que les personnels sont en nombre insuffisant, personne ne peut se satisfaire de voir un poste rester vacant en raison de l’austérité budgétaire.

Les besoins des élèves et des écoles sont réels et urgents : des secteurs d’intervention trop importants, des demandes d’intervention qui s’accumulent, l’impossibilité pour les PsyEN de répondre à toutes les situations et d’exercer leurs missions dans de bonnes conditions, ainsi que le manque de relais dans les structures de soins.

Le SNUDI-FO 53 revendique depuis longtemps des RASED complets et suffisamment nombreux, avec notamment un PsyEN, un maître E et un maître G pour un bassin de 800 élèves maximum, ainsi que la création de postes de PsyEN EDA à hauteur des besoins.

Cette première victoire en appelle d’autres !

Le SNUDI-FO 53 propose aux autres organisations syndicales de maintenir la pression (pétition, rassemblement…) afin d’obtenir, dans l’immédiat, le pourvoi des 5 postes vacants et la titularisation des collègues PsyEN contractuelles qui le souhaitent.

Plus largement, le SNUDI-FO 53 revendique :
– le pourvoi immédiat de tous les postes de PsyEN EDA vacants ;
– la titularisation des PsyEN qui le souhaitent ;
– la création de postes de PsyEN EDA à hauteur des besoins ;
– des RASED complets et suffisamment nombreux, avec un PsyEN, un maître E et un maître G pour un bassin de 800 élèves maximum ;
– des locaux dédiés et adaptés, ainsi que du matériel professionnel financés par l’Éducation nationale ;
– une formation continue répondant aux besoins des PsyEN, ainsi que des temps de supervision et d’analyse des pratiques financés par l’administration ;
– le respect de la liberté professionnelle et du choix des méthodes et des outils des PsyEN ;
– l’abandon des PAS, qui ne doivent pas se substituer aux personnels spécialisés et aux RASED.

Pour des PsyEN en nombre suffisant et des RASED complets : les 5 postes doivent être pourvus

Tous au rassemblement devant la DSDEN mercredi 16 septembre à 14h !


Nos organisations syndicales SNUDI-FO 53, SNUIPP-FSU 53, SE-UNSA 53, CGT éduc’action 53 et SUD éducation 53 ont obtenu confirmation, suite au CSA départemental du 2 septembre, que 5 postes de PsyEN EDA, jusqu’alors occupés par des psychologues contractuels, ne seront pas reconduits à la rentrée 2026 et sont donc laissés vacants.

Les PsyEN sont déjà en nombre très insuffisant dans le département et leurs conditions de travail se dégradent depuis des années : nombre d’élèves à suivre toujours plus important, secteurs d’intervention qui s’élargissent, impossibilité de répondre à toutes les demandes, missions de plus en plus contraintes par l’urgence et le manque de moyens, absence de locaux dédiés et adaptés…

À cela s’ajoute la dégradation constante du contexte dans lequel travaillent les PsyEN : manque de places et délais toujours plus importants dans les structures de soins, notamment en pédopsychiatrie. Les PsyEN se retrouvent trop souvent confrontés à des situations qu’ils ne peuvent résoudre, faute de relais et de moyens suffisants.

Alors que cette rentrée 2026 est déjà chaotique, il faudrait que les personnels acceptent encore cette nouvelle conséquence des budgets d’austérités : 5 PsyEN en moins ?

Au moment où le DASEN impose l’expérimentation de 5 nouveaux PAS dans le département, 5 collègues PsyEN sont remerciés, et non renouvelés sur leur poste. Nos organisations syndicales refusent que les PAS se substituent aux RASED.

Alors que la santé mentale est érigée en « grande cause nationale », et alors que la Mayenne connaît une situation très préoccupante en matière d’accès aux soins, laisser vacants 5 postes de PsyEN EDA est tout simplement inacceptable.

Nos organisations syndicales ne laisseront pas faire et revendiquent :

  • le pourvoi immédiat des 5 postes de PsyEN EDA actuellement laissés vacants ;
  • le renouvellement des PsyEN contractuels et la titularisation de celles et ceux qui le souhaitent ;
  • la création de postes de PsyEN EDA à hauteur des besoins ;
  • des RASED complets et suffisamment nombreux pour permettre un véritable suivi des élèves ;

Le SNUDI-FO 53, le SNUIPP-FSU 53, le SE-UNSA 53, CGT éduc’action 53 et SUD éducation 53 appellent tous les personnels, enseignants, non enseignants, les parents d’élèves, à se mobiliser dès maintenant, à informer partout de cette situation.

Rassemblement devant la DSDEN Laval
Mercredi 16 septembre à 14h00

Ecole inclusive : communiqué du SNCI, syndicat FO des IEN

Ecole inclusive : communiqué du SNCI, syndicat FO des IEN

ÉCOLE INCLUSIVE : TRAITER LES CAUSES, PAS SEULEMENT GÉRER LES CRISES

Article sur le site du SNCI-FO (Syndicat National des Corps d’Inspection)

Le 7 juillet 2026, un groupe de travail de la formation spécialisée ministérielle s’est réuni sur les « conditions de travail des personnels ayant en charge des élèves perturbateurs et des personnels ayant en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers ». Ce que révèle le compte rendu de cette séance éclaire, mieux qu’un long discours, la nature du différend qui oppose aujourd’hui les organisations syndicales sur l’inclusion scolaire.

L’administration proposait un seul point à l’ordre du jour : élaborer un guide pour aider les personnels à faire face aux situations de crise. La FNEC FP-FO — dont le SNCI-FO est composante pour les corps d’inspection — a refusé ce cadrage : on ne répond pas à une politique publique défaillante par un mode d’emploi individuel destiné à ceux qui en subissent les conséquences. La FSU a défendu la rédaction du guide, arguant que la formation spécialisée ne serait pas le lieu pour discuter des réformes. L’argument est inexact : la présidente de séance a elle-même reconnu que l’examen des effets des réformes sur la santé des personnels relève bien des prérogatives de cette instance. Simplement, le ministère n’a pas mandat de l’ouvrir, faute pour les organisations majoritaires de l’avoir exigé.

Sur un échantillon de 53 fiches de signalement (RSST), le ministère documente lui-même :

  • 45 % de violences physiques directes sur les personnels (coups, morsures, tentatives d’étranglement) ;
  • 18 cas de violences verbales et psychologiques, y compris à caractère sexuel ;
  • 15 situations de dégradations matérielles et mises en danger ;
  • 3 cas avec présence d’une arme ou d’un objet assimilable ;
  • 17 crises comportementales intenses et répétées, jusqu’à mobiliser les pompiers.

Ces chiffres ne décrivent pas des incidents isolés, mais un fonctionnement dégradé et généralisé. Reconnaître ce constat ne dispense pas d’en interroger les causes.

NiveauCe qu’il faitCe que propose le ministère
PrimaireAgir sur les causes, avant que le risque ne survienneRien
SecondaireLimiter les effets d’un risque déjà réaliséLe guide proposé
TertiaireAccompagner les personnels après le dommageHors sujet du GT

Un guide de gestion de crise n’a jamais empêché une crise de se produire. Or les causes sont documentées : une accélération de la scolarisation en milieu ordinaire d’élèves relevant de prises en charge spécialisées, sans les moyens humains et matériels correspondants — un écart que pointent depuis plusieurs années les travaux de sociologie de l’éducation et du handicap.

Notre position ne conteste pas le droit de chaque enfant à une scolarisation adaptée. Elle conteste une mise en œuvre qui, sous couvert d’inclusion, se traduit par :

Des économies budgétaires réalisées au nom de l’inclusion. Le coût d’une scolarisation en établissement social ou médico-social (IME, ITEP, IEM) est entre trois et dix fois plus élevé que celui d’une scolarisation en classe ordinaire — y compris lorsqu’elle requiert un enseignement spécialisé et un plateau de soins que la pédagogie seule ne remplace pas. Ce différentiel fait du milieu ordinaire une variable d’ajustement budgétaire commode : l’inclusion cesse d’être un choix éducatif pour devenir un levier d’économie d’échelle.

Des droits notifiés et non respectés. Sur environ 30 000 élèves disposant d’une notification MDPH pour un établissement spécialisé, 2 000 ne sont pas scolarisés du tout et 28 000 restent en milieu ordinaire, faute de places : un droit reconnu sur le papier, vidé de sa portée faute de moyens.

Une gestion par la pénurie déguisée en doctrine. Les Pôles d’appui à la scolarité, présentés comme la nouvelle doctrine ministérielle, mobilisent 1 500 postes pour une prise en charge directe d’élèves proche de zéro — le Parlement les a jugés suffisamment peu convaincants pour les retirer de la loi sur le parcours inclusif. Côté AESH, la réforme statutaire annoncée maintiendrait 80 % des accompagnants dans la précarité, contre un habillage d’« accessibilité » pour les 20 % restants.

Une organisation qui accompagne, sans les interroger, des réformes dont elle documente elle-même les effets délétères sert-elle mieux la cause de l’inclusion qu’une organisation qui exige le respect des droits notifiés et des moyens à la hauteur des ambitions affichées ? Le SNCI-FO, dans la tradition de défense du service public de la FNEC FP-FO et de la Confédération FO, agit en faveur d’une inclusion réellement dotée des moyens qui la rendent possible — pour les élèves, leurs familles, et les personnels qui les accueillent.


Prochains rendez-vous : un nouveau GT le 12 octobre 2026, puis une formation spécialisée ministérielle le 5 novembre — jour où FO appelle à la grève et à une montée nationale à Paris. Le SNCI-FO y portera, avec la FNEC FP-FO, les revendications de son livre blanc sur l’inclusion, à paraître fin septembre.

Evaluations Nationales : Tribune des OS du 1er degré

Evaluations Nationales : Tribune des OS du 1er degré

Evaluations Nationales : Tribune des OS du 1e r degré

Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’il est le seul syndicat mayennais à accompagner et à obtenir satisfaction pour les PE qui refusent les évaluations nationales ! Qu’on se le dise…

…publiée à l’occasion de l’ouverture des évaluations nationales standardisées dans toutes les classes d’élémentaire le 07 septembre 2026

Télécharger

Pourquoi toutes les classes d’élémentaire vont-elles, à nouveau, consacrer du temps à des évaluations standardisées imposées dès la deuxième semaine de cette rentrée scolaire 2026 ?

Les arguments pédagogiques manquent : la conférence de consensus du CNESCO a rappelé que la recherche en éducation s’accorde pour dire que les évaluations qui sont utiles aux progrès des élèves sont celles qui sont conduites par leurs enseignant-es au plus près des apprentissages dans la classe, au plus près du cheminement des élèves en train d’apprendre.

A l’opposé, les évaluations imposées sont les plus normatives qui soient, elles génèrent ainsi des mises en difficulté d’élèves par leur nature même. Les évaluations nationales ne sont ni un outil pour les professeur-es des écoles, ni un levier de lutte contre les inégalités scolaires ou une base de remédiation pour les élèves, bien au contraire.

Alors pourquoi sont-elles imposées, encore et encore, à tous les échelons de l’école élémentaire, malgré l’absence d’adhésion des professionnel-les concerné-es ? Parce qu’elles sont au centre des dispositifs de contrôle des métiers de l’enseignement au détriment de la liberté pédagogique, et qu’elles instaurent une logique de tri et de mise en concurrence.

Depuis 10 ans de gouvernements Macron, les réformes et dispositifs se sont accumulés : vadémécum d’Éducation prioritaire,
formation continue qui intègre des visites-contrôles dans les classes y compris des PE expérimentées, « résidences pédagogiques », nouveau référentiel de la direction d’école qui prévoit notamment la présentation des résultats en conseil d’école, réécriture des programmes autour des items de ces évaluations, pilotage par les rectrices et recteurs des pratiques professionnelles, avec le « conseil académique des savoirs fondamentaux » sur la base des indicateurs des évaluations, évaluations d’école autour des résultats aux évaluations nationales, …

De plus, à l’heure où le ministère fait preuve de sa très grande fragilité face aux cyberattaques, la question de la sécurisation du recueil et du stockage des données se pose de façon cruciale et urgente.

L’École n’a pas besoin d’évaluations nationales, outils d’un pilotage autoritaire ayant pour conséquences l’assujettissement des métiers de l’éducation et le maintien voire l’amplification des inégalités scolaires. Car contraindre à ne se préoccuper que des compétences immédiatement mesurables et quantifiables est préjudiciable à la construction par tous les élèves des chemins de la
compréhension et de l’élaboration intellectuelle.

Il est grand temps de faire le bilan de la politique éducative menée depuis 10 ans. Les organisations syndicales FSU-SNUipp, Se-Unsa, Snudi-FO, CFDT Éducation formation recherche publiques, CGT Éduc’action, Snalc et Sud Éducation demandent l’abandon des évaluations nationales. Dans l’immédiat, elles doivent être proposées à la libre utilisation pédagogique des PE et non imposées.

Nos organisations continuent de soutenir les équipes qui s’y opposent. Le pilotage pédagogique déployé par le ministère pour standardiser les pratiques doit cesser. Plus que des évaluations nationales, l’urgence en cette rentrée aurait été de donner les moyens nécessaires à l’École pour répondre aux conditions dégradées de travail et d’apprentissage, pour viser la réussite de tous les élèves.

Décharges de direction financées par les collectivités : un pas de plus vers la territorialisation de l’École publique !

Décharges de direction financées par les collectivités : un pas de plus vers la territorialisation de l’École publique !

Un décret paru en catimini fin août modifie à partir du 1er septembre 2026 le régime des décharges de service des directeurs d’école, fixé jusque-là par celui du 13 avril 2022.

Ce décret permet aux collectivités territoriales de financer des décharges de direction supplémentaires, et cela sur des critères particulièrement flous : 

“en fonction, d’une part, de l’environnement et des conditions d’exercice spécifiques au sein de certaines écoles et, d’autre part, des conditions d’exercice spécifiques au sein des écoles résultant de l’organisation particulière de la ou des collectivités territoriales chargée des écoles publiques établies sur leur territoire, liées aux contraintes inhérentes à leur importance démographique et à l’effectif substantiel de leur population scolaire.” (décret n° 2026-821 du 25 août 2026)

Avec ce nouveau décret, la majoration des décharges ne sera plus décidée uniquement par le ministère mais les collectivités territoriales auront leur mot à dire, ce qui ouvre encore une fois un peu plus la porte à la territorialisation de l’école, dans la continuité des réformes comme le décret sur les rythmes scolaires par exemple.

 Lorsque cette majoration sera accordée, une convention devra être conclue entre la collectivité territoriale et l’État. Ce document fixera les modalités de la compensation financière versée par la collectivité à l’État.

Le texte ne précise pas le nombre de journées ou de demi-journées de décharge supplémentaires susceptibles d’être accordées mais  prévoit un cadre permettant aux autorités académiques de le faire.

Cette possibilité ne concernait jusque-là que Paris où les directeurs sont indemnisés par la municipalité depuis plusieurs années, pour gérer une partie de l’organisation du temps périscolaire.

Pour le SNUDI-FO, sous prétexte de répondre à cette problématique spécifique des écoles parisiennes, ce décret est un pas supplémentaire franchi dans la territorialisation de l’École publique ! A l’instar des décrets Peillon-Hamon et Blanquer sur les rythmes scolaires, il place un peu plus les directrices et directeurs sous la tutelle des élus locaux. De plus, il occasionnera des tâches supplémentaires imposées aux directrices et directeurs, 

Enfin, cette modification pourrait amener les DASEN à modifier les décharges de direction spécifiques, plus favorables que la norme nationale, qui existent actuellement dans certains départements.C’est pourquoi le SNUDI-FO exige son abrogation ! 

Le SNUDI-FO revendique :

  • L’amélioration nationale des seuils de décharge de direction sans aucune contrepartie ! Pas une école sans décharge hebdomadaire !
  • Le maintien de tous les régimes départementaux de décharges de direction dérogatoires qui seraient plus favorables que les seuils nationaux !
  • L’arrêt de la territorialisation de l’Ecole publique !
  • L’abrogation de la loi Rilhac et de ses textes d’application !

Direction d’école : décharges et indemnisation, le SNUDI-FO 53 obtient satisfaction

Direction d’école : décharges et indemnisation, le SNUDI-FO 53 obtient satisfaction

Lors du CSA du mercredi 2 septembre, le SNUDI-FO 53 a exigé le respect du volontariat pour les directeurs et directrices d’école concernant les déplacements à la DSDEN afin d’accéder à leurs outils professionnels numériques.

FO a également soulevé la question de la distance à parcourir pour de nombreux directeurs du département, du temps de travail consacré à ces déplacements et demandé la prise en charge des frais de déplacement ainsi que la prise en compte du temps de travail supplémentaire. Le SNUDI-FO 53 a demandé des jours de décharge supplémentaire pour les directeurs et directrices.

À l’issue du CSA, le DASEN a directement appelé le secrétaire départemental du SNUDI-FO 53 pour préciser que les directeurs pourraient désormais se rendre dans le collège ou le lycée de leur choix pour accéder à leurs outils.

Mais quid du temps de travail supplémentaire et l’indemnisation des déplacements !

Par ailleurs, FO avait exigé qu’aucune pression ou insistance ne soit exercée sur les directeurs qui ne souhaiteraient pas se déplacer. Le DASEN nous l’avait alors confirmé.

Face aux remontées de directeurs d’école faisant état de nouvelles sollicitations insistantes de la DSDEN, le SNUDI-FO 53 a immédiatement interpellé le DASEN ce vendredi (voir email ci-dessous)

Le SNUDI-FO 53 obtient satisfaction !

Le directeur académique nous a rappelés dans la matinée. Il ne s’agirait pas d’une volonté d’insister ou d’exercer une pression, mais d’une « maladresse ». Il nous assure avoir rappelé cette consigne aux services de la DSDEN.

Autre avancées obtenues par FO : indemnisation des déplacements et décharges supplémentaires

Le DASEN nous a confirmé que les directeurs et directrices qui choisiront de se déplacer à la DSDEN, dans un collège ou dans un lycée pour consulter leurs outils numériques pourront être indemnisés conformément aux dispositions du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 et des textes pris pour son application.

À noter concernant l’indemnisation : la prise en charge dépend notamment des conditions prévues par les textes. Dans le décret de 2006, une commune et ses communes limitrophes desservies par des transports publics sont considérées comme une seule et même commune. Une commune limitrophe non desservie par des transports publics peut, en revanche, être considérée comme distincte et ouvrir droit à indemnisation.

Pour vous déplacer, prévenez par email votre IEN ou la circonscription, en indiquant que vous vous déplacer à telle heure, tel date, pour consulter ONDE ou ….. mettez en copie visible le SNUDI-FO 53. Ainsi vous serez couverts et pourrez être indemnisés de vos déplacements.

Concernant les décharges, chaque année, le SNUDI-FO 53 obtient la possibilité, qui plus est pour les petites écoles, d’octroi de décharges supplémentaires. C’est à nouveau confirmé par le DASEN. Pour un déplacement dans un collège ou lycée pour consulter ONDE, les directeurs et directrices conseillés et accompagnés par le SNUDI-FO 53 ont obtenu des journées de décharge supplémentaire

En cas de doute sur votre situation, contactez le SNUDI-FO 53.

Le SNUDI-FO 53 rappelle néanmoins que c’est à l’État et au ministère de garantir aux personnels des outils professionnels sécurisés et accessibles. Vous n’avez aucune obligation à vous déplacer pour cela.

Ces déplacements ne peuvent se faire que sur la base du volontariat, sans pression ni insistance.

——– Message transféré ——–

Sujet : SNUDI-FO 53 – demandes aux directeurs d’écoles – gestion ONDE
Date : Fri, 4 Sep 2026 11:38:20 +0200
De : SNUDI-FO de la Mayenne 53 <snudifo.53@gmail.com>
Pour : DASEN <ce.ia53@ac-nantes.fr>

Monsieur le Directeur académique des services de l’éducation nationale, 

Nous sommes saisis par plusieurs directeurs d’écoles à propos d’appels téléphoniques reçus ces derniers jours dans leurs écoles de la part de la DSDEN. Il leur a été demandé de se rendre très rapidement, parfois même le jour même après la classe, soit au collège de secteur, soit à la DSDEN pour s’occuper de la gestion d’ONDE.  Ces demandes qui s’apparentent à des pressions ne sont pas acceptables. Légalement, nos collègues directeurs n’ont pas à se rendre où que ce soit dans le cadre de leur travail sans ordre de mission et sans indemnités de déplacement. Ce n’est pas aux collègues de pallier aux défaillances informatiques de l’Education Nationale. Par ailleurs, lors du CSA du 2 septembre, vous avez certifié qu’aucune pression ou insistance ne sera exercée sur les directeurs qui ne se déplacent pas pour consulter leurs espaces en ligne. Il semble que vos propos n’aient pas été clairement entendus par vos services.  Nous vous demandons donc de bien vouloir faire cesser ces demandes aux directeurs. 

Bien cordialement. 

Sébastien Touzé pour le SNUDI-FO 53

Évènements à venir