Congrès 2026 du SNUDI-FO 53
Mardi 2 juin 2026, le congrès du SNUDI-FO 53 a réuni près d’une cinquantaine de PE et AESH à Laval, en présence de Virginie Alvarez, secrétaire nationale SNUDI-FO et Sébastien Lardeux, secrétaire général de l’UD FO 53. Les rapports d’activité et de trésorerie ont été adoptés à l’unanimité.
Les discussions ont été riches, à l’image des nombreuses interventions, avec au cœur des échanges la situation internationale, l’état de délabrement des services publics et celui de notre École publique.
Les débats et les échanges ont notamment porté sur la question des salaires, le manque de postes (absence de remplaçants, fermetures de classes, insuffisance des moyens RASED…), les liens entre l’augmentation des budgets militaires et leurs conséquences humaines et sociales, ainsi que sur un sujet omniprésent dans les échanges : les conséquences de l’inclusion systématique menée sans les moyens nécessaires. Cette politique, qui ne répond ni aux besoins des élèves ni à ceux des personnels, place trop souvent les équipes dans des situations de maltraitance institutionnelle et de culpabilisation devenues insupportables.
Un mandat clair a été fixé pour les deux années à venir, avec une résolution adoptée à l’unanimité.
Ce congrès départemental confirme la place du SNUDI-FO 53 comme premier syndicat des écoles publiques de la Mayenne. Il en ressort renforcé, avec des instances renouvelées et une équipe plus que jamais mobilisée pour défendre les revendications des personnels.
Ainsi, 54 correspondants de secteur sont répartis sur l’ensemble du département, un conseil syndical de 34 membres et un bureau départemental de 7 collègues constituent la nouvelle équipe du SNUDI-FO 53. Stève Gaudin a été réélu secrétaire départemental.
Les adhérents ont considéré que la résignation ne pouvait être de mise. Ils ont exprimé avec force que les professeurs des écoles et les AESH en avaient assez de subir des conditions de travail toujours plus dégradées, parfois jusqu’à exercer leurs missions sous la pression et parfois même dans la peur.
Moins d’un an avant les élections présidentielles, le congrès a rappelé la nécessité de l’indépendance syndicale en toute circonstance. Il n’y aura pas de consigne de vote, mais le rappel des fondamentaux, et des revendications.
Estimant que le syndicat constitue l’outil collectif indispensable pour organiser une résistance à la hauteur des attaques portées contre l’École publique, les services publics et l’ensemble des salariés, ils ont adopté à l’unanimité l’appel suivant :
« Si le gouvernement continue de nous mépriser et d’ignorer nos revendications, il prendra la responsabilité d’une grève longue et massive à la rentrée de septembre.
Pas de réponse aux revendications ? Pas de rentrée scolaire ! »

L’appel adopté
La résolution adoptée
Les nouvelles instances (conseil syndical et bureau)
Les correspondants de secteur
