Inflation, salaires : rassemblement intersyndical samedi 13 juin à Laval

Inflation, salaires : rassemblement intersyndical samedi 13 juin à Laval

Le SNUDI-FO 53 appelle tous les PE, les AESH et les PsyEN à se mobiliser le samedi 13 juin à Laval, 11h devant la préfecture.

L’appel du congrès départemental du SNUDI-FO 53 (réuni le 2 juin) se conclue ainsi :

Le congrès du SNUDI-FO 53 a pris connaissance d’un appel mayennais FO-CGT et FSU à la mobilisation pour les salaires le samedi 13 juin prochain. Le congrès estime que c’est l’occasion de lancer un ultimatum à ce gouvernement. Le congrès appelle tous les PE, les AESH et les PsyEN du département à se mobiliser le samedi 13 juin à Laval avec l’ensemble des salariés du public et du privé.
Si le gouvernement continue de nous mépriser et d’ignorer nos revendications, il prendra la responsabilité d’une grève longue et massive à la rentrée de septembre.
Pas de réponse aux revendications ? Pas de rentrée scolaire !

Le ministre de la Fonction Publique, vient de confirmer à l’intersyndicale le 2 juin le refus de toute augmentation des salaires !

Inacceptable !

    L’appel instersyndical à télécharger

    L’augmentation des prix du pétrole et de l’énergie a, depuis plusieurs semaines, des conséquences parfois dramatiques pour les salariés : certains font des choix ou des économies sur la nourriture et les biens de première nécessité, pour pouvoir faire le plein de la voiture pour aller travailler.

    Les déplacements domicile/travail pèsent de plus en plus lourdement sur les travailleurs. En Mayenne, département rural, il n’existe parfois aucune alternative de transport ou de déplacement, que la voiture.

    Dans cette situation, le gouvernement Macron-Lecornu n’a pris aucune mesure permettant d’empêcher ces difficultés. Les mesurettes annoncées ne sont que de la poudre aux yeux, pour ne pas dire une nouvelle marque de mépris envers celles et ceux qui créent les richesses et font vivre quotidiennement les services publics.

    Pire encore, avec les bas salaires, les maigres pensions, le gel de la valeur du point d’indice et des traitements dans la fonction publique, les gouvernements successifs depuis 2017 portent une lourde responsabilité dans cette situation.

    Aujourd’hui, l’inflation est bien réelle, tous les produits de première nécessité continuent d’augmenter et le salaire ne suffit plus.

    Hausse des prix de l’énergie et inflation → baisse du pouvoir d’achat → explosion des factures → précarité et pauvreté → baisse de la consommation → augmentation des coûts de production → emplois menacés.

    Dans le même temps, certaines grosses entreprises, à l’instar de TOTAL ENERGIE, se comportent en véritables profiteurs de guerre, et engendrent des dividendes records sur notre dos.

    C’est pourquoi, nos organisations syndicales revendiquent des mesures immédiates :

    • L’augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux et de la valeur du point d’indice ;
    • L’encadrement et le plafonnement des prix des carburants, du gaz et de l’électricité, par la baisse des taxes et la restitution des profits réalisés sur le dos des travailleurs et des conflits internationaux ;
    • Le blocage des prix des produits de première nécessité ;

    La revalorisation de toutes les indemnités de déplacement et kilométriques, dans le privé comme dans la fonction publique.

    Dans ces conditions, nos organisations syndicales FO, CGT, FSU, appellent les salariés, les jeunes, les retraités, les privés d’emploi et l’ensemble de la population à se mobiliser.

    TOUS ENSEMBLE
    SAMEDI 13 JUIN 2026 A 11H
    DEVANT LA PREFECTURE DE LAVAL

    Coût du carburant : Les illusionnistes !

    Coût du carburant : Les illusionnistes !

    La réponse faite aux fonctionnaires par David Amiel, Ministre de l’Action et des Comptes publics, pour amortir l’explosion du coût des carburants est une nouvelle provocation. La circulaire ministérielle n’est qu’une illusion en faisant croire qu’elle apporte des solutions, alors même qu’elle évite soigneusement le coeur du problème : la perte massive de pouvoir d’achat liée au gel des salaires et à l’inflation.

    Sa première proposition est d’accentuer et faciliter le télétravail sans dépasser les 3 jours déjà inscrits dans les accords interministériels. Comment oser parler d’une avancée, alors qu’il s’agit d’un dispositif déjà existant ? Il ne peut donc être présenté comme une réponse à une crise du pouvoir d’achat. Le télétravail n’est pas un complément de salaire et ne saurait compenser ni l’augmentation des dépenses contraintes ni l’absence de revalorisation des rémunérations.

    Cette mesure oublie plus d’un million et demi d’agents.

    Ces oubliés : les agents techniques, personnels des routes, de l’entretien, de la sécurité, des établissements de santé, des services de proximité, les enseignants, les ouvriers de l’Etat, les inspecteurs du permis de conduire, les personnels pénitentiaires, les douaniers, les policiers, les agents des finances publiques, les corps de contrôle et tant d’autres…

    La deuxième proposition est de faire connaître auprès des agents le décret du 30 avril 2026 relatif à la création, aux conditions et aux modalités de versement d’une indemnité carburant. Indemnité accessible sous de multiples conditions qui vont empêcher la très grande majorité d’en bénéficier. Quant à son montant (50 euros), ne soyons pas dupes, ce n’est pas une revalorisation, mais de la charité.

    Encore une fois des mesures qui ne coûtent pas un sou. Dans le même temps, des centaines de milliards d’euros de dépense publique sont orientées vers l’économie de guerre.

    À l’inverse le ministre aurait dû entendre les revendications de FO :
    • Revalorisation de l’indemnité kilométrique des agents utilisant leur véhicule personnel pour les besoins du service,
    • Augmentation immédiate de 10% de la valeur du point d’indice,
    • Amélioration de la grille indiciaire pour redonner du sens au principe de carrière et de l’attractivité à l’emploi public.

    C’est en répondant à ces urgences et en ouvrant des négociations salariales que le ministre et le gouvernement considèreront leurs agents.

    Le reste n’est qu’illusion, pour ne pas dire un nouveau témoignage de mépris à l’égard de celles et ceux qui font vivre quotidiennement le service public !

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