GIPA 2022

GIPA 2022

Indemnité dite de Garantie Individuelle de Pouvoir d’Achat (GIPA)

Mise à jour octobre 2022

La GIPA est versée aux fonctionnaires dont le traitement indiciaire brut a progressé moins vite que l’inflation.

Ce calculateur est mis à votre disposition pour vous aider à déterminer si vous êtes éligible à la GIPA au titre des années 2017 à 2021 et, le cas échéant, pour quel montant (il peut être nécessaire de le télécharger pour pouvoir l’utiliser). 

Pour cela, il vous suffit simplement d’indiquer l’indice majoré (indice figurant sur votre bulletin de salaire) que vous déteniez à la date du 31 décembre 2017 puis à celle du 31 décembre 2021. Le calcul est automatique. En cas de besoin, le SNUDI-FO peut vous aider.

Pour FO, la GIPA ne règle en rien la perte du pouvoir d’achat que tous les fonctionnaires et agents de la Fonction publique connaissent !

Non au gel des salaires ! Non au gel du point d’indice !
Le SNUDI-FO 53 revendique une vraie politique salariale par la hausse immédiate et pour tous de 25% de la valeur du point d’indice et une revalorisation indiciaire substancielle.

18 octobre : en grève !

18 octobre : en grève !

 Dans nos écoles : pour l’augmentation des salaires :
En grève dès le 18 octobre !

La grève dans les raffineries Total Energies et Esso-ExxonMobil s’étend malgré la réquisition décrétée par le gouvernement Macron, inacceptable remise en cause du droit de grève.

Lire à ce sujet la motion de soutien adoptée par le conseil syndical du SNUDI-FO 53 mercredi.

(le conseil syndical du SNUDI-FO)

Par ailleurs, les motions de soutien aux grévistes se multiplient et affluent de partout, de toute la France.

Les salariés des raffineries, en grève pour obtenir des augmentations de salaire au moins au niveau de l’inflation, ont raison, notamment au moment où Total Energies a réalisé plus de 30 milliards de dollars de bénéfice, alors que le PDG s’est augmenté de 50 % et qu’un dividende exceptionnel de 2,6 milliards dès 2022 a été attribué aux actionnaires ! Les salariés des raffineries ont raison ; ils nous montrent la voie.

La mobilisation est aussi engagée à l’Education nationale, où les professeurs de lycées professionnels se réunissent et décident la grève pour bloquer la réforme du lycée professionnel.

Lire à ce sujet la motion de soutien adoptée par le conseil syndical du SNUDI-FO 53 mercredi.

Avec les confédérations FO et CGT, la FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, le SNUDI-FO 53 appelle l’ensemble des personnels à se réunir pour décider la grève dans les écoles, dès mardi 18 octobre, afin d’exiger eux aussi une augmentation de salaire immédiate pour tous, a minima à la hauteur de l’inflation, à l’opposé de la pseudo-revalorisation annoncée par le ministre Ndiaye.

La grève des raffineries fragilise le gouvernement et ouvre une brèche. C’est le moment d’y aller tous ensemble, public-privé, pour l’augmentation des salaires, pour la satisfaction de l’ensemble des revendications, pour le retrait de toutes les contre-réformes, y compris la réforme des retraites que prépare le gouvernement.

Faut-il rappeler que les AESH sont toujours sous le seuil de pauvreté ?
Faut-il rappeler qu’il faudrait rattraper nos salaires de 25% au regard de l’inflation depuis 2000 ?

Le SNUDI-FO de la Mayenne, après discussion, appelle les professeurs des écoles, les AESH à se mettre en grève le 18 octobre. La FNEC-FP FO a déposé un préavis de grève pour couvrir l’ensemble des personnels toute la semaine prochaine.

Pour les professeurs des écoles, envoyez dès à présent votre déclaration d’intention à votre IEN (avant samedi soir minuit) par courriel (adresse ac-nantes) pour être couvert en fonction de ce que vous déciderez mardi. (mettez en copie le SNUDI-FO : contact@snudifo-53.fr)

Une caisse de grève du SNUDI-FO 53 pour les adhérents, AESH et PE se met en place.

Une intersyndicale interprofessionnelle FO et CGT avec la FSU et Solidaire, s’est réunie le 14/10 à Laval

RASSEMBLEMENT 12h00 PARVIS DES DROITS DE L’HOMME – LAVAL

Budget 2023 de l’Education Nationale

Budget 2023 de l’Education Nationale

Le budget 2023 de l’Éducation nationale a été présenté. Il augmente certes de 3,7 milliards, mais 1,7 milliard est la conséquence de l’augmentation de la valeur du point d’indice de 3,5% qui, alors que l’inflation pourrait atteindre les 8%, entérine un effondrement sans précédent du pouvoir d’achat des personnels.

2 000 suppressions de postes d’enseignants !

Quelques semaines après la rentrée 2022, le constat est implacable : les postes et les personnels manquent, les classes sont souvent surchargées, les premiers problèmes de remplacement surgissent, l’enseignement spécialisé est réduit à peau de chagrin…

Mais pour le ministre, bien déterminé à poursuivre l’entreprise de démolition de ces prédécesseurs,
cela ne suffit pas : 2000 nouveaux postes d’enseignants seront supprimés !
– 1 000 dans le premier degré public
– 500 dans le second degré public, qui se rajoutent aux 7900 postes supprimés depuis 5 ans
– 500 dans l’enseignement privé

Aucune création de postes dans les autres corps, alors que l’École manque de tout (personnels administratifs, infirmiers, médecins, assistants sociaux, personnels de direction…).

Le ministre a beau annoncer la création de 4000 postes d’AESH, il refuse de répondre aux revendications portées depuis des années par les personnels avec la FNEC FP-FO : un vrai statut et un vrai salaire, l’abandon des PIAL. Les postes existants déjà ne sont pas pourvus faute de candidat et d’attractivité. C’est donc une annonce à bon compte !

Pour la FNEC FP-FO, alors que les conditions de travail sont déjà intenables dans les écoles, les établissements et les services, ces annonces constituent une provocation.

L’enfumage de la revalorisation « historique »

Pour les enseignants, 935 millions d’euros seraient prévus par le gouvernement pour la « revalorisation » Macron-Ndiaye :
– 635 millions d’euros consacrés à la revalorisation inconditionnelle des enseignants ce qui est dérisoire
par rapport au nombre de 866 500 enseignants dans le pays…
– 300 millions d’euros consacrés aux enseignants qui accepteraient de nouvelles tâches dans le cadre
du Pacte « Travailler plus pour perdre moins » cher à Mrs. Macron et Ndiaye.

Le ministre a bien confirmé que seuls les enseignants en début de carrière percevraient la « revalorisation » dite « inconditionnelle ». La « revalorisation » du salaire de chaque enseignant de 10% est donc bien un mensonge de M. Macron… La plupart ne percevront rien !

Par ailleurs, le gouvernement confirme que ces augmentations ne seront mises en œuvre qu’à partir de septembre 2023… Le pouvoir d’achat des personnels va continuer à dégringoler, encore et encore…

Budget Macron / Ndiaye : nouvel effondrement du pouvoir d’achat, nouvelle aggravation des conditions de travail !

Préparons la grève pour les faire reculer !

Pour les personnels sociaux et de santé, les personnels administratifs et techniques, les personnels d’inspection et de direction, le ministre parle d’une « revalorisation » de 66 millions d’euros, ce qui est dérisoire au vu du nombre de ces personnels.

Rappelons également que de nombreux corps de catégories B et C voient leurs premiers échelons rester en dessous du SMIC…

Et toujours rien pour les AESH et les AED qui vivent toujours sous le seuil de pauvreté !

Enfin, le ministère annonce qu’une enveloppe de 300 millions d’euros sera consacrée au « fonds d’innovation pédagogique » d’ici 2025 afin d’atteindre 500 millions d’euros en 2027. Rappelons que ce « fonds d’innovation pédagogique » sera utilisé pour mettre les écoles et les établissements en concurrence, dans le cadre de la généralisation de l’expérimentation marseillaise, des évaluations d’écoles et d’établissements, au mépris du statut des personnels et du droit pour les élèves à la même instruction dans tout le pays.

Le budget Macron / Ndiaye c’est donc la confirmation de l’effondrement du pouvoir d’achat des personnels et une nouvelle aggravation des conditions de travail due aux suppressions de postes.

À cela s’ajoutent les annonces sur les retraites puisque E. Macron a confirmé son objectif de report de l’âge de départ à 65 ans. Un texte devrait être proposé avant la fin de l’hiver pour une entrée en vigueur à l’été 2023.

Pour la FNEC FP-FO, toutes ces annonces constituent une déclaration de guerre contre les salariés, contre l’École publique et ses personnels.

Il ne fait donc que renforcer la détermination de la FNEC FP-FO à préparer la grève pour gagner, la grève pour obtenir satisfaction :
– Augmentation immédiate des salaires pour tous les personnels sans contrepartie à minima à hauteur de l’inflation !
– Création des postes nécessaires dans les écoles, les établissements et les services !
– Aucun report de l’âge de départ à la retraite, aucun allongement de la durée de cotisation, maintien du code des pensions et des régimes existants !

La FNEC FP-FO fait sienne la résolution du comité confédéral national de la CGT-FO réuni les 21 et 22 septembre « Le CCN mandate le bureau confédéral pour proposer aux organisations syndicales l’organisation en commun d’une mobilisation interprofessionnelle, c’est‐à‐dire de la grève, comme en 2019, pour obtenir du gouvernement qu’il renonce à toutes ses contre‐réformes. Afin de préparer le rapport de force et la grève, le CCN propose à toutes les structures (fédérations, unions départementales, syndicats) une grande campagne de réunions et assemblées avec les syndiqués et les salariés. »

Suite au courrier de Macron, FO lui répond

Suite au courrier de Macron, FO lui répond

➡️FO répond au Président Macron suite à son courrier adressé aux personnels de l’éducation nationale :

Le courrier du 19 septembre ⤵️ et à télécharger ici

Objet : réponse à votre lettre aux professeurs et personnels de l’Education nationale

Monsieur le président de la République,

Le 16 septembre, vous avez pris l’initiative de vous adresser à l’ensemble des personnels de l’Education nationale.

Vous affirmez : « notre système scolaire ne réduit pas suffisamment les inégalités de naissance, décroche dans les évaluations internationales, et suscite souvent la défiance. Trop d’élèves sont malheureux, ne trouvent pas leur place à l’école et ne trouvent pas leur voie ensuite. Trop de professeurs ne sont pas reconnus comme ils le devraient et perdent parfois le sens de leur mission. »

A qui la faute ?

N’est-ce pas vous qui êtes au pouvoir depuis cinq ans ?

N’est-ce pas vous qui, dans la continuité de vos prédécesseurs, avez supprimé sur les cinq dernières années 7 900 postes d’enseignants du second degré public alors que les effectifs ont augmenté de 26 400 élèves ?

N’est-ce pas vous qui avez – et c’est une première – gelé la valeur du point d’indice durant votre premier quinquennat ?

N’est-ce pas vous qui avez mis en œuvre une série de mesures s’en prenant directement aux conditions de travail des personnels et à l’Ecole publique en tant que telle, de la loi « pour une école de la confiance » à la réforme du baccalauréat en passant par Parcoursup qui prive des dizaines de milliers de bacheliers du droit de s’inscrire à l’Université ?

N’est-ce pas vous qui avez accéléré la territorialisation qui réduit en miettes toute l’architecture de l’Education nationale, avec son puzzle de 13 régions académiques dirigées par un « super » recteur directeur d’agence régionale et, en toile de fond, des mutualisations de services et des suppressions de postes ?

Oui, la situation est difficile dans les écoles, les services et les établissements, les personnels de direction rassemblés devant le ministère de l’Education nationale le 15 septembre avec leur syndicat Indépendance et Direction Force Ouvrière l’ont encore récemment signifié, mais c’est vous qui en portez l’entière responsabilité.

Vous rajoutez : « Le salaire des enseignants aura ainsi augmenté d’environ 10% et aucun professeur ne débutera sa carrière à moins de 2 000 euros nets à compter de la rentrée 2023. À cette revalorisation générale et inconditionnelle sont susceptibles de s’ajouter des augmentations plus importantes encore dans le cadre du pacte que nous vous proposons. Tous les enseignants qui le souhaitent pourront en effet s’engager dans des missions supplémentaires, par exemple du remplacement, du suivi individualisé, de l’accompagnement à l’orientation ou à l’insertion professionnelle ou des tâches de coordination. »

Une revalorisation pour la rentrée 2023 ? Uniquement pour les professeurs ? Vous n’êtes pas sans savoir que le ministère de l’Education nationale ne peut fonctionner sans l’ensemble de ses personnels, qui tous attendent une augmentation de salaire immédiate afin de faire face à l’inflation.

Par ailleurs, c’est à n’y rien comprendre… Vous annonciez durant la campagne électorale que le salaire des enseignants serait revalorisé de 10%, propos que vous reprenez dans votre courrier quelques jours après que votre ministre de l’Education nationale ait indiqué à la presse que la revalorisation ne concernerait que les enseignants ayant moins de 10 ans d’ancienneté.

Ce que nous avons bien compris par contre, c’est qu’une bonne partie de la « revalorisation » serait conditionnée à des tâches supplémentaires ; c’est que les personnels qui ne sont pas enseignants ne seront pas concernés par cette « revalorisation. »

Monsieur le président, les personnels de l’Education nationale en ont assez.

Ils connaissent cette année un effondrement inédit de leur pouvoir d’achat puisqu’alors que l’inflation pourrait atteindre 8%, vous n’avez décidé que d’une augmentation de 3,5% de la valeur du point d’indice, effondrement qui s’ajoute aux pertes subies depuis 2000, qui s’élèvent à 24 % ! Notre fédération vient d’ailleurs de prendre l’initiative d’une pétition nationale exigeant :

– L’ouverture sans attendre de négociations dans la Fonction publique pour revaloriser tous les personnels par l’amélioration de la grille indiciaire dès 2022 !

– L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice a minima au niveau de l’inflation et ouverture de discussions pour rattraper le pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans !

Enfin, vous indiquez : « Aussi, dès le mois d’octobre, nous lancerons partout en France ce chantier de la refondation de l’école en proposant à chaque école, chaque collège, chaque lycée qui le souhaite de bâtir un projet qui lui est propre en mettant tout le monde autour de la table, les chefs d’établissements, les directeurs d’écoles, les enseignants et toute la communauté éducative, les parents d’élèves, les élèves, les partenaires associatifs ou économiques, et les élus des collectivités territoriales. C’est ce que nous avons fait à Marseille il y a un an : cela a déjà permis des résultats tangibles et des innovations vertueuses. »

L’expérimentation marseillaise, dont vous confirmez donc la généralisation, ce sont des subventions accordées à quelques écoles en fonction de projets bâtis avec les collectivités locales et les associations, le directeur d’école participant au recrutement des adjoints afin de s’assurer qu’ils sont motivés par le projet !

Votre projet, c’est la porte ouverte à toutes les pressions locales ; c’est la territorialisation de l’Ecole publique ; c’est le contraire de l’Ecole de la République, la même pour tous les élèves du pays ; c’est la remise en cause du statut des enseignants fonctionnaires d’Etat.

La FNEC FP-FO ne l’acceptera jamais et demande l’abandon de cette expérimentation. Soyez certains que notre fédération saura prendre toutes ses responsabilités dans les semaines qui viennent pour faire valoir les revendications des personnels.

Nous le ferons à partir des préoccupations exprimées par les personnels dans les centaines de réunions d’information syndicale que nous allons organiser dans tout le pays, et pas dans le cadre du « Conseil National de la Refondation » et de ses suites, auxquelles notre fédération, à l’instar de la confédération générale du travail Force Ouvrière, ne participera pas.

Veuillez croire, Monsieur le président de la République, en notre attachement à l’Ecole publique laïque et républicaine et aux statuts de ses personnels.

Clément Poullet, secrétaire général de la FNEC FP-FO

+3,5% pour le point d’indice ? Sérieusement ?

+3,5% pour le point d’indice ? Sérieusement ?

L’urgence : augmenter les salaires !

et appliquer immédiatement aux AESH l’augmentation du SMIC du 1er mai 2022 !
Il est inadmissible pour FO que cette augmentation légale ne soit toujours pas entrée en vigueur !

Des cacahouètes !

Une hausse de 3,5% de la valeur du point d’indice vient d’être annoncée. Pour qui nous prend t-on ?

Pour rappel, l’inflation est de 5,5% sur seulement 1 an et estimée à 7% en fin d’année par l’INSEE

Alors qu’il faudrait 25%, pour compenser les pertes subies depuis 2000, ces annonces sont une nouvelle provocation…

− 25 % de perte de pouvoir d’achat !
− 8 % de perte de pouvoir d’achat entre juin 2017 et juin 2022, depuis l’élection du président Macron !
− 5,2 % d’inflation en année glissante de mai 2021 à mai 2022 !

A lire : le communiqué FGF-FO (ci-dessous et à télécharger)

Inacceptable !!!

FO revendique une augmentation immédiate du point d’indice au moins égale à l’inflation réelle au 1er juillet et une revalorisation de 25 %.

25 %, c’est ce que nous avons perdu depuis l’année 2000 en raison de la désindexation des salaires des fonctionnaires sur les prix puis du blocage des salaires à partir de 2010.

Après ces annonces inacceptables, l’heure est la préparation du rapport de force pour exiger notre dû : la compensation des pertes subies depuis 2000.

Depuis le protocole relatif aux Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations (PPCR)*, l’augmentation des salaires dans la Fonction publique s’envisage “au regard des principaux indicateurs macroéconomiques (taux d’inflation, croissance du PIB, évolution des salaires…)” ; les points de suspension dans les parenthèses permettent aux gouvernements d’ajouter à leur guise toutes les indicateurs macroéconomiques (endettement de l’État, nombre de chômeurs, situation de la Bourse…) leur permettant de justifier le blocage des salaires et ils ne s’en sont pas privés depuis 2016 !

L’indexation des salaires sur les prix est le seul moyen de ne pas perdre du pouvoir d’achat, FO revendique qu’elle soit être rétablie !

* Protocole PPCR : bien que les organisations FO, CGT et Solidaires, majoritaires dans la Fonction publique, n’aient pas signé ce protocole, le gouvernement Hollande-Valls l’a mis en oeuvre avec le soutien des organisations CFDT, FSU, UNSA, CFE-CGC et CFTC.

De l’argent, il y en a, il n’y en a même jamais eu autant !
Le journal patronal, Les Échos, annonçait le18 mars dernier :
« Les géants du CAC 40 ont dégagé des profits record de près de 160 milliards d’euros en 2021 »
La sortie de crise a été porteuse pour les champions français de la cote. Le CAC 40 a établi un nouveau record d’activité et de profits en 2021, dépassant de plus de 60 % son précédent pic de 2007. Luxe, industrie, matières premières ou encore médias : tous les moteurs de l’indice parisien ont contribué à ces résultats extraordinaires.
Historique. (…) les sociétés du CAC 40 ont réalisé en 2021 des profits record. Les champions français de la cote ont dégagé un résultat net part du groupe de près de 160 milliards d’euros, soit quatre fois plus qu’en 2020, année marquée par la pandémie de Coronavirus. (…) le millésime 2021 reste hors normes (…) Le précédent record, datant de 2007, est largement battu. A l’époque, le CAC 40 dans son ensemble avait réalisé près de 100 milliards d’euros de bénéfices. »

Job dating à l’Education Nationale

Job dating à l’Education Nationale

Lire l’article sur le site de la CGT-FO

La situation ressemble à celle d’une panique à bord. Le rectorat de Versailles organise cette semaine une série d’entretiens pour des personnes n’ayant pas passé de concours mais souhaitant néanmoins devenir enseignants, indique une dépêche AFP du 31 mai. Dès la prochaine rentrée, les personnes retenues enseigneront, en tant que contractuels. Si elles le souhaitent, elles passeront ensuite les concours pour être titularisées.

Cette semaine de recrutement, qui relève donc du « job dating », précise l’AFP, n’arrive pas par hasard et va bien au-delà de l’initiative versaillaise. Il y en a d’ailleurs d’autres. Pour sa part, la fédération FO de l’Éducation, la FNEC FP-FO, dénonce un effondrement du nombre d’admissibles aux concours sur le plan national. À la mi-mai, elle alertait en effet de nouveau, en amont de la composition du nouveau gouvernement, et soulignait que l’on se dirige vers une catastrophe inacceptable, tant dans le premier degré que dans les lycées et collèges et les lycées professionnels…

Extrait du reportage France 2

La fédération citait ainsi quelques chiffres révélateurs du malaise. Des chiffres tout à fait officiels, émanant du ministère de l’Éducation nationale lui-même. Dans le premier degré, 484 admissibles pour 1 430 postes proposés au concours à Versailles, 521 pour 1 079 à Créteil, 180 pour 219 à Paris, 105 pour 172 en Guyane, 40 pour 160 à Mayotte… Au plan national, indiquait ainsi la FNEC FP-FO, il y a dans le premier degré seulement 9 597 candidats admissibles aux concours de professeur des écoles pour 8 323 postes proposés, c’est-à-dire un ratio de 115 % !.

Dans les collèges et lycées, et concernant moult matières d’enseignement, la situation nationale est tout aussi critique. Il y a 816 admissibles pour 1 035 postes en maths ; en lettres modernes, 720 admissibles pour 755 postes ; en lettres anciennes 60 admissibles pour 134 postes. En anglais, il y a 904 admissibles pour 781 postes… La situation est tout autant dramatique du côté des lycées professionnels avec 201 admissibles pour 240 postes en maths-sciences, 15 admissibles pour 27 postes en génie civil, option équipements techniques-énergie, 3 admissibles pour 5 postes en lettres-allemand….

Menace sur la rentrée 2022

La fédération s’indignait. Alors que des milliers de classes ont été fermées lors des comités techniques, alors que les personnels manquent cruellement dans les écoles, les établissements, les services, des milliers de postes aux concours ne seront donc pas pourvus ! La situation, déjà intenable, s’annonce donc catastrophique dans les écoles à la rentrée 2022. Et dans son communiqué, la FNEC FP-FO soulignait sa crainte que cette situation de pénurie de candidats soit immanquablement utilisée par le prochain gouvernement pour multiplier le recours aux enseignants contractuels, précaires et sous-payés, pour continuer à avancer dans l’ubérisation de l’École publique…

L’initiative du rectorat de Versailles, entre autres, montre que c’est effectivement ce qui se passe ! Le 31 mai, au XXVe congrès de FO, les commentaires concernant cette semaine de « job dating » allaient bon train, parcourant les tables des militants de la FNEC FP-FO. Des commentaires de colère et de détermination à lutter contre des réformes qui ont amené cette situation.

Smicardisation et dégâts des réformes sur les concours…

Ainsi Muriel, prof d’histoire-géo en Indre-et-Loire et militante du SNLC-FO, résume : C’est la même chose que ce qui se passe à l’hôpital public : il y a un manque d’attractivité des carrières, les agents ne veulent plus venir y travailler, d’autres s’en vont. Comme dans l’ensemble de la Fonction publique, le salaire indiciaire des enseignants est gelé depuis 2010 (hormis une maigre revalorisation en 2016 et 2017) induisant, souligne la fédération, un effondrement du pouvoir d’achat des agents de 22,68 %. C’est pourquoi la FNEC FP revendique notamment une revalorisation de la valeur du point d’indice.

Muriel confirme cet effondrement. En lycée ou collège, le salaire d’un enseignant qui débute est de seulement 110 % du Smic, rappelle-t-elle. Et cette situation de Smicardisation apparaît comme d’autant plus inadmissible que des réformes, celle de la masterisation (lancée en 2009-2010), à laquelle s’est ajoutée la réforme des concours réalisée par le désormais ancien ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, ont établi des conditions d’accès aux concours jugées aberrantes.

Il faut ainsi un bac+5 (master 2) pour passer le Capes et non plus, comme auparavant, être en licence. Alors que c’est désormais la règle pour tous les concours, ce n’est pas justifié !, lance Muriel, pestant contre ces réformes qui ont pour conséquence d’assécher les possibilités de recrutement par concours, puisque le nombre de candidats diminue, les titulaires d’un master 2 étant moins nombreux. Cerise sur le gâteau, le nombre de concours organisés a aussi diminué ces dernières années.

Il faut des concours exceptionnels tout de suite

Dominique, enseignante de La Réunion dans le premier degré résume : La politique du gouvernement est d’aller vers toujours plus de contractuels. Muriel acquiesce : Dans le second degré, on compte désormais 17 % de contractuels. Dans certaines disciplines d’enseignement, il n’y a plus que des contractuels. L’an prochain, tout accès au concours se fera à bac+6, ajoute Muriel, indignée. L’organisation du « job dating » de Versailles afflige ces enseignants. Les personnes qui vont être retenues vont bien sûr, en tant que contractuels, devoir accepter les conditions qui leur seront faites et par voie de conséquence, cette situation de contractualisation de l’emploi dans l’enseignement va impacter nos conditions de travail.

Cette contractualisation, prônée par la loi de Transformation de la Fonction publique du 6 août 2019, est aussi bien sûr une nouvelle attaque contre le Statut. Alors que l’ensemble des fédérations syndicales de l’Éducation ont d’ores et déjà adressé fin mai un courrier à la Première ministre, Élisabeth Borne, demandant en urgence un moratoire sur les suppressions de postes, la fédération y ajoute la demande d’organisation de concours exceptionnels tout de suite pour recruter des enseignants sous statut d’État en nombre suffisant. Et il faut, ajoute la fédération, des concours exceptionnels de recrutement d’enseignants dès la troisième année de licence. Le nouveau ministre de l’Éducation, Pap Ndiaye, ne semble pas vouloir répondre positivement.

Au centre de la salle plénière du congrès de FO, à cette table occupée par des enseignants, les exemples d’aberrations fusent. Il n’y a qu’une semaine de formation pour les contractuels !, fulmine Dominique. Mais que veulent les gouvernements ? Qu’il n’y ait finalement que des adultes face à des enfants/élèves et non de vrais enseignants, avec les compétences ? Une classe n’est pas une garderie ! Au « job dating » de Versailles, postulent des étrangers fraîchement arrivés en France, des personnes en reconversion, des demandeurs d’emploi,…

Une gestion à la petite semaine

Les militants FO du secteur de l’enseignement soulignent particulièrement la lutte quotidienne que représente la préservation des postes statutaires. On demande par exemple que les contractuels soient affectés sur le remplacement de congés courts, or non, l’administration les affecte sur des postes à part entière !, indique Dominique. Et de rappeler encore que la fameuse mesure tant médiatisée des dédoublements de classes a été réalisée par un recours à des contractuels et non avec des enseignants titulaires.

À la table, les militants multiplient les anecdotes significatives d’une organisation du travail à l’Éducation qu’ils jugent gérée à la petite semaine. Celle, par exemple, d’une remplaçante rattachée à une école primaire et qui, piment de la situation, sans en avoir été prévenue, voit débouler un beau matin une contractuelle lui annonçant qu’elle la remplace, et ce, immédiatement.

On ne peut pas tout légitimer !, martèle David (secteur IEN du syndicat iD-FO), inspecteur de l’Éducation nationale, en poste à La Réunion. Et que dire aux parents quand il y a des problèmes ?! Le militant souligne une complication supplémentaire qui illustre l’imbrication des réformes et la difficulté toujours plus importante de s’y opposer. Ainsi, désormais 30 % du salaire des inspecteurs est soumis au mérite, via une évaluation qui prend donc en compte la manière de servir, ce qui renvoie bien sûr à l’assentiment envers l’application des réformes. Cela laisse apprécier le courage de ces personnels lorsqu’ils s’opposent à leur hiérarchie administrative alors qu’une partie de leur rémunération peut être menacée.

 Valérie Forgeront Journaliste à L’inFO militante

STOP à la smicardisation des personnels de l’Éducation nationale !

STOP à la smicardisation des personnels de l’Éducation nationale !

Le Code du travail oblige le gouvernement à relever automatiquement le montant du SMIC suite à l’explosion des chiffres de l’inflation. Le montant du SMIC sera donc augmenté de 2,65% le 1er mai 2022 pour le porter à 1645,58 € brut, ce qui correspond à l’indice majoré 352.

Dans le même temps, les agents publics comme l’ensemble des salariés voient leur pouvoir d’achat fortement impacté par l’explosion des prix. Le gouvernement reste sourd aux revendications des personnels. La FNEC FP-FO est aux côtés de l’ensemble des agents publics qui réclament des revalorisations salariales à la hauteur des pertes subies depuis 20 ans.

Le gel prolongé de la valeur du point d’indice paupérise l’ensemble des personnels, quel que soit leur corps et quel que soit leur statut ils tous sont impactés, titulaires et contractuels. Le calcul est simple, toutes les grilles indiciaires actuelles sont rattrapées et, pour certains corps, dépassées par le niveau du SMIC !

Quelques exemples
– Un professeur certifié, un professeur des écoles, un conseiller principal d’éducation, un attaché d’administration, commencent leur carrière avec un salaire indiciaire qui correspond à environ 111 % du SMIC !
– Un AESH doit travailler 39h par semaine et avoir atteint le 3ème échelon de sa grille pour atteindre le niveau du SMIC, soit 6 ans payés au SMIC sans augmentation de traitement !
– Les 2 premiers échelons de la grille indiciaire des Secrétaires administratifs sont en dessous du SMIC,
soit 4 ans payés au SMIC sans augmentation de traitement !
– Pour un adjoint administratif le niveau du SMIC est atteint au 4 ème échelon dans le 2 ème grade, soit 3 ans payés au SMIC sans augmentation de traitement. Dans le 1 er grade, le niveau du SMIC est atteint au
8ème échelon, soit 9 ans payés au SMIC sans augmentation de traitement !


Pour la FNEC FP-FO, ces chiffres sont le résultat des politiques d’austérité des gouvernements successifs qui ont réduit les agents du Service public à des sources d’économies budgétaires, alors que les mêmes
gouvernements versaient des milliards d’argent public sous formes d’aides sans contrepartie à des grandes entreprises ou de commandes auprès de cabinets d’expertise.

Dans le même temps, les suppressions de postes et les réformes successives ont considérablement dégradé les conditions de travail. L’accumulation de mesures indemnitaires – ISOE, ISAE, IFSE , prime d’attractivité, indemnité inflation, etc. – ne permet pas de cacher la misère.

Les mesures salariales du ministère passent exclusivement par des mesures indemnitaires, c’est inadmissible !

Les collègues ne sont pas dupes, cette logique aura des effets désas treux sur le calcul de leur pension de
retraite qui est essentiellement basé sur leur traitement indiciaire.

De qui se moque-t-on ? L’attractivité des postes passera avant tout par une revalorisation significative du point d’indice et des recrutements statutaires massifs pour pouvoir assurer les mis sions dans des conditions normales.

Avec la FGF-FO, la FNEC FP-FO exige l’ouverture immédiate de négociations salariales pour la revalorisation de la valeur du point d’indice à hauteur de 22,68% pour rattraper les pertes de pouvoir d’achat subies par tous les personnels, ainsi que la refonte et la revalorisation de la grille indiciaire (C, B et A), offrant un véritable déroulement de carrière.

Montreuil le 21 avril 2022

Pétition : revalorisation de l’ISSR

Pétition : revalorisation de l’ISSR

La revalorisation de l’ISSR ne peut rester« à l’étude »…
Elle doit être effective dès maintenant !


Pétition à signer en ligne (ci-dessous)
OU à télécharger : en pdf OU en pdf à compléter numériquement


Reçue en audience au ministère le 18 mars, la FNEC FP-FO a réaffirmé sa revendication d’augmentation du point d’indice d’au moins 20 % pour compenser la perte de pouvoir d’achat.

Par ailleurs, au moment où, en cette période d’augmentation sans précédent du prix de l’essence, le gouvernement a décidé une revalorisation – dérisoire – de 10 % des frais de déplacement, la FNEC-FP FO a réaffirmé son exigence d’une augmentation immédiate et significative de l’indemnité de sujétion spéciale de remplacement (ISSR) par la revalorisation du taux journalier moyen de l’ISSR, qui n’a pas été augmenté depuis de nombreuses années.

Avis CHSCT 53 : Au regard des conséquences sociales qu’ont les brutales augmentations du prix des carburants, le CHSCT D de la Mayenne demande la réévaluation urgente des taux des indemnités kilométriques, de l’ISSR et de la valeur du point d’indice.
✖️Abstention : UNSA (1)
✅POUR : FO (2) FSU (2) CGT (1)

Cette revendication n’est pas nouvelle : le 10 décembre 2021, elle était portée par la FNEC FP-FO dans un courrier au ministre resté sans réponse…

Lors de l’audience du 18 mars, les représentants du ministre ont indiqué qu’ils entendaient la demande de la FNEC-FP FO, que celle-ci était « à l’étude » afin de voir si elle était possible budgétairement…
Mais l’augmentation des prix du carburant, elle, n’est pas « à l’étude », elle est bien réelle : les principaux carburants ont dépassé 2 € par litre en moyenne.

Le gazole a augmenté de 22,92 % depuis le début de la guerre en Ukraine, celui du sans plomb de 12,72 %. Si l’on compare ces prix à ceux de mars 2020, soit deux ans en arrière, le gazole est passé de 1,24€ à 2,14€ soit une augmentation de 72% ; le sans plomb 95 est passé de 1,29€ à 2,02€ soit une augmentation de 56% !

Aujourd’hui, la situation n’est plus tenable ! Il est inacceptable que les personnels remplaçants payent pour aller travailler !

La FNEC-FP FO s’adresse à nouveau au ministre afin d’exiger une revalorisation immédiate de l’ISSRà hauteur des besoins.
La FNEC-FP FO invite tous les personnels remplaçants à signer la pétition dont elle a pris l’initiativepour soutenir cette demande !

Les soussignés exigent du ministre la revalorisation immédiate de l’ISSR à hauteur de l’augmentation des prix des carburants

Pétition ISSR

Nom(Nécessaire)
RGPD(Nécessaire)

Point d’indice : on veut une hausse immédiate, pas une promesse électorale

Point d’indice : on veut une hausse immédiate, pas une promesse électorale

Une hausse immédiate, pas une promesse électorale !

La ministre de la Transformation et de la fonction publiques vient d’annoncer un projet de dégel de la valeur du point d’indice, mesure généra le indispensable notamment pour maintenir le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

FO Fonction publique n’a eu de cesse d’exiger l’augmentation de la valeur du point d’indice et l’ouverture de négociations sur les rémunérations depuis le début du quinquennat. Mais force est de constater que cette proposition est bien tardive et reste aléatoire.

En effet, les « concertations » pour déterminer le montant de la revalorisation ne commenceront qu’après les élections présidentielles et l’application de cette mesure ne pourra être concrète qu’après une loi de finances rectificative votée par le nouveau Parlement donc après les élections législatives.

FO ne peut se satisfaire de cette méthode très particulière !

C’est maintenant que des mesures urgentes doivent être prises dans le cadre de réelles négociations. Les agents publics ont déjà subi des pertes de pouvoir d’achat énormes, attendre le résultat de scrutins électoraux pour prendre des décisions n’est pas acceptable !

Depuis des mois, FO Fonction publique alerte le gouvernement sur l’indispensable revalorisation du point d’indice pour compenser une inflation sans précédent en 2021 qui se poursuit en 2022.

A contrario, le gouvernement s’est contenté de relever le salaire des agents publics passés en dessous du SMIC. De fait, 99 % des agents subissent de plein fouet l’inflation et une baisse drastique de leur pouvoir d’achat.

Cette mesure ne nous fera pas oublier que ce quinquennat a été le premier où les salaires auront été gelés sur les cinq ans de la mandature.

Depuis 2000, les fonctionnaires ont perdu 22 % de pouvoir d’achat. Avec une inflation prévue de 4 % en 2022, la revalorisation annoncée avant l’été ne peut être inférieure à 4 %.

De plus, un plan pluriannuel de revalorisation du point d’indice doit être engagé afin de compenser les pertes subies, sans oublier une amélioration de la grille indiciaire pour redonner de l’attractivité à l’emploi public et du sens au principe de carrière.

FO Fonction publique continuera de porter ses revendications avant, pendant et après les échéances politiques, en toute indépendance.

Fait à Paris, le 15 mars 2022

Le budget des armées explose, les classes ferment, les salaires restent bloqués

Le budget des armées explose, les classes ferment, les salaires restent bloqués

Le budget des armées explose, les classes et les postes ferment, les salaires restent bloqués : inacceptable !

Lors de son allocution télévisée du 2 mars, le président Macron a annoncé que le budget des armées allait fortement augmenter. Rappelons que celui-ci a progressé de 1,7 milliards d’€ chaque année depuis 2017 et qu’à compter de 2023 cette augmentation devrait atteindre 3 milliards d’€ par an.

Et pendant ce temps, le président Macron a supprimé près de 18 000 lits d’hôpitaux depuis le début de son quinquennat.

Et pendant ce temps, le ministre Blanquer a rendu 675 millions d’€ sur son budget ces deux dernières années ; pour la rentrée 2022, il supprime 410 équivalents temps plein d’enseignants dans le 2nd degré (alors que 1 883 postes ont déjà été supprimés en 2021) ainsi que 30 postes chez les personnels administratifs.

Au moment où les dépenses militaires explosent, ces sont des milliers de classes et de postes qui sont fermés dans les écoles, les établissements et les services suite aux comités techniques dans les départements et les académies.

Ces mesures provoquent d’ailleurs la résistance des personnels. Les rassemblements, les grèves se multiplient. La FNEC FP-FO les soutient. Que ce soit au nom de la pandémie ou au nom de la guerre, il ne saurait être question, pour la FNEC FP-FO, de suspendre les revendications.

Par ailleurs, les menaces de « guerre économique » affirmées par le gouvernement ne manqueront pas d’engendrer toujours plus d’austérité pour les salariés, comme en témoignent déjà les hausses alarmantes des prix, en particulier du carburant, alors que, durant ce quinquennat – et c’est une première – le point d’indice aura été complètement gelé, portant ainsi à 22,68 % la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires, et donc des personnels de l’Education nationale depuis 2000.

Dans cette situation, la FNEC FP-FO revendique plus que jamais :
– Le recrutement immédiat de personnels sous statut à hauteur des besoins !
– Aucune fermeture de classes ou de postes à la rentrée ! Création de tous les postes nécessaires !
– Augmentation de 22,68% de la valeur du point d’indice !
– Augmentation immédiate indiciaire de 183€ net par mois pour les personnels de l’Education nationale, comme l’ont obtenue les hospitaliers !

La FNEC FP-FO réaffirme son soutien à la population ukrainienne, comme à toutes les populations victimes de la guerre, et en particulier à tous les travailleurs et à leurs syndicats. Elle salue les courageuses prises de position contre la guerre au sein du peuple russe. Elle appelle à l’arrêt immédiat des opérations militaires, d’où qu’elles viennent.

Montreuil, le 5 mars 2022

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