Remises en cause de nos obligations de service : ça suffit !

Remises en cause de nos obligations de service : ça suffit !

Cette rentrée scolaire est marquée, plus encore que les précédentes, par les tentatives incessantes de remise en cause de nos obligations réglementaires de service (ORS) et de notre statut particulier de professeur des écoles. Dans plusieurs départements, des IA-DASEN et des IEN cherchent à multiplier réunions, formations et dispositifs divers au-delà du temps de service dû par les personnels. Cette déréglementation est déjà à l’oeuvre en Mayenne, avec des pressions exercées pour des formations dites « institutionnelles », les résidences pédagogiques et autres constellations…

À la suite de la publication des résultats de l’enquête PISA, Édouard Geffray vient d’annoncer que, dans le premier degré, les 18 heures annuelles de formation obligatoire pourraient être portées jusqu’à 36 heures, « en fonction des besoins exprimés par les équipes ».

Pour le SNUDI-FO, c’est clair : il est hors de question de doubler les 18 heures de formation et d’augmenter le temps de travail des professeurs des écoles !

Le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 précise que les obligations de service des professeurs des écoles sont constituées :

• de 24 heures hebdomadaires d’enseignement ;
• de 108 heures annualisées, réparties de la manière suivante :
– 36 heures consacrées aux APC ;
– 48 heures consacrées aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des PPS ;
18 heures consacrées aux actions de formation continue ;
– 6 heures consacrées aux conseils d’école.

Les 18 heures de formation sont donc comprises dans les 108 heures. Elles ne viennent pas s’y ajouter !

Seule la journée de solidarité, instaurée par la loi n° 2004-626 du 30 juin 2004, dont Force Ouvrière demande l’abrogation, peut se rajouter à nos obligations de service.

Il s’agit d’une journée ou de deux demi-journées dont la date est fixée par l’IEN « après consultation du conseil des maîtres » et dont le contenu doit prendre en compte « les choix des équipes et des agents formulés au niveau des établissements et des services ».

Le SNUDI-FO rappelle que, pour les personnels à temps partiel, cette durée est fixée au prorata de leur quotité de travail.

L’annexe de l’arrêté fixant le calendrier scolaire précise :

« Pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. »

Ces deux demi-journées, prévues par un arrêté, ne peuvent pas se rajouter aux obligations de service définies par décret.

Si un DASEN ou un IEN décide de les mettre en œuvre, elles doivent donc être intégrées dans les 108 heures annualisées.

La circulaire du 29 juin 2026 concernant « l’acte 2 des plans français et mathématiques » prévoit notamment que chaque professeur des écoles bénéficiera, sur quatre années, d’au minimum :

– 24 heures de formation en mathématiques ;
– 24 heures en français ;
– 24 heures dans d’autres champs disciplinaires, interdisciplinaires ou transversaux, intégrant notamment la formation à l’EVAR.

Elle indique également que les « résidences pédagogiques » et les « constellations » peuvent nécessiter un volume préconisé de 30 heures.

Par ces dispositifs, le ministère cherche manifestement à repousser toujours davantage les limites de nos obligations de service.

« Résidences pédagogiques » ou pas, « constellations », formation institutionnelles ou non, les obligations réglementaires de service restent celles définies par le décret : 24 heures hebdomadaires d’enseignement et 108 heures annualisées.

Hors de question d’accepter une multiplication des réunions et formations supplémentaires !

L’annonce d’Édouard Geffray intervient dans un contexte particulièrement inquiétant.

Le ministère a en effet convoqué pour le 22 septembre un groupe de travail intitulé : « ORS – refonte de la partie 108 heures »

Et quelques jours avant ce groupe de travail, le ministre annonce publiquement que les 18 heures annuelles de formation obligatoire pourraient aller jusqu’à 36 heures !

Coïncidence ? Le SNUDI-FO 53 n’est pas dupe de ces manoeuvres !

Où le ministre compte-t-il prendre ces 18 heures supplémentaires ?

Veut-il les ajouter aux 108 heures, augmentant ainsi purement et simplement notre temps de travail ?

Veut-il bouleverser la répartition actuelle des 108 heures, au détriment notamment des APC ou des autres missions ?

Veut-il rendre obligatoires toujours davantage de « constellations », « résidences pédagogiques », observations croisées et autres dispositifs d’accompagnement ?

Pour le SNUDI-FO, aucune de ces hypothèses n’est acceptable !

Les PE subissent déjà une charge de travail considérable, bien au-delà de leurs seules heures devant élèves. Ce dont ils ont besoin, ce n’est pas de nouvelles obligations, de nouvelles réunions ou de nouvelles formations imposées !

Ils ont besoin de postes, de remplaçants, d’enseignants spécialisés, d’AESH, de PsyEN, de classes moins chargées et d’une véritable augmentation des salaires !

Le SNUDI-FO participera au groupe de travail ministériel du 22 septembre pour refuser toute augmentation du temps de travail et toute dégradation de nos obligations réglementaires de service.

Le SNUDI-FO revendique :
• le maintien des 108 heures annualisées et de leur cadre réglementaire ;
• aucune augmentation des 18 heures de formation obligatoire ;
• aucune réunion ni formation imposée au-delà de nos obligations de service ;
• l’abandon de toute tentative de remise en cause de nos ORS.

Le SNUDI-FO invite les personnels à ne pas accepter les réunions et formations qui dépasseraient leurs obligations réglementaires de service, à saisir le syndicat pour faire respecter leurs droits.

Chaque année, en Mayenne, le SNUDI-FO fait respecter les obligations statutaires des PE. Qu’on se le dise…

Remplaçants : récupération des heures de dépassement

Remplaçants : récupération des heures de dépassement

Comme chaque année, le SNUDI-FO53 met à votre disposition un tableau de suivi.

A lire : en Mayenne, le SNUDI-FO, CGT et SUD, s’oppose à la fusion des spécificités des postes TR

Pour rappel, les ORS (obligations réglementaires de service), pour les instits et PE  remplaçants ont été modifiées en 2014 : c’est le décret n° 2014-942 du 20 août 2014 qui remet en cause le décret de 1990… A cela s’ajoute le décret n° 2017-856 du 9 mai 2017 qui tend a annualiser le temps de service des TR et permet des remplacements de plus de 24 heures/semaine.

Ce décret est la conséquence directe de la réforme des rythmes scolaires. (Rappelons au passage que FO n’avait pas voté pour ce projet de décret d’annualisation des ORS des remplaçants)

Aujourd’hui, et comme chacun sait, tous les PE sont visés par l’annualisation du temps de service en fonction des rythmes scolaires, des projets éducatifs territoriaux.

Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’à la suite de l’annualisation du temps de travail des fonctionnaires hospitaliers, des millions d’heures supplémentaires n’ont pas été payées ou récupérées par manque de moyens de remplacement…

Pour le SNUDI-FO 53 aucune récupération (même pondérée) ne peut compenser la perte du maximum de 24 heures hebdomadaires d’heures d’enseignement.

Cette note du SNUDI-FO 53 s’adresse aux personnels enseignants du premier degré chargés de :
– fonctions de remplacement
– d’un service partagé entre plusieurs classes (agents affectés sur des postes fractionnés)

Aucune information concernant le décompte des heures ouvrant droit à récupération n’est transmise automatiquement. Pour connaître le décompte de vos heures, vous pouvez certes en faire la demande auprès du service des remplacements (ce.remplacements53@ac-nantes.fr), mais le SNUDI-FO 53 vous conseille fortement de les noter régulièrement, en utilisant le tableau que nous mettons à disposition chaque année, et qui a fait ses preuves (à télécharger ici)

Point de vigilance : la réglementation (décret n 2008-775 du 30 juillet 2008) prévoit que la récupération des heures d’enseignement accomplies au-delà de la quotité de travail doit intervenir au cours de l’année scolaire. Si l’administration a parfois autorisé des reports sur l’année scolaire suivante de reliquat de temps de récupération inutilisé, cela n’est pas garanti !

Si un enseignant a des heures à récupérer, une mission ne peut pas être refusée. Cependant, l’enseignant a le droit de demander à récupérer ses heures sur des dates spécifiques (il doit alors simplement en faire la demande). La récupération doit réglementairement intervenir au cours de l’année scolaire où a été constaté le dépassement, ce qui implique d’en anticiper l’estimation.

Tout refus s’apparente à un service non fait et peut être assimilé à un abandon de poste, avec les conséquences financières et administratives que cela engendre (suspension de traitement pour la période considérée…) Il faut donc organiser en amont ses journées de récupération.

  • Vous pouvez utiliser l’outil que vous voulez pour noter vos heures
  • Envoyez régulièrement (par semaine, par mois ou par période) le solde de vos heures au service remplacement, en l’actualisant. Mettez en copie visible le SNUDI-FO 53.
  • Si vos remplacements sur une semaine représentent moins de 24 heures, ce temps en moins ne sera pas à récupérer
  • Vous pouvez faire vérifier vos heures par le syndicat
  • Concernant les jours fériés (ou en cas de grève ou d’absence), il faut prendre en compte :

le nombre d’heures de votre école de rattachement
OU
le nombre d’heures de l’école où est effectué le remplacement s’il est prévu à la semaine ou s’il est suivi ou précédé d’une journée de remplacement dans la même école.

En cas de doute ou toute demande de conseils : contactez le syndicat (0652323045 – contact@snudifo-53.fr)

AESH : NON au tassement de la grille ! Augmentez les salaires !

AESH : NON au tassement de la grille ! Augmentez les salaires !

Avec la revalorisation du SMIC en juillet, les AESH sont à nouveau victimes d’un tassement de leur grille et la course aux indemnités différentielles reprend de plus belle. L’État-patron continue de mépriser les revendications des AESH, à commencer par l’augmentation des salaires ! Tout bonnement inadmissible à l’heure où des milliards continuent d’être distribués aux entreprises sans aucune contrepartie.

Le SMIC a été augmenté de 2,41% au 1er juin 2026 et passe de 1 823,03 € brut à 1 867,02 € brut mensuels. La grille indiciaire des AESH est d’une telle indigence qu’avec cette augmentation, seul le troisième échelon (indice majoré 380) se retrouve péniblement au niveau du SMIC avec 1 870,66 € brut pour un temps plein. Les AESH aux deux premiers échelons (indices majorés 371 et 375) se verront donc attribuer une indemnité différentielle pour combler l’écart avec le salaire minimum.

Une nouvelle fois, la grille se tasse et des AESH avec six ans d’expérience se retrouvent rémunérés comme des AESH débutantes. Rappelons qu’il faut plus de 30 ans à une AESH pour atteindre le dernier échelon pour une différence de salaire d’à peine plus de 410 € brut. Un nouveau tassement est donc proprement scandaleux !

Cette nouvelle marque de mépris s’ajoute à la proposition annoncée avant les vacances d’un « Statut » au rabais réservé à seulement 20% d’AESH, qui deviendraient des « assistantes d’accessibilité ». Plus d’accessibilité… Moins de compensation… Cela signifie concrètement réduire le nombre d’AESH, accélérer la mutualisation et dégrader les conditions de travail des AESH avec l’élargissement des PIAL et le développement des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS).

Contrairement à d’autres organisations syndicales qui soutiennent les PIAL et les PAS, la FNEC FP-FO exige leur abandon et réaffirme ses revendications :

  • Un vrai statut de fonctionnaire pour toutes les AESH à 24 heures temps plein ;
  • Augmentation immédiate des salaires ;
  • Abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation ;
  • Subrogation immédiate ;
  • Octroi effectif des jours de fractionnement

La FNEC FP-FO invite tous les personnels à se réunir pour lister les besoins, établir les revendications et préparer la montée nationale à Paris du 5 novembre en défense de l’enseignement spécialisé et pour la satisfaction des revendications des AESH.

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36 milliards d’€ pour la guerre et … 10 millions d’€ pour protéger les écoles face à la canicule !

36 milliards d’€ pour la guerre et … 10 millions d’€ pour protéger les écoles face à la canicule !

36 milliards d’€ pour la guerre et … 10 millions d’€ pour protéger les écoles face à la canicule !

Chaque année les vagues de canicule se font plus intenses, les personnels et les élèves sont soumis à des situations insoutenables dans leurs écoles, au mépris de leur santé. Le mois de juin dernier en a encore été la terrible illustration.

Face à ces phénomènes dont on sait qu’ils vont s’amplifier, le gouvernement n’a pris absolument aucune mesure ! Pire, il a reporté toute sa responsabilité sur les mairies pour gérer le chaos dans les écoles accentuant la territorialisation des écoles.

Le ministère de l’Education nationale n’a à aucun moment assumé son rôle d’employeur afin de protéger les personnels.

Les seules annonces gouvernementales ont été d’une part un partenariat public-privé avec EDF allant dans le sens de la privatisation de l’Ecole et d’autre part « un plan d’urgence et de prévention » de 50 millions d’€ via le réseau ACTEE (action des collectivités territoriales pour l’efficacité énergétique), la Banque des territoires et la Banque postale : 10 millions d’€ pour s’occuper de 2 500 écoles « prioritaires » face à la canicule puis 40 millions d’€ supplémentaires pour prendre en charge 10 000 autres écoles.

Cette somme était dérisoire au vu de l’ampleur de la tâche. Ce gouvernement annonce d’un côté 36 milliards d’€ supplémentaires pour le budget des armées … et seulement 50 millions d’€ pour rénover les écoles publiques !

Mais même 50 millions d’€ c’était déjà trop… Les médias se font aujourd’hui l’écho de la décision gouvernementale d’amputer ce « plan d’urgence et de prévention » de 40 millions d’€ ! Celui-ci se limiterait donc à 10 millions d’€ avec une rénovation de 2 500 écoles ! Une honte !

Le gouvernement Macron-Lecornu a donc décidé de laisser les personnels et les élèves crever de chaud dans les écoles !

Suppressions de postes, manque d’AESH, blocage des salaires, absence de protections des écoles face à la canicule… ça suffit !

Le SNUDI-FO revendique :
– un plan de rénovation de toutes les écoles pour leur permettre de faire face aux vagues de canicules qui se multiplient !
– L’annulation des suppressions de postes et la création des postes nécessaires !
– L’attribution dans les écoles d’AESH à hauteur des besoins !
– L’augmentation immédiate d’au moins 10% de la valeur du point d’indice !

Le SNUDI-FO invite les personnels à se réunir dans leurs écoles à discuter de leurs revendications et des moyens de les faire valoir, y compris par la grève.

Le SNUDI-FO soutiendra toutes les écoles mobilisées et rappelle que le préavis de grève déposé par notre fédération, la FNEC FP-FO, couvre toute la première période

Retrouvez le communiqué du SNUDI FO : Cliquez ICI

PsyEN : rassemblement devant la DSDEN mercredi 16 septembre

PsyEN : rassemblement devant la DSDEN mercredi 16 septembre

Appel intersyndical à télécharger

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Pétition papier à télécharger


Communiqué intersyndical départemental actualisé au 8 septembre

Dernière minute !!!
Samedi 5 septembre : le SNUDI-FO 53 est informé par le DASEN :

RASED et PsyEN en Mayenne : une première victoire syndicale, mais le combat continue !

Les 3 PsyEN EDA qui avaient été retirées de leur poste en RASED pour être affectées sur des postes de PsyEN EDO en CIO vont finalement pouvoir réintégrer leur poste en EDA.

C’est une bonne nouvelle pour les collègues psychologues concernées et pour les écoles de leurs secteurs. Cette décision démontre surtout qu’une action unitaire et déterminée permet d’obtenir satisfaction.

C’est une victoire syndicale !

L’appel intersyndical
La pétition en ligne
Le courrier des SNUDI-FO au recteur

Pour autant, le SNUDI-FO 53 estime que la situation est loin d’être satisfaisante.

Le DASEN ne dispose finalement que d’une enveloppe budgétaire permettant de financer 4 PsyEN EDA pour 5 postes vacants dans le département.

Alors que les RASED et les PsyEN sont déjà largement mis à mal et que les personnels sont en nombre insuffisant, personne ne peut se satisfaire de voir un poste rester vacant en raison de l’austérité budgétaire.

Les besoins des élèves et des écoles sont réels et urgents : des secteurs d’intervention trop importants, des demandes d’intervention qui s’accumulent, l’impossibilité pour les PsyEN de répondre à toutes les situations et d’exercer leurs missions dans de bonnes conditions, ainsi que le manque de relais dans les structures de soins.

Le SNUDI-FO 53 revendique depuis longtemps des RASED complets et suffisamment nombreux, avec notamment un PsyEN, un maître E et un maître G pour un bassin de 800 élèves maximum, ainsi que la création de postes de PsyEN EDA à hauteur des besoins.

Cette première victoire en appelle d’autres !

Le SNUDI-FO 53 propose aux autres organisations syndicales de maintenir la pression (pétition, rassemblement…) afin d’obtenir, dans l’immédiat, le pourvoi des 5 postes vacants et la titularisation des collègues PsyEN contractuelles qui le souhaitent.

Plus largement, le SNUDI-FO 53 revendique :
– le pourvoi immédiat de tous les postes de PsyEN EDA vacants ;
– la titularisation des PsyEN qui le souhaitent ;
– la création de postes de PsyEN EDA à hauteur des besoins ;
– des RASED complets et suffisamment nombreux, avec un PsyEN, un maître E et un maître G pour un bassin de 800 élèves maximum ;
– des locaux dédiés et adaptés, ainsi que du matériel professionnel financés par l’Éducation nationale ;
– une formation continue répondant aux besoins des PsyEN, ainsi que des temps de supervision et d’analyse des pratiques financés par l’administration ;
– le respect de la liberté professionnelle et du choix des méthodes et des outils des PsyEN ;
– l’abandon des PAS, qui ne doivent pas se substituer aux personnels spécialisés et aux RASED.

Pour des PsyEN en nombre suffisant et des RASED complets : les 5 postes doivent être pourvus

Tous au rassemblement devant la DSDEN mercredi 16 septembre à 14h !


Nos organisations syndicales SNUDI-FO 53, SNUIPP-FSU 53, SE-UNSA 53, CGT éduc’action 53 et SUD éducation 53 ont obtenu confirmation, suite au CSA départemental du 2 septembre, que 5 postes de PsyEN EDA, jusqu’alors occupés par des psychologues contractuels, ne seront pas reconduits à la rentrée 2026 et sont donc laissés vacants.

Les PsyEN sont déjà en nombre très insuffisant dans le département et leurs conditions de travail se dégradent depuis des années : nombre d’élèves à suivre toujours plus important, secteurs d’intervention qui s’élargissent, impossibilité de répondre à toutes les demandes, missions de plus en plus contraintes par l’urgence et le manque de moyens, absence de locaux dédiés et adaptés…

À cela s’ajoute la dégradation constante du contexte dans lequel travaillent les PsyEN : manque de places et délais toujours plus importants dans les structures de soins, notamment en pédopsychiatrie. Les PsyEN se retrouvent trop souvent confrontés à des situations qu’ils ne peuvent résoudre, faute de relais et de moyens suffisants.

Alors que cette rentrée 2026 est déjà chaotique, il faudrait que les personnels acceptent encore cette nouvelle conséquence des budgets d’austérités : 5 PsyEN en moins ?

Au moment où le DASEN impose l’expérimentation de 5 nouveaux PAS dans le département, 5 collègues PsyEN sont remerciés, et non renouvelés sur leur poste. Nos organisations syndicales refusent que les PAS se substituent aux RASED.

Alors que la santé mentale est érigée en « grande cause nationale », et alors que la Mayenne connaît une situation très préoccupante en matière d’accès aux soins, laisser vacants 5 postes de PsyEN EDA est tout simplement inacceptable.

Nos organisations syndicales ne laisseront pas faire et revendiquent :

  • le pourvoi immédiat des 5 postes de PsyEN EDA actuellement laissés vacants ;
  • le renouvellement des PsyEN contractuels et la titularisation de celles et ceux qui le souhaitent ;
  • la création de postes de PsyEN EDA à hauteur des besoins ;
  • des RASED complets et suffisamment nombreux pour permettre un véritable suivi des élèves ;

Le SNUDI-FO 53, le SNUIPP-FSU 53, le SE-UNSA 53, CGT éduc’action 53 et SUD éducation 53 appellent tous les personnels, enseignants, non enseignants, les parents d’élèves, à se mobiliser dès maintenant, à informer partout de cette situation.

Rassemblement devant la DSDEN Laval
Mercredi 16 septembre à 14h00

CSA de rentrée du 2.09.26

CSA de rentrée du 2.09.26

La déclaration FO

Pour l’administration : M. Audy (DASEN), M. Vauléon (secrétaire général), Mme Sougakoff (IEN adjoint au DASEN), M. Michel (IEN ASH), Mme Frémont (IEN Laval 2), Mme Le Meur (IEN Laval 3), M. Letourneux (IEN Laval 4), Mme Rousselin (IEN Laval 6), Mme Bellanger (Cheffe de division PRHAG), M. Trocherie (D3E), M. Troadec (Assistant technique à la préparation carte scolaire)
La délégation FO (3) : Hélène Colnot, Stève Gaudin, Cécile Pichon
Autres organisations : FSU (3), CGT (2), UNSA (2)

La réglementation prévoit que les PV soient envoyés dans un délai d’un mois aux membres du CSA. En cohérence, la délégation FO s’est abstenue sur le PV du 7 avril 2026 en raison du délai non respecté.

Votes sur PV du 7 avril
POUR : FSU (3), UNSA (2), CGT (2)
Abstention : FO (3)

Votes sur PV du 22 juin
POUR : FO (3) FSU (3), UNSA (2), CGT (2)

FO avait été saisi par des collègues enseignants et PsyEN concernant la situation des postes de PsyEN EDA dans le département. FO a donc interpellé le DASEN en amont de ce CSA. C’est une situation inacceptable que le DASEN a confirmé aux représentants FO : 5 postes de PsyEN EDA, jusqu’alors occupés par des psychologues contractuels, ne seront pas reconduits à cette rentrée et sont donc laissés vacants ! Ce qui représente 30% de PsyEN en moins dans le département !

Lire la réaction FO à l’issue du CSA concernant les PsyEN
FO a proposé l’action commune aux autres syndicats à l’issue du CSA et interpelle le Recteur.

Le courrier des SNUDI-FO de l’académie au Recteur


Concernant les ajustements de carte scolaire, les représentants FO ont porté et défendu toutes les demandes pour lesquelles ils étaient mandatés.

Toutes les décisions prises par le DASEN se font à budget constant. Aussi l’ouverture de classe à l’Huisserie ou les renforts missionnés dans les écoles, sont des moyens pris sur la brigade de remplacement. Il n’y a aucun moyen supplémentaire.

Le DASEN, après avoir passé en revue une dizaine d’écoles qui avaient fait l’objet d’un comptage à la rentrée décide de n’acter aucune fermeture.

Il place un renfort à 50% à Sainte Suzanne Chammes et ouvre à l’école de l’Huisserie. Ces moyens sont pris sur la brigade de remplaçants, déjà insuffisante.

En CSA, FO obtient la garantie de la présence du renfort à Blandouet Saint Jean.

Autres interventions FO carte scolaire

Remplaçants : Le SNUDI-FO a demandé la création de postes de TR. Au vu des absences non remplacées et pour permettre le remplacement effectif de TOUTES les absences il faudrait la création de 21 postes de TR, et pour que les TR ne soient plus missionnés sur des remplacements à l’année sur des postes ouverts à titre provisoire comme c’est le cas encore en cette rentrée, ou sur des renforts « pompiers volants » sur des situations d’inclusion. Le DASEN ne prévoit aucune création de postes de TR.

Postes RASED : Le SNUDI-FO a demandé la création de postes RASED : il est urgent de consolider les RASED avec la création de 40 postes (maîtres E et G) – Les postes PsyEN sont issus d’une autre enveloppe budgétaire mais il faut la création de 6 postes de PsyEN EDA. Le DASEN ne prévoit toujours aucune création de postes RASED.

Autres demandes et intervention FO en CSA :  

  • Respect des effectifs ULIS : 12 max pour les écoles, 10 max pour les EPLE : les représentants FO ont fait remonter la situation de plusieurs ULIS dont les effectifs dépassent les 12 ou plafonnent à 12 comme c’est le cas à Evron, Prévert Château-Gontier ou encore à Ernée)
  • Les représentants FO ont à nouveau demandé la création de 3 postes d’enseignants référents et que tous les collègues ERSESH à temps partiels soient complétés, nous avions obtenu l’an passé un engagement à la création de 1,5 ETP en début d’année scolaire, mais le DASEN ne l’a pas tenu, se disant contraint par les budgets. FO a renouvelé sa demande de créer des postes d’aide administrative pour les ERSESH, qui pourraient aussi constituer des postes adaptés. 
  • Annulation des fermetures de classes comme à Jean de la Fontaine Château-Gontier ou à Ruillé Froid Fonds…
  • FO a demandé la restitution des 7 postes de PE préemptés pour les PAS : refus du DASEN.

Le DASEN s’est félicité de l’implantation de 5 nouveaux PAS cette année. Il y en a donc 7 au total. Les postes de coordonnateur PAS sont des postes profilés, il s’agit en réalité d’une sélection. Le CAPPEI n’est pas nécessaire. Les collègues choisis pour assurer ces missions de coordonnateurs gardent le bénéfice de leur ancien poste à titre définitif pour un an.

Les représentants FO ont rappelé que l’assemblée nationale avait rejeté les PAS, et que le DASEN maintenait quand même une expérimentation rejetée, tant par les personnels enseignants, AESH que par la représentation nationale !

Rappel avis CSA sur les PAS en Mayenne
Dans le cadre de l’examen du projet de loi « visant à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers », le gouvernement a tenté une nouvelle fois, en vain, d’inscrire dans la Loi la création des PAS dans tous les départements, avec pour objectifs de les substituer aux actuels PIAL et d’étendre leur périmètre d’intervention à tous les élèves à besoins éducatifs particuliers. L’Assemblée Nationale a rejeté les PAS qui ne répondent en rien aux besoins des personnels et des élèves en situation de handicap. Le CSA-SD de la Mayenne demande l’abandon définitif de ce dispositif et la restitution immédiate des 7 postes de PE préemptés pour leur mise en place dans le département.

Pour : FO, FSU et CGT
Abstention :  UNSA 


Considérant le manque de moyens et la non réponse aux revendications des personnels, FO a voté CONTRE ces ajustements de carte scolaire.

Votes carte scolaire :
CONTRE : FO (3), FSU (3), CGT (2)  Abstention : UNSA (2)

Pour Force Ouvrière, les conséquences des budgets d’austérité successifs sont désastreuses pour l’école. Avec le budget Lecornu, l’école publique est à l’os ! L’heure est à la résistance, à la mobilisation, à commencer par la restitution des 5 PsyEN enlevés de leur poste. C’est en ce sens que FO a proposé l’action commune à la FSU, l’UNSA et à la CGT à l’issue du CSA.


Dans la discussion, en lien avec le bâti scolaire, le DASEN s’est félicité du fond de 80 millions d’euros mis à disposition par EDF pour équiper les établissements scolaires en systèmes de rafraîchissement. Il a demandé aux organisations syndicales de faire la promotion de ces nouvelles aides auprès des personnels. 

Seuls les représentants FO sont intervenus sur ce point lors de la réunion, pour dénoncer une opération purement publicitaire et commerciale, rappelant que c’était l’employeur, et l’Etat qui devait garantir un environnement de travail sain pour les agents. FO a rappelé au DASEN qui ne s’agissait ni plus ni moins que d’un désengagement de l’Etat.

Il ne faut pas s’y tromper, la plateforme EDF sert uniquement à demander des remboursements sur facture des dépenses engagées. Si les achats de matériel sont possibles dans les lycées et collèges, en raison de leur autonomie budgétaire et sous certaines conditions, ce n’est pas le cas dans les écoles. Les équipements dépendent totalement des municipalités. 

Pour la FNEC-FP FO, la canicule ne doit pas être un prétexte pour une privatisation rampante de l’École !

Lire à ce sujet

Toutes les questions diverses ont été envoyées en amont par FO. Les questions diverses permettent notamment d’aborder des situations, des sujets lors des instances, dès lors qu’elles sont envoyées dans les délais.

Réponse du DASEN : la balance est à +0,03

Les représentants FO ont rappelé qu’il y avait au moins un report, et plusieurs renonciations.

En réponse : il y a 5 renonciations et un report. Il y a également un recours Liste Complémentaire qui arrive en Mayenne (accompagné par FO !). En conséquence, FO a demandé le recrutement a minima d’au moins 5 LC immédiatement. Le DASEN, nous assure avoir fait la demande au Recteur.

Pour rappel cette année, il y a 20 PES à temps plein en classe et 14 à mi-temps. A cela s’ajoutent 7 contractuels alternants qui effectueront 12 semaines de stage.

– Accès messagerie : pas de perspective de retour “à la normale”. La messagerie est fonctionnelle via l’application thunderbird, et les collègues qui le souhaitent peuvent prendre contact avec l’équipe RUN pour la configuration.

– Envois des suppléances aux TR : qu’en est-il du respect du RGPD ? De la protection de ces données personnelles, qui plus est dans un contexte où la sécurisation des données est remise en question ?

Le DASEN reconnaît quelques maladresses depuis levées, notamment des envois de courriels sur les boîtes personnelles de collègues en copies visibles de tous les destinataires.

– Gestion des promotions PE (HC et Classe ex), gestion et envoi des avis finaux RDV de carrière  : les promotions sont toujours bloquées. Pas de perspective de retour à la normale. Ce sera évidemment rétroactif au 1er septembre pour les promotions. Les représentants FO ont interrogé le DASEN sur les délais réglementaires, notamment le 15 septembre pour l’envoi des avis finaux du DASEN. Celui-ci dit avoir confiance !

– Charge de travail des personnels administratifs, directeurs d’école, et quelles compensations ?

Le DASEN indique que le Recteur s’est dit favorable. FO a demandé quelle forme pourrait prendre cette compensation (indemnitaire…?). Pas de réponse du DASEN. Les représentants FO ont alerté sur le retard qu’il pourrait y avoir à rattraper, et ont indiqué fermement qu’ils refuseraient un effet rétroactif par exemple des enquêtes administratives pour les directeurs d’école ! 

Le DASEN s’est félicité de la possibilité pour les directeurs et directrices de se rendre à la DSDEN pour accéder à leurs outils numériques depuis des espaces sécurisés ! Les représentants FO ont demandé sur quel temps : pas de réponse. Les représentants FO ont demandé (à plusieurs reprises durant ce CSA) comment allaient être pris en charge les déplacements pour des directeurs qui parfois sont éloignés de Laval : le DASEN se dit favorable, mais n’a aucune réponse à apporter. En l’état actuel des choses, aucun remboursement n’est prévu !

A l’issue du CSA le DASEN a appelé directement le secrétaire départemental de la FNEC-FP FO pour lui indiquer que désormais, les directeurs pourraient aller dans le collège ou le lycée de leur choix pour accéder à leurs outils. Cela ne répond toujours pas à la question du temps de travail supplémentaire et à celle de la prise en charge du déplacement. Par ailleurs, FO a exigé du DASEN qu’aucune pression ou insistance ne soit exercée sur les directeurs qui ne se déplacent pas pour consulter leurs espaces en ligne. Le DASEN nous l’a certifié, nous serons vigilants. Faites nous remonter toute situation problématique.

– Traitement et versement des salaires de septembre ?

FO a rappelé que les collègues du SIDEEP avaient la tête sous l’eau, et pas suffisamment de moyens humains et matériels pour travailler (lire dans notre déclaration). Le DASEN confirme donc à FO, qu’il s’agit bien de copier/coller des payes. Pas de prise en compte des avancements, d’éventuels changements indemnitaires ou de prise en compte des promotions. FO vous appelle à rester particulièrement vigilants dans les mois à venir. Au moindre doute ou à la moindre anomalie sur votre salaire, contactez le syndicat. 

Toujours dans le cadre des conséquences de la cyberattaque, FO a fait remonter les problèmes relatifs aux contrats des services civiques : ils sont toujours bloqués en raison de la situation. Pas de perspective concrète sur la finalisation de ces contrats.

FO a fait remonter les problèmes des affectations des AESH. Nous accompagnons les collègues AESH au cas par cas et les situations sont résolues.

Réponse du DASEN : A ce jour, tout est remboursé

FO est de nouveau intervenu sur le nouveau logiciel de gestion du remplacement qui lésera plusieurs TR selon le type de remplacements qui ne seront plus couverts par l’ISSR (lire à ce sujet l’alerte enclenchée par FO en Mayenne). Tout est en standby.

Selon le DASEN, aucune.

Réponse du DASEN : il y a 2478 élèves notifiés pour une aide humaine. Selon lui, il n’y a aucun élève non accompagné. L’accompagnement mutualisé est désormais compris entre 3 et 6 heures !

Les représentants FO sont à nouveau intervenus seuls pour indiquer le tour de “PASSE-PASSE” de l’accompagnement et de la mutualisation, rappelant qu’auparavant un AESH-M c’était au moins 12 heures pour un élève. Ce tour de “PAS-PASSE”, qui sera renforcé avec les PAS, consiste pour l’Éducation nationale à affirmer que chaque élève en situation de handicap dispose d’une AESH, tout en masquant la réalité de la mutualisation à outrance. FO a rappelé qu’un même AESH doit parfois suivre 1, 2, 3, 4, ou parfois plus de 10 élèves, souvent répartis dans des établissements différents. L’administration utilise les PIAL et maintenant les PAS pour faire croire que le taux de couverture est de 100 %, alors que les notifications de la MDA ne sont pas  pourvues comme elles le devraient. Le droit des élèves à une scolarité adaptée à leurs besoins est ainsi bafoué, et les conséquences sur les conditions de travail des AESH sont lourdes (déplacements multiples, changements d’élèves, mansue de reconnaissance de leur professionnalité…)

Réponse du DASEN : Oui, ces heures sont intégrées dans le DGH et heures postes.

Réponse DASEN : “J’ai l’impression que la plupart des postes sont pourvus et que tous les contractuels sont affectés”.

FO a insisté et en réalité, le DASEN n’a pas de lisibilité à 100% sur les postes non pourvus. Il reconnaît qu’il y a des manques en arts appliqués, en éducation musicale et en lettres notamment.

Non, selon le DASEN, qui affirme ne pas avoir d’éléments de retour.

Est ce que les coordonnateurs PAS sont bien accompagnés ?

Consignes données par le DASEN aux coordonnateurs ULIS. (Le DASEN a simplement rappelé, en conformité avec les textes, qu’il n’y avait pas d’injonction, mais une orientation)

Cérémonie du 11 novembre : Pas de propagande guerrière à l’École !

Cérémonie du 11 novembre : Pas de propagande guerrière à l’École !

Dans une circulaire parue le 2 juillet, le ministre Geffray annonce l’instauration à la rentrée 2026 d’une « cérémonie commémorative annuelle d’hommage à tous les « morts pour la France » dans chaque école élémentaire, collège et lycée, publics ou privés sous contrat » qui se tiendra « au choix de l’établissement, dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre. ».

C’est aussi ce qu’il a confirmé lors de sa conférence de presse de rentrée.

La circulaire explique que « l’École a pour mission de permettre aux élèves de devenir des citoyens conscients de partager une destinée commune ». Puis elle précise que cette cérémonie « participe de la cohésion nationale, dans un environnement international marqué par des formes renouvelées de conflictualité ».

Les directeurs d’école, les chefs d’établissement pourront « mobiliser des enseignants », mais aussi faire appel à des réservistes opérationnels ou citoyens, des associations du monde combattant, des élus locaux, en particulier le correspondant défense de la commune.

Décidément, le ministre ne perd pas une occasion de mettre l’École au diapason de la marche à la guerre et de l’ouvrir aux promoteurs en tout genre de la propagande militaire. Cette cérémonie se présente comme une nouvelle déclinaison, de la Revue nationale stratégique 2025 qui préconise « d’acculturer près de dix millions de jeunes de 13 à 25 ans aux enjeux de défense et de sécurité nationale ». Elle est aussi l’occasion de mettre les personnels, dont ce n’est pas la mission, et qu’ils le veuillent ou non, à contribution dans l’entreprise gouvernementale d’embrigadement de la jeunesse.

En 1922, quatre ans après la Première Guerre mondiale qui venait de causer la mort d’une dizaine de millions de travailleurs et de jeunes, l’écrivain Anatole France réglait son compte à ce genre de formule pompeuse en écrivant dans L’Humanité : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ».

Cette déclaration a conservé toute son actualité, car ce ne sont toujours pas les enfants des Trump, Netanyahou, Poutine, Zelensky, Macron, Merz et consorts ni de leurs amis milliardaires, qui vont perdre leur vie au front.

Lors du meeting international contre la guerre qui s’est tenu à Londres le 20 juin dernier, le militant lycéen Felix Kreklow Rojas, organisateur des grèves scolaires en Allemagne contre la conscription, qui ont fait l’objet de répression, a déclaré : « Si c’est la démocratie pour laquelle ils veulent que nous nous battions, je refuse de tuer pour cela, et je refuse de mourir pour cela ! »

Le rôle de l’École c’est d’instruire les jeunes pour en faire des citoyens libres, capables de réfléchir par eux-mêmes, pas d’organiser des cérémonies pour leur bourrer le crâne avec une mémoire officielle gonflée de récits guerriers.

Si le ministre veut que les élèves acquièrent une « culture commune » historique, littéraire, scientifique leur permettant de comprendre le monde, il n’a qu’à annuler les 4 000 suppressions de postes d’enseignants prévus à la rentrée 2026, et créer les postes nécessaires !

Retrait de la circulaire « 11 novembre » !
Arrêt de tous les dispositifs de militarisation de l’École !
Respect des statuts des personnels !

S’il y a une chose à retenir du 11 novembre, c’est que tout doit être fait pour que les jeunes générations n’aient pas à subir des boucheries telles que la première, la Seconde Guerre mondiale et toutes les guerres qui ont suivi.

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Piratage de l’Éducation nationale : données des personnels, des élèves et des familles exposées, services bloqués, conditions de travail dégradées, et encore le démerdentiel…

Piratage de l’Éducation nationale : données des personnels, des élèves et des familles exposées, services bloqués, conditions de travail dégradées, et encore le démerdentiel…

Vos représentants FO en Mayenne interviennent à tous les niveaux depuis début août…

Article Ouest France Mayenne 
Article Café pédagogique (FO Mayenne est cité)
Courrier FO au ministre

Compte-rendu aux adhérents du SNUDI-FO 53 de la réunion avec le Recteur du 24 août
Compte-rendu audience ministre Geffray du 25 août
Compte-rendu aux adhérents du SNUDI-FO 53 de la réunion avec le Recteur du 26 août
Compte-rendu aux adhérents du SNUDI-FO 53 de l’entrevue avec les responsables de la DSDEN 53

Message aux adhérents SNUDI-FO 53 le 28 août : L’administration nous indiquait hier que toutes les boîtes de messagerie des établissements et des écoles étaient de nouveau fonctionnelles (ce dont nous pouvions déjà douter) Or, suite à notre nouvelle interpellation ce matin, elle reconnaît que ce n’est effectivement pas le cas ! À ce stade, seules les écoles raccordées à un « réseau communal » pourraient accéder à leur messagerie, sans qu’aucune précision ne nous est été apportée sur cette notion de réseau communal ! La FNEC-FP FO sera présente au nouveau point de situation prévu ce soir avec le rectorat et demandera des explications précises sur les conditions de rétablissement de la messagerie pour l’ensemble des écoles. Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons de nouveaux éléments.

La rentrée scolaire s’annonce particulièrement difficile du fait des décisions budgétaires du gouvernement : les 3 256 suppressions de postes ainsi que la mise en place des PAS ont provoqué des milliers de fermetures de classes, 30 000 élèves sont toujours privés des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux auxquelles ils ont droit, les AESH vont manquer partout…

Comme si cela ne suffisait pas, le ministère, victime d’une cyberattaque, n’a pas été capable de conserver en sécurité les données des personnels de l’Education nationale. Dans certaines académies, les personnels n’ont toujours pas accès à I-Prof ou à Onde, les directrices et directeurs sont empêchés de préparer la rentrée…

Ces conditions de rentrée désastreuses sont la conséquence des restrictions budgétaires décidées par ce gouvernement qui sacrifie l’Ecole publique et les services publics, tout en accordant 36 milliards d’€ supplémentaires au budget militaire…

De la même manière, ce gouvernement et ceux qui l’ont précédé sont également responsables du lourd tribut payé par la population et les pompiers suite aux incendies ayant frappé le pays cet été : manque de Canadairs, effectifs de pompiers très insuffisants, matériel de protection inadapté…

Le SNUDI-FO 53 invite les collègues à prendre toutes les initiatives avec le syndicat pour combattre les fermetures de classe ou exiger des ouvertures, revendiquer le recrutement d’AESH à hauteur des besoins, défendre les conditions de travail des personnels suite à la cyberattaque du ministère de l’Education nationale…

FO a déposé un préavis de grève pour la période. Envoyez vos déclarations d’intention de grève pour la période à venir !
Modèle de déclaration déjà complété pour la période 1

Comme l’indique la FNEC FP-FO « Salaires, suppressions de postes, conditions de travail chaotiques : les personnels ont toutes les raisons d’être en colère ! Ils sont fondés à se réunir et décider : « Pas de moyens, pas de rentrée ! » C’était le sens de plusieurs prises de position adoptées dans les écoles en fin d’année scolaire.

Signer votre motion d’école

A télécharger en PDF

Piratage de l’Éducation nationale : données des personnels, des élèves et des familles exposées, services bloqués, conditions de travail dégradées, et encore le démerdentiel…

À quelques jours de la rentrée, l’Éducation nationale de nouveau dans le chaos

La colère monte dans les écoles, les établissements et les services de l’Éducation nationale.

De très nombreux personnels enseignants et non enseignants (personnels administratifs des services, chefs d’établissement, AESH…) se retrouvent privés d’accès à leurs outils professionnels, parfois depuis plusieurs semaines : messagerie académique, applications de gestion, outils administratifs et systèmes d’information nécessaires au fonctionnement du service public.

Les remontées du terrain sont alarmantes : des collègues ne peuvent plus accéder à leur messagerie professionnelle ou aux applications nécessaires à leur travail ; des remplaçants ne peuvent pas être missionnés normalement ; des directrices et directeurs d’école n’ont plus accès aux outils de gestion des élèves (ONDE…) ; des personnels des DSDEN ayant repris le travail se retrouvent bloqués et avec des conditions de travail dégradées ; des chefs d’établissement et les personnels administratifs sont confrontés aux mêmes difficultés, la gestion des avancements et promotions est bloquée…

Et alors que la paie doit être préparée, le ministère doit répondre immédiatement : le versement des salaires pourra-t-il être assuré normalement la semaine prochaine ?

À une semaine de la rentrée, ce sont encore les personnels qui paient les conséquences de cette situation.

Le 31 juillet, le ministère de l’Éducation nationale reconnaissait officiellement avoir été victime d’une intrusion frauduleuse dans l’un de ses systèmes d’information, susceptible d’avoir conduit à l’exfiltration de données personnelles concernant un nombre important d’agents. Le ministère indiquait alors que les investigations se poursuivaient.

Depuis, la situation apparaît beaucoup plus grave et des données personnelles auraient été massivement exfiltrées, exposant ainsi les agents de l’Éducation nationale. D’après les éléments dont nous disposons, en dépit du silence du ministère, l’attaque pourrait concerner bien au-delà des seuls personnels : élèves, enseignants, personnels administratifs mais également parents et responsables légaux.

Environ 1,22 million d’élèves distincts, 4,35 millions d’identifiants de personnels et environ 602 000 comptes académiques pourraient apparaître dans les données revendiquées. L’ampleur exacte de la compromission n’est toujours pas établie par le ministère.

Mais le problème est suffisamment grave pour que la question soit posée publiquement. Le risque est réel : une telle accumulation de données peut faciliter les tentatives d’hameçonnage ciblé, l’usurpation d’identité, les fraudes et les attaques visant directement les personnels, les élèves et leurs familles.

Comment l’État peut-il demander aux personnels, aux élèves et aux familles de faire confiance aux outils numériques de l’Éducation nationale lorsque leurs données les plus personnelles sont ainsi exposées ?

Alors, qui est responsable ?

Si les hackers sont responsables de l’attaque, cela ne dispense en rien l’État et le gouvernement de leurs responsabilités.

Depuis des années, les gouvernements successifs imposent suppressions de postes, réductions de moyens et réorganisations permanentes à l’Éducation nationale.

Pendant ce temps, l’administration dépend toujours davantage d’outils numériques complexes et interconnectés pour faire fonctionner les écoles, les établissements et les services.

Qui a décidé de supprimer des milliers de postes dans l’Éducation nationale ?

Qui organise depuis des années la réduction des moyens humains et matériels du service public ?

Qui porte la responsabilité de garantir la sécurité et la continuité des systèmes d’information de l’État ?
Qui doit garantir la protection des données personnelles des agents, des élèves et des familles ?

Le ministère rappelle lui-même qu’il est responsable de nombreux traitements de données personnelles. Ce même ministère a recours très régulièrement à des sous-traitants pour la gestion de ces données. Le recours à des prestataires ne fait pas disparaître la responsabilité du ministère : l’État doit garantir la sécurité et la protection des données dont il assure le traitement.

Et ce n’est malheureusement pas la première alerte. En mars 2026, le ministère avait déjà reconnu une intrusion dans son système RH COMPAS. Environ 243 000 agents, stagiaires ou titulaires étaient concernés par l’exfiltration de données personnelles comprenant notamment des éléments d’identité et des coordonnées.

Combien faudra-t-il encore de fuites de données pour que le gouvernement prenne la mesure de la situation ?
« Qui aurait pu prédire ? »

Le gouvernement peut toujours expliquer qu’une cyberattaque est imprévisible. Mais qui pouvait ignorer que des systèmes informatiques concentrant les données de millions de personnes constituent une cible majeure ?

Qui pouvait ignorer que la sécurisation de ces systèmes nécessite des personnels qualifiés, des moyens techniques et humains, des investissements et non une politique d’austérité continue ?

Réduction drastique des moyens, suppression des postes, fragilisation des services publics, transferts des responsabilités… c’est bien le gouvernement qui organise les conditions d’un fonctionnement dégradé.

Après les salaires insuffisants, les milliers de suppressions de postes, la dégradation continue des conditions de travail par des contre-réformes imposées aux personnels…

Voici maintenant un État qui n’est même plus capable, à une semaine de la rentrée, de garantir à ses agents l’accès normal à leurs outils de travail et qui doit répondre à de graves interrogations concernant la protection de leurs données personnelles et celles des élèves et des familles.

La fédération FO de l’enseignement en Mayenne exige :

  • le rétablissement immédiat et complet des accès aux outils professionnels nécessaires au fonctionnement des écoles, des établissements et des services ;
  • qu’aucun personnel ne soit tenu responsable des conséquences des dysfonctionnements informatiques qu’il ne maîtrise pas ;
  • une information transparente et complète des personnels, des élèves et des familles sur la nature exacte des données compromises ;
  • que chaque personne concernée soit individuellement informée des risques et des mesures de protection à prendre ;
  • la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des données ;
  • la transparence totale sur les systèmes concernés, les conditions de l’intrusion et les éventuels recours à des prestataires ou sous-traitants ;
  • les moyens humains et financiers nécessaires pour assurer la sécurité et la continuité du service public ;
  • l’augmentation des salaires
  • l’arrêt des suppressions de postes et des politiques d’austérité qui désorganisent l’Éducation nationale

La FNEC-FP FO 53 refuse que les personnels soient une nouvelle fois sommés de « faire avec ».

Elle n’acceptera pas que les agents soient rendus responsables d’un chaos dont ils ne sont pas responsables.

Salaires, postes, conditions de travail, sécurité des données et continuité du service public : les personnels ont toutes les raisons d’être en colère.

La FNEC-FP FO 53 est à leurs côtés et organise la résistance pour défendre les droits et les conditions de travail des personnels de l’Éducation nationale. Pas de moyens, pas de rentrée scolaire !

A Laval, le 20/08/26


FNEC-FP FO 53, syndicats FO de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle
6 rue Souchu Servinière, 53000 Laval
06 52 32 30 45 – @ : 53@fo-fnecfp.fr   

CSA du 22 juin 2026

CSA du 22 juin 2026

Pour l’administration : M. Audy (DASEN), M. DRAULT ( IEN adjoint), Mme Bellanger (Cheffe de division PRHAG), M. Trocherie (D3E)
Invitée : Sandrine Hubert (CPC généraliste – Plan départemental de formation ou PDF)
La délégation FO : Hélène Colnot, Stève Gaudin, Cécile Pichon
Autres organisations : FSU (3), CGT (2), UNSA (2)

La déclaration FO

En préambule, le DASEN a présenté très rapidement son PDF et réexpliqué le lien entre les constellations et résidences, le projet d’école et les évaluations d’école. Lire à ce sujet le courrier FO au DASEN

La délégation FO a rappelé, comme chaque année, que la notion d’animation pédagogique obligatoire n’existe toujours pas, et que les formations “institutionnelles”, ne peuvent pas être imposées. Nous n’avons pas été contredits ce qui légitime notre action syndicale constante pour le respect des droits et obligations statutaires des PE.

Pourtant, le DASEN veut passer aux forceps pour imposer les formations dites “institutionnelles” : constellations PPCR, volets évaluations d’école, École inclusive, valeurs de la République et désormais les fameuses résidences pédagogiques…

Désormais avec le volet accompagnement de PPCR (que FO n’a pas signé), les collègues subissent des dispositifs qui ne relèvent pas de la formation et qui sont parfois maltraitants et culpabilisants, à l’instar des évaluations d’école.

En effet, cette année, des collègues qui n’ont pas souhaité prendre part à l’évaluation d’école se sont vu imposer la procédure. L’administration, reconnaissant que l’évaluation d’école n’était pas obligatoire, a procédé seule à l’évaluation et maintient qu’aucune sanction n’a été prise. Pourtant, le non-consentement clairement exprimé par les équipes n’a pas été respecté. FO a martelé que cette politique de l’intimidation contribuait au mal-être chez les collègues. 

L’intervention FO à ce propos lors de ce CSA : “Cette année encore, vous élargissez à des dispositifs managériaux, qui ne relève pas de la formation, qui mettent à mal les collègues et les écoles, à l’image des évaluations d’école. Là encore, vous avez choisi le passage en force en maintenant ce dispositif là où les équipes avaient clairement exprimé leur opposition. Dans plusieurs écoles, les personnels ont eu le sentiment que leur position collective était ignorée, ce qui a profondément dégradé le dialogue professionnel et alimenté les risques psychosociaux sur lesquels nous vous alertons régulièrement. Cette situation est d’autant plus inacceptable cette année puisque vous avez décidé de maintenir des évaluations d’école dans des établissements dont les équipes avaient clairement exprimé leur refus de s’engager dans cette démarche et n’y ont, de fait, pas participé.
Vous avez ainsi choisi de poursuivre ces évaluations en passant outre la position des personnels, allant jusqu’à faire établir des rapports d’évaluation alors même qu’aucun enseignant de l’école concernée n’avait souhaité prendre part au dispositif. Une telle méthode est contraire au respect dû aux agents et au dialogue professionnel. Comment ne pas s’interroger sur la question même du consentement ?
Les collègues concernés ont vécu cette situation comme une négation de leur expression collective et de leur autonomie professionnelle, générant un profond sentiment de dépossession, voire d’humiliation, ainsi qu’une souffrance au travail que notre organisation syndicale ne peut que dénoncer.
FO vous rappelle que les fonctionnaires sont placés dans une situation statutaire et réglementaire. Leurs droits et obligations sont définis par les textes en vigueur et non par des orientations politiques ou des recommandations, quelles qu’elles soient.
Force est de constater que vous avez fait le choix du passage en force, fragilisant davantage encore des équipes et des agents déjà éprouvés par la situation de l’École publique et le manque de moyens. Nous vous demandons par conséquent de mettre un terme à ces pressions et à ces méthodes imposées, qui portent atteinte aux conditions de travail et au respect dû aux personnels.”

Le SNUDI-FO 53 est et sera à vos côtés pour faire respecter votre statut. Le syndicat vous rappelle que chaque PE peut déduire 9 heures de ses heures de formation (peu importe qu’elles soient institutionnelles ou non) en participant aux nombreuses Réunions d’Information Syndicale (RIS) organisées chaque année par le syndicat majoritaire du département.

La délégation FO a rappelé lors de cette réunion du CSA les revendications des collègues :
– Le libre choix des 18h d’animations pédagogiques ;
– Le libre choix des stages de formation ;
– Le caractère strictement facultatif de la co-observation, des visites des CPC, ou de la mise en oeuvre de séances, dans le cadre des constellations PPCR mais aussi des résidences pédagogiques (obtenu par FO et confirmé à nouveau lors de ce CSA)
– Le respect de la liberté pédagogique ;
– Le respect de nos obligations réglementaires de service ;
– Le retrait de PPCR et l’abandon des constellations qui en découlent
– L’abandon des évaluations d’écoles

De plus, FO a rappelé qu’il était inacceptable de faire peser sur les équipes enseignantes la responsabilité des résultats aux évaluations nationales. Les difficultés rencontrées par les élèves trouvent notamment leur origine dans les choix budgétaires et l’insuffisance des moyens alloués à l’École. Elles ne sauraient en aucun cas remettre en cause l’engagement et le professionnalisme des professeurs des écoles.

Le directeur académique nous informe avoir déposé un dossier en vue de la création d’une cité éducative autour de l’école Badinter, classée REP+. FO désapprouve cette annonce réalisée sans aucune concertation préalable avec les collègues concernés. Le DASEN a expliqué avoir agi rapidement et a même indiqué que nous devrions en être « contents » !

FO s’oppose fermement à ce projet de cité éducative. Le syndicat considère ce dispositif comme une nouvelle étape de la territorialisation de l’École publique. Le syndicat alerte les collègues sur la volonté du DASEN d’implanter ce dispositif à Laval. Pour FO, celui-ci remet en cause le cadre national de l’Éducation nationale en plaçant les écoles dans un réseau piloté par le principal du collège, avec une implication accrue des collectivités territoriales et de partenaires extérieurs. Cette organisation risque d’affaiblir le rôle des directeurs d’école, les garanties statutaires des personnels et l’égalité de traitement des élèves et des personnels sur l’ensemble du territoire. Le SNUDI-FO 53 appelle donc les collègues à la vigilance et à la mobilisation contre ce projet, qu’il considère comme une déclinaison de « l’École du futur » promue par le gouvernement, et de “l’école de demain” voulue par le DASEN.

Nous ne connaissons pas l’avis des autres organisations silencieuses à ce sujet.

(Lire à ce sujet notre intervention en CSA de mai 2025)

Le plan de formation (PDF) n’a pas été adopté. Pour rappel, cet avis est consultatif.

Votes sur le PDF : 
Abstention : UNSA et CGT
CONTRE : FSU et FO

Questions et demandes envoyées par FO en amont du CSA

1-Observatoire des dynamiques rurales et territoriales (ODRT) et « l’école de demain »

FO réaffirme son opposition à ce que le directeur académique avait appelé « l’école de demain » en CSA de juin 2025. Comme nous le redoutions ces nouvelles expérimentations participent du démantèlement des écoles rurales. 
FO demande l’arrêt de ce démantèlement mis en œuvre par l’ODRT, et le respect des instances réglementaires, officielles et représentatives des personnels, comme des élus (CSA, CDEN) et donc la fin de l’ODRT en Mayenne.

2- PES et listes complémentaires 

La FNEC-FP FO constate que les besoins sont toujours importants dans les établissements et services. Dans le premier degré, les remontées du terrain font apparaître des besoins significatifs pour maintenir des effectifs adaptés dans les classes, procéder aux ouvertures nécessaires, renforcer les RASED, remplacer toutes les absences, et augmenter le nombre d’enseignants référents.

Dans un contexte où les moyens alloués restent insuffisants pour répondre à ces besoins, la FNEC FP-FO considère que l’ouverture de la liste complémentaire du CRPE constitue une mesure indispensable pour permettre le recrutement de personnels supplémentaires et améliorer les conditions d’enseignement des élèves ainsi que les conditions de travail des personnels.

Les SNUDI-FO de l’académie de Nantes ont donc demandé à Madame la Rectrice si elle entendait recruter tous les candidats sur liste complémentaire des CRPE. (Courrier adressé en copie à Monsieur le directeur académique)

La FNEC-FP FO 53 demande le recrutement de tous les candidats des listes complémentaires et leur réabondement immédiat pour répondre aux besoins (FO estime à au moins 99 le nombre de postes manquants pour le département de la Mayenne)

Réponse : nos responsables administratifs indiquent que des listes complémentaires ne seraient recrutées qu’ en cas de besoin et pour la vacance des postes ce qui n’est pas acceptable.

Le SNUDI-FO a réuni les lauréats du concours sur listes complémentaires jeudi 18 juin. Ils ont adopté une motion que nous avons transmise au DASEN, et lui avons à nouveau demandé d’intervenir auprès de la Rectrice pour le recrutement de toutes les LC.

3- FO souhaite savoir comment sera organisée la formation des PES l’année prochaine ? Combien sont recrutés au concours L3 dans le département ? Combien en M2 ? seront à 50% en classe l’an prochain ?

L’organisation pour l’année prochaine reste encore assez floue. La Mayenne devrait accueillir 30 PES à temps plein et 6 autres à mi-temps. Ces PES devraient connaître leur affectation d’ici mi-juillet.

4- FO souhaite savoir combien de PEMF sont finalement prévus à la rentrée ?

Dans l’attente d’une précision des services et qui nous sera envoyée, nous savons que 3 PEMF seront à Germaine Tillion
(1 déchargé à 33%, 1 décharge à 25% + 12,5% soit 37,5 %.)

5- FO souhaite connaître le nombre de démissions de PE sur cette année scolaire ? Combien de démissions de PES en 2025-2026 ?

Il y a eu 7 départs cette année : 1 rupture conventionnelle, 6 démissions (5 après disponibilité, 1 suite à un congé longue durée)
Il n’y a pas eu de démission de PES cette année.

5- Suite à l’annonce des résultats CAPPEI, FO souhaite connaître les modalités qui président aux prises de décisions ? Combien de collègues PE ont demandé à partir en formation CAPPEI ? Combien de certifiés ? Combien d’agrégés ? Combien de PLP ?

Il y avait 12 candidats et seulement 5 retenus ( uniquement des ULIS école), 4 partiront effectivement en formation. Nous attendons des précisions des services que nous ferons suivre.

6- FO souhaite savoir quels IEN seront affectés sur les circonscriptions pour l’année scolaire 2026-2027 ?

MNO : Mme LE MEUR
MNE : M. LETOURNEUX
MSE : Mme FREMONT (Annabelle) – IEN qui vient du 49
MSO : Mme ROUSSELIN
LAVAL agglo : M. GALOU

L’IEN adjoint au DASEN part en retraite, nous ne savons pas encore à ce jour qui le remplacera.

7- AESH : 

Les besoins sont importants et si le rectorat a autorisé le recrutement de 9,2 ETP pris sur l’enveloppe du 44, ces moyens devront logiquement être rendus. Si avec la mutualisation imposée par les PIAL l’accompagnement mutualisé n’est pas précisément défini, des consignes sont manifestement données pour réduire encore cet accompagnement de 12h, nous sommes passés à 8h et désormais ce seraient 6h. Si c’est confirmé les conséquences seront importantes pour les AESH (affectation, temps de travail, plus de mutualisation, plus d’établissements…) 

FO voudrait savoir si le directeur académique confirme cette tendance à baisser encore le temps d’accompagnement pour les AESH mutualisés ?

Le DASEN indique qu’il n’existe pas de tendance particulière en Mayenne. Pour autant, dans le premier degré, les notifications individuelles représentent un accompagnement d’environ 16 heures hebdomadaires. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le DASEN doit restituer 9,2 ETP, une décision particulièrement inéquitable alors même que le département est déjà fortement déficitaire en moyens d’accompagnement et ne pourrait, en l’état, répondre à l’ensemble des notifications si celles-ci devaient être pleinement mises en œuvre.

Les notifications mutualisées sont attribuées au regard des moyens qu’il reste et correspondent, en moyenne, à un accompagnement de 8 heures hebdomadaires dans le premier degré et de 5 heures dans le second degré.

8- Moyens de remplacement liés aux retraites progressives, aux départs en retraite en cours d’année dans le 1er degré et au nouveau congé de naissance

La FNEC FP-FO 53 alerte sur l’aggravation prévisible de la crise du remplacement dans les écoles. Alors que de nombreuses absences ne sont déjà pas couvertes faute de moyens suffisants, l’augmentation des demandes de retraite progressive, les départs en retraite en cours d’année maintenant possible dans le 1er degré, ainsi que l’entrée en vigueur, à compter du 1er juillet, du nouveau congé supplémentaire de naissance vont générer des besoins supplémentaires en remplacement.

Ces droits nouveaux ou renforcés pour les personnels doivent s’accompagner des moyens correspondants. Il n’est pas acceptable que leur mise en œuvre se traduise par une dégradation supplémentaire des conditions d’apprentissage des élèves ou des conditions de travail des personnels.

La FNEC FP-FO  53 demande donc quelles mesures Monsieur le directeur académique compte prendre pour anticiper ces besoins. Une évaluation de leur impact sur les besoins en remplaçants a-t-elle été réalisée ? Quels moyens supplémentaires seront attribués afin de garantir le remplacement effectif des personnels concernés et d’assurer, dans de bonnes conditions, la continuité du service public ?

Le DASEN indique avoir fait remonter ces inquiétudes aux niveaux académique et ministériel dans le cadre du schéma d’emplois. 

Lors du CSA départemental du 22 juin 2026, la délégation FO a demandé des précisions sur la nouvelle application ministérielle de gestion des remplacements.

Le SNUDI-FO a repéré une véritable supercherie concernant les ISSR. En effet, celles-ci seraient désormais soumises à de nouvelles restrictions. Certains remplacements (remplacement en renfort, TRS, évaluations d’école, ESS, aides en surnombre…) basculeraient ainsi vers le régime du décret de 2006, avec un remboursement via DT Chorus. En CSA, nos responsables administratifs confirment à FO que tous les remplacements ne feront pas l’objet de l’ISSR ! Inacceptable !

Le SNUDI-FO 53 rappelle que frais de déplacement via DT Chorus ne correspondent absolument pas aux ISSR. Les montants sont bien souvent inférieurs… voire inexistants. Concrètement, et par exemple un déplacement aujourd’hui indemnisé 15 € au titre de l’ISSR pourrait demain n’être remboursé… 0 €.

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup.

Après la fusion des spécificités des TR, voici donc une attaque frontale contre les personnels remplaçants !

Le SNUDI-FO 53 alerte : ces nouvelles dispositions découlent directement du déploiement du nouveau logiciel de gestion des remplacements imposé par le ministère, qui sera progressivement généralisé dans tous les départements, y compris en Mayenne.

Cette nouvelle organisation pénalisera inévitablement les collègues remplaçants, alors même qu’ils continuent d’assurer des déplacements imposés par l’administration. Elle entraînera une perte financière directe et risque d’aggraver encore le manque d’attractivité des missions de remplacement.

Le SNUDI-FO 53 appelle les remplaçants à se mobiliser et à rejoindre le syndicat par leur adhésion, pour construire le rapport de force indispensable afin de garantir le maintien du versement de l’ISSR pour tous les déplacements et pour tous les types de remplacement.

Avis 1 : carte scolaire
Le CSA-SD de la Mayenne, réuni le 22 juin 2026, demande l’abandon du protocole MEN-AMF intitulé “Le gouvernement et les maires de France mobilisés et unis pour relever les défis de l’École. ” En cohérence, le CSA-SD demande la fin de l’ODDRT en Mayenne, et des expérimentations “l’école de demain” mises en œuvre par le directeur académique depuis 1 an.
Le CSA-SD de la Mayenne demande également à ce que les expérimentations lancées dans 18 départements par le ministre Geffray dans le cadre des opérations de carte scolaire soient arrêtées.

Pour : FO, FSU et CGT
Abstention :  UNSA

Avis 2 : PAS
Dans le cadre de l’examen du projet de loi « visant à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers », le gouvernement a tenté une nouvelle fois, en vain, d’inscrire dans la Loi la création des PAS dans tous les départements, avec pour objectifs de les substituer aux actuels PIAL et d’étendre leur périmètre d’intervention à tous les élèves à besoins éducatifs particuliers. L’Assemblée Nationale a rejeté les PAS qui ne répondent en rien aux besoins des personnels et des élèves en situation de handicap. Le CSA-SD de la Mayenne demande l’abandon définitif de ce dispositif et la restitution immédiate des 7 postes de PE préemptés pour leur mise en place dans le département.

Pour : FO, FSU et CGT
Abstention :  UNSA

Avis 3 : ODDR
Considérant le protocole d’accord conclu entre le ministère de l’Éducation nationale et l’Association des maires de France, intitulé « Le gouvernement et les maires de France mobilisés et unis pour relever les défis de l’École » ;
Considérant la mise en place, en Mayenne, de l’Observatoire des dynamiques rurales associant les services de l’État et les élus, sans les personnels, leurs représentants ni les familles ;
Considérant un contexte marqué par des suppressions de postes et plus de 150 fermetures de classes dans les écoles publiques de la Mayenne depuis 2017, principalement en milieu rural ;
Considérant la multiplication des projets de restructuration des écoles (fusions, regroupements), susceptibles d’accentuer la territorialisation de l’École publique et de fragiliser l’égalité d’accès au service public d’éducation ;
Le CSA-SD de la Mayenne, réuni le 22 juin 2026, s’oppose aux orientations du protocole d’accord national, et de l’observatoire départemental des dynamiques rurales.
Le CSA-SD de la Mayenne demande le respect du cadre national de l’École publique, garant de l’égalité des élèves et réaffirme son attachement à une école publique nationale, laïque et égalitaire, présente sur l’ensemble du département.

Pour : FO et CGT
Abstention :  UNSA et FSU

Avis 4 : Evaluations d’école
Le CSA-SD réuni le 22 juin 2026 demande l’arrêt des pressions exercées sur les personnels qui ne souhaitent pas participer aux évaluations d’école. Le CSA-SD de la Mayenne demande l’abandon des évaluations d’écoles.

Pour : FO, FSU et CGT
Abstention :  UNSA

Remplaçants et ISSR : FO a levé un lièvre et vous alerte !

Remplaçants et ISSR : FO a levé un lièvre et vous alerte !

Lors du CSA départemental du 22 juin 2026, la délégation FO a demandé des précisions sur la nouvelle application ministérielle de gestion des remplacements.

Le SNUDI-FO a repéré une véritable supercherie concernant les ISSR. En effet, celles-ci seraient désormais soumises à de nouvelles restrictions. Certains remplacements (remplacement en renfort, TRS, évaluations d’école, ESS, aides en surnombre…) basculeraient ainsi vers le régime du décret de 2006, avec un remboursement via DT Chorus. En CSA, nos responsables administratifs confirment à FO que tous les remplacements ne feront pas l’objet de l’ISSR ! Inacceptable !

Le SNUDI-FO 53 rappelle que frais de déplacement via DT Chorus ne correspondent absolument pas aux ISSR. Les montants sont bien souvent inférieurs… voire inexistants. Concrètement, et par exemple un déplacement aujourd’hui indemnisé 15 € au titre de l’ISSR pourrait demain n’être remboursé… 0 €.

Après la fusion des spécificités des TR, voici donc une attaque frontale contre les personnels remplaçants !

Le SNUDI-FO 53 alerte : ces nouvelles dispositions découlent directement du déploiement du nouveau logiciel de gestion des remplacements imposé par le ministère, qui sera progressivement généralisé dans tous les départements, y compris en Mayenne.

Cette nouvelle organisation pénalisera inévitablement les collègues remplaçants, alors même qu’ils continuent d’assurer des déplacements imposés par l’administration. Elle entraînera une perte financière directe et risque d’aggraver encore le manque d’attractivité des missions de remplacement.

Le SNUDI-FO 53 appelle les remplaçants à se mobiliser et à rejoindre le syndicat par leur adhésion, pour construire le rapport de force indispensable afin de garantir le maintien du versement de l’ISSR pour tous les déplacements et pour tous les types de remplacement.

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