Jeudi 20 novembre, se tenait le 25ème congrès de l’Union Départementale FO à Laval au Palidrome.
La grande salle du palindrome était comble avec 250 personnes présentes !
Des enseignants et AESH composaient la délégation du SNUDI-FO 53.
Après de riches discussions, et les interventions des délégués, une résolution de combat a été élaborée, en commission puis adoptée à l’unanimité en plénière.
Stève Gaudin, du SNUDI-FO 53, a été élu secrétaire général adjoint de l’Union Départementale
Conclusion de la résolution générale
Le 25ème congrès mandate la CE et le Bureau de l’UD-FO 53 pour se mettre à disposition de tous ses syndicats, tous ses délégués syndicaux, tous ses représentants, pour les soutenir dans leur action syndicale en les aidant à déposer partout les revendications et pour contribuer à la mise en œuvre des moyens pour obtenir satisfaction. Le 25ème congrès appelle dans le même temps tous les syndicats FO en Mayenne, tous les délégués syndicaux, tous les délégués du personnel, tous les élus et représentants FO dans toutes les instances, à renforcer les implantations des syndicats FO tant dans les entreprises privées que dans les services publics. Le 25ème congrès invite l’ensemble de ses délégués à rester en lien étroit et permanent avec leur Union Départementale pour construire l’effort et la lutte interprofessionnelle en faveur de tous les salariés du département. Le 25ème congrès appelle tous les salariés, actifs, chômeurs, retraités à rejoindre les rangs de la CGT-Force Ouvrière, notamment dans la période qui s’annonce, pour préparer les luttes syndicales pour gagner sur toutes les revendications. Le congrès de l’Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de la Mayenne appelle à l’unité d’action des organisations syndicales, à l’unité des travailleurs du public et du privé, des jeunes, des retraités, pour préparer sans tarder, toutes et tous ensemble, la grève générale, contre la politique va en guerre , pour l’augmentation des salaires, l’arrêt des budgets d’austérité, pour le retrait de la loi Macron-Borne sur les retraites, pour la défense des services publics, pour la défense de notre modèle social.L’heure à la mobilisation : Résister, Revendiquer et agir pour reconquérir nos droits !
La protection sociale complémentaire (PSC) pour les AESH
Dès le début, la FNEC FP-FO a dénoncé ce marché. FO est la seule organisation syndicale à avoir refusé de signer l’accord ministériel.
Pour la fédération, une PSC obligatoire, non seulement met fin à la liberté de choix des agents mais elle s’attaque de front à la sécurité sociale et aux valeurs mutualistes avec la volonté affichée d’en faire une composante de la rémunération ou du « paquet salarial ». Sans compter le coût de cette PSC qui risque bien d’être plus élevé pour certains agents, les plus précaires notamment, ou encore les retraités qui seront les grands perdants de ce choix.
De plus, elle acte le découplage santé et prévoyance, prévoyance qui jusque-là était incluse dans les contrats de la plupart des mutuelles. Celle-ci devient l’objet d’un marché propre à une ou plusieurs options qui grèveront davantage le coût final de la protection sociale globale, avec des tarifs bien supérieurs à ceux que nous connaissons, selon nos informations.
Actuellement, un AESH peut bénéficier d’un forfait mensuel de 15 € brut de l’employeur pour sa mutuelle / complémentaire santé.
Mais à partir du 1er mai 2026, que vous soyez en CDD ou en CDI, vous serez peut-être concerné par l’obligation d’affiliation à la nouvelle mutuelle obligatoire gérée par la MGEN.
Qui ne sera pas concerné ?
Vous devrez justifier chaque année de votre exemption. Dans tous les autres cas, votre affiliation est obligatoire.
Quelle sera votre cotisation ?
Le dispositif « d’obligation d’adhésion” au nouveau régime collectif PSC pour tous (y compris les AESH) à partir de mai 2026 réduit la liberté de choisir sa mutuelle ou de rester dans son ancienne complémentaire à des conditions avantageuses.
L’affiliation obligatoire donne droit à un socle de remboursement, le même pour tous. Vous pouvez « améliorer » ce socle avec une cotisation facultative supplémentaire. Il y aura :
-un niveau A avec une prise en charge un peu améliorée, notamment des dépassements d’honoraires des médecins spécialistes.
-Un niveau B avec des remboursements supérieurs pour les soins dentaires et optiques.
Pour le minimum de base, la cotisation qui restera à votre charge comprendra une somme de 15 € + un pourcentage de votre salaire brut total.
Pour les options, prise en charge 50 % du montant … mais dans la limite de 5 € !
La prise en charge des autres membres de la famille
Attention : vous êtes obligé de prendre les mêmes garanties pour vous et les autres bénéficiaires.
Exemples de cotisations (socle/option A/option B), déduction faite de la prise en charge de l’État :
pour une femme seule avec 2 enfants : 95,26 € / 104,19 € / 145 €
pour un couple avec 3 enfants : 181,13 € / 216,62 € / 261,21 €
Pour quelles garanties ?
Quelques exemples de remboursements en fonction de l’option souscrite :
Qu’est-ce que la complémentaire santé solidaire (C2S) ?
Il s’agit d’une mutuelle prise en charge par l’État sous condition de ressources, soit gratuitement, soit avec une participation modérée de l’agent.
Attention : tous les revenus du foyer sont pris en compte, exception faite des allocations handicap, allocation de proche aidant et allocations ponctuelles comme la prime de rentrée.
(* Les moyennes mensuelles sont indicatives, ce qui compte est le montant annuel)
Si vous dépassez les plafonds de la gratuité, ce que vous devez payer dépend de l’âge !
Exemple d’une femme seule de 35 ans avec 2 enfants : 30 € par mois (mais pas d’aide de 15 € comme actuellement ni prise en charge à 50%). Par comparaison, la PSC obligatoire 2026 pour une femme seule avec 2 enfants revient à 95,26 €, déduction faite des 50 % pris en charge. Par contre, les remboursements peuvent être moindre, surtout pour les lunettes si vous choisissez des montures et/ou des verres autres que celles du 100 % santé. Plus de renseignements sur cette page : https://www.complementaire-sante-solidaire.gouv.fr/presentation-du-droit
Et la prévoyance ?
La prévoyance est la prise en charge d’une partie de votre salaire, en cas d’arrêt maladie ou d’incapacité de travail par exemple. Elle n’est pas inclus dans la PSC obligatoire. Il y aura possibilité de souscrire à des contrats à part, dont le montant n’est actuellement pas connu. La prise en charge de l’État sera limitée à 7€.
FO est le seul syndicat à ne pas avoir signé l’accord actant cette séparation de la partie maladie et de la prévoyance. Nous dénonçons également le caractère obligatoire, le coût de cette mutuelle en proportion des salaires des AESH, ainsi que la poursuite de la politique de destruction de notre Sécurité sociale.
Ce budget 2026, discuté en ce moment à l’Assemblée Nationale, est une véritable déclaration de guerre contre l’Ecole publique :
Troisième année blanche pour la valeur du point d’indice
Des milliers de suppressions de postes à l’Education nationale
Des AESH toujours sans statut et payées sous le seuil de pauvreté
Coupe de 235 millions d’euros dans le budget du ministère de la Culture
Suppression 515 postes à l’AFPA, soit une perte de 10% des emplois
Désindexation des pensions sur l’inflation
Multiplication des sanctions contre les agents malades…
Certains en rajoutent dans la surenchère de mesures réactionnaires. Dans son rapport du 23 octobre le rapporteur général du budget propose de nouvelles pistes d’économies budgétaires. Parmi celles-ci, figure notamment le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant en retraite, soit 17 000 suppressions de postes dès 2026 !
Toujours plus loin dans la provocation, il propose le gel des avancements automatiques d’échelons et de grades. Cela consisterait « en un report de ces revalorisations automatiques par un blocage temporaire de la constitution d’ancienneté durant une période blanche (…). »On veut clairement faire les poches des fonctionnaires d’État ! Si cette mesure voyait le jour, elle viendrait s’ajouter à toutes celles déjà prévues contre l’école et contre les services publics : des milliers de suppressions de postes, le gel de la valeur du point d’indice, 0 perspective salariale…
Et, pendant ce temps, de centaines de milliards d’euros de fonds publics viennent alimenter les dividendes et l’industrie d’armement. Pour la première fois, le budget de l’armée augmente de 7 milliards d’euros et dépasse celui de l’Éducation nationale.
FO ne cautionnera pas les tractations politiciennes visant à imposer ce budget de guerre. Personne n’ignore que le décalage de la réforme non seulement valide la loi sur les retraites de 2023, mais s’accompagne de nouvelles mesures austéritaires, en particulier sur le dos des retraités. Personne n’ignore non plus que le gouvernement veut remettre sur la table la retraite par points ou par capitalisation.
FO invite les personnels à se réunir, à participer massivement aux réunions syndicales et stages FO pour discuter des initiatives immédiates à prendre pour bloquer cette folie destructrice et pour obtenir satisfaction sur les revendications :
Inclusion scolaire : le SNUDI-FO 53 s’oppose aux mensonges d’État
Chers collègues,
Forts du constat que nous faisons chaque année, en formation, en RIS, en tournées d’écoles…, il est désormais patent que l’inclusion scolaire telle que présentée par l’institution relève de la malhonnêteté et du désengagement de l’État.
Au-delà des éléments de langage et du discours de façade sur l’inclusion, il s’agit de réduire les coûts de scolarisation. Un élève scolarisé dans des structures spécialisées coûte environ 7 fois plus cher à l’État qu’un élève scolarisé dans une classe ordinaire.
Cet argument budgétaire qui avance à bas bruit explique tous les dysfonctionnements auxquels sont confrontés enfants, parents et personnels.
Mutualisation des moyens avec la mise en place des PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés) … et bientôt la généralisation des PAS (Pôle d’appui à la scolarité) ?
Derrière ces joyeux acronymes se cachent :
Le manque criant d’AESH, organisé par la volonté de les précariser en leur refusant un vrai statut et un vrai salaire. Les AESH ne veulent plus être traitées comme des pions ! (Selon la DGESCO, avant les congés d’automne, 48000 élèves notifiés sont sans AESH en France, et près de 200 élèves sont concernés en Mayenne – en savoir plus)
Une prise en charge des élèves par notifications mutualisées qui demande aux AESH d’accompagner jusqu’à parfois 5 élèves en même temps ! Ils sont regroupés dans la même classe pour obtenir la présence d’au moins une AESH. Imaginez la classe avec 5 élèves à besoins particuliers et un seul accompagnant !
Des notifications en dépit du bon sens. L’institution remet régulièrement en cause le nombre d’heures de notification. Pire, elle prétend les réexaminer pour les réduire bien évidemment. D’où la mise en place de l’arnaque des PAS (Ce serait l’Éducation Nationale qui déterminerait les besoins des élèves en situation de handicap en fonction de ses maigres moyens alors qu’actuellement c’est la MDA qui notifie en fonction des besoins.).
On ferme les établissements spécialisés pour faire des économies sur notre dos avec pour conséquence la réduction des compensations auxquelles a droit un enfant handicapé. On remet en cause le droit des enfants à une prise charge pluridisciplinaire (médicale, paramédicale, éducative, pédagogique et sociale dans un environnement adapté et protégé.)
Nous savons que les établissements du secteur médico-éducatif (IME) sont indispensables comme établissements d’enseignement. Ils assurent la scolarisation et la compensation du handicap par un accompagnement médical ou médico-social. Pourquoi les fermer dans ce cas ?
Malgré les entourloupes du gouvernement, tout le monde sait qu’aussi bien formés soient-ils, aucun enseignant, aucun AESH ne pourra remplacer un médecin, un psychologue ou un soignant spécialisé.
Donc en lieu et place de préparer la guerre ou de donner des cadeaux fiscaux aux plus riches, exigeons un cadre scolaire qui ne génère pas la souffrance subie aujourd’hui par élèves, enseignants et AESH. Exigeons la réouverture des établissements spécialisés avec les moyens nécessaires pour les faire fonctionner.
Devant la surdité criminelle des différents gouvernements, le SNUDI-FO 53 dénonce ce désengagement de l’État qui dégrade les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissages de tous les élèves.
Le SNUDI-FO 53 continuera son action syndicale en défense de l’enseignement spécialisé et adapté, et appelle tous les personnels des écoles, à participer aux RIS et aux stages organisés par le syndicat.
Le prochain stage « inclusion scolaire » est prévu le 13 janvier prochain à Laval (en savoir plus – inscription)
« Pilotage pédagogique » Stop aux tâches injustifiées imposées aux directrices et directeurs d’école !
Alors que le gouvernement actuel cherche à imposer un budget de guerre et d’austérité sans précédent pour les travailleurs, prévoyant la suppression de 1891 postes dans le 1er degré, la situation dans les écoles devient parfois intenable, notamment pour les directrices et directeurs d’école dont les conditions de travail se dégradent sous le poids des tâches supplémentaires imposées et de la désorganisation dans les écoles conséquences des suppressions de postes ainsi que des contre-réformes successives.
En effet, les IA-DASEN, sous couvert du « pilotage pédagogique » introduit par la loi Rilhac, tentent d’imposer aux directrices et directeurs d’école des tâches qui ne relèvent pas de leur fonction alors qu’ils sont déjà débordés, qu’ils doivent se débrouiller avec la pénurie d’AESH et des emplois du temps parfois impossibles à élaborer, ou encore avec le manque d’enseignants remplaçants les contraignants à répartir les élèves…
En Mayenne, sous l’impusion des GDDE, cautionnés par certaines organisations syndicales, et sous couvert de « simplification », ce sont en réalités, de nouvelles tâches qui apparaissent.
Par exemple, il leur est demandé aux directeurs, de former ou de sensibiliser leurs collègues au plan « filles et maths » ou d’assurer l’appropriation des nouveaux programmes !
Or, si la réglementation, depuis la loi Rilhac (que le SNUDI-FO n’a pas cautionnée) précise que « le directeur d’école propose à l’inspecteur de l’éducation nationale, après consultation du conseil des maîtres, des actions de formation spécifiques à son école » (loi du 21 décembre 2021) et qu’il « anime et coordonne l’équipe pédagogique » (décret du 14 août 2023), il n’entre absolument pas dans les attributions des directrices et directeurs d’assurer des formations auprès de leurs collègues adjoints. Ils ne sont pas conseillers pédagogiques !
Par ailleurs les pressions s’acroissent pour caporaliser les directrices et les directeurs d’école. Dans un département, ils ont reçu la consigne de leur IEN de faire remonter le nom des collègues qui seraient réticents à suivre leurs propositions pédagogiques, auquel cas ceux-ci se verraient imposer un accompagnement par les CPC de la circonscription !
Parfois, les évaluations de directeurs donnent lieu à des pressions et des menaces de retrait de leur poste s’ils ne suivent pas les consignes ministérielles et départementales. Inacceptable !
Et que dire du non-respect de leurs obligations réglementaires de services avec des convocations de l’administration pour des réunions multiples, dans le cadre des conseils école/collège, des réunions thématiques adressées aux chefs d’établissement, des invitations insistantes pour des réunions pour lesquelles la présence des directeurs serait « vivement souhaitée » ?
Le SNUDI-FO n’accepte pas la dégradation continuelle des conditions de travail des directrices et directeurs d’école, les tâches toujours plus nombreuses que les DASEN leur imposent, les tentatives de les transformer en contremaîtres chargés d’appliquer coûte que coûte toutes les lubies ministérielles.
Les directeurs d’école, avec le SNUDI-FO 53 refusent la loi Rilhac et les GDDE, qui sous couvert de simplification viennent en réalité dégrader les conditions de travail.
Le SNUDI-FO revendique :
L’abrogation de de la loi Rilhac et de ses textes d’application !
L’arrêt des tâches supplémentaires imposées aux directrices et directeurs d’école !
Le respect de la liberté pédagogique des enseignants
La satisfaction des revendications concernant la direction d’école : augmentation des décharges, aide administrative statutaire dans chaque école, 100 points d’indice pour toutes les directrices et les directeurs…
L’arrêt des suppressions de postes et les créations de postes nécessaires d’enseignants comme d’AESH !
Le SNUDI-FO 53 invite tous les personnels à participer aux RIS organisées par le syndicat, et appelle les directeurs et directrices d’école à rejoindre le syndicat qui se bat réellement contre la loi Rilhac et les GDDE.
Le calendrier des vacances 2026-2027 vient de paraître
Le SNUDI-FO 53 revendique :
Le rétablissement d’un calendrier scolaire national unique.
L’arrêt de la territorialisation de l’organisation du temps scolaire (et des rythmes scolaire) – refus des déclinaisons locales qui se font contre l’égalité de traitement des usagers comme des personnels.
Le rétablissement d’une semaine de 4 jours sur 36 semaines pour tous les élèves.
Le maintien des deux mois de congés d’été pour les enseignants.
Une rentrée des enseignants fixée au 1er septembre et fin d’année scolaire au 30 juin, toujours dans la logique des 36 semaines d’enseignement.
La stricte séparation entre le scolaire et le périscolaire
Des obligations de service fixées en heures d’enseignement uniquement (et non l’imposition de tâches hors-service sans aucune reconnaissance).
Le calendrier :
Lundi 31 août 2026 – Pré-rentrée des enseignants
Mardi 1/09/2026 – Rentrée des élèves
Du samedi 17/10/26 au lun 02/11/26 – Vacances d’automne
Du samedi 19/12/26 au lun 04/01/27 – Vacances de décembre
Du samedi 20/02/27 au lundi 08/03/27 – Vacances d’hiver
Du samedi 17/04/27 au lundi 03/05/27 – Vacances de printemps
Des dizaines de milliers d’élèves privés d’AESH et d’une scolarisation adaptée : conséquences de l’inclusion scolaire systématique et indifférenciée
Près de 50000 élèves en situation de handicap n’ont pas l’accompagnement (AESH) auquel ils ont droit ! 25000 élèves en situation de handicap n’ont pas accès à l’établissement du médico-social auquel ils ont droit ! Source : MEN et DGESCO
En Mayenne, toujours selon la DGESCO, près de 200 élèves notifiés pour un accompagnement n’auraient pas d’AESH, et nous savons que près de 200 élèves attendent une place dans un établissement médico-social.
Source : Le Monde
Avec les PIAL et désormais les PAS la mutualisation de l’accompagnement des élèves se fait à marche forcée dégradant considérablement les conditions de travail des AESH qui s’occupent parfois de nombreux élèves sur plusieurs établissements.
L’acte 2 de l’école inclusive c’est le démantèlement des établissements spécialisés et la dilution permanente de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Le SNUDI-FO 53 rappelle ses revendications
STOP à l’inclusion scolaire systématique et indifférenciée
OUI au respect des besoins de nos élèves en situation de handicap, qu’il s’agisse de soins ou de compensation (accompagnement, orientation, matériel…)
STOP à la maltraitance et à la culpabilisation
Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH
Défense de l’enseignement spécialisé et des établissements spécialisés
Rétroactivité de l’indemnité REP+ : le Ministre confirme à FO la rédaction d’un décret déclinant la décision du Conseil d’Etat
La FNEC FP-FO a été reçue hier en bilatérale par le nouveau Ministre de l’Education Nationale, Edouard Geffray. Elle est intervenue notamment sur la décision récente du Conseil d’Etat actant la reconnaissance depuis 2015 du versement de l’indemnité REP+ à tous les personnels AESH qui y étaient éligibles. Cette décision avait fait l’objet d’un courrier de la FNEC FP-FO en date du 28 août adressé à la Ministre revendiquant l’application de ce droit à l’ensemble des AESH qui pouvaient y prétendre, sans que ces derniers n’aient à en faire la demande. Elle avait été également été portée ces derniers mois auprès des Recteurs et des DASEN par les syndicats départementaux.
Le Ministre annonce à la FNEC FP-FO qu’un décret de mise en conformité avec la décision du Conseil d’Etat est en cours de rédaction
Pour la FNEC FP-FO, il s’agit d’une victoire à mettre sur le compte des mobilisations des AESH qui n’ont pas accepté la discrimination dont ils faisaient l’objet sur la question de la prime REP, mobilisations que notre fédération a accompagnées notamment dans le cadre des démarches contentieuses.
La FNEC FP-FO reste vigilante quant au contenu de ce décret et mobilisée pour dénoncer une indemnité inférieure à celle des autres personnels.
La FNEC FP-FO invite l’ensemble des personnels à participer nombreux aux réunions initiées par ses syndicats départementaux afin de décider de toutes les initiatives de mobilisation pour faire valoir les revendications : • Mise en place pour les AESH d’un statut de fonctionnaire avec un vrai salaire à temps plein pour 24h d’accompagnement • Recrutement d’AESH à hauteur des besoins • Abandon des PIAL et des PAS • Ouverture de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins • Paiement immédiat des l’indemnités REP+ dues depuis 2015
Un ministre de l’Éducation nationale qui tourne le dos à l’école publique : une nouvelle attaque contre la laïcité
Lors d’une interview sur BFM TV jeudi 30 octobre, Edouard Geffray, embarrassé, a affirmé que plusieurs de ses enfants étaient inscrits dans un établissement scolaire privé.
Dans toute démocratie attachée à son école publique et à la laïcité, un tel choix personnel de la part du premier responsable de l’Éducation nationale créerait l’indignation. En France, sous l’ère Macron, cela semble désormais devenir la norme : tous les ministres de l’Éducation depuis 2017 ont scolarisé leurs enfants dans l’enseignement privé catholique.
Dans le même temps, ces responsables politiques répètent que l’école privée confessionnelle serait « équivalente » à l’école publique.
Le SNUDI-FO 53 dénonce cette affirmation : c’est faux, et c’est un écran de fumée destiné à banaliser la remise en cause de la laïcité.
L’école de la République n’est pas une option !
L’école publique n’est ni un service marchand ni un choix parmi d’autres. Elle constitue le socle de la République sociale, le lieu où l’on instruit toutes et tous sans distinction, où se construit l’égalité réelle.
En choisissant le privé confessionnel, le ministre adresse un message clair : Pour lui, l’école publique serait bonne… mais pour les autres...
Non l’école privée confessionnelle n’est pas neutre, et il ne s’agit pas d’un débat sémantique !
L’école privée catholique n’est pas née pour promouvoir l’idéal républicain, mais pour servir une finalité propre, fondée sur une vision religieuse et morale. Rappelons que l’un des objectifs poursuivi par l’école privée est l’évangélisation.
Le ministre a fait un choix politique et reconnaît ainsi ne pas faire confiance à l’école publique.
Pendant que les familles, les élèves et les personnels subissent les fermetures de classes, les suppressions de postes, les fusions d’écoles, le manque d’enseignants, d’AESH et la pénurie de moyens, le ministre choisit une voie réservée à ceux qui en ont les moyens. Il envoie un signal clair.
Cela constitue une rupture du principe d’égalité et une nouvelle trahison de l’école de la République.
La laïcité n’est pas un slogan, c’est un combat !
Dans un contexte d’austérité avec 4000 suppressions de postes prévues par ce même ministre, le SNUDI-FO 53 rappelle que la défense de l’école passe par la satisfaction des revendications.
Concernant la laïcité, nos revendications restent inchangées : Respect intégral de la laïcité et de la loi de 1905 Abrogation de la loi Debré Des fonds publics exclusivement pour l’école publique Refus de la « territorialisation » de la laïcité et des dérives locales
Le SNUDI-FO 53 revendique l’annulation des 4000 suppressions de postes prévues par le ministre, et la création de postes à hauteur des besoins urgents pour l’école Publique.
Le SNUDI-FO 53 réaffirme qu’on ne peut pas être ministre de l’Éducation nationale en tournant le dos à l’école de la République.
Formation des enseignants : une catastrophe… organisée !
Dernier avatar d’une « masterisation » qui a détourné les étudiants des concours d’enseignement, la réforme de la formation des enseignants et des concours a été passée en force au printemps 2025 par Élisabeth Borne, avec une copie strictement identique à celle de Nicole Belloubet l’année précédente.
En conséquence, FO a réitéré sa revendication de moratoire de cette réforme.
Trois filières en licence et deux concours en parallèle : ou comment perdre les étudiants
Au niveau licence, les collègues des INSPÉ ont été contraints de concevoir dans la plus grande précipitation de nouvelles maquettes, pour les futurs PE exemptés d’épreuves écrites, pour les préparationnaires du concours PE « normal ».
Au niveau master, ils ont dû aménager des « parcours » pour les actuels étudiants de master souhaitant passer le concours en L3 et en prévoir pour les étudiants de licence qui réussiraient le concours en L3. Les étudiants (en particulier ceux entrant en L3) ont été avertis au dernier moment, avec très peu d’informations sur les épreuves de concours comme sur le cursus post-concours.
Inégalité généralisée pour les étudiants
Tous les départements universitaires concernés et les INSPÉ ont « bidouillé » pour s’adapter aux nouveaux concours tout en reformatant les masters MEEF, maintenus en théorie pour deux années encore.
Mais les dotations horaires pour ce faire sont rarement au rendez-vous, en raison de budgets universitaires déjà exsangues. Les nombreuses « mutualisations » entre parcours amputent et les horaires des préparations aux concours et les formations dispensées post-concours. Et les situations se sont différenciées à la mesure des diversités dans la pénurie ou des « politiques de site ».
Résultat : de fortes inégalités territoriales devant les concours.
Doubles concours : Des milliers de postes perdus et une baisse prévisible du nombre de lauréats !
Les concours en L3 nécessitent de débloquer des postes en plus de ceux prévus pour les concours au niveau master 2.
Ces 7147 postes destinés à accompagner la réforme des concours, ce sont autant d’enseignants en moins dans les classes des premier et second degrés dès maintenant. C’est aussi moins d’enseignants demain, puisque des étudiants de master vont réussir les deux concours et qu’il y aura donc moins de lauréats. Beaucoup de postes mis au concours ne seront donc pas pourvus.
« Calibration » des concours : des disparitions de formations ou de sites INSPÉ
Autres conséquences négatives en chaîne : les rectorats ont « calibré » ou réparti les postes entre les concours M2 et L3 en fonction des réussites qu’ils estiment prévisibles aux concours. La « calibration » a manifestement été faite « au doigt mouillé » et de manière très diverse selon les académies.
Mais ses effets destructeurs sur le maillage de formation des enseignants sont déjà très concrets. Ainsi sont agendées pour l’année prochaine des mises en sursis ou même des disparitions de sites INSPÉ. Dans l’académie de Rennes, par exemple, Quimper est menacé et Vannes est voué à la disparition dès l’année prochaine. En ce dernier cas, le site et la formation pour les PE seraient même concédés… à l’enseignement catholique !
Quant aux collègues qui enseignaient jusqu’à présent dans ces sites INSPÉ, ils sont libres d’aller trouver du travail à près d’une centaine de kilomètres (les sites INSPÉ de l’académie de Rennes dépendant de l’université de Brest…).
Au passage, le gouvernement fait quelques dégâts supplémentaires en sourdine, comme la suppression cette année de concours du second degré, ainsi du CAPES et de l’agrégation de portugais…
Une machine à fabriquer des contractuels : Des étudiants de M1 ou de L3 poussés vers la sortie
Que feront les actuels étudiants de M1 qui n’auraient pas réussi le concours L3 ? La possibilité de passer le concours en fin de M2 en 2027 leur est en théorie ouverte. Encore faut-il pour cela que des heures soient débloquées pour cette préparation. Compte tenu de la situation de détresse budgétaire de nombre d’universités, rien n’est moins sûr.
De même, dans beaucoup d’universités, rien n’est prévu au niveau master pour les étudiants de L3 qui ne réussiraient pas le concours (PE ou CAPES). À Saint-Étienne, à Toulouse, il n’est pas question pour les universités de débloquer les heures nécessaires à un « parcours » de master pour les L3 non lauréats. Étudiants de Master ou de L3 échouant au nouveau concours L3 sont ainsi poussés vers la sortie. La conclusion est évidente : ils seront embauchés par l’Éducation nationale en tant que contractuels sous-payés.
Face à cette catastrophe organisée, FO exige
Le maintien de tous les sites de formation, le maintien de tous les personnels en place : aucune mobilité forcée, aucune suppression de postes dans le supérieur.
Les dotations budgétaires supplémentaires nécessaires pour que personne ne soit laissé au bord du chemin, que partout en 2026-27 les étudiants de M1 aient la possibilité de passer les concours en M2 en 202, les étudiants de L3 non lauréats de poursuivre en master.
FO réaffirme ses revendications
Retour à des épreuves disciplinaires pour les concours, avec en amont des licences disciplinaires.
Aucune inégalité devant le concours, les mêmes épreuves pour toutes et tous.
Abandon de la « masterisation », concours au niveau licence avec une formation rémunérée à plein temps sous statut, et reconnue comme valant grade de master.
Enfin, en plaçant les universités dans l’impossibilité budgétaire de répondre positivement aux demandes des étudiants, le budget Macron-Lecornu-Geffray-Baptiste confère à cette réforme toute sa potentialité destructrice. Ce budget de guerre, imposé aux travailleurs par d’indignes tractations politiciennes, doit être purement et simplement abandonné. De l’argent pour l’École, pas pour la guerre !