Conférence-débat laïcité à Laval

Conférence-débat laïcité à Laval

La Libre Pensée 53 a invité toutes les organisations syndicales à participer à une conférence- débat sur la laïcité et la loi Debré. FO y a répondu favorablement avec d’autres organisations.

Nous appelons les personnels de l’Education Nationale, et tous les défenseurs de l’école Publique à y participer.

Le SNUDI-FO 53 revendique
– le respect intégral de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État ;
– l’abrogation de la loi Debré ;
– l’arrêt de tout financement public de l’enseignement privé ;
– le respect strict de la neutralité religieuse dans l’École publique ;
– la défense d’une École publique laïque, nationale et émancipatrice.

Conférence Laïcité – Laval – 7 octobre 18h

Conférence Laïcité – Laval – 7 octobre 18h

La section départementale de la Libre Pensée, avec les syndicats FO, CGT, FSU et Solidaires, organise une conférence débat sur la Laïcité ayant pour titre : « Financement de l’enseignement privé : sortir de la loi Debré ? »

Mercredi 7 octobre à 18h (Quartier Ferrié à Laval salle 1 du bâtiment 13)

(Un pot de l’amitié sera servi à l’issue)

Le 29 décembre 1959, était votée la loi Debré permettant le financement sans contrôle de l’enseignement privé à plus de 90 % d’obédience catholique.

Depuis, plus de 12 milliards d’euros sont détournés chaque année pour l’enseignement privé au détriment de l’enseignement public et laïque. Des scandales fleurissent régulièrement (Bétharram…).

Pendant ce temps, les enseignants et toutes les catégories de personnels de l’Education Nationale sont empêchés d’exercer leurs missions en toute sécurité en raison des restrictions drastiques de leurs moyens. Des écoles publiques et des classes ferment par milliers chaque année, au détriment de la qualité de l’enseignement. L’insuffisance de financement de l’Ecole Publique s’est aussi fait sentir pendant les périodes caniculaires. A bien des égards, c’est aussi un système de reproduction des élites qui se développe. L’éducation devient de plus en plus un secteur marchand, affairiste et aussi de « terre de mission » pour la religion au mépris de la laïcité.

Après la promulgation de la loi Debré, une riposte unitaire a été menée. La majorité des syndicats et une multitude d’organisations, comme la Libre Pensée, se sont mobilisées pour l’abrogation de la loi Debré. A l’époque, 11 millions de personnes ont signé la pétition. Un rassemblement géant était organisé le 19 juin 1960 à Vincennes. Lors de cette mobilisation historique, le Serment de Vincennes était adopté par les défenseurs de l’Ecole Laïque et gratuite !  Force Ouvrière faisait partie des signataires.

Nos revendications n’ont pas changé pour une école laïque, gratuite, universelle et émancipatrice. Notre organisation exige toujours l’abrogation de la loi Debré et le retour des fonds publics à l’Ecole Publique !

La fédération nationale de la Libre Pensée a dans le contexte de progression de l’enseignement privé, finalisé une proposition de plan pour sortir de la loi Debré.

Sur la proposition de la Libre Pensée 53, nous avons accepté de nous associer à une conférence débat sur ce sujet.

Le SNUDI-FO 53 invite tous les collègues à participer à cette conférence

Diffusion d’un document confessionnel et religieux dans un collège public : FO agit !

Diffusion d’un document confessionnel et religieux dans un collège public : FO agit !

La FNEC FP-FO 53 a saisi le DASEN après la diffusion, au collège public Paul Emile Victor de Château-Gontier, d’un document confessionnel présentant une « aumônerie de l’enseignement public ».

Sous couvert d’information administrative, ce document comporte en réalité une promotion explicite de la religion catholique, avec des références à « la question de Dieu » ou encore au « Livre de la Bible ».

Aucune confusion ne doit être entretenue entre service public d’éducation et activité religieuse.

La FNEC FP-FO 53 revendique :

  • le respect intégral de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État ;
  • l’abrogation de la loi Debré ;
  • l’arrêt de tout financement public de l’enseignement privé ;
  • le respect strict de la neutralité religieuse dans l’École publique ;
  • la défense d’une École publique laïque, nationale et émancipatrice.

Dans ces conditions FO exige :

  • la cessation immédiate de cette diffusion ;
  • la vérification des pratiques dans l’ensemble des établissements publics du département disposant d’une aumônerie.

Le courrier au DASEN, préfète et Rectrice à télécharger


Laval, le 17 mai 2026

Objet : Diffusion d’un document confessionnel au collège public Paul Emile Victor de Château-Gontier

Monsieur le directeur académique,

Nous sommes saisis par des parents d’élèves du collège public Paul Emile Victor de Château-Gontier, légitimement surpris par le contenu d’un document institutionnel les informant officiellement de l’existence d’une « aumônerie de l’enseignement public ».

En réalité, il s’agit d’un formulaire destiné aux « élèves catholiques » qui, vous en conviendrez, dépasse le cadre qui s’impose en matière de laïcité et de neutralité de l’École publique.

Si le Code de l’éducation permet effectivement le fonctionnement d’un tel service sur autorisation de la Rectrice, le contenu de ce formulaire interroge et interpelle les parents qui nous ont alertés.

Chacun connaît les objectifs affichés de l’Église catholique et vous connaissez également la position constante de FO en matière de laïcité. L’entrisme religieux n’a pas sa place dans l’École publique, qui doit garantir la neutralité du service public ainsi que l’égalité entre tous les élèves.

Par ailleurs, l’extension des aumôneries à des établissements sans internat apparaît difficilement conciliable avec l’esprit de la loi de 1905, qui justifiait ces dispositifs par la situation particulière des usagers retenus dans certains établissements publics.

Le but annoncé par ce document est de permettre aux parents d’effectuer une demande d’information sur cette aumônerie, ce qui sous-entend que seules les personnes complétant le coupon sont censées recevoir ces renseignements.

Or, le formulaire comporte également une présentation détaillée du fonctionnement et des objectifs de cette aumônerie, avec une promotion explicite d’une religion s’apparentant clairement à du prosélytisme, ce qui nous paraît contraire au principe de laïcité.

Par ailleurs, la circulaire n° 88-112 du 22 avril 1988 précisant les modalités d’application de la réglementation relative à l’enseignement religieux et aux aumôneries dans l’enseignement public indique que l’information relative à l’existence d’une aumônerie intervient lors de l’inscription de l’élève. C’est également à cette occasion que l’élève, avec l’accord de ses parents s’il est mineur, fait part de sa volonté de suivre les activités de ce service en précisant le culte concerné.

Cette même circulaire précise que « le choix fait lors de la première inscription vaut tant qu’il n’a pas été modifié par écrit ».

Dans ces conditions, le fait que le collège diffuse chaque année un document confessionnel comportant des éléments de propagande religieuse entretient une confusion manifeste entre service public d’éducation et activité religieuse.

La présentation faite de ce service n’est nullement neutre. Le document ne se limite pas à une simple information administrative ; il contient un discours religieux assumé évoquant notamment « la question de Dieu » ou encore le « Livre de la Bible ».

Enfin, nous considérons qu’il existe une forme de pression institutionnelle implicite dans la mesure où l’en-tête du ministère ainsi que celui du collège peuvent laisser penser à un cautionnement institutionnel de cette activité religieuse.

De la même manière, l’affirmation selon laquelle cette aumônerie « œuvre dans le cadre de la laïcité » apparaît pour le moins contestable puisqu’il s’agit bien d’une activité confessionnelle.

Au regard de la réglementation en vigueur et du caractère attentatoire à la laïcité que présente ce document, sa diffusion annuelle à l’ensemble des familles ne nous paraît ni justifiée, ni conforme à l’esprit de la circulaire précitée.

En conséquence, la FNEC FP-FO 53 vous demande d’intervenir afin de faire cesser cette diffusion et de vérifier que les autres établissements publics du département disposant d’un service d’aumônerie respectent strictement la réglementation encadrant leur fonctionnement.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur académique, l’expression de nos salutations laïques et républicaines.

Stève Gaudin, secrétaire départemental

Laïcité : 120 ans de la loi de 1905

Laïcité : 120 ans de la loi de 1905

120ᵉ anniversaire de la loi du 9 décembre 1905
La laïcité : un principe républicain au service des travailleurs

Il y a 120 ans, la France adoptait la loi du 9 décembre 1905 portant séparation des Églises et de l’État. Ce texte fondateur de la République a posé un principe essentiel : la laïcité, garante de la liberté de conscience, de l’égalité entre les citoyens et de la neutralité de l’État vis-à-vis des religions et des convictions.

À l’occasion de cet anniversaire, l’UD FO 53 réaffirme son attachement plein et entier à la laïcité, principe d’émancipation individuelle et collective, et socle de justice sociale. La laïcité protège les salariés quelles que soient leurs convictions religieuses, philosophiques ou leur absence de croyance, et garantit un cadre de travail fondé sur la liberté, le respect et l’égalité.

L’UD FO 53 rappelle que la laïcité n’est dirigée contre aucun culte. Elle s’applique à tous de manière égale et protège chacun contre toute forme de pression, directe ou indirecte. Elle demeure un rempart contre les communautarismes comme contre les tentatives de récupération politique.

À l’heure où certains courants politiques, héritiers historiques de l’anti-laïcité, prétendent aujourd’hui s’en réclamer pour mieux stigmatiser, exclure ou diviser, l’UD FO 53 condamne fermement ces détournements. La laïcité ne peut être instrumentalisée pour justifier des politiques discriminatoires ni pour opposer les travailleurs entre eux.

La laïcité est un principe de liberté, pas un outil de rejet.
Un principe d’égalité, pas de désignation de boucs émissaires.
Un principe de rassemblement, pas de fracture sociale.

Pour l’UD FO de la Mayenne, défendre la laïcité, c’est défendre la République sociale. C’est garantir à chaque salarié dignité, droits et égalité. C’est refuser l’ingérence des religions dans l’État comme l’ingérence de l’État dans la conscience individuelle.

C’est aussi pour cela que FO s’oppose à toutes les mesures qui confondent racisme et laïcité. Elle revendique, avec sa Confédération, l’abrogation de la Loi « Séparatisme » qui remet en cause la liberté de conscience et la liberté d’association.

C’est aussi refuser le financement direct ou détourné de toute religion à travers les crédits accordés à l’enseignement privé. L’UD FO 53 est constante dans sa revendication, celle du serment de Vincennes de 1960 : « les fonds publics doivent être réservés à la seule Ecole publique ».

En ce sens, l’UD FO 53 revendique la stricte application de la loi de 1905 et l’abrogation de la loi Debré et de toutes les réformes alignant le fonctionnement de l’Ecole publique sur celui du privé.

Fonds publics à l’école publique !

La laïcité de la loi de 1905 ne se débat pas, elle se défend !

En célébrant les 120 ans de la loi de 1905, l’UD FO 53 rend hommage à celles et ceux qui ont construit cet acquis démocratique et réaffirme sa détermination à faire vivre la laïcité dans les entreprises, les services publics et plus largement dans la société.

En 2025 comme en 1905, la laïcité demeure une promesse d’émancipation et de progrès social.

Laval, le 4 décembre 2025

Un ministre de l’Éducation nationale qui tourne le dos à l’école publique : une nouvelle attaque contre la laïcité

Un ministre de l’Éducation nationale qui tourne le dos à l’école publique : une nouvelle attaque contre la laïcité

Lors d’une interview sur BFM TV jeudi 30 octobre, Edouard Geffray, embarrassé, a affirmé que plusieurs de ses enfants étaient inscrits dans un établissement scolaire privé. 

Dans toute démocratie attachée à son école publique et à la laïcité, un tel choix personnel de la part du premier responsable de l’Éducation nationale créerait l’indignation. En France, sous l’ère Macron, cela semble désormais devenir la norme : tous les ministres de l’Éducation depuis 2017 ont scolarisé leurs enfants dans l’enseignement privé catholique.

Dans le même temps, ces responsables politiques répètent que l’école privée confessionnelle serait « équivalente » à l’école publique.

Le SNUDI-FO 53 dénonce cette affirmation : c’est faux, et c’est un écran de fumée destiné à banaliser la remise en cause de la laïcité.

L’école publique n’est ni un service marchand ni un choix parmi d’autres. Elle constitue le socle de la République sociale, le lieu où l’on instruit toutes et tous sans distinction, où se construit l’égalité réelle.

En choisissant le privé confessionnel, le ministre adresse un message clair : Pour lui, l’école publique serait bonne… mais pour les autres...

L’école privée catholique n’est pas née pour promouvoir l’idéal républicain, mais pour servir une finalité propre, fondée sur une vision religieuse et morale. Rappelons que l’un des objectifs poursuivi par l’école privée est l’évangélisation.

Pendant que les familles, les élèves et les personnels subissent les fermetures de classes, les suppressions de postes, les fusions d’écoles, le manque d’enseignants, d’AESH et la pénurie de moyens, le ministre choisit une voie réservée à ceux qui en ont les moyens. Il envoie un signal clair.

Cela constitue une rupture du principe d’égalité et une nouvelle trahison de l’école de la République.

Dans un contexte d’austérité avec 4000 suppressions de postes prévues par ce même ministre, le SNUDI-FO 53 rappelle que la défense de l’école passe par la satisfaction des revendications.

Concernant la laïcité, nos revendications restent inchangées :
Respect intégral de la laïcité et de la loi de 1905
Abrogation de la loi Debré
Des fonds publics exclusivement pour l’école publique
Refus de la « territorialisation » de la laïcité et des dérives locales

Le SNUDI-FO 53 revendique l’annulation des 4000 suppressions de postes prévues par le ministre, et la création de postes à hauteur des besoins urgents pour l’école Publique.

Le SNUDI-FO 53 réaffirme qu’on ne peut pas être ministre de l’Éducation nationale en tournant le dos à l’école de la République.

Laval, le 1er septembre 2025

UCO à Laval : L’argent public à l’école Publique !

UCO à Laval : L’argent public à l’école Publique !

Télécharger le communiqué en pdf

Nous apprenons, dans le cadre de la visite de la présidente de région, Christelle Morançais, que le Maire de Laval avec le président du département Olivier Richefou, organisent une « cérémonie » pour la pose de la première pierre des bâtiments de l’UCO, Université Catholique de l’Ouest. Pour l’UD FO 53 et la fédération FO de l’enseignement, il s’agit bel et bien d’une provocation.

L’argent public doit servir à l’école Publique et non au financement d’établissements privés catholiques.

N’est-ce pas Madame Morançais qui a organisé un plan d’austérité d’une violence inouïe dans les Pays de la Loire en coupant très largement dans les subventions des associations culturelles ou à vocations sociales ?

N’est-ce pas Madame Morançais qui a supprimé de nombreux postes au conseil régional ?

Madame la présidente de région préfère satisfaire ses amis en favorisant le financement de l’enseignement catholique. Que dire des 2 millions d’euros prévus par la région pour la construction des bâtiments de l’UCO (soit 20 % du budget total pour l’UCO) sans aucune contrepartie.

Que dire des 2,5 millions prévus par le conseil départemental et Monsieur Richefou pour l’UCO ?

Que dire des 2,5 millions prévus par Laval Agglomération et Monsieur Bercault pour l’UCO ?

L’argent public servirait-il à financer largement l’implantation de l’enseignement catholique ?

FO rappelle que ce système d’enseignement catholique est totalement inféodé aux évêques et aux congrégations religieuses. C’est une institution de l’Eglise catholique au service de ses buts doctrinaux et d’évangélisation.

L’UD FO 53 et la FNEC-FP FO 53 ont toujours refusé et condamné ce projet d’implantation d’une université catholique en Mayenne, école financée par des fonds publics.

L’UD FO 53 et la FNEC-FP FO 53 sont viscéralement attachées à l’école laïque et républicaine, à la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat.

L’UD FO 53 et la FNEC-FP FO 53 sont favorables au développement de l’enseignement universitaire public en Mayenne.

L’UD FO 53 et la FNEC-FP FO 53 rappellent la revendication constante des partisans de la laïcité et du serment de Vincennes de 1960 : les fonds publics doivent être réservés à la seule Ecole publique.

L’UD FO 53 revendique l’abrogation de la loi Debré – Guermeur de 1959 et toutes les lois anti-laïques.

A Laval le 11 septembre 2025

Les Sarments : le 22 septembre l’école n’est pas ouverte

Les Sarments : le 22 septembre l’école n’est pas ouverte

L’école des Sarments n’a pas ouvert ses portes ce jeudi 22 septembre.

C’est un fait, cette « institution » aux contours flous n’accueille à ce jour aucun élève.

Tous les éléments en notre possession, n’ont jamais été contredits.

Nombreux nouveaux témoignages affluent, encore aujourd’hui.

Tous concordent. Ils sont très inquiétants.

Le SNUDI-FO se félicite de ce 1er recul, et reste pleinement mobilisé pour mettre en échec total ce projet aux relents obscures et intégristes.


Le courrier du SNUDI-FO 53 au préfet de la Mayenne

Le courrier du SNUDI-FO 53 à la Maire de Bais

Le communiqué du SNUDI-FO 53 du 15 septembre 2022


Article France Bleu Mayenne du 22 septembre 2022


Communiqué FO de mars 2022

Communiqué FO du 31 mai 2022

Laïcité : campagne odieuse du ministère !

Laïcité : campagne odieuse du ministère !

Télécharger le communiqué FNEC-FP FO

Non, Monsieur le ministre, ce n’est pas ça la Laïcité
La Laïcité, c’est le strict respect de la loi de 1905 !

Au prétexte de promouvoir la laïcité dans les établissements scolaires, le ministre vient de lancer une campagne de communication. Il a fait appel à une agence pour déployer des panneaux publicitaires et des affichages dans les établissements.

Ces affiches entretiennent une profonde confusion, voire un contresens, sur ce qu’est la Laïcité. On peut y lire : « Permettre à Milhan et Aliyah de rire des mêmes histoires. C’est ça la laïcité », « Tout faire pour que Imrane, Axelle et Ismail pensent par eux-mêmes. C’est ça la laïcité », ou encore « Permettre à Sacha et Neissa d’être dans le même bain. C’est ça la laïcité. » Les photographies et le choix des patronymes jouent avec l’implicite, des représentations, laissant entendre que la laïcité pourrait être mise en danger par une catégorie de la population.

Ce n’est pas ça la Laïcité. Les affiches du ministre en ignorent même les fondements : la neutralité de l’État issue de la loi de 1905, la liberté de conscience, et l’égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou de conviction. Le rôle de l’École publique et laïque n’est pas d’assigner les élèves à leur identité réelle ou supposée. Sa mission première est de permettre l’instruction de tous.

Après la mise en place d’un conseil des « sages » composé de personnalités de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, après les équipes « Valeurs de la République », après les propos du ministre sur « l’islamo-gauchisme » dans les Universités, après le SNU, difficile de croire que cette campagne relève d’une méconnaissance de la part du gouvernement. Elle s’inscrit dans un dévoiement de la Laïcité à des fins politiques, dans la continuité de la Loi sur le séparatisme.Elle confirme toutes nos craintes quant au plan de formation « aux valeurs de la République » que le ministre veut imposer aux personnels de l’Éducation nationale dès cette année.

La FNEC FP-FO s’opposera à toute remise du statut de fonctionnaire, au nom d’une normalisation prétendument laïque. Elle veillera au strict respect de la liberté pédagogique : les personnels ne sont pas les relais de la propagande gouvernementale.

La FNEC FP-FO rappelle que l’État doit être le premier garant de l’application du principe de Laïcité et de neutralité. Cela implique par exemple de donner tous les fonds publics à la seule École publique et d’abroger toutes les lois anti-laïques, des lois Debré jusqu’à la loi « pour une École de la confiance » qui renforce encore le financement public aux écoles maternelles privées.

Montreuil le 31 août 2021

Implantation de l’université catholique sur le campus de Laval

Implantation de l’université catholique sur le campus de Laval

Télécharger le communiqué

L’Union Départementale des syndicats CGT-FORCE OUVRIERE de la Mayenne a pris connaissance du projet de l’Université Catholique de l’Ouest (UCO) d’implanter à Laval, sur le campus, un bâtiment pouvant abriter entre 500 et 700 étudiants, et proposant des cursus universitaires absents localement dans l’enseignement public.

Ce projet serait financé pour une part très importante (au-delà de 50 % au total) par le Conseil Régional, le Conseil Départemental et la communauté d’agglomération Laval Agglo.

L’UD-FO 53 rappelle son attachement inconditionnel à la neutralité et à laïcité de l’Etat, et donc des collectivités territoriales, ainsi qu’au principe républicain qui figure dans les résolutions de chacun de ses congrès depuis 1948 qui considère que seule l’école publique doit recevoir des financements publics.

Si chaque citoyen est libre de choisir pour lui-même ou pour ses enfants le type et le lieu d’enseignement et de formation qui lui conviennent, l’argent public ne peut être dévolu qu’à des établissements publics gratuits, laïques, et ouverts à tous, quelle que soit l’origine sociale, car présentant un caractère de neutralité politique, philosophique ou confessionnelle.

D’autre part, toute formation professionnelle et universitaire, selon FO, doit d’abord être proposée dans l’enseignement public. L’implantation de la « catho d’Angers » sur le campus lavallois rentre en concurrence directe avec l’Université du Maine basée au Mans et qui propose déjà certains cursus à Laval. Si l’évolution du campus universitaire de Laval est souhaitable et nécessaire, afin de répondre aux besoins des étudiants mayennais, il ne peut se faire que par l’affirmation de la présence de l’Université du Maine.

Ce projet n’est donc pas admissible pour Force Ouvrière !

C’est pourquoi elle invite l’ensemble des organisations syndicales et associations attachées à la laïcité et à l’enseignement public à opposer un front commun afin d’y faire obstacle.

Pour FO, la laïcité ne peut être à géométrie variable.

Laval, le 18 décembre 2020

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