Suppression d’un poste d’infirmière scolaire : c’est non !

Suppression d’un poste d’infirmière scolaire : c’est non !

Pétition intersyndicale départementale à signer et à partager massivement : http://chng.it/8RBZrWswWc

Pétition pdf pour diffusion dans l’école
Pétition pdf avec formulaire numérique
A retourner à: contact@snudifo-53.fr

Rassemblement devant la DSDEN le 5 mai 2021 : une centaine de personnes mobilisées pour mettre en échec ce projet

L’intervention du secrétaire départemental de la FNEC-FP FO 53, Fabien Orain, devant l’Inspection Académique :

FERMETURE D’UN POSTE D’INFIRMIÈRE au Lycée Réaumur à Laval C’est TOUJOURS NON !

Jeudi dernier, le Directeur Académique a présenté devant les représentants du personnel le projet du Recteur de retirer un emploi d’infirmière scolaire. 

La FNEC-FP FO 53 s’insurge contre ce projet!

Présenté comme un “transfert” d’un emploi d’infirmière de la Mayenne vers la Loire Atlantique, ce n’est simplement qu’un prétexte pour masquer les non créations de postes, pour masquer la gestion austéritaire de notre ministère. 

La FNEC-FP FO dénonce à nouveau cette mascarade. 

C’est la quatrième année consécutive sans création de poste d’infirmière sur l’académie. Dans le contexte sanitaire actuel, cette décision est insupportable et inacceptable et les justifications purement comptables ne sont tout simplement pas recevables. 

Le Recteur, le DASEN ont-ils pensé aux conséquences sur les conditions de travail des personnels et sur les conditions de traitement des usagers ? 

Le manque criant de médecins et d’infirmières scolaires impacte déjà considérablement le fonctionnement normal de nos établissements, mais lorsque des tests doivent être administrés massivement, retirer un emploi d’infirmière scolaire est une nouvelle aberration qui témoigne tant de l’irresponsabilité que de la déconnexion de la réalité du terrain. 

Force est de constater que les conditions de travail des infirmières scolaires se sont dégradées ces dernières années, de façon régulière et sans grand effet d’annonce ! Nous avons toujours des infirmeries bondées, une rémunération qui n’est pas à la hauteur, une reconnaissance de « l’école des fans » faites dans les meilleurs cas de félicitations, un plafond de verre qui ne permet aucune évolution de carrière malgré les nouveaux dispositifs de mobilité qui n’ont rien prévu pour les infirmières, un manque de formations et de propositions de formations adaptées et cela dans les meilleurs des cas puisque nombre d’entre elles souffrent en plus de dysfonctionnements avec leurs hiérarchies. 

Les infirmières et infirmiers scolaires crieront victoire: 
– lorsque le projet de fermeture du poste à Réaumur-Buron sera annulé 
– lorsque le nombre de postes sera largement augmenté permettant que toutes les missions puissent s’accomplir
– lorsque les 49 points d’indice d’augmentation comme nos collègues hospitaliers seront effectifs
– lorsque le point d’indice sera dégelé
– lorsqu’ils seront payés à la hauteur de l’expertise qu’ils ont auprès des élèves, des familles et de l’institution 
– lorsque des formations professionnelles à la hauteur de leurs besoins seront proposées 

Rien ne justifie la fermeture d’un poste d’infirmière dans notre département

rural, considéré comme un désert médical ! La santé des élèves mayennais, les conditions de travail des personnels de santé de l’éducation nationale, ne sont pas négociables sur l’autel de l’austérité.

L’ensemble des OS a voté contre ce projet obligeant le DASEN a convoquer un autre CTSD le 18 mai. 

Faisons connaître notre désaccord ! Poursuivons la mobilisation jusqu’à satisfaction.

La FNEC-FP FO 53 appelle l’ensemble de la communauté éducative du département à signer la pétition intersyndicale contre ce projet de fermeture.

Remplaçants : vos droits

Remplaçants : vos droits

Document spécial de 4 dédié aux « remplaçants » à télécharger

Les correspondants de secteur SNUDI-FO peuvent le déposer dans votre école. Les adhérents peuvent demander à le recevoir à domicile (demande par email ou sms)

Au sommaire : Indemnité de sujétion spéciale de remplacement (ISSR), Délais de paiement et contrôle des indemnités, REP+, ASH, Récupération des heures, Ecole de rattachement, Astreinte des remplaçants en Mayenne…

Vos droits, les interventions et les conseils du syndicat… tout est dans ce 4 pages !

Utiliser les RSST et le RDGI

Utiliser les RSST et le RDGI

CHSCT
Utilisation des RSST (registres santé et sécurité au travail) et du RDGI (Registre Danger Grave et Imminent)

Vous trouverez ci-après une note du SNUDI-FO 53 précisant les modalités de transmission des fiches RSST 

Lorsque vous remplissez une fiche RSST, la seule obligation réglementaire est de la transmettre à votre supérieur hiérarchique. Celui-ci devra y apporter une réponse à défaut d’une solution. 

Pour le 1er degré,nous vous conseillons donc d’envoyer votre fiche RSST à votre IEN par courriel avec copie visible au SNUDI-FO 53 (soit sur notre adresse principale (contact@snudifo-53.fr) soit sur l’adresse dédiée (chsct@snudifo-53.fr)

Vous pouvez également, si vous le souhaitez, adresser une copie de votre fiche RSST sur la boîte fonctionnelle du CHSCT (chsctd53@ac-nantes.fr). Sachez que dans ce cas, tous les membres du CHSCT (FSU-UNSA-CGT-FO + administration) auront accès à votre fiche. Les organisations syndicales n’ayant pas la même conception de leur rôle au sein du CHSCT, la défense de telle ou telle situation par différentes organisations syndicales peut parfois être contre-productive. Nous vous conseillons dans ce cas de mettre copie au SNUDI-FO 53 si vous souhaitez que nous suivions votre fiche ou de le préciser sur la fiche RSST.

Lors de l’envoi d’une fiche RSST, l’administration appuyée par la FSU et l’UNSA a décidé d’adresser aux écoles un « accusé de réception » co-signé de la secrétaire du CHSCT FSU et du DASEN. Nous ne partageons pas cette appréciation. Nous ne considérons pas que le CHSCT soit un prolongement de l’administration. Selon nous, c’est au contraire une entité indépendante de l’administration, qui donne la possibilité aux organisations syndicales de défendre la santé et la sécurité des personnels indépendamment de notre employeur représenté localement pas le DASEN.
A chaque organisation syndicale de savoir si elle saisit cette opportunité ou pas.
L’accusé de réception ne doit donc empêcher personne de faire valoir ses droits.
Pour ce qui nous concerne, aucun accusé de réception ne nous empêchera de défendre les personnels dans la démarche qu’ils ont entamée avec la rédaction d’une fiche RSST. Des collègues nous  indiquent avoir été  gênés par ce retour, d’autant qu’il est parfois adressé avec copie visibles aux supérieurs hiérarchiques. N’ayez crainte : en aucun cas votre fiche RSST ne sera « abandonnée” si vous recevez cet « accusé de réception ». Nous vous conseillons simplement de ne pas en tenir compte.
Mais d’où émane cette idée « d’accuser réception » des fiches RSST ? Lire en fin de compte rendu CHSCT du 11 février 2021.

Pour FO la meilleure façon d’accuser réception d’une fiche RSST c’est d’apporter une solution, faute d’avoir pu prévenir les risques en les anticipant. Cela incombe à nos responsables dont certains seraient bien avisés dans un premier temps de prendre contact avec des collègues en souffrance au lieu de parfois laisser des fiches sans réponse ou avec des “solutions” qui n’en sont pas. 

Les outils du SNUDI-FO à disposition :
Utiliser le RSST (registre santé sécurité au travail)
Fiche RSST départementale 1er degré
Fiche RDGI (registre danger grave et imminent): avec vos représentants FO
Utiliser le RDGI
Flyer RSST


Quelques exemples pour le RSST :

Protocole sanitaire / quotidien dans les écoles : les conditions sanitaires ne sont pas réunies, le protocole sanitaire n’est pas applicable, vous craignez pour votre santé celle de vos proches, votre responsabilité pénale pourrait être engagée…  Surcharge de travail des directeurs : suivi des élèves (raccourcissements ou allongement de cycles / surcharge de travail avec la mise en œuvre de la continuité pédagogique / saisie AFFELNET / enquêtes récurrentes et chronophages), classes virtuelles, communication avec les parents,…AESH et distanciation physique impossible, ATSEM, Relation avec les parents, utilisation abusive du téléphone personnel hors temps de service…

Matériel de protection :

Pas de gel hydroalcoolique virucide et/ou pas de masques de protection adapté et/ou pas de savon, demande de blouse, de gants… : vous pouvez inscrire ces manquements dans le RSST ! (Le masque FFP2 est le seul équipement de protection reconnu par le code du travail qui protège celui qui le porte et les autres) Le masque barrière en tissu m’empêche de respirer, il m’impose des maux de tête, une déshydratation, des problèmes cutanés, des problèmes d’hygiène…

Distanciation, brassage : Vous vous retrouvez seul avec un groupe d’enfants que vous trouvez trop important notamment pour gérer le respect des « gestes barrières » : vous inscrivez les faits et problématiques voire vos préconisations dans le RSST. Vous constatez un brassage important des élèves sur temps périscolaire…

Inclusion scolaire : le protocole sanitaire ne permet pas l’accueil d’un de mes élèves en situation de handicap, qui est en attente d’une place en IME, maîtrise physique d’un élève, coups, crachats….

De la même manière, si jamais vous avez un accident sur la route ou à l’école dans le cadre ou non de votre volontariat, ou encore si vous tombez chez vous dans le cadre du « télétravail », n’hésitez pas à remplir le RSST pour le signaler. N’oubliez pas ensuite de faire les démarches pour que cela soit reconnu comme un accident imputable au service. Contactez le SNUDI-FO pour être accompagné dans ces démarches.  Pour toute situation difficile liée à vos conditions de travail, n’hésitez pas à interpeller le SNUDI-FO 53 avant de remplir ce registre. Nous vous accompagnerons dans toutes vos démarches !


Vos représentants FO au CHSCT pour le 1er degré :
Stève Gaudin, TR école élémentaire Cossé le Vivien
Frédéric Gayssot, directeur, école de Saint Denis d’Anjou
Muriel Lageiste, AESH, Saint Pierre la Cour

FAQ du SNUDI-FO 3.05.21

FAQ du SNUDI-FO 3.05.21

A télécharger ici

Le 1er mai, en plein weekend, le ministère sort sa 19ème version du protocole sanitaire ! A l’image de la gestion de la crise sanitaire, les protocoles « girouettes » s’adaptent au gré de l’opinion mais surtout pour montrer une façade d’action concrète du ministre en matière de protection, alors qu’il n’en est rien !

Jean-Michel Blanquer dans le JDD dimanche 2 mai : « Il faut arrêter d’être obnubilé par le rôle de l’école dans les contaminations. »

Ce même Jean-Michel Blanquer qui relaye des chiffres de contamination 10 à 20 fois inférieurs à ceux de Santé Publique France;
Ce même Jean-Michel Blanquer qui ne déploie des tests que pour 10% des élèves chaque semaine;
Ce même Jean-Michel Blanquer qui ne permet pas à 80% des personnels d’être vaccinés quand ils le souhaitent;
Ce même Jean-Michel Blanquer qui prévoit déjà de supprimer la règle « 1 cas COVID = 1 fermeture » (annoncé dans le JDD ce dimanche);
Ce même Jean-Michel Blanquer qui maintient toutes les suppressions de postes pour la prochaine rentrée tout en ayant rendu 600 millions d’euros de son budget 2020 en bon élève;
Ce même Jean-Michel Blanquer qui refuse toujours de mettre à disposition du matériel de protection adapté, en particulier les masques FFP2 à disposition de ceux qui le souhaitent;
Ce même Jean-Michel Blanquer qui refuse de mettre les moyens pour la médecine préventive ou pour les personnels de santé scolaire…

Alors concrètement, quelles sont les nouveautés protocolaires 19.0 ?

EPS : Alors que Jean-Michel Blanquer conseille de faire classe dehors, il rend possible l’EPS en intérieur !

Les gymnases et les piscines rouvrent pour les scolaires.  

Démerdentiel : Le ministère recommande de « privilégier les activités extérieures » et seules des activités intérieures de « basse intensité » qui permettent le port du masque !

ASA (autorisations spécifiques d’absence) :

Les personnels de l’Education Nationale, sont placés en ASA lors de la fermeture de la crèche, de l’école ou du collège de leur enfant.  Le courrier de l’établissement vaut attestation. (Un seul des parents peut bénéficier de l’ASA ; On pourra vous demander une attestation sur l’honneur que vous êtes est le seul des deux parents demandant à bénéficier de la mesure pour les jours concernés.)

Âge limite des enfants 16 ans (aucune limite d’âge n’étant fixée pour les enfants handicapés).

Ces ASA ne sont pas contingentées.

Inclusion scolaire :

La nouvelle FAQ précise que « Les élèves à besoins éducatifs particuliers scolarisés dans une école, un collège ou un lycée reprennent leur scolarité comme les autres élèves de leur école ou établissement.Les parents et responsables légaux d’élèves en situation de handicap sont informés avec la plus grande précision des modalités d’accueil définies pour respecter la doctrine sanitaire. Afin de limiter les brassages, les élèves en situation de handicap bénéficiant de dispositifs inclusifs (ULIS, UEE…) suivent tous les enseignements avec le même groupe d’élèves. Au regard de leurs besoins spécifiques, cela peut être dans leur classe d’inscription ou dans le dispositif. »

Hors, il y a de nombreux élèves, “hors dispositifs” qui relèvent eux aussi de l’inclusion scolaire, bien souvent faute de respect de leur notification MDA. Ces élèves bénéficient parfois d’aménagements importants permettant leur scolarisation en milieu ordinaire : temps de récréation plus longs, accueil dans une autre classe ou un autre lieu sur un temps donné… Ces aménagements concernent le plus souvent des élèves relevant de structures particulières (ITEP, IME…) accueillis dans les classes ordinaires faute de places…

Limiter les brassages rend l’accueil de ces élèves problématique et place les collègues concernés, de fait, dans une situation délicate ! Comme nous l’indiquions dans nos précédentes FAQ, si vous êtes confrontés à ce type de situation et que vous estimez qu’il y a un risque ou qu’elle pose de problèmes de sécurité, saisissez le RSST et/ou contactez le syndicat.

CTSD du 29.04.21

CTSD du 29.04.21

Ce jeudi 29 avril 2021 se tenait un comité technique Spécial Départemental (CTSD)
A l’ordre du jour : Modification du règlement intérieur du CTSD / Préparation de rentrée 2021 : répartitions des postes infirmiers / Questions diverses / Approbation des PV de CTSD
La délégation FNEC-FP-FO : Hélène COLNOT (SNUDI-FO) et Sandra Aligonl (SNFOLC)
Déclaration FNEC-FP FO 53

La déclaration FNEC-FP FO 53

Règlement intérieur:

Monsieur Vauléon, secrétaire général, stipule dans son introduction que ce règlement intérieur se base sur le règlement intérieur type sur la circulaire d’application du décret de 2011. Il ajoute qu’il ne peut être créateur de droits
supplémentaires. Tous les amendements proposés par la FNEC-FP-FO et la FSU sont étudiés. Ce règlement sera à
nouveau étudié et voté prochainement. FO s’est adressé aux autres OS pour une proposition intersyndicale.

Retrait d’un emploi infirmière scolaire

IA: Cette mesure de retrait d’emploi est un transfert d’un département vers un autre… Ce barème tient compte d’un certain nombre de critères pondérés. Il y a une distorsion grandissante par rapport à la Loire-Atlantique.

FO: Pourquoi vous ne mentionnez pas de nombre d’internes ? A priori, il y aurait 400 élèves internes qui ne sont pas cités dans votre présentation. Votre comparaison à d’autres établissements de l’académie est donc faussée.

IA: “Oui, je regrette un peu qu’on ne vous ait pas donné le nombre d’internes”. Le directeur académique finit par laisser entendre qu’il pourrait ajouter des heures d’infirmières sur Réaumur Buron. (qui seront nécessairement enlevées d’un autre établissement !)

FO: Combien d’AESH sont positionnées sur Buron ? Le nombre de notifications MDA est très important à Réaumur ce qui nécessite davantage d’accompagnement et de suivis infirmiers… Nous nous inquiétons pour ces élèves et nous nous interrogeons sur le respect de l’ensemble des notifications.

IA: 11 AESH sont positionnées à Buron pour 291 h d’accompagnement et 5 AESH Réaumur pour 134 h d’accompagnement.

IA: L’ensemble des critères et le nombre d’internes sont pris en compte. L’absence de médecin scolaire n’est pas de ma responsabilité, et oui les infirmières pallient à ce manque.

FO avait dénoncé cette disposition lors du CTA du 22 mars dernier, car ce transfert d’un emploi d’infirmière de la Mayenne vers la Loire Atlantique est simplement un prétexte pour masquer les non créations de postes. Les représentants FNEC-FP FO dénoncent à nouveau cette mascarade. FO a signifié que c’était la quatrième année consécutive sans création de poste d’infirmière sur l’académie !

Dans le contexte sanitaire actuel, cette décision est insupportable et inacceptable et les justifications purement comptables, envoyées en amont de ce CTSD ne sont tout simplement pas recevables. Le manque criant de médecins et d’infirmières scolaires impacte déjà considérablement le fonctionnement normal de nos établissements, mais lorsque des tests doivent être administrés massivement, retirer un emploi d’infirmière scolaire est une nouvelle aberration qui témoigne tant de l’irresponsabilité que de la déconnexion de la réalité du terrain.

La FNEC-FP FO a voté contre ce projet, comme toutes les autres organisations syndicales.

Par ailleurs, l’IA oublie qu’un médecin scolaire en Loire-Atlantique à la charge du suivi d’environ de 9000 élèves. En Mayenne, c’est plutôt 20 000 élèves par médecin scolaire. Par conséquent, ce sont les infirmières qui assurent la visite médicale des GS, ou encore les dépistages en tout genre !

IA: L’investissement de l’État est réel. Oui la nature des élèves a changé mais le taux d’encadrement est tout à fait convenable. Je reconnais l’investissement des infirmières scolaires et je suis attentif aux problématiques de ruralité.
Ces collègues infirmières ont fait l’effort de jouer le jeu et de faire des tests antigéniques une fois par semaine, au détriment de leur travail dans les établissements… et finalement, elles apprennent la fermeture d’un poste un mois après.

Rappel interventions FO en CHSCT le 11 février dernier :
FO : Combien d’infirmières et de médecins scolaires se sont portés volontaires ? Sous quelle forme
(d’heures supplémentaires, ORS) ? Quid de l’exercice de leurs missions principales ?
IA : Une vingtaine d’infirmières est mobilisée. Elles sont volontaires. L’IA confirme que cela impacte leurs
missions principales (« on réorganise leurs missions ») et que des indemnités sont prévues dans le cadre
des heures supplémentaires.

Vote sur le projet : CONTRE à l’unanimité, un CTSD de repli va être programmé. Il se tiendra le 18 mai.

La FNEC-FP FO 53 s’est adressée aux autres organisations syndicales départementales pour
proposer l’action commune afin de mettre en échec ce projet.

Questions diverses FO

FO : Vous missionnez des AED en remplacement dans les écoles : Cette décision est inacceptable à bien des égards puisque totalement contraire au statut général, et absolument inégalitaire du point de vue du traitement des usagers. Sous quelle forme l’intervention de ces AED dans les écoles est-elle prévue et de quel budget (BOP) dépend-elle ?

IA: Il s’agit d’un ordre de mission rédigé par le chef d’établissement. Ce sont des volontaires missionnés par leurs chefs d’établissements pour assurer la continuité pédagogique du service public. C’est une disposition prévue par la FAQ !

FO s’en est assuré et conteste fermement les propos du DASEN. En dehors des annonces du ministre Blanquer sur le recrutement des 5000 contractuels dont des AED, rien ne permet de missionner des AED sur du remplacement de professeurs en classe. La FNEC-FP FO 53 a saisi sa fédération nationale qui va interpeller le ministre.

FO: Pour respecter la réglementation en vigueur, un CHSCT devrait être saisi en urgence de cette question, notamment en référence à l’article 57 du décret 82-453. Nous vous rappelons que nos deux organisations (FO et la CGT) ont demandé la réunion d’un CHSCT avant les congés. Quand allez-vous l’organiser ?

L’IA nous répond que ce CHSCT demandé par FO et la CGT est bien prévu, sans donner de date précise.

FO : Quelle organisation est prévue au sujet de l’encadrement des autotests par les professeurs de lycée et de collège ?

IA: On manque encore de précisions pour la mise en oeuvre de ces auto-tests (distribués dans les établissements mercredi 28).

Les auto-tests vont être déployés à partir du 10 mai pour les lycéens, mais encore aucune précision pour le moment. Depuis le 11 mars, les tests salivaires pour l’ensemble des élèves (1er et 2nd degré, public/privé) de type RT-PCR (7000 tests réalisés en Mayenne en 4 semaines) sont, pour l’IA, plus efficaces car plus faciles à mettre en oeuvre.

IA : “Ils seront déployés en fonction des zones où le virus sera le plus actif (Avant les vacances, c’était Laval, la petite couronne de Laval et Mayenne Nord/Est)”. Le déploiement de ces tests est ciblé par l’ARS.
IA: Pour le premier degré, il a été demandé (cette semaine) aux directeurs le recueil de consentement des parents pour être réactifs. Un retour auprès des services est attendu pour la semaine prochaine. Toutes les écoles « seraient » éligibles aux tests, en fonction de la circulation du virus.

Pour FO, il s’agit encore d’une charge de travail supplémentaire pour les directeurs d’école dont ils n’ont pas besoin en ce moment.

FO demande l’accès à la vaccination pour tous les personnels qui le souhaitent, enseignants et non-enseignants et sans condition d’âge. Comment avez-vous planifié cette vaccination pour les personnels du département ? Y a t-il suffisamment de doses ? Quels vaccins ?

IA : La vaccination est organisée dans le cadre des directives de santé, liées à des conditions d’âge. Ces vaccinations sont prévues dans des lieux spécifiques, cela a eu lieu pendant les vacances et cela continue (le type de vaccin proposé est d’Astrazeneca) à l’ensemble des professeurs éligibles et personnels (infirmières, ATSEM, personnels des collectivités territoriales) qui ont été informés par courriel sur leurs boîtes professionnelles personnelles. Il y a eu du “phoning” pour inciter les personnels qui n’avaient pas reçu l’information. 700 personnels sont éligibles à la mesure, 200 ont été vaccinés. (PE, ATSEM, AESH, territoriaux…)

-FO: Les PV fournis ne mentionnent pas le détail des votes, serait-il possible de faire apparaître ?
IA: oui, cela a été corrigé.

FAQ du SNUDI-FO 53

FAQ du SNUDI-FO 53

A télécharger ici

FAQ à télécharger en pdf

Des outils à disposition :
Utiliser le RSST (registre santé sécurité au travail)
Fiche RSST départementale 1er degré
Fiche RSST départementale collège/lycée 
Fiche RDGI (registre danger grave et imminent) : avec vos représentants FO
Utiliser le RDGI
Flyer RSST

Au sommaire de la FAQ du SNUDI-FO 53 :
1.   Qu’en est-il du brassage des élèves désormais ?
2.   Que se passe-t-il, si en cas de non remplacement d’un enseignant, les élèves ne peuvent pas être pris en charge ?
3.   Que faire s’il nous suspectons un cas de COVID-19 dans l’école ou s’il y a eu un cas confirmé dans l’école ?
4.   Que faire si j’ai des symptômes ou si j’estime avoir été en contact avec une personne porteuse du virus ?
5.   Accueil des élèves dont les parents sont « indispensables à la gestion de la crise » : Est-ce que les enfants des personnels enseignants et AESH sont concernés ?
6.   Que dire aux parents qui doivent garder leurs enfants dont la classe est fermée ?
7.   Tests et autotests / Capteurs CO2
8.   La vaccination des personnels de l’Education Nationale
9.   J’estime que le matériel de protection est insuffisant (gel, masque, gants, lingette, serviette en papier, nettoyage des locaux) que dois-je faire ?
10. Quelles procédures si je suis personnel à risque ?
11. Qu’en est-il de l’APS ?
12. Quelle différence entre « télétravail » et continuité pédagogique ?


Si aucun remplaçant n’est affecté, le SNUDI-FO 53 vous invite à le signaler au syndicat qui interviendra auprès du DASEN et du préfet. Informez les familles par un courriel de l’équipe enseignante. Les parents pourront alerter la presse.

C’est à l’employeur de remplacer les enseignants absents, avec des personnels sous statut. C’est ainsi que la continuité du service public est assurée. Seul un fonctionnaire d’Etat est habilité à prendre en charge les élèves sur temps scolaire. Faites nous remonter tout dysfonctionnement !

Rentrée du 26 avril

Rentrée du 26 avril

Messages aux PE et AESH de la Mayenne, adressé le lundi 26 avril au matin :

6,7 millions d’élèves, 350 000 enseignants, des dizaines de milliers d’AESH et des milliers d’ATSEM reprennent la classe lundi 26 avril, le ministre annonce seulement 400 000 tests salivaires pour la semaine à venir et, peut-être, des autotests pour les personnels…

Lire le communiqué du SNUDI-FO 53 du 24 avril 2021


Chers collègues,

Il y a trois semaines, avant la décision du président Macron de fermer les écoles et de fusionner les trois zones de vacances, les écoles se trouvaient dans une situation chaotique du fait du manque de postes et de personnels pour faire face à la situation, ainsi que de l’insuffisance des mesures de protection pour les personnels.

A la veille de la rentrée du 26 avril dans les écoles, les mesures annoncées par le ministre sont loin de régler tous les problèmes.

Plutôt que d’annoncer le recrutement d’enseignants pour remplacer les personnels absents, le ministre indique que désormais, si un enseignant est absent et non remplacé, les élèves ne doivent pas être répartis dans les autres classes…

Pour le SNUDI-FO 53, s’il est inadmissible que les collègues doivent accueillir les élèves des collègues absents faute de remplaçants, il est tout aussi inadmissible de renvoyer les élèves chez eux !

Le ministère doit recruter immédiatement en réabondant les listes complémentaires du concours 2020. Les annonces sur la mise en place de capteurs de CO2 n’engagent absolument pas le ministre puisque cela relève des collectivités territoriales… et l’Administration, aux plans local et académique, a déjà expliqué qu’elle n’a pas autorité pour imposer quoi que ce soit aux élus locaux.

Quant aux tests salivaires dont le gouvernement n’est toujours pas en mesure d’en fournir en nombre suffisant pas plus que les autotests (2 par semaine par enseignant, promet-il), il ne s’agit en aucune manière d’un dépistage massif et efficace, d’autant que, sans les personnels de santé nécessaires, qui va assurer les tests salivaires auprès des élèves ? !

Enfin, en dépit des mobilisations qui ont eu lieu dans de nombreux départements, le ministre maintient l’avalanche de fermetures de classes prévues pour la rentrée prochaine !

Le « Quoi qu’il en coûte», si cher à Emmanuel Macron et à JM Blanquer, ce n’est pas pour l’Éducation Nationale ! Le SNUDI-FO 53 rappelle que le ministre Blanquer a rendu au ministère des Finances 600 millions d’euros de son budget 2020. De son côté, le président Macron annonce le recrutement de 10 000 policiers…

Les moyens existent mais le ministre persiste dans son refus de répondre aux revendications des personnels. Pour le SNUDI-FO, les personnels et les élèves n’ont pas à subir encore une fois la mise en danger de leur santé, la pagaille et la dégradation des conditions de travail et des conditions d’apprentissage.

Le SNUDI-FO 53 met aujourd’hui à disposition de tous les personnels de l’Education Nationale des écoles, plusieurs outils

1- Pour cette reprise, si vous estimez que votre santé est gravement mise en danger, que les conditions sanitaires ne sont pas remplies pour exercer vos missions, effectuez aussitôt un signalement de danger grave et imminent !

Pour comprendre comment utiliser le Registre Danger Grave et Imminent (RDGI) : la note RDGI du SNUDI-FO 53

Formulaire de signalement à télécharger ici à adresser à votre IEN avec copie au syndicat (pour nos représentants au Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail)

2- Si vous constater des dysfonctionnements qui impactent vos conditions de travail, votre santé ou votre sécurité, saisissez vous du RSST (registre santé sécurité au travail)

Pour comprendre comment utiliser le RSST : la note RSST du SNUDI-FO 53

Fiche RSST à télécharger ici à adresser à votre IEN avec copie au syndicat (pour nos représentants au Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail)

NB : N’oubliez pas que les parents peuvent également se saisir du RSST usager : fiche RSST à télécharger ici.

N’hésitez pas à contacter le syndicat à tout moment : chsct@snudifo-53.fr ou 06 52 32 30 45

3- Pas de remplaçant ?

Continuez de signaler toute absence non remplacée et faites nous part des conséquences sur l’organisation de l’école, sur vos conditions de travail, sur la sécurité, sur les responsabilités engagées…

Cette action nous a déjà permis d’intervenir à de nombreuses reprises auprès du DASEN, notamment en CHSCT, de pointer les dysfonctionnements, et de recenser ces situations (plus d’une centaine à ce jour, qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg…). Vos retours permettrons à nouveau au syndicat d’intervenir.

4- Lettre aux parents

Conformément aux décisions prises par le bureau départemental, vous trouverez en PJ et en suivant ce lien, une lettre aux parents sur les conditions de la rentrée du 26 avril. Il est important de préciser que cette lettre n’a pas vocation à être diffusée via le cahier de correspondance.

Il est possible de la distribuer aux parents à la sortie de l’école, de la main à la main en cherchant à discuter avec les parents sur les conditions de cette rentrée et les initiatives possibles pour obtenir les recrutements et les protections indispensables.

Nous suggérons aussi de transmettre cette lettre aux responsables de l’APE de l’école.

Enfin il est important de discuter du contenu de cette lettre avec les collègues de l’école. Elle peut servir de base à un courrier des enseignants de l’école aux parents à partir des difficultés concrètes rencontrées. C’est pour cela que nous l’envoyons en format word en pièce jointe.

Merci de nous tenir au courant des réactions et des initiatives prises dans vos écoles.

Le SNUDI-FO réaffirme ses revendications :

– le recrutement immédiat d’enseignants fonctionnaires d’État et d’AESH à hauteur des besoins,
– l’annulation de toutes les fermetures de classes annoncées et la création des postes nécessaires pour abaisser partout les effectifs,
– la possibilité immédiate pour tous les personnels qui le demandent de se faire vacciner et de disposer de masques réellement protecteurs, conformes au Code du travail,
– le reconnaissance de la Covid-19 comme maladie professionnelle à laquelle les enseignants et AESH n’ont pas accès actuellement vu les conditions inouïes requises pour sa reconnaissance,
– le droit aux ASA pour tous les personnels vulnérables ou sans moyen de garde pour leur enfant,
– un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH et l’abandon des PIAL,
– l’abandon du projet de loi Rilhac sur les directeurs d’école dont la finalité est de calquer le fonctionnement des écoles publiques sur celui des écoles privées, au détriment des droits statutaires actuels des personnels et de l’indépendance de l’École publique

Bon courage à toutes et tous pour cette énième rentrée particulière

Le bureau départemental du SNUDI-FO de la Mayenne


Sans recrutement, sans protection, sans test, sans vaccin…
Qui peut croire que les incantations du ministre permettront aux écoles de
reprendre normalement le 26 avril ?

A la veille de la reprise et depuis mercredi dernier, le ministre Blanquer prétend répondre aux inquiétudes des personnels et des familles en décrétant des mesures « sanitaires » : fermeture d’une classe dès le premier cas de COVID, généralisation de l’enseignement à distance, auto-tests pour les personnels et les élèves, capteurs de CO2, non-brassage des élèves avec les autres classes dès qu’un enseignant n’est pas remplacé…

En réalité, le ministre répond à l’exaspération, voire la colère des personnels et des enseignants, mais en ne s’exprimant qu’au travers d’annonces non-suivies d’effets, préférant ainsi jouer à la marelle plutôt que d’apporter des solutions et de répondre aux revendications des personnels.

En réalité, le ministre n’a rien anticipé, et depuis plus d’un an chaque étape a été marquée par des mensonges, des atermoiements, des contradictions. Le SNUDI-FO 53 n’a cessé de réclamer des masques, des tests, des vaccins, des recrutements statutaires. On nous a répondu que les masques et les tests étaient inutiles, que les élèves n’étaient pas contaminants, que les enseignants n’étaient pas prioritaires pour la vaccination, que des contractuels allaient être recrutés. 

6,7 millions d’élèves et 350 000 enseignants, des dizaines de milliers d’AESH et des milliers d’ATSEM reprennent la classe lundi 26 avril, le ministre annonce 400000 tests pour la semaine…

En réalité, le déploiement des tests salivaires n’est qu’une vaste opération de communication, et nous savons que des écoles pour lesquelles il y a des cas avérés ne disposent d’aucun test. Il ne s’agit en aucune manière d’un dépistage massif et efficace, d’autant plus que, sans personnels de santé, cela génère des difficultés supplémentaires pour les personnels.

En réalité, l’annonce de la vaccination des enseignants de plus de 55 ans est une non-mesure puisque, depuis le 12 avril, la vaccination a été élargie à toute personne de 55 ans et plus ! Après les annonces de vaccination pour les enseignants d’abord mi-mars, puis mi-avril et enfin mi-juin (3 semaines avant les congés d’été !), c’est une provocation de plus, un mépris supplémentaire de notre Ministre sur le compte de notre santé ! Depuis des mois, le SNUDI-FO exige la vaccination de tous les personnels volontaires, sans conditions d’âge.

En réalité, il n’y a aucun matériel de protection efficace à disposition, en particulier les masques FFP2 pour tous les personnels qui le souhaitent ; rappelons que les AESH ou les enseignants en maternelle sont particulièrement proches physiquement des élèves, qui n’ont parfois pas de masque.

En réalité, généraliser les demi-jauges en collège et en lycée, sans recruter des milliers de personnels revient à renvoyer des milliers d’élèves chez eux sans enseignement. C’est l’aggravation des inégalités pour les élèves. Par ailleurs les enseignants n’ont pas à assurer la double-besogne de la continuité pédagogique et le travail en classe en présentiel.

En réalité si les parents d’élèves sont dans l’impossibilité de garder leur enfant chez eux, aucune solution ne leur est apportée.

En réalité, rien n’est fait pour pallier le manque de remplaçants. Le ministre peut bien parler d’un hypothétique recrutement de 5 000 contractuels, la réalité jusqu’à maintenant, c’est qu’il n’a pas trouvé beaucoup de volontaires pour assurer des remplacements de courte durée, sans formation et sous-payés. En Mayenne, seuls 3 recrutements pour une courte période ont été possible avant le mois d’avril, sur une enveloppe totale de 21 postes !  D’ailleurs, le ministre indique que dans le 1er degré, si un enseignant est absent et non remplacé, les élèves ne doivent pas être répartis dans les autres classes… A l’hôpital, on refuse les malades faute de lits ; à l’école, on refuse les élèves faute de personnels !

La réalité, c’est que la pagaille dans les écoles, la dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves vont immanquablement se poursuivre !

Rappelons qu’en dépit des mobilisations, le ministre maintient les milliers de fermetures de classes et de suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine ! Et dans le même temps, il se vante de rendre des centaines de millions d’euros au budget ! Rappelons que sur les 600 milliards d’euros débloqués par le gouvernement au titre de son plan de relance (plus de 10 fois le budget annuel de l’Education Nationale, plus de 8 fois celui de l’ensemble des hôpitaux) au profit des entreprises qui continuent de licencier, pas un seul centime n’a été attribué aux écoles pour protéger les élèves et les enseignants !

Anticiper c’est créer les postes, annuler toutes les fermetures de classe et protéger les personnels et les élèves

Le SNUDI-FO 53 refuse d’opposer les personnels, entre ceux qui, pris dans des conditions épouvantables, demandent la fermeture de leur classe, font valoir leur droit de retrait, et ceux qui refusent que les établissements soient fermés. La seule issue pour sortir de l’impasse dans laquelle le ministre veut les enfermer, c’est la satisfaction de leurs revendications, à commencer par la mise en place d’un plan d’urgence qui permettra d’anticiper par le recrutement de personnels sous statut et par l’annulation de toutes les suppressions de postes.

MASQUES, TESTS, ÉQUIPEMENT DES CLASSES, VACCINATION, RÉDUCTION DES EFFECTIFS : SUBSTITUER À L’INCURIE, À L’IRRESPONSABILITÉ ET AUX OPÉRATIONS « ÉCRANS DE FUMÉE » DU MINISTÈRE, UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE PROTECTION DES PERSONNELS ET DES ÉLÈVES.

                             Laval, le 24 avril 2021  

1er mai 2021

1er mai 2021

Près de 700 personnes à Laval aujourd’hui pour la journée internationales des revendications, des luttes et des travailleurs ! Le SNUDI-FO 53 était bien présent dans le cortège.

Un 1er mai placé sous le signe des 150 ans de La Commune ! Rappelons que le terme « fête du travail » a été introduit par le Maréchal Pétain (voir ci-dessous)

« Nous sommes en guerre ! » nous dit depuis un an Emmanuel Macron. Il a raison. Nous sommes en guerre, celle que le président a déclaré aux salariés du public comme du privé, et qu’il mène avec acharnement ! FO ne fait pas dans l’Union Sacrée avec Macron, le patronat ou leurs soutiens ! Macron, le serviteur de la classe des riches et des puissants, Macron et sa clique déclarent la guerre à eux « qui ne sont personne », aux chômeurs, aux sans emploi, aux précaires dont font partie, dorénavant, des pans entiers de salariés dont les ouvriers et techniciens du Spectacle, les artistes et comédiens des spectacles vivants, les salariés de la Fonction publique sous contrats précaires.

Le « Quoi qu’il en coûte», si cher à Emmanuel Macron et à JM Blanquer, ce n’est pas pour l’Éducation Nationale, ce n’est pas pour l’hôpital ! Les moyens existent mais le ministre persiste dans son refus de répondre aux revendications des personnels, au regard des 600 milliards d’euros débloqués principalement pour les grandes entreprises qui continuent de licencier. Soit en tout plus de 10 fois le budget annuel de l’Éducation Nationale, plus de 8 fois celui de l’ensemble des hôpitaux.Aucune mesure d’urgence n’a été prise pour les écoles. Pas un seul centime n’a été attribué aux écoles pour protéger les élèves et les enseignants ! Et Blanquer, en bon vassal qui rend 600 millions d’euros sur le budget 2020 du ministère…

Jusqu’où iront-ils ?

Pour ce 1er mai 2021 : Vive la sociale, regroupons nous, organisons nous, résistons et battons nous pour reconquérir nos droits !


L’appel et le communiqué intersyndical 53


1er mai revendicatif et unitaire !
Rendez vous à 10h, samedi 1er mai, Parvis des droits de l’Homme à Laval

L’attestation de déplacement

1er mai, fête du travail ?

Le 1er mai c’est avant tout la fête des travailleurs. C’est une journée de lutte internationale. C’est la commémoration des dizaines de morts qui sont tombés en 1886 à, Chicago lors de la manifestation pour revendiquer notamment la journée de 8 heures.

L’histoire du 1er mai a commencé à une époque où la précarité du travail était totale.

C’est aux Etats-Unis, en 1886, plus précisément en Pennsylvanie et dans l’état de New-York, que chaque 1er mai avait lieu un bouleversement général de la classe ouvrière du fait du renouvellement des contrats de travail pour une durée de un an.

C’est ainsi que le terme des contrats de location des maisons et appartements étaient également renouvelés. En fait, c’était une remise en cause des conditions de vie de toutes les familles à la même date. C’est en 1884 que les syndicats américains décidèrent d’imposer par la grève qu’à partir du 1er mai 1886 la durée d’une journée de travail serait de huit heures.

En ce samedi 1er mai 1886 des centaines de milliers d’ouvriers défilèrent dans tout le pays pour cette seule revendication. Exemple à Chicago, quelques quarante mille ouvriers sont en grève. Le 3 mai un affrontement oppose les briseurs de grève aux grévistes d’une usine de matériel agricole et fait malheureusement 4 morts. Un meeting est organisé le lendemain. Alors que les derniers manifestants se dispersent, une bombe éclate. Des dirigeants anarchistes de Chicago seront arrêtés et condamnés à mort. Dès 1889, lors d’un congrès ouvrier, est déclaré qu’il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, le jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail.

Cette date ce fut le 1er mai. Une date symbole.

Depuis, le 1er mai accompagne chaque année le mouvement général du progrès social et des conquêtes ouvrières.

Quand la journée de revendication devint “fête du travail”:

Au fil des années, le retentissement fut tel que les régimes totalitaires voulurent s’emparer du symbole. Le régime de Vichy enveloppa le sang et la lutte associée au 1er mai dans les drapeaux, de ce que le Maréchal Pétain appellera « la fête nationale du travail ». En effet le Maréchal ne pouvait tolérer les manifestations d’indépendance. Au lieu de faire tirer sur les défilés syndicaux, il transforma par la loi la lutte en réjouissances insipides.

La devise de Pétain était : “Travail, Famille, Patrie”.

C’est le 1er mai 1941 que cette journée a été ravalée au rang d’une distraction. Le même jour, le Maréchal exposait les principes de la charte de travail, qui emprisonne les relations sociales dans un corporatisme à la française. L’année précédente, le 16 août 1940, le gouvernement de collaboration publiait une loi interdisant les confédérations syndicales. Il fallait que les intérêts particuliers des classes sociales ne puissent s’exprimer. En 1937, l’État accordait un jour férié, de fait les fonctionnaires n’auraient plus à faire grève pour manifester le 1er mai. Déjà le 1er mai 1921 était déclaré par l’Action française, ennemis du syndicalisme, les prémices de la co-gestion telle que pratiquée aujourd’hui chez nos voisins allemands. Vingt ans plus tard, sous l’œil attentif de l’armée allemande, la Charte du Travail établit un système de corporations ouvrières et patronales intégrées au sein même de l’Etat de Vichy.

A la libération, tout cet édifice, déjà chancelant, fut balayé.


LES SYMBOLES

La date, le muguet, l’églantine ?

L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française, connaît un sérieux rival, le muguet, qui a pour lui de fleurir juste au Premier mai. Dès 1913, les artistes vont le cueillir dans les bois de Chaville… et les midinettes en raffolent. Après la Première Guerre, la grande presse organise la promotion systématique du muguet blanc contre la rouge églantine, tout comme la presse allemande encourage l’edelweiss et la Démocratie chrétienne italienne l’œillet blanc…

C’est sous Vichy que le muguet détrônera finalement l’églantine, que personne ne songera plus à remettre à l’honneur ensuite. Il est vrai que le Premier mai, fête urbaine aux allures champêtres, est tributaire de l’environnement : l’urbanisation et le remembrement font disparaître les haies qui fournissaient aux habitués des “barrières” leur églantine, tandis que le muguet se cultive, et se vend…

Cependant le 1er mai restera férié et la grève sera rendue impossible ce jour-là.

Beaucoup de personnes, de politiques ont dénaturé cette journée à commencer bien sûr par le gouvernement de Vichy qui avait pour devise : travail, famille, patrie. En tout état de cause il est plus que déplorable pour ne pas dire scandaleux que les partis politiques et quel qu’ils soient, récupèrent cette journée symbole de commémoration des travailleurs car cette journée n’appartient qu’à eux seuls.

Le 1er mai est donc une journée de commémoration, de revendications.Le 1er mai est une journée de lutte internationale.

AESH : mobilisation nationale

AESH : mobilisation nationale

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la DSDEN à Laval, à l’appel de FO, CGT, FSU et Solidaires pour revendiquer notamment :

Un vrai statut de fonctionnaire pour les AESH
Un vrai salaire
L’abandon des PIAL

Cette journée nationale de mobilisation a été l’occasion pour l’intersyndicale mayennaise de porter les 500 signatures de la pétition départementale au DASEN.

Lire le courrier intersyndical adressé au DASEN
Lire l’intervention de Muriel, AESH et représentante FO en Mayenne


Muriel, AESH et représentante FNEC-FP FO invitée de France Bleu Mayenne le 8 avril 2021

Intervention de Muriel Lageiste, AESH et représentante FO au CHSCT

Conseil de formation du 6.04.21

Conseil de formation du 6.04.21

Présents pour l’administration : M. Drault (Adjoint à l’IA-DASEN), Mme Levecq (DIPPAG), M. Walecks (IA-DASEN), M. Letourneux (IEN ASH), M. Mercier (IEN), Mme Bellanger (DIPPAG), M. Vauléon (Secrétaire général), M.Caro (Conseiller pédagogique Informatique), Mme Hubert (Conseillère pédagogique), Mme Gérolami (PEMF), M. Peschard (Conseiller pédagogique EPS)

Pour le SNUDI-FO : Sandra Rèche

En préambule de cette réunion, M. Walecks évoque les plans maths-français comme étant une offre de « formation renouvelée, respectueuse des formateurs et des stagiaires », et dit qu’il pourrait y avoir à l’avenir des constellations « plus collées aux territoires et co-construites sur des sujets comme les PIAL, l’école inclusive …. ». 

Toute la logique de la formation, qu’elle soit initiale ou continue, se resserre autour de deux seuls champs disciplinaires : le français et les mathématiques. Pourtant, qui mieux que les enseignants pour parler de leurs besoins en formation ? L’offre de formation devrait concerner l’ensemble des programmes et doit être fondée avant tout sur les besoins exprimés par la profession. Or depuis des années, l’administration remet en cause le principe de formation choisie et tente d’imposer ses choix.

Formation initiale

Elle sera constituée de 3 UE.

UE1 : Métier et acquisition de gestes professionnels

UE2 : Champs disciplinaires : 55% du temps sera consacré aux maths et au français, le reste étant à partager entre Histoire-Géo, arts visuels, EPS, EMC etc… !!

UE3 : Analyse de situations professionnelles

Formation continue

Elle s’articulera elle aussi, encore une fois, entre maths et français, que ce soit au travers des constellations, ou des parcours magistère C1, C2, C3.

Le SNUDI-FO a, comme chaque année, rappelé que c’est le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 qui définissait toujours nos obligations de service. Ce texte précise que nous devons 18 heures consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entres elles, et à de l’animation pédagogique. Ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire ou à caractère départemental. Les PE sont donc libres de choisir la manière dont ils veulent effectuer ces 18 heures.

L’introduction des formations en constellations, directement issues du volet accompagnement PPCR (que FO n’a pas signé) vient mettre encore plus à mal nos droits collectifs.

La liberté pédagogique perd du terrain chaque année avec une offre de formation de plus en plus restreinte. En audience, le 4 novembre dernier, le DASEN avait accepté notre demande de principe du volontariat, et nous avait invité à lui faire remonter les situations pour lesquelles des collègues ont été désignés alors qu’ils ne souhaitaient pas participer à ce dispositif intrusif.

Si vous êtes inscrits d’office dans une constellation, nous vous invitons à contacter le syndicat qui vous aidera à faire valoir le fait que vous n’êtes pas volontaire et que vous souhaitez vous inscrire aux animations pédagogiques de votre choix.

Par ailleurs, nous vous rappelons que chaque PE peut participer à 9 h de réunions d’informations syndicales (RIS à et les déduire des animations pédagogiques qu’il choisit, y compris s’il s’agit d’une formation en « constellations » (décret 447 du 28/08/82 et circulaire n°2014-120 du 16.09.2014).

Les constellations (PPCR)

Le PDF 2021-2022 voit les plans maths et français réitérés. L’administration qui attend la synthèse de ces 1ères constellations réalisées, semble déjà se féliciter des premiers retours « positifs » selon elle. L’administration invite d’ailleurs les collègues concernés à faire remonter leur appréciation ! C’est pourquoi le SNUDI-FO invite les collègues, à expliquer en toute franchise les raisons de leur insatisfaction à leur IEN et en réponse à cette enquête de l’administration. Sans mettre en porte à faux les formateurs, vous pouvez mettre en avant : ne pas apprécier être observé par des pairs, la limitation de l’offre, le fait d’imposer ce type d’accompagnement, la remise en cause de vos missions, le lien avec le rendez-vous de carrière dans le cadre de l’accompagnement PPCR… Contactez le syndicat qui peut vous aiguiller.

En utilisant l’intérêt que pourraient avoir certains collègues pour l’échange de pratiques, (ce à quoi répondait déjà l’offre de formation entre pairs et dont la demande a diminué cette année selon l’administration), en se servant du constat partagé de la disparition de choix des animations proposées, c’est en réalité la remise en cause de la liberté pédagogique, la mise sous tutelle des collègues, la disparition d’une formation choisie, l’attaque contre le statut, le formatage et l’auto-évaluation qui s’imposent.

Avec ces constellations qui supplantent les animations pédagogiques, le ministère met en place (dans le cadre de PPCR et des lignes directrices de gestion de la carrière qui actent la disparition des CAPD) un nouvel outil permettant d’exercer une pression continue sur les collègues, comme c’est le cas sur les PE stagiaires. Sans parler des dépassements d’heures que cela implique ! (La formation continue des enseignants est de 18 h, pas 30 h !).

Aujourd’hui, avec cette « formation » imposée à des collègues désignés et qui touchera tous les collègues en 6 ans, en lien avec l’accompagnement PPCR, l’inspection peut donc décider pour tout agent qui n’entrerait pas dans le « moule », sa mise sous tutelle, avec des visites régulières, des exigences de résultats, des stages imposés. Comme à chaque fois, l’école est son propre recours et, dès qu’il y a un souci, ce serait dû au fait que les enseignants font mal leur travail. Les enseignants n’en peuvent plus d’entendre à tout bout de champ qu’ils doivent « remettre en cause leurs pratiques pédagogiques ». Contrairement au ministre, ils ne sont pas responsables de l’état de l’Education Nationale, ni des résultats aux évaluations nationales ou autres enquêtes (PIRLS etc…).

Il y a bien un souci, mais la responsabilité revient uniquement aux donneurs d’ordre, au ministère, à la logique permanente de restriction. Manque de postes, manque de moyens, conditions de travail dégradées, salaires gelés, remise en cause de nos droits et de nos statuts : c’est cela le vrai problème à l’Education Nationale !

Le SNUDI-FO demande l’abandon de ce dispositif qui ne peut se substituer aux 18h d’animations pédagogiques telles que définies dans nos obligations réglementaires de service.

En ce qui concerne la formation continue, nous continuons de revendiquer :

  • une formation maintenue dans le cadre règlementaire en vigueur, c’est à dire sur le temps de travail, sur 36 semaines.
  • des formations  choisies par les collègues, dans un catalogue de formations, qui ne se résument pas à la mise en œuvre de réformes politiques.

Informations diverses

Les formations amorcées cette année avec le dispositif « constellation » pourront être reportées à la période 1 de l’année 2021-2022.

La formation CAPPEI est annulée et reportée. La date de report est à ce jour inconnue.

Une formation « Accompagner l’école inclusive » devrait être proposée en hybride. L’administration précise que « tous les enseignants devront suivre ce parcours tous les 3 ans », ce à quoi le Snudi-Fo a rappelé le libre choix des PE aux animations pédagogiques.

Plan numérique : Cette année, 25 écoles ont bénéficié d’une aide au financement (équipement numérique), cela représente une centaine d’enseignants.

La demande pour l’année 2021-2022 concerne environ 500 enseignants pour une formation au numérique. Cela sous-entend pour ces enseignants une adhésion à E-primo, puisqu’ils seront formés à cette plate-forme. Par ailleurs, ce plan numérique permet aux écoles des enseignants concernés, l’acquisition de TBI, tablettes….

Formation « Savoir rouler » dans le cadre de l’enseignement à la sécurité routière. : Cette formation semble s’inscrire dans la volonté de territorialisation des politiques éducatives puisqu’elle est susceptible de concerner des temps de classe mais aussi des temps péris et extra-scolaires. Avec tout ce que cela suppose : aggravation des inégalités scolaires dûes à des différences de situations entre les écoles/communes, désengagement progressif de l’Etat, statut du PE….

Groupe maternelle : les formations communes aux enseignants et Atsem, qui seront à nouveau proposées à la rentrée prochaine, vont malheureusement dans le même sens que la formation citée ci-dessus.

Écoles bilingues : 2 écoles sont concernées et seront intégrées à ce plan de 30 h (12h remplacés et 18h hors temps de classe).

Revendications du SNUDI-FO en terme de formation 

  • Le libre choix des 18h d’animations pédagogiques ;
  • Le libre choix des stages de formation ;
  • Le caractère strictement facultatif de la co-observation, des visites des CPC que ce soit dans le cadre des deux jours de stage imposés ou dans le cadre de la préparation de la constellation ;
  •  Le respect de la liberté pédagogique ;
  • Le respect de nos obligations réglementaires de service ;
  • Le retrait de PPCR

Évènements à venir