Pôles d’appui à la scolarité (PAS) : la double peine !

Pôles d’appui à la scolarité (PAS) : la double peine !

Le budget Lecornu, passé en force au moyen de l’article 49-3, s’attaque frontalement à l’Ecole publique avec la suppression de 3 256 postes d’enseignants, dont 1 891 dans le 1er degré. A la rentrée 2025, les 470 suppressions de postes du budget Bayrou s’étaient traduites par 5000 fermetures de classes dans les écoles. Pour la rentrée 2026, c’est 4 fois plus de suppressions de postes qui sont actées…

Cette saignée inédite sera aggravée par la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS). Un PAS est constitué d’un enseignant et d’un éducateur spécialisé qui interviennent pour « coacher » les personnels confrontés à des situations ingérables dans leur classe en amont des notifications MDA et qui gèrent les emplois du temps des AESH, autant d’enseignants et d’éducateurs spécialisés qui manqueront d’ailleurs dans les établissements sociaux et médico-sociaux ou dans les classes spécialisées pour prendre en charge les élèves. Pour l’Education Nationale les moyens sont pris sur l’enveloppe budgétaire 1er degré (BOP 140).

Les PAS sont donc un dispositif de gestion et d’amplification de la pénurie visant à restreindre et contourner les notifications MDA et à mutualiser toujours plus des AESH plus taillables et corvéables que jamais. Les PAS c’est : « dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer… »

Les personnels ne veulent pas des PAS : ils veulent que soient créées des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux pour les élèves qui en ont besoin, ils veulent la création de postes d’enseignants spécialisés qui interviennent directement auprès des élèves à besoin particulier, ils veulent les recrutements d’AESH sous statut qui sont nécessaires !

Des PAS pour fermer 1000 classes de plus !

Or, le ministère, plutôt que de créer des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux, plutôt que de recruter des AESH sous statut, entend généraliser ces PAS pour amplifier les économies sur le dos des élèves les plus fragiles. 480 PAS existent actuellement. Le ministère veut en créer 1000 de plus à la rentrée et donc réserver 1000 postes pour la mise en place de ces dispositifs. 1000 postes qui provoqueront donc autant de fermetures de classes, en plus de celles générées par les 1891 suppressions de postes du budget Lecornu.

Ainsi, par exemple, dans notre académie, en plus des 136 suppressions de postes actées par le ministère, la Rectrice indique que 70 postes seraient utilisés pour mettre en place les PAS, ce qui signifie 70 fermetures de classes supplémentaires, car ces moyens sont pris sur les enveloppes budgétaires 1er degré ! En Mayenne le DASEN prévoit 10 PAS au total, dont 2 déjà expérimentés cette année !

Les PAS c’est la double peine : d’une part l’aggravation de l’inclusion systématique et forcée et de ses conséquences destructrices pour les élèves et les personnels, et d’autre part un nouveau contingent insupportable de fermetures de classes

Le SNUDI-FO revendique :

  • L’abandon des 1891 suppressions de postes dans les écoles et la création des postes nécessaires !
  • L’abandon des PAS !
  • La création des places nécessaires des les établissements sociaux et médico-sociaux !
  • La création du nombre de postes d’AESH à hauteur des besoins, avec un statut de fonctionnaire et un temps plein de 24h !
    Il invite les personnels à se réunir avec les parents d’élèves, avec les élus locaux, avec tous ceux qui veulent défendre l’Ecole publique pour prendre toutes les initiatives immédiates pour faire valoir les revendications !

Violences à l’école : fiche réflexe bidon

Violences à l’école  : fiche réflexe bidon

FO boycotte le groupe de travail !

Pas une semaine ne passe sans que nos adhérents nous alertent sur des situations explosives dans les écoles, liées à l’inclusion scolaire systématique et indifférenciée, ou à des violences de parents d’élèves.

La réalité sur le terrain, ce sont des collègues victimes de violences abandonnés par l’ administration, qui sont convoqués et sommés de s’expliquer au lieu d’être protégés, qui subissent des accompagnements culpabilisateurs au lieu d’être défendus.

En 2024, l’administration (avec d’autres organisations) a mis en place un « protocole » censé répondre aux situations ingérables impliquant des élèves à besoins éducatifs particuliers, en situation de handicap ou non.

En réalité, et c’est confirmé aujourd’hui, il s’agit d’un outil de culpabilisation supplémentaire, d’une nouvelle esbroufe pour masquer la faillite de l’inclusion scolaire forcée et indifférenciée. Des IEN reprochent même aux collègues de ne pas passer par le protocole !

FO a été la seule organisation syndicale à refuser ce protocole.

En savoir plus

Cette année, c’est à nouveau un syndicat qui a demandé la tenue d’un groupe de travail afin d’élaborer, avec l’administration, une nouvelle « fiche réflexe », définie comme, tenez-vous bien : « une fiche synthétique permettant aux personnels d’avoir une vision complète et rapide des modalités d’accompagnement possibles lorsqu’ils sont exposés à la gestion d’une situation complexe ».

Tout un programme.

Ce groupe de travail s’est réuni le mardi 3 février, jour de l’agression au couteau, d’une enseignante d’un collège à Sanary-sur-Mer…

FO a été la seule organisation syndicale à refuser de participer à ce groupe de travail, à refuser de cautionner cette “fiche réflexe”, qui ne répond en rien aux besoins et aux revendications.

Dans les faits, cette fiche prévoit :

  • un numéro vert pour le réseau PAS,
  • l’accompagnement de l’IEN
  • de l’accompagnement pédagogique,
  • des rappels de numéros de téléphone pour le SAMU par exemple

Mais rien sur la prise en charge réelle des élèves, rien sur le respect des notifications de la MDA, rien sur la protection des personnels, rien sur la protection fonctionnelle, rien sur les  moyens pour la médecine de prévention, rien sur la responsabilité de l’employeur… 

Comment cautionner un tel dispositif qui ne répond en rien aux revendications des personnels ?
Comment accepter de co-élaborer cette fiche en groupe de travail, dans une logique de co-gestion avec le DASEN ?

Ce n’est pas la place de FO, ce n’est pas notre mandat.

C’est pourquoi la FNEC-FP FO 53 a proposé aux autres organisations représentatives de refuser collectivement ce nouveau dispositif culpabilisant pour les personnels et qui ne répond pas à leurs revendications.

Toutes les organisations ont choisi de participer à l’élaboration de cette fiche réflexe, la FSU précisant même qu’elle serait « dans l’intérêt des collègues ». Nous ne partageons pas cette analyse.

Pour FO, le seul protocole qui vaille, c’est la réponse aux revendications.

La FNEC-FP FO 53 dénonce ce nouvel outil qui ne répond absolument pas à l’intérêt des personnels et appelle tous les collègues à faire valoir leurs droits, avec l’action syndicale et en utilisant les outils et leviers réglementaires existants, notamment : RSST, RDGI, protection fonctionnelle, procédure d’alerte, audiences, signalements.

En réalité, à l’instar du protocole inclusion, cette « fiche réflexe » vise à camoufler :

  • la non-prise en charge des élèves les plus fragiles, et qui parfois ont besoin de soins
  • le non-respect des notifications de la MDA (orientations IME, ITEP, accompagnements AESH),
  • le manque criant de postes (RASED, enseignants référents, PsyEN),
  • la non-reconnaissance des accidents de service,
  • la non-mise en œuvre de la protection fonctionnelle, y compris lorsqu’elle est accordée par la Rectrice.

Force Ouvrière refuse la culpabilisation des personnels et exige des moyens, des protections et le respect des droits.

La seule fiche réflexe, c’est la fiche contact du syndicat qui est votre meilleur allié, toujours réactif, lorsque vous êtes confronté à une situation de violence. Le syndicat qui saura rappeler ses obligations à l’employeur et vous obtenir toute la protection et le respect qui vous sont dûs !

 FO, libre et indépendant !


Bonjour les camarades,

Je vous adresse mes meilleurs vœux militants pour 2026 à celles et ceux à qui je n’ai pas encore eu l’occasion de les transmettre.

Comme vous le savez, notre organisation considère de longue date que la multiplication des groupes de travail a pour effet d’entraver le fonctionnement normal des instances représentatives statutaires, que ce soit le CSA ou, comme ici, la F3SCT.

À ce titre, nous avons été destinataires, comme vous, d’une invitation à participer à un groupe de travail portant sur « l’élaboration d’une fiche synthétique permettant aux personnels d’avoir une vision complète et rapide des modalités d’accompagnement possibles lorsqu’ils sont exposés à la gestion d’une situation complexe » ou « fiche réflexe en cas de situation difficile. »

La FNEC-FP FO 53 n’est pas demandeuse de la tenue de ce groupe de travail. Nous estimons par ailleurs que cette réunion, à l’instar du « protocole inclusion » que FO a refusé, vise une nouvelle fois à permettre au directeur académique de se défausser de ses responsabilités en associant les organisations syndicales à des dispositifs qui relèvent non seulement de ses prérogatives, et qui, de surcroît, se substituent aux leviers syndicaux existants, qu’ils soient statutaires ou non.

Dans un contexte où l’inclusion systématique et indifférenciée place quotidiennement nos collègues dans des situations de souffrance, de culpabilisation et de grande difficulté professionnelle, et où les violences envers les personnels se multiplient, il ne nous apparaît pas acceptable d’accompagner cette fuite en avant.

Aussi, nous vous proposons de décliner collectivement cette invitation et de produire une expression commune sous la forme d’un communiqué.

Nous attendons votre retour avant de travailler une proposition de texte.

Merci par avance,

Bien syndicalement,

Stève Gaudin, secrétaire départemental

Pour les syndicats de la FNEC-FP FO 53

CAPD du 29.01.26

CAPD du 29.01.26

Secrétaire de séance : SNUDI-FO 
Présents pour l’administration : Monsieur Audy (DASEN), Monsieur Letourneux (IEN Mayenne Nord Est), Monsieur Drault (IEN adjoint au DASEN), Monsieur Vauléon (secrétaire général de la DSDEN)
Invités : Madame Bellanger (chef de division PRHAG), Monsieur Vinot (PRHAG) 
Les élus du personnel SNUDI-FO 53 : Sandra Rèche, Frédéric Gayssot
Autres syndicats : SNUIPP-FSU (2 sièges) – SE-UNSA (1 siège)

Tous nos comptes-rendus de CAPD sont disponibles et restent accessibles à cette adresse : https://snudifo-53.fr/capd/

La déclaration SNUDI-FO 53

4 collègues ont formulé un recours gracieux relatif à l’appréciation finale portée par le DASEN à leur rendez-vous de carrière. Ces collègues n’ayant pas obtenu satisfaction (ou partiellement, le SNUDI-FO 53 ayant obtenu en amont de la CAPD pour ses mandants, la modification de l’appréciation de plusieurs items) à l’issue de leur recours gracieux, ont pu saisir ensuite la CAPD. 

Rappels
2023 : 5 recours CAPD au total, 4 suivis par FO, 3 obtenaient satisfaction.
2024 : 2 recours CAPD, dont 1 suivi par FO  + plusieurs recours hors délais (non suivis par FO)
2025 : pas de recours CAPD tous les recours gracieux suivis par FO ont abouti avant avec la modification de l’avis final

Bilan des rendez-vous de carrière PPCR 2024/2025 

 hommesfemmestotalexcellenttrès satisfaisantsatisfaisant
1er rdv326295213
1er rdv après contestation   5213
2ème rdv4313514192
2ème rdv après contestation   14192
3ème rdv14405427225
3ème rdv après contestation   27234
Totaux219711846639

Le poids du genre ? Kézako ?
C’est l’application du ratio F/H de la cohorte de collègues promouvables, sur les promotions. Par exemple si il y a 75% de femmes et 25% d’hommes dans une cohorte de promouvable, le DASEN (et ses soutiens) souhaitent la même proportion pour les promotions. C’est une forme de discrimination positive censée être une amélioration pour l’égalité F/H !
Pour le SNUDI-FO 53, seul l’application du barème doit compter indistinctement du sexe ; c’est-à-dire la « valeur professionnelle » avant tout ! Le SNUDI-FO 53 plaide pour une application du barème sans distinction du genre.
Le SNUDI-FO 53 refuse d’opposer les PE Femmes aux PE Hommes et demande que tous soient promus, sans distinction de sexe. C’est le statut qui doit garantir l’égalité F/H. Les temps partiels liés aux enfants en bas âge, congé parental… devraient être pris en compte dans l’ancienneté pour les hommes comme pour les femmes. Nous donnons régulièrement l’exemple du mouvement, où ce type de ratio n’existe pas, alors que les femmes sont lésées du fait des carrières inégales ou hachées, ou encore l’exemple de la Suède, pays qui reconnait la neutralité sexuelle, ou encore des personnes transgenres.
Rappel de l’avis proposé en CAPD par FO en mars 2020 :
Dans le cadre des promotions accélérées PPCR, nous demandons l’application stricte du barème, sans prise en compte du ratio hommes/femmes.
CONTRE : SnuiPP-FSU et UNSA (et le DASEN qui avait souhaité prendre part au vote !)
POUR : SNUDI-FO

Lors de cette CAPD, le SNUDI-FO 53 était mandaté pour 2 recours sur les 4 formulés.

Malgré tous les arguments mis en avant et la défense de la situation des collègues, le DASEN n’a pas voulu modifier ses appréciations finales. Il a soumis au vote, la révision à la hausse de l’appréciation de chacune des collègues. PPCR c’est le fait du prince !

Le SNUDI-FO, dans l’intérêt des collègues, a voté POUR la modification à la hausse de l’avis final du DASEN, et ce pour toutes les situations.

Étonnant et inédit : le SE-UNSA a voté contre l’intérêt des collègue, en ne votant pas favorablement la révision des avis, demandée par les collègues. Ce syndicat s’est abstenu sur 3 situations sans en expliquer les raisons.

Le caractère arbitraire de PPCR, comme vous le savez, était l’une des raisons qui avait conduit FO à voter contre sa mise en place (PPCR approuvé, voté et promu par la FSU, l’UNSA et la CFDT). Le SNUDI-FO continue à en demander l’abrogation.

Contester l’appréciation, c’est déjà acter l’injustice, l’injustice PPCR. Il faut commencer par contester pour combattre l’arbitraire des modalités d’évaluation instaurées par le PPCR. Contester l’appréciation, c’est poser la responsabilité des DASEN qui évaluent en étant “hors sol”, qui évaluent de leur bureau, affirmant l’insupportable toute puissance du management PPCR qui est complètement étranger à la réalité de l’enseignement, à ses difficultés, et qui ne vise qu’à caporaliser les personnels pour qu’ils se soumettent sans broncher aux contre-réformes. Avec FO, contester l’infamie de l’évaluation PPCR.

Le SNUDI-FO 53 n’avait pas de questions diverses relatives à la CAPD.

Le SNUIPP-FSU avait envoyé des questions diverses dont nous avions déjà les réponses. Elles ont déjà communiquées à nos adhérents avant cette CAPD.

Pour rappel l’an passé il y a eu 16 départs à la retraite (8 HC, 6 CE et 2 CN)

Avec PPCR tout le monde partira à la retraite au moins à la hors-classe qu’ils disaient !

2 demandes de temps partiel pour retraite progressive acceptées (1 à 50% et 1 à 75%)

Pour rappel il n’y a plus de PE contractuels, leur contrat n’ayant pas été reconduit. Le SNUDI-FO était intervenu en juillet 2025 à ce sujet.

Cette année pour rappel il y a 16 contractuels alternants (information communiquée en septembre).

Il y a eu 21 candidatures LADE, dont certaines accompagnées par le SNUDI-FO : 8 entretiens menés. 19 avis favorables et 2 avis défavorables.

Notre organisation avait déjà partagé toutes les informations sur son site depuis le mois de septembre 2025 (voir ICI).

Notre organisation avait déjà partagé toutes ces données sur son site depuis le mois de septembre 2025 (voir ICI).

Il y a eu 36 demandes pour sortir du département.

Le SNUDI-FO 53 invite les collègues qui n’auraient pas encore confié le suivi de leur situation par le syndicat à le faire rapidement. (Fiche de suivi du syndicat et calcul du barème)

Rappel des informations déjà communiquées par le SNUDI-FO 53 :

1 contractuelle alternante et 2 PE ont démissionné. 

2 PE ont fait une demande de rupture conventionnelle : une seule a été acceptée, il s’agit d’une collègue accompagnée par le SNUDI-FO et qui est partie avec une somme d’argent très conséquente. 

L’autre demande a été refusée : la collègue a choisi de démissionner.

Vos élus CAPD : Sandra Rèche, Frédéric Gayssot

Indemnités REP+ : victoire pour les AESH !

Indemnités REP+ : victoire pour les AESH !

Accompagnées par FO depuis 2023 pour faire valoir leur droit à l’indemnité REP+, plusieurs AESH et AED ont enfin obtenu un rattrapage financier sur la paye de janvier.

Selon les premières remontées des collègues concernés, les montants vont jusqu’à plusieurs milliers d’euros !

Ces sommes sont certes conséquentes, mais elles sont parfois inférieures aux montants dûs aux AESH lors des recours engagés avec FO.

Le syndicat procède actuellement à la vérification précise des calculs effectués par l’administration.

Pour rappel, à la suite de l’arrêt du Conseil d’État rendu en 2025, le ministre Geffray a fait le choix de traiter ce dossier de manière strictement contractuelle, au cas par cas, et uniquement pour les AESH ayant engagé un recours préalable.

L’application de la règle de prescription quadriennale, le mode de calcul minoré de l’indemnité REP+ et la non-reconnaissance du préjudice subi expliquent que les montants versés soient inférieurs à ce que les personnels AESH et AED étaient en droit de percevoir.

Cette avancée est l’aboutissement d’un combat syndical déterminé, d’une procédure juridique longue et exigeante. À chaque étape (recours gracieux, saisine du médiateur du rectorat, puis du tribunal administratif) le SNUDI-FO 53 a été pleinement mobilisé aux côtés des collègues AESH travaillant ou ayant travaillé dans le écoles REP+.

Le SNUDI-FO 53 se félicite d’avoir mené ce combat avec les AESH en Mayenne, avec le soutien constant de sa fédération, la FNEC-FP FO.

Le syndicat réaffirme qu’il est pleinement engagé aux côtés des personnels AESH, tant pour l’amélioration immédiate de leurs conditions de travail que pour l’obtention d’un véritable statut de fonctionnaire, reposant sur un temps plein de 24 heures.

Cette victoire syndicale démontre que l’action syndicale, lorsqu’elle est organisée, déterminée et rigoureuse, permet non seulement de faire respecter les droits, mais aussi d’en conquérir de nouveaux.

Des régularisations ont ainsi été effectuées sur la paye de janvier 2026, et le SNUDI-FO 53 s’en félicite.

D’autres régularisations sur les salaires interviendront, grâce à la poursuite de l’action syndicale menée par FO.

Pour rappel, la rétroactivité concerne la période 2015 à 2022.

Le SNUDI-FO 53 invite l’ensemble des AESH et AED exerçant ou ayant exercé en établissement REP+ durant cette période à prendre contact avec FO, afin d’être accompagnés dans leurs démarches et de faire valoir leurs droits.

Quelques témoignages reçus dès le 28 janvier

« Je suis AESH à l’école élémentaire Elisabeth et Robert Badinter à Laval et syndiquée au SNUDI-FO. Depuis 2024, le syndicat FO m’a accompagnée dans des démarches administratives afin de faire valoir mes droits, notamment pour réclamer la rétroactivité de la prime REP+.
Grâce à leur soutien, leur disponibilité et leur connaissance des textes, ces démarches ont pu aboutir. Aujourd’hui, j’ai enfin récupéré cette rétroactivité sur mon salaire. C’est une véritable victoire, non seulement à titre personnel, mais aussi pour l’ensemble des AESH concernées.
Cette réussite montre qu’ensemble, avec un accompagnement syndical solide, il est possible de faire reconnaître nos droits et d’obtenir ce qui nous ai dû. C’est également une victoire pour le syndicat FO, qui a su nous défendre et nous soutenir jusqu’au bout.
Je tiens donc a remercier sincèrement Force Ouvrière pour son engagement auprès des AESH et pour ce combat mené avec détermination. »

« Je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers le syndicat FO pour son soutien tout au long de mon parcours professionnel. Ils m’ont accompagnée dans plusieurs démarches délicates où je me sentais seule face au PIAL, leur réactivité , leur connaissance m’ont permis d’obtenir des résultats concernant la rétroactivité de la prime rép + des Aesh contractuels. Au-delà de la victoire financière ,c’est le sentiment d’être respectée par une équipe qui connaît la réalité du terrain. Un immense MERCI à l’équipe FO 53 pour leur aide précieuse. »

Carte scolaire : une attaque sans précédent contre l’école Publique

Carte scolaire : une attaque sans précédent contre l’école Publique

Alors que le ministre Geffray adressait, le 22 janvier, une missive lyrique aux personnels, les exhortant à se faire « allumeurs de lumières » et « sentinelles de la raison », son plan social d’une brutalité sans nom, est venu éteindre la fragile flamme qu’il prétendait raviver.

2229 suppressions de postes dans les écoles publiques en France avec un revirement du ministère mercredi 28 janvier et qui annonce finalement 1891 suppressions, comme prévus initialement dans le plan d’austérité ! Pour l’académie de Nantes, nous apprenons lundi, que ce sont 151 postes supprimés à la rentrée 2026…dont déjà 10 en Mayenne. Mercredi 28 janvier, nous passons à 136 suppressions de postes dans l’académie dont 9 pour la Mayenne.

Panique et bidouille au ministère : alors que le budget 2026 n’est toujours pas définitivement adopté, de nouvelles dotations ont donc été envoyées par le ministère mercredi soir…
Pour le 1er degré ce ne sont plus 151 suppressions dans l’académie, mais 136… ça patauge à tous les étages de notre administration, et FO a bien fait de ne pas cautionner le CSA départemental de jeudi 29 janvier.
La rectrice a aussi envoyé mercredi 28 janvier, un rectificatif alors que le CSA académique s’est réuni lundi ! On passerait de 10 suppressions de postes à 9. La rectrice essaye de faire passer ça en dotation supplémentaires, au final on reste dans le négatif et cela ne change rien à la logique austeritaire puisque si rien n’est fait, il faudra s’attendre à 5 fois plus de fermeture de classes que l’année dernière en moyenne avec l’installation notamment des PAS.

Un véritable plan social !

Cette offensive d’une ampleur inédite contre l’École publique appelle une résistance à la hauteur de l’attaque. Le Premier ministre Lecornu, en recourant à l’article 49-3, outil antidémocratique par excellence, et au terme de tractations politiciennes destinées à éviter la censure, a imposé son budget 2026.

Un budget qui accorde des moyens considérables aux crédits militaires – en hausse de près de 7 milliards d’euros – tout en s’attaquant frontalement à la Sécurité sociale, aux droits des salariés, aux services publics, à l’hôpital public et, tout particulièrement, à l’École publique.

Les dotations en postes, présentées lors du CSA ministériel du 26 janvier, confirment cette orientation brutale. Elles marquent une violence sans précédent contre l’enseignement public : plus de 4000 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée 2026 : 1803 dans le 2nd degré et 2229 dans le 1er degré.

Lors du CSA académique de ce mardi 27 février, la Rectrice a acté la répartition des 151 suppressions de postes dans le premier degré. La Mayenne subira à elle seule 10 suppressions de postes pour la rentrée 2026.

Le SNUDI-FO 53 alerte : à ces 2229 suppressions de postes doivent s’ajouter 1000 postes « réservés » aux PAS (Pôles d’Appui à la Scolarisation). Dans l’académie, la Rectrice vient d’annoncer que ce seront 70 postes qui y seront  consacrés aux PAS ! Ces postes serviront à fermer des classes pour alimenter des dispositifs qui remettent en cause les notifications de la MDA et le droit des élèves en situation de handicap à une scolarisation adaptée à leurs besoins. Dans le même temps, le gouvernement annonce la création de seulement 500 postes d’AESH au niveau national, alors même que de nombreux postes existants ne sont pas pourvus en raison de la précarité insupportable de ces emplois.

Le SNUDI-FO 53 ne laissera pas faire !

Ces suppressions massives, auxquelles s’ajoutent les 1000 postes fléchés vers les PAS, viennent s’empiler sur celles de la rentrée 2025, qui avait déjà vu 470 suppressions de postes et entraîné de nombreuses fermetures de classes. En Mayenne, les 3 suppressions de postes en 2025 avaient conduit à la fermeture de 7 classes. Cette année, avec 10 suppressions de postes et l’implantation des PAS, il faut s’attendre à une nouvelle vague de fermetures.

Globalement, le budget Lecornu prépare cinq fois plus de fermetures de classes que l’an dernier, d’autant que le ministre a choisi de reporter les comités sociaux d’administration après les élections municipales.

L’an passé, la mobilisation des personnels avec le SNUDI-FO 53, aux côtés des parents d’élèves et souvent des élus locaux, avait permis de sauver de nombreuses classes. D’ores et déjà, le SNUDI-FO 53 se tient aux côtés des écoles pour organiser la riposte.

Sans attendre les instances de carte scolaire, le SNUDI-FO 53 appelle les professeurs des écoles et les AESH à se réunir avec le syndicat pour préparer la résistance et mettre en échec ce plan de destruction de l’École publique (Dates des prochaines RIS dans le département)

Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’il faudrait au minimum créer 50 postes dans le premier degré en Mayenne pour répondre aux besoins urgents :
– des effectifs décents dans toutes les classes,
– le remplacement de toutes les absences,
– des RASED complets pour des secteurs de 800 élèves maximum,
– des enseignants référents en nombre suffisant,
– des enseignants spécialisés pour répondre à toutes les notifications de la MDA.

Force est de constater que le gouvernement Lecornu et le ministre Geffray sont à l’opposé total des revendications.

Annulation des suppressions de postes du budget Lecornu ! Abandon des PAS !

La baisse démographique invoquée par le ministère doit, au contraire, permettre une réduction significative des effectifs dans toutes les classes, ainsi que la création des postes de remplaçants et d’enseignants spécialisés à hauteur des besoins réels.

Faites remonter vos prévisions actualisées au syndicat

PSC : dénoncer et renégocier l’accord !

PSC : dénoncer et renégocier l’accord !

La FNEC-FP FO met à disposition un journal de 4 pages de janvier 2026 consacré à la PSC.

La FNEC FP-FO est la seule organisation à ne pas avoir signé l’accord ministériel sur la PSC en santé à l’Éducation Nationale, à Jeunesse et Sport et dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche.
Vendue comme une avancée sociale et une revalorisation, la PSC se révèle être une énième combine pour s’attaquer à la Sécurité sociale et favoriser la privatisation et le marché des assurances au détriment de notre santé.

Le SNUDI-FO 53 appelle les collègues à prendre position contre la PSC qui va avoir une incidence très importante sur la prise en charge de leurs frais médicaux et de santé. Pour cela, signez la motion en ligne.

Le 4 pages à télécharger

En décembre 2025, la FGF-FO, première fédération dans la Fonction Publique de l’Etat, a retiré sa signature de l’accord majoritaire concernant la protection sociale complémentaire (PSC) en matière de santé pour les fonctionnaires et contractuels de la Fonction publique de l’Etat.

La FNEC FP-FO s’en est félicitée. En effet, ce dispositif mis en place par le Président Macron vise à détruire la sécurité sociale et à la remplacer à terme par un système assurantiel. La FNEC FP-FO considère que la place du syndicat est de revendiquer au contraire l’instauration d’une Sécurité Sociale couvrant la totalité des frais de santé basée sur le principe du salaire différé : le 100% Sécu.

Le retrait de la signature de la FGF-FO est une bonne chose, mais il ne règle pas le problème. C’est l’accord du 8 avril 2024 et lui seul qui permet l’application de la PSC à l’Education nationale, dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, et Jeunesse et Sport.

C’est ce que le Ministre Edouard Geffray a confirmé à l’Assemblée nationale : « 6 organisations syndicales sur 7 ont signé cet accord ».

C’est vrai. Ce dispositif PSC relève d’un accord majoritaire. La FNEC FP FO ne l’a pas signé. Aussi, si 50% au moins des signataires venaient à dénoncer cet accord sur la PSC, celui-ci serait remis en question.

C’est pourquoi la FNEC FP-FO n’a de cesse de proposer aux autres fédérations la dénonciation de cet accord et sa renégociation sur la base de la liberté d’adhésion à la complémentaire, garantissant le couplage santé-prévoyance ainsi que la solidarité intergénérationnelle, et le même panier de soins pour tous, sans système d’options ou de surcotisation.

Suppression d’un poste d’infirmière en Mayenne : pour FO c’est non !

Suppression d’un poste d’infirmière en Mayenne : pour FO c’est non !

Télécharger le communiqué en pdf

La FNEC-FP FO 53 a appris la suppression d’un poste d’infirmière scolaire (INFENES) implanté au collège de Grez-en-Bouère. En réalité, il s’agit d’une réorganisation opérée par le directeur académique Fabien Audy, suite à une décision prise par la Rectrice le 18 mars 2025 en CSA*. C’est lors d’une réunion départementale le 19 janvier dernier, que notre collègue infirmière, rattachée au collège de Grez-en-Bouère a appris brutalement la suppression de son poste, sans aucun ménagement, et sans que les organisations syndicales représentatives des personnels en soient informés ! 

FO n’accepte pas cette suppression de poste, ce nouveau passage en force, et ne laissera pas faire !
Pour le président Macron, la santé mentale est une grande cause nationale ; vraiment ?

La situation est déjà alarmante : un nombre croissant de jeunes est touché par des problématiques de santé mentale, avec des troubles de plus en plus lourds, étroitement liés au contexte social et à la généralisation de l’inclusion scolaire sans moyens suffisants. Cette réalité intervient alors que la situation est déjà extrêmement tendue, marquée par un manque criant de moyens humains : médecine scolaire, psychologues, RASED, assistants sociaux…

La FNEC-FP FO 53 rappelle que la Mayenne est un département rural et le troisième désert médical de France, dans lequel une personne sur trois n’a pas de médecin traitant. Certains de nos élèves n’ont pour seuls contacts avec un personnel médical que ceux qu’ils ont avec leur infirmière scolaire. Personne n’ignore que nos écoles et nos établissements scolarisent des élèves en situation de handicap et un certain nombre d’élèves en situation de précarité sociale. Inutile de rappeler que notre département fait face à un manque cruel de professionnels de santé (médecins généralistes, pédiatres, pédopsychiatres, dentistes, ophtalmologistes…).

Pour la FNEC-FP FO 53 cette décision va venir renforcer cette rupture d’égalité des droits, puisqu’elle va impacter également tous les autres élèves et leurs familles du secteur de collège de Grez-en-Bouère. Ainsi ce sont aussi au moins 9 écoles, leurs personnels, leurs élèves et leurs familles qui seront directement impactés par cette suppression.

La situation est tout aussi chaotique dans la santé et dans le médico-social, comme en atteste l’actualité. Ces secteurs pour lesquels parfois le suivi d’orientation vers un médecin notamment est impossible, tout comme il est impossible d’apporter une réponse aux enfants et aux familles faute de moyens. Les centres de consultation (CMP) ne peuvent plus accueillir les premières demandes de soin, l’unique service d’hospitalisation de pédopsychiatrie (USISEA) ne peut pas répondre aux besoins urgents.

La FNEC-FP FO 53 refuse que des choix d’orientations politiques se fassent au détriment des agents infirmiers, de l’ensemble des personnels et des élèves, qui plus est pour des raisons budgétaires, alors qu’il y a toujours plus d’argent pour l’armée, pour la guerre et pour les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises.

« Redéploiements » « réorganisations » ? Comme à l’Hôpital, FO refuse ces éléments de langage. Sous couvert de novlangue technocratique, c’est en réalité de suppressions de postes dont il s’agit. En réalité c’est une infirmière déplacée et un poste supprimé au niveau départemental ! 

La FNEC-FP FO 53 défend les services médicaux et sociaux de l’Éducation nationale et exige que ses revendications soient satisfaites. D’ores et déjà, FO prend contact avec les autres organisations syndicales du département pour mettre en échec cette suppression de poste et décider des moyens d’action pour 

– Abandon de la suppression de poste au collège de Grez-en-Bouère 
– Augmentation du nombre de postes d’INFENES pour répondre aux besoins
– Maintien du statut et des missions des infirmiers abrogation de la loi 3DS

* Lors de ce Comité Social D’Administration, tous les syndicats (FO, FSU, CGT) avaient voté contre cette mesure, sauf la CFDT qui s’est abstenue et l’UNSA qui a voté POUR. 

Dans le café pédagogique

FNEC-FP FO 53, syndicats FO de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle
6 rue Souchu Servinière, 53000 Laval
06 52 32 30 45 – @ : fnecfpfo53@gmail.com 

Lecornu impose par 49-3 son budget d’austérité !

Lecornu impose par 49-3 son budget d’austérité !

Le premier ministre Lecornu a décidé d’imposer par le 49-3 son budget d’austérité au terme de tractations politiciennes. Ces annonces sont même présentées par certains comme des concessions.

Pour l’Education nationale, les 2000 postes créés sont bien des postes d’AESH, personnels maintenus sous le seuil de pauvreté. Rappelons que les 2 000 postes prétendument créés par l’ex-premier ministre Bayrou s’étaient avérés être une mystification ! Jamais le manque d’AESH n’a été aussi important dans les écoles et les établissements, partout ça craque ! Les 4 000 suppressions de postes d’enseignants sont, elles bel et bien maintenues !

Quant au ministre Geffray, il continue son chantage en expliquant que faute de budget, les concours d’enseignement 2026 auxquels 88000 étudiants sont inscrits, ne pourraient avoir lieu… (lire à ce sujet)

Le budget Macron-Lecornu, c’est toujours plus d’argent pour l’armée, pour la guerre, des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et une offensive inédite contre la Sécu, contre l’Ecole publique, contre l’hôpital public, contre les droits et les garanties collectives des salariés.

…et c’est par un nouveau passage en force, par l’article 49-3 que le premier ministre entend imposer son budget d’austérité.

Le SNUDI-FO 53 ne l’accepte pas et va réunir les PE et les AESH pour discuter de cette situation et décider d’initiatives pour faire valoir leurs exigences en termes de postes, de salaires, de garanties collectives, de conditions de travail…

Direction : modification du décret relatif aux décharges

Direction : modification du décret relatif aux décharges

Dans une situation où le gouvernement Lecornu tente de faire passer coûte que coûte un budget d’austérité d’une violence inouïe pour l’année 2026, le 7ème ministre de l’Education nationale depuis 2022, Edouard Geffray, propose de modifier le décret n°2022-541 du 13 avril 2022 fixant le régime des décharges de service des directeurs d’école.

Des décharges à la tête du client ? ou en fonction des moyens de la mairie ?

L’objectif de cette modification est de permettre une majoration des décharges de service de direction à la demande des mairies ou collectivités territoriales concernées, sous prétexte de « conditions d’exercice spécifiques au sein des écoles résultant de l’organisation particulière de la ou des collectivités territoriales en charge des écoles publiques établies sur leur territoire. »

Pour financer cette augmentation des décharges, le ministère impose une prise en charge par les communes ou collectivités territoriales au travers d’« une convention » conclue entre ces dernières et l’État qui « fixe les modalités de la compensation financière versée par elles à l’Etat. »

Depuis des années, le SNUDI-FO ne cesse d’exiger l’amélioration du régime de décharges de direction et l’instauration de décharges hebdomadaires dans toutes les écoles pour améliorer les conditions de travail des directrices et directeurs ainsi que le fonctionnement des écoles. Le ministère, plutôt que d’accéder nationalement à cette revendication, fait donc dépendre l’amélioration des décharges de direction d’une demande des municipalités ou collectivités territoriales, qui prendraient en charge cette majoration !

A l’instar des décrets Peillon-Hamon et Blanquer sur les rythmes scolaire, ce décret placerait les directrices et directeurs un peu plus sous la tutelle des élus locaux !

Le ministère indique que ce décret permettrait de mettre en place un cadre légal pour rétablir à Paris des décharges complètes de direction en 2026. Il permettra aussi à d’autres communes de s’engouffrer dans cette possibilité dès la rentrée 2027 en proposant des « conventions » à l’Education nationale.
Aussi, lors du groupe de travail du 9 décembre 2025, les représentants du ministère ont indiqué que les conventions signées entre les mairies et l’Etat pourraient imposer une augmentation des missions des directrices et directeurs d’école, sous la tutelle des élus locaux.

Outre le fait que cette modification ouvre la voie à l’accentuation de la territorialisation de l’école, elle pourrait amener les DASEN à modifier les décharges de direction spécifiques qui existent actuellement dans les départements où il existe un régime de décharge de direction plus favorable que la norme nationale pour certaines écoles. De la même manière, les DASEN pourraient désormais demander l’accord des municipalités lorsqu’ils décident d’accorder à titre exceptionnel une décharge de direction à telle ou telle école en fonction d’un contexte particulier (fermeture de classe…)

Pour le SNUDI FO, sous prétexte de répondre à la problématique spécifique des écoles parisiennes, ce décret, en laissant la possibilité aux élus locaux de financer des décharges de direction supplémentaires en échange de nouvelles tâches imposées aux directrices et directeurs, est un pas supplémentaire franchi dans la territorialisation de l’Ecole publique ! Le SNUDI-FO demande donc que ce décret ne soit pas publié.

Le SNUDI-FO revendique :

  • L’amélioration nationale des seuils de décharge de direction sans aucune contrepartie ! Pas une école sans décharge hebdomadaire !
  • Le maintien de tous les régimes départementaux de décharges de direction dérogatoires qui seraient plus favorables que les seuils nationaux !
  • L’arrêt de la territorialisation de l’Ecole publique !
  • L’abrogation de la loi Rilhac et de ses textes d’application !

AESH : pour un statut à 24h temps plein, avec un vrai salaire !

AESH : pour un statut à 24h temps plein, avec un vrai salaire !

Le 7 janvier dernier, le Sénat a rejeté un projet de loi portant sur le statut des AESH.

La FNEC FP-FO a toujours exigé la création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH pour les sortir de la précarité. Le contenu du projet de loi présenté au budget était bien loin de satisfaire les revendications des personnels, laissant à l’employeur la possibilité de les faire travailler plus de 39 heures par semaine en multipliant leurs missions ou de les maintenir en temps incomplet imposé.

Les AESH veulent un statut, mais pas d’un statut qui ne les sort pas de la précarité ou les transforme en factotum des établissements !

Pourtant, même ce statut au rabais a été rejeté, au prétexte que cette mesure coûterait trop cher.

Pour le SNUDI-FO 53, le signal renvoyé par les sénateurs, mais aussi par ce gouvernement, est celui d’un mépris insupportable envers les AESH qui n’ont à ce jour aucune perspective en dehors du combat à mener avec le syndicat. En réalité, ce gouvernement, ne comprend que le rapport de force, et il faudra bien s’organiser pour aller chercher les revendications.

Au même moment le gouvernement s’apprête à adopter par 49-3 et un budget qui massacre les services publics et augmente les dépenses militaires de près de 7 milliards d’euros. Tout cela à la faveur d’un « pacte de non-censure » avec les mêmes qui ont fait la proposition de ce statut pour les AESH !

Les revendications des AESH sont incompatibles avec les budgets d’austérité. Elles sont incompatibles avec les logiques d’inclusions systématiques et indifférenciées mises en œuvre contre la santé de nos élèves, contre les conditions des personnels AESH.

Ce que veulent les AESH :

  • un vrai statut de fonctionnaire à 24 heures temps plein,
  • l’abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation,
  • la subrogation immédiate,
  • l’octroi de tous les jours de fractionnement,
  • l’augmentation immédiate des salaires !

Ces revendications rejoignent celles des personnels et aux parents d’élèves confrontés au chaos provoqué par la logique de l’inclusion systématique et indifférenciée, avec la mutualisation des moyens, la flexibilisation des personnels et le démantèlement de l’enseignement et des structures spécialisés et adaptés.

La FNEC FP-FO a pour mandat d’organiser une nouvelle initiative nationale, si possible dans l’action commune, par la grève.

Pour le SNUDI-FO 53, c’est dès aujourd’hui qu’il faut commencer à organiser la montée au ministère, sur Paris, et sur plusieurs jours, s’il le faut. La maltraitance, ça suffit !

Plus que jamais, la FNEC FP-FO invite les personnels AESH à participer aux réunions organisées par FO, pour se regrouper avec l’ensemble des personnels et tous ceux qui refusent la destruction de l’Ecole, et décider des initiatives immédiates pour la satisfaction de leurs revendications.

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