Refondation de la santé scolaire à marche forcée

Refondation de la santé scolaire à marche forcée

Reçue le 8 décembre par les conseillers du Ministre GEFFRAY, notre fédération a pu constater une nouvelle fois que la mise en oeuvre des mesures issues des assises s’effectuait alors même que le cadre national annoncé par le ministère lui-même n’est pas encore adopté ! Ainsi :

➢ Des académies ont autorisé officiellement l’établissement de PAP sans visa du médecin scolaire contrairement au décret le rendant obligatoire
➢ Des académies ont déjà mis en oeuvre le pôle départemental bien être santé et protection de l’enfance et commencé en son sein à établir feuilles de route et conventions sans même attendre la nouvelle circulaire de politique éducative sociale et de santé.
➢ Le recrutement des Conseillers techniques référent en santé mentale a commencé dans les départements depuis l’été 2025. Ce qui est constaté c’est la diversité des modalités de recrutement :
o Parfois il s‘agit de titulaires, parfois de contractuels
o Parfois il s‘agit de Psy EN, parfois de psychologues hors EN, parfois de personnels non diplômés
en psychologie comme dans les Pyrénées Atlantiques où c’est l’adjointe au maire de Pau, sans
aucun diplôme en psychologie, qui a été nommée à ce poste !
o La variété des fiches de postes de cette nouvelle fonction : parfois le Conseiller Technique est sous l’autorité du DASEN, parfois sous l’autorité de la CT Infirmière. Parmi les tâches qui lui sont dévolues nous trouvons « l’animation du réseau des PsyEN EDA EDO sur le sujet de la santé mentale (…) En collaboration étroite avec les autres CT, développement et consolidation des partenariats avec les structures extérieures à l’éducation nationale (…) Participation aux initiatives mises en place dans le cadre de gestion des situations de crise, en particulier les cellules d’écoute ». Donc des missions qui d’une part dépassent largement la question de la santé mentale et qui d ‘autre part interfèrent avec les missions confiées aux directeurs de CIO, aux IEN et IEN IO.

Force est de constater que les raisons mises en avant par notre fédération pour expliquer notre boycott des « Assises » sont hélas pleinement renforcées par les constats du terrain : les pôles départementaux sont l’outil de remise en cause, in fine, de nos statuts et missions dans le cadre national.

Le ministère continue d’organiser des groupes de travail chargés de penser le contenu des nouvelles dispositions. Notre fédération a décidé de ne pas y participer dans la mesure où ces groupes de travail ne constituent pas des lieux de négociation basées sur les revendications des personnels mais se révèlent être uniquement une instance de mise en oeuvre de la réforme.

Pire, le ministère a choisi les organisations syndicales pour présenter sa dernière mouture relative au projet de nouvelle circulaire de la politique éducative sociale et santé ! Contrairement aux règles de représentativité qu’il a lui-même fixés, le ministère a choisi de rencontrer uniquement les syndicats dits majoritaires et non ceux dits représentatifs : un déni de démocratie inacceptable.

Le projet de circulaire présenté par le ministère concentre toutes les inquiétudes déjà émises par notre fédération : mention de problématiques prioritaires et donc exclusives de beaucoup d‘autres, disparition des notions d’accueil, d’écoute et d’accompagnement, articulation avec les collectivités territoriales via les COTER (contrat d’objectifs territoriaux) et les CLSM (conseil local de santé mentale) propice à la mutualisation des moyens, mention des missions communes et des missions partagées

Quant aux pôles départementaux, la définition des missions de chaque conseiller technique pour établir ce qui relève des missions propres, des missions partagées, des missions communes, indique clairement la volonté, déjà exprimée par le ministère, de mutualiser et de permuter les fonctions comme si les personnels de la santé scolaire étaient interchangeables

C’est dans ce contexte qu’a été annoncée, la création de 300 postes pour les personnels de santé hors médecins scolaires. En l’absence de tout poste supplémentaire depuis 4 ans, ce projet s’il aboutissait (à confirmer après adoption du PLF 2026) succèderait à des années de disette. Cela dit, ces créations s’inscriraient dans une orientation réaffirmée à moult reprises par le ministère : le déploiement dans le 1er degré considéré comme prioritaire. Rappelons qu’il y a 1 379 circonscriptions regroupant plusieurs écoles pour chacune d’elles. A raison d’une création fictive par département on ne voit pas comment ces créations seraient à mêmes de permettre l’intervention des personnels de santé scolaire dans le 1er si ce
n’est au détriment du second degré. Sans oublier :
o la baisse des postes offerts aux concours de PsyEn en diminution constante : 56 postes en moins en 2026/2025, baisse de 30% depuis 2017 !
o la vacance de 40% des postes de médecins scolaires
o des vacances de postes aussi au service social et service infirmier

Pire : cette refondation va imposer un cadre contraignant aux personnels en les obligeant à répondre aux injonctions des pôles départementaux eux-mêmes soumis aux diktats des indicateurs de performance inclus dans les feuilles de route.

L’ensemble des syndicats de la FNEC FP FO dénonce la remise en cause du cadre national des statuts et des missions et revendiquent- comme ils l’ont réaffirmé en congrès fédéral en décembre 2025 :
o Le droit à la visite médical et l’obligation pour le gouvernement d’en assurer l’effectivité
o Le maintien du cadre national des missions et des statuts
o Son opposition aux référents en tout genre (EVARS, Santé mentale…)
o Le recrutement massif des personnels de santé scolaire
o L’abrogation de toutes les mesures issues des « assises de la santé scolaire »

Et rappelle :
o L’urgence de débloquer des moyens en pédopsychiatrie
o La nécessité de redonner les moyens à la Sécurité Sociale de financer les déplacements pour tous ceux qui ne peuvent assurer les trajets permettant des consultations aux CMP et autres lieux de soin
o La nécessité de redonner les moyens à l’hôpital pour augmenter les places en pédopsychiatrie et
en finir avec les listes d’attente

Montreuil, le 13 janvier 2026

Audience ministère : assises de la santé scolaire

Audience ministère : assises de la santé scolaire

La FNEC FP-FO a été reçue en audience au ministère au sujet des assises de la santé scolaire avec des représentants du SNFOIEN (personnels infirmiers), du SNFOASEN (personnels assistants sociaux), du SMedeEN-FO (médecins), et du SNUDI-FO pour représenter les psyEN.

Lors de l’audience fédérale du 25 octobre 2025, le ministre Geffray a indiqué, concernant les mesures issues des assises de la santé scolaire : « qu’il n’y a pour le moment pas de réforme de la santé scolaire. »

Pourtant, cette réforme est bien en marche dans les départements :

  • Recrutement des PsyEN conseillers techniques en santé mentale a été acté depuis plusieurs
    semaines. Plusieurs départements ont déjà recruté ce personnel et ont édité des fiches de postes
    qui cadrent leurs missions comme la contribution à l’activité du pôle médico-social du département
  • Participation au recensement et au suivi de la mise en oeuvre des protocoles santé mentale, animation d’un réseau qui réunit les psychologues EDA et EDO sur le sujet de la santé mentale…
  • Certaines réunions des pôles de “santé, bien être et protection de l’enfance” ont déjà eu lieu
  • Les chefs d’établissements sont sommés de recruter des référents santé mentale sans possibilité de nommer ni les ASS, ni les médecins, ni les INFENES, ni les PsyEN, parfois via une application qui leur présente un menu déroulant avec uniquement la possibilité de nommer des enseignants et aucun autre personnel.
  • Des PAP sans avis de médecins de l’Education Nationale sont mis en place alors que la circulaire du 22 janvier 2015 indique que cet avis est nécessaire.

Les établissements sont tenus d’élaborer des protocoles de santé mentale.

Dans le 1er degré, des directeurs et directrices d’école sont nommés référents santé mentale pour
tout ou partie d’une circonscription.

Pour la FNEC FP-FO, la mise en oeuvre de mesures départementales avec des décisions locales
confirme la menace sur l’indépendance des professionnels et le cadre national de leurs missions et
statuts.

La FNEC FP-FO réaffirme son refus des mesures des « assises » de la santé scolaire et son opposition
à la création de la fonction de PsyEN Conseiller Technique en santé mentale et au regroupement
des quatre corps des INFENES, ASS, PsyEN et médecins sous l’autorité du DASEN, à « l’officialisation
» des glissements de missions pour compenser la pénurie de personnel.

Nous n’avons pas eu de consignes pour stopper l’ensemble des mesures issues des assises de la santé scolaire. Elles ont vocation à se décliner et des textes sont en préparation.

Concernant les pôles santé, certains recteurs ont commencé trop vite à donner des consignes. Le ministre a décidé que cette question devait s’inscrire dans un cadre national en discussion avec les organisations syndicales sur le fonctionnement de ces pôles. Un texte est en préparation. Vous serez associé.

Concernant les PAP, un texte va également modifier les choses mais pas avant la rentrée 2026 et la rentrée 2027 pour les examens.

Concernant les conseillers santé mentale, nous privilégions les psyEN mais cela peut être d’autres catégories de personnels. On a demandé un retour sur le recrutement d’ici fin 2025. Des territoires n’ont pas eu de pb de candidature pour recruter parmi les PsyEn. Dans d’autres la situation a été plus complexe d’où une demande de DASEN pour recruter personnel autre que Psycho Dans le territoire de Belfort par exemple, c’est une infirmière.

Concernant les référents santé mentale, nous cherchons des personnels volontaires.

FNEC FP-FO : Sur la question des psyEN, la mise en place de « conseillers techniques » dans le plus grand chaos ne répond pas aux revendications. Ils revendiquent le recrutement en masse de psyEN pour réduire les zones d’intervention qui sont beaucoup trop grandes. De plus, un conseiller technique pourrait jouer un rôle de pilotage des pratiques, pour répondre aux commandes ministérielles de mise en application des réformes, qui pourrait contrevenir à la liberté professionnelle des psyEN à laquelle ils sont attachés.

MEN : Il y a un cadrage sur cette question puisqu’une instruction ministérielle a été envoyée aux recteurs. Le rôle confié aux conseillers en santé mentale est de repérer les difficultés et d’être en lien avec le directeur technique des ARS qui peut proposer une offre de soin. Nous avons besoin de ce chainon. L’Ecole ne peut pas tout. Le psyEN ne fait pas du soin. Il repère et doit passer la main.
Je vous confirme qu’il n’est pas prévu de transfert des psyEN qui restent au sein de l’Education nationale.
Concernant votre inquiétude sur des directeurs d’école qui seraient référent en SM : pas reçu d’alerte

FNEC FP-FO : Le problème n’est pas le repérage mais le soin. Il y a des listes d’attente de 2 ans en CMP.

MEN : Nous allons chercher à identifier les services qui peuvent prendre en charge un élève et mettre en place un dispositif 24h/48h, un « coupe-file » pour prendre en charge en urgence.

FNEC FP-FO : les personnels assistants sociaux ont accueilli avec beaucoup de réserve et de désaccord les mesures des assises. Il y a une énorme déception et de l’inquiétude. Les personnels craignent une remise en cause de l’exercice des missions. Il y aura des pôles départementaux avec des feuilles de route. Des partenariats avec des associations. Des protocoles avec les collectivités territoriales. Les fonctionnements des pôles s’adaptent aux territoires. Jamais les missions traditionnelles des AS ne sont mentionnées. On voit un glissement vers le 1er degré. D’où des questions : Allez-vous créer un service social pour le premier degré avec les postes nécessaires ? La permanence du service social auprès des élèves du second degré est-elle maintenue ? Y a-t-il maintien des missions de 2017 ? On nous demande également de nous redéployer vers le privé avec le plan « brisons le silence ». Cela pose un problème de détournement des fonds publics et de laïcité.
Le document étudié dans le cadre du GT évoque à propos des pôles les missions partagées, les missions communes aux 4 corps : cela confirme notre inquiétude quant à la mutualisation de nos services. Il confirme l’établissement des protocoles avec les CT

MEN : La plateforme Brisons le silence sera effectivement activée mais cela ne nécessitera pas d’action en plus…Il y aura juste à faire le relais. Cela s’élève à seulement 200 situations par an.

FNEC FP-FO : Concernant les personnels infirmiers, il y a une différence entre ce que vous nous exprimez et les besoins et demandes des personnels infirmiers de terrain . Les urgences sur le terrain sont la charge de travail énorme avec une explosion des demandes de consultation en lien avec la santé mentale et la gestion de “ l’urgence de l’urgence” par les INFENES créant une insécurité au travail, un épuisement physique et psychologique et une perte de sens au travail. Le plan santé mentale et les référents qui ne peuvent pas être des INFENES entraînent le sentiment de vouloir faire glisser ces taches sur les personnels non infirmiers dans l’objectif de les redéployer sur le 1er degré.
Une autre problématique est l’orientation et le soin hors établissement. Vous indiquez vouloir cartographier les ressources en santé sur le territoire afin que les personnels médico-sociaux puissent adresser leurs élèves. Non seulement la grande majorité des personnels connaissent bien tout le maillage en soin mais ont aussi leurs propres réseaux moins officiels. Pour nous, la cartographie n’est pas le problème mais c’est bien la pénurie de personnels médicaux -sociaux dans et hors établissement qui est dramatique.
En outre, les INFENES ne font pas que du repérage et de l’orientation mais aussi des soins techniques, relationnels et éducatifs y compris dans la cadre de santé mentale notamment en exerçant les compétences infirmières “Entretien d’accueil privilégiant l’écoute de la personne avec orientation si nécessaire” ; “Aide et soutien psychologique “
En outre, le projet “AIDER” est très mal perçu par les INFENES car les élèves sont déjà suffisamment fragilisés sans avoir à devoir soutenir leurs camarades.
Vos annonces de création de 100 postes ne comblent pas les besoins que nous chiffrons à plus de 16000 postes manquants.

MEN : Dans certains départements, nous avons constaté qu’il n’y pas de connaissance fine des divers acteurs et du maillage. le module “AIDER” est un module d’empathie qui vise à développer les CPS des élèves et non à leur donner des responsabilités auprès de leurs camarades.

FNEC FP-FO : Concernant les médecins, le ministère gère la pénurie donc transfert des missions médicales. C’est le cas des PAP. Cela relève des prérogatives des médecins. Vous dites que vous n’arrivez pas à recruter mais qu’en est-il des grilles indiciaires. Elles devaient être revalorisées ; Il n’y a toujours pas d’avancée.

MEN : C’est un chantier pour 2026.
D’une façon générale, nous ne voulons pas confier à une seule personne la question du repérage et du soin. Nous croyons qu’il y a des personnels qui veulent s’engager et que cela fait partie de la vie de l’établissement. Il faut trouver des repères, des référents et nous ne sommes pas démunis pour le faire…

La FNEC FP-FO rappelle sa revendication d’abandon de l’ensemble des mesures.

Un pôle de santé départemental sera mis en place. Un texte est en préparation. Les organisations syndicales seront associées.

La FNEC FP-FO s’oppose à la mise en place de ce pôle et interviendra dans les instances en ce sens.

Il n’y aura pas de conseiller technique psyEN mais un conseiller en santé mentale qui pourra être un psyEN ou non. Il ne sera pas supérieur hiérarchique ou pilote des psyEN du département.

La FNEC FP-FO n’est pas demandeuse de ce conseiller en santé mentale.

Les enseignants et les autres personnels de l’établissement (hors psyEN, INFENES, AS et médecins) seront sollicités pour devenir des référents en santé mentale. Une réflexion est également menée au sujet des pairs aidants (les élèves).

La FNEC FP-FO refuse la mise en place de ces référents qui vise à se substituer à la pénurie des personnels qualifiés. Que se passera-t-il s’il n’y a pas de volontaire ? La pression sera mise sur les chefs d’établissements et les inspecteurs pour qu’ils en trouvent. Nous ne l’acceptons pas.

La FNEC FP-FO a refusé de participer aux assises. Elle refuse maintenant les mesures qui se mettent en place dans le plus grand chaos.

La FNEC FP-FO a rappelé dans cette audience son exigence de l’abandon de ces mesures. Elle continuera d’intervenir en ce sens auprès du ministre qui prétend vouloir laisser les personnels travailler et ne pas engager de nouvelles réformes.

La FNEC FP-FO refusera toute modification des missions.

FO revendique les créations de postes nécessaires pour faire face aux besoins.
FO revendique les revalorisations salariales nécessaires.

Concours PsyEN EDA 2023 : Des résultats à nouveau catastrophiques !

Concours PsyEN EDA 2023 : Des résultats à nouveau catastrophiques !

Concours PsyEN EDA 2023 : Des résultats à nouveau catastrophiques !

Dans un contexte de mobilisations massives pour le retrait de la réforme des retraites mais aussi contre le « pacte » du ministre Ndiaye ou contre la réforme Grandjean du lycée professionnel, les résultats de l’admissibilité aux différents concours enseignants font craindre une rentrée 2023 catastrophique.
De la même manière, les résultats du concours de Psychologue de l’Education Nationale spécialité Education, Développement et Apprentissages (PsyEN EDA), qui sont tombés à la fin du mois d’avril, sont très inquiétants.

Seulement 99 candidats sont admis pour 130 postes offerts au concours externe alors que 3 sont admis sur 5 au 3ème concours, soit au total 33 postes de PsyEN EDA non pourvus pour la rentrée 2023 ! Le taux de satisfaction d’admission est de 35,36%… Rappelons que lors du concours 2022, 29 postes de PsyEN EDA étaient déjà restés vacants.

Alors que les personnels et les postes de PsyEN manquent déjà dans les écoles depuis plusieurs années, la situation ne pourra donc qu’empirer à la rentrée prochaine. Au moment où le nombre d’élèves à suivre et les situations nécessitant l’intervention des PsyEN sont exponentiels, cette baisse du recrutement accentuera la dégradation des conditions de travail des PsyEN EDA, mais aussi de tous les personnels, dont les élèves seront moins suivis.

Déjà, les PsyEN EDA ne peuvent plus répondre à toutes les demandes et ont des secteurs de plus en plus importants à gérer, voire doivent intervenir sur les secteurs restés vacants avec des prises en charge d’élèves au pied levé et sans suivi !

Cette situation ne pourra qu’empirer avec l’acte 2 de l’école inclusive annoncé par le président Macron lors de la Commission Nationale du Handicap, avec lequel le ministre prévoit d’aller plus loin dans l’inclusion scolaire systématique en intégrant les établissements médico-sociaux dans les établissements et en réduisant les moyens humains !

Depuis la publication du décret de 2017 créant le corps des PsyEN (contre lequel seule la FNEC FP-FO avait voté), impossible désormais pour un professeur des écoles de devenir psychologue et d’occuper des postes restés vacants! Impossible pour les IA-DASEN d’ouvrir des formations aux enseignants afin qu’ils préparent un diplôme d’Etat pour accéder aux postes de psychologues !

La seule solution qui reste aux IA-DASEN est le recours de plus en plus massif à des psychologues contractuels, précaires et sous-payés, qu’ils ont d’ailleurs souvent du mal à recruter !

Le SNUDI-FO ne se résout pas à cette situation inacceptable et exige plus que jamais :

  • Un RASED complet pour 800 élèves ;
  • La création de postes de PsyEN EDA à hauteur des besoins ;
  • La création d’une brigade de PsyEN EDA remplaçants dans chaque département ;
  • Le retour à la possibilité pour les enseignants du 1er degré de devenir psychologues après une formation et le passage d’un diplôme d’Etat ;
  • La titularisation de tous les psychologues contractuels qui le souhaitent ;
  • L’abandon de l’acte 2 de l’Ecole inclusive ;
  • Le retrait du « pacte » Macron-Ndiaye et l’abrogation de la réforme des retraites.

Mouvement inter-académique des PsyEN EDA

Mouvement inter-académique des PsyEN EDA

La fiche de suivi du syndicat à compléter en ligne


Les PsyEN EDA intégrés ne peuvent participer qu’au seul mouvement interacadémique national organisé dans leur spécialité « éducation, développement et apprentissage ».

Par dérogation aux dispositions de droit commun en vigueur, les PsyEN EDA détachés ont la possibilité de choisir entre une participation au mouvement interacadémique des psychologues de l’éducation nationale spécialité « éducation,
développement et apprentissage » ou une participation au mouvement interdépartemental des personnels du premier degré, renonçant ainsi à leur détachement dans le nouveau corps des PsyEN.

Toute double participation entraînera automatiquement l’annulation de la demande de mutation au mouvement
interdépartemental organisé pour les personnels du premier degré.

Pour rappel, la gestion du corps des psychologues de l’éducation nationale relève exclusivement du 2nd degré, y compris pour ceux d’entre eux exerçant dans la spécialité « éducation, développement et apprentissage » (EDA) et exerçant dans un établissement du 1er degré.

NOUVEAUTES MOUVEMENT 2022

  • Cette année, la date limite du PACS sera à nouveau le 31 août 2021. La disposition de l’année dernière, de repousser cette date au 31 octobre n’a pas été reconduite.
  • Suppression de la bonification parents isolés.
  • Suppression de la bonification sportifs de haut niveau.

PARENTS ISOLES

Le ministère supprime la bonification pour parents isolés au prétexte d’une décision du conseil d’Etat, réduisant encore la possibilité de muter pour de nombreux collègues dans des situations personnelles difficiles. C’est le retrait d’une disposition favorable, très importante pour le droit à élever ses enfants dans les meilleures conditions. La FNEC FP FO a demandé le maintien de cette bonification qui pouvait être maintenue.

La réponse du ministère consiste à orienter les collègues concernés vers les recours. Le SNUDI FO aidera et défendra tous les recours des collègues parents isolés qui n’obtiendront pas leur mutation, en particulier ceux dont les 150 points accordés l’an dernier auraient permis de muter.

LE MOUVEMENT

Vous saisissez vos voeux (31 voeux possibles) sur le serveur SIAMIprof du 9 novembre au 30 novembre 2021 (12h).
Les voeux des candidats sont étudiés en fonction du barème, composé de plusieurs éléments : l’ancienneté, les bonifications familiales, les points accordés au titre du handicap… et les bonifications spécifiques aux stagiaires. Il faut les demander sur SIAMIprof au moment de la saisie des voeux et fournir les bonnes pièces justificatives pour obtenir ces bonifications.

Le barème est logiquement garant de l’égalité de traitement des candidats, mais aucune CAP ne sera consultée à ce sujet.

Il est impossible de demander des bonifications pour le mouvement intra-académique si elles n’ont pas été
demandées au mouvement inter. Cette phase est donc particulièrement importante.

Contactez-nous pour connaître et faire respecter vos droits. FO vous accompagnera à toutes les étapes de vérification.
La barre d’entrée de chaque académie correspond au barème du dernier candidat qui a obtenu sa mutation dans cette académie l’année précédente. Les barres permettent de donner des indications mais sont susceptibles de varier considérablement d’une année à l’autre : elles dépendent des capacités d’accueil, des créations de postes, des
voeux des candidats, de leur barème…

Si aucun des voeux formulés ne peut être satisfait avec votre barème, l’administration vous affecte « par extension » dans une académie que vous n’avez pas demandée, selon un ordre pré établi. Même s’il est généralement conseillé d’éviter l’extension, dans certaines situations, il est préférable de ne pas formuler trop de voeux. Contactez FO afin d’être conseillé.

Les résultats vous sont envoyés par SMS le 3 mars 2022. Vous avez alors deux mois pour formuler un recours à l’aide de FO.

Point de vigilance : Les stagiaires qui avaient, préalablement à leur réussite au concours PsyEN, la qualité d’enseignants titulaires d’un corps enseignant (1er et 2nd degré) de l’éducation nationale ne participent pas à la phase interacadémique mais seulement à la phase intra-académique. En d’autres termes, ils seront automatiquement titularisés dans l’académie dans laquelle ils exercent actuellement, et devront, par leur participation à la phase intraacadémique, obtenir un poste au sein de cette académie.

Le SNUDI-FO vous accompagne et vous aide dans le calcul de votre barème via la fiche de suivi.

VÉRIFICATION DES BARÈMES

Le 13 janvier au plus tard, les barèmes calculés par les services académiques sont affichés sur Iprof.
S’ouvre alors une période de 15 jours minimum où vous pouvez demander par écrit la rectification de votre barème. Vous avez la possibilité d’ajouter des pièces justificatives manquantes.
Contactez le syndicat pour vous aider à rédiger votre recours et faire valoir vos droits.

LE BARÈME (récapitulatif – pour détails voir avec le syndicat)

PsyEN EDA : enquête FO CHSCT

PsyEN EDA : enquête FO CHSCT

FO a demandé l’inscription à l’ordre des CHSCT du 24 juin et du 23 novembre 2021, un point relatif à la situation des PsyEN EDA du département

Compte-rendu du CHSCT du 24 juin 2021

Afin de faire remonter un maximum d’élément lié à l’exercice de vos missions, nous vous demandons de compléter cette courte enquête en ligne réservée aux PsyEN EDA. Vous pouvez également nous contacter par email ou par téléphone si vous préférez (chsct@snudifo-53 ou 06 52 32 30 45)

Les résultats de cette enquête seront totalement anonymes et nous vous les ferons suivre, ainsi que le compte-rendu de la réunion du CHSCT. Merci pour vos retours.


Mobilisation des PsyEN le 10 juin

Mobilisation des PsyEN le 10 juin

Les psychologues et les PsyEN mobilisés à Laval le 10 juin devant la préfecture. Le SNUDI-FO 53 présent à leur côté au rassemblement pour exiger : le retrait de l’arrêté du 10 mars et le libre choix du matériel et des méthodes, pour refuser la création d’un ordre des psychologues.

Le SNUDI-FO était également présent à la manifestation parisienne ce 10 juin.

Le communiqué départemental FO à télécharger

PsyEN : non à la mise sous tutelle !
La FNEC-FP FO 53, avec le SNUDI-FO 53 et le SNFOLC 53 soutient la mobilisation des PsyEN le jeudi 10 juin

Nos organisations FO apportent leur soutien plein et total aux psychologues de l’Education nationale et appellent tous les personnels de l’Education Nationale à la mobilisation le jeudi 10 juin. 

Rassemblement devant la préfecture de Laval
13h30 Jeudi 10 juin

Le ministre Blanquer et le gouvernement veulent empêcher les PsyEN de faire leur métier auprès des élèves et des familles

Comme tous les psychologues, les PsyEN sont attaqués frontalement par l’arrêté du 10 mars 2021 et la proposition de loi de création d’un ordre des psychologues. 

Avec ce nouveau coup de force autoritaire, le gouvernement souhaiterait que les psychologues renoncent à leur raison d’être basée sur leurs enseignements et leurs connaissances propres.  Il souhaiterait un contrôle sur les pratiques des PsyEN et pour FO cela porte atteinte au code de déontologie des PsyEN, à leur liberté dans le choix des méthodes.

Pour le gouvernement, il faudrait que les PsyEN renoncent aussi à permettre les meilleures prises en charge nécessaires pour les élèves et les familles. Le projet de loi considère les psychologues comme personnels de santé, en les forçant à intégrer le parcours de soin, et en mettant en place un ordre qui va donner des avis sur les pratiques et les modèles à suivre. C’est une remise en cause profonde de leur liberté de recourir aux méthodes et au matériel de leur choix. C’est la mise au pas des psychologues scolaires que nous n’acceptons pas.

Le ministre continue d’appauvrir la santé scolaire !
Il n’a pas créé un seul poste de plus de PsyEN dans le premier comme dans le second degré !
Il a rendu des centaines de millions d’euros du budget de l’Education nationale !

En Mayenne, comme ailleurs, les PsyEN ont une charge de travail de plus en plus lourde qui ne fait qu’augmenter depuis des années et à laquelle s’ajoutent des demandes extérieures : demandes de bilans de la part des partenaires privés ou des services publics d’aide à l’enfance, demandes de compensation au titre du handicap par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDA), notamment pour des accompagnements par des AESH… Concernant les élèves en difficulté, les troubles des apprentissages et du comportement, notamment, font apparaître une grande diversité de problématiques.

Avec la création en 2018 d’un conseil scientifique de l’Education nationale voulu par le ministre Blanquer prévaut maintenant une vision réductrice qui ne permet plus d’appréhender l’enfant dans sa globalité complexe.

La FNEC FP-FO 53, avec le SNUDI-FO 53 et le SNFOLC 53 revendiquent :
– Le retrait du projet de loi visant la création d’un ordre des psychologues ;
– La retrait de l’arrêté du 10 mars 2021 pour son non-respect de la pluralité des approches psychologiques qui instaure une vision unique de l’évaluation des enfants présentant certains troubles du développement ;
– Le respect des statuts particuliers des psychologues et notamment le respect de la pluralité des méthodes, outils et orientations théoriques des psychologues ;
– L’accès direct aux psychologues, sans paramédicalisation : les psychologues exigent le respect de la loi de 1985 et le respect de leur autonomie ;
– La revalorisation des grilles indiciaires de rémunération avec une augmentation de 20% du point d’indice et de 183 € pour tous, comme pour les personnels hospitaliers ;
– Le maintien des Psy EN comme fonctionnaires d’Etat du ministère de l’E.N, ainsi que des créations de postes en nombre suffisant et en urgence

 à Laval le 7 juin 2021

Menace sur le CMP de Château-Gontier

Menace sur le CMP de Château-Gontier

Télécharger le communiqué du 15.06.20

D’après nos informations, le directeur du centre hospitalier de Laval aurait annoncé la fermeture provisoire, du CMP (Centre médico-psychologique) pour Enfants et Adolescents de Château-Gontier.

Même provisoire, cette fermeture, si elle venait à être prononcée, aurait des conséquences catastrophiques dans la prise en charge des élèves à besoin particulier de nos écoles, en situation de handicap ou non. Cela impacterait inévitablement les conditions de travail des enseignants du secteur et les conditions d’accueil des usagers de l’école.

De fait, les familles et les élèves concernés seraient contraints de se rendre au CMP de Laval ce qui n’est pas acceptable.

Par ailleurs avec la crise sanitaire que nous traversons, les ruptures d’apprentissages et de suivi sont parfois très fortes, du fait en particulier du confinement.

Une telle décision si elle venait à être confirmée appellerait une mobilisation à la hauteur des enjeux.

Dans un premier temps, le SNUDI-FO 53 invite l’ensemble des PE, AESH du 1er degré à signer la pétition en ligne, et à la partager largement.  

Le SNUDI-FO 53 s’adresse à l’ARS pour exiger des explications. Les questions budgétaires ne sauraient justifier une telle décision. La mainmise du GHT (groupement hospitalier de territoire) sur la gestion des services de soin de proximité permettrait elle une telle décision ?

NON à la fermeture du Centre Médico Psychologique Enfants et adolescent de Château-Gontier !
OUI au maintien des services publics de proximité !

RASED : Des postes, des postes !

RASED : Des postes, des postes !

Compte-rendu FO de l’audience

Les membres du RASED de Laval ont écrit au DASEN pour demander la création de postes de maîtres E et G et de psychologues de l’Education Nationale. Ils ont sollicité le SNUDI-FO, le SnuiPP, l’UNSA et Sud.

Dans un premier temps, nous avons indiqué que les suppressions massives de postes entre 2008 et 2012, la remise en cause du fonctionnement des réseaux d’aide par la loi de refondation de 2014 et la mise en place des pôles ressources avaient fortement dégradé nos conditions d’exercice et les conditions de suivi des différents publics. Nous les avons invité à saisir le CHSCT départemental et à solliciter leurs représentants syndicaux respectifs pour que le CTSD soit saisi de cette question des moyens comme le permet la règlementation. Nous leur avons proposé une réunion pour recueillir vos revendications et s’ils le souhaitaient, préparer une entrevue avec les autorités académiques

Une intersyndicale (SnuiPP, UNSA, SNUDI-FO et SUD) s’est réunie avec les membres des RASED du département. Nous avons décidé de solliciter une entrevue avec le DASEN et d’organiser un rassemblement devant la DSDEN. Cette entrevue a eu lieu lundi 14 janvier à 17h30. Une trentaine d’enseignants était présents devant la cité administrative à Laval, pour exiger la création de postes RASED en Mayenne.

Le SNUDI-FO de la Mayenne invite les enseignants des RASED, les PsyEN, conseillers pédagogiques et tous les PE du département à lui faire remonter les dysfonctionnements dans la prise en charge des élèves à besoin particulier (moyens, impossibilité de répondre à des demandes, à formuler une demande…) et à le saisir de tout problème lié aux conditions de travail.

Lire le communiqué intersyndical

 

Archives RASED

Archives RASED

4 Pages spéciales indemnités dans l’ASH


24.03.17

Psychologues de l’Education nationale

PÉTITION EN LIGNE:
Non aux 1607 heures, non au travail pendant les congés !

4 pages spéciales avec pétition « papier »

1607 heures de travail par an sur 37 semaines ou 39 semaines: les vacances scolaires sont donc remises en cause:Inacceptable !Il y a une semaine, la FNECFP-FO alertait les personnels sur les projets de décret et d’arrêtés concernant le temps de travail et les indemnités des psychologues de l’Education Nationale,

Après le Comité Technique Ministériel du 22 mars, qu’en est-il ?

  • Le temps de travail annuel de 1607 heures est instauré pour tous les psychologues de l’Education nationale
  • Les PsyEN de la spécialité « éducation, développement et apprentissages » (1er degré) devront travailler 1 semaine durant les congés (le projet prévoyait 3 semaines). Elle est maintenue à 3 semaines pour les PsyEN de la spécialité « éducation, développement et conseil en orientation » (2nd degré)
  • Il est confirmé que les psychologues de l’Education Nationale du 2nd degré percevront 1200€ d’indemnité en moins par rapport à ceux du 1er degré
  • Le ministère attribue finalement aux PsyEN une indemnité de tutorat de 1250 € alors que les projets de textes ne prévoyaient que 700€

Toutes les raisons pour lesquelles FO s’est opposé à la création du nouveau corps des psyEN sont confirmées : remises en cause statutaires, explosion du temps de travail et inégalité de traitement !

Un temps de travail annualisé à 1607 heures sur 37 semaines pour les PE psychologues du 1er degré

Les PE psychologues du premier degré perdent leur obligation réglementaire de service (ORS) de 24 heures hebdomadaires pour passer à 1607 heures annuelles qui se traduit par une semaine de permanence durant les vacances (pour commencer ?), donc l’allongement du temps de travail.

Pour la FNEC FP-FO, les 1607 heures de travail annuelles qui conduisent à une semaine de travail durant les congés sont inacceptables ! Et ce n’est pas la possibilité, demandée par certaines organisations, de fractionner cette semaine qui fait disparaître le problème.

Aujourd’hui, 1 semaine de congés en moins et demain 3, 4… ?

Aujourd’hui ce sont les PsyEN qui sont concernés… et demain ?

Les votes lors du Comité Technique Ministériel:

  • Le temps de travail

Vote sur l’arrêté temps de travail (24 ou 27 heures selon la spécialité, permanences de vacances d’1 ou 3 semaines, intégration des déplacements par nécessité de service dans le temps de travail).

Pour : FSU, UNSA, SNALC

Contre : FO, CGT, CFDT

Vote sur l’arrêté « cycles de travail »

Pour : FSU, CFDT, UNSA, SNALC

Contre : FO, CGT

  • Une indemnité différenciée dans un même corps

Les modalités d’attribution de l’indemnité sont différentes d’une fonction à l’autre (2044,19 dans le premier degré spécialité éducation, développement et apprentissage et 844,19 dans le second degré spécialité éducation, développement et conseil en orientation). FO s’est prononcée pour que les indemnités soient établies selon le grade et non la « fonction », le poste ou la performance.

Vote

Pour : UNSA, SNALC, CFDT

Contre : FO, CGT

Abstention : FSU

Nous réaffirmons nos revendications :

  • Non au 1607h annuelles pour les psychologues de l’Education Nationale !
  • Non à l’allongement du temps de travail durant trois semaines de congés scolaires !
  • A travail égal salaire égal ! Pour une indemnité de 2044€ pour tous les PsyEN !

*Rappel du vote au CTM pour la création du corps des PsyEN : Pour : FSU, UNSA, SNALC / Contre : FO, CGT, CFDT


21.03.17

Psychologues de l’Education nationale

Suite à la création du corps des psychologues de l’Education nationale, la ministre propose un nouveau décret et deux nouveaux arrêtés sur le temps de travail et les indemnités :
Résultat des courses
– 1607 h de temps de travail annuel dont 3 semaines durant les congés pour tous les psychologues de l’Education nationale dans le 1er et dans le 2nd degré
– 1200€ d’indemnité en moins pour les psychologues de l’Education nationale du 2nd degré par rapport à ceux du 1er degré
– Moins 500€ pour tous pour le tutorat de stagiaires
La FNEC-FP FO a voté contre la création du statut de psychologues de l’Education nationale. Selon nous, la création d’un corps commun au 1er et au 2nd degré ne pouvait que déboucher sur une augmentation de la charge de travail et un élargissement des missions.
La publication par le ministère de ces projets de décret et d’arrêtés concernant le temps de travail et la rémunération des psychologues de l’Education nationale confirme toutes nos craintes.
Le projet d’arrêté concernant le temps de travail prévoit dans son article 1 :
«Le temps de travail effectif des psychologues de l’éducation nationale se répartit, dans le respect de la durée annuelle de référence prévue à l’article 1er du décret du 25 août 2000 susvisé, sur une période comprenant la totalité de l’année scolaire définie à l’article L. 521-1 du code de l’éducation susvisé.»
(NDLR : L’article 1er du décret du 25 août 2000 indique : Le décompte du temps de travail est réalisé sur la base d’une durée annuelle de travail effectif de 1 607 heures maximum, sans préjudice des heures supplémentaires susceptibles d’être effectuées.)
«Les psychologues de l’éducation nationale exerçant leurs fonctions dans les écoles maternelles et élémentaires, dans les centres d’information et d’orientation, ou les établissements d’enseignement du second degré peuvent assurer également un service de vacances d’une durée maximale de trois semaines fixé par le recteur d’académie, en fonction des besoins du service, sur proposition :
– de l’inspecteur de l’éducation nationale pour les psychologues de la spécialité «éducation, développement et apprentissages» ;
– du directeur du centre d’information et d’orientation pour les psychologues de la spécialité «éducation, développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle».
Dans ces 1607 h, l’arrêté ouvre donc la possibilité de travailler jusqu’à trois semaines pendant les vacances pour tous les psychologues de l’Education nationale… y compris ceux du 1er degré ! Ces trois semaines de travail seraient décidées localement, académie par académie, par les recteurs.
Cette mesure s’inscrit dans une logique d’ensemble. Déjà, les professeurs du 2nd degré ont basculé dans les 1607 h avec les missions liées. Par ailleurs, notre DASEN tente d’imposer les 1607 heures annuelles aux enseignants référents.
La FNEC-FP FO, qui a voté contre la création d’un nouveau corps de psychologues de l’Education nationale, n’accepte pas cette augmentation du temps de travail programmée pour tous les psychologues de l’Education nationale ! Nous réaffirmons notre exigence de retrait du décret créant le corps des psychologues de l’Education nationale.
Nous appelons tous les psychologues de l’Education nationale et au-delà, tous les enseignants dans les écoles, les collèges et les lycées, à prendre position :
– Non au 1607 h annuelles pour les psychologues de l’Education nationale !
– Non à l’allongement du temps de travail durant trois semaines de congés scolaires
– A travail égal salaire égal ! Pour une indemnité de 2044 € pour tous les PsyEN !
– Aucune baisse de salaire pour les PsyEN !
Ces projets de décret et d’arrêtés sur le temps de travail des psychologues de l’Education nationale ne doivent pas voir le jour.
Nous sommes tous concernés. Aujourd’hui les psychologues de L’Education nationale, les enseignants référents… et demain à qui le tour ?

12.05.16

Création du corps unique de psychologue scolaire de la maternelle à l’université :

Un marché de dupes !

A la demande de la FSU et de l’UNSA, le ministère s’apprête à publier un décret mettant en place une filière de métier unique regroupant les Professeurs des écoles psychologues scolaires et les Conseillers d’Orientation Psychologues et Directeurs du CIO du 2nd degré.

pdf-iconLA SUITE


06.10.15

PÔLE RESSOURCE:

Austérité, quand tu nous tiens.

Le Ministère a publié au BO n° 31 du 28 août 2014, une nouvelle circulaire pour redéfinir, dans le cadre de la loi de refondation, le fonctionnement des RASED et les missions des personnels qui y exercent. Cette circulaire abroge la circulaire 2009-088 du 17 juillet 2009.

Elle rappelle que l’aide apportée aux élèves en difficulté est avant tout menée par « chaque enseignant dans son action quotidienne en classe ».

La circulaire date d’un peu plus d’un an, mais les pôles ressources se mettent en place aujourd’hui dans les circonscriptions mayennaises.

Toutefois, l’intervention d’enseignants spécialisés et du psychologue scolaire peut être requise pour les élèves rencontrant « des difficultés persistantes qui perturbent leurs apprentissages scolaires ».

Ces personnels spécialisés sont regroupés, avec d’autres personnels tels que les conseillers pédagogiques, les maîtres-formateurs, les animateurs-TICE, les enseignants référents, voire les personnels sociaux et de santé de l’Education nationale, dans un « pôle ressource decirconscription » chargé de répondre « aux demandes émanant d’un enseignant ou d’uneécole ». Les RASED font place au RASED, qui devient une composante de ce pôle ressource.

Le maintien des RASED : un trompe l’œil

Contrairement aux propos rassurants du Ministère, le nombre de départs en stage option E et G et en DEPS, à cette rentrée, comme à la rentrée précédente, se chiffre à quelques dizaines pour toute la France (contre des centaines il y a encore 7 ans). Dans ces conditions les milliers de postes fermés ces six dernières années ne sont pas prêts d’êtres rouverts ! La circulaire précise que le périmètre d’intervention peut « englober tout le territoire de la circonscription ». C’est ce que le Ministère appelle « maintenir le dispositif RASED ! ».

Les missions définies localement : la territorialisation en marche

De nouvelles missions adaptées au conseil école-collège

Les personnels RASED intégrés au « pôle-ressource » voient aujourd’hui leurs missions définies par le projet de la circonscription, sur des critères qui ne relèvent plus de missions nationales définies par décret mais de missions locales visant à les utiliser comme « pompiers-volants » dans les écoles confrontées à des situations d’urgence. Dans ce cadre contraint de l’austérité qui s’oppose aux créations de postes et au rétablissement des RASED, comment l’IEN,« pilote du pôle », pourra-t-il arrêter les « priorités d’action des personnels RASED » ?

Par ailleurs, la circulaire prévoit « la mobilisation » des personnels du RASED dans le cadre des travaux du conseil école collège pour « un travail de liaison et de coordination permettant le suivi des élèves de 6ème ayant rencontré des difficultés à l’école élémentaire » créant une brèche dans leur statut de professeur des écoles, alors que rappelons-le, la participation au conseil école-collège relève du volontariat des personnels.

Pour le SNUDI-FO, qui n’a pas accompagné les propositions ministérielles lors des différents groupes de travail ministériel et qui s’est opposé à la création d’un pôle-ressource de circonscription, cette circulaire induit, à court terme, la dilution des missions des personnels RASED. D’ailleurs, la circulaire reste très générale quant à ces missions.

C’est la disparition programmée des spécificités des uns et des autres : maître E, maître G, psychologue scolaire.

Nos revendications :
– Maintien des personnels RASED dans un réseau implanté dans une école
– Un RASED complet pour 800 élèves

Attaché à la mission de prévention des personnels des RASED, le SNUDI-FO réaffirme son exigence de retour à des RASED rattachés à des écoles. Il exige le maintien de la spécificité de l’option E et G, avec un nombre de départs en formation CAPA-SH, pour chaque option, à hauteur des besoins, et que les personnels des RASED soient maintenus dans le corps des PE.


Un corps unique des psychologues de l’Education nationale

UNE FAUSSE BONNE IDEE
4 pages spéciales du SNUDI-FO


FUSION PSYCHOLOGUES SCOLAIRES ET COP

Maintien des garanties statutaires propres à chaque catégorie et corps

Le ministère, lors d’un groupe de travail le 8 décembre dernier, et à la demande de la FSU, a confirmé son intention de mettre en place une filière de métier unique regroupant les psychologues scolaires et les conseillers d’orientation psychologues et les directeurs du CIO du 2nd degré.

Pour le SNUDI-FO, fusionner les missions de ces catégories de personnels revient à remettre en cause toutes les garanties statutaires spécifiques de ces personnels, qu’ils appartiennent au corps des COP ou à celui des PE.

Un «nouveau métier» pour remettre en cause les garanties statutaires

«Alors que plus de 400 fusions de corps dans toute la Fonction publique ont été mises en place en moins de 10 ans (…) force est de constater qu’aucun des nouveaux corps créés n’a apporté une amélioration aux personnels concernés, qui perdent au contraire leur statut particulier (…) leurs droits, leur déroulement de carrière, leurs horaires.» (Communiqué de la FNEC FP-FO du 12 janvier 2015)

Ainsi pour les psychologues scolaires, le nouveau «métier» remettrait en cause leurs conditions
d’affectation, leur gestion départementale, leurs obligations de service calculées actuellement sur 24 heures hebdomadaires sur 36 semaines.

De plus ce nouveau « métier » ouvrirait la possibilité d’une gestion nationale pour les nouveaux arrivants, à l’image des professeurs certifiés, et d’affectations académiques pour tous. Il ouvrirait la possibilité
d’imposer les 1607 heures annualisées d’obligations de service, comme pour la majorité des corps de
fonctionnaires qui n’ont pas de statut particulier, et de remettre en cause les congés actuels.

Enfin il bouleverserait les conditions actuelles d’avancement, aucune garantie n’étant donnée à ce stade sur ce sujet.

Si les personnels n’ont rien à y gagner, par contre, le ministère ne cache pas son objectif de réduire leurs effectifs, de supprimer certaines de leurs missions et de renforcer le lien école-collège.

Pour le SNUDI-FO, ce serait un début d’externalisation de la spécialisation de psychologue scolaire, ce serait un nouveau pas vers la disparition complète des RASED.

Pour le SNUDI-FO, la création de cette filière serait un mauvais coup porté au corps de fonctionnaires d’Etat des professeurs des écoles, déjà malmené par l’annualisation des obligations de service des titulaires-remplaçants.

Le SNUDI-FO souligne son attachement à l’appartenance des psychologues au corps des PE et à ses règles de gestion départementale.

Le SNUDI-FO s’oppose au projet de texte ministériel dont il demande l’abandon.

C’est pourquoi il a soumis le vœu suivant

lors de la CAPN du 8 janvier 2015 :

«La CAPN réunie le 8 janvier 2015 se prononce contre la fusion des corps des psychologues scolaires du 1er degré, des conseillers d’orientation psychologues du second degré et des directeurs de centre d’information et d’orientation qui remet en cause leurs statuts actuels et, en particulier, celui de professeur des écoles pour les psychologues scolaires.

Elle demande le maintien de toutes les garanties statutaires de l’ensemble de ces personnels dans leur corps actuel en termes d’obligations réglementaires de service, de recrutement, de formation, de mutation, d’avancement dans le cadre de leurs commissions administratives paritaires départementales, académiques et nationales spécifiques.»

Pour : 1 FO Contre : 9 (SNUipp-FSU, SE-unsa )

NB : le SNUDI-FO considère que ceux qui ont poussé le ministère à publier ce projet de décret, sont en train de jouer aux apprentis sorciers avec le statut et les personnels. C’est notamment le cas de la FSU qui est à l’origine de l’écriture de ce projet, demande formulée en CT ministériel. Ceci explique mieux le vote du SNUipp-FSU sur le vœu que le SNUDI-FO a présenté.

 


23.04.2014

Le 8 avril, le ministère a présenté aux organisations syndicales un projet de nouvelle circulaire redéfinisssant les missions des psychologues scolaires et
celle des enseignants spécialisés exerçant dans le cadre des RASED.

  • Création d’un «Pôle-ressource de circonscription» pour accélérer le processus de disparition des RASED !
  • Le maître G devient «enseignant spécialisé à la gestion des comportements»
  • Une prise en charge majoritairement en co-intervention ou hors temps de classe au mépris de l’indépendance pédagogique des maîtres et de leurs droits statutaires
  • Intervention des psychologue scolaire au collège induisant la confusion avec les COP-psy, conduisant à terme à la fusion des 2 fonctions en 1 seul corps

Pour FO, ce projet découle directement de la loi de refondation de l’école, qui, rappelons-le, est elle-même l’application de l’acte 3 de la décentralisation.
Au moment où le gouvernement entend faire payer aux salariés les 50 milliards offerts au MEDEF dans le cadre du pacte de responsabilité, notamment en puisant dans le premier budget de l’état, celui de l’Education nationale, la «transformation» des RASED est une des mesures qui permettrait de faire des économies supplémentaires sur le dos des élèves les plus fragiles.

Le SNUDI-FO revendique le rétablissement des 5 000 postes de RASED supprimés par les décrets Darcos.
Il exige le maintien des personnels RASED dans un réseau implanté dans une école et revendique la création d’un RASED complet pour 800 élèves

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