Formation pendant les vacances : inacceptable !

Formation pendant les vacances : inacceptable !

Le décret qui prévoit la formation pendant les congés a été publié (Legifrance). Comme nous l’écrivions en mai dernier (lire notre article) des formations pourront être désormais imposées aux PE (jusqu’à 5 jours) par l’employeur. Si le ministère prévoit une allocation pour rémunérer ces formations, cette nouvelle disposition reste inacceptable. Par ailleurs, même sur la base du volontariat cela est discutable car nous connaissons les pressions qui peuvent s’exercer localement par les DASEN et IEN.

Le Ministre a publié le décret 2019-935 du 6 septembre 2019 (ainsi qu’un arrêté) avec effet rétroactif au 1er avril 2019. Ces textes mettent en place une allocation pour rémunérer les enseignants effectuant une formation pendant « les vacances des classes » « à l’initiative de l’autorité compétente ou après [leur] accord ».

Il est donc indiqué explicitement que les personnels pourront être convoqués en stage de formation pendant les vacances, même sans leur accord, pour une durée de 5 jours par an.

En outre, ce décret remet en cause les congés de formation et leur indemnisation à 85% en rémunérant de manière forfaitaire la formation d’une demi-journée à 60€ et d’une journée à 120€.

Lors du Comité Technique Ministériel du 12 juin, les organisations syndicales avaient voté unanimement contre ce projet.

Une nouvelle fois, le gouvernement passe en force et publie ce décret alors que le schéma directeur sur la formation continue est toujours en cours de discussion.

De qui se moque le Ministre quand il prétend d’un côté négocier avec les représentants du personnel l’organisation de la formation continue et de l’autre publier un décret unanimement rejeté qui attaque nos droits à congé ?

La FNEC FP-FO ne peut accepter une telle remise en cause de nos droits à congé et à formation et exige l’abrogation du décret du 6 septembre 2019 et de son arrêté.

La FNEC FP-FO revendique le rétablissement du droit à la formation continue comme droit statutaire défini pour chaque corps, par exemple pour les Professeurs des Ecoles les 36 semaines de formation continue pendant le temps de travail.

La FNEC FP‐FO exige que la formation continue soit maintenue dans le cadre réglementaire actuellement en vigueur c’est‐à‐dire sur le temps de travail devant élèves et revendique que le remplacement soit systématiquement assuré.

La FNEC FP‐FO n’accepte pas ce nouveau passage en force et réaffirme ses revendications :
. NON à la formation continue sur le temps des vacances ;
. OUI à une véritable formation continue, choisie, sur le temps de travail.

Remplaçants : vos droits ?

Remplaçants : vos droits ?

Denis Waleckx, DASEN du département avait édité une note de service à l’attention des TR à la rentrée 2017. Dans cette note le directeur académique indiquait : « Dans la mesure où le titulaire remplaçant est rattaché à une école dont le rythme est de 4 jours par semaine, ce dernier doit être disponible tous les mercredis matin au départ de son domicile. »

Le SNUDI-FO 53 était alors intervenu (Lire notre courrieret notre compte-rendu d’audience) pour levez cette ambiguïté.

En cette rentrée 2019, il semble que des doutes persistent quant à ce type de disposition. le SNUDI-FO 53 rappelle que les TR ne peuvent être mis en situation d’astreinte. Les remplaçants effectuent leurs temps de travail au regard du remplacement sur lequel ils ont été missionné. En aucun cas, ils n’ont à dépasser ce temps, ni à se mettre à disposition de l’inspection en dehors du temps de travail.

Les enseignants ne sont en aucun cas responsables de l’atomisation des horaires scolaires et de la territorialisation de l’école. C’est l’administration de l’Education Nationale qui a créé cette situation. C’est à elle de la gérer, et pas sur le dos des TR, ni de leurs collègues.

Il n’existe pas (encore !) d’astreinte pour les TR. Si vous êtes rattachés à une école fonctionnant sur 4 jours vous n’avez pas à vous rendre disponible le mercredi matin, sauf si le remplacement est prévu avant.

  1. Vous êtes TR rattaché à 1 école 4 jours, vous êtes en cours de remplacement sur 1 école 4 jours : vous n’avez pas à être disponible le mercredi matin
  2. Vous êtes TR rattaché à 1 école 4,5 jours, vous êtes en remplacement sur 1 école 4 jours : vous n’avez pas à être disponible le mercredi matin
  3. Vous êtes TR rattaché à 1 école 4 jours et vous êtes sur 1 remplacement sur 1 école 4,5 jours, le(s) seul(s) mercredi(s) pendant le(s)quel(s) vous travaillez est (sont) celui (ceux) qui est (sont) intégré(s) dans le remplacement.

Pour rappel, les ORS (obligations réglementaires de service), pour les instits et PE  remplaçants ont été modifié en 2014 : c’est le décret n° 2014-942 du 20 août 2014 portant modification du décret n° 2008-775 du 30 juillet 2008 relatif aux obligations de service des personnels enseignants du premier degré qui remet en cause le décret de 1990… A cela s’ajoute le décret n° 2017-856 du 9 mai 2017 qui tend à remettre en cause l’ISSR sous bien des aspects (zone d’intervention, affectation sur un service…)

Ce décret est la conséquence directe de la réforme des rythmes scolaires. (Rappelons au passage que FO n’avait pas voté pour ce projet de décret d’annualisation des ORS des remplaçants)

Aujourd’hui, et comme chacun sait, tous les PE sont visés par l’annualisation du temps de service en fonction des projets éducatifs territoriaux.

Rappelons qu’à la suite de l’annualisation du temps de travail des fonctionnaires hospitaliers, des millions d’heures supplémentaires n’ont pas été payées ou récupérées par manque de moyens de remplacement…

Pour Force Ouvrière aucune récupération (même pondérée) ne peut compenser la perte du maximum de 24 heures hebdomadaires d’heures d’enseignement.

Nous invitons les collègues TR :

à contacter le syndicat s’ils se trouvaient dans des situations de dépassement de temps de travail ou en situation d’astreinte en dehors des obligations de service (0652323045 – contact@snudifo-53.fr)

à comptabiliser les heures effectuées chaque semaine

à se syndiquer au SNUDI-FO (Adhésion 2019-2020)

Pour rappel, tous les TR ont droit à l’ISSR (indemnité de sujétion spéciale remplacement) dès lors qu’ils quittent leur résidence administrative, y compris sur un remplacement à l’année sur un poste en complément de service ou sur un poste vacant à l’année. Qu’on se le dise !

(C’est suite à la bagarre menée par les ZIL/BD avec le SNUDI-FO, que les remplaçants sur postes vacants perçoivent à nouveau l’ISSR.)

Distance Montant ISSR
Moins de 10 km 15,38 €
De 10 à 19 km 20,02 €
De 20 à 29 km 24,67 €
De 30 à 39 km 28,96 €
De 40 à 49 km 34,40 €
De 50 à 59 km 39,88 €
De 60 à 80 km 45,66 €
Par tranche supplémentaire de 20 km
6,81 €

 

300 euros d’augmentation ?

300 euros d’augmentation ?

300 € annuels d’augmentation annoncés par le ministre Blanquer : MERCI PATRON !

Quelques jours avant la rentrée scolaire, le ministre Blanquer s’est répandu sur les ondes et les écrans en annonçant pour 2020 que les professeurs engrangeront 300 € bruts d’augmentation « en moyenne ». Ce qui reviendrait à 25 € par mois, soit 17 € nets, toujours en moyenne.

Le ministre a oublié d’expliquer qu’il s’agit en fait d’un effet retard du protocole PPCR du gouvernement Hollande, protocole dont la mise en oeuvre avait été suspendue pendant une année.

La pseudo-revalorisation PPCR repose sur deux leviers :

l’augmentation du nombre de points attribués à certains échelons de la carrière d’une part, allant par exemple, de 0 pour les certifiés 2ème échelon classe normale (soit zéro euro), à 11 points supplémentaires pour les certifiés hors-classe au 4ème échelon (soit 52 € mensuels bruts supplémentaires).

D’autre part, la création, en 2017, d’un nouveau grade, la classe exceptionnelle aboutit, pour une infime minorité de personnels à une augmentation de moins de 180 € bruts pour les mieux lotis.

Pour résumer : il n’y en aura pas pour tout le monde et tout était déjà prévu et budgété.

C’est à ce même protocole PPCR – dont le ministre Blanquer popularise les miettes et que FO n’a pas signé – que les fonctionnaires doivent la pérennisation du blocage du point d’indice (bloqué depuis 10 ans).

Les personnels de l’Éducation nationale lui doivent aussi la généralisation des « entretiens de carrière » instituant l’arbitraire dans les évolutions de carrière et les rémunérations. Encore faudrait-il soustraire de ces annonces l’augmentation des retenues pour pension civile, abusivement appelées « cotisations » puisque les pensions des fonctionnaires sont inscrites au budget de l’État. Ces pseudo-cotisations sont en réalité un impôt qui n’a cessé d’augmenter. De 7,85 % en 2010, il est passé à 11,10 % en 2020 !

Ce qui explique que PPCR ou pas, certains verront leur salaire stagner voire baisser au 1er janvier 2020.

La FNEC FP-FO avec la fédération générale des fonctionnaires Force Ouvrière (FGF-FO) revendique 18% d’augmentation de la valeur du point d’indice qui doit être immédiatement débloqué. C’est avec cette revendication que la FNEC FP-FO entrera dans les discussions annoncées par le gouvernement sur les rémunérations des enseignants. Pour FO, les personnels de l’Education nationale sont fonctionnaires d’Etat et ils doivent le rester.

Ce que le ministre ne vous dit pas :
400 euros par MOIS en moins de pouvoir d’achat !
Et oui, c’est l’effet conjugué du gel du point d’indice et de l’inflation depuis 2000, pour un personnel de catégorie A !

CTSD du 3.09.19

CTSD du 3.09.19

Un CTSD s’est tenu aujourd’hui à la DSDEN. Il était question des ajustements de rentrée. Le DASEN disposait d’une balance de +3 postes. Aucune école ne subit de fermeture de classe* en cette rentrée.

*D’un point de vue administratif, une fermeture est actée à l’école maternelle Françoise Dolto de Laval et une ouverture décidée à l’élémentaire. Cette décision a visiblement été prise à la demande des collègues de ces deux écoles, selon l’administration.

Les 3 créations de poste:
– ouverture à Bonchamp les Laval (élémentaire)
– T2R rattaché à Saint Pierre La Cour (élémentaire)
– T2R rattaché à l’école de Grez en Bouère

Comme nous l’avions indiqué dès le mois de février 2019 (lire notre article: T2R, TRZU: déréglementation totale !) les postes de T2R et TRZU permettent une totale flexibilité à nos autorités administratives ! Les collègues sur ces postes peuvent être missionnés à tout moment sur du remplacement ou sur du soutien sur une autre école que leur résidence administrative, même si le DASEN indique oralement qu’ils seront à minima à 50% sur leur école de rattachement. Comme nous l’indiquions il y a plusieurs mois :  » Si le SNUDI-FO ne peut refuser par principe la création de postes supplémentaires, il se doit d’être lucide et d’alerter les collègues quant aux dangers de la création de ce type de postes, création qui illustre bien une dérive mortifère pour notre statut et l’avenir de l’école publique. »

Si aucune fermeture n’a été actée par le DASEN, les postes manquent à plusieurs niveaux (classes, RASED, enseignant référent…). N’oublions pas que 32 postes ont été fermés à l’issue du CTSD du 12 mars dernier, dont 18 fermetures de classes pour seulement 15,5 postes ouverts (dont 6 ouvertures de classe).

Les représentants FO au CTSD 1er degré, Fabien Orain, Hélène Colnot.

CAPD du 3.09.19

CAPD du 3.09.19
  • Bilan INEAT-EXEAT:

6 entrées dans le département pour 6 sorties.

  • Postes restants à pourvoir :

10 PE et 2 PES sont sans affectation en cette rentrée. Les 11 postes à pourvoir :

-Adjoint élémentaire Cossé le Vivien
-6 postes surnuméraires (TR): Paul Eluard (Mayenne), Louise Michel (Mayenne), Commer, H. Matisse (Craon), Cossé le Vivien élémentaire, Pré-en-Pail
-T2R St Pierre la Cour
-T2R Grez en Bouère
-Bonchamp les Laval
-TR Villaines La Juhel

Les collègues sans affectation sont contactés dès aujourd’hui par le service GRH, pour se positionner sur les postes par ordre de barème. Le SNUDI-FO est disponible pour répondre à leurs éventuelles questions. (contact@snudifo-53.fr / 06 52 32 30 45)

  • Questions diverses :

Le SNUDI-FO a posé deux questions :

Pôle ressource

Dans son courrier du 26 août dernier (note de service) adressé aux membres des pôles ressources le DASEN fait référence à un correspondant pôle ressource (CPR). Des collègues membres de pôles ressources nous ont saisis à ce propos et nous avons donc souhaité connaître les modalités de cette nouvelle mission et des désignations de ces CPR. Pour les IEN présents il ne s’agit pas d’une nouvelle mission puisque selon eux cela correspond déjà aux missions des personnels des pôles ressources.
Pour le SNUDI-FO, le travail de recensement et de coordination inhérent à cette « nouvelle » mission est une charge de travail supplémentaire pour nos collègues. (D’autant que les statuts diffèrent entre un PE maître E ou un PsyEN soumis aux 1607 heures !) Aucune compensation financière n’est prévue à cet effet. Par ailleurs qu’en est-il de la responsabilité des CPR lorsqu’un problème se présentera dans le suivi des dossiers des élèves ? Aucune réponse précise ne nous est à ce jour présentée. Nous alertons nos collègues des pôles ressources quant à la charge de travail et à la responsabilité supplémentaire liée à cette nouvelle mission de CPR. Nous les invitons à contacter le SNUDI-FO.

État des lieux des postes à pourvoir chez les IEN

Aucun poste d’IEN ne reste à pourvoir en Mayenne.

Évaluations Nationales

Évaluations Nationales

Non aux sanctions, pour la défense de la liberté pédagogique !

Non aux évaluations standardisées imposées!
Respect de la liberté pédagogique des enseignants!

La liberté pédagogique des enseignants implique que les enseignants puissent avoir le choix de leurs méthodes pédagogiques et de leurs évaluations dans le cadre du respect des programmes nationaux. C’est pourquoi le SNUDI-FO a condamné dès septembre 2018 les évaluations nationales.

Des évaluations qui constituent une charge de travail supplémentaire…

Le SNUDI-FO rappelle que ces évaluations, qui constituent une charge de travail supplémentaire très importante, ne répondent à aucune demande ni revendication des enseignants. Elles engendrent un surcroît de travail pour les enseignants à la rentrée scolaire, à un moment où les personnels sont déjà accaparés par de multiples tâches. Un grand nombre d’entre eux les considèrent inadaptées pour leurs élèves. La saisie extrêmement chronophage, ainsi que la dépossession de l’analyse des résultats, ne fait qu’accentuer le malaise ressenti par les enseignants, réduits à de simples exécutants de tâches subalternes. D’ailleurs le ministre reconnait lui-même le problème puisqu’il vient d’annoncer que « 5 heures pourront être prises sur le temps d’APC pour la saisie des résultats ». Ce qui ne règle pas le problème. La remontée du résultat des évaluations doit être réalisée par l’intermédiaire d’une plateforme informatique. Nous rappelons que l’utilisation d’un nouvel outil informatique doit faire, réglementairement, l’objet d’une étude du CHSCT (article 57- décret 82-453 : « Le comité est consulté : 2° Sur les projets importants d’introduction de nouvelles technologies et lors de l’introduction de ces nouvelles technologies, lorsqu’elles sont susceptibles d’avoir des conséquences sur la santé et la sécurité des agents ». Pourtant, aucun CHSCT n’a été saisi ; la réglementation en vigueur n’est pas respectée.

La liberté pédagogique remise en cause

Contrairement aux évaluations nationales CP/CE1, l’évaluation des élèves s’opère dans le cadre réglementaire du respect de la liberté pédagogique de chaque P.E.(Article L912-1-1 du code de l’éducation).

Des évaluations standardisées au service d’un pilotage par les résultats…

Avec ces évaluations centralisées nationalement et nominativement, le risque est grand qu’elles servent de base à un classement des écoles et à l’instauration de contrats d’objectifs, établissement par établissement, déjà annoncés par le ministre, qui remettraient en cause les programmes nationaux.

… qui s’inscrivent totalement dans la loi Blanquer…

De plus nous ne pouvons qu’être inquiets quant aux objectifs de ces évaluations et à la volonté de pilotage par l’évaluation inscrite dans la loi Blanquer et son article 9. De nombreux collègues font remonter des interventions de certains IEN très insistantes pour promouvoir une doctrine pédagogique officielle.

Et menacent nos garanties statutaires

Le SNUDI-FO alerte les personnels sur une possible utilisation de ces résultats d’évaluation pour les promotions ou le régime indemnitaire.

  • Le SNUDI-FO n’acceptera ni la remise en cause de la liberté pédagogique, ni un classement des écoles en fonction des résultats à ces évaluations.
  • Il renouvelle son exigence d’abandon de ces évaluations et de levée des sanctions prise à l’encontre de nos collègues.
  • Le SNUDI-FO ne participera à aucun GT d’élaboration de «  bonnes évaluations » ou tout autre outil d’évaluation.

Communiqué du SNUDI-FO du 13 septembre 2019

Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’en l’absence de publication de textes réglementaires, ces évaluations nationales ne saurait revêtir de caractère obligatoire, pas plus en 2018, qu’en 2019.

Dans un premier temps, il appelle les collègues invités à se déplacer récupérer les évaluations (en collège, IA ou école) à solliciter par écrit auprès de leur IEN (avec copie au SNUDI-FO) un ordre de mission, et à demander sur quel temps de service cela sera t-il décompté.

Extrait du relevé de décision du bureau national du SNUDI-FO:

« Le BN informe les syndicats départementaux des sanctions de retrait de salaires décidées par les IA du Gard et de l’Hérault. Il mandate le secrétariat national (SN) du SNUDI-FO pour intervenir auprès du ministère contre ces sanctions qui ne reposent sur aucune base réglementaire. Il rappelle qu’en l’absence de texte réglementaire, ces évaluations ne sauraient revêtir de caractère obligatoire et mandate le SN pour s’adresser aux autres organisations syndicales et intervenir en ce sens auprès du ministère. Il invite les syndicats départementaux à poursuivre les interventions locales, si possible dans le cadre intersyndical. »

Article du 16 mai 2019

Rentrée 2019

Rentrée 2019

Rentrée scolaire, rentrée sociale !

Le gouvernement et le ministre de l’Education nationale font feu de tout bois dans une communication annonçant «l’acte 2 du quinquennat» qui changerait radicalement l’acte 1 : «écoute, modestie, horizontalité… » !
MAIS La réalité des semaines qui viennent de s’écouler c’est la publication de la loi Blanquer sur «l’école de la confiance», c’est la publication de la loi Dussopt‐Darmanin de transformation de la fonction publique, c’est la publication du rapport Delevoye pour un système universel de retraites par points. La réalité c’est la grève qui s’est étendue dans les services d’urgence pour les salaires et les conditions de travail, c’est la mobilisation inédite des correcteurs du baccalauréat jusqu’à la mi‐juillet, c’est le conflit des sapeurs‐pompiers et dans les Finances publiques. Après avoir brutalement réprimé tous les mouvements de résistance des salariés et des citoyens contre sa politique, le Président de la république et ses ministres affichent «un souci constant pour la concertation». S’agit‐il d’entendre enfin ce qui s’exprime et de négocier sérieusement avec les organisations syndicales ? Ou s’agit‐il de contraindre les organisations syndicales à discuter la mise en œuvre de projets et de lois qu’elles combattent et que les salariés n’acceptent pas ?

Pour le SNUDI-FO de la Mayenne, il n’y a rien à attendre de ces « concertations » puisque tout est déjà engagé !

  • Promulgation de la loi de transformation de la fonction publique: nous n’accepterons pas le sabordage programmé des commissions administratives paritaires (CAPD) livrant les personnels à l’arbitraire pour la gestion de leur carrière (mouvement, promotions). Lire le communiqué FGF-FO ce propos
  • Concernant les salaires: les maigres miettes issues du protocole PPCR annoncées très médiatiquement par le ministre ne font que renforcer la revendication de revalorisation et de rattrapage de la valeur du point d’indice bloquée depuis 10 ans.
  • Concernant la loi Blanquer et la réforme du bac et du lycée, aucun groupe de travail ni comité de suivi ne pourra entamer la volonté des personnels de défendre l’école, de défendre leurs missions, de défendre leurs conditions de travail et leurs garanties statutaires.

Dans le cadre des suppressions de postes des personnels administratifs et de CAP 22 il manquera un poste de secrétaire de circonscription de la DSDEN 53. Évidemment les conséquences sur les conditions de travail de tous les personnels (administratifs et enseignants), sur l’organisation des services et sur les conditions d’accueil des élèves ne seront pas indolores.

Retraites :
Organisons le rassemblement du 21 septembre à Paris, tremplin pour préparer la grève !

L’Union départementale FO organise un départ en cars de Laval (arrêt à Vaiges) à 8h30 (retour vers 19h)
Inscriptions

Nous ne voulons pas du régime universel par points, ni de la baisse des pensions. Nous voulons conserver le code des pensions civiles et militaires. Le SNUDI-FO 53 avec son UD est engagé dans la préparation du rassemblement du 21 septembre à Paris, à l’initiative de la confédération FO pour le retrait du rapport Delevoye. De quels paramètres d’application discuter pour une réforme qui, a minima, réduirait de 25% le montant des pensions des fonctionnaires d’Etat que sont les personnels de l’Education nationale ?

Précisions

Mouvement :
Défendre le droit à mutation !

Carte scolaire :
Pour l’ouverture de tous les postes nécessaires et de la liste complémentaire ! Le SNUDI-FO 53 établi le cahier de revendications avec les collègues, et défendra toutes et chacune des demandes d’ouverture et d’annulation de
fermeture.

Maternelle :
Le SNUDI-FO attire l’attention des collègues sur les nouveaux textes qui régissent l’école maternelle et les personnels qui y exercent (n°2019-822 ;
n°2019-823 ; n°2019-824 ; n°2019-825; n°2019-826) :
● remise en cause de nos garanties statutaires (formations communes PE/ATSEM) ;
● remise en cause de l’école maternelle publique et laïque (scolarisation dans les jardins d’enfants, scolarisation dans des structures assimilées à des
écoles privées hors contrat) ;
● remise en cause des conditions de travail des personnels (école à la carte pour les PS).

* Pour info : FO et la CGT ont voté contre ces décrets lors du CSE du 13 juillet ; le SE UNSA et la CFDT ont voté pour ; la FSU s’est abstenue ;

Lire notre article du 4 juillet 2019

PIAL et inclusion scolaire :
Combattre l’accélération de l’inclusion scolaire systématique et défendre le droit à l’enseignement adapté en fonction des besoins
Le SNUDI-FO intervient contre la remise en cause du droit à l’enseignement adapté, la dégradation des conditions de travail des personnels confrontés à l’inclusion systématique, les suppressions de postes d’AESH que ne manquera pas d’entrainer le dispositif PIAL.

Lire notre article du 27 juin 2019

Prérentrée et journée de solidarité:
L’arrêté du 24 juillet 2018 précise : « deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexionet de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. »
Le SNUDI-FO rappelle que :
●« pourront » ne signifie pas « devront » !
●« deux demi-journées (ou un horaire équivalent) prises en dehors des heures de cours » signifie dans le cadre des obligations de service pendant les heures de concertation réglementaires. Le travail gratuit et le bénévolat ne figurent ni dans notre statut ni dans les décrets définissant nos obligations de service !
●La formation continue relève des 18 h prévues dans nos ORS par le décret de 2017.
Par ailleurs, le SNUDI-FO s’oppose au travail gratuit imposé le lundi de Pentecôte « un jour sans école dit de solidarité ».

Évaluations CP :
Non aux sanctions, pour la défense de la liberté pédagogique !
En l’absence de texte réglementaire, ces évaluations ne sauraient revêtir de caractère obligatoire. Le SNUDI-FO national s’adresse aux autres organisations syndicales pour intervenir en ce sens auprès du ministère.

Dispositif « petit déjeuner à l’école »:
Expérimenté en 2018-2019 dans des écoles de 27 départements, ce dispositif est annoncé comme devant être généralisé à toutes les écoles REP REP+ à la rentrée 2019.
Au vu des problèmes posés, le SNUDI-FO réaffirme que les obligations de service des PE ne sont pas modifiées et que l’organisation de ce dispositif ne peut en aucun cas aboutir à contraindre les collègues à prendre leur service avant le début de la classe. De même, les enseignants bénéficient de la liberté pédagogique dans le cadre des programmes nationaux d’enseignement qui ne peut être remise en cause par l’organisation de ce
dispositif.

Rythmes scolaires, congés scolaires :
4 jours sur 36 semaines pour tous ! dans la perspective de l’abrogation des décrets Peillon-Hamon-Blanquer et du rétablissement des 4 jours pour
tous.
Le SNUDI-FO alerte sur l’attaque répétée du gouvernement sur les congés scolaires en visant une modification des 5 périodes, des congés intermédiaires et de réduire les vacances d’été. Le SNUDI-FO revendique le maintien des congés dans le cadre d’un rythme unique.

PPCR : combattre l’arbitraire
Le SNUDI-FO rappelle que les appréciations du DASEN paraissent dans les 2 semaines suivant la rentrée et que les personnels disposent de délais très restreints pour contester. Les collègues qui souhaitent constester les contenus des rapports, peuvent s’organiser avec le SNUDI-FO qui les accompagnera dans la rédaction des recours nécessaires et pour les porter à l’IA.

« Abandon de PPCR, source d’arbitraire et de division entre les personnels ! 
»

Modalités des rdv de carrière pour 2019-2020

Jardins d’enfants à la place des maternelles

Jardins d’enfants à la place des maternelles

Les «jardins d’enfants» en lieu et place de l’école maternelle :
Une réalité dès septembre 2019 !

En deux décrets, le ministre intègre les jardins d’enfants dans les écoles privées hors contrat

4 jours après la fin des classes, avançant à marche forcée dans un contexte de monologue social, le ministre présente au CTM du 9 juillet, deux décrets qui substituent les «jardins d’enfants» à l’école maternelle publique. Il confirme les pires craintes du SNUDI-FO (lire notre article de février 2019)

Avec ces deux décrets le ministre organise la disparition de l’école maternelle publique

• « les enfants soumis à l’obligation d’instruction sont assimilés aux élèves des classes hors contrat des établissements d’enseignement privés »
Le premier projet de Décret relatif au contrôle des établissements d’accueil collectif dit « jardins d’enfants » recevant des enfants soumis à l’instruction obligatoire établit que : «L’article D. 442‐22 du code de l’éducation est applicable aux établissements d’accueil collectif dit « jardins d’enfants » qui accueillent des enfants soumis à l’instruction obligatoire en application de l’article 4 bis de la loi n°… pour une école de la confiance. Pour l’application de ces dispositions, les enfants soumis à l’obligation d’instruction sont assimilés aux élèves des classes hors contrat des établissements d’enseignement privés. »
• Le « jardin d’enfants » est assimilé à un établissement d’enseignement »
Le second projet de Décret relatif au contrôle de l’obligation scolaire pour les enfants soumis à l’instruction obligatoire et inscrits dans des établissements d’accueil collectif dit « jardins d’enfants » établit dans son article 1er que : «Pour l’application de ces dispositions, l’établissement d’accueil collectif dit « jardin d’enfants» est assimilé à un établissement d’enseignement et le responsable de l’établissement d’accueil collectif dit «jardin d’enfants » est assimilé au directeur d’école ou au chef d’établissement scolaire.» Le ministre décide donc d’assimiler les jardins d’enfants aux écoles privés hors contrat pour leur permettre de se substituer à l’école maternelle publique, confirmant ainsi totalement la destruction programmée de la maternelle. C’est un véritable transfert des missions relevant de l’école maternelle publique vers des structures privées dans la logique de la loi Dussopt.

La privatisation pure et simple de la maternelle

Pour la première fois une structure privée payante (les jardins d’enfants) assurera la scolarisation obligatoire des élèves de 3 à 6 ans, avec pour seule contrainte d’embaucher des personnels « (…) dans la limite des conditions exigées des agents contractuels recrutés pour exercer des fonctions l’enseignement correspondantes dans les écoles et établissements publics relevant du ministre chargé de l’éducation nationale »

C’est la généralisation du recours aux contractuels enseignants et, dans le même temps, l’éviction des PE fonctionnaires d’Etat des écoles maternelles publiques. Elle prépare inévitablement des fermetures de classes et d’écoles maternelles entières. C’est la logique du projet de loi de rénovation de la Fonction publique qui prévoit le recours massif aux contractuels contre les emplois statutaires et la suppression de 120 000 postes.
Le SNUDI-FO 53 rappelle que le service public et le statut général de la Fonction publique sont indissociablement liés. Pas d’école publique sans enseignants fonctionnaires d’Etat garants de son indépendance.

Retrait total de la loi «école de la confiance» et du projet de loi «transformation de la Fonction publique».

CHSCT du 28.06.19

CHSCT du 28.06.19

La délégation FO : Stève Gaudin et Sandra Rèche (SNUDI-FO) représentaient la FNEC-FP FO 53.
Membres CHSCT présents pour l’administration : Denis Waleckx (DASEN), Michel Mauger (secrétaire général)
Personnels invités par l’administration : Emmanuelle Mouraud (Chargée de mission Climat Scolaire), Laurent Drault (IEN adjoint IA), Annabelle Métayer (AEMS), Karine Bellanger (GRH)

Les représentants FO au CHSCT ne sont pas des « spécialistes » : ils mettent en œuvre des exigences s’appuyant avant tout sur les revendications (collectives ou individuelles) des personnels, sur le respect des législations existantes, et sur la responsabilité de notre employeur.

A l’ordre du jour :

  1. Approbation PV CHSCT-D du 31/01/2019 et du 2/05/2019
  2. Approbation du compte-rendu de l’échange avec les personnels des centres médico-scolaires du 5 février 2019.
  3. Approbation du compte-rendu de visite des collèges de Landivy et Gorron.
  4. Etude des fiches RSST
  5. Intervention Mme Mouraud, chargée de la mission climat scolaire.
  6. Bilan sur les accidents du travail et maladies professionnelles.
  7. Questionnaires sur la gestion des élèves à comportement difficile, envoyé par les organisations syndicales : points sur les premiers retours.
  8. Questions diverses (formation continue des enseignants hors temps scolaire).

1 et 2. Approbation PV et CR :

Les 4 organisations syndicales approuvent les PV des précédents CHSCT-D et le Compte-rendu du CMS

3. Approbation du CR de visite des collèges de Landivy et Gorron :

Après quelques discussions et ajustements, le compte-rendu est approuvé. Néanmoins, la FNEC-FP FO persiste à revendiquer la création d’un poste de principal ou de principal adjoint. En effet, la direction unique des deux collèges par 1 seul principal a des conséquences sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels des deux établissements. Par ailleurs, si le DASEN reconnait la charge de travail plus importante, il persiste à tendre vers une logique de mutualisation des effectifs des 2 établissements. Pour le DASEN, « il y a un collège de trop… »

Le secrétaire général et le DASEN souhaitent que les visites d’établissement réalisées par le CHSCT s’inscrivent dans un protocole académique. Toutes les organisations syndicales rejettent ce protocole auquel elles n’ont pas participé.

Commentaire FO : La FNEC-FP FO refuse même totalement de s’enfermer dans un quelconque protocole. Les membres du personnel sont mandatés par leur organisation syndicale pour siéger en CHSCT-D, libre à eux d’organiser les visites d’établissement comme ils l’entendent.

4. Intervention de Mme Mouraud, chargée de mission Climat Scolaire.

a. Bilan de l’année scolaire 2018/2019 

Mme Mouraud intervient lorsque l’élève met à mal sa scolarité et par répercussion, détériore les temps d’enseignements et l’ambiance de la classe, de l’école. Elle travaille pour un « accueil apaisé » de l’élève en faisant appel aux ressources de l’école, aux partenaires. C’est le pôle ressource qui sollicite son intervention pour le premier degré, et le principal (interpelé par l’IEN ou l’ASH) dans le second degré. Elle considère qu’elle vient en appui au Pôle Ressource. Elle travaille en partenariat avec les CPC, IEN, la coordinatrice AVS dans le 1er degré et les principaux et enseignants référents dans le 2nd degré, et également l’hôpital de jour, le CMP, le CMPP, dispositif Intermède, etc….

Elle a accompagné cette année 32 élèves de primaire et 6 élèves du secondaire sur la Mayenne.

b. Présentation des trois protocoles 

Mme Mouraud a travaillé sur 3 protocoles dans les cas d’élèves qui fuguent, font des crises simples et crises graves. Ces protocoles sont portés à la connaissance des enseignants qui sont accompagnés par Mme Mouraud.

Sur un des protocoles présenté pour une situation de fugue d’élève, FO a demandé à quelle réglementation faisait référence les services des affaires juridiques réglementaires pour permettre à un enseignant ou un AVS de quitter l’école pour suivre un élève en fugue. Nous n’avons pas obtenu de réponse. Ces « protocoles » sont en fait des conventions que l’administration voudrait faire signer des parents, des enseignants, des AVS… La FNEC-FP FO rappelle que les enseignants n’ont pas à contracter pour des dispositions qui relèvent de leur service. Nous alertons les collègues qui seraient amenés à signer ce type de convention. Nous rappelons que seul le cadre réglementaire statutaire prévaut dans ce type de situation.

c. Présentation de l’EMR

Lire notre article à ce propos

L’équipe mobile ressource est constituée d’une psychologue, d’une éducatrice et d’un responsable. L’équipe élargie comprend un coordinateur « pédopsy ». Le principe est de généraliser le principe des personnels ressources au détriment de toutes réponses concrètes aux besoins réels des enseignants confrontés aux conséquences de l’inclusion scolaire.

Commentaire FO: Au regard du nombre de situations explosives relatives à l’inclusion scolaire dans les écoles du département, l’administration a mis en place un échelon supplémentaire dans ses dispositifs d’accompagnement: un poste profilé,  Ce n’est pas en envoyant un collègue dans les écoles pour éteindre les incendies que nous améliorerons les conditions de travail, mais bien en respectant les notifications MDA, et en développant des postes d’enseignants spécialisés et en arrêtant de fermer les structures spécialisées… enfin ce serait un début. La fermeture des structures spécialisées, des classes d’IME et d’ITEP, postes de Rased s’est faite contre le droit des enfants et de leur famille à bénéficier d’un enseignement adapté et au détriment des personnels et de leurs conditions de travail. Le SNUDI-FO continue de dénoncer les conséquences de l’inclusion scolaire systématique et de la mise en œuvre de la loi de 2005. 

La FNEC-FP FO revendique :

  • Le maintien et le développement des établissements et structures spécialisés (IME, ITEP, hôpital de jour, SEGPA…), la création nécessaire de postes spécialisés
  • L’abandon des Unités d’Enseignement qui externalisent les classes spécialisées vers les classes ordinaires
  • Le rétablissement du CAPA‐SH et 2CA–SH avec toutes ses options A; B ; C ; D ; E ; F ; G

5. Questionnaire sur la gestion des élèves à comportement difficile (1er degré) :

Les premiers résultats bruts issus de 81 questionnaires (66 femmes et 15 hommes) sont alarmants.

Ils permettent de constater que :

79 des 81 enseignants qui ont répondu accueillent des élèves dont le comportement est difficile en classe. Cela varie de 1 à 15 (ULIS, SEGPA)

Ces élèves sont à 67,9% en situation de handicap. Ils bénéficient à 75,3 % d’une prise en charge extérieure. Et 56,8% sont accompagnés par un AVS.

Plus de 54% des questionnés indiquent ne pas avoir été informés correctement de la situation.

Ce qui ressort de cette enquête :

95,1% indiquent vivre des situations de tension avec ces élèves. (et pour 42,3 % cette tension est permanente).

63% des questionnés ont déjà été exposés à des injures (dont 20,8 % quotidiennement).

60,5 % ont été exposés à des menaces et 59,3 % à des agressions physiques.

Il y a pour 79 % des collègues interrogés nécessité de contenir physiquement et pour 54,3 % toujours ou tout du moins très régulièrement.

A cela s’ajoute la mise en danger de l’élève ou des élèves concernés (à 70,4%) et la mise en danger des autres élèves (76,5 %)

Pour 88,9 % des interrogés, ces situations mettent à mal les autres personnels de l’école (AVS, ATSEM…) et pour 71,6 % cela provoque parfois des tensions entre d’autres adultes et les enseignants.

Un peu plus de la moitié des sondés indiquent ne pas trouver de solution au sein de l’école, et pourtant 88,9 % ont connaissance des dispositifs mis en place par notre employeur et des « personnes ressources » ; et pourtant 70,4 % ont alerté leur hiérarchie qui à 58 % n’a pas apporté de réponse. Tous les dispositifs d’accompagnement mis en œuvre par l’employeur ne répondent bien souvent pas aux attentes des collègues. (55,6 % considèrent que ces « aides » sont inutiles)

Les collègues connaissent plutôt bien (80,2%) le RSST (registre santé et sécurité au travail).

Commentaire FO :   Une analyse plus détaillée de la remontée de ces questionnaires sera réalisée à la rentrée 2019. Néanmoins, au regard des résultats, les formations proposées pour palier le manquement de l’Etat et l’Education Nationale en matière de scolarisation des élèves en situation de handicap ne sont pas la solution et ne semblent pas ou peu adaptées aux besoins des collègues et des élèves.

6. Bilan sur les accidents du travail et maladies professionnelles.

Est considéré comme accident de service, l’accident survenu dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice des fonctions.

Pour un agent non titulaire, le terme utilisé est « accident du travail ». Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail.

Les termes accident de trajet et accident de mission sont également couramment utilisés.

L’accident de service ou de travail doit résulter d’un évènement provoquant une lésion constatée qu’elle soit physique ou mentale.

En 2017-2018, il y a eu 52 accidents du travail déclarés en Mayenne, contre 45 en 2016-2017.

Est en maladie professionnelle un agent dont le problème de santé est la conséquence directe de son exposition à un risque physique, chimique, biologique ou résulte des conditions dans lesquelles il a exercé son activité professionnelle. Certaines maladies causées par le travail peuvent apparaître après un long délai. C’est le cas par exemple des maladies liées à l’exposition à l’amiante qui peuvent ne se révéler qu’après la mise à la retraite de l’agent.

En 2017-2018, deux agents ont été placés en maladie professionnelle contre 1 en 2016-2017.

La FNEC-FP FO a demandé quelle était le taux d’IPP (incapacité permanente partielle) reconnu pour ces situations. Nous n’avons pas eu de réponse.

Commentaire FO : Les représentants FNEC-FP-FO accompagnent les personnels de l’Education Nationale dans leurs démarches de reconnaissance de maladie professionnelle et accident du travail. Depuis 4 ans l’imputabilité au service a été reconnue (faute inexcusable de l’employeur) à plusieurs reprises pour des collègues accompagnés par FO.

7. Etude des fiches RSST

De nouvelles fiches RSST ont été étudiées, la plupart ayant un lien direct avec les conséquences de l’école inclusive systématique. Toutes les situations relatives aux fiches confiées à la FNEC-FP FO ont été défendues.

Par ailleurs, dans le contexte de canicule, des remontées de conditions de travail difficiles nous sont parvenues. Les représentants FNEC-FP-FO ont demandé à ce qu’une autorisation d’absence rémunérée soit accordée pour les femmes enceintes dans ces situations caniculaires, afin notamment qu’elles ne subissent pas les effets du jour de carence. Ils ont également défendu la situation d’une collègue qui a eu un problème de santé sur son lieu de travail directement lié à la chaleur excessive : ils ont demandé à ce qu’une autorisation spécifique lui soit accordée afin de lui éviter un jour de carence puisque l’accident de service n’a pas pu être établi. L’administration a bien accueilli notre proposition. Nous invitons les collègues dans ces situations à faire appel à FO.

Enfin, rappelons que le CHSCT-D peut être sollicité dans le cadre de situations à risques particuliers (travaux dans une école, implantation, transfert ou modification d’installations). Les représentants FNEC-FP-FO siégeant au CHSCT-D ont pu faire arrêter les travaux à l’école élémentaire de la Senelle qui présentait un risque indéniable pour les personnels comme pour les usagers.

Lire notre rapport (transmis à l’ISST, au DASEN et à la municipalité de Laval)
Article Ouest-France
Communiqué de presse FO

Conclusion du rapport :
« L’école aurait dû être fermée dans l’attente de conditions de travail et d’accueil satisfaisantes du point de vue de l’hygiène et de la sécurité. La situation, si elle a progressé, n’en est pour autant pas réglée puisqu’il n’y a toujours que deux toilettes pour près de 130 personnes.
Nous notons l’incohérence de la mise en œuvre des travaux et le manque de coordination à ce propos de la part de la municipalité. Lors d’une visite d’une délégation du CHSCT dans cette même école le 15 novembre 2018, la directrice avait déjà fait part de la lenteur de la mise en place des travaux ; aujourd’hui nous nous étonnons du caractère très précipité de cette mise en œuvre, d’autant plus à quelques jours des vacances scolaires. A noter que déjà dans les préconisations du rapport de visite, il était noté : « la collectivité de rattachement doit pouvoir clarifier ses intentions quant au projet de construction d’un nouveau bâtiment. »
Enfin, aucun document « de sécurisation du chantier » n’a été transmis à la directrice de l’école. Est-ce qu’une entreprise prestataire spécialisée est intervenue ? Est-elle intervenue à la demande du maître d’œuvre ? Nous avons interrogé la mairie à ce propos et n’avons pas obtenu de réponse. Ce document a t-il été réalisé ?

Nous demandons au directeur académique de s’en assurer. Nous demandons que ce document, s’il existe, soit transmis aux membres du CHSCT-D et à l’ISST.
Nous demandons également au directeur académique, de s’assurer que les conditions d’hygiène et de sécurité soient décentes et pleinement réunies dès le début de semaine prochaine, particulièrement avec la mise en place de sanitaires supplémentaires.
« 

8. Questions diverses

La FNEC-FP-FO a voulu mettre à l’ordre du jour la question de la formation continue des enseignants hors temps scolaire. En effet, le projet de décret du ministre prévoit « l’indemnisation des actions de formations suivies par les personnels enseignants pendant les périodes de vacance des classes, qu’il s’agisse des formations suivies lors de formations prévues à l’initiative de l’administration ou dans le cadre du CPF. »

Le secrétaire général nous confirme que ce n’est pas encore à l’ordre du jour dans notre département, mais que dès que la loi serait promulguée, l’IA appliquera.

Notre fédération demande le retrait de ce projet de décret qui anticipe les projets de loi Blanquer et Darmanin-Dussopt. L’ « agenda social » du ministre ne saurait valider des contre-réformes. Les réunions ne valent pas acceptation du détricotage des droits existants des personnels.

Avec ce projet, la formation aurait lieu en dehors du temps de travail et sur les congés scolaires. Ce ne sont plus les exigences des personnels qui sont prises en compte, mais bien les prétendus besoins du ministre pour appliquer ses réformes et valider à l’occasion de ce texte la remise en cause des congés scolaires et des ORS de chaque corps. Le ministre répond ainsi à la demande d’amendement du secrétaire d’état Dussopt sur le temps de travail.

La remise en cause des congés de formation sur le temps de travail est grave de conséquences :

Aujourd’hui, la formation continue est un droit (article 22 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983) et à ce titre, elle repose sur le volontariat contrairement à ce qui a été fait lors des formations formatages imposées à l’occasion de la réforme du collège, par exemple, et s’effectue sur le temps de travail.

A l’opposé, le gouvernement présente au CTM un décret et un arrêté avec effet rétroactif au 1er avril 2019 ! Ces textes visent à mettre en place une allocation pour rémunérer les enseignants effectuant une formation pendant « les vacances des classes » « à l’initiative de l’autorité compétente ou après [leur] accord ».

Pourquoi parler de formation continue ? En fait, on est bien obligé de mettre en relation la question de la formation continue avec le projet de transformation de la fonction publique. Comme le gouvernement veut supprimer 120 000 agents publics, il va regrouper les services, changer les missions des personnels, comme cela se passe déjà dans d’autres ministères et comme à France Télécom. De même que le volet d’ « accompagnement » du PPCR, la formation continue ne doit pas servir à préparer ces contre-réformes.

Ce qu’il faut pour les personnels, c’est l’augmentation du nombre de congés de formation à hauteur des demandes exprimées par les personnels et le rétablissement de vraies formations sur le temps de travail qui ne soient pas des formations de mises en œuvre des réformes.

Suicide de Jean Willot : victime du travail

Suicide de Jean Willot : victime du travail

Suicide de Jean Willot : l’imputabilité au service est reconnue officiellement !

Plus jamais de présomption de culpabilité à l’encontre des enseignants à la moindre dénonciation de qui que ce soit !
L’Etat doit enfin réellement protéger ses fonctionnaires contre les dénonciations calomnieuses et les agressions de toutes sortes !
Assez de l’écoute complaisante par la haute hiérarchie des mises en cause les plus insensées, infondées, sans faits avérés des enseignants !
Assez de l’impunité pour ceux qui de près ou de loin ont contribué à faire craquer et à conduire au suicide des collègues !

Le communiqué du SNUDI-FO 95:

Le suicide de notre collègue et camarade Jean Willot a mis au grand jour les carences de l’Education nationale à protéger ses personnels. C’est un fait, la hiérarchie de l’Education nationale met en oeuvre que trop rarement l’application de l’article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 (modifié par l’article 73 de la loi du 10 août 2018). Le cadre juridique (dit de « protection fonctionnelle ») est pourtant explicite lorsqu’un enseignant est victime d’une plainte (de parents d’élève) : « Lorsque le fonctionnaire fait l’objet de poursuites pénales à raison de faits qui n’ont pas le caractère d’une faute personnelle détachable de l’exercice de ses fonctions, la collectivité publique doit lui accorder sa protection. » ou lorsqu’un enseignant est victime d’attaques diverses (de parents d’élève) : « La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu’une faute personnelle puisse lui être imputée. »
Après l’émotion et la colère provoqués par ce drame, le Snudi FO 95 continue ses démarches sans relâche. FO poursuit son action au sein du CHSCT, dans le cadre de la délégation d’enquête, avec l’objectif d’obtenir un protocole actant le déclenchement immédiat de la protection fonctionnelle en cas de plainte de parents d’élèves.
Pour faire reconnaître le suicide de Jean Willot comme un accident de service, le Snudi FO a joué pleinement son rôle. Seul syndicat présent lors de la commission de réforme du 23 mai qui devait statuer sur cette reconnaissance, il s’est ensuite adressé au Directeur Académique du Val d’Oise en ajoutant des éléments supplémentaires au « dossier » le 28 mai. Au cours du mois de juin, plusieurs échanges au niveau départemental comme national ont eu lieu entre le syndicat et les représentants de l’Education nationale. Une décision favorable a enfin été prise. Le Snudi FO s’en félicite.
Le DASEN du Val d’Oise a annoncé ce jeudi 27 juin que l’imputabilité au service était officiellement reconnue par l’Education Nationale. Outre l’aspect financier non négligeable (augmentation de la pension de réversion…), cette reconnaissance réhabilite avant tout Jean Willot comme une victime reconnue par l’institution, et ceci aux yeux de tous.

St Ouen l’Aumône, le 27 juin 2019.

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