Promotions PPCR 2025 : avancements accélérés

Promotions PPCR 2025 : avancements accélérés

Les promotions avancements accélérés PPCR 2025 sont connues, les tableaux d’avancement sont publiés.

Vous reprendrez bien un peu d’arbitraire ?

Le tableau 2025 des collègues promus aux avancements accélérés PPCR*

Le tableau est daté du 26 mars 2025, alors qu’il n’a été publié que le 3 avril. Le SNUDI-FO 53 s’est assuré que les recours soient recevables jusqu’au 3 juin 2025.

Mi-janvier, le SNUDI-FO 53 vous informait que cette année, 42 collègues pouvaient être promus à l’avancement accéléré de l’échelon 8 à 9 et 11 collègues pouvaient être promus à l’avancement accéléré de l’échelon 6 à 7, sans prise en compte des reliquats des années précédentes.

Ainsi, le tableau d’avancement prévoit 3 promus à l’avancement accéléré de l’échelon 6 à 7 (au lieu des 3,3 correspondant aux 30%, reste un reliquat de 0,3%) et 12 à l’avancement accéléré de l’échelon 8 à 9 (Reliquat de 0,6%) Le syndicat a donc interpellé l’administration, puisqu’il pourrait manquer au moins une promotion pour le 1er avancement accéléré, avec les reliquats des précédentes années.

Voici la situation :
Reliquat 2024 passage de l’échelon 6 à 7 = 0,08
Reste en 2025 : 0,38
Reliquat 2024 passage de l’échelon 8 à 9 = 0,39
Reste en 2025 : 0,99

NB : 1 = 1 promu de plus que les 30% prévus

Pour rappel, il s’agit des promotions « avancements accélérés PPCR » des 8ème et 6ème échelon.
Avec PPCR, le 1er rendez-vous de carrière permet à 30% des enseignants évalués, d’être promus un an plus rapidement au 7ème échelon.
De la même manière, le 2ème rendez-vous de carrière permet à 30% des enseignants évalués d’être promus un an plus rapidement au 9ème échelon.

Ces promotions ont donc une incidence directe sur votre traitement (Salaire)

C’est l’avis du DASEN portée sur le rendez-vous de carrière PPCR qui est déterminant pour la promotion.
Excellent = 4 points / Très satisfaisant = 3 points / Satisfaisant = 2 points / A consolider = 1 point
Ensuite, l’administration met en place des critères de départage à appréciation équivalente : le premier est l’AGS, ancienneté générale des services, puis l’âge.

Cette année, pour le passage de l’échelon 6 à 7, le barème de la dernière personne promue est de 3 (très satisfaisant) avec une AGS de 8 ans 9 mois et 21 jours au 1er septembre 2024. Pour le passage de l’échelon 8 à 9, le barème du seul homme promu est de 4 (Excellent), le barème de la dernière femme promue est de 4 (Excellent) avec une AGS de 12 ans 11 mois 29 jours au 1er septembre 2024.


N’oublions pas les votes des décrets PPCR en 2016
CONTRE : FO, CGT et SNALC
POUR : FSU, SE-UNSA et SGEN-CFDT


En savoir plus sur PPCR ?

Oui, pour départager les collègues à appréciation équivalente, le 1er critère est l’AGS (ancienneté générale de service) puis l’âge.

Mais…

Avec le poids du genre, et la discrimination positive mise en œuvre par PPCR, il n’y a qu’un seul homme promu au 8ème échelon, et aucun au 6ème échelon.


C’est l’application du ratio Femmes/Hommes de la cohorte de collègues promouvables, sur les promotions. Par exemple s’il y a 75% de femmes et 25% d’hommes dans une cohorte de promouvables, le DASEN (et ses soutiens) souhaitent ainsi la même proportion pour les promotions. C’est une forme de discrimination positive censée être une amélioration pour l’égalité F/H !

Le SNUDI-FO 53, attaché à la lutte pour l’égalité F/H et opposé à toute forme de discrimination, cette disposition n’est pas acceptable.
Pour le SNUDI-FO 53, seul l’application du barème doit compter indistinctement du sexe ; c’est-à-dire la « valeur professionnelle » avant tout ! Le SNUDI-FO 53 plaide pour une application du barème sans distinction du genre, et est le seul syndicat à défendre cette position.
Le SNUDI-FO 53 refuse d’opposer les PE Femmes aux PE Hommes et demande que tous soient promus, sans distinction de sexe. C’est le statut qui doit garantir l’égalité F/H. Les temps partiels liés aux enfants en bas âge, congé parental… devraient être pris en compte dans l’ancienneté pour les hommes comme pour les femmes. Nous donnons régulièrement l’exemple du mouvement, où ce type de ratio n’existe pas, alors que les femmes sont lésées du fait des carrières inégales ou hachées, ou encore l’exemple de la Suède, pays qui reconnait la neutralité sexuelle, ou encore des personnes transgenres. Enfin le SNUDI-FO rappelle par exemple, qu’en 2020 c’est une femme qui avait été lésée dans les promotions, du fait de son sexe ; sacrée paradoxe !

L’avis des syndicats mayennais concernant le poids du genre :
« Dans le cadre des promotions accélérées PPCR, nous demandons l’application stricte du barème, sans prise en compte du ratio hommes/femmes. »
POUR : SNUDI-FO 53
CONTRE : SnuiPP-FSU 53 et SE-UNSA (mais aussi le DASEN, qui avait pris part au vote !)


En cas de besoin, pour formuler un recours, contacter le SNUDI-FO 53, seul rempart face à l’arbitraire PPCR !

contact@snudifo-53.fr / 06 52 32 30 45


Actualités : Groupe de travail du 9 avril « dynamisation » du milieu de carrière de la ministre Borne : Aucune réelle revalorisation et un nouveau rendez-vous de carrière couperet pour la classe exceptionnelle ! (le compte rendu FO)

Jour de carence, baisse des indemnisations congés maladie : pétition intersyndicale

Jour de carence, baisse des indemnisations congés maladie : pétition intersyndicale

Pétition papier à télécharger et à renvoyer par email

Pétition en ligne

Depuis le 1er mars 2025, en cas d’arrêt maladie ordinaire, après prélèvement du jour de carence, les agent⋅es de la Fonction publique sont désormais rémunéré·es à hauteur de 90 % du traitement indiciaire et de leurs indemnités contre 100 % auparavant

Cette mesure imposée par le gouvernement Bayrou, ajoutée au jour de carence déjà existant, vient accroître leurs difficultés financières et réduire un peu plus encore leur pouvoir de vivre.

Alors que les arrêts de maladie augmentent fortement en raison de la dégradation des conditions de travail et de la perte du sens au travail engendrées, entre autres, par la baisse drastique des moyens alloués aux services publics, cette décision résonne comme une double peine opposée à celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour l’intérêt général.

Chaque agent·e est invité·e à signer cette pétition en faveur de l’abrogation du jour de carence et du maintien de la rémunération à 100 % en cas de congé de maladie ordinaire.

Je signe,

  • pour le maintien de la rémunération à 100 % en cas de congé de maladie ordinaire,
  • pour l’abrogation du jour de carence.

Je signe

Impôts 2025

Impôts 2025

Le guide FO 2025 pour les impôts est paru ! (télécharger en PDF)

Procurez vous la version papier ou dématérialisée auprès de votre syndicat :
-Dans nos locaux: 6 rue Souchu Servinière
-Par téléphone: 06 52 32 30 45
-Par email : contact@snudifo-53.fr
-Nous pouvons aussi vous le faire parvenir sur demande dans votre école via nos correspondants de secteur, n’hésitez pas à nous demander !

1er mai

1er mai

La fête du travail et le muguet ont été introduits par le général Pétain !
Le 1er mai, c’est une journée internationale de lutte et de revendications !

Rassemblement et manifestation derrière les banderoles FO à 10h30

Le 1er Mai 2025, le SNUDI-FO 53 avec sa fédération la FNEC-FP FO 53 et l’UD FO 53 manifestera pour la défense des revendications, contre la guerre et les politiques d’austérité, pour la paix, pour la défense de l’école publique.

L’UD FO 53 organise un repas militant et festif pour les adhérents FO (familles conviées). Rendez-vous à la maison de quartier d’Hilard à LAVAL après la manifestation ; food truck sur place, repas pris en charge par le syndicat (galettes et crêpes). Les adhérents du SNUDI-FO 53 peuvent s’inscrire avant la fin de semaine en utilisant le lien : Inscription repas 1er mai 2025

Nous manifesterons également, avec les salariés de tous les secteurs, pour revendiquer notamment :

  • Pour nos droits, pour nos conquêtes et droits sociaux, pour un retour à la Sécurité Sociale à ses valeurs fondatrices de 1945
  • Pour des créations de postes statutaires, l’annulation des suppressions de postes
  • Pour l’abrogation de la réforme des retraites Macron/Borne
  • Pour des augmentations de salaire et des retraites indexées sur l’inflation
  • Pour l’augmentation du point d’indice, non aux coupes budgétaires dans la fonction publique
  • Pour la défense de tous nos services publics et des recrutements de fonctionnaires à la hauteur des besoins
  • Pour l’égalité salariale, la défense de toutes nos conventions collectives et de tous nos statuts
  • Pour la défense du Code  du travail, du droit de grève, des libertés et des droits syndicaux 

Le 1er mai c’est avant tout la fête des travailleurs. C’est une journée de lutte internationale. C’est la commémoration des dizaines de morts qui sont tombés en 1886 à, Chicago lors de la manifestation pour revendiquer notamment la journée de 8 heures.

L’histoire du 1er mai a commencé à une époque où la précarité du travail était totale.

C’est aux Etats-Unis, en 1886, plus précisément en Pennsylvanie et dans l’état de New-York, que chaque 1er mai avait lieu un bouleversement général de la classe ouvrière du fait du renouvellement des contrats de travail pour une durée de un an.

C’est ainsi que le terme des contrats de location des maisons et appartements étaient également renouvelés. En fait, c’était une remise en cause des conditions de vie de toutes les familles à la même date. C’est en 1884 que les syndicats américains décidèrent d’imposer par la grève qu’à partir du 1er mai 1886 la durée d’une journée de travail serait de huit heures.

En ce samedi 1er mai 1886 des centaines de milliers d’ouvriers défilèrent dans tout le pays pour cette seule revendication. Exemple à Chicago, quelques quarante mille ouvriers sont en grève. Le 3 mai un affrontement oppose les briseurs de grève aux grévistes d’une usine de matériel agricole et fait malheureusement 4 morts. Un meeting est organisé le lendemain. Alors que les derniers manifestants se dispersent, une bombe éclate. Des dirigeants anarchistes de Chicago seront arrêtés et condamnés à mort. Dès 1889, lors d’un congrès ouvrier, est déclaré qu’il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, le jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail.

Cette date ce fut le 1er mai. Une date symbole.

Depuis, le 1er mai accompagne chaque année le mouvement général du progrès social et des conquêtes ouvrières.

Quand la journée de revendication devint “fête du travail”:

Au fil des années, le retentissement fut tel que les régimes totalitaires voulurent s’emparer du symbole. Le régime de Vichy enveloppa le sang et la lutte associée au 1er mai dans les drapeaux, de ce que le Maréchal Pétain appellera « la fête nationale du travail ». En effet le Maréchal ne pouvait tolérer les manifestations d’indépendance. Au lieu de faire tirer sur les défilés syndicaux, il transforma par la loi la lutte en réjouissances insipides.

La devise de Pétain était : “Travail, Famille, Patrie”.

C’est le 1er mai 1941 que cette journée a été ravalée au rang d’une distraction. Le même jour, le Maréchal exposait les principes de la charte de travail, qui emprisonne les relations sociales dans un corporatisme à la française. L’année précédente, le 16 août 1940, le gouvernement de collaboration publiait une loi interdisant les confédérations syndicales. Il fallait que les intérêts particuliers des classes sociales ne puissent s’exprimer. En 1937, l’État accordait un jour férié, de fait les fonctionnaires n’auraient plus à faire grève pour manifester le 1er mai. Déjà le 1er mai 1921 était déclaré par l’Action française, ennemis du syndicalisme, les prémices de la co-gestion telle que pratiquée aujourd’hui chez nos voisins allemands. Vingt ans plus tard, sous l’œil attentif de l’armée allemande, la Charte du Travail établit un système de corporations ouvrières et patronales intégrées au sein même de l’Etat de Vichy.

A la libération, tout cet édifice, déjà chancelant, fut balayé.


La date, le muguet, l’églantine ?

L’églantine, cette rose sauvage symbole de la Révolution française, connaît un sérieux rival, le muguet, qui a pour lui de fleurir juste au Premier mai. Dès 1913, les artistes vont le cueillir dans les bois de Chaville… et les midinettes en raffolent. Après la Première Guerre, la grande presse organise la promotion systématique du muguet blanc contre la rouge églantine, tout comme la presse allemande encourage l’edelweiss et la Démocratie chrétienne italienne l’œillet blanc…

C’est sous Pétain, pendant le régime de Vichy que le muguet détrônera finalement l’églantine, que personne ne songera plus à remettre à l’honneur ensuite. Il est vrai que le Premier mai, fête urbaine aux allures champêtres, est tributaire de l’environnement : l’urbanisation et le remembrement font disparaître les haies qui fournissaient aux habitués des “barrières” leur églantine, tandis que le muguet se cultive, et se vend…

Cependant le 1er mai restera férié et la grève sera rendue impossible ce jour-là.

Beaucoup de personnes, de politiques ont dénaturé cette journée à commencer bien sûr par le gouvernement de Vichy qui avait pour devise : travail, famille, patrie. En tout état de cause il est plus que déplorable pour ne pas dire scandaleux que les partis politiques et quel qu’ils soient, récupèrent cette journée symbole de commémoration des travailleurs car cette journée n’appartient qu’à eux seuls.

Le 1er mai est donc une journée de commémoration, de revendications.Le 1er mai est une journée de lutte internationale.

Concours : le gouvernement passe en force !

Concours : le gouvernement passe en force !

Face au tollé provoqué par son projet de réforme des concours et de la formation des enseignants, la ministre Nicole Belloubet avait dû renoncer à publier le décret fondateur de cette réforme. Un an plus tard, presque jour pour jour, Élisabeth Borne, détentrice du record des 49.3 comme Première ministre, devenue ministre de l’Éducation nationale et de l’ESR, publie au journal officiel du 17 avril un texte inchangé après avoir refusé toute expression à ce sujet des syndicats en CSA ministériel !

Un décret toujours porteur des graves reculs dénoncés par la FNEC FP-FO :

Maintien de la masterisation, cette fois en parallèle de la formation professionnelle initiale, après le concours passé en fin de L3 : élèves fonctionnaires durant le M1 puis fonctionnaires stagiaires durant le M2, les lauréats seront surchargés d’exigences multiples.

Maintien de concours où la part disciplinaire est réduite à peau de chagrin, en particulier à l’oral (épreuves d’admission), où, plus que la maîtrise des connaissances disciplinaires ou l’esprit critique, c’est la docilité aux attentes hiérarchiques qui sera évaluée.

Barrage supplémentaire entre le M1 et le M2 pour des lauréats de concours qui seraient taxés d’ « insuffisance manifeste ».

Inégalité devant le concours de professeurs des écoles, ceux ayant réussi les deux premières années d’une licence spéciale « PE » étant dispensés des épreuves écrites d’admissibilité.

Des rémunérations de misère pour des lauréats de concours de catégorie A : en net, moins que le SMIC durant l’année d’élève fonctionnaire, à peine 10 % au-dessus lors de l’année de fonctionnaire stagiaire. Contrairement à ce qu’affirme le ministère, l’ « attractivité » n’est pas au rendez- vous !

Une telle réforme, enclenchée dès la rentrée 2025, implique la mise en place dans la plus grande précipitation de modules pour la préparation du CRPE et des CAPES en fin de L3, tout en maintenant les formations « MEEF » existantes pour les concours en fin de M2, avec par ricochet de nombreuses adaptations des licences comme des masters durant la « période de transition », qui va se prolonger jusqu’en 2028-29…

Outre la marginalisation définitive de l’agrégation, les effets néfastes prévisibles sont multiples, en particulier :

La réduction du nombre des filières préparations aux concours, qui vont consommer beaucoup d’heures, notamment durant la « période de transition », ce que ne pourront pas assumer toutes les universités, alors que 80 % d’entre elles sont en déficit et que les manques de postes sont abyssaux. L’alternative, ce seront des disparitions de licences et masters disciplinaires.

L’impossibilité concrète pour des détenteurs de licences disciplinaires de réussir le concours de PE dans des académies « attractives », où se déverseront les flots de dispensés d’épreuves d’admissibilité venus de la France entière.

L’accroissement du nombre de postes non pourvus en raison de la possibilité pour les M2 de 2025-26 et 2026-27 de passer et donc réussir les concours de niveau L3 comme de M2.

On voudrait tuer les concours de recrutements d’enseignants de l’École publique et laïque qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

La FNEC FP FO appelle les personnels à se réunir, à prendre position pour l’abrogation du décret et à rejoindre les manifestations du 1er mai.

FO exige l’ouverture d’une véritable négociation sur la base des revendications des personnels.

Formation des enseignants et concours d’enseignement : FO quitte la séance

Formation des enseignants et concours d’enseignement : FO quitte la séance

Mercredi 2 avril, le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a organisé un “groupe de travail” pour présenter dans ses grandes lignes la réforme de la formation des enseignants, en premier lieu les modifications des décrets statutaires des différents corps d’enseignants et CPE.

Or, ce qui a été présenté est absolument inchangé par rapport à ce qui avait été présenté lors du CSA ministériel du 10 juillet 2024, trois jours après la gifle électorale des législatives. Après ce CSA, que la FNEC FP-FO avait quitté et qui s’était tenu sans quorum, la ministre démissionnaire Belloubet avait été contrainte de reculer et de suspendre le projet.

Élisabeth Borne a, quant à elle, promis qu’un CSA ministériel se tiendrait en bonne et due forme par souci de « dialogue social ». Mais elle a visiblement changé d’avis puisque les représentants de son ministère annoncent que cette réforme statutaire serait publiée de manière inchangée sous forme de décret dès le 15 avril.

Les lauréats des concours en fin de L3 seront certes élèves fonctionnaires durant leur année de M1, ce que la mobilisation de 2024 avait obtenu.

Mais le décret statutaire qui constitue l’ossature même de l’ensemble de la réforme maintient tous les défauts que nous avions pointés il y a 10 mois :

  • Inégalité devant le concours, puisque les étudiants en licence « PE » seraient dispensés des épreuves écrites d’admissibilité, ce qui n’est pas le cas pour les étudiants de licence disciplinaire ; inégalité qui gangrène même la préparation aux concours, puisqu’il n’est pas du tout certain que toutes les universités auront les moyens de proposer une telle licence « PE ». La mise ne place d’une telle licence PE mettrait de plus en péril nombre de licences disciplinaires en lettres, sciences humaines et sociales ou en mathématiques, dont les effectifs risquent d’être happés par la licence
  • Aucune garantie réelle que l’année de M1 comme élève fonctionnaire (à 1400 € net, ce qui n’est pas aussi « attractif » que le ministère semble le croire) soit prise en compte dans la pension ou dans l’avancement de carrière
  • Barrage entre le M1 et le M2, tous les lauréats étudiants de M1 taxés d’ « insuffisance manifeste » (selon des critères et des procédures discrétionnaires) se verraient interdits de poursuivre.
  • Traitement inégal des lauréats déjà détenteurs d’un M1, certains ayant accès au M2 comme fonctionnaires stagiaires (en responsabilité devant les classes à 50 % et payés environ 1800 € net), d’autres contraints de se réinscrire en M1.
  • Obligation d’un engagement de 4 ans pour les lauréats du concours, avec remboursement des sommes perçues pour ceux qui seraient expulsés ou qui partiraient avant la fin de cette période. – Maintien de la masterisation, source d’une surcharge de travail alors que les étudiants sont en formation professionnelle initiale et justifiant l’exigence d’avoir le diplôme de master pour être titularisé.

Dans ces conditions où le ministère utilise un « 49–3 » réglementaire en refusant toute négociation sur tous ces points, la FNEC FP-FO a refusé de poursuivre les échanges et a quitté la séance avec la majorité des organisations syndicales.

Face à ces attaques contre le statut, la FNEC FP-FO entend bien en effet faire valoir toutes ses revendications :

  • Prise en compte de l’année d’élève-fonctionnaire dans les droits à pension, mais aussi dans la carrière.
  • Abrogation de la masterisation ; suppression du barrage prévu entre M1 et M2 ; suppression de la condition de l’obtention d’un master pour être titularisé ;
  • Égalité devant le concours : la préparation du diplôme national de licence doit donner à tous accès aux mêmes épreuves de concours, quelle que soit la licence suivie ;
  • La même formation pour tous ; aucun recul salarial et reprise de l’ancienneté pour tous ceux, public-privé, ayant une expérience professionnelle avant le concours ;
  • Suppression de l’engagement de quatre ans post titularisation ;
  • Des dotations supplémentaires explicitement fléchées pour que toutes les universités puissent assurer les préparations aux concours avant la licence.

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Rythmes scolaires : mobilisation pour la semaine de 4 jours le 22 mai

Rythmes scolaires : mobilisation pour la semaine de 4 jours le 22 mai

Le SNUDI-FO 53 a participé hier à la réunion organisée par les comités départementaux pour le retour à 4 jours de la Mayenne et d’ille et Vilaine. Plus de 50 participants et des collègues non syndiqués, mais aussi syndiqués SNUipp-FSU et SE-UNSA, ont pu discuter des situations dans leurs départements, et ont décidé d’un appel national à une grande journée de mobilisation nationale le jeudi 22 mai, pour mettre fin aux inégalités de traitement entre les personnels et pour obtenir l’organisation de la semaine à 4 jours partout.

Le SNUDI-FO 53 soutient totalement cet appel.

Appel à télécharger

D’ores et déjà, le SNUDI-FO 53 appelle à la mobilisation générale dans toutes les écoles du départements le 22 mai, que l’on soit à 4 jours ou à 4 jours et demi, pour la défense de l’école publique, contre la territorialisation de notre école, pour un cadre national de l’organisation de la semaine scolaire, pour la semaine de 4 jours.

Le syndicat s’adresse aux autres syndicats de la Mayenne pour un élargissement de l’appel. Le SNUDI-FO 53 fera connaître prochainement les modalités d’organisation de cette journée (grève, rassemblement(s), audience DASEN…)

D’ici là nous remercions toutes celles et ceux qui pourront relayer l’appel et la pétition départementale qui avec celle du comité départemental dépasse les 350 signatures à ce jour !

Nous, PE, AESH, Parents d’élèves, syndiqués et non syndiqués, réunis en visio nationale le 2 avril 2025 travaillant dans les départements 53, 35, 84, 29, 64, 86, 40, 50, 44, 85 et 79 revendiquons un rythme scolaire unique de 4 jours dans nos départements.

STOP aux inégalités de traitement entre les collègues, entre les parents et les élèves !

Pour un cadre national de l’organisation de la semaine scolaire :
4 jours pour tous sur 36 semaines avec la coupure du mercredi !

Ce n’est pas aux mairies de décider de nos horaires !

Nous ne voulons plus des 4 jours et demi pour les raisons suivantes : 

– Nous voulons un cadre national de l’organisation de la semaine scolaire : 96% des communes françaises disposant d’au moins une école publique, fonctionnent aujourd’hui sur un rythme de 4 jours

– Les temps et les différents rythmes (journées longues, journées courtes, pauses méridiennes à rallonge, grande amplitude horaire en collectivité) occasionnent une sollicitation constante de nos élèves, de nos enfants, épuisement (en particulier en fin de semaine) et confusion scolaire/périscolaire

– Pour rétablir l’égalité de traitement des personnels enseignants, AESH, ATSEM, animateurs (frais de garde, frais de transports, temps partiels subis, impacts sur le mouvement, temps de travail supplémentaire…), rompue par une journée de travail gratuite

– Pour mettre fin à l’annualisation du temps de travail des remplaçants

– L’organisation sur 4,5 jours dégrade un peu plus la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers, qu’ils soient en difficulté scolaires ou en situation de handicap

– Pour mettre fin aux ingérences des élus politiques locaux dans l’école de la République, aux tentatives de fixer des règles locales dérogatoires au code de l’éducation, aux règles statutaires

– Pour mettre fin aux inégalités d’accès aux propositions culturelles, sportives et de loisirs, entre les écoles d’un même secteur géographique. Cette situation est aggravée entre les élèves des écoles publiques à 4,5 jours et des écoles privées à 4 jours.

– Une organisation sur 4,5 jours est épuisante pour les personnels des écoles, notamment en fin de semaine et en fin de période. Cela a des conséquences parfois lourdes sur la santé des personnels (fiches RSST, arrêts maladie, épuisement, difficultés d’accès aux soins et rendez-vous médicaux…)

– Pour améliorer les résultats scolaires des élèves, puisque l’impact négatif de l’organisation sur, 4,5 jours est maintenant démontré et confirmé par les évaluations PIRLS de 2011, 2016 et 2021.

Nous décidons d’appeler à une journée nationale de mobilisation y compris par la grève jeudi 22 mai 2025.

Nous décidons la constitution d’un comité national et interdépartemental pour la semaine de 4 jours et nous sollicitons l’appui des syndicats et des organisations de parents d’élèves.

Suppressions spécificités postes remplaçants : c’est non ! Pétition départementale et intersyndicale

Suppressions spécificités postes remplaçants : c’est non ! Pétition départementale et intersyndicale

SNUDI-FO 53 – CGT Educ’action 53 – Sud Education 53 – SNALC

https://www.mesopinions.com/petition/autres/suppression-specificites-postes-remplacants/240970

Les enseignants remplaçants ont des spécificités qui permettent d’adapter les remplacements dans une gestion humaine, et en fonction des besoins dans les classes et dispositifs.

ZIL : zone d’intervention localisée
BD : brigade
BD stage/FC : Brigade stage et formation continue
BD REP+
TR ASH

La consigne ministérielle de supprimer toutes les spécialisations des BD au plus vite est une aberration et une atteinte au bon fonctionnement de l’école Publique. Dans notre département, le fait de modifier ces spécificités, en catimini, sans consulter les enseignants via leurs représentants et ce, dès la rentrée 2025 sans concertation est un mépris envers les personnels concernés qui se retrouvent au pied du mur sans avoir le temps de réfléchir. 

L’objectif de ces changements répond purement à une logique administrative et comptable sans prise en compte de l’humain. La volonté de placer 100 % de la formation hors temps scolaire et d’ « améliorer administrativement » le remplacement en imposant un progiciel de gestion, ne sont que des injustices supplémentaires pour les personnels déjà attaqués depuis plusieurs années. 

A terme, ces modifications pourraient engendrer la suppression de postes de remplaçants et dégraderont davantage encore les conditions de travail de l’ensemble de la profession. 

Cette décision brutale et unilatérale de suppression des spécificités des TR va imposer aux 106 Remplaçants du département une modification de leurs postes et du type de remplacement (niveaux, distances, type de remplaçants, REP+…)

Pour nos organisations syndicales, supprimer le peu de garanties offertes aux remplaçants par le biais de leurs spécialités, c’est instaurer encore plus d’opacité dans la définition des missions, encore plus de flexibilité aussi, encore plus d’iniquité de traitement entre les circonscriptions. 

Nous réclamons donc le maintien de toutes les spécificités des postes de remplaçants, et l’ouverture de tous les postes nécessaires de remplaçants avec le retour de la distinction des ZIL, des BD et des BD stage.

Pétition à renvoyer signée à : contact@snudifo-53.fr ou 53@cgteduc.fr ou contact@sudeducation53.org ou contact@snalc-nantes.fr

Ou à signer en ligne : https://www.mesopinions.com/petition/autres/suppression-specificites-postes-remplacants/240970

CSA-SD du 27.03.25

CSA-SD du 27.03.25

Le 18 mars lors du CSA académique de préparation de rentrée, la rectrice a annoncé le « redéploiement » d’un poste d’infirmière titulaire de la Mayenne à la Loire-Atlantique: il s’agit en réalité de la suppression d’un poste d’infirmière dans notre département.

Tous les syndicats ont voté contre, 
sauf la CFDT qui s’est abstenue et l’UNSA qui a voté POUR. 

Un CSA départemental a été convoqué ce 27 mars avec pour seul point à l’ordre du jour, la suppression de ce poste d’infirmière.

Avec cette mesure, la Mayenne qui a 33 postes d’infirmières, n’en aurait plus que 32 à la rentrée 2026. Profitant du départ en retraite d’une infirmière à Réaumur, la Rectrice et le DASEN ont donc décidé de supprimer un poste de titulaire. Pour la rentrée 2025, cette suppression serait “compensée” par le maintien en place d’une contractuelle déjà en poste au lycée Réaumur, mais pour la rentrée 2026, ce “moyen provisoire” disparaîtrait. 

C’est donc bien la suppression d’un poste, un titulaire de moins, qui nous a été présenté !

Présents à l’instance : Administration : M. AUDY (DASEN), M. VAULEON (secrétaire général), M. TROCHERIE (chef de division 3DE)Délégation FO : Mme ALIGON Sandra, Mme PELAINGRE Marie, Mme COLNOT HélèneReprésentants du personnel : CGT (2), FSU (3), UNSA (2)

Avant le début de l’instance, monsieur Audy, nouveau DASEN de la Mayenne a tenu à présenter les axes sur lesquels il compte travailler plus particulièrement dans le département. Ces derniers reprennent les grands axes académiques. 

Concernant le sujet de l’instance : la suppression d’un poste d’infirmière en Mayenne, nous avons proposé une déclaration commune à toutes les organisations syndicales. La FSU et l’UNSA ne s’y sont pas associées. (NB: En CSA académique, l’UNSA a voté POUR la suppression du poste) 

La FNEC-FP-FO 53 et la CGT Educ’action 53 ont donc fait une déclaration commune. 

A lire : la déclaration FO et CGT

Les autres syndicats n’en avaient pas. 

Suite à la déclaration liminaire, le secrétaire général a feint l’incompréhension. Selon lui, la rectrice n’aurait pas modifié la répartition des emplois à la rentrée. Selon lui, il n’y aurait pas de suppression, mais un gel.  

La délégation FO a rappelé que le manque criant de médecins et d’infirmières scolaires impacte déjà considérablement le fonctionnement normal de nos établissements : retirer un emploi d’infirmière scolaire est une aberration qui témoigne tant de l’irresponsabilité que de la déconnexion de la réalité du terrain. 

Force est de constater que les conditions de travail des infirmières scolaires se sont dégradées ces dernières années, de façon régulière et sans grand effet d’annonce !

Pour rappel, il y a 3 ans, la cité scolaire Réaumur Buron subissait déjà la menace de suppression de l’un de ses trois postes. Malgré une forte mobilisation des personnels avec l’ensemble des organisations syndicales FO, FSU, UNSA et CGT, un demi-poste avait pourtant été sacrifié sur l’autel de l’austérité.

La FNEC-FP-FO 53 a déposé un avis. Il a été adopté à l’unanimité des organisations syndicales représentatives, y compris l’UNSA qui avait voté pour cette mesure en CSA académique.

AVIS FO : Le CSA-SD 53, réuni le 27 mars 2025 demande l’annulation du redéploiement du poste d’infirmière pris en Mayenne au lycée Réaumur-Buron pour le département de Loire Atlantique. Le CSA-SD demande au directeur académique d’abonder les postes d’infirmière scolaire dans le département et d’interpeller la Rectrice en ce sens pour faire valoir les besoins et la spécificité de notre département rural.
POUR : FO (3), FSU (3), CGT (2), UNSA (2)

La délégation FO a également interpellé le DASEN concernant : 

  • Un poste qui apparaît vacant sur le mouvement de Lettres modernes alors qu’il s’agit d’un poste de coordinateur ULIS. Nous avons obtenu confirmation, aucun collègue n’y sera affecté sans faire la demande de poste spécifique. Le vœu “commune” ou le vœu “département” ne peut y conduire. Il s’agit visiblement d’une erreur qui va être corrigée. Nous nous en félicitons.
  • FO a alerté le DASEN concernant la situation au collège Alain Gerbault qui est le seul établissement ne bénéficiant que d’une présence à 50% de son infirmière (le reste du temps elle est dans les écoles du secteur) alors que les autres établissements ont quelqu’un à 60%. FO a rappelé qu’il s’agissait du seul collège REP + du département. Ainsi il est paradoxal qu’il soit aussi le seul à n’avoir qu’une infirmière à 50% !
  • Carte scolaire 1er degré  et perte des spécificités pour les Titulaires remplaçants :

Dès l’ouverture du serveur du mouvement, FO alerté les collègues après être intervenu auprès des services de gestion de la DSDEN. FO avait alors proposé aussitôt aux autres organisations syndicales du 1er degré d’agir en faveur de nos collègues. Nous regrettons l’absence de réponse des autres organisations syndicales depuis.

Rappel : lors du dernier groupe de travail mouvement, le 4 février 2025, nos responsables administratifs nous informaient d’un changement de dénomination pour les Titulaires Remplaçants Formation Continue, qui devaient se voir adjoindre une mention géographique (zone infra-départementale nord, par exemple). 

Cette modification était présentée comme “cosmétique”, un simple changement de nom sans autre modification de missions pour les collègues occupant ces postes.

Or, dans la liste générale des postes, publiée pour le mouvement départemental, non seulement cet étiquetage géographique n’apparaît pas, mais la spécificité des remplaçants stages est complètement gommée. 

Tous les postes de remplaçants apparaissent avec l’intitulé “Titulaire remplaçant”, sans spécialité. Et sur MVT 1D, est ajoutée une minuscule bulle informative, précisant “ZRD”, Zone de Remplacement départementale. 

Rappelons qu’au cours de ce groupe de travail en février, comme en audience début janvier, le SNUDI-FO 53 avait demandé que soit maintenue la spécificité des remplacements Fonction Continue. 

Nous avons donc interrogé il y a quelques jours l’Inspection académique à ce sujet. Selon les services de gestion, ce sont les instructions ministérielles qui ont imposé cette unification de la dénomination. Dans la pratique, les services affirment que le service remplacement continuerait à attribuer aux TR BD stage/FC actuels ce type de remplacement. Ces postes n’étant plus identifiables, les PE qui les souhaiteraient pourraient le signaler dans leur fiche individuelle. Il serait ensuite tenu compte de cette indication selon les besoins de remplacement. 

Le SNUDI-FO 53 est à nouveau intervenu en instance. Même si nous ne remettons pas en cause la bonne volonté des personnels du service remplacement, force est de constater que les attaques pleuvent contre nos droits et que cette modification n’est pas anodine. En effet, il s’agit d’une orientation générale dans beaucoup de départements: il n’y a plus qu’une seule catégorie de remplaçants qu’on peut envoyer partout indifféremment, avec l’aide des nouvelles applications de gestion dont le déploiement serait facilité avec la fusion des spécificités. Dans ces conditions, qui peut croire que ce tour de passe-passe, quelle qu’en soit l’origine, ne soit pas la « Chronique d’une mort annoncée » pour la brigade stage de notre département.

Cette volonté de fusion des BD/BD stage/ZIL ne va  évidemment pas dans l’intérêt des personnels remplaçants ! Il s’agit avant tout de faire des économies et de supprimer des postes de remplaçants comme on le voit déjà dans bon nombre de départements ! 

Le SNUDI-FO 53 apporte tout son soutien aux TR qui se mobilisent et se mobiliseront contre la « déspécialisation » de leur poste annoncée récemment par la DSDEN 53 sans aucune concertation avec les représentants des personnels.

Projet de fermeture de l’école de Saint Cénéré-Montsûrs : 

Le SNUDI-FO 53 est depuis de nombreuses années aux côtés des collègues de Saint Cénéré qui revendiquent l’abandon du projet de fermeture de classe, et le maintien de son école. Le syndicat a participé aux réunions publiques avec élus, parents, et était présent aux rassemblements organisés à Saint Cénéré aux côtés des parents et des collègues pour la défense de l’école. Visiblement, la baisse d’effectifs serait la raison pour laquelle le directeur académique rencontre le maire de Montsûrs vendredi 28 mars pour aborder la probable fermeture de l’école ! Neuf élèves seraient inscrits pour la rentrée 2025. 

Nous avons obtenu l’assurance que la collègue actuellement en poste passera en “mesure de carte scolaire” et pourra participer au mouvement avec ses points de “bonification”. Pour autant, cela pose un problème réglementaire puisque officiellement l’école n’est pas fermée ! Ainsi FO va continuer de défendre les intérêts de la collègue concernée.

La FNEC-FP-FO dénonce cette fermeture, d’autant plus que les élèves se dirigeront inévitablement vers le privé dans ces circonstances. Le service public d’éducation nationale disparaît donc, ce qui permet au privé de se renforcer. Il faudrait au contraire renforcer et soutenir l’école Publique à Saint Cénéré.

Redoublement, maintien des élèves et raccourcissement de cycle

Redoublement, maintien des élèves et raccourcissement de cycle

Dernière minute : victoire du SNUDI-FO 53 !

Suite à notre courriel du 14 mars et notre rappel des textes réglementaires, nos responsables administratifs ont modifié la circulaire départementale relative au redoublement (email de la D3E DSDEN envoyé aux écoles le 27 mars 2025). Le SNUDI-FO 53 se félicite de cette sage décision, un infléchissement qui permet le respect des droits des professeurs des écoles.

Suite de la parution du décret n° 2024-228 du 16 mars 2024 relatif à l’accompagnement pédagogique des élèves et au redoublement, au maintien et au raccourcissement de cycle, le SNUDI-FO 53 fait le point.

Cette année, la note envoyée par l’administration aux écoles le 28 février, ne respectait pas la réglementation et le SNUDI-FO 53 est intervenu auprès du secrétaire général pour faire rectifier la note. (lire notre courriel du 14 mars)

En effet, et désormais, le conseil des maîtres (présidé par le directeur) émet une décision de redoublement, et il n’est plus question de proposition.

Ce changement de terminologie est certes important, mais il ne faut pas non plus en exagérer la portée. En effet, dans le texte précédent, cette proposition de redoublement du conseil des maitres était suivie d’un avis de l’IEN, mais il s’agissait seulement d’un avis, et le conseil des maitres pouvait tout à fait ne pas en tenir compte, comme l’a rappelé le SNUDI-FO 53 à de multiples reprises (retour sur la victoire du SNUDI-FO 53 en 2023).

Il n’y a donc pas de révolution à ce niveau-là mais il faut cependant souligner que, l’avis de l’IEN n’étant plus du tout évoqué, cela évitera possiblement des pressions et autres demandes abusives de bilans de toutes sortes et de PPRE.

L’avis de l’IEN est cependant conservé dans deux cas : lorsque la décision de redoublement (ou de raccourcissement de cycle) concerne un élève en situation de handicap ou lorsque le conseil des maitres décide, soit d’un second raccourcissement de cycle, soit d’un second redoublement. Cette dernière possibilité est une nouveauté, même si ce second redoublement doit rester exceptionnel. Dans le texte précédent, un seul redoublement par cycle était envisageable. A noter qu’il ne s’agit là encore une fois que d’un avis de l’IEN, le conseil des maitres conservant la liberté de ne pas suivre cet avis.

En effet, l’article 3 de ce décret indique qu’ « au terme de chaque année scolaire, le conseil des maîtres se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de chaque élève en recherchant les conditions optimales de continuité des apprentissages, en particulier au sein de chaque cycle. Pour le passage dans la classe supérieure, il est tenu compte des progrès de l’élève réalisés dans le cadre des activités prévues dans les dispositifs d’accompagnement. Dans le cas où ces dispositifs n’ont pas permis de pallier les difficultés importantes d’apprentissage rencontrées par l’élève, un redoublement peut être décidé par le conseil des maîtres présidé par le directeur d’école. La décision de redoublement fait l’objet d’un dialogue préalable avec les représentants légaux de l’élève. »

Si un 2nd redoublement ou saut de classe devait avoir lieu, l’article 3 rappelle qu’ « à titre exceptionnel, il peut se prononcer pour un second redoublement ou un second raccourcissement après avis de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription du premier degré. »

On peut également remarquer que le redoublement n’est plus décrit comme devant seulement se produire « à titre exceptionnel ».

Dorénavant, on ne parle plus de « proposition » de redoublement mais de « décision » de redoublement qui sera adressée aux parents d’élèves.

Dès lors, sur la procédure, il appartiendra aux parents de « former un recours auprès de la commission départementale d’appel prévue à l’article D. 321-8. » dans « d’un délai de quinze jours » s’ils sont en désaccord avec la décision du conseil des maîtres.

Concernant la maternelle, seuls les enfants de maternelle bénéficiant d’un dossier à la MDA peuvent bénéficier d’un maintien si celui-ci est acté par la CDA.

L’article D. 351-7 du code de l’Education renvoie la décision d’un maintien à l’école maternelle à la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.

« Aucun redoublement ne peut intervenir à l’école maternelle, sans préjudice des dispositions de l’article D. 351-7. »

Le nouveau décret précise que, concernant les élèves en situation de handicap, « Lorsqu’elle porte sur un élève en situation de handicap, la décision de redoublement ou de raccourcissement est prise après avis de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription du premier degré. ».

Il est à noter, dans le texte, que les équipes pédagogiques peuvent demander « l’avis du médecin scolaire » dans l’examen de la situation de l’élève.

L’article 1 de ce décret modifie l’article D311-12 du Code de l’éducation à propos de l’accompagnement pédagogique des élèves, notamment la mise en place des PPRE, en rajoutant que « Les actions sont conduites au sein de la classe, sur périodes scolaires et le cas échéant hors temps scolaire. Avec l’accord des responsables légaux de l’élève, et sur la base du volontariat des professeurs, le programme de réussite éducative peut également inclure la participation à des stages de réussite organisés lors des vacances scolaires dans la limite de trois semaines par an. »

D’autre part, le décret de mars 2024 précise davantage le calendrier à respecter, en indiquant qu’en cas de « difficultés importantes d’apprentissage, un dialogue renforcé est engagé avec les représentants légaux dès la fin du 2ème trimestre ou du 1er semestre ».

A la suite de la décision de redoublement transmise par le conseil des maîtres, les parents disposent de 15 jours pour formuler un recours auprès de la commission départementale d’appel, qui prend la décision définitive en fonction des éléments fournis. Actuellement, les parents ont 15 jours pour répondre à la proposition du conseil des maitres puis 15 jours pour un recours s’ils s’opposent à la décision finale.

Enfin, l’autre volet du décret concerne l’accompagnement pédagogique des élèves présentant des difficultés d’apprentissage, avec là encore quelques modifications : d’une part, la participation de l’élève aux actions prévues dans le cadre d’un dispositif d’aide est maintenant obligatoire. Bien que ce ne soit pas précisé, ce caractère obligatoire ne peut s’appliquer qu’aux Activités Pédagogiques Complémentaires (APC), temps pour lesquels on demandait jusque-là l’autorisation des représentants légaux. Les stages de réussite organisés pendant les vacances scolaires sont, eux, toujours soumis à l’accord des parents mais peuvent désormais être intégrés dans un Programme personnalisé de Réussite Educative (PPRE). Toutefois, dans ce texte comme dans le précédent, le caractère obligatoire des PPRE n’est jamais mentionné, même en cas de redoublement, contrairement à ce que certains IEN tentent d’imposer. Il est seulement fait référence à un dispositif d’accompagnement pédagogique « qui peut prendre la forme d’un programme personnalisé de réussite éducative ».

→ Le redoublement est maintenant une décision du conseil des maitres et plus une simple proposition.
→ Les parents doivent être avertis au plus tard à la fin du 2ème trimestre.
→ Sauf cas particuliers, il n’y a plus d’avis de l’IEN.
→ La participation aux activités de remédiation sur temps scolaire devient obligatoire.
→ Les stages de réussite peuvent être intégrés aux PPRE.

Au-delà de ces modifications, quelques éléments majeurs utiles à connaître demeurent d’actualité :

  • Aucun redoublement n’est possible à la maternelle, sauf décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.
  • L’enseignant de la classe est responsable de l’évaluation des élèves et doit en informer régulièrement les parents. Mais il n’est nulle part mentionné qu’il doit pour cela utiliser obligatoirement le dispositif des évaluations nationales.
  • « Des aides spécialisées sont en outre mises en place au profit des élèves qui éprouvent des difficultés persistantes. Elles sont mises en œuvre par des enseignants spécialisés et des psychologues scolaires, conjointement avec l’enseignant de la classe dans laquelle l’élève est scolarisé, et coordonnées avec les autres aides apportées à ces élèves. ». Tous nos remerciements au législateur pour avoir conservé ce passage. Malheureusement, il est obsolète depuis bon nombre d’années étant donné les suppressions de postes de ce gouvernement comme des précédents et la volonté délibérée d’en finir avec les RASED. Quant aux psychologues scolaires, ils sont tellement maltraités et mal payés que même leur concours de recrutement ne fait plus le plein.

L’exministre Attal, par ce décret, se targuait de redonner aux enseignants leur liberté pédagogique. Mais, d’une part, comme on l’a vu, ce texte de 2024 ne fait que clarifier la situation. Les enseignants avaient déjà ce droit de décision des redoublements. Et d’autre part, notre liberté pédagogique est « en même temps » largement remise en cause par de nombreuses autres mesures : PPCR, évaluations nationales, évaluations d’école, loi Rilhac, choc des savoirs décliné à l’école primaire sous forme de méthodes imposées, de manuels « labellisés » et autres nouveaux programmes qui diront aux enseignants quoi faire à chaque minute de la journée.
Pour terminer, si des redoublements sont nécessaires et que les enseignants ne parviennent pas à remédier aux difficultés scolaires, c’est bien aussi à cause de nos conditions de travail de plus en plus dégradées, du manque de remplaçants à l’inclusion systématique et sans moyens humains suffisants.

Références réglementaires : Code de l’Éducation : articles D311-12, D321-3, D321-6 (modifiés par le décret n° 2024-228 du 16 mars 2024)

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