GT au ministère : refonte des 108 heures

GT au ministère : refonte des 108 heures

Pour le SNUDI-FO, c’est NON !

Le SNUDI-FO 53 alertait déjà dès la rentrée de la volonté ministérielle de remettre en cause nos obligations statutaires (lire à ce sujet)

Le ministère répète qu’il recherche davantage de « souplesse » afin de « s’adapter aux réalités locales » et que ces modifications permettraient de développer « l’autonomie des écoles ».

Pour le SNUDI-FO, il s’agit surtout pour le ministère de modifier rapidement le cadre réglementaire afin d’imposer davantage d’heures de « formation », notamment à partir des conclusions et préconisations issues des évaluations nationales des élèves et des évaluations d’école.

En effet, le projet de décret prévoit jusqu’à 30 heures consacrées aux actions de formation continue et aux animations pédagogiques (18 heures actuellement)

Il confirme ainsi la logique de déréglementation déjà présente dans la circulaire sur la formation continue publiée le 29 juin 2026, qui indique :

« Dans le cadre d’une mise en œuvre souple adossée à différentes modalités de formation (résidences pédagogiques, constellations ou animations pédagogiques), chaque professeur des écoles bénéficiera, sur quatre années, d’au minimum :

• 24 heures de formation en mathématiques ;
• 24 heures en français ;
• 24 heures dans d’autres champs disciplinaires, interdisciplinaires ou transversaux, intégrant la formation à l’EVAR. (…)

Les résidences et les constellations nécessitent un volume préconisé de 30 heures. »

Le SNUDI-FO s’oppose catégoriquement au passage à 30 heures de pseudo-formation imposées par les IEN, notamment en fonction des évaluations nationales et des évaluations d’école !

Le ministère souhaite modifier le décret organisant la répartition des 108 heures de la manière suivante :

Activités pédagogiques complémentaires
Actuellement : 36 heures
Projet : de 24 à 42 heures

Travaux en équipes pédagogiques, relations avec les parents, élaboration et suivi des PPS des élèves en situation de handicap
Actuellement : 48 heures
Projet : de 36 à 48 heures

Formation continue et animations pédagogiques
Actuellement : 18 heures
Projet : de 18 à 30 heures, dont au moins la moitié consacrée à la formation continue

Conseils d’école obligatoires
6 heures, sans changement.

Alors que les 48 heures dédiées aux travaux en équipe pédagogique et aux rencontres avec les parents sont déjà largement dépassées dans les écoles, le ministère propose désormais une fourchette « de 36 à 48 heures » !

Faire baisser artificiellement sur le papier le volume horaire alors que les enseignants dépassent déjà le volume maximal, cela s’appelle une arnaque !

C’est ce que le SNUDI-FO a rappelé au ministère lors du groupe de travail.

Le SNUDI-FO n’est pas dupe. Le ministère a beau préciser qu’il est prévu que « le conseil des maîtres soit acteur de la co-construction », que « ce n’est pas l’IEN qui définira le choix de répartition des 108h » et que celui-ci ne ferait que valider cette répartition, qui peut y croire ?

Que se passerait-il par exemple dans les équipes où aucun consensus ne serait trouvé sur la répartition des 108 heures ?

Qu’en serait-il des choix individuels de formation ?

Les évaluations nationales et les évaluations d’école ne conduiront-elles pas les IEN à imposer aux équipes certaines formations et, par conséquent, une répartition particulière des 108 heures ?
C’est d’ailleurs déjà le cas avec l’accompagnement PPCR (constellations, résidences pédagogiques, évaluations d’école…)

Le SNUDI-FO ne peut accepter des obligations de service à géométrie variable, toujours au détriment des personnels !

Le SNUDI-FO ne négociera pas une aggravation des conditions de travail des personnels !

Avec la volonté d’une application à la rentrée 2027, le ministère annonce vouloir soumettre ce projet de décret au vote du CSA ministériel du 6 octobre.

Le SNUDI-FO a rappelé son opposition à ce projet de décret et a également demandé l’abandon de la circulaire publiée le 29 juin 2026, qui prévoit une « mise en œuvre souple » de la formation sur quatre ans, tout aussi inacceptable.

Le SNUDI-FO revendique :
• L’abandon du projet de décret !
• L’abandon de la circulaire du 29 juin 2026 sur l’acte 2 de la formation continue !
• Le retour à une formation remplacée sur temps de classe !
• Le respect de la liberté de choix des animations pédagogiques !
• L’abandon des dispositifs de « management » : évaluations d’école, évaluations nationales, constellations PPCR, résidences pédagogiques, loi Rilhac…

Annonces Ndiaye : réaction du SNUDI-FO 53

Annonces Ndiaye : réaction du SNUDI-FO 53

Supprimer des postes et faire porter la responsabilité de la baisse du niveau des élèves sur les épaules des personnels : Nouvelle provocation du ministre Ndiaye

Le ministre Ndiaye, à l’instar de son prédécesseur Blanquer, a une nouvelle fois choisi les médias pour dévoiler ses dernières mesures.

Les personnels ont donc appris via BFM TV, ou RMC que le ministre déplorait que « les résultats des évaluations d’entrée en sixième sont problématiques. 27% des élèves n’ont pas le niveau requis en français, un tiers ne l’ont pas en mathématiques ».

  • Mais qui précarise les personnels en refusant d’augmenter les salaires ?
  • Mais qui supprime des milliers de postes ?
  • Mais qui généralise la division des personnels, et démantèle l’école publique ?

Si la situation est telle que l’indique M. Ndiaye, ce sont pour le SNUDI-FO 53 les ministres de l’Education nationale qui se sont succédés qui en portent l’entière responsabilité avec la mise en œuvre de contre-réformes destructrices, et un démantèlement continu de l’école publique.

Face à cette situation qu’il juge alarmante, le ministre envisage-t-il donc d’annuler les 2 000 suppressions de postes d’enseignants, dont 1 117 dans les écoles, qu’il a imposées pour la rentrée 2023 à coup de 49-3 ? Envisage-t-il de rétablir les 7 490 postes d’enseignants du 2nd degré supprimés par son prédécesseur lors du premier quinquennat Macron ?

Pas du tout !

Il annonce au contraire que « des professeurs des écoles interviendront en classe de 6ème pour favoriser la transition entre l’école et le collège et soutenir l’apprentissage des savoirs fondamentaux. »

Le ministre fait ainsi un pas de plus vers la fusion des corps, générant division des personnels, profitant de cette situation pour instaurer des primes en échange de nouvelles missions, laissant entendre que les professeurs des écoles auraient largement le temps de s’en occuper, faisant peser la responsabilité de la baisse du niveau des élèves sur les épaules des personnels… Notons que l’Education Nationale n’a même pas les moyens de financer les déplacements de ses personnels itinérants dans les écoles mayennaises !

Remettre en cause les statuts des professeurs des écoles, remettre en cause l’enseignement disciplinaire dispensé par des professeurs certifiés ou agrégés dans les collèges tout en continuant à supprimer des postes : voici donc le choix du ministre !

C’est inacceptable !

D’autant plus qu’il y a fort à parier que les professeurs des écoles seront invités à intervenir au collège dans le cadre du pacte « travailler plus pour perdre moins » annoncé par Macron et Ndiaye aux enseignants, à savoir des rémunérations en échange de tâches supplémentaires.

Devant cette provocation du ministre, le SNUDI-FO 53 réaffirme ses revendications :

  • Respect du statut des différents corps enseignants
  • Annulation des suppressions de postes prévues à la rentrée 2023
  •  Création de tous les postes nécessaires
  • Augmentation des salaires par l’indice pour tous les personnels et sans contrepartie

A Laval le 5 janvier 2022

STOP à l’allongement sans fin de l’année scolaire

STOP à l’allongement sans fin de l’année scolaire

Stop à l’allongement sans fin de l’année scolaire !

L’année scolaire 2020-2021, qui a débuté lundi 31 août 2020 pour les enseignants et qui aura duré 36 semaines et demi, se terminera mardi 6 juillet 2021. L’année 2021-2022, quant à elle, se terminera elle le jeudi 7 juillet 2022.
D’année en année, le ministre prolonge donc la durée de l’année scolaire, qui s’étend de plus en plus sur le mois de juillet !

Au calendrier ministériel, le SNUDI-FO oppose les revendications exprimées lors de son Congrès de Clermont-Ferrand (octobre 2019) : « Le congrès refuse toute modification de l’organisation des congés scolaires, exige le maintien de l’organisation de l’année scolaire en cinq périodes de classes et quatre périodes de congés ainsi que le retour à des congés d’été de deux mois, sans rentrée ou prérentrée en août. »

Au lieu de réduire les congés d’été, le ministre ferait mieux de prendre enfin des mesures permettant d’améliorer les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves !

Il ferait mieux de recruter immédiatement des enseignants titulaires en nombre suffisant afin que les élèves ne soient plus chassés de l’Ecole publique quand leur enseignant est absent !

Il ferait mieux de créer les postes nécessaires pour annuler les fermetures de classes prévues pour la prochaine rentrée, d’ouvrir des postes d’enseignants spécialisés, de RASED, de remplaçants !

Il ferait mieux de recruter des AESH en nombre suffisant et de leur attribuer un véritable statut de la fonction publique et un véritable salaire !

Il ferait mieux d’abandonner les mesures de son Grenelle qui remettent en cause les statuts et détruisent l’Ecole Publique !

Le SNUDI-FO réaffirme ses revendications :
– Pour une année scolaire de 36 semaines et pas un jour de plus !
– Respect des deux mois de congés d’été !
– Pour un calendrier respectant le rythme 7 semaines de classes / 2 semaines de congés !
– Pour la création immédiate des postes nécessaires !
– Pour l’abandon des mesures du Grenelle !

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