Pourquoi je serai en grève mardi 26 janvier ?

Pourquoi je serai en grève mardi 26 janvier ?

Lors de son allocution télévisée le 14 janvier avec le premier ministre, Blanquer n’a pas dit un seul mot sur la question des recrutements statutaires qui seraient nécessaires dans les écoles dans la situation sanitaire actuelle.

Réunissant les organisations syndicales quelques jours plus tard, c’est le silence qui prévaut encore sur cette question.

Les élèves peuvent donc continuer à s’entasser dans les classes, les remplaçants, les enseignants spécialisés peuvent continuer à manquer, nous pouvons continuer à brasser… le ministre s’en moque !

Pour mon salaire !

Pendant que Blanquer déroule son Grenelle, offrant un plat de lentilles à quelques-uns, et rien pour les autres, le tout en échange de l’accentuation des logiques RH inhérentes à PPCR, certains voient leurs salaires revalorisés, et pas qu’un peu !

Bonification indiciaire attribuée aux cadres supérieurs du ministère (parution au JO mercredi 20 janvier) :
– secrétaire général, DGESCO, DGRH : 180 points
– chefs de service : 120 points
– sous-chefs : 110 points

Et oui, il s’agit bien d’une « revalorisation historique » pour reprendre les maux de notre cher ministre…

Faut-il rappeler que 180 points de revalorisation correspondent à 844 euros d’augmentation !

Faut-il rappeler que le ministre Blanquer, avec son Grenelle propose 0 euros pour 70% des enseignants et une pseudo-revalorisation indigente, sous forme de prime, réservée à une minorité de collègues ! Seuls les professeurs des écoles et PsyEN des échelons 2 à 7 de la classe normale sont concernés par cette « prime d’attractivité » !

Provocation indigeste, indécence, mépris !

Encore des fermetures de classe à venir !

En plus de l’institutionnalisation et de la généralisation du recours aux contractuels dans les écoles, c’est une rentrée 2021 inacceptable qui se prépare, qui plus est dans le contexte pandémique !

La vérité se fait jour : 0 postes pour la Mayenne … et pourtant les RASED sont décimés, nous manquons de remplaçant, il va falloir augmenter les décharges de direction (avec l’augmentation en trompe-l’œil du ministre), il va falloir dédoubler les grandes sections en éducation prioritaire…

D’ailleurs, les DASEN et recteurs indiquent que le dispositif visant à ne pas fermer de classes dans les communes de moins de 5.000 habitants sans l’accord du maire ne sera pas reconduit cette année, ce qui ne peut préparer qu’une saignée dans les écoles rurales !

COVID 19 : Le ministre continue de se moquer du monde !

Quant aux autres annonces du ministre, elles ne font que confirmer que celui-ci se moque du monde !

Il s’agirait désormais que les élèves de différentes classes ne soient plus brassés à la cantine, alors que lorsque des élèves d’une classe où l’enseignant absent n’est pas remplacé doivent être accueillis dans une autre classe, ce brassage ne pose aucun problème au ministre !

Ce non-brassage des élèves à la cantine ne peut qu’engendrer un nouveau casse-tête pour les personnels déjà au bord de la rupture : certaines communes font déjà pression pour étendre les heures de repas et donc décaler les heures de classes ! Un peu partout en France, des communes entendent organiser des repas dans des salles de classes que nos collègues seraient sommés de quitter. C’est inacceptable ! Pire, dans des départements, des IEN demandent l’aménagement des horaires de l’école !

Quant au dépistage des personnels organisé par le ministre (dépistage qu’il trouvait parfaitement inutile quelques mois plus tôt), sur lequel il se garde bien d’ailleurs de donner la moindre précision, chacun comprend qu’il s’agit là d’une opération de communication et non d’une volonté d’organiser la protection des personnels !

Pour preuve : en Mayenne les tests pour les personnels sont inaccessibles, et face à nos demandes de précisions (autorisations d’absences, extension des horaires, tests salivaires…) le DASEN n’a AUCUNE réponse à apporter.

La grève du 26 janvier n’est pas unitaire ?

Dans bien des départements le SE-UNSA, avec FO, la FSU, la CGT et Sud, appelle, dans l’unité, à la grève, sur les mêmes revendications ! Il s’agit bien d’une grève unitaire qui rassemble les principales revendications des personnels : reconnaissance et respect par l’augmentation des salaires, des moyens pour l’amélioration de nos conditions de travail et la création de postes statutaires.

Lire le communiqué intersyndical 53 – FO/FSU/CGT/SUD

Le SNUDI-FO 53 appellent l’ensemble des personnels PE, AESH, PsyEN à réagir et à se mobiliser dès mardi 26 janvier pour exiger la revalorisation substantielle de nos salaires par l’augmentation de tous les indices et l’augmentation de 20% de la valeur du point d’indice…

D’ores et déjà des écoles nous annoncent qu’elles seront fermées mardi. Envoyons un signal fort et mobilisons-nous !

Envoyez rapidement votre déclaration d’intention (avant samedi soir minuit) et compléter notre questionnaire en ligne pour qu’un état des lieux de la mobilisation soit communiqué.

FO obtient la réunion d’un CHSCT dédié à la direction d’école

FO obtient la réunion d’un CHSCT dédié à la direction d’école

Rappel :
-En octobre 2019, sur proposition de FO, la FNEC-FP FO avec la FSU, la CGT et l’UNSA ont demandé la réunion d’un CHSCT exceptionnel dédié à la direction d’école. Le DASEN, comme le Recteur ont toujours refusé cette demande faisant ainsi fi de la réglementation ! (article 69 du décret 82-453 : les membres du CHSCT se réunissent “dans le délai maximum de deux mois, sur demande écrite de la moitié des représentants titulaires du personnel…”) 
(lire la demande au DASEN / la demande au Recteur)
-Mai 2020 : avec FO, 99 directeurs et directrices saisissent le CHSCT (lire article café pédagogique)
-Le 20 mai 2020, la FNEC-FP FO lance une procédure d’alerte départementale relative à la situation des directeurs et directrices d’écoles en Mayenne (lire la procédure d’alerte

Les représentants FNEC-FP FO ont par conséquent saisi l’ISST (inspectrice santé et sécurité au travail) du Rectorat en novembre 2020, à la fois sur cette entrave à la réglementation et sur les suites données à la procédure d’alerte engagée par FO. 

Face à l’absence de réponse satisfaisante, les représentants FO au CHSCT ont saisi une inspectrice du travail de la DIRECCTE, comme prévu par la réglementation. Celle-ci nous a donné raison sur le fond comme sur la forme et a contraint le DASEN à convoquer le CHSCT dédié à la direction d’école, demandé conformément depuis plus d’un an. Celui-ci se tiendra le 20 avril 2021.

Le DASEN comptait bien se satisfaire des GDDE (Groupe de travail direction d’école) impulsés par Blanquer pour poser les jalons de la loi Rilhac. FO n’entend pas apporter sa caution à ces groupes de travail, mais entend porter les revendications des directeurs et directrices d’école, dans des instances officielles qui existent encore !

Preuve supplémentaire de la supercherie : le prochain GDDE est prévu par le DASEN le 2 février. Un document a été envoyé aux directeurs et directrices choisis par le DASEN pour y participer. Il s’agit d’un document “d’auto-positionnement” considéré comme un outil pour le directeur… Comment cautionner cela ? Il s’agit purement et simplement d’un document d’évaluation des adjoints et de l’école ! Les objectifs de ces GDDE ? Jugez par vous-même : Document d’auto-positionnement fourni par le DASEN 

Lire le compte rendu du GDDE du 1er décembre

Lire le courrier du SNUDI-FO au DASEN suite au GDDE du 1er décembre

En tout état de cause, le SNUDI-FO a pris ses responsabilités et ne participera pas au prochain GDDE du 2 février : il invite les directeurs et directrices du département invités par leur IEN, à ne pas participer à ces GDDE (hors temps de travail), prétexte à la mise en œuvre d’une loi Rilhac pas encore adoptée. 

C’est en ce sens que le SNUDI-FO s’était adressé aux autres organisations syndicales (SNUipp, UNSA et CGT) pour leur proposer d’interpeller le DASEN et de refuser ensemble de participer à cette nouvelle mascarade.

FO invite les directeurs et directrices à faire remonter toute situation impactant leur santé, leur sécurité, leurs conditions de travail en utilisant les RSST et en saisissant le syndicat.

Rejoignez le SNUDI-FO 53, le syndicat libre et indépendant, et renforcez votre outil collectif de résistance, de solidarité, par votre adhésion

Compte-rendu du GT CHSCT : étude fiches RSST du 19.01.21

Compte-rendu du GT CHSCT : étude fiches RSST du 19.01.21

Lors du dernier CHSCT-D, de nombreuses fiches RSST n’avaient pu être examinées, faute de temps  : le directeur académique avait alors proposé  qu’une réponse écrite leur soit apportée, ce que les représentants FO avaient refusé (pour rappel notre compte-rendu du CHSCT du 3 décembre 2020

Le CHSCT est et doit rester l’instance réglementaire d’examen des fiches RSST en présence des représentants du personnel. 

Par ailleurs, dès le 3 décembre à l’issue du CHSCT, la FNEC-FP FO avait interpellé le DASEN pour qu’une nouvelle réunion soit instamment réunie. La réponse de l’administration a donc été la convocation de ce groupe de travail CHSCT, réuni plus d’un mois après la réunion du 3 décembre !

Ont participé à ce GT : 
Pour l’administration : Le secrétaire général, la cheffe de bureau GRH et l’AEMS (agent d’équipe mobile de sécurité)
Pour les représentants du personnel : Frédéric Gayssot pour la FNEC-FP FO, une représentante FSU et une représentante CGT (UNSA absent)

32 fiches RSST ont été examinées lors de ce GT : Le représentant FNEC-FP FO a défendu et porté toutes les situations pour lesquelles il avait été sollicité, et rendu compte auprès des mandants. 

Fiches RSST inclusion scolaires : de nombreuses fiches RSST témoignent de situation relatives à l’inclusion à marche forcée et des conséquences de celle-ci sur les conditions de travail, la santé et parfois la sécurité des personnels enseignants et AESH.
Agir à chaque étape avec FO : des avancées avec l’appui du syndicat sont obtenues sur les dossiers :
●Respect des notifications MDA et accélération des procédures
●nomination d’un AESH en urgence
●obliger notre hiérarchie (IEN, DASEN) à recevoir les parents (les convaincre de constituer un dossier MDA, de demander l’accompagnement d’un AESH, d’envisager une orientation adaptée…) et/ou de piloter une Réunion d’Équipe éducative ou de suivi au complet
●scolariser l’élève dans une structure ou classe spécialisée : ULIS, SEGPA, ITEP, IME… 
●déscolarisation partielle.

Fiches RSST remplacement : 
La FNEC-FP FO a renouvelé sa demande, appuyée par la FSU, à savoir autoriser par écrit les directeurs d’école à pouvoir proposer aux parents qui le peuvent de garder leur enfant à la maison en cas d’absence d’enseignant et de non remplacement. 
Refus de l’administration ! Pourtant cette autorisation pourrait être qualifiée de mesure de bon sens dans la conjoncture actuelle ! Mais non ! Pourtant FO a déjà obtenu cette autorisation de la part de certains IEN ! Malgré les annonces de renforcement du protocole, de non-brassage des élèves … rallonger le temps de cantine, ça s’est possible ! modifier les horaires de l’école pour éviter le brassage, ça, c’est possible ! Quelle cohérence !

Réunions et formations en présentiel : FO était intervenu à ce propos par courrier auprès du DASEN qui avait ensuite autorisé le présentiel ou le distanciel pour les formations, réunions. La FSU a également reformulé cette demande lors de ce GT. L’administration demeure évasive, rappelle que le présentiel est “quand même” plus profitable sur le plan des échanges et que même si le risque zéro ne peut être écarté, les conditions de ces réunions respectent scrupuleusement le protocole…Néanmoins nous avons insisté pour que les collègues qui ne sentent pas à l’aise puissent y assister en distanciel ou ne pas y pas participer. Pas de réponse claire de l’administration…

Situation COVID : Notons que l’administration, contactée par FO il y a une semaine sur l’organisation des tests pour les personnels et les élèves sur le département, n’a toujours aucune réponse à apporter. Comment font les personnels pour se déplacer à Evron ou Château-Gontier s’ils ne sont pas autorisés à s’absenter sur leur temps de travail, compte-tenu des horaires proposés ? Là encore le DASEN, justifie la communication du ministre qui fanfaronne à tout va sur le déploiement des tests dans l’Education Nationale.

Notons également, que les collègues, conseillés par FO, ont pu obtenir une boîte neuve de masques chirurgicaux sur demande auprès de l’administration. (lire à ce propos notre communiqué du 5 janvier / Livraison des masques chirurgicaux dans les établissements scolaires : Une enveloppe en papier… et rien d’autre !)

Le prochain CHSCT se réunira le 11 février. La FNEC-FP FO a demandé l’inscription d’un point à l’ordre du jour, relatif à la situation sanitaire. Nous vous invitons à prendre contact avec le syndicat et à utiliser les Registres Santé et Sécurité au Travail pour saisir le CHSCT de toute situation portant atteinte à votre santé, votre sécurité et vos conditions de travail. 

Les CHSCT existent encore : faisons les vivre !

Merci de transmettre cette information autour de vous; tous les personnels de l’Education Nationale titulaire ou contractuels sont concernés.

Pour rappel, notre page dédiée (CR, outils, RSST, RDGI, déclarations, avis…) : https://snudifo-53.fr/chsct/

Retrait total de la loi sécurité globale !Retrait des décrets de fichage de l’opinion !

Retrait total de la loi sécurité globale !Retrait des décrets de fichage de l’opinion !

Loi de sécurité globale, loi sur les séparatismes, décrets sur la « prévention des atteintes à la sécurité publique »: les libertés syndicales et l’existence même des organisations syndicales sont menacées.

Ces mesures font système avec la loi de transformation de la fonction publique qui vise à marginaliser les syndicats. Elles font système avec la volonté de faire taire toute contestation et toute revendication.

Dans le même temps, le gouvernement n’a pas confiné sa politique de destruction des acquis sociaux, des droits et garanties collectives et des services publics.

Les étudiants en Histoire à la Sorbonne arrêtés le 7 janvier dernier parce qu’ils manifestaient contre les conditions inadmissibles d’examen après des mois de fermetures d’université ; les lycéens réprimés au mois de novembre pour avoir demandé l’amélioration de leurs conditions d’apprentissage ; les professeurs poursuivis pour avoir combattu les E3C l’année dernière ; tous ceux qui revendiquent sont au coeur de la cible.

Le SNUDI-FO 53 appelle à manifester pour la défense des droits

Au moment où le gouvernement met en place cet arsenal répressif, il poursuit sa politique de démantèlement de la fonction publique. Au ministère de l’Education nationale, c’est une avalanche de mesures qui donne le vertige : RH de proximité et management type “France Telecom”, augmentation des recrutements précaires et contractuels, hybridation des enseignements, remise en cause du droit à la formation, évaluation par les pairs avec les constellations PPCR, remise en cause du baccalauréat…

Le SNUDI-FO 53 appelle les PE, AESH et PsyEN du 1er degré à participer à la RIS du mardi 19 janvier en visio (17h30) et à préparer la grève à partir du 26 janvier dans les écoles pour l’augmentation des salaires, pour le recrutement massif et urgent de PE titulaires avec l’ouverture et l’abondement de la liste complémentaire, pour nos conditions de travail avec la défense des statuts.

Avec sa fédération et sa confédération CGT-FO, le SNUDI-FO 53 demande le retrait de la loi de sécurité globale et l’abrogation des décrets de fichage.

Le SNUDI-FO de la Mayenne appelle ses adhérents à participer au rassemblement organisé à Laval à 10h30 ce samedi 16 janvier, place du 11 novembre, pour le retrait de la loi de sécurité globale, pour la défense de nos libertés fondamentales à commencer par celles de manifester et de revendiquer.

Menace sur le droit de se syndiquer

Toutes les libertés fondamentales sont visées, au premier chef celle d’être protégé et défendu par l’organisation syndicale de son choix. Les décrets du 2 décembre dernier autorisent le fichage généralisé des personnes en fonction de leurs opinions, de leur appartenance syndicale et de leur état de santé s’il est estimé que cela constituerait une menace pour la « sûreté de l’État » et « l’ordre public ».

Menace sur le droit de revendiquer

Dans la loi de sécurité globale, il y avait l’article 24, retoqué par le conseil constitutionnel mais il y aussi l’article 21 qui permettrait d’exploiter en temps réel les images des caméras piétons des policiers et l’article 22 qui légaliserait l’utilisation de drones pour filmer et permettre une surveillance étendue et particulièrement intrusive. Cette utilisation permettrait la collecte massive de données personnelles, susceptibles d’intimider et de dissuader les gens de manifester.

Réforme des masters MEEF et des concours : questions / réponses

Réforme des masters MEEF et des concours : questions / réponses

Réforme des masters MEEF et des concours : sous la « professionalisation », la destruction du statut !

MEEF : Master de l’enseignement, de l’éducation et de la formation

Pour bien comprendre cette réforme, lire: Formation des enseignants: des économies sur le dos de l’école publique !

Depuis plus d’un an le ministère dévoile les diverses « briques » de la réforme d’ensemble des masters MEEF et des concours. Il vante la « professionnalisation » de la formation des futurs enseignants. Certains pourraient s’en réjouir, tel n’est pas le cas de la FNEC FP-FO. Quelle est la réalité de cette réforme ? La série de « questions-réponses » ci-après y répond.

1) Combien seront payés les étudiants de Master MEEF embauchés comme« contractuels » ?

Moins de 700 € nets par mois. Chaque heure de travail réelle sera payée moins que le SMIC horaire !

2)Les étudiants contractuels MEEF dits « alternants » serviront-ils de moyens de remplacement ?

OUI. Rien ne l’interdit dans la réglementation relative aux étudiants contractuels en MEEF (arrêté de 2013 fixant le cadre national des formations en MEEF, modifications de 2019 et 2020 incluses ; note de service du 27 novembre 2020 adressée aux recteurs, publiée au BOEN du 24 décembre). C’est donc possible et ceci a été explicitement avancé par les représentants du ministère dans les discussions.

3)Les étudiants MEEF lauréats des concours fonctionnaires stagiaires continueront-ils de bénéficier d’une réduction de leurs obligations réglementaires de service ?

NON. Actuellement les fonctionnaires stagiaires bénéficient d’une réduction de 50 % de leur ORS. Gain pour le ministère de ce passage à 100 % : environ 9000 postes (la moitié des postes mis aux concours dans le 1er et le second degré).

4)Le recrutement en fin de M2 (au lieu du M1) entraînera-t-il une revalorisation de la rémunération ?

NON. Aucune revalorisation liée à la réforme des MEEF et concours n’est prévue.

5)Les étudiants « contractuels » MEEF auront-ils tous les mêmes emplois du temps ?

NON. Certains seront astreints à dispenser un plein service hebdomadaire d’enseignement (organisation « massée »), d’autres auront entre 6 et 12H (1er degré) ou entre 3 et 9H (2nd degré) de service d’enseignement hebdomadaire (organisation « filée »)… Comme de plus les contrats annuels seront le plus souvent à cheval sur les années de M1 et M2, l’articulation des emplois du temps dans les masters MEEF sera extrêmement difficile, les conditions d’études en master seront dégradées et le volume horaire global de la formation ne pourra donc que baisser.

6)Quelles conséquences a l’obligation d’attribuer un tiers du volume d’enseignement en MEEF à des enseignants « praticiens » en poste dans le premier ou le second degré ?

Entre autres : – Pour atteindre les 30 %, les volumes horaires globaux de formation devront être revus à la baisse. – Les postes de 1er et 2nd degré affectés dans les INSPÉ vont progressivement disparaître.

7) La réforme a-t-elle aussi des implications en Licence ?

OUI. Il est prévu de mettre en place des licences spécifiques en amont des nouveaux Masters MEEF, au moins dans un premier temps pour les étudiants se destinant à la filière PE.

8) La réforme affaiblit-elle la maîtrise des disciplines ?

OUI. L’oral disciplinaire ou pluri-disciplinaire qui restait est transformé en un entretien de « motivation » mené par des jurys hiérarchiques, non disciplinaires.


La réforme des MEEF et concours, c’est la destruction de la formation professionnelle initiale des enseignants, la mise en place d’une filière de contractuels Smicards, une attaque directe contre les concours et contre le statut.

Il y a urgence à lui barrer la route.

La FNEC FP-FO appelle tous les collègues impliqués dans la formation des futurs enseignants, dans les INSPÉ comme dans les universités, à se réunir par tous les moyens possibles et à prendre position pour l’abandon de cette réforme.

Elle les appelle à rejoindre la grève du 26 janvier à l’appel de la FNEC FP-FO, de la FSU, de la CGT Educ’action, de Sud-Éducation, pour y porter l’ensemble de leurs revendications.

En grève dès le 26 janvier : salaires, postes statutaires, conditions de travail

En grève dès le 26 janvier : salaires, postes statutaires, conditions de travail

État de la mobilisation dans les écoles mayennaises

Afin d’avoir un état des lieux précis de la mobilisation dans les écoles mayennaises merci de prendre 2 minutes pour compléter ce questionnaire en ligne.


Pour participer à la grève du mardi 26 janvier, vous devez renvoyer votre déclaration d’intention de grève avant samedi 23 janvier 23h59



Déclaration d’intention : ce qu’il faut savoir

Nous vous conseillons de remplir dès à présent votre déclaration d’intention de grève . (à envoyer à votre IEN via votre adresse ac-nantes) – Une déclaration d’intention, y compris pour plusieurs jours n’impose absolument pas d’être en grève : le/la collègue qui aurait fait connaître son intention de participer au mouvement de grève peut librement y renoncer et le faire savoir a postériori (déclaration de service fait demandé par l’administration). Le serveur sur le site de l’administration n’étant pas actualisé au 11 janvier, le SNUDI-FO a interpellé le secrétaire général à ce propos. Si le formulaire en ligne n’est pas accessible, envoyez le modèle fourni par le syndicat (ci-dessus).

Pour participer à la grève du mardi 26 janvier, vous devez renvoyer votre déclaration d’intention de grève avant samedi 23 janvier 23h59

Ce qu’il faut savoir sur la déclaration d’intention de grève :

En application de la loi n°2008-790 du 20 août 2008 et de la circulaire n°2008-111 du 26 août 2008 relative à la mise en œuvre de la loi du 20/08/2008 créant un droit d’accueil au profit des élèves des écoles maternelles et élémentaires (B.O. du 04.09.2008), il appartient à chaque enseignant, à chaque mouvement de grève, d’adresser à l’inspecteur de l’éducation nationale de la circonscription une déclaration d’intention de participer à la grève 48 heures avant le jour de la grève.

Il est illégal que les municipalités affichent sur les écoles ou publient sur leurs sites internet la liste des enseignants grévistes et/ou le nom des classes concernées, le nombre d’enseignants d’une école ayant envoyé une déclaration d’intention de grève, ou encore le nombre d’enseignants grévistes dans une école

Rappelons que la circulaire de mise en œuvre du SMA précise que « les déclarations sont couvertes par le secret professionnel et ne peuvent être utilisées que pour l’organisation du service d’accueil » et que « pour permettre aux communes de mettre en place le service d’accueil lorsqu’elles y sont tenues, il appartient à l’Inspecteur d’académie de recenser précisément les écoles dans lesquelles le taux prévisionnel de grévistes est égal ou supérieur à 25 %.

Les IEN doivent seulement transmettre aux municipalités la liste des écoles dans lesquelles il y a plus de 25% d’intentions de grève (sans préciser le nombre d’intentions ni les noms et niveau de classe des grévistes)

Précisions sur le Service Minimum d’Accueil (circulaire n° 2008-111 du 26-8-2008) Par le biais des intentions envoyées par les agents à la hiérarchie (DASEN ou IEN), l’administration comptabilise le nombre d’agents potentiellement grévistes et transmet ce chiffre aux municipalités afin qu’elles organisent ou pas le SMA.

  • Si 25% ou plus du nombre des personnes qui y exercent des fonctions d’enseignement ont déclaré leur intention de faire grève (les directeurs en décharge de fonction d’enseignement les jours de grève ne sont pas comptabilisés, seuls les remplaçants le sont), c’est la commune qui assure et organise le SMA.
  • Cas des enseignants non-grévistes : ils ne sont pas tenus d’accueillir les élèves des collègues grévistes.
  • Si la mairie, ne l’organise pas : les PE n’ont pas à s’y substituer.
  • Si moins de 25% d’intention de grève, c’est l’Etat qui assure le SMA.
  • Cas des enseignants non-grévistes : ils sont tenus d’accueillir les élèves des collègues grévistes.

IMPORTANT : Le droit de grève est un droit constitutionnel et aucun texte n’oblige les collègues à se déclarer grévistes individuellement. C’est à l’employeur de recenser les personnels en grève, un collègue gréviste n’a donc pas l’obligation de se signaler sur un état de situation.

Communication

  • Les agents ne sont pas tenus d’informer les parents d’élèves ou la mairie de leur intention de faire grève.
  • Les documents visant à expliquer aux parents d’élèves les raisons de la grève ne doivent pas être transmis aux élèves. Ils doivent être distribués ou mis à disposition des parents en dehors des heures de service et des locaux de l’école.
  • Le directeur n’a pas à recenser les grévistes potentiels ni à répondre aux enquêtes de gendarmerie le jour de la grève. Les directeurs d’écoles n’ont pas à indiquer par téléphone qui est gréviste et qui ne l’est pas dans son école. Les directeurs ne sont ni chefs d’établissement, ni supérieurs hiérarchiques. Ils ne représentent pas l’employeur auprès de leurs collègues.

Délai de prévenance

  • La déclaration préalable doit parvenir à (la DSDEN ou IEN) 48 heures à l’avance au moins, comprenant au minimum un jour ouvré. Attention aux congés, la définition du jour ouvré du ministère sous-entend une journée travaillée.
  • Grève débutant un lundi réception de l’intention jeudi minuit dernier délai
  • Grève débutant un mardi samedi minuit
  • Grève débutant un mercredi dimanche minuit
  • Grève débutant un jeudi lundi minuit
  • Grève débutant un vendredi mardi minuit

Modalités d’envoi

  • La seule obligation est l’envoi de la déclaration d’intention à l’autorité hiérarchique (IEN)
  • Par courrier électronique depuis sa boite professionnelle (@ac-nantes.fr)
  • Par courrier postal (attention au délai d’acheminement, c’est la date de réception qui fait foi et non l’oblitération)
  • Par télécopie
  • Dépôt dans la boite aux lettres ou en main propre au secrétariat de circonscription à la DSDEN 53.
  • Via le formulaire en ligne mis à disposition par l’administration (attention, celui-ci ne respecte pas les délais réglementaires)

La déclaration d’intention n’impose pas d’être en grève : le/la collègue qui aurait fait connaître son intention de participer au mouvement de grève peut librement y renoncer.

AESH : l’augmentation du SMIC doit aboutir à une refonte de la rémunération !

AESH : l’augmentation du SMIC doit aboutir à une refonte de la rémunération !

Tous au 26 janvier pour l’augmentation générale des salaires !

A vos fiches de paye !

Chaque année, le SMIC est automatiquement augmenté. Cette année, cela représente15€ bruts en plus (+ 0,99%) au 1er janvier 2021. L’employeur public ne peut rémunérer des agents à un niveau inférieur au SMIC. Le décret n°91-769 du 2 août 1991 instaure une indemnité différentielle (au pro rata du temps de travail si l’agent est à temps incomplet) pour que le traitement brut des agents concernés (niveau de rémunération inférieur au SMIC) soit égal au montant brut du SMIC.

Tous les agents de la Fonction publique titulaires ou non qui touchent moins de 10,25€ brut horaire ou moins de 1554,58€ bruts mensuels pour un temps complet sont concernés. Tous les agents titulaires ou non dont la rémunération indiciaire est inférieure à l’indice majoré 332 sont concernés.
Pour un temps plein, l’indemnité différentielle sera de 12,88 bruts par mois.
En 2020, dans de trop nombreuses académies, l’intervention syndicale a été nécessaire pour imposer le paiement de l’indemnité différentielle.

-Dès fin janvier, vérifiez que cette indemnité différentielle apparaît bien sur votre fiche de paye(ligne 200415 IND DIFFERENTIELLE SMIC). En cas de problème ou de question, ne restez pasisolés, contactez FO.

-La FNEC FP-FO demande que l’indice plancher des AESH soit, dès maintenant, remonté pourtenir compte de l’évolution du SMIC et passe, pour l’ensemble des personnels, à l’indice majoré 333.

-La FNEC FP-FO demande que la grille d’ancienneté soit également remontée pour quel’ancienneté des AESH soit reconnue.

La FNEC FP-FO invite les personnels à agir collectivement pour exiger l’augmentation générale des salaires !

La stagnation des salaires est un véritable camouflet pour les AESH ! D’un côté, c’est la généralisation des PIAL avec la dégradation des conditions de travail et de vie et l’alourdissement de la charge de travail ; de l’autre, c’est un salaire indigent.

Depuis des mois, la FNEC FP-FO intervient en direction du ministre pour exiger l’ouverture de négociations salariales pour les AESH.

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir en heure d’information syndicale et en AG dès la rentrée pour préparer collectivement et dans l’action commune, la grève pour obtenir l’augmentation générale des salaires. Elle appelle les personnels à répondre à l’appel de la FNEC FP-FO, la CGT, Sud-Solidaires à la grève du 26 janvier et discuter de ses suites pour gagner.

Elle invite les personnels à dresser la liste de leurs revendications :
-Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH !
-Un temps complet à 24h toutes tâches comprises !
-Augmentation immédiate des salaires à hauteur de 183€, maintenant tout de suite, commepour les personnels de la Fonction publique hospitalière
-Abandon des PIAL !

Implantation de l’université catholique sur le campus de Laval

Implantation de l’université catholique sur le campus de Laval

Télécharger le communiqué

L’Union Départementale des syndicats CGT-FORCE OUVRIERE de la Mayenne a pris connaissance du projet de l’Université Catholique de l’Ouest (UCO) d’implanter à Laval, sur le campus, un bâtiment pouvant abriter entre 500 et 700 étudiants, et proposant des cursus universitaires absents localement dans l’enseignement public.

Ce projet serait financé pour une part très importante (au-delà de 50 % au total) par le Conseil Régional, le Conseil Départemental et la communauté d’agglomération Laval Agglo.

L’UD-FO 53 rappelle son attachement inconditionnel à la neutralité et à laïcité de l’Etat, et donc des collectivités territoriales, ainsi qu’au principe républicain qui figure dans les résolutions de chacun de ses congrès depuis 1948 qui considère que seule l’école publique doit recevoir des financements publics.

Si chaque citoyen est libre de choisir pour lui-même ou pour ses enfants le type et le lieu d’enseignement et de formation qui lui conviennent, l’argent public ne peut être dévolu qu’à des établissements publics gratuits, laïques, et ouverts à tous, quelle que soit l’origine sociale, car présentant un caractère de neutralité politique, philosophique ou confessionnelle.

D’autre part, toute formation professionnelle et universitaire, selon FO, doit d’abord être proposée dans l’enseignement public. L’implantation de la « catho d’Angers » sur le campus lavallois rentre en concurrence directe avec l’Université du Maine basée au Mans et qui propose déjà certains cursus à Laval. Si l’évolution du campus universitaire de Laval est souhaitable et nécessaire, afin de répondre aux besoins des étudiants mayennais, il ne peut se faire que par l’affirmation de la présence de l’Université du Maine.

Ce projet n’est donc pas admissible pour Force Ouvrière !

C’est pourquoi elle invite l’ensemble des organisations syndicales et associations attachées à la laïcité et à l’enseignement public à opposer un front commun afin d’y faire obstacle.

Pour FO, la laïcité ne peut être à géométrie variable.

Laval, le 18 décembre 2020

Carte scolaire 2021

Carte scolaire 2021

CTM du 16 décembre : lire la déclaration FO

Enquête SNUDI-FO 53 : prévisions d’effectifs rentrée 2021

+59 postes pour les 5 départements de l’académie de Nantes

Le ministère annonce 2489 créations de postes dans le 1er degré. Ces créations sont à relativiser au regard de la suppression de 1800 postes dans le 2nd degré. Il s’agit bien pour le ministre Blanquer de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

✔️Comment combler le manque de RASED, le manque de remplaçants, le manque de décharge de direction, le manque d’enseignants référents ?
✔️Comment assurer le maintien des conditions acceptables d’enseignement dans des classes à moins de 25 élèves ?
✔️Comment prévoir les ouvertures nécessaires et maintenir les écoles rurales ouvertes ?
✔️Comment rattraper des années d’austérité ?

D’autre part, rappelons qu’à la rentrée 2021 :
– 600 postes seront consacrés à une amélioration (d’ailleurs insignifiante) des quotités de décharge de directeurs ;
– 900 postes seront consacrés à assurer les journées de décharge des directeurs d’écoles de 1 à 3 classes, qui dans de nombreux départements, n’existent que sur le papier

Rappelons que l’enveloppe ministérielle doit aussi permettre de dédoubler les classes de grande section en REP+.

Que restera-t-il pour faire baisser les effectifs dans toutes les classes de manière significative, pour assurer le remplacement des personnels en congés, pour renforcer les postes d’enseignants spécialisés au moment où l’inclusion scolaire systématique et à marche forcée continue ses ravages ?

Rappelons que depuis 3 ans, le ministre supprime des places au concours de recrutement de professeurs des écoles. Plus de postes donc, mais moins d’enseignants fonctionnaires…

Car le ministre, dans le cadre de la loi de transformation de la Fonction Publique, entend bien multiplier le nombre de contractuels dans les écoles et accélérer l’ubérisation de l’Education Nationale ! (lire le courrier du SNUDI-FO au ministre du 17/12/20)

Le ministre présente donc une carte scolaire 2021 qui ne permettra pas d’améliorer les conditions de travail des personnels !

👉A suivre donc pour la répartition de ces 59 postes entre les 5 départements de l’Académie de Nantes (prochain CTA)



Formation des enseignants: des économies sur le dos de l’école publique !

Formation des enseignants: des économies sur le dos de l’école publique !

Le 1er décembre au ministère lors d’un groupe de travail sur les étudiants contractuels en master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation), les craintes du SNUDI-FO et de la FNEC FP-FO ont été confirmées.

Des contractuels étudiants dans les écoles payés 30% de moins que des contractuels remplaçants !

Le ministère a annoncé le déplacement du concours à la fin de la deuxième année de master (M2), retardant d’un an l’accès de nos futurs collègues au statut. Durant les deux années de formation en M1 et M2, le ministère mettrait en place l’alternance pour les étudiants en master MEEF. Ceux-ci, au lieu de préparer le concours, deviendraient enseignants contractuels !
Ils auraient en charge une classe sur des contrats d’un an, à cheval sur les deux années de master, avec des horaires hebdomadaires pouvant aller jusqu’à 13h par semaine. Ils seraient rémunérés moins de 700€ nets par mois, soit un traitement 30 % inférieur à celui d’un contractuel remplaçant ou d’un titulaire débutant ! Quant au coût de l’heure de travail, il tomberait pour ces étudiants contractuels en dessous de 10 €, moins que le SMIC !

Le ministre entend donc se créer une main d’oeuvre précarisée à bon marché et poursuit son entreprise d’uberisation de l’Education Nationale !
Par ailleurs, ces heures effectuées en tant que contractuels impliqueraient pour les candidats au concours une baisse du nombre d’heures dévolues à la formation… mais ce n’est visiblement pas le souci du ministre !

Les professeurs stagiaires à temps plein dans les écoles : 9 000 postes économisés !

Pire, une fois le concours réussi, les lauréats deviendraient professeurs des écoles stagiaires et seraient placés à temps plein face aux élèves (alors que les PES ne sont actuellement en classe qu’à mi-temps) … puisqu’ils auront été « professionnalisés » en amont ! En plaçant les professeurs stagiaires à plein temps en classe, le ministre économise ainsi environ 9 000 postes !
Le ministère ne leur accorderait gracieusement qu’une quinzaine de jours de formation pendant leur première année… en plus de leur plein temps hebdomadaire. Puisque les PE stagiaires devraient suivre leur formation en dehors de leur temps de classe, celle-ci aurait-elle lieu le mercredi, pendant les vacances scolaires ?

Quant aux tuteurs des stagiaires dans les écoles, ils recevraient une indemnité de 600 € (rappelons qu’elle était de 2000 € en 2010). Pour cette rémunération, qui voudra s’occuper de ces nouveaux stagiaires ?

Les directeurs d’école responsables de l’accompagnement de ces PE stagiaires ?

Par ailleurs, avec la loi Rilhac, la délégation de compétences de l’IEN vers les directeurs pourrait s’incarner par le fait que ceux-ci deviennent responsables de l’accueil et de l’accompagnement des stagiaires et des néo-titulaires dans leur école.
Charge à eux donc de gérer ces personnels, de leur apporter l’accompagnement nécessaire à la gestion des élèves et des parents, la mise en place des apprentissages. Et charge à eux aussi de justifier auprès de l’administration de la mise en place de toutes les réformes ministérielles par les personnels dont ils auront la responsabilité !

Le SNUDI-FO continuera avec sa fédération à porter ses revendications :
– Abandon de la mastérisation !
– Abandon du projet de loi Rilhac !
– Recrutement massif et immédiat de personnels sous statut !
– Stagiarisation ou titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent !


Un puzzle décisionnel pour mieux exploiter étudiants MEEF et enseignants stagiaires

Il a fallu attendre que se tienne le 1er décembre au ministère, d’un « groupe de travail » réuni dans le cadre de l’ « agenda social », sur les étudiants contractuels de master MEEF, pour que soient confirmées toutes les analyses de la FNEC-FP FO et clarifié les objectifs du ministère.

Celui-ci a en effet composé un puzzle dont l’assemblage n’a pas été évident pour tous les interlocuteurs.

1e pièce du puzzle

Le concours est déplacé en fin de M2. C’est une simple déclaration de J.-M. Blanquer qui a fixé ce nouveau paramètre. Dès lors, chacun était enjoint de le prendre en compte dans les discussions. La FNEC-FP FO s’y est refusée et a contesté cet oukaze : déplacer le concours au second semestre de M2, c’est faire perdre une année dans l’accès au statut ainsi que pour les droits à la retraite.

2e pièce du puzzle

Le concours est vidé de l’essentiel de son contenu disciplinaire. Réduits à deux épreuves par la précédente réforme, dont une seulement centrée sur la maîtrise de la ou des disciplines, les oraux d’admission étaient déjà singulièrement affaiblis. Tandis que l’épreuve centrée sur la pédagogie demeure, l’épreuve strictement disciplinaire est remplacée par un oral de recrutement, avec des jurys étrangers au champ disciplinaire. Elle est de plus explicitement subjective, puisque destinée à tester la « motivation » du candidat. Comme l’a montré la FNEC-FP FO, c’est la remise en cause de concours qui, trop centrés sur les disciplines, ne permettent pas la « polyvalence » attendue par le ministère, c’est aussi une volonté de déqualification des enseignants et de mise en cause de cursus disciplinaires en amont du concours. En outre, c’est instituer une sorte de voie d’accès exclusive aux concours : réussir le CAPES après un master « recherche » deviendra presque impossible, tant la vérification de l’adéquation à l’institution primera sur celle de la maîtrise des connaissances.

3e pièce du puzzle

Disposer de directeurs d’INSPÉ à la main du ministère. Pour éviter que d’éventuelles oppositions se manifestent jusque dans les rangs directoriaux, le ministère change les modalités de désignation des directeurs d’INSPÉ, dont la désignation relève désormais principalement du ministère via les rectorats.

4e pièce du puzzle

La réforme des maquettes de master MEEF et la déstructuration des équipes de formation. Il faut « professionnaliser », ordonne le ministère aux équipes qui dans les INSPÉ sont chargées de mettre en place les nouveaux masters. Pour ceci, il faut que le tiers du volume de formation soit dévolu à des collègues qui continuent d’être la majeure partie du temps « dans les classes ». Concrètement, comme l’a montré la FNEC-FP FO, ceci met en cause les services des enseignants de statut premier ou second degré comme des enseignants-chercheurs affectés en INSPÉ, donc aboutit à réduire le nombre de postes en INSPÉ. Certains disent qu’il est impossible d’arriver à attribuer un tiers du volume de la formation à des enseignants externes aux INSPÉ (pas assez de volontaires, pas assez de collègues qualifiés pour ce faire). Or le volume horaire des masters n’est fixé par aucune réglementation et par ailleurs tout dépend de la disponibilité des étudiants MEEF pour suivre ces formations.

5e pièce du puzzle

La mise en place de l’« alternance » pour les étudiants MEEF, c’est-à-dire leur contractualisation. Au lieu de préparer leurs concours, ceux-ci seront contractuels sur des contrats d’un an, à cheval sur les deux années de master, avec des horaires hebdomadaires variables (jusqu’à deux-tiers de l’ORS hebdomadaire d’un titulaire, jusqu’à 100 % pour les futurs CPE), sur la base d’un calcul annualisé de de leur service. Rémunération : moins de 700 € nets par mois. Comme l’a montré la FNEC-FP FO, le coût de l’heure d’enseignement est de 30 % inférieur à celle d’un contractuel remplaçant ou d’un titulaire débutant (34 euros contre 48 euros) ; quant au coût de l’heure de travail, il tombe en dessous de 10 €, moins que le SMIC. Cependant les étudiants MEEF devront aussi suivre les cours à l’université, à l’INSPÉ, rendre les divers mémoires qui leur sont demandés. Gageons que peu pourront se présenter de manière sereine et avec de vraies chances de succès aux concours.

6e pièce du puzzle

La fin des décharges de service pour les enseignants fonctionnaires stagiaires. La justification tient au fait qu’ils auront été « professionnalisés » en amont. Au lieu de services à mi-temps hebdomadaires, ils disposeront d’une quinzaine de jours de formation en moyenne pendant leur première année… en plus de leur plein temps hebdomadaire. Ceci représente une « économie » de 9000 postes sur l’ensemble des 1er et 2nd degrés. Quant aux tuteurs des stagiaires en établissement, ils recevront une indemnité de 600 € (rappelons qu’elle était de 2000 euros en 2010). Pour ce tarif, qui voudra s’occuper de ces nouveaux stagiaires ? Sans doute de moins en moins de collègues, mais ceci devrait s’adapter à la baisse du nombre de lauréats des concours, déjà entamée et que la réforme rendrait inéluctable.

7e pièce du puzzle

La destruction de l’enseignement disciplinaire en amont du master, c’est-à-dire en licence. Cette 7e pièce n’a encore guère été dévoilée mais elle est en voie d’assemblage, dans des « groupes de travail », pour les professeurs des écoles en premier lieu mais pour ceux du second degré aussi. Produire « l’enseignant de demain », « professionnalisé », c’est-à-dire polyvalent et bouche-trous, ne requiert pas en effet d’exigeante formation disciplinaire préalable, qui risque de plus de doter le futur enseignant d’un outillage intellectuel et critique peu conforme aux attentes de la hiérarchie.

8e pièce du puzzle

La dislocation de tout cadre national. Cette pièce est transversale à toutes les autres. Au nom de la nécessaire « adaptation » (aux horaires changeants des contractuels étudiants, aux disponibilités en main d’oeuvre qui varieraient selon les INSPÉ ou les universités), il n’y aura plus aucune formation initiale (qu’elle soit professionnelle ou académique) comparable d’un endroit à l’autre du territoire, ni même entre filières d’un même territoire.

Reconstruisons le puzzle

➢ La réforme de la formation des enseignants et des concours a pour objectifs immédiats et principaux :

  • l’utilisation, pour un coût défiant toute concurrence (inférieur au SMIC), des étudiants MEEF comme contractuels bouche-trous dans les établissements, leur acclimatation aussi à la condition de contractuel ;
  • l’économie d’environ 9000 postes ;
  • des économies sur les postes et services en INSPÉ.

➢ Et elle a pour conséquences :

  • l’extinction progressive de l’emploi statutaire, avec la mise en cause du caractère disciplinaire des concours, la déqualification des aspirants enseignants, la dislocation de la formation dans l’ « adaptation », la disparition à terme des concours nationaux ;
  • la mise en cause de la cohérence de la formation avant le concours, articulant recherche, enseignement disciplinaire, formation pédagogique ;
  • la disparition de la formation professionnelle post-concours.

À tous points de vue, il est donc urgent d’arrêter cette réforme.

La FNEC-FP FO appelle tous les collègues à se réunir, dans les INSPÉ, dans les universités, dans les jurys de concours,… pour prendre position nettement pour l’abandon de l’ensemble de la réforme.