L’assemblée générale des adhérents SNUDI-FO 53 et des adhérents des syndicats FO de l’Education en Mayenne, s’est réunie à Laval mercredi 29 mai.
Les échanges ont été riches, sur la situation générale, dans les écoles et établissements, sur la question des salaires, des postes et de la carte scolaire, mais 90% des échanges étaient en lien avec l’inclusion scolaire systématique.
Lors de cette AG du SNUDI-FO 53, Caroline Huet, AESH à l’école de Changé a été élue et cooptée au conseil syndical. Lucie Dalibard, directrice de l’école de la Chapelle au Riboul, intègre l’équipe des correspondants de secteur.
Les représentants du SNUDI-FO 53 (BD : bureau départemental / CS : conseil syndical)
GUIHAL JENNIFER (CS) HASCOET Nathalie HELLARD SAMUEL (CS) HUNOT CLOTILDE KERBRAT MORGANE HUET CAROLINE DALIBARD LUCIE LAGEISTE Muriel (CS) LE FELLIC EVELYNE (BD) LEBLANC LAURA LEDAUPHIN MARION LEGAI NATHALIE MARTIN EMELINE (CS) MENDOCA BRIGITTE (CS)
Le SNUDI-FO 53, remercie Matthieu Risse, secrétaire nationale, ainsi que Sébastien Lardeux, secrétaire général de l’UD FO 53 pour leur présence et leurs interventions.
Dans le cadre de l’AG des personnels de l’Education Nationale (FNEC-FP FO 53), un appel départemental a été adopté à l’unanimité. Les adhérents des syndicats de la FNEC-FP FO 53 appellent tous les collègues du département, les parents d’élèves, à :
Dénoncer toutes les situations ingérables et/ou dangereuses
Signaler toutes les ruptures d’égalité de droit, ou les défauts d’orientation ou d’accompagnement
Dans son discours de politique générale du 14 janvier, le premier ministre Bayrou a annoncé qu’il convoquait les organisations syndicales représentatives (FO, CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC) et patronales dans un « conclave », avec pour mission de trouver au terme de 3 mois maximum des « accords d’équilibre » sur le financement de la réforme des retraites, celle que Macron et Borne ont imposé à coup de 49.3.
Sinon quoi ? Sinon la « réforme actuelle continuera de s’appliquer. »
Il faudrait trouver des accords pour faire appliquer une réforme rejetée par tous les salariés et la population ? Il faudrait laisser un droit de veto au MEDEF ?
Comment accepter que des syndicats de salariés soient entraînés dans la co-gestion avec le patronat et le gouvernement, alors que ni l’un, ni l’autre ne souhaite l’abrogation de cette contre-réforme,
La ficelle est un peu grosse.
En tout état de cause, le SNUDI-FO 53 ne peut l’accepter. Non, le SNUDI-FO 53 n’accepte pas que la confédération FO continue de participer et ainsi de cautionner ce nouvel enfumage.
La CGT-Force Ouvrière, syndicat ouvrier de défense des droits des salariés, n’a rien à faire dans ce « conclave » dont aucune fumée blanche ne sortira.
Il est pourtant évident qu’en employant cette méthode, le premier ministre tend un piège aux organisations syndicales en tentant de leur faire porter la responsabilité de l’échec de ce « conclave » et donc le maintien de la réforme Borne-Macron combattue pendant des mois par l’immense majorité des salariés du public comme du privé.
Le SNUDI-FO 53 réaffirme avec force que sa place est aux côtés des personnels des écoles pour préparer avec eux la mobilisation pour obtenir :
– l’abrogation de la réforme des retraites, et le retour à une retrait à 60 ans avec 37,5 annuités ! – l’augmentation de la valeur du point d’indice à hauteur de ce que nous avons subi (+ de 30% désormais) et les revalorisations des grilles indiciaires ! – un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH ! – des créations de postes statutaires à hauteur des besoins – et le retrait de toutes les mesures qui détruisent l’école publique !
Mardi 28 mai, le congrès du SNUDI-FO 53 a réuni une quarantaine de PE et AESH à Laval, en présence de Frédéric Volle, secrétaire général du SNUDI-FO (national) et Sébastien Lardeux, secrétaire général de l’UD FO 53.
Les rapports d’activité et de trésorerie ont été adoptés à l’unanimité.
Les discussions ont été riches, et les interventions nombreuses, avec au centre la situation internationale, l’état de délabrement des services publics, et de notre École Publique. Dans les débats : la question des salaires, du manque de postes (manque de remplaçants, fermetures de classes, manque de RASED…), et sur toutes les lèvres, les conséquences de l’inclusion au forceps, contre les besoins de nos élèves, et qui nous place parfois dans des situations de maltraitance et de culpabilisation insupportables.
Un mandat clair a été fixé pour les deux années à venir, avec une résolution adoptée à l’unanimité (moins 1 abstention).
Le premier syndicat des Écoles Publiques de la Mayenne sort encore renforcé de ce congrès, avec des instances renouvelées qui intègrent davantage d’AESH.
35 correspondants de secteur sont répartis sur l’ensemble du département, un conseil syndical de 28 membres et un bureau départemental de 8 collègues constituent la nouvelle équipe du SNUDI-FO 53.
Pour résister, agir et reprendre ce que nous avons déjà trop perdu, pour mettre en échec les contre-réformes à venir (Choc des savoirs, projet Guérini, Acte 2 de l’école inclusive, loi Rilhac 2…), pour défendre vos droits, le syndicat est, et restera aux côtés des personnels de l’Education Nationale.
Rejoignez le syndicat libre et indépendant, syndiquez-vous !
Congrès du SNUDI-FO et de la FNEC-FP FO à Angers du 5 au 9 juin 2023
Les syndicats de la FNEC-FP FO sortent renforcés de ce congrès.
Des résolutions de combat ont été adoptées : mettons les en oeuvre et en musique ! – Abrogation de la Réforme des retraites – Retrait du Pacte Ndiaye – Augmentation des salaires – Non à la barbarie de l’inclusion scolaire systématique – Des postes pour notre école – Défense de nos statuts – ….
Tous nos remerciements à nos délégués du SNUDI-FO 53 qui ont passé une semaine intense pour porter nos mandats et adopter des résolutions établissant le mandat national jusqu’au prochain congrès.
Stève Gaudin a été réélu au bureau national du SNUDI-FO
230 personnes, simples adhérents ou militants FO du département de la Mayenne étaient rassemblées en congrès, vendredi 19 novembre 2021.
Un congrès riche en discussions, revendicatif et combatif à l’image de sa résolution. Stève Gaudin est intervenu pour l’Education, et a porté le mandat des adhérents du SNUDI-FO 53 confié par le conseil syndical, et voté POUR le rapport d’activité.
Sébastien Lardeux a été réélu secrétaire général pour un mandat de 4 ans.
Extraits de la résolution adoptée :
Réuni le 19 novembre 2021, sous la Présidence de Béatrice Clicq, secrétaire confédérale, le congrès souscrit aux orientations développées dans la résolution du CCN des 3 et 4 novembre 2021. Le congrès se félicite que la manifestation du 4 décembre de reconquête de l’hôpital public, à l’initiative mayennaise, ait été au centre des interventions des délégués. Les inscriptions pour les cars doivent être la préoccupation principale dans la quinzaine qui nous sépare de cette échéance. Le congrès se félicite de l’implantation de FORCE OUVRIERE dans de nouveaux secteurs et de la progression du nombre d’adhérents au cours du dernier mandat, progression qui reste un baromètre infaillible quant à la santé de notre Union Départementale. Le congrès rappelle notre indépendance totale vis-à-vis de l’Etat, du patronat, des partis politiques et des religions. Par conséquent, conformément à la Charte d’Amiens, le congrès ne donnera pas de consigne de vote. (…) Le congrès condamne la fermeture des services publics, la liquidation des trésoreries et des services des impôts. Il persiste à considérer que les maisons de « service au public » ne sont que des ersatz ne remplissant que des missions partielles et ponctuelles et destinées en fait à faire accepter par les citoyens la disparition des véritables services publics. Non, le numérique ne peut et ne doit pas remplacer l’humain. Le congrès revendique le rétablissement d’un véritable service public de proximité avec un accueil physique spécifique à chaque administration ou organisme de Sécurité Sociale avec des agents ayant les compétences pour répondre aux demandes des citoyens, allocataires, assurés sociaux. Le congrès réaffirme sa volonté de défendre les garanties statutaires des fonctionnaires. Le congrès revendique l’abrogation de la loi sur la transformation de la Fonction Publique qui permet l’entrée massive de contractuels en remplacement de postes statutaires menant à la privatisation de la fonction publique. Le congrès réaffirme son attachement au recrutement par concours dans la fonction publique, fondement de l’égalité d’accès des citoyens aux emplois publics et garant de la laïcité comme de l’indépendance et de la neutralité de la fonction publique et de ses agents. Le congrès condamne la réforme territoriale qui engendre suppressions d’emplois, aggravation des conditions de travail, remise en cause du temps de travail. Le congrès soutient ses syndicats de l’enseignement dans leur lutte contre la territorialisation de l’école au travers des rythmes scolaires et de la loi Rihac sur la direction d’école, contre l’autonomie des établissements, contre la réforme des collèges, du lycée et celle du baccalauréat, contre Parcoursup qui empêche l’accès véritable aux études choisies, voire pour certains aux études supérieures. Le congrès dénonce l’actuelle situation des Accompagnants d’Élèves en Situation d’Handicap et soutient leurs revendications : un véritable statut de la fonction publique, un salaire à temps complet avec alignement sur la grille de catégorie B (base de 24h par semaine) et l’accès à des formations qualifiantes. Le congrès dénonce la remise en cause des diplômes nationaux. Le congrès s’inquiète de la prolifération de formations supérieures privées directement liées aux grosses entreprises mayennaises financées par des fonds publics. Au prétexte de proposer de nouvelles formations aux jeunes en Mayenne, elles mettent en place des formations « maison », parfois non qualifiantes remettant en cause les classifications et non négociables sur le marché du travail. C’est le retour à l’école du patron du XIXème siècle ! Le congrès réaffirme son opposition au financement de l’UCO (dite « Université » Catholique de l’Ouest) et de toutes les filières d’enseignement supérieur privé par des fonds publics pour leur implantation en Mayenne. L’UD CGT-FO de la Mayenne continuera à se mobiliser au sein du CODUL (Comité d’Organisations pour le Développement de l’Université à Laval) pour réclamer des moyens financiers afin d’installer et de développer l’enseignement supérieur public sur le campus de Laval-Changé, grâce à la délocalisation de filières des Universités du Mans et d’Angers. Le congrès réaffirme son attachement aux principes fondateurs de la Sécurité Sociale de 1945, notamment celui-ci : « cotiser selon ses moyens et en bénéficier selon ses besoins ». Il condamne tous les projets visant à remettre en cause le salaire différé, les exonérations qui fabriquent le « trou de la Sécu ».