La résolution générale (adoptée à l’unanimité)

230 personnes, simples adhérents ou militants FO du département de la Mayenne étaient rassemblées en congrès, vendredi 19 novembre 2021.

Un congrès riche en discussions, revendicatif et combatif à l’image de sa résolution. Stève Gaudin est intervenu pour l’Education, et a porté le mandat des adhérents du SNUDI-FO 53 confié par le conseil syndical, et voté POUR le rapport d’activité.

Sébastien Lardeux a été réélu secrétaire général pour un mandat de 4 ans.

Extraits de la résolution adoptée :

Réuni le 19 novembre 2021, sous la Présidence de Béatrice Clicq, secrétaire confédérale, le congrès souscrit aux orientations développées dans la résolution du CCN des 3 et 4 novembre 2021.
Le congrès se félicite que la manifestation du 4 décembre de reconquête de l’hôpital public, à l’initiative mayennaise, ait été au centre des interventions des délégués. Les inscriptions pour les cars doivent être la préoccupation principale dans la quinzaine qui nous sépare de cette échéance.


Le congrès se félicite de l’implantation de FORCE OUVRIERE dans de nouveaux secteurs et de la progression du nombre d’adhérents au cours du dernier mandat, progression qui reste un baromètre infaillible quant à la santé de notre Union Départementale.


Le congrès rappelle notre indépendance totale vis-à-vis de l’Etat, du patronat, des partis politiques et des religions.
Par conséquent, conformément à la Charte d’Amiens, le congrès ne donnera pas de consigne de vote.


(…)


Le congrès condamne la fermeture des services publics, la liquidation des trésoreries et des services des impôts. Il persiste à considérer que les maisons de « service au public » ne sont que des ersatz ne remplissant que des missions partielles et ponctuelles et destinées en fait à faire accepter par les citoyens la disparition des véritables services publics. Non, le numérique ne peut et ne doit pas remplacer l’humain.
Le congrès revendique le rétablissement d’un véritable service public de proximité avec un accueil physique spécifique à chaque administration ou organisme de Sécurité Sociale avec des agents ayant les compétences pour répondre aux demandes des citoyens, allocataires, assurés sociaux.


Le congrès réaffirme sa volonté de défendre les garanties statutaires des fonctionnaires. Le congrès revendique l’abrogation de la loi sur la transformation de la Fonction Publique qui permet l’entrée massive de contractuels en remplacement de postes statutaires menant à la privatisation de la fonction publique.


Le congrès réaffirme son attachement au recrutement par concours dans la fonction publique, fondement de l’égalité d’accès des citoyens aux emplois publics et garant de la laïcité comme de l’indépendance et de la neutralité de la fonction publique et de ses agents.


Le congrès condamne la réforme territoriale qui engendre suppressions d’emplois, aggravation des conditions de travail, remise en cause du temps de travail.


Le congrès soutient ses syndicats de l’enseignement dans leur lutte contre la territorialisation de l’école au travers des rythmes scolaires et de la loi Rihac sur la direction d’école, contre l’autonomie des établissements, contre la réforme des collèges, du lycée et celle du baccalauréat, contre Parcoursup qui empêche l’accès véritable aux études choisies, voire pour certains aux études supérieures.


Le congrès dénonce l’actuelle situation des Accompagnants d’Élèves en Situation d’Handicap et soutient leurs revendications : un véritable statut de la fonction publique, un salaire à temps complet avec alignement sur la grille de catégorie B (base de 24h par semaine) et l’accès à des formations qualifiantes.
Le congrès dénonce la remise en cause des diplômes nationaux. Le congrès s’inquiète de la prolifération de formations supérieures privées directement liées aux grosses entreprises mayennaises financées par des fonds publics. Au prétexte de proposer de nouvelles formations aux jeunes en Mayenne, elles mettent en place des formations « maison », parfois non qualifiantes remettant en cause les classifications et non négociables sur le marché du travail. C’est le retour à l’école du patron du XIXème siècle !


Le congrès réaffirme son opposition au financement de l’UCO (dite « Université » Catholique de l’Ouest) et de toutes les filières d’enseignement supérieur privé par des fonds publics pour leur implantation en Mayenne. L’UD CGT-FO de la Mayenne continuera à se mobiliser au sein du CODUL (Comité d’Organisations pour le Développement de l’Université à Laval) pour réclamer des moyens financiers afin d’installer et de développer l’enseignement supérieur public sur le campus de Laval-Changé, grâce à la délocalisation de filières des Universités du Mans et d’Angers.


Le congrès réaffirme son attachement aux principes fondateurs de la Sécurité Sociale de 1945, notamment celui-ci : « cotiser selon ses moyens et en bénéficier selon ses besoins ». Il condamne tous les projets visant à remettre en cause le salaire différé, les exonérations qui fabriquent le « trou de la Sécu ».