9 postes en moins alors qu’il faut 98 postes en plus pour les écoles de la Mayenne !

9 postes en moins alors qu’il faut 98 postes en plus pour les écoles de la Mayenne !

Alors que les besoins sont urgents dans les écoles que les personnels font tenir à bout de bras, le gouvernement Macron-Lecornu-Geffray organise le pillage de l’école Publique : des milliers de suppressions de postes prévues pour la rentrée 2026, 30000 élèves en attente d’une place en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux, des AESH précarisés, maltraités, et en nombre insuffisant…

Dans cette situation, le SNUDI-FO 53, à partir des données officielles, a chiffré précisément les besoins, et peut exprimer clairement les revendications.

Le document en pdf

Non au pillage de l’école Publique ! Mobilisation au ministère

Non au pillage de l’école Publique ! Mobilisation au ministère

Une délégation de 7 représentants FO, dont le secrétaire général de la FNEC-FP FO, Clément Poullet, a été reçue le mardi 10 mars, au ministère rue de Grenelle à Paris. Evelyne Le Fellic a participé à cette entrevue pour la FNEC-FP FO 53.

Dans le même temps, un rassemblement de 250 personnes était organisé sous les fenêtres du ministre. Des personnels d’une quinzaine de départements dont la Mayenne étaient représentés. 26 syndicats FO s’étaient mobilisés avec le soutien national de la FNEC-FP FO.

L’intervention mayennaise par Jennifer Guihal, lors du rassemblement

Pour le second degré, nous avons fait remonter l’impact sur les 13 collèges et 2 lycées, avec en particulier le cas du collège Léo Ferré d’Ambrières les Vallées, qui aurait 2 classes de 5ème à 29 élèves.

Pour les écoles publiques de la Mayenne, la FNEC-FP FO 53 a dénoncé les fermetures de classe qui résulteront des suppressions de postes et de la mise en place des PAS et a rappelé que, depuis 2017, la Mayenne avait perdu près de 150 classes. Selon nos estimations, il pourrait y avoir cette année au moins une vingtaine de classes impactées. Nous avons en particulier insisté sur les conséquences pour les écoles rurales et les RPI et sur la rupture d’égalité de traitement que cela occasionne pour les usagers, qui n’ont plus accès au service de l’École publique.

La représentante de la FNEC-FP FO 53 a au contraire fait valoir qu’il manquait au moins 50 postes dans notre département pour que l’école fonctionne dans de bonnes conditions, avec des effectifs partout inférieurs à 25, avec suffisamment de remplaçants, avec des RASED complets.

Outre la question des postes, l’ensemble de la délégation FO a dénoncé les conséquences souvent désastreuses de l’inclusion systématique pour tous les personnels et les fausses promesses faites aux parents sur la prise en charge de leurs enfants. Nous avons particulièrement insisté sur les conditions de travail très dégradées des AESH et des AED. Pour la Mayenne, la FNEC-FP FO 53 a rappelé que 400 enfants n’avaient pas de places dans les ESMS (IME, ITEP…) et que plus de 80 % des fiches RSST étaient liées à cette inclusion. A l’occasion de cette audience, Force ouvrière a pu de nouveau réclamer un statut de fonctionnaire de catégorie B pour ces personnels, sur la base d’un temps plein de 24h.

Enfin, nous avons fait remonter les conséquences pour tous les départements du manque d’infirmières scolaires. En Mayenne, bien qu’il n’y ait qu’une infirmière pour 1500 élèves, 1 poste doit être supprimé au collège de Grez en Bouère. Nous avons demandé l’annulation de cette suppression et le ministère s’est montré très attentif à cette demande en nous répondant que la création de 100 postes d’infirmière à l’échelle nationale était en cours d’arbitrage. 

Pour le reste, les représentants du ministre ont répondu par une fin de non-recevoir à ces revendications, arguant que la loi de finances était adoptée et s’imposait au ministre et ajoutant que les suppressions de postes auraient été plus importantes si elles avaient été proportionnelles à la baisse démographique. 

Concernant l’inclusion, le ministre « attend beaucoup du développement des PAS » et se dirait ouvert aux négociations sur un statut des AESH. Les représentants du ministre ont également rappelé qu’il y aurait quelques créations de postes de psy-EN, assistants sociaux et infirmières scolaires (une centaine pour toute la France) mais que la répartition de ces postes était encore en cours d’arbitrage.

Ces éléments de langage étaient attendus. Le but de notre montée au ministère était avant tout de lancer un ultimatum au ministre et au gouvernement, de porter les revendications pour le département et de faire remonter la colère et le mécontentement qui s’exprime dans les établissements scolaires.

La délégation FO a fait savoir qu’elle n’en resterait pas là. Face à cette absence de réponse et au mépris exprimé, l’heure est à la mobilisation. 

En Mayenne, un groupe de travail carte scolaire se tiendra le 25 mars pour les écoles, le CDEN étant prévu le 9 avril. Pour les collèges et lycées, un nouveau CSA est prévu lundi 16 mars. Peu de temps donc pour une mobilisation d’ampleur, seule capable de faire renoncer le gouvernement et notre administration départementale.

C’est pourquoi la FNEC-FP FO 53 appelle les personnels de la Mayenne à se réunir, à participer aux réunions organisées par le syndicat (RIS et HIS) et à envisager dès à présent les actions à mener avec les parents d’élèves. La fédération FO de l’enseignement en Mayenne est d’ores et déjà mobilisée pour soutenir toutes les mobilisations et aider à leur organisation. 

L’urgence, c’est la satisfaction des revendications, pas l’austérité budgétaire, pas la marche à la guerre !
L’urgence, c’est l’annulation des suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires !
L’urgence, c’est le recrutement et la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AESH et les AED !
L’urgence, c’est d’améliorer les conditions de travail de toutes et tous !
L’urgence, c’est l’arrêt de l’inclusion systématique et indifférenciée !

Les 250 personnes rassemblées au ministère ont adopté un appel, que nous soumettons à la discussion des personnels et qui se conclut ainsi : “Nous proposons d’adresser cet appel au ministre de l’Éducation nationale et au président Macron : « Monsieur le Ministre, monsieur le Président, répondez à nos revendications. Faute de quoi, vous porterez la responsabilité de la mise à l’arrêt de l’Éducation nationale. »

Appel adopté devant le ministère par les personnels présents

Le soir, le SNUDI-FO 53 était représenté à la réunion du comité national en défense de l’école publique. Un appel a été adopté (télécharger ici).

FNEC-FP FO 53, syndicats FO de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle
6 rue Souchu Servinière, 53000 Laval
06 52 32 30 45 – @ : 53@fo-fnecfp.fr   

Cessez-le-feu ! Stop à la spéculation !

Cessez-le-feu ! Stop à la spéculation !

Depuis le 28 février, Trump et le criminel de guerre Netanyahou ont déclenché une guerre contre l’Iran qui a déjà causé des milliers de morts civils au mépris complet du droit international. Et depuis c’est le Liban qui est à son tour bombardé.

Hôpitaux et écoles ciblés, destruction des infrastructures essentielles, déplacements massifs de la population… les méthodes barbares contre la population civile sont à l’oeuvre.

Le risque d’embrasement, d’un conflit généralisé est réel. Toute la région est au bord du chaos. Personne ne peut croire que l’objectif de la guerre en Iran est de « libérer » le peuple Iranien. Les bombes n’apportent ni la démocratie, ni la liberté. Cette guerre répond avant tout aux intérêts économiques de l’impérialisme américain et donc contrôler les ressources naturelles comme le pétrole iranien, comme Trump l’a fait au Vénézuéla ou voulait le faire au Groenland. L’histoire récente démontre que les interventions américaines dans la région ont semé le chaos et la désolation.

Et pour le criminel Netanyahou, il s’agit de parfaire le Génocide à Gaza (10 000 atteintes recensées au pseudo cessez-le-feu), la colonisation de la Cisjordanie, et l’expansion territoriale vers le Liban.

Partout dans le monde, ce sont les peuples qui paient le prix fort des politiques va-t-en-guerre.

Le gouvernement français doit oeuvrer au cessez-le-feu. Il ne doit pas participer ni de loin ni de près à la guerre. Le gouvernement français doit mettre fin à sa politique d’économie de guerre.

En France, l’explosion des prix du pétrole impacte directement le pouvoir d’achat des salariés et met en danger des milliers d’emplois. Le gouvernement a les moyens de bloquer les taxes sur les carburants et l’énergie pour en limiter la hausse. C’est ce qu’exige l’UD FO 53.

L’UD FO 53 exprime sa solidarité avec les travailleurs et les peuples iraniens, libanais, palestiniens et de toute la région et rappelle son attachement au droit, à l’autodétermination des peuples et la devise PAIN-PAIX-LIBERTE.

Fidèle à sa tradition internationaliste et à son indépendance, l’UD FO 53 exige un cessez-le-feu immédiat, le respect du droit international.

La guerre où qu’elle ait lieu ne sert jamais les travailleurs.

« L’union des travailleurs fera la paix dans le monde » Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix.

Laval, le 10 mars 2026

Carte scolaire : Tous à Paris le 10 mars

Carte scolaire : Tous à Paris le 10 mars

L’appel à télécharger en PDF

Le SNUDI-FO 53, avec la FNEC-FP FO 53 et d’autres départements appelle à monter au ministère le mardi 10 mars (transport en car depuis Laval). Une demande d’audience auprès du ministre a été formulée pour la Mayenne.
Nous ne pouvons pas attendre que les opérations de carte scolaire se passent comme si de rien n’était. Pour le SNUDI-FO 53 les choses sont claires : le budget d’austérité ne peut pas s’appliquer dans l’Education Nationale ; les avalanches de fermetures de classes ne doivent pas avoir lieu !

Depuis le mois de décembre, le syndicat est sur le pont et a déjà pu faire annuler les fermetures prévues au RPI de Saint Georges sur Erve / Assé le Béranger. (lire l’article du café pédagogique à ce sujet)

Alors que le ministre Geffray adressait, le 22 janvier, une missive lyrique aux personnels, les exhortant à se faire « allumeurs de lumières » et « sentinelles de la raison », son plan social d’une brutalité sans nom, est venu éteindre la fragile flamme qu’il prétendait raviver. Les chiffres sont tombés : le gouvernement prévoit la suppression de 3256 postes au niveau national.

Académie profs des écoles : – 136 postes*Mayenne profs des écoles : – 9 postes
Académie profs 2nd degré : – 99 postesMayenne profs 2nd degré : – 17 postes
Total académie : – 235 postes enseignantsTotal Mayenne : – 26 postes enseignants
National AESH : fausses annoncesMayenne AESH : besoin de au moins 100 postes
* auxquels vont s’ajouter les postes bloqués pour la mise en place d’environ 70 PAS.
(1 PAS = 1 poste PE sorti de son école)
* auxquels vont s’ajouter les postes bloqués pour la mise en place des nouveaux PAS : a priori 8 PAS supplémentaires pour la rentrée 2026 !
Seulement 3 ETP personnels administratifs, et 1 seule création de poste de CPE !Suppression d’1 poste d’infirmière scolaire
0 création de poste CPE
0 création de poste médecin scolaire

La carte scolaire 2026, ce sont des milliers de classes surchargées et des milliers de postes supprimés ! L’inclusion systématique : des milliers d’élèves maltraités inclus de force dans des classes parfois surchargées et sans AESH en accompagnement individualisé. Agissons dès maintenant !

La FNEC-FP FO 53 rejoint l’appel de plusieurs syndicats départementaux à organiser la riposte à compter du 9 mars 2026, une semaine après les congés de février, c’est-à-dire au retour de toutes les zones.

  Le mardi 10 mars, allons là où les décisions se prennent : au ministère ! Refusons ce plan social !

Cette offensive d’une ampleur inédite contre l’École publique appelle une résistance à la hauteur de l’attaque. Le Premier ministre Lecornu, en recourant à l’article 49-3, outil antidémocratique par excellence, et au terme de tractations politiciennes destinées à éviter la censure, a imposé son budget 2026. Ces suppressions de postes en sont la conséquence directe.

Ce budget Lecornu accorde des moyens considérables aux crédits militaires – en hausse de près de 7 milliards d’euros – tout en s’attaquant frontalement à la Sécurité sociale, aux droits des salariés, aux services publics, à l’hôpital public et, tout particulièrement, à l’École publique. Pour la première fois le budget de l’armée dépasse celui de l’Éducation nationale !

Les milliers de suppressions de postes d’enseignants, confirment cette orientation brutale. Elles marquent une violence sans précédent contre l’enseignement public.

Lors du CSA académique du mardi 27 février, la Rectrice a acté la répartition des 136 suppressions de postes dans le premier degré et 99 suppressions dans le 2nd degré.

La Mayenne subira à elle seule 9 suppressions de postes dans les écoles publiques, auxquelles il faudra ajouter les postes préemptés pour les PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité). Ces postes serviront donc à fermer des classes pour alimenter des dispositifs qui remettent en cause les notifications de la MDA et le droit des élèves en situation de handicap à une scolarisation adaptée à leurs besoins.

En Mayenne, les 19 suppressions de postes 2nd degré se traduisent par 16 fermetures de classes en collègues et 4 classes fermées en lycées ! Dans le même temps, le gouvernement annonce la création de seulement 500 postes d’AESH au niveau national, alors même que de nombreux postes existants ne sont pas pourvus en raison de la précarité insupportable de ces emplois.

Globalement, le budget Lecornu prépare cinq fois plus de fermetures de classes que l’an dernier, d’autant que le ministre a choisi de reporter les comités sociaux d’administration (CSA) après les élections municipales. L’an passé, la mobilisation des personnels avec FO, aux côtés des parents d’élèves et souvent des élus locaux, avait permis de sauver de nombreuses classes. Sans attendre les instances de carte scolaire, la FNEC-FP FO 53 appelle les personnels à se réunir avec le syndicat pour préparer la résistance et mettre en échec ce plan de destruction de l’École publique. Des réunions sont organisées dans tout le département dès la rentrée, et nous appelons les personnels, les parents, à venir se mobiliser au ministère le 10 mars prochain.  

Salaires, statut, conditions de travail, souffrance au travail, personnels non remplacés, contractuels précarisés, missions démultipliées, droits du travail et syndical rognés, pression sur les personnels, CMO amputés (traitement à 90%), complémentaire santé imposée, indigente et onéreuse, nouvelles attaques contre nos droits pour garde d’enfants, familiaux, et temps partiel thérapeutique, inclusion scolaire systématique ingérable et destructrice pour les personnels et les élèves, enseignement spécialisé attaqué par les PIAL et les PAS… ça ne peut plus durer ! Pour FO assurer un service public d’instruction de qualité ne peut se faire en réduisant les personnels à de simples variables d’ajustement.

Le 10 mars, au Ministère à Paris pour exiger 

  • L’annulation immédiate de toutes les suppressions de postes prévues,
  • Les créations de postes nécessaires avec le recrutement de personnels ;
  • Un rattrapage salarial à la hauteur de l’inflation et du déclassement subi ;
  • Un statut de la Fonction Publique pour les personnels AESH ;
  • La suppression des PIAL et des PAS et de la mutualisation des AESH, la création des établissements spécialisés médico-sociaux pour accueillir notamment les 400 élèves qui attendent une place en IME, en service médico-social ou en ITEP dans notre département ;
  • L’arrêt immédiat du déferlement de contre-réformes qui nous noient sous des dispositifs ne relevant plus de nos missions d’enseignement (EVARS, PHARE, protocoles bidons…)

MARDI 10 MARS 2026, TOI AUSSI TU SOUHAITES ALLER AU MINISTĖRE ?
MONTE DANS LE CAR FORCE OUVRIÈRE.  INSCRIS-TOI !

Le syndicat prendra en charge le coût du trajet
(participation volontaire bienvenue et caisse de solidarité)
Coût estimé environ 40 euros aller-retour
Départ 8h10 péage de Laval Est « Louverné » – Retour vers 19h00

FNEC-FP FO 53, syndicats FO de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle
6 rue Souchu Servinière, 53000 Laval
06 52 32 30 45 – @ : 53@fo-fnecfp.fr

Carte scolaire : la résistance s’organise déjà !

Carte scolaire : la résistance s’organise déjà !

Le SNUDI-FO 53, syndicat majoritaire des écoles publiques en Mayenne, était dès lundi 8 décembre au matin, aux côtés des parents d’élèves du RPI Saint Georges sur Erve – Assé le Bérenger, qui se battent pour leurs écoles.

Face à la mobilisation, le DASEN est contraint de reculer ; il annonce sur IciMayenne qu’il « n’y aura pas de fermeture du RPI en 2026 » ! Une première victoire à mettre au compte de la mobilisation avec le SNUDI-FO 53 !

Alors il faudrait que les maires, saignés à blanc par les baisses de dotations budgétaires de l’Etat, s’unissent à un gouvernement, qui a déjà imposé 5000 fermetures de classe dans les écoles publiques en 2025, et qui prévoit près de 2000 suppressions de postes pour 2026 ?

Saint Georges sur Erve – Assé le Bérenger ? A court terme, toutes les écoles rurales sont menacées !

Depuis plusieurs mois, les IEN du département, missionnés par le DASEN, rencontrent les élus pour faire la promotion des fusions et regroupements d’écoles, toujours sous couvert de baisse démographique, et de plus-value pédagogique, et dans le dos des enseignants ! Les petites écoles rurales seraient devenues, pour le DASEN, des dangers pour les enfants, un vrai problème pour les conditions d’exercice des enseignants !

Le SNUDI-FO 53 défend l’école Publique laïque !
La résistance s’impose : mettre en échec la casse de l’école Publique !
Plus nombreux nous sommes plus forts !

Ici Mayenne

PSC : je signe la motion

PSC : je signe la motion

Mercredi 3 décembre, 43 enseignants et AESH réunis avec les syndicats de la FNEC-FP FO 53 ont adopté une motion.

La FNEC-FP FO 53 permet à tous les personnels de l’Education Nationale de la signer, pour renforcer le poids de cette expression liée au scandale de la PSC.

Je rejoins les 139 signataires !

Déjà 139 signataires !
Prochain objectif : 150


La motion adoptée par les 43 enseignants et AESH le 3 décembre 2025

La motion pdf à partager, imprimer, déposer, signer

Protection Sociale Complémentaire
Motion des 43 enseignants et AESH réunis avec le SNUDI-FO 53 et le SNFOLC 53

Nous, enseignants et AESH de la Mayenne, réunis avec la FNEC-FP FO 53 le 3 décembre 2025, avons échangé sur la protection santé complémentaire (PSC) qui deviendra obligatoire à compter du 1er mai 2026. Nous dénonçons l’accord ministériel du 8 avril 2024.

Nous constatons tout d’abord que cette nouvelle PSC est loin d’être un gain de pouvoir d’achat pour tous les agents, comme le laisse entendre le ministre de l’Education nationale car :  

  • Les conditions tarifaires et les garanties proposées sont différentes d’un ministère à l’autre, créant une inégalité importante entre les fonctionnaires. 
  • En fonction des situations individuelles, les simulations réalisées montrent souvent soit un très faible gain (inférieur aux 22 € supplémentaires pris en charge par l’Etat), soit un coût équivalent, soit même pour certains, en particulier des familles, un tarif plus élevé. 
  • Certains collègues avaient des contrats moins chers pour des garanties équivalentes, parfois meilleures, ou des garanties qu’ils estimaient suffisantes pour eux, ou encore des garanties différentes pour eux et pour leurs enfants, ce qui n’est plus possible.
  • A ces simulations, il faudra en plus ajouter le coût de la prévoyance, souvent déjà comprise dans le prix de nos contrats actuels 

Nous refusons l’adhésion obligatoire au volet santé.

De plus, nous considérons que, sous couvert d’avancée sociale, cette PSC est en réalité une attaque frontale contre les principes de la Sécurité sociale, construite selon l’adage « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est une attaque qui favorise encore davantage la privatisation et le marché. Nous savons que pour d’autres ministères, c’est une start-up financée par des fonds de pension qui a obtenu la gestion de la PSC. Nous considérons que la santé n’est pas une marchandise, et qu’elle constitue un droit essentiel et fondamental.

Pour toutes ces raisons, nous revendiquons l’abrogation de l’accord ministériel du 8 avril 2024, afin qu’il puisse être renégocié.

Nous mandatons la FNEC-FP FO 53 pour qu’elle propose aux autres organisations syndicales représentatives du département de porter ensemble cette revendication.

Mobilisation pour la défense de l’hopital samedi 13 décembre à Mayenne

Mobilisation pour la défense de l’hopital samedi 13 décembre à Mayenne

Le SNUDI-FO 53 soutient et relaie l’appel du syndicat FO de l’hopital de Mayenne avec Audace 53 l’association d’usagers. Le SNUDI-FO 53 sera aux côtés des personnels de l’hôpital samedi 13 décembre à 10h30 àMayenne. Le SNUDI-FO 53 appelle tous les personnels des écoles à se mobiliser !

Le communiqué FO-Audace 53

Une nouvelle fois, le Centre Hospitalier du Nord-Mayenne voit son activité et son identité
menacées.

Depuis le 3 novembre, ses Urgences ne sont plus accessibles que de 8h30 à 16h30, même si
elles demeurent théoriquement ouvertes jusqu’à 20h30.

L’ARS a promis de repousser la fermeture à 23h30 mais à ce jour, aucun engagement écrit n’a été
communiqué, ni aucune date n’a été arrêtée. L’ARS n’offre aucune garantie pour atteindre
l’objectif de réouverture 24/7 des Urgences.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Cette fermeture nocturne est censée permettre de consolider le fonctionnement des Urgences de
Laval, mais au prix d’une baisse d’activité qui menace les autres services du CHNM : Unité de
Surveillance Continue, Chirurgie, Médecine, Radiologie, Biologie.

De plus, le manque chronique de médecins, amplifié en fin d’année, impacte les services de
médecine et de SMR, et met en difficulté le fonctionnement normal de la maternité, de la chirurgie
et de la surveillance continue.

Les 100 000 nord-mayennais ne sont pas des sous-citoyens. Ils ont besoin d’un hôpital qui fonctionne 24h/24 et qui réponde aux besoins de la population.

Les personnels médicaux et non médicaux ont besoin de sérénité. Ils ont droit à croire en l’avenir
de leur outil de travail pour se projeter et maintenir un hôpital fiable et de qualité accessible à la
population.

La vision à (très) court terme n’est plus supportable.Accepter sans broncher la situation actuelle,
c’est se résoudre à voir notre hôpital péricliter et se transformer petit à petit en grosse infirmerie !
C’est INACCEPTABLE. Nous ne l’acceptons pas.

C’est pourquoi, l’association d’usagers AUDACE53 et le syndicat FO des agents du CHNM ont
décidé d’unir leurs forces et d’appeler ensemble les salariés de l’hôpital et la population du nord-
Mayenne à descendre une nouvelle fois dans les rues de la ville de Mayenne samedi 13 décembre
à 10h30 (lieu de rassemblement à préciser) pour exiger que des moyens humains et matériels
soient donnés au CHNM pour assurer la SÉCURITÉ et l’accès aux soins des nord- Mayennais.

Mayenne, le 1er décembre 2025

CDEN du 27.11.25

CDEN du 27.11.25

Le Comité départemental de l’Éducation Nationale s’est réuni ce jeudi 27 novembre 2025 en soirée, avec à l’ordre du jour : le bilan de cette rentrée 2025 et le bilan du comité de suivi de l’école inclusive (demande FO depuis 2 ans)

La délégation FNEC-FP-FO : Fabien Orain, Hélène Colnot, Stève Gaudin
Les représentants du personnel : FNEC-FP FO (3) – FSU (3) – UNSA (2) – CGT (2)

À noter : C’était le premier CDEN présidé par la préfète Nadège Baptista. Tous les IEN étaient présents sauf l’IEN Laval 4. Fabien Audy, DASEN, Marc Vauléon Secrétaire général DSDEN, Laurent Drault, IEN adjoint au DASEN et Frédéric Trocherie chef de division D3E étaient également présents pour l’Education Nationale.

Pour rappel :  le CDEN réunit : 

  • 10 représentants des collectivités territoriales (1 conseiller régional, 5 conseillers départementaux, 4 maires représentants des communes)
  • 10 représentants des personnels (organisations syndicales : 3 FNEC-FP FO, 3 FSU, 2 SE-UNSA, 2 CGT Educ’action)
  • 10 représentants des usagers (7 représentants des parents d’élèves FCPE, 3 représentants des associations complémentaires et personnels qualifiés)

Dans leur déclaration, les représentants FO ont interpellé la préfète, le DASEN et les élus, sur la détresse des personnels des écoles, sur les situations parfois intenables dans les écoles, témoignage à l’appui. FO a fait son propre bilan de la rentrée scolaire.

La déclaration FO

Concernant la convention Macron sur les “temps de l’enfant”, FO a proposé un voeu.

La FCPE s’est félicitée des propositions de la convention citoyenne tant sur les rythmes scolaires (5 jours d’école) que sur les partenariats.

Convention citoyenne Macron “sur les temps de l’enfant”

En amont du CDEN, FO a proposé un vœu relatif aux rythmes scolaires et à la convention citoyenne. La FSU a souhaité s’y associer, proposant également des amendements.

Voeu CDEN
Le CDEN de la Mayenne, réuni le 27 novembre 2025, a pris connaissance du rapport de la Convention citoyenne sur « les temps de l’enfant ».
Revalorisation salariale, réduction du nombre d’élèves par classe, statut des AESH, abandon des évaluations nationales standardisées et révision des nouveaux programmes, sont soulignés par la Convention. Cependant, ce rapport ne mentionne à aucun moment les mesures qui fragilisent depuis des années l’École publique et rendent l’instruction des élèves de plus en plus difficile : suppressions massives de postes, inclusion scolaire à marche forcée et sans moyen, gel des rémunérations, manque d’AESH – personnels par ailleurs maintenus dans des conditions inacceptables –, ainsi que des réformes successives qui cassent l’école Publique.
En revanche, ce rapport formule diverses recommandations, comme l’organisation d’une semaine scolaire sur cinq jours, la mise en place d’un socle commun d’apprentissages obligatoires, l’instauration de « temps de rupture » obligatoires en partenariat avec les collectivités et les associations, ou encore l’ouverture des établissements à de nouveaux intervenants pour proposer « d’autres activités ». L’échec des précédentes réformes montre que le fait de modifier les rythmes scolaires n’a qu’un impact insignifiant sur les inégalités scolaires et risquerait d’entraîner une externalisation des apprentissages scolaires.
Pour le CDEN de la Mayenne, ce rapport constitue avant tout un écran de fumée visant à masquer l’état de délabrement de l’École publique et l’urgence des moyens qui doivent lui être alloués. 
En conséquence, le CDEN de la Mayenne estime que le gouvernement ne doit pas retenir les propositions formulées par la Convention citoyenne sur « les temps de l’enfant ». 

VOTES : 
POUR : FO (3) FSU (3)
CONTRE : FCPE (2) et DDEN
ABSTENTION : CGT (1) UNSA (2)

En savoir plus sur cette convention citoyenne Macron

Le DASEN a présenté un diaporama de 108 pages. Nous le mettons bien volontiers à disposition. 

108 pages de litanie et d’autosatisfaction, de présentation de dispositifs et protocoles qui camouflent une réalité de l’école publique tout autre. Le vrai monde décrit dans notre déclaration et nos interventions.

Autres interventions FO sur le bilan de rentrée : 

Protocole Phare : la délégation FO a rappelé que tout le monde était attaché à la lutte contre le harcèlement scolaire, mais qu’un dispositif ne remplacera jamais les moyens humains. La délégation FO a rappelé que pour lutter contre le harcèlement scolaire, nous avons besoin de moyens, de postes, et de personnels. Nous avons besoin d’effectifs raisonnables dans les classes, de RASED complets, de médecins scolaires, d’infirmières, de psychologues. FO a rappelé aussi que pour lutter efficacement contre le fléau du harcèlement scolaire, il faudrait revenir sur les sur les milliers de suppressions de postes que nous subissons ces dernières années, et que les gouvernement successifs arrêtent de maltraiter l’école publique. Aucune réponse du DASEN.

A noter : la FSU a demandé à ce que les “référents Phare” (ou “référent harcèlement”) puissent être identifiés partout dans le département, dans les établissements, avec des affichages, notamment dans les établissements.

Dans le premier degré, les principaux référents Phare sont souvent les IEN et les PsyEN. Avant, lorsqu’un problème de harcèlement survenait, on contactait l’IEN, qui dépêchait alors le RASED. Avec le dispositif Phare : on appelle le référent Phare, qui n’est autre que l’IEN,pour qu’il sollicite le PsyEN (parfois un autre référent Phare), pour recueillir la parole des enfants. Bienvenue dans le monde de l’Education Nationale !

FO rappelle que être « référent harcèlement » au sein de son école ne peut pas être imposé par les IEN ou même faire l’objet d’une désignation par les directeurs d’école.

1er degré : 

-231 élèves dans le 1er degré à la rentrée 2025 par rapport à 2024. 17478 élèves sont scolarisés à la rentrée dans les écoles publiques.

La délégation FO est intervenue sur l’accueil des 2 ans, puisque le DASEN s’est montré enthousiaste à l’idée de consolider cette scolarisation prenant appui sur les taux plus importants en Mayenne qu’ailleurs. FO a donc demandé si cette scolarisation allait être prise en compte et surtout comptabilisée dans les prévisions d’effectifs pour la prochaine carte scolaire. Le DASEN n’a pas décliné la demande de FO, sans toutefois prendre d’engagement. 

La délégation FO est intervenue également sur le maillage des écoles, et sur le principe posé par la notion même de service public et l’école de la République qui doit garantir l’égalité de droits et d’accès à l’école. A l’instar d’un précédent DASEN, Monsieur Audy pose une logique territoriale et préfère parler de “bassin de vie” plutôt que de ville ou village. FO est et sera toujours aux côtés de celles et ceux qui défendent un service public d’éducation garant de l’égalité de droit et de l’accès à l’école de la République laïque, pour toutes et tous, partout : des villes aux plus petits villages.

-178 élèves dans le 2nd degré à la rentrée 2025 par rapport à 2024. Le DASEN pointe une fuite notable dans le 2nd degré des élèves du public vers le privé.

– Pour le collège 

– Pour les lycées

La FNEC-FP FO 53 avait demandé communication du rapport annuel du comité de suivi de l’école inclusive dès février 2024. FO a réitéré depuis plusieurs fois la demande, ce qui permet d’aborder ce sujet lors de ce CDEN du 27 novembre.

En réalité,les représentants de notre ministère se sont livrés à un satisfecit des politiques menées jusqu’à présent et ont détaillé les mesures à venir pour mettre en œuvre l’acte 2 de l’Ecole inclusive, résumé ainsi par E. Macron lors de la conférence national sur le handicap d’avril 2023 : « Il faut en finir avec les établissements fermés dans lesquels les élèves vivent à part… » 

La fédération FO de l’enseignement en Mayenne rappelle que les personnels connaissent les conséquences de ces politiques qui n’ont d’autre objectif que de faire des économies sur le dos des élèves les plus fragiles. Désormais personne n’est dupe du leurre de l’inclusion systématique. La FNEC FP-FO 53 refuse le dogme de l’inclusion systématique et indifférenciée. Elle y oppose le droit pour tous les élèves à pouvoir bénéficier d’un enseignement adapté, la défense de l’enseignement spécialisé, ses postes, ses classes et ses établissements sociaux et médico-sociaux.

La délégation FO est intervenue dans sa déclaration à propos de l’inclusion scolaire systématique, mettant en avant un témoignage d’une enseignante et en décrivant la réalité sur le terrain.

« Depuis plusieurs semaines, un enfant scolarisé en Grande Section entre régulièrement en crise à l’école. Il lance alors des objets (chaises, livres, ateliers en bois .. .) plus généralement, tout ce qui est à sa portée à travers la classe. Depuis quelque temps, il vise ses camarades ou les adultes. Cet élève frappe également ses camarades en leur donnant des coups de pied ou en les pinçant. Il pince régulièrement les parties génitales de ses camarades. Quand nous intervenons pour le calmer, pour le protéger et protéger les autres, il se met à nous frapper aussi. Il nous mord, nous pince, nous griffe, nous donne des coups de pieds, de coude ou de poing. Il entre parfois dans un tel état de colère que nous sommes obligées de le contenir physiquement, parfois à plusieurs adultes. Dans ce cas, se pose un autre problème, celui de la surveillance de nos élèves. En effet, nous le sortons de la classe, pour que les autres élèves ne soient pas témoins de cette violence mais dans ce cas nous ne pouvons plus faire classe, car c’est soit une ATSEM, soit la cuisinière qui surveille notre classe pendant que nous tentons de gérer la crise. »

Ce témoignage est celui d’une profession à bout, d’une école publique érodée. Nous le disons aujourd’hui solennellement devant les élus et les parents, il n’est plus possible de miser sur les enseignants et les AESH pour la tenir debout ! L’école publique a besoin de moyens, elle a besoin qu’on réponde aux revendications de ses personnels.

En début d’année scolaire, 186 élèves notifiés pour un accompagnement n’avaient pas d’AESH. Aujourd’hui, il resterait encore 116 élèves notifiés pour un accompagnement qui n’auraient pas d’AESH, dont 85 notifiés pour un accompagnement mutualisé (55 dans le 1er degré, 30 dans le 2nd degré) et 31 pour un accompagnement individuel (15 dans le 1er degré et 16 dans le 2nd degré).

Encore 200 enfants attendent une place dans un établissement médico-social dans le département, ils sont près de 25000 en France.

Cependant, si on se concentre sur le bilan et non sur les causes, on perd l’essentiel. On ne peut pas comprendre le manque d’AESH si on n’interroge pas la loi de 2005 et aujourd’hui l’acte 2 de l’école inclusive. Derrière le discours trompeur de l’inclusion scolaire et ce, dès 2005, se cache en réalité une logique budgétaire. En effet, scolariser un élève en structure spécialisée coûte sept fois plus cher qu’en classe ordinaire. Voilà la réalité budgétaire qui explique la situation chaotique de l’inclusion scolaire aujourd’hui.

Les PIAL hier, les PAS aujourd’hui, ne sont que des instruments de rationalisation. Derrière ces joyeux acronymes se cachent encore des économies. L’échec de l’école inclusive, a été organisé depuis des années :

• par la volonté d’en finir avec les établissements, classes et enseignants spécialisés
• par la volonté de précariser les AESH en leur refusant un vrai statut de la Fonction Publique et un vrai salaire
• par une prise en charge des élèves par notifications mutualisées qui demande aux AESH d’accompagner plusieurs élèves en même temps sans se demander quels troubles doivent être gérés et donc de quoi ont besoin ces enfants.
• par la nécessité pour les équipes enseignantes de regrouper les enfants au sein d’une même classe pour espérer la présence d’au moins une AESH sur des horaires logiques et efficaces, en somme : de bricoler.  

On ferme les établissements spécialisés, on a transformé les classes ULIS en dispositif, on a multiplié les référents en lieu et place de professionnels de terrain, on a espéré que les personnels AESH maintiendraient le couvercle sur la marmite d’eau bouillante…

Résultat, actuellement le droit des enfants à une compensation adaptée est remis en cause. Il n’est pas honteux de dire qu’un enfant a parfois besoin de soins en complément ou en amont d’un accès aux apprentissages scolaires. Un enfant envahi par des troubles n’est pas bien, n’est pas toujours en sécurité dans une classe ordinaire. Qui peut croire que ça peut bien se passer ?

Un enseignant ne peut pas tout, tout seul. Il a besoin d’appui dans et en dehors de l’Éducation nationale : médecins scolaires, psychologues scolaires, enseignants spécialisés, classes et structures adaptées, personnels AESH non précarisés mais également en dehors de : médecins, de psychiatres, d’orthophonistes, d’ergothérapeutes des psychomotriciens…

Les mobilisations des parents qui voient le jour sur la question des moyens alloués à l’inclusion scolaire se multiplient. La FNEC-FP FO 53 les soutient et se félicite que ces problématiques aient enfin franchi les enceintes des établissements. Nous serons à leurs côtés pour dénoncer les manquements de l’Etat.

Les enseignants ne refusent pas de changer leurs pratiques, ce sont eux qui sont en première ligne et subissent les conséquences de la dégradation d’une institution et d’un système, qui abandonnent les plus fragiles, favorisent la désertion de l’enseignement public en faveur du privé. En revanche, les personnels sont en colère, ils sont épuisés de se battre contre des moulins à vent. Ils en ont assez de crier à l’aide sans jamais voir une main tendue. Ils sont mal à l’aise de laisser croire que parce qu’un PAP ou un PPRE est signé le problème est réglé. Ils n’en peuvent plus des discours qui visent à les culpabiliser, et se retrouver victimes de fermetures de classe, avec des doubles niveaux ou à 28 élèves en cycle 3. Ils n’en peuvent plus d’être pressurisés par l’administration qui tente de leur faire croire que des protocoles, des dispositifs ou des applications vont permettre d’améliorer la situation, alors qu’en réalité c’est toujours « débrouillez-vous ».

Madame la préfète, Monsieur le directeur académique, vous représentez l’État dans notre département. Messieurs, Mesdames les élus, vous occupez des postes essentiels, nous ne pouvons douter de votre attachement à une école publique de qualité. Nous le disons clairement : le gouvernement porte la responsabilité de la situation dramatique que nous venons de décrire.

En Mayenne, dans le 1er degré, 4,90% des élèves sont en situation de handicap, 6,70% dans le 2nd degré.

Sur l’ensemble des élèves en situation de handicap, seuls 8% sont scolarisés dans un établissement médico-social, et ce malgré des orientations notifiées non respectées.

Concernant les PAS, le DASEN confirme que désormais, les PAS n’auront pas la main sur l’émission des notifications d’accompagnement, et la MDA gardera la main. C’était un des points inacceptables des PAS. Si nous nous félicitons de cet infléchissement, cela n’enlève rien au fait que les PAS maltraitent les AESH tout comme les PAS, ils doivent être abandonnés.

Par ailleurs, le DASEN prévoit un déploiement de 10 PAS pour la prochaine année scolaire !

La délégation FO a fait le lien avec la situation sociale de l’immense majorité de la population, de plus en plus paupérisée (et maltraitée par les contre-réformes successives de ces dernières années). FO a également rappelé que si un diagnostic était avancé, par exemple avec les notifications de la MDA, il était rendu inutile du fait de l’absence de moyens derrière en particulier de moyens humains (ESMS, Pédopsychiatrie, hôpital, ASE…). FO a rappelé que depuis la loi de 2005, il n’y avait eu aucune création de postes dans le médico-social. La délégation a aussi fait remonter l’explosion des situations de violences dans les écoles, collèges et lycées, mais aussi dans le médico-social et dans la santé, en lien direct avec ce manque de moyens et avec une inclusion scolaire érigée en dogme contre le respect au cas par cas des besoins des enfants.

Le DASEN avance le chiffre de 150 élèves qui sont en attente d’une place en ITEP. La délégation FO est intervenue pour indiquer que ces 150 élèves étaient soit scolarisés par défaut en milieu ordinaire sans les compensations adaptées, soit totalement déscolarisés. Dans tous les cas, FO a rappelé qu’il s’agissait là d’une rupture manifeste d’égalité de droit, directement liée aux politiques d’inclusion scolaire systématique.

Le DASEN s’est dit attaché au maintien des ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux)

1- Sur le fait que la formation des enseignants n’était pas la solution à tout, bien au contraire, elle permet souvent de faire culpabiliser davantage les collègues qui subissent, parce que justement ils ont été formés. De la même manière, les protocoles bidons, demandés par d’autres organisations syndicales (en savoir plus) permettent aujourd’hui à nos responsables administratifs de se dédouaner de leur responsabilité, la faisant peser un peu plus sur les épaules des personnels. Pour rappel le protocole “inclusion” (ou “protocole d’accompagnement des situations complexes” a été validé par toutes les organisations syndicales sauf FO qui n’a pas souhaité ni cautionner ni y être associé)

2- Sur le fait, que parfois, des élèves en attente d’une place dans un établissement spécialisé, même sans respect total de leurs besoin, pouvait tenir, dans des écoles rurales qui justement avaient peu de classes et d’élèves. Qu’en sera-t-il si elles ferment toutes ?

3- Sur le fait que les budgets d’austérité contribuent largement au chaos de l’inclusion scolaire systématique, sur le fait que les économies budgétaires se faisaient toujours sur le dos des plus fragiles.

La présidente des DDEN a présenté une candidate pour être DDEN, Hélène Caron, collègue que nous connaissons bien. Nous avons voté POUR cette candidature.

Les registres santé et sécurité au travail (RSST)

Les registres santé et sécurité au travail (RSST)

Le document à télécharger en pdf pour affichage en salle des maîtres

Promesses et bienveillance ne sauraient se substituer aux obligations de l’employeur et aux statuts des personnels !

Pour rappel :
« L’employeur est tenu par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés (article L. 4121-1 du Code du travail). L’employeur ne doit pas seulement diminuer le risque, mais l’empêcher. »

 Le Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) fait partie des registres obligatoires qui doivent être tenus à la disposition des personnels.

Le Registre Santé et Sécurité au Travail est destiné à signaler toutes les observations et/ou suggestions relatives à des dysfonctionnements et vise à l’amélioration de l’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail dans la collectivité concernée. Depuis septembre 2024, une version dématérialisée est mise en place. FO a demandé et obtenu la possibilité de continuer à utiliser les RSST des différents supports. (F3SCT de juin 2024)

L’existence du Registre Santé et Sécurité au Travail doit être portée à la connaissance des agents et des usagers par tous moyens (notamment par voie d’affichage). Chaque agent a la possibilité d’inscrire sur ce registre toutes les observations et toutes les suggestions qu’il juge opportun de formuler dans le domaine de la prévention des risques professionnels et l’amélioration des conditions de travail (les siens mais aussi ceux de ses collègues). En Mayenne, seuls les représentants FO à la F3SCT s’en saisissent également, les complètent pour faire des signalement ou appuyer les demandes des collègues.

Chaque fiche de signalement doit être visée par le supérieur hiérarchique qui doit trouver une solution au problème signalé. Le visa du directeur n’est absolument pas obligatoire ! Dans le 1er degré le supérieur hiérarchique est (encore) l’IEN. Que la réponse apportée sur la fiche RSST par votre IEN apporte ou non une solution, vos représentants FO à la F3SCT interviennent directement sans attendre la réunion de la F3SCT ou d’un GT, et sont les seuls à le faire.

 Le SNUDI-FO 53 invite donc les enseignants et les AESH à se saisir des registres !

Sur le RSST dématérialisé, il est IMPERATIF d’indiquer « suivi par nos représentants FO ». En effet, TOUS les représentants à la F3SCT auront accès à votre fiche RSST. Les organisations syndicales n’ayant pas la même conception de leur rôle au sein de la F3SCT, la défense de telle ou telle situation par différentes organisations syndicales peut parfois être contre-productive. Parfois des collègues ne veulent tout simplement pas que leur situation soit exposée et suivie par tous les syndicats.

A votre IEN par courriel depuis une adresse ac-nantes.fr avec copie visible au SNUDI-FO 53 (contact@snudifo-53.fr) si vous utilisez la version papier ou « numérique »

Directement via la plateforme en ligne 

Via ARENA : https://sconet.ac-nantes.fr/arena

Conditions de travail

  • Risques psycho-sociaux (RPS) : inclusion scolaire, pressions hiérarchiques, harcèlement, mal-être au travail, surcharge de travail…
  • Éclairage naturel insuffisant ou excessif, éclairage artificiel insuffisant ou éblouissant, scintillement, équipement insuffisant ou inadéquat…
  • Bruit : humain, matériel (imprimantes, photocopieuse…) bruit extérieur, travaux…
  • Températures :  chauffage, aération ou climatisation : insuffisant ou excessif, sécheresse…
  • Espace de travail : espace, encombrement, manque de fonctionnalité, obligation de déplacements…
  • Charges et postures : port répété de charges lourdes, postures et gestes provoquant des douleurs…
  • Travail sur écran : ergonomie, gêne visuelle …
  • Information sur dispositions à prendre en cas d’accident, premiers secours, évacuation, présence de produits dangereux…

Aspect immobilier

Accès au poste de travail, circulation intérieure, escaliers, état général du bâtiment, déplacements des PMR…

Propreté et hygiène

Ménage, sanitaires (nombre et état), salubrité générale, fuites d’eau, étanchéité…

Sécurité

Disjonctions fréquentes, odeurs de gaz (ou autre), risque d’électrocution, état des prises de courant, fils dénudés, fils électriques « volants » ou à terre, absence de terre, travaux…

Risques d’accidents ou de maladies

Sols glissants, produits ou matériels dangereux, risques de brûlures, d’inhalations, présence d’amiante (ou suspicion) (lire notre document spécial AMIANTE), matériaux allergisants…

De la même manière, si jamais vous avez un accident sur la route ou à l’école, ou encore si vous tombez à l’école y compris en dehors des heures de classe, n’hésitez pas à remplir le RSST pour le signaler.


N’oubliez pas ensuite de faire les démarches pour que cela soit reconnu comme un accident imputable au service. Contactez le SNUDI-FO 53 pour être accompagné dans ces démarches et AVANT de compléter le RSST. Pour toute situation difficile liée à vos conditions de travail, contactez le SNUDI-FO 53 AVANT de remplir ce registre. Nous vous accompagnerons dans toutes vos démarches !

Les outils utiles sur notre site internet, à compléter avec le syndicat :
Fiche RSST vierge (registre santé et sécurité au travail) et RSST dématérialisé en ligne
Fiche du RDGI (registre danger grave et imminent)

Il est distribué par nos correspondants dans vos écoles ; qu’on se le dise !

 

Le CAPPEI par VAEP

Le CAPPEI par VAEP

Pour l’obtention du CAPPEI par la voie de la validation des acquis de l’expérience professionnelle (VAEP), les candidats doivent renvoyer le livret pour le vendredi 19 décembre 2025 au plus tard.

Pour rappel, depuis la rentrée 2021, les enseignants avec au moins 5 ans d’ancienneté qui exercent sur des postes de l’enseignement adapté ou spécialisé depuis au moins 3 ans peuvent obtenir le Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) par la VAEP (Validation des acquis par l’expérience professionnelle.)

L’obtention du certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) par la voie de la VAEP comporte deux étapes:

  • Le livret 1 : le candidat à la VAEP doit renseigner et transmettre un dossier de recevabilité. La validité de la recevabilité est de 3 ans.
  • Le livret 2 : si la candidature est recevable, la seconde étape consiste à compléter un dossier de validation des acquis de l’expérience professionnelle d’un enseignement inclusif qui est présenté devant une commission désignée par le jury académique (présentation de 15 minutes suivie d’un entretien d’une durée de 45 minutes).

Pour la session 2026:

⇒ Les candidats doivent compléter et renvoyer le livret 1 par voie dématérialisée sur Démarches Simplifiées pour le vendredi 19 décembre 2025 au plus tard.

⇒ Pour le premier degré et le second degré, en cas d’éligibilité, le livret 2 sera à compléter et à renvoyer en 3 exemplaires au service ASH de la DSDEN du département du candidat pour le mardi 2 juin 2026 au plus tard (le cachet de la poste faisant foi) et à déposer par voie dématérialisée sur Démarches Simplifiées pour le mardi 2 juin 2026 au plus tard.

Livrets pour l’obtention du CAPPEI par la VAEP :

CAPPEI – livret 1

CAPPEI – livret 2 – 1er degré – Format Doc

CAPPEI – livret 2 – 2nd degré – Format Doc

FO a toujours revendiqué la prise en compte de la nécessaire reconnaissance de l’expérience professionnelle et des compétences des enseignants en poste et en charge, depuis de nombreuses années, des élèves relevant de l’enseignement adapté ou spécialisé.

Il leur est désormais possible de constituer un dossier de VAE, et une inscription aux 100h de MIN si leurs compétences sont reconnues. De ce point de vue, la VAE est une avancée pour les collègues.

Toutefois, puisqu’il faut désormais ne pratiquer que 3 ans dans le spécialisé pour être éligible, autant dire que rapidement de nombreux collègues forts de leur expérience vont se tourner vers cette possibilité faute du peu de places en formation CAPPEI.

La VAE n’est qu’un dispositif de validation supplémentaire et ne doit en aucun cas se substituer à la formation au CAPPEI pour ceux qui le souhaitent

FO exprime de plus une inquiétude : la VAE crée un précédent dangereux pour valider cette certification. Après le CAPPEI, d’autres certifications pourraient être concernées… et la crainte est de voir la fin des formations, et le recrutement sur seul entretien professionnel.

La FNEC-FP FO revendique une augmentation des départs en formation CAPPEI à hauteur des besoins.

Évènements à venir