AESH : à quoi servent nos heures connexes ?

AESH : à quoi servent nos heures connexes ?

Nous avons été saisi par plusieurs collègues AESH, concernant nos heures connexes en particulier:
L’utilisation de ces heures peut-elle être imposée par l’administration ?
Doivent-elles être intégrées dans l’emploi du temps ?

Nos heures connexes, en vigueur depuis la rentrée 2019 sont régulièrement utilisées à mauvais escient : sorties scolaires, travail administratif, stage de réussite, fête de l’école…

La FNEC-FP FO 53 rappelle la libre utilisation de nos heures, en formation ou en préparation des temps devant élèves.

Par définition, elles ne font pas partie des heures dues aux élèves pris en charge mais s’apparentent plus à un forfait d’heures à utiliser sur l’année scolaire.

Par ailleurs, comme l’indique d’ailleurs la FAQ du Ministère lui-même, ces heures connexes n’ont pas à être intégrées dans notre emploi du temps : « Les activités connexes à l’accompagnement réalisées par l’AESH correspondent soit à la participation à des réunions, soit à des actes préparatoires ou de formation (y compris auto-formation). Le forfait horaire retenu pour quantifier ces activités connexes reflète le volume horaire réellement dédié par les AESH à ces différentes activités. Compte tenu de la nature de ces activités connexes, les heures liées à la préparation de l’accompagnement ou à l’autoformation n’ont pas à être inscrites à l’emploi du temps ou donner lieu à un suivi heure par heure. »

Ces heures hors élèves restent de notre la libre organisation !

Les heures connexes peuvent nous servir à :

·       La préparation de séances
·       La participation à des actions de formation en dehors du temps scolaire
·       La prise d’information sur le handicap (Cap Ecole Inclusive, …)
·       La participation à des réunions, équipes éducatives, …
·       La discussion en dehors de la classe avec les collègues concernant nos élèves…

Les heures connexes, ce ne sont pas :

·       Les sorties scolaires avec nuitées,
·       les journées École ouverte,
·       les stages de réussite,
·       les fêtes de l’école et autres lotos (se font uniquement sur la base du volontariat)
·       du travail administratif ou autres corvées qui ne sont pas en lien avec notre métier

À noter que dans l’Académie de Nantes, les heures supplémentaires sont récupérées mais jamais payées.

Attention soyez vigilantes !  Vous devez effectuer le nombre d’heures indiqué sur votre contrat de travail, pas une minute de plus !

Cela signifie que votre emploi du temps arrêté par le directeur d’école ou le chef d’établissement doit correspondre au nombre d’heures indiqué sur votre contrat. Mais aussi que vous devez bien tenir le compte des heures effectuées hors temps de prise en charge : ESS le midi ou le soir, les adaptations de documents, les sorties scolaires qui dépassent les heures de sortie…

N’hésitez pas à nous contacter, les  représentantes AESH FO en Mayenne en cas de pressions subies au sujet de ces heures connexes.

FO défend nos conditions de travail, tant salariales que dans notre quotidien terriblement difficile d’exercice nos missions !
Le Ministère fait peser, en particulier sur nos épaules, l’application inacceptable d’une « École Inclusive » à tout prix, sans aucune préoccupation des différents handicaps des élèves que nous accompagnons !

Pour la FNEC-FP FO 53
Marie Désert
Caroline Huet

AESH : réunion départementale le 9 juin

AESH : réunion départementale le 9 juin

Inscription à la réunion

Les Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) expriment régulièrement leur profonde inquiétude face à la dégradation continue de leurs conditions de travail et de rémunération.

Les AESH, indispensables au fonctionnement du service public d’Éducation et à l’accompagnement des élèves en situation de handicap, subissent toujours : des contrats précaires et incomplets imposés, des rémunérations insuffisantes ne permettant pas de vivre dignement, des conditions de travail dégradées (multiplication des accompagnements, déplacements non compensés, manque de reconnaissance, perte de sens de l’accompagnement cantonné dans certaines situations à un encadrement sans apprentissage, etc…), des affectations imposées qui changent du jour au lendemain, une absence de véritable statut de la Fonction publique avec un temps plein de 24 heures.

Pourtant, le ministre Geffray, veut maintenir les AESH dans une situation insupportable en remettant en cause l’accompagnement individualisée et en réduisant leur nombre, avec la mise en place des PAS.
Pire, seulement 20% des AESH pourraient être concernés par un statut d’« assistant d’accessibilité », fonctionnaires de catégorie B à temps plein pour 1607h/an (on est très loin du 24h semaine temps plein avec heures connexes).

Les AESH, avec FO refusent cette situation dangereuse et inacceptable, et réaffirment les revendications

  • un vrai statut de fonctionnaire pour toutes les AESH à 24 heures temps plein
  • l’augmentation immédiate des salaires des AESH
  • l’abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation
  • la mise en place immédiate de la subrogation
  • l’octroi effectif des jours de fractionnement

Il est urgent de se réunir et de se coordonner !

La FNEC-FP FO 53 appelle tous les AESH du département de la Mayenne
à se réunir en visio mardi 9 juin à partir de 18h.

AESH : changement d’affectation 2026

AESH : changement d’affectation 2026

Vous avez reçu dernièrement, ou ce sera le cas très prochainement, un document de votre PIAL (exemple de fiche de voeu) (voir pièce jointe) vous demandant d’exprimer vos vœux d’affectation pour l’année scolaire 2026-2027. Si ce n’est pas le cas, faites-le  nous savoir rapidement afin que nous intervenions auprès du PIAL.

Complétez la fiche de suivi FO

Si vous souhaitez demander un changement de PIAL vous pouvez également le faire via cette fiche de vœux. Vos demandes seront transmises au service de l’accompagnement humain de la DSDEN 53.

Cependant, pour appuyer votre demande de changement de PIAL, nous vous invitons à envoyer un courriel indiquant votre demande, votre commune de résidence, votre quotité ainsi que toute information que vous jugeriez utile de porter à la connaissance des PIAL sollicités :

  • à votre IEN (dans le 1er degré) ou à votre chef d’établissement (2nd degré)
  • copie à votre PIAL d’affectation
  • copie au(x) PIAL sollicité(s)
  • copie à ce.s2ah53@ac-nantes.fr
  • copie à FO

Vous joignez votre fiche de vœux à ce courriel.

Avant d’envoyer votre demande de changement de PIAL, envoyez votre projet de courrier à vos représentants FO

Il est important de noter qu’un changement de PIAL n’est normalement possible que si une place se crée ou se libère dans le PIAL visé. Mais vos représentants FO interviennent régulièrement pour faire valoir votre situation et permettre ce changement de PIAL

Pour être informé au mieux et défendu en cas de besoin, syndiquez-vous ! Le SNUDI-FO 53 soutient les AESH et revendique pour eux un statut de fonctionnaire. L’adhésion est de 40€ par an mais 66% sont déductibles des impôts ou reversés en crédit d’impôts. Finalement, l’adhésion revient à 1€13 par mois !

Consultez notre guide, actualisé chaque année, pour connaître vos droits. 

Le guide départemental FO AESH 2026 

Nous organisons également tout au long de l’année des Réunions d’Information Syndicale et des stages sur temps scolaire pour les AESH et vous pouvez aussi rejoindre notre groupe Facebook pour compléter votre information.

Un statut et de nouvelles missions pour 20 % des AESH

Un statut et de nouvelles missions pour 20 % des AESH

Un groupe de travail « AESH » s’est réuni le mercredi 20 mai 2026. Il avait pour objet de rendre compte d’un rapport conjoint de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche et de l’inspection générale des affaires sociales sur le « rôle et missions des AESH ».

Ce rapport s’inscrit totalement dans l’acte 2 de l’Ecole inclusive combattu par la FNEC FP-FO. Il prévoit « un nouveau cap à la mise en oeuvre réelle de la loi de 2005, en priorisant le cap de l’accessibilité. » L’objectif est ainsi de mettre plus d’« accessibilité » (du conseil et du « coaching », notamment via les PAS, Pôles d’Appui à la Scolarité, des ressources pédagogiques, parfois du matériel…) et moins de « compensation » (des moyens humains pour prendre en charge les élèves : enseignants spécialisés, éducateurs spécialisés, AESH…)

Il indique ainsi qu’il faut « outiller les enseignants par la formation initiale, l’appui en ressources dédiées (métiers de l’accessibilité), le soutien aux PAS et évaluer les directeurs d’établissement/proviseurs sur l’atteinte d’objectifs sur leur projet d’accessibilité. »

Il soutient le principe du « service médico-social à l’Ecole » donc le démantèlement programmé des établissements sociaux et médico-sociaux avec leur externalisation.

Concernant les AESH, hormis quelques voeux pieux (revalorisation de la grille des AESH, privilégier les affectations à l’année…), les préconisations du rapport sont plus qu’inquiétantes :

– Il faut « privilégier une approche portée sur l’adaptation collective de la classe plutôt que sur l’aide individualisée »
– « Le dispositif des AESH incarne le modèle de l’accompagnement humain précaire »
[à qui la faute !]
– « L’effet écran
[c’est-à-dire la présence d’une AESH en aide individualisée] constitue un frein au développement des apprentissages »
– Il faut « clarifier le décompte des heures connexes en veillant au suivi de leur utilisation pour la formation »
[les AESH sont trop payées… Elles peuvent bien effectuer des formations sur leur temps hors classe !]
– Il faut valoriser et sécuriser la fonction d’AESH référente.

Concernant le Statut, le rapport écarte d’un revers de main la « fonctionnarisation générale » et indique : « sans polyvalence ou extension du temps de service (sur le périscolaire ou l’extra-scolaire), l’AESH dans sa fonction d’accompagnant ne peut exercer à temps complet. » [Et pourquoi donc ? Les statuts particuliers existent !]

Le rapport préconise une piste alternative : « création d’un corps d’ « assistant d’accessibilité », fonctionnaires de catégorie B à temps plein (1607h/an), avec un temps d’accompagnement des élèves (non pas de manière individuelle mais dans un service à la classe) et d’autres missions en complément
(mise en oeuvre de l’ensemble des techniques et méthodes concourant à la réalisation des missions d’accessibilité, par exemple responsables du bon fonctionnement du matériel adapté, de l’encadrement des AESH et de leur formation, et de l’assistance aux professeurs dans les travaux d’accessibilité.) »

L’entrée au sein du corps se ferait par concours mais seulement pour une partie des AESH… L’administration a précisé oralement que cela ne concernerait que 20 % des AESH.

Et pour les 80 % qui restent ? « Maintien d’AESH contractuels [toujours à temps partiel imposé donc toujours sous payées] pour exercer la mission d’accompagnement des élèves en situation de handicap afin de maintenir un recrutement au fil de l’eau. » Inacceptable !

Cette fonction d’assistant d’accessibilité serait chapeautée par une autre nouvelle fonction : le « conseiller principal accessibilité (CPA), responsable du développement de l’accessibilité au sein de la circonscription ou de l’EPLE, avec autorité fonctionnelle sur les personnels ressources de l’école inclusive (notamment ERSEH, formateurs, personnels RASED et AESH), en lien avec le PAS. »

La FNEC FP-FO considère ces annonces comme extrêmement dangereuses ! Elles ne répondent en rien aux revendications des personnels !

Le ministère a indiqué ne pas avoir encore statué et souhaite poursuivre les concertations. Un nouveau groupe de travail est prochainement convoqué.

La FNEC FP-FO a indiqué pour sa part son refus des propositions provocatrices contenues dans ce rapport et a réaffirmé ses revendications concernant les AESH :

Un vrai statut de fonctionnaire pour toutes les AESH à 24 heures temps plein
L’augmentation immédiate des salaires des AESH
L’abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation
La subrogation immédiate
L’octroi effectif des jours de fractionnement.

PAS : après la décision de l’assemblée Nationale FO demande la restitution des postes pour l’annulation des fermetures de classes

PAS : après la décision de l’assemblée Nationale FO demande la restitution des postes pour l’annulation des fermetures de classes

Télécharger le courrier au DASEN

Télécharger le courrier de la FNEC-FP FO au ministre


Laval, le 15 mai 2026
Objet : abandon des PAS et restitution des 7 postes préemptés

Monsieur le directeur académique,

Lundi 11 mai, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi « visant à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers » qui acte la suppression des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) et l’arrêt de leur généralisation. Vous le savez, notre organisation s’est toujours opposée aux PAS.

Et pour cause, la mise en place des Pôles d’Appui à la Scolarité réduit l’accompagnement des élèves par les AESH en contournant les notifications de la MDA. D’autre part, le duo enseignant spécialisé / éducateur spécialisé conduit in fine à « coacher » les enseignants et même les familles, au lieu de prendre réellement en charge les élèves. Le recours à ces personnels pour les PAS a également pour effet de vider les classes spécialisées et les ESMS des personnels nécessaires à leur fonctionnement, participant ainsi à leur démantèlement.

Le vote de la représentation nationale tient compte d’une réalité : les PAS sont massivement rejetés et nous en exigeons l’abandon définitif.

Alors que 2 PAS ont été créés à la rentrée 2025 dans le département, que le ministère crée plus de 1 000 PAS à la rentrée 2026, vous avez préempté 5 postes de PE pour la création de 5 PAS supplémentaires à la rentrée.

La FNEC-FP FO 53 vous demande la restitution de ces 7 ETP pris sur le BOP 140 afin d’annuler des fermetures de classes et de créer les postes spécialisés et de remplaçants nécessaires. Par ailleurs, nous refusons que les personnels ayant obtenu un poste dans le cadre des PAS soient aujourd’hui victimes de cette situation.

Nous rappelons que dans le département, près de 200 élèves qui devraient être scolarisés dans les établissements sociaux et médico-sociaux ne s’y trouvent pas, faute de place. Il faut créer tous les postes spécialisés nécessaires dans les écoles et les établissements sociaux et médico-sociaux.

Persuadé que vous saurez prendre en compte cette demande légitime et justifiée, restant à disposition, nous vous prions d’agréer, Monsieur le directeur académique, l’expression de notre haute considération.

Stève Gaudin, secrétaire départemental

Pôles d’appui à la scolarité (PAS) : la double peine !

Pôles d’appui à la scolarité (PAS) : la double peine !

Le budget Lecornu, passé en force au moyen de l’article 49-3, s’attaque frontalement à l’Ecole publique avec la suppression de 3 256 postes d’enseignants, dont 1 891 dans le 1er degré. A la rentrée 2025, les 470 suppressions de postes du budget Bayrou s’étaient traduites par 5000 fermetures de classes dans les écoles. Pour la rentrée 2026, c’est 4 fois plus de suppressions de postes qui sont actées…

Cette saignée inédite sera aggravée par la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS). Un PAS est constitué d’un enseignant et d’un éducateur spécialisé qui interviennent pour « coacher » les personnels confrontés à des situations ingérables dans leur classe en amont des notifications MDA et qui gèrent les emplois du temps des AESH, autant d’enseignants et d’éducateurs spécialisés qui manqueront d’ailleurs dans les établissements sociaux et médico-sociaux ou dans les classes spécialisées pour prendre en charge les élèves. Pour l’Education Nationale les moyens sont pris sur l’enveloppe budgétaire 1er degré (BOP 140).

Les PAS sont donc un dispositif de gestion et d’amplification de la pénurie visant à restreindre et contourner les notifications MDA et à mutualiser toujours plus des AESH plus taillables et corvéables que jamais. Les PAS c’est : « dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer… »

Les personnels ne veulent pas des PAS : ils veulent que soient créées des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux pour les élèves qui en ont besoin, ils veulent la création de postes d’enseignants spécialisés qui interviennent directement auprès des élèves à besoin particulier, ils veulent les recrutements d’AESH sous statut qui sont nécessaires !

Des PAS pour fermer 1000 classes de plus !

Or, le ministère, plutôt que de créer des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux, plutôt que de recruter des AESH sous statut, entend généraliser ces PAS pour amplifier les économies sur le dos des élèves les plus fragiles. 480 PAS existent actuellement. Le ministère veut en créer 1000 de plus à la rentrée et donc réserver 1000 postes pour la mise en place de ces dispositifs. 1000 postes qui provoqueront donc autant de fermetures de classes, en plus de celles générées par les 1891 suppressions de postes du budget Lecornu.

Ainsi, par exemple, dans notre académie, en plus des 136 suppressions de postes actées par le ministère, la Rectrice indique que 70 postes seraient utilisés pour mettre en place les PAS, ce qui signifie 70 fermetures de classes supplémentaires, car ces moyens sont pris sur les enveloppes budgétaires 1er degré ! En Mayenne le DASEN prévoit 10 PAS au total, dont 2 déjà expérimentés cette année !

Les PAS c’est la double peine : d’une part l’aggravation de l’inclusion systématique et forcée et de ses conséquences destructrices pour les élèves et les personnels, et d’autre part un nouveau contingent insupportable de fermetures de classes

Le SNUDI-FO revendique :

  • L’abandon des 1891 suppressions de postes dans les écoles et la création des postes nécessaires !
  • L’abandon des PAS !
  • La création des places nécessaires des les établissements sociaux et médico-sociaux !
  • La création du nombre de postes d’AESH à hauteur des besoins, avec un statut de fonctionnaire et un temps plein de 24h !
    Il invite les personnels à se réunir avec les parents d’élèves, avec les élus locaux, avec tous ceux qui veulent défendre l’Ecole publique pour prendre toutes les initiatives immédiates pour faire valoir les revendications !

Indemnités REP+ : victoire pour les AESH !

Indemnités REP+ : victoire pour les AESH !

Accompagnées par FO depuis 2023 pour faire valoir leur droit à l’indemnité REP+, plusieurs AESH et AED ont enfin obtenu un rattrapage financier sur la paye de janvier.

Selon les premières remontées des collègues concernés, les montants vont jusqu’à plusieurs milliers d’euros !

Ces sommes sont certes conséquentes, mais elles sont parfois inférieures aux montants dûs aux AESH lors des recours engagés avec FO.

Le syndicat procède actuellement à la vérification précise des calculs effectués par l’administration.

Pour rappel, à la suite de l’arrêt du Conseil d’État rendu en 2025, le ministre Geffray a fait le choix de traiter ce dossier de manière strictement contractuelle, au cas par cas, et uniquement pour les AESH ayant engagé un recours préalable.

L’application de la règle de prescription quadriennale, le mode de calcul minoré de l’indemnité REP+ et la non-reconnaissance du préjudice subi expliquent que les montants versés soient inférieurs à ce que les personnels AESH et AED étaient en droit de percevoir.

Cette avancée est l’aboutissement d’un combat syndical déterminé, d’une procédure juridique longue et exigeante. À chaque étape (recours gracieux, saisine du médiateur du rectorat, puis du tribunal administratif) le SNUDI-FO 53 a été pleinement mobilisé aux côtés des collègues AESH travaillant ou ayant travaillé dans le écoles REP+.

Le SNUDI-FO 53 se félicite d’avoir mené ce combat avec les AESH en Mayenne, avec le soutien constant de sa fédération, la FNEC-FP FO.

Le syndicat réaffirme qu’il est pleinement engagé aux côtés des personnels AESH, tant pour l’amélioration immédiate de leurs conditions de travail que pour l’obtention d’un véritable statut de fonctionnaire, reposant sur un temps plein de 24 heures.

Cette victoire syndicale démontre que l’action syndicale, lorsqu’elle est organisée, déterminée et rigoureuse, permet non seulement de faire respecter les droits, mais aussi d’en conquérir de nouveaux.

Des régularisations ont ainsi été effectuées sur la paye de janvier 2026, et le SNUDI-FO 53 s’en félicite.

D’autres régularisations sur les salaires interviendront, grâce à la poursuite de l’action syndicale menée par FO.

Pour rappel, la rétroactivité concerne la période 2015 à 2022.

Le SNUDI-FO 53 invite l’ensemble des AESH et AED exerçant ou ayant exercé en établissement REP+ durant cette période à prendre contact avec FO, afin d’être accompagnés dans leurs démarches et de faire valoir leurs droits.

Quelques témoignages reçus dès le 28 janvier

« Je suis AESH à l’école élémentaire Elisabeth et Robert Badinter à Laval et syndiquée au SNUDI-FO. Depuis 2024, le syndicat FO m’a accompagnée dans des démarches administratives afin de faire valoir mes droits, notamment pour réclamer la rétroactivité de la prime REP+.
Grâce à leur soutien, leur disponibilité et leur connaissance des textes, ces démarches ont pu aboutir. Aujourd’hui, j’ai enfin récupéré cette rétroactivité sur mon salaire. C’est une véritable victoire, non seulement à titre personnel, mais aussi pour l’ensemble des AESH concernées.
Cette réussite montre qu’ensemble, avec un accompagnement syndical solide, il est possible de faire reconnaître nos droits et d’obtenir ce qui nous ai dû. C’est également une victoire pour le syndicat FO, qui a su nous défendre et nous soutenir jusqu’au bout.
Je tiens donc a remercier sincèrement Force Ouvrière pour son engagement auprès des AESH et pour ce combat mené avec détermination. »

« Je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers le syndicat FO pour son soutien tout au long de mon parcours professionnel. Ils m’ont accompagnée dans plusieurs démarches délicates où je me sentais seule face au PIAL, leur réactivité , leur connaissance m’ont permis d’obtenir des résultats concernant la rétroactivité de la prime rép + des Aesh contractuels. Au-delà de la victoire financière ,c’est le sentiment d’être respectée par une équipe qui connaît la réalité du terrain. Un immense MERCI à l’équipe FO 53 pour leur aide précieuse. »

AESH : pour un statut à 24h temps plein, avec un vrai salaire !

AESH : pour un statut à 24h temps plein, avec un vrai salaire !

Le 7 janvier dernier, le Sénat a rejeté un projet de loi portant sur le statut des AESH.

La FNEC FP-FO a toujours exigé la création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH pour les sortir de la précarité. Le contenu du projet de loi présenté au budget était bien loin de satisfaire les revendications des personnels, laissant à l’employeur la possibilité de les faire travailler plus de 39 heures par semaine en multipliant leurs missions ou de les maintenir en temps incomplet imposé.

Les AESH veulent un statut, mais pas d’un statut qui ne les sort pas de la précarité ou les transforme en factotum des établissements !

Pourtant, même ce statut au rabais a été rejeté, au prétexte que cette mesure coûterait trop cher.

Pour le SNUDI-FO 53, le signal renvoyé par les sénateurs, mais aussi par ce gouvernement, est celui d’un mépris insupportable envers les AESH qui n’ont à ce jour aucune perspective en dehors du combat à mener avec le syndicat. En réalité, ce gouvernement, ne comprend que le rapport de force, et il faudra bien s’organiser pour aller chercher les revendications.

Au même moment le gouvernement s’apprête à adopter par 49-3 et un budget qui massacre les services publics et augmente les dépenses militaires de près de 7 milliards d’euros. Tout cela à la faveur d’un « pacte de non-censure » avec les mêmes qui ont fait la proposition de ce statut pour les AESH !

Les revendications des AESH sont incompatibles avec les budgets d’austérité. Elles sont incompatibles avec les logiques d’inclusions systématiques et indifférenciées mises en œuvre contre la santé de nos élèves, contre les conditions des personnels AESH.

Ce que veulent les AESH :

  • un vrai statut de fonctionnaire à 24 heures temps plein,
  • l’abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation,
  • la subrogation immédiate,
  • l’octroi de tous les jours de fractionnement,
  • l’augmentation immédiate des salaires !

Ces revendications rejoignent celles des personnels et aux parents d’élèves confrontés au chaos provoqué par la logique de l’inclusion systématique et indifférenciée, avec la mutualisation des moyens, la flexibilisation des personnels et le démantèlement de l’enseignement et des structures spécialisés et adaptés.

La FNEC FP-FO a pour mandat d’organiser une nouvelle initiative nationale, si possible dans l’action commune, par la grève.

Pour le SNUDI-FO 53, c’est dès aujourd’hui qu’il faut commencer à organiser la montée au ministère, sur Paris, et sur plusieurs jours, s’il le faut. La maltraitance, ça suffit !

Plus que jamais, la FNEC FP-FO invite les personnels AESH à participer aux réunions organisées par FO, pour se regrouper avec l’ensemble des personnels et tous ceux qui refusent la destruction de l’Ecole, et décider des initiatives immédiates pour la satisfaction de leurs revendications.

PSC pour les AESH

PSC pour les AESH

Dès le début, la FNEC FP-FO a dénoncé ce marché.
FO est la seule organisation syndicale à avoir refusé de signer l’accord ministériel.

Pour la fédération, une PSC obligatoire, non seulement met fin à la liberté de choix des agents mais elle s’attaque de front à la sécurité sociale et aux valeurs mutualistes avec la volonté affichée d’en faire une composante de la rémunération ou du « paquet salarial ». Sans compter le coût de cette PSC qui risque bien d’être plus élevé pour certains agents, les plus précaires notamment, ou encore les retraités qui seront les grands perdants de ce choix.

De plus, elle acte le découplage santé et prévoyance, prévoyance qui jusque-là était incluse dans les contrats de la plupart des mutuelles. Celle-ci devient l’objet d’un marché propre à une ou plusieurs options qui grèveront davantage le coût final de la protection sociale globale, avec des tarifs bien supérieurs à ceux que nous connaissons, selon nos informations.


Actuellement, un AESH peut bénéficier d’un forfait mensuel de 15 € brut de l’employeur pour sa mutuelle / complémentaire santé.

Mais à partir du 1er mai 2026, que vous soyez en CDD ou en CDI, vous serez peut-être concerné par l’obligation d’affiliation à la nouvelle mutuelle obligatoire gérée par la MGEN.

Vous devrez justifier chaque année de votre exemption. Dans tous les autres cas, votre affiliation est obligatoire.

Le dispositif « d’obligation d’adhésion” au nouveau régime collectif PSC pour tous (y compris les AESH) à partir de mai 2026 réduit la liberté de choisir sa mutuelle ou de rester dans son ancienne complémentaire à des conditions avantageuses. 

L’affiliation obligatoire donne droit à un socle de remboursement, le même pour tous. Vous pouvez « améliorer » ce socle avec une cotisation facultative supplémentaire. Il y aura :

-un niveau A avec une prise en charge un peu améliorée, notamment des dépassements d’honoraires des médecins spécialistes.

-Un niveau B avec des remboursements supérieurs pour les soins dentaires et optiques.

Pour le minimum de base, la cotisation qui restera à votre charge comprendra une somme de 15 € + un pourcentage de votre salaire brut total.

Pour les options, prise  en charge 50 % du montant … mais dans la limite de 5 € !

Attention : vous êtes obligé de prendre les mêmes garanties pour vous et les autres bénéficiaires.

Exemples de cotisations (socle/option A/option B), déduction faite de la prise en charge de l’État :

  • pour une femme seule avec 2 enfants : 95,26 € / 104,19 € / 145 €
  • pour un couple avec 3 enfants : 181,13 € / 216,62 € / 261,21 €

Quelques exemples de remboursements en fonction de l’option souscrite :

Prestations Reste à payer socleReste à payer option AReste à payer option B
Lunettes verres simplesvaleur 360€190 €190 €150 €
Semestre orthodontievaleur 700€225 €225 €126 €
Chambre particulière hôpital valeur 80€ 30 €20 €20 €

Plus d’exemples sur le site de la MGEN : https://www.simuler-mes-remboursements-psc-sante.mgen.fr

Il s’agit d’une mutuelle prise en charge par l’État sous condition de ressources, soit gratuitement, soit avec une participation modérée de l’agent.

Attention : tous les revenus du foyer sont pris en compte, exception faite des allocations handicap, allocation de proche aidant et allocations ponctuelles comme la prime de rentrée.

Vous pouvez vérifier votre éligibilité et faire une demande sur cette page : https://www.complementaire-sante-solidaire.gouv.fr

Plafonds de ressources pour pouvoir en bénéficier 

(* Les moyennes mensuelles sont indicatives, ce qui compte est le montant annuel)

Si vous dépassez les plafonds de la gratuité, ce que vous devez payer dépend de l’âge !

Exemple d’une femme seule de 35 ans avec 2 enfants : 30 € par mois (mais pas d’aide de 15 € comme actuellement ni prise en charge à 50%). Par comparaison, la PSC obligatoire 2026 pour une femme seule avec 2 enfants revient à 95,26 €, déduction faite des 50 % pris en charge. Par contre, les remboursements peuvent être moindre, surtout pour les lunettes si vous choisissez des montures et/ou des verres autres que celles du 100 % santé. Plus de renseignements sur cette page : https://www.complementaire-sante-solidaire.gouv.fr/presentation-du-droit

La prévoyance est la prise en charge d’une partie de votre salaire, en cas d’arrêt maladie ou d’incapacité de travail par exemple. Elle n’est pas inclus dans la PSC obligatoire. Il y aura possibilité de souscrire à des contrats à part, dont le montant n’est actuellement pas connu. La prise en charge de l’État sera limitée à 7€.

FO est le seul syndicat à ne pas avoir signé l’accord actant cette séparation de la partie maladie et de la prévoyance. Nous dénonçons également le caractère obligatoire, le coût de cette mutuelle en proportion des salaires des AESH, ainsi que la poursuite de la politique de destruction de notre Sécurité sociale.

Plus de détails sur nos positions et sur le calendrier

Des dizaines de milliers d’élèves privés d’AESH et d’une scolarisation adaptée

Des dizaines de milliers d’élèves privés d’AESH et d’une scolarisation adaptée

Près de 50000 élèves en situation de handicap n’ont pas l’accompagnement (AESH) auquel ils ont droit !
25000 élèves en situation de handicap n’ont pas accès à l’établissement du médico-social auquel ils ont droit !
Source : MEN et DGESCO

En Mayenne, toujours selon la DGESCO, près de 200 élèves notifiés pour un accompagnement n’auraient pas d’AESH, et nous savons que près de 200 élèves attendent une place dans un établissement médico-social.

Source : Le Monde

Avec les PIAL et désormais les PAS la mutualisation de l’accompagnement des élèves se fait à marche forcée dégradant considérablement les conditions de travail des AESH qui s’occupent parfois de nombreux élèves sur plusieurs établissements.

L’acte 2 de l’école inclusive c’est le démantèlement des établissements spécialisés et la dilution permanente de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Le SNUDI-FO 53 rappelle ses revendications

  • STOP à l’inclusion scolaire systématique et indifférenciée
  • OUI au respect des besoins de nos élèves en situation de handicap, qu’il s’agisse de soins ou de compensation (accompagnement, orientation, matériel…)
  • STOP à la maltraitance et à la culpabilisation
  • Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH
  • Défense de l’enseignement spécialisé et des établissements spécialisés

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