MATERNELLE

11.02.2015

NOUVEAUX PROGRAMMES DE MATERNELLE

Retour aux jardins d’enfants municipaux ?

La ministre a présenté au Conseil Supérieur de l’Education du 5 février le projet de programmes pour l’école maternelle qui devrait rentrer en application à la rentrée 2015.

Dès l’introduction, ces nouveaux programmes de la loi de Refondation de l’école, qui accompagnent le retour à un cycle unique pour l’école maternelle, proposent de « définir les modalités de relations avec les parents », dans la plus grande autonomie.

L’école maternelle inscrite dans le PEdT…

Pour la ministre « l’école accompagne les transitions vécues par les enfants » et « construit des passerelles au quotidien entre la famille et l’école, le temps solaire et le temps périscolaire » –  Les enfants devraient« apprendre à repérer les rôles des différents adultes et des différents espaces de la classe ».

 Ainsi au nom de la continuité éducative et de l’articulation des temps éducatifs de l’enfant, ce texte préconise d’institutionnaliser la confusion entre le scolaire et le périscolaire, rendant nécessaire « d’établir des relations avec des partenaires extérieurs à l’école, notamment dans le cadre des projets éducatifs territoriaux ».L’enseignement devenant, au sein de la maternelle, une activité parmi d‘autres, dans une logique partenariale avec les collectivités territoriales

Ces programmes s’inscrivent totalement dans la réforme des rythmes scolaires et de l’adaptation de la maternelle aux besoins des PEdT, porteurs de menaces contre les garanties statutaires des PE.

pour mieux l’assimiler aux jardins d’enfants municipaux

A plusieurs reprises ces nouveaux programmes transforment l’enseignant en animateur :

« l’enseignant anime des moments qui ont la fonction de faire apprendre.. », au détriment de la mission d’enseigner qui disparaît au sein d’une classe devenue « communauté d’apprentissage », que rien ne différencie plus des structures d’accueil du type « jardins d’éveil ».

Avec ces nouveaux programmes l’école maternelle est transformée en « écoles autonomes » placées en dehors de toute réglementation nationale, « l’évaluation mise en œuvre, étant organisée selon les modalités définies au sein de l’école ».

Enfin, la réduction du nombre d’«attendus en fin de cycle «de 135 à 59 exprime la volonté ministérielle d’avancer dans la mise en œuvre, dès la maternelle, de l’école du socle commun privilégiant les compétences contre les connaissances.

Force Ouvrière ne s’inscrira pas dans un consensus

FO pour sa part, ne s’inscrira pas dans un consensus visant à approuver des programmes dont la fonction principale est d’adapter l’école maternelle aux besoins de la réforme des rythmes scolaires, de la généralisation annoncée des PEdT et de l’école territorialisée de la loi de Refondation.


 18.03.2014

Les Nouveaux programmes pour l’Ecole Maternelle ne peuvent être le prétexte à sa territorialisation !

Le SNUDI FO a été auditionné le 27 février par un groupe d’experts nommé par le ministre de l’Education nationale et chargé de la rédaction de ces futurs programmes de maternelle sous l’autorité du Conseil Supérieur des Programmes. Ces nouveaux programmes devraient entrer en vigueur à la rentrée 2015.

Après avoir affirmé son attachement à la place fondamentale de l’école maternelle « pour la réussite des élèves », sa spécificité et son importance pour réduire les inégalités, le Groupe d’expert a rappelé que ses travaux se situaient dans le cadre de la loi d’orientation de Refondation de l’Ecole et de la circulaire de 2013 concernant la scolarisation des élèves de moins de trois ans !

Il a indiqué que ses travaux prendraient également en compte les «  nécessaires passerelles entre tous les partenaires de la petite enfance (ATSEM, familles, collectivités, …) », « l’accueil et la scolarisation des élèves handicapés » et «  l’enjeu fondamental de la formation initiale et continue pour exercer en maternelle ».

Le SNUDI FO, sans entrer dans une discussion sur le contenu des programmes, a réaffirmé sa position de défense de l’école maternelle avec des enseignants fonctionnaires d’Etat, des horaires et programmes nationaux qui ne peuvent en aucune manière se décliner localement, territoire par territoire !

Autant de demandes contradictoires à la réforme Peillon et au Décret sur les rythmes scolaires.

Il s’est opposé à la demande du SGEN-CFDT de réécriture des programmes dans le cadre strict de la territorialisation de l’Ecole et du PEDT.

Le SNUDI FO a exprimé son opposition totale à la circulaire de 2013 concernant la scolarisation des moins de trois ans qui met en place d’ores et déjà, dans les écoles où ces classes sont implantées, la double tutelle Education nationale/collectivité territoriale avec un projet établi « selon les ressources locales ».

Le SNUDI FO a rappelé sa demande d’abandon de cette mesure : aujourd’hui défendre la scolarisation des moins de trois ans passe par l’ouverture de toutes les classe nécessaires et le rétablissement de toutes celles fermées depuis de nombreuses années, laissant ainsi, non seulement des moins de trois ans et leurs familles, mais également des trois ans sans place à l’école maternelle !

Enfin, le SNUDI FO a fait remarquer que répondre aujourd’hui à l’enjeu fondamental de la formation en maternelle passe d’abord par l’exigence d’abandon de la mastérisation !

Le SNUDI-FO s’adresse au CSP pour lui rappeler ces revendications concernant l’Ecole maternelle et ses enseignants.