Les registres santé et sécurité au travail (RSST)

Les registres santé et sécurité au travail (RSST)

Le document à télécharger en pdf pour affichage en salle des maîtres

Promesses et bienveillance ne sauraient se substituer aux obligations de l’employeur et aux statuts des personnels !

Pour rappel :
« L’employeur est tenu par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés (article L. 4121-1 du Code du travail). L’employeur ne doit pas seulement diminuer le risque, mais l’empêcher. »

 Le Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) fait partie des registres obligatoires qui doivent être tenus à la disposition des personnels. En cette rentrée 2026, et conséquences du piratage informatique, le RSST numérique n’est plus disponible. FO se félicite donc d’avoir obtenu dès 2024 la possibilité de continuer à utiliser le RSST sur tous les supports, ce qui rend aujourd’hui l’envoi par email de sa fiche RSST possible !

Le Registre Santé et Sécurité au Travail est destiné à signaler toutes les observations et/ou suggestions relatives à des dysfonctionnements et vise à l’amélioration de l’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail dans la collectivité concernée. Depuis septembre 2024, une version dématérialisée est mise en place. FO a demandé et obtenu la possibilité de continuer à utiliser les RSST des différents supports. (F3SCT de juin 2024)

L’existence du Registre Santé et Sécurité au Travail doit être portée à la connaissance des agents et des usagers par tous moyens (notamment par voie d’affichage). Chaque agent a la possibilité d’inscrire sur ce registre toutes les observations et toutes les suggestions qu’il juge opportun de formuler dans le domaine de la prévention des risques professionnels et l’amélioration des conditions de travail (les siens mais aussi ceux de ses collègues). En Mayenne, seuls les représentants FO à la F3SCT s’en saisissent également, les complètent pour faire des signalement ou appuyer les demandes des collègues.

Chaque fiche de signalement doit être visée par le supérieur hiérarchique qui doit trouver une solution au problème signalé. Le visa du directeur n’est absolument pas obligatoire ! Dans le 1er degré le supérieur hiérarchique est (encore) l’IEN. Que la réponse apportée sur la fiche RSST par votre IEN apporte ou non une solution, vos représentants FO à la F3SCT interviennent directement sans attendre la réunion de la F3SCT ou d’un GT, et sont les seuls à le faire.

 Le SNUDI-FO 53 invite donc les enseignants et les AESH à se saisir des registres !

Sur le RSST dématérialisé, il est IMPERATIF d’indiquer « suivi par nos représentants FO ». En effet, TOUS les représentants à la F3SCT auront accès à votre fiche RSST. Les organisations syndicales n’ayant pas la même conception de leur rôle au sein de la F3SCT, la défense de telle ou telle situation par différentes organisations syndicales peut parfois être contre-productive. Parfois des collègues ne veulent tout simplement pas que leur situation soit exposée et suivie par tous les syndicats.

A votre IEN par courriel depuis une adresse ac-nantes.fr avec copie visible au SNUDI-FO 53 (contact@snudifo-53.fr) si vous utilisez la version papier ou « numérique »

Directement via la plateforme en ligne 

Via ARENA : https://sconet.ac-nantes.fr/arena

Conditions de travail

  • Risques psycho-sociaux (RPS) : inclusion scolaire, pressions hiérarchiques, harcèlement, mal-être au travail, surcharge de travail…
  • Éclairage naturel insuffisant ou excessif, éclairage artificiel insuffisant ou éblouissant, scintillement, équipement insuffisant ou inadéquat…
  • Bruit : humain, matériel (imprimantes, photocopieuse…) bruit extérieur, travaux…
  • Températures :  chauffage, aération ou climatisation : insuffisant ou excessif, sécheresse…
  • Espace de travail : espace, encombrement, manque de fonctionnalité, obligation de déplacements…
  • Charges et postures : port répété de charges lourdes, postures et gestes provoquant des douleurs…
  • Travail sur écran : ergonomie, gêne visuelle …
  • Information sur dispositions à prendre en cas d’accident, premiers secours, évacuation, présence de produits dangereux…

Aspect immobilier

Accès au poste de travail, circulation intérieure, escaliers, état général du bâtiment, déplacements des PMR…

Propreté et hygiène

Ménage, sanitaires (nombre et état), salubrité générale, fuites d’eau, étanchéité…

Sécurité

Disjonctions fréquentes, odeurs de gaz (ou autre), risque d’électrocution, état des prises de courant, fils dénudés, fils électriques « volants » ou à terre, absence de terre, travaux…

Risques d’accidents ou de maladies

Sols glissants, produits ou matériels dangereux, risques de brûlures, d’inhalations, présence d’amiante (ou suspicion) (lire notre document spécial AMIANTE), matériaux allergisants…

De la même manière, si jamais vous avez un accident sur la route ou à l’école, ou encore si vous tombez à l’école y compris en dehors des heures de classe, n’hésitez pas à remplir le RSST pour le signaler.


N’oubliez pas ensuite de faire les démarches pour que cela soit reconnu comme un accident imputable au service. Contactez le SNUDI-FO 53 pour être accompagné dans ces démarches et AVANT de compléter le RSST. Pour toute situation difficile liée à vos conditions de travail, contactez le SNUDI-FO 53 AVANT de remplir ce registre. Nous vous accompagnerons dans toutes vos démarches !

Les outils utiles sur notre site internet, à compléter avec le syndicat :
Fiche RSST vierge (registre santé et sécurité au travail) et RSST dématérialisé en ligne
Fiche du RDGI (registre danger grave et imminent)

Il est distribué par nos correspondants dans vos écoles ; qu’on se le dise !

 

Manque d’AESH : enquête Flash

Manque d’AESH : enquête Flash

En cette rentrée 2026, plusieurs écoles nous font remonter des manques, parfois très importants, d’heures d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap. AESH partagés entre plusieurs élèves, plusieurs classes ou plusieurs établissements, accompagnements insuffisants, absences non remplacées : les conséquences sont lourdes sur la scolarité des élèves, l’organisation des écoles et les conditions de travail des enseignants comme des AESH.

Un élève comptabilisé comme « accompagné » ne bénéficie pas nécessairement de l’accompagnement dont il a besoin !

Merci de nous faire remonter les moyens dont dispose votre école et les besoins non couverts : élèves sans AESH, heures d’accompagnement insuffisantes, diminution des temps de présence, difficultés liées à la mutualisation… Il est essentiel d’agir dès maintenant pour obtenir les recrutements et les affectations nécessaires.

Le SNUDI-FO 53 met à votre disposition une enquête FLASH pour établir un état des lieux départemental et intervenir directement auprès du directeur académique.

Merci pour votre implication et pour le relais de cette enquête auprès des collègues, enseignants et AESH.

Au CSA du 22 juin 2026, FO a interpellé le directeur académique sur la diminution des temps d’accompagnement mutualisé. Le DASEN assure qu’il y a une moyenne de 8 heures hebdomadaire dans le premier degré et de 5 heures dans le second degré, les moyens consacrés aux notifications mutualisées étant attribués selon ce qu’il reste de l’enveloppe disponible ! FO avait alors rappelé que cela ne correspondait absolument pas à la réalité du terrain et que les besoins du département n’étaient pas couverts.

Au CSA du 2 septembre 2026, en réponse à une question FO, le directeur académique affirme qu’aucun élève n’est sans accompagnement. Dans le même échange, le DASEN reconnait que les accompagnements mutualisés sont désormais compris entre 3 et 6 heures !

FO a dénoncé cette présentation : comptabiliser un élève comme « accompagné » ne dit rien du temps réellement assuré ni de la réponse à ses besoins. Un même AESH peut suivre plusieurs élèves, parfois plus de dix, répartis dans différents établissements.

Et dans les écoles ? Notre enquête doit permettre de mesurer précisément cette réalité, au-delà des chiffres affichés par l’administration.

Avec les PIAL et désormais les PAS, la mutualisation organise le partage de moyens insuffisants. Les personnels doivent composer avec une enveloppe contrainte, au prix d’une réduction de l’accompagnement et d’une dégradation de leurs conditions de travail.

La précarité imposée aux AESH, les rémunérations insuffisantes et les affectations éclatées rendent également les recrutements plus difficiles. Les élèves et les personnels n’ont pas à payer les conséquences de ces choix !

Le SNUDI-FO 53 revendique le recrutement des AESH nécessaires, le remplacement des absences, un accompagnement à hauteur des besoins des élèves, l’abandon des PIAL, des PAS et de la politique de mutualisation des moyens. FO revendique un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH et un temps complet sur la base de 24 heures d’accompagnement.


Dans notre département, près de 2000 élèves sont notifiés pour un accompagnement AESH (public et privé confondu). Le SNUDI-FO 53 rappelle qu’en juillet 2022, 155 élèves étaient sans accompagnant en Mayenne et depuis la situation ne s’est pas améliorée. En moyenne, dans notre département, il y a 1 AESH pour au moins 4 élèves notifiés. Notons que les absences non-remplacées des AESH correspondent à environ 40 ETP sur 1 an (Il faudrait donc recruter au moins 70 AESH rien que pour assurer leur remplacement !)

La vérité sur les prix?: avec les PIAL* et la mutualisation à outrance, des AESH se retrouvent à accompagner 1, 2, 3, 4 voire plus de 10 élèves en situation de handicap ! Parfois sur des établissements différents, et des types d’établissements différents (collège, école, lycée).

*Pôle inclusif d’accompagnement localisé

Le SNUDI-FO 53 rappelle que même si les moyens étaient respectés et que les enveloppes allouées pour le recrutement d’AESH dans notre département étaient à la hauteur, il n’y aurait pas assez de postulants !  Effectivement, au regard des conditions de précarité dans lesquelles sont placés ces personnels, c’est compréhensible. La mutualisation des moyens, c’est en fait, moins de temps d’accompagnement pour les élèves. Les PIAL permettent désormais de réduire drastiquement la prise en charge des élèves en situation de handicap ; et pour cause : il n’est plus question de partir des besoins des élèves mais de partir d’un nombre d’heures globalisées attribuées au PIAL ! Résultats : des centaines d’enfants se voient aujourd’hui privés de l’accompagnement dont ils ont besoin.

 

Circulaire 11 novembre : motion du conseil syndical

Circulaire 11 novembre : motion du conseil syndical

La motion à télécharger

Dans une circulaire parue le 2 juillet, le ministre Geffray annonce l’instauration à la rentrée 2026 d’une cérémonie commémorative annuelle d’hommage à tous les « morts pour la France » dans chaque école élémentaire, collège et lycée, publics ou privés sous contrat » qui se tiendra « au choix de l’établissement, dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre.

La circulaire indique que « l’École a pour mission de permettre aux élèves de devenir des citoyens conscients de partager une destinée commune ». Puis elle précise que cette cérémonie « participe de la cohésion nationale, dans un environnement international marqué par des formes renouvelées de conflictualité ».

Une « destinée commune » ? Dans la guerre ?

De plus, cette circulaire s’inscrit parfaitement dans le contexte de discours présidentiels expliquant qu’il fallait être prêts à « accepter le risque de perdre ses enfants et de souffrir économiquement » …

Elle s’ajoute à la multiplication de mesures de militarisation de l’école à l’instar du guide pour « acculturer les jeunes à la défense », les « classes défense », les « rallyes citoyens », les partenariats qui se multiplient entre l’école et l’armée.  

Enfin, le guide « organiser une cérémonie commémorative » encourage des partenariats avec l’armée, la sécurité civile, la gendarmerie… ou encore incite les écoles à investir dans des monuments aux morts.

Le conseil syndical du SNUDI-FO 53, réuni le 16 septembre à Laval, refuse de partager une prétendue « destinée commune » avec les fauteurs de guerre et les marchands de canons (dont les profits ont par ailleurs explosé…).

Le conseil syndical du SNUDI-FO 53 refuse de participer à cet embrigadement de la jeunesse et exige le retrait de la circulaire « 11 novembre ».

Les PE veulent instruire et enseigner à leurs élèves. 

Les PE et AESH du département de la Mayenne veulent des moyens pour l’école, pas pour la guerre. Ce ne sont pas nos missions, ce n’est pas cela l’instruction, ce n’est pas l’Ecole Publique.

Le conseil syndical du SNUDI-FO 53 appelle les personnels à discuter de cette nouvelle circulaire et à prendre position collectivement pour son retrait. Le conseil syndical du SNUDI-FO 53 mandate le bureau départemental pour organiser la mise en échec de la mise en œuvre de cette circulaire et le soutien aux collègues qui refuseront de participer à la mise en place de cette cérémonie et à l’embrigadement de la jeunesse.

De l’argent pour l’école Publique, pas pour la guerre !

Adopté à l’unanimité des 24 PE et AESH présents

Sécu – Améli – PSC et Statut : le puzzle LECORNU se met en place !

Sécu – Améli – PSC et Statut : le puzzle LECORNU se met en place !

Depuis quelques mois, les agents de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de Jeunesse et Sports sont confrontés à des bouleversements qui concernent leur protection sociale.

  1. Ils sont invités à créer leur « espace AMELI » site dédié de l’Assurance maladie de la Sécurité Sociale.
  2. La Protection Sociale Complémentaire devient obligatoire et confiée, après un appel d’offre, au prestataire MGEN-CNP Assurances, pour une durée de 6 ans. La prévoyance est découplée de la santé, les pensionnés (retraités) sont exclus, les prestations sont optionnelles. La FNEC FP-FO s’est toujours opposée à cette ouverture au marché et à la concurrence.

Et puis dernièrement, le gouvernement annonce son intention à très court terme (1er janvier 2028) de retirer la délégation de gestion l’Assurance maladie obligatoire à la MGEN.

Aujourd’hui, quand vous allez chez le médecin, achetez des médicaments, passez des examens ou êtes hospitalisé, la partie « Sécu » de vos soins est aujourd’hui gérée par la MGEN. Un système qui existe depuis près de 80 ans.

MGEN indique gérer aujourd’hui de 3,23 millions d’agents du service public. Et derrière, il existe un véritable maillage territorial : 102 sections, 26 espaces d’accueil, 31 espaces mutuels et 10 centres de services. Parce qu’un assuré social, ce n’est pas seulement une carte Vitale et un compte Ameli.

Quand tout fonctionne, on n’y pense pas. Mais lorsqu’un remboursement bloque ou qu’un dossier nécessite une intervention humaine, avoir un interlocuteur de proximité, ça compte !

Il ne s’agit donc pas d’un simple changement administratif.

  • Cela compliquerait largement la vie des assurés qui jusqu’à aujourd’hui n’avaient pas de double démarche à effectuer (Sécu/mutuelle)
  • Cela remettrait en cause le compromis de 1947 (au moment de la création de la Sécu) qui permettait à la Sécu de servir les mêmes prestations aux agents publics matérialisant le fait qu’ils en étaient à la fois cotisants et ayant-droit, cela permettait également que les agents disposent d’une caisse de Sécu qui connaissent leur environnement professionnel et leur statut.
  • Cela se traduirait nécessairement par « un plan social » et de licenciements chez les personnels de la MGEN. Les CPAM devraient absorber plus de 3 millions d’assurés supplémentaires sans moyens supplémentaires.

Enfin, ne soyons pas dupes : derrière tous ces changements, c’est bien le Statut Général de la Fonction publique qui est dans la ligne de mire du gouvernement.

Dans le contexte actuel, cette hypothèse n’a rien de farfelu. Les attaques contre les arrêts maladie se multiplient. Qui peut croire que cela s’arrêterait à la porte de la Fonction publique ?

La mécanique est déjà enclenchée : introduction des jours de carence pour les fonctionnaires, perte de salaires en cas de maladie, une prévoyance qui devient optionnelle et prépare la remise en cause encore plus large des éléments statutaires protecteurs pour les agents en matière de maladie et de congés notamment.

On aura compris qu’il s’agit d’aligner tous les salariés du public et du privé sur le moins-disant.

On a déjà connu cela avec les retraites : les gouvernements successifs ont expliqué qu’il fallait rapprocher les règles du public et du privé. Au nom de « l’équité », de « l’harmonisation »…

Aujourd’hui que signifierait un outil commun de gestion public/privé alors que les droits sont différents ? Va-t-on sous prétexte de gestion ouvrir la porte à la remise en cause du Code des Pensions civiles et militaires, dans le but de le dynamiter, ce qui jusqu’alors n’a pu être effectué malgré les tentatives des gouvernements.

Nous ne défendons pas un logo. Nous défendons une organisation de la Sécurité sociale qui fonctionne depuis près de 80 ans. Nous défendons son maillage territorial. Nous défendons des interlocuteurs au plus près des personnels. Nous défendons les garanties statutaires des fonctionnaires contre toute nouvelle tentative d’alignement par le bas.

C’est pourquoi la FNEC FP FO revendique :

  • Le maintien de la loi « Morice » (1947) qui installait les mutuelles de fonctionnaires gérées par des fonctionnaires comme caisse de gestion de la « Sécurité Sociale » !
  • Le maintien du Code des Pensions civiles et militaires !
  • L’abandon du jour de carence et de la réduction de 10% de la rémunération en cas d’arrêt maladie !
  • Le retrait de la signature de toutes les organisations syndicales de l’accord PSC en vue d’une renégociation qui intégrerait la non-obligation d’adhésion, le découplage « santé/prévoyance », de meilleures prestations offertes aux actifs et aux pensionnés ! Continuons à faire signer la pétition en ligne contre la PSC obligatoire !

Télécharger l’article au format PDF

Cérémonie du 11 novembre : Pas de propagande guerrière à l’École !

Cérémonie du 11 novembre : Pas de propagande guerrière à l’École !

Dans une circulaire parue le 2 juillet, le ministre Geffray annonce l’instauration à la rentrée 2026 d’une « cérémonie commémorative annuelle d’hommage à tous les « morts pour la France » dans chaque école élémentaire, collège et lycée, publics ou privés sous contrat » qui se tiendra « au choix de l’établissement, dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre. ».

C’est aussi ce qu’il a confirmé lors de sa conférence de presse de rentrée.

La circulaire explique que « l’École a pour mission de permettre aux élèves de devenir des citoyens conscients de partager une destinée commune ». Puis elle précise que cette cérémonie « participe de la cohésion nationale, dans un environnement international marqué par des formes renouvelées de conflictualité ».

Les directeurs d’école, les chefs d’établissement pourront « mobiliser des enseignants », mais aussi faire appel à des réservistes opérationnels ou citoyens, des associations du monde combattant, des élus locaux, en particulier le correspondant défense de la commune.

Décidément, le ministre ne perd pas une occasion de mettre l’École au diapason de la marche à la guerre et de l’ouvrir aux promoteurs en tout genre de la propagande militaire. Cette cérémonie se présente comme une nouvelle déclinaison, de la Revue nationale stratégique 2025 qui préconise « d’acculturer près de dix millions de jeunes de 13 à 25 ans aux enjeux de défense et de sécurité nationale ». Elle est aussi l’occasion de mettre les personnels, dont ce n’est pas la mission, et qu’ils le veuillent ou non, à contribution dans l’entreprise gouvernementale d’embrigadement de la jeunesse.

En 1922, quatre ans après la Première Guerre mondiale qui venait de causer la mort d’une dizaine de millions de travailleurs et de jeunes, l’écrivain Anatole France réglait son compte à ce genre de formule pompeuse en écrivant dans L’Humanité : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ».

Cette déclaration a conservé toute son actualité, car ce ne sont toujours pas les enfants des Trump, Netanyahou, Poutine, Zelensky, Macron, Merz et consorts ni de leurs amis milliardaires, qui vont perdre leur vie au front.

Lors du meeting international contre la guerre qui s’est tenu à Londres le 20 juin dernier, le militant lycéen Felix Kreklow Rojas, organisateur des grèves scolaires en Allemagne contre la conscription, qui ont fait l’objet de répression, a déclaré : « Si c’est la démocratie pour laquelle ils veulent que nous nous battions, je refuse de tuer pour cela, et je refuse de mourir pour cela ! »

Le rôle de l’École c’est d’instruire les jeunes pour en faire des citoyens libres, capables de réfléchir par eux-mêmes, pas d’organiser des cérémonies pour leur bourrer le crâne avec une mémoire officielle gonflée de récits guerriers.

Si le ministre veut que les élèves acquièrent une « culture commune » historique, littéraire, scientifique leur permettant de comprendre le monde, il n’a qu’à annuler les 4 000 suppressions de postes d’enseignants prévus à la rentrée 2026, et créer les postes nécessaires !

Retrait de la circulaire « 11 novembre » !
Arrêt de tous les dispositifs de militarisation de l’École !
Respect des statuts des personnels !

S’il y a une chose à retenir du 11 novembre, c’est que tout doit être fait pour que les jeunes générations n’aient pas à subir des boucheries telles que la première, la Seconde Guerre mondiale et toutes les guerres qui ont suivi.

Télécharger l’article au format PDF

Piratage de l’Éducation nationale : données des personnels, des élèves et des familles exposées, services bloqués, conditions de travail dégradées, et encore le démerdentiel…

Piratage de l’Éducation nationale : données des personnels, des élèves et des familles exposées, services bloqués, conditions de travail dégradées, et encore le démerdentiel…

Vos représentants FO en Mayenne interviennent à tous les niveaux depuis début août…

Article Ouest France Mayenne 
Article Café pédagogique (FO Mayenne est cité)
Courrier FO au ministre

Compte-rendu aux adhérents du SNUDI-FO 53 de la réunion avec le Recteur du 24 août
Compte-rendu audience ministre Geffray du 25 août
Compte-rendu aux adhérents du SNUDI-FO 53 de la réunion avec le Recteur du 26 août
Compte-rendu aux adhérents du SNUDI-FO 53 de l’entrevue avec les responsables de la DSDEN 53

Message aux adhérents SNUDI-FO 53 le 28 août : L’administration nous indiquait hier que toutes les boîtes de messagerie des établissements et des écoles étaient de nouveau fonctionnelles (ce dont nous pouvions déjà douter) Or, suite à notre nouvelle interpellation ce matin, elle reconnaît que ce n’est effectivement pas le cas ! À ce stade, seules les écoles raccordées à un « réseau communal » pourraient accéder à leur messagerie, sans qu’aucune précision ne nous est été apportée sur cette notion de réseau communal ! La FNEC-FP FO sera présente au nouveau point de situation prévu ce soir avec le rectorat et demandera des explications précises sur les conditions de rétablissement de la messagerie pour l’ensemble des écoles. Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons de nouveaux éléments.

La rentrée scolaire s’annonce particulièrement difficile du fait des décisions budgétaires du gouvernement : les 3 256 suppressions de postes ainsi que la mise en place des PAS ont provoqué des milliers de fermetures de classes, 30 000 élèves sont toujours privés des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux auxquelles ils ont droit, les AESH vont manquer partout…

Comme si cela ne suffisait pas, le ministère, victime d’une cyberattaque, n’a pas été capable de conserver en sécurité les données des personnels de l’Education nationale. Dans certaines académies, les personnels n’ont toujours pas accès à I-Prof ou à Onde, les directrices et directeurs sont empêchés de préparer la rentrée…

Ces conditions de rentrée désastreuses sont la conséquence des restrictions budgétaires décidées par ce gouvernement qui sacrifie l’Ecole publique et les services publics, tout en accordant 36 milliards d’€ supplémentaires au budget militaire…

De la même manière, ce gouvernement et ceux qui l’ont précédé sont également responsables du lourd tribut payé par la population et les pompiers suite aux incendies ayant frappé le pays cet été : manque de Canadairs, effectifs de pompiers très insuffisants, matériel de protection inadapté…

Le SNUDI-FO 53 invite les collègues à prendre toutes les initiatives avec le syndicat pour combattre les fermetures de classe ou exiger des ouvertures, revendiquer le recrutement d’AESH à hauteur des besoins, défendre les conditions de travail des personnels suite à la cyberattaque du ministère de l’Education nationale…

FO a déposé un préavis de grève pour la période. Envoyez vos déclarations d’intention de grève pour la période à venir !
Modèle de déclaration déjà complété pour la période 1

Comme l’indique la FNEC FP-FO « Salaires, suppressions de postes, conditions de travail chaotiques : les personnels ont toutes les raisons d’être en colère ! Ils sont fondés à se réunir et décider : « Pas de moyens, pas de rentrée ! » C’était le sens de plusieurs prises de position adoptées dans les écoles en fin d’année scolaire.

Signer votre motion d’école

A télécharger en PDF

Piratage de l’Éducation nationale : données des personnels, des élèves et des familles exposées, services bloqués, conditions de travail dégradées, et encore le démerdentiel…

À quelques jours de la rentrée, l’Éducation nationale de nouveau dans le chaos

La colère monte dans les écoles, les établissements et les services de l’Éducation nationale.

De très nombreux personnels enseignants et non enseignants (personnels administratifs des services, chefs d’établissement, AESH…) se retrouvent privés d’accès à leurs outils professionnels, parfois depuis plusieurs semaines : messagerie académique, applications de gestion, outils administratifs et systèmes d’information nécessaires au fonctionnement du service public.

Les remontées du terrain sont alarmantes : des collègues ne peuvent plus accéder à leur messagerie professionnelle ou aux applications nécessaires à leur travail ; des remplaçants ne peuvent pas être missionnés normalement ; des directrices et directeurs d’école n’ont plus accès aux outils de gestion des élèves (ONDE…) ; des personnels des DSDEN ayant repris le travail se retrouvent bloqués et avec des conditions de travail dégradées ; des chefs d’établissement et les personnels administratifs sont confrontés aux mêmes difficultés, la gestion des avancements et promotions est bloquée…

Et alors que la paie doit être préparée, le ministère doit répondre immédiatement : le versement des salaires pourra-t-il être assuré normalement la semaine prochaine ?

À une semaine de la rentrée, ce sont encore les personnels qui paient les conséquences de cette situation.

Le 31 juillet, le ministère de l’Éducation nationale reconnaissait officiellement avoir été victime d’une intrusion frauduleuse dans l’un de ses systèmes d’information, susceptible d’avoir conduit à l’exfiltration de données personnelles concernant un nombre important d’agents. Le ministère indiquait alors que les investigations se poursuivaient.

Depuis, la situation apparaît beaucoup plus grave et des données personnelles auraient été massivement exfiltrées, exposant ainsi les agents de l’Éducation nationale. D’après les éléments dont nous disposons, en dépit du silence du ministère, l’attaque pourrait concerner bien au-delà des seuls personnels : élèves, enseignants, personnels administratifs mais également parents et responsables légaux.

Environ 1,22 million d’élèves distincts, 4,35 millions d’identifiants de personnels et environ 602 000 comptes académiques pourraient apparaître dans les données revendiquées. L’ampleur exacte de la compromission n’est toujours pas établie par le ministère.

Mais le problème est suffisamment grave pour que la question soit posée publiquement. Le risque est réel : une telle accumulation de données peut faciliter les tentatives d’hameçonnage ciblé, l’usurpation d’identité, les fraudes et les attaques visant directement les personnels, les élèves et leurs familles.

Comment l’État peut-il demander aux personnels, aux élèves et aux familles de faire confiance aux outils numériques de l’Éducation nationale lorsque leurs données les plus personnelles sont ainsi exposées ?

Alors, qui est responsable ?

Si les hackers sont responsables de l’attaque, cela ne dispense en rien l’État et le gouvernement de leurs responsabilités.

Depuis des années, les gouvernements successifs imposent suppressions de postes, réductions de moyens et réorganisations permanentes à l’Éducation nationale.

Pendant ce temps, l’administration dépend toujours davantage d’outils numériques complexes et interconnectés pour faire fonctionner les écoles, les établissements et les services.

Qui a décidé de supprimer des milliers de postes dans l’Éducation nationale ?

Qui organise depuis des années la réduction des moyens humains et matériels du service public ?

Qui porte la responsabilité de garantir la sécurité et la continuité des systèmes d’information de l’État ?
Qui doit garantir la protection des données personnelles des agents, des élèves et des familles ?

Le ministère rappelle lui-même qu’il est responsable de nombreux traitements de données personnelles. Ce même ministère a recours très régulièrement à des sous-traitants pour la gestion de ces données. Le recours à des prestataires ne fait pas disparaître la responsabilité du ministère : l’État doit garantir la sécurité et la protection des données dont il assure le traitement.

Et ce n’est malheureusement pas la première alerte. En mars 2026, le ministère avait déjà reconnu une intrusion dans son système RH COMPAS. Environ 243 000 agents, stagiaires ou titulaires étaient concernés par l’exfiltration de données personnelles comprenant notamment des éléments d’identité et des coordonnées.

Combien faudra-t-il encore de fuites de données pour que le gouvernement prenne la mesure de la situation ?
« Qui aurait pu prédire ? »

Le gouvernement peut toujours expliquer qu’une cyberattaque est imprévisible. Mais qui pouvait ignorer que des systèmes informatiques concentrant les données de millions de personnes constituent une cible majeure ?

Qui pouvait ignorer que la sécurisation de ces systèmes nécessite des personnels qualifiés, des moyens techniques et humains, des investissements et non une politique d’austérité continue ?

Réduction drastique des moyens, suppression des postes, fragilisation des services publics, transferts des responsabilités… c’est bien le gouvernement qui organise les conditions d’un fonctionnement dégradé.

Après les salaires insuffisants, les milliers de suppressions de postes, la dégradation continue des conditions de travail par des contre-réformes imposées aux personnels…

Voici maintenant un État qui n’est même plus capable, à une semaine de la rentrée, de garantir à ses agents l’accès normal à leurs outils de travail et qui doit répondre à de graves interrogations concernant la protection de leurs données personnelles et celles des élèves et des familles.

La fédération FO de l’enseignement en Mayenne exige :

  • le rétablissement immédiat et complet des accès aux outils professionnels nécessaires au fonctionnement des écoles, des établissements et des services ;
  • qu’aucun personnel ne soit tenu responsable des conséquences des dysfonctionnements informatiques qu’il ne maîtrise pas ;
  • une information transparente et complète des personnels, des élèves et des familles sur la nature exacte des données compromises ;
  • que chaque personne concernée soit individuellement informée des risques et des mesures de protection à prendre ;
  • la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des données ;
  • la transparence totale sur les systèmes concernés, les conditions de l’intrusion et les éventuels recours à des prestataires ou sous-traitants ;
  • les moyens humains et financiers nécessaires pour assurer la sécurité et la continuité du service public ;
  • l’augmentation des salaires
  • l’arrêt des suppressions de postes et des politiques d’austérité qui désorganisent l’Éducation nationale

La FNEC-FP FO 53 refuse que les personnels soient une nouvelle fois sommés de « faire avec ».

Elle n’acceptera pas que les agents soient rendus responsables d’un chaos dont ils ne sont pas responsables.

Salaires, postes, conditions de travail, sécurité des données et continuité du service public : les personnels ont toutes les raisons d’être en colère.

La FNEC-FP FO 53 est à leurs côtés et organise la résistance pour défendre les droits et les conditions de travail des personnels de l’Éducation nationale. Pas de moyens, pas de rentrée scolaire !

A Laval, le 20/08/26


FNEC-FP FO 53, syndicats FO de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle
6 rue Souchu Servinière, 53000 Laval
06 52 32 30 45 – @ : 53@fo-fnecfp.fr   

Rapports des rendez-vous de carrière 2025-2026

Rapports des rendez-vous de carrière 2025-2026

Les rapports et appréciations des IEN sur les RDV de carrière 2025-2026 arrivent. Certains l’ont déjà reçu (11 juin).

Pour y accéder : se rendre sur Iprof>service>SIAE

Pour cette année, il reste 2 rendez-vous de carrière, et il y aura un report pour l’année prochaine. Au total, 71 personnes sont concernées cette année.

Si vous n’êtes pas satisfaits du rapport qui vous a été envoyé, vous avez le droit (et le devoir !) d’agir, pour faire déplacer les croix et/ou faire modifier l’appréciation littérale. Comme chaque année, le syndicat est là pour vous aider, et peut vous accompagner, de bien des façons (entrevue IEN, aide dans la contestation…etc)

C’est pourquoi le SNUDI-FO 53 invite les collègues à communiquer à l’administration le moindre désaccord, que ce soit sur les croix, ou l’appréciation littérale, en émettant des commentaires ou des réserves (attention 2048 caractères possibles, environ 10 lignes : faites des copies d’écran !)

Pour cela, il faut contester les points par écrit via l’application SIAE

Vous pouvez :

  • Vous appuyer sur les rapports d’inspections ou de rendez-vous de carrière précédents ;
  • Vous appuyer sur les éléments permettant de prouver que la croix ou l’appréciation n’est pas juste ;
  • Vous appuyer sur les contradictions éventuelles entre les croix et l’appréciation littérale ;
  • Vous appuyer sur les contradictions éventuelles avec l’entretien qui s’est tenu…

Suite à l’envoi des observations, le DASEN attribuera une appréciation finale au plus tard le 15 septembre 2026. Vous disposerez alors de 30 jours pour déposer un recours auprès du DASEN.

Saisissez le SNUDI-FO 53 pour vous accompagner dans vos démarches de recours sur votre rendez-vous de carrière PPCR.

Appel des AESH de la Mayenne : STOP au mépris

Appel des AESH de la Mayenne : STOP au mépris

Réunis le 9 juin 2026 en visio à l’initiative de la FNEC FP-FO 53, les Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) expriment leur profonde inquiétude, et surtout leur colère face à la dégradation continue de leurs conditions de travail et de rémunération.

Nous, AESH sommes des professionnels. Nous sommes indispensables au fonctionnement des établissements et à l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Nous subissons toujours :

  • des contrats précaires et des temps partiels imposés ;
  • des rémunérations insuffisantes qui ne permettent pas de vivre dignement ;
  • des conditions de travail dégradées (multiplication des accompagnements, déplacements non compensés, manque de reconnaissance, perte de sens de l’accompagnement en lien avec la gestion de l’inclusion scolaire indifférenciée, arbitraire pour nos affectations, etc…) ;
  • des affectations parfois imposées, sans règle ni transparence, dans l’arbitraire le plus total ;
  • des déplacements parfois imposés en cours d’année sans respect ni de nos missions d’accompagnement, ni de nos liens avec les élèves et les équipes, sans tenir compte des besoins des élèves
  • une absence de véritable statut de la Fonction Publique.

Nous refusons le tri des AESH pour un pseudo statut qui ne répond pas à nos revendications !

Face à cette situation inacceptable, nous revendiquons :

  • Un vrai Statut de fonctionnaire pour tous les AESH à 24h temps plein
  • L’augmentation immédiate des salaires des AESH
  • L’abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation
  • La mise en place immédiate de la subrogation
  • L’octroi effectif des jours de fractionnement : si on nous les refuse qu’on nous les paye !
  • Des AESH remplaçants
  • L’harmonisation départementale des règles et des fiches de vœux pour les affectations des AESH
  • L’arrêt des changements d’affectation arbitraires et non choisis en cours d’année
  • Une vraie formation rémunérée sur temps de travail et anticipée
  • La défense de l’enseignement spécialisé
  • Le maintien et la création des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux
  • Le retrait de l’acte 2 de l’Ecole inclusive

Les AESH mandatent la FNEC-FP FO 53 pour porter ces revendications auprès des autorités départementales, académiques et ministérielles et pour organiser toute mobilisation nécessaire à leur satisfaction.

Nous avons pris connaissance d’un appel à bloquer la rentrée scolaire si les revendications n’étaient pas satisfaites. Nous avons pris connaissance d’un appel à monter à Paris le 5 novembre pour les revendications. Nous déclarons que nous sommes prêts à y répondre et nous invitons nos collègues AESH à en discuter dans leurs établissements.

Adopté à l’unanimité

Le ministère le reconnaît lui-même : 30 000 élèves sont aujourd’hui en attente de places dans des établissements sociaux et médico-sociaux, 6 000 de plus qu’il y a deux ans ! Plus de 50 000 élèves n’ont aucune prise en charge par un AESH alors qu’ils bénéficient d’une notification en ce sens ! Et pourtant, le gouvernement veut aller plus loin :

Il prépare un projet de loi visant à généraliser l’externalisation des établissements sociaux et médico-sociaux pour faire de nouvelles économies !

Il s’entête à mettre en place les pôles d’appui à la scolarité (PAS), pourtant rejetés par les députés à l’Assemblée nationale, dans le but de diminuer les notifications MDPH et de préparer un véritable plan social chez les AESH, qui, le couteau sous la gorge, sont contraints de signer un avenant à leur contrat de travail pour intégrer les PAS ! Ce dispositif vise de plus à « coacher » les personnels au lieu de prendre en charge les élèves dans un cadre spécialisé… Inacceptable !

Il refuse d’accorder un statut avec un temps plein de 24h pour tous les AESH et annonce la création d’un corps « d’assistant d’accessibilité » qui permettrait à seulement 20% des AESH d’accéder à un statut de fonctionnaire, laissant donc 80% d’entre eux dans la précarité et sous le seuil de pauvreté ! Une provocation !
Au moment où le gouvernement déverse 36 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre, ces restrictions budgétaires drastiques sur le dos des plus fragiles sont odieuses.

Dans cette situation, la FNEC FP-FO soutient les nombreuses mobilisations en cours pour défendre les revendications, la création des postes nécessaires (notamment dans les établissements sociaux et médico-sociaux), l’abandon des PAS, la création d’un statut avec un temps plein de 24h pour les AESH…

Tout en poursuivant les mobilisations dès maintenant pour les revendications, la FNEC FP-FO décide d’organiser une campagne d’assemblées générales, de réunions avec les parents, de tournées syndicales pour préparer la grève et le blocage à la rentrée.
La FNEC FP-FO prépare une montée nationale à Paris le 5 novembre

D’ores et déjà, la FNEC FP-FO met en perspective une journée de grève avec manifestation nationale à Paris jeudi 5 novembre, en lien avec sa confédération et les syndicats force ouvrière des secteurs du social, du médico-social et de la santé pour obtenir :

  • L’arrêt des processus de démantèlement des établissements sociaux et médico-sociaux et la création des places nécessaires dans ces structures !
  • Un statut de fonctionnaire pour tous les AESH avec un temps plein de 24h !
  • L’abandon des PAS et des PIAL !
  • L’arrêt des suppressions de postes dans l’Education nationale !

La FNEC FP-FO s’adresse à toutes les organisations syndicales, aux fédérations de parents d’élèves et aux associations pour construire ensemble ces mobilisations.

Inflation, salaires : rassemblement intersyndical samedi 13 juin à Laval

Inflation, salaires : rassemblement intersyndical samedi 13 juin à Laval

Le SNUDI-FO 53 appelle tous les PE, les AESH et les PsyEN à se mobiliser le samedi 13 juin à Laval, 11h devant la préfecture.

L’appel du congrès départemental du SNUDI-FO 53 (réuni le 2 juin) se conclue ainsi :

Le congrès du SNUDI-FO 53 a pris connaissance d’un appel mayennais FO-CGT et FSU à la mobilisation pour les salaires le samedi 13 juin prochain. Le congrès estime que c’est l’occasion de lancer un ultimatum à ce gouvernement. Le congrès appelle tous les PE, les AESH et les PsyEN du département à se mobiliser le samedi 13 juin à Laval avec l’ensemble des salariés du public et du privé.
Si le gouvernement continue de nous mépriser et d’ignorer nos revendications, il prendra la responsabilité d’une grève longue et massive à la rentrée de septembre.
Pas de réponse aux revendications ? Pas de rentrée scolaire !

Le ministre de la Fonction Publique, vient de confirmer à l’intersyndicale le 2 juin le refus de toute augmentation des salaires !

Inacceptable !

    L’appel instersyndical à télécharger

    L’augmentation des prix du pétrole et de l’énergie a, depuis plusieurs semaines, des conséquences parfois dramatiques pour les salariés : certains font des choix ou des économies sur la nourriture et les biens de première nécessité, pour pouvoir faire le plein de la voiture pour aller travailler.

    Les déplacements domicile/travail pèsent de plus en plus lourdement sur les travailleurs. En Mayenne, département rural, il n’existe parfois aucune alternative de transport ou de déplacement, que la voiture.

    Dans cette situation, le gouvernement Macron-Lecornu n’a pris aucune mesure permettant d’empêcher ces difficultés. Les mesurettes annoncées ne sont que de la poudre aux yeux, pour ne pas dire une nouvelle marque de mépris envers celles et ceux qui créent les richesses et font vivre quotidiennement les services publics.

    Pire encore, avec les bas salaires, les maigres pensions, le gel de la valeur du point d’indice et des traitements dans la fonction publique, les gouvernements successifs depuis 2017 portent une lourde responsabilité dans cette situation.

    Aujourd’hui, l’inflation est bien réelle, tous les produits de première nécessité continuent d’augmenter et le salaire ne suffit plus.

    Hausse des prix de l’énergie et inflation → baisse du pouvoir d’achat → explosion des factures → précarité et pauvreté → baisse de la consommation → augmentation des coûts de production → emplois menacés.

    Dans le même temps, certaines grosses entreprises, à l’instar de TOTAL ENERGIE, se comportent en véritables profiteurs de guerre, et engendrent des dividendes records sur notre dos.

    C’est pourquoi, nos organisations syndicales revendiquent des mesures immédiates :

    • L’augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux et de la valeur du point d’indice ;
    • L’encadrement et le plafonnement des prix des carburants, du gaz et de l’électricité, par la baisse des taxes et la restitution des profits réalisés sur le dos des travailleurs et des conflits internationaux ;
    • Le blocage des prix des produits de première nécessité ;

    La revalorisation de toutes les indemnités de déplacement et kilométriques, dans le privé comme dans la fonction publique.

    Dans ces conditions, nos organisations syndicales FO, CGT, FSU, appellent les salariés, les jeunes, les retraités, les privés d’emploi et l’ensemble de la population à se mobiliser.

    TOUS ENSEMBLE
    SAMEDI 13 JUIN 2026 A 11H
    DEVANT LA PREFECTURE DE LAVAL

    Indemnité carburant et aide sur les indemnités de déplacement pour les personnels itinérants

    Indemnité carburant et aide sur les indemnités de déplacement pour les personnels itinérants

    Alors que le coût des carburants ne cesse d’augmenter…. que l’inflation tutoie les étoiles et que nos salaires restent au plus bas…

    Le gouvernement et l’Etat employeur, mettent en place des mesurettes censées compenser l’augmentation des prix et le gel de nos salaires et indeminités. On est loin du compte !

    Pour rappel, notre courrier au DASEN à ce sujet en mars 2026

    Avis F3SCT Mayenne
    Au regard des conséquences sociales pour les personnels, engendrées par les hausses brutales et soudaines du prix des carburants, la F3SCT de la Mayenne, réunie le 20 mars 2026, demande :
    – la réévaluation urgente des taux des indemnités kilométriques ;
    – la revalorisation de l’ISSR ;
    – l’augmentation de la valeur du point d’indice.
    ✅POUR : FO (3) CGT (2)✖️ABSTENTION : FSU (3), UNSA (2)

    Le Gouvernement a institué une indemnité carburant de 100 euros (équivalente à 20 centimes d’euros par litre pour la consommation moyenne de carburants de trois mois).

    Tu peux en bénéficier si tu remplis cumulativement les conditions suivantes :
    être domicilié(e) fiscalement en France,
    – avoir déclaré, au titre de l’année 2024, un revenu inférieur ou égal à 16 880 € (revenu fiscal de référence par part, pour un foyer fiscal), soit 1 508 € nets mensuel pour une personne seule, 3 771 € de salaire net pour un couple avec un enfant, 4 525 € de salaire net pour un couple avec deux enfants…
    utiliser un véhicule personnel à des fins professionnelles (y compris trajets domicile-lieu de travail) et parcourir dans ce cadre une distance supérieure à 15 km (trajet domicile-lieu de travail) ou parcourir plus de 8 000 km annuellement,
    utiliser un véhicule qui entre dans les critères : avoir un véhicule terrestre à moteur à deux, trois ou quatre roues, avoir une motorisation thermique ou hybride non rechargeable, être régulièrement assuré à la date de la demande (à l’exclusion des quadricycles lourds à moteur, des véhicules agricoles, des poids lourds et des véhicules de fonction ou de service), ne pas être considéré comme un véhicule endommagé au sens des dispositions des articles L. 327-1 à L. 327-6 du code de la route. 

    A partir du 27 mai, il te faut remplir dans ton espace personnel impots.gouv.fr le formulaire dédié. Tu as 2 mois pour le remplir.

    Cette aide, accordée une seule fois pour un même véhicule, sera alors versée sur ton compte bancaire (communiqué dans le cadre de l’impôt sur le revenu dans un délai d’environ 10 jours).

    Refusant que les personnels payent pour aller travailler, la FNEC-FP FO 53 revendique la revendication urgente et significative à la fois de l’ISSR (indemnité de sujétions spéciales de remplacement) et des frais de déplacement, afin de limiter la baisse brutale et importante de pouvoir d’achat et mettre fin à la double peine : hausse du coût des déplacements professionnels et stagnation des rémunérations.

    Du 1er juin au 31 décembre 2026, les frais de déplacement des professeurs des écoles et des AESH utilisant leur véhicule personnel pour les besoins du service seront majorés de 3,2 %. Selon les calculs du ministère, ce coup de pouce financier équivaut en moyenne à une prise en charge de 20 centimes d’euro par litre de carburant.

    Bien que nécessaire, cette majoration n’en est pas moins éphémère et n’est pas proportionnelle à la hausse du prix du carburant subie depuis plusieurs semaines .

    Le ministre aurait dû entendre les revendications de FO :
    • Revalorisation de l’indemnité kilométrique des agents utilisant leur véhicule personnel pour les besoins du service,
    • Augmentation immédiate de 10% de la valeur du point d’indice,
    • Amélioration de la grille indiciaire pour redonner du sens au principe de carrière et de l’attractivité à l’emploi public.

    Évènements à venir