La FNEC-FP FO met à disposition un journal de 4 pages de janvier 2026 consacré à la PSC.
La FNEC FP-FO est la seule organisation à ne pas avoir signé l’accord ministériel sur la PSC en santé à l’Éducation Nationale, à Jeunesse et Sport et dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche.
Vendue comme une avancée sociale et une revalorisation, la PSC se révèle être une énième combine pour s’attaquer à la Sécurité sociale et favoriser la privatisation et le marché des assurances au détriment de notre santé. (lire à ce sujet)
Le SNUDI-FO 53 appelle les collègues à prendre position contre la PSC qui va avoir une incidence très importante sur la prise en charge de leurs frais médicaux et de santé. Pour cela, signez la motion en ligne.
Partie prévoyance de la PSC : vers toujours plus de défiance et de confusion
Ces derniers jours, les collègues ayant des contrats individuels MGEN ont reçu un email intitulé « Maintien de vos garanties prévoyance », les invitant à mettre à jour leur revenu et à confirmer ou actualiser leurs coordonnées bancaires, afin d’assurer la continuité de leur couverture. En parallèle un courrier intitulé « communication de vos coordonnées bancaires à MGEN » a été envoyé.
Faisant suite à l’ubuesque mise à jour des comptes AMELI et aux nombreuses difficultés pour joindre la MGEN en cas de questions sur l’affiliation obligatoire ou la dispense, ce message ajoute une grande confusion pour tous les collègues qui en ont été destinataires.
Avant de détailler les dessous de cette manœuvre bien commerciale pour une mutuelle se définissant elle-même comme « sociale et solidaire », rappelons que Force ouvrière est la seule organisation à ne pas avoir signé l’accord interministériel du 20 octobre 2023, actant précisément ce découplage entre garanties santé et garanties prévoyance.
La FNEC-FP FO (Fédération de l’Enseignement et de la Culture) était déjà la seule fédération à ne pas avoir signé l’accord ministériel entérinant la PSC obligatoire et la FGF (Fédération des Fonctionnaires) n’est plus non plus signataire de ce texte. Cette partie obligatoire ne concerne que la prise en charge partielle des soins de santé. Mais, dans les contrats de mutuelle qu’avaient jusqu’à présent beaucoup d’agents de l’Education nationale, étaient inclus des garanties prévoyance. Voici à titre d’exemple celles de la MGEN :

C’est cette partie que la MGEN vous propose de conserver, puisque l’adhésion au contrat collectif prévoyance du ministère est facultative (et proposée par cette même MGEN, qui est donc gagnante dans tous les cas !). Bien difficile de comparer car les conditions du contrat collectif ne sont toujours pas officiellement connues. Or, la prévoyance est un élément fondamental puisqu’elle vous permet le maintien d’une partie de votre traitement en cas de maladie ou d’invalidité, ainsi qu’une aide pour vos proches en cas de décès. Que prévoit donc l’accord de 2023, qui fixe les conditions « minimum » ?
– Une formule « socle »
- Elle devrait représenter un coup supplémentaire par rapport à la partie santé de 0,95 % de votre traitement brut.
- MAIS avec seulement un complément de traitement en cas Congé Longue Maladie (Grave Maladie pour les personnels contractuels), à 80 % au lieu de 60 % pour la 2ème et 3ème année.
- En sont exclus bien sûr, les jours de carence et surtout le Congé Maladie Ordinaire. (Cette distinction CMO/CLM n’existe pas dans les contrats de mutuelle actuels).
- Serait également compris un an de traitement versé aux ayants droits en cas de décès et une prise en charge de l’invalidité de 50 à 80 % selon les catégories.
– Une protection « renforcée »
- Coût de 1,58 % du traitement brut pour bénéficier d’un maintien du traitement à 80 % au-delà de 3 mois d’arrêt et en Congé Longue durée, au-delà de 3 ans.
L’Etat, dans sa grande générosité, prévoit de prendre en charge pour ce contrat prévoyance facultatif, la somme de … 7 €.
La MGEN assure que ses adhérents pourront résilier en mai 2026 leur contrat individuel (délai d’1 mois prévu dans le code de la consommation). Par contre, si vous adhérez aujourd’hui à ce contrat individuel, vous serez engagé pour 1 an.
Comment choisir dans telles conditions et une telle confusion ? Et, en supplément, attention aux toutes petites lignes : si vous n’adhérez pas au contrat collectif dans un délai de 6 mois, notre chère mutuelle historique pourra alors vous imposer un questionnaire de santé et adapter le tarif en fonction de ce questionnaire ! (clause prévue dans l’accord de 2023)
La seule conclusion qui s’impose est que nous sommes bien loin, avec cette PSC obligatoire et ce découplage santé/prévoyance, des idéaux de la Sécu de 1945 qui prônait : « de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins » et qui promettait aux travailleurs un véritable « salaire différé ».
A Force Ouvrière, nous restons, nous, sur cette ligne et sur la défense de ces idéaux. C’est pourquoi nous revendiquons l’abrogation de l’accord ministériel du 8 avril 2024 et sa renégociation.
A l’approche de l’échéance de fin des contrats individuels, le SNUDI-FO 53 vous informe
- Au 1er mai 2026, fin des anciens contrats individuels MGEN en santé et en prévoyance pour ceux qui auront basculé vers la PSC Santé du ministère
- Les agents qui n’ont fait aucune démarche se retrouveront sans contrat prévoyance puisqu’il est facultatif
- Il n’y aura donc plus de prévoyance sans adhésion à un contrat de la part de l’agent (individuel ou collectif)
- Le MEN confirme que le calendrier d’adhésion prévu débutant fin mars serait tenu
- La MGEN invite pourtant à envoyer les coordonnées bancaires (SEPA) de façon à ce que les agents soient couverts en prévoyance en cas de retard de mise en place de la couverture prévoyance collective
- Ces mails ne sont censés être adressés qu’aux adhérents MGEN actuels
- L’envoi de ces coordonnées valide l’adhésion à un nouveau contrat individuel, même si cela n’est pas explicite dans leur communication. Ce contrat se veut la continuité de celui en place actuellement dans la complémentaire santé MGEN
- L’agent pourra passer au contrat collectif si c’est son choix, mais pourra également rester sur le nouveau contrat individuel
- Aucun questionnaire santé n’est prévu pendant les six premiers mois pour les agents n’ayant pas de contrat prévoyance. L’agent aura donc six mois pour adhérer sans questionnaire santé. Après 6 mois, l’agent sera soumis à un questionnaire médical pouvant entraîner une sur-cotisation et/ou une exclusion de certaines pathologies.
- Pour les agents ayant déjà un contrat prévoyance au 1er mai 2026, ce délai passe à maximum un an après la mise en place de la prévoyance collective soit jusqu’au 30/04/2027.

Procédure d’adhésion au contrat collectif
Quatre phases principales :
1. La proposition du contrat aux agents :
Envoi sur l’adresse de messagerie professionnelle par les services gestionnaires des messages proposant aux agents d’adhérer à l’offre PSC en prévoyance (entre le 2 et le 31 mars). Avec le numéro d’appel permettant de joindre les conseillers MGEN : 09 72 72 16 17 (même numéro que pour affiliation santé)
2. L’accompagnement téléphonique et la demande de devis auprès d’un conseiller de la MGEN
3. L’adhésion au contrat collectif (exclusivement en ligne, sur l’espace individuel MGEN)
4. L’entrée en vigueur de la couverture en prévoyance pour l’agent qui a souscrit au contrat collectif est le 1er jour du mois suivant la souscription.
L’agent peut souscrire au contrat collectif PSC en prévoyance jusqu’à l’avant-dernier jour du mois précédant la date d’effet du contrat en prévoyance. Exemple : le 29 avril 2026 pour le 1er mai 2026
Congé maladie : focus
Comment seront pris en charge les agents en congé pour une pathologie longue ou des suites d’un accident de service lors de l’entrée en vigueur du régime s’il décidait d’adhérer au contrat collectif ?
Peuvent-ils adhérer au contrat collectif ou doivent-ils rester sur leur contrat actuel ?
En application de l’article 7 de la loi Evin, l’organisme complémentaire auprès duquel le sinistre a été initialement déclaré, reste tenu d’indemniser les suites d’un état pathologique antérieur. L’agent aurait donc la possibilité d’adhérer au contrat collectif prévoyance lors de l’entrée en vigueur du régime.
Toutefois, certains documents MGEN prévoient selon le contrat une continuité (MASP) ou une interruption (MSP ou autre organisme de prévoyance) en cas d’adhésion au contrat collectif.
De même, en cas d’arrêt de travail au moment de sa demande d’adhésion, l’agent devra compléter un questionnaire de santé pouvant mener à une exclusion de la pathologie à l’origine de l’arrêt en cours.
Il est donc urgent de bien se renseigner sur la continuité de la prise en charge des indemnités au moment de la bascule de régime prévoyance au 1er mai et clarifier avec l’organisme de prévoyance actuel, quel qu’il soit, si le versement des indemnités peut et va se poursuive et dans quelles conditions ?
Il sera peut-être alors judicieux de rester sur l’organisme de prévoyance actuel selon la situation.
De même, la question du questionnaire de santé se pose pour les agents qui seraient tenus de rester sur leur contrat actuel. Pour FO, être malades les excluraient de fait du contrat collectif de prévoyance ou entrainerait un surcoût s’ils avaient l’intention d’y adhérer.



La fédération conseille surtout d’informer les syndiqués sur les tenants et les aboutissants des choix qu’ils devront faire en fonction de leurs besoins, leurs moyens, leur âge et de leurs critères familiaux.
Il est important de se renseigner sur les tarifs des différents contrats, leur évolution dans le temps (pour les contrats individuels) comme sur les niveaux de garanties. Les variations peuvent être significatives.
Ce qui est sûr, c’est que les collègues qui voudront bénéficier d’une meilleure prévoyance devront souscrire à une option. Macron cherche à imposer un système assuranciel où l’accès des collègues au prestations sera fonction de leurs moyens financiers, contre les droits collectifs assurés par la sécurité sociale financée par les cotisations.
C’est pourquoi la FNEC FP-FO continue de dénoncer l’accord du 8 avril 2024 (applicable car majoritaire et signé par toutes les organisations syndicales sauf la FNEC FP-FO)














