Carte scolaire : la résistance s’organise déjà !

Carte scolaire : la résistance s’organise déjà !

Le SNUDI-FO 53, syndicat majoritaire des écoles publiques en Mayenne, était dès lundi 8 décembre au matin, aux côtés des parents d’élèves du RPI Saint Georges sur Erve – Assé le Bérenger, qui se battent pour leurs écoles.

Face à la mobilisation, le DASEN est contraint de reculer ; il annonce sur IciMayenne qu’il « n’y aura pas de fermeture du RPI en 2026 » ! Une première victoire à mettre au compte de la mobilisation avec le SNUDI-FO 53 !

Alors il faudrait que les maires, saignés à blanc par les baisses de dotations budgétaires de l’Etat, s’unissent à un gouvernement, qui a déjà imposé 5000 fermetures de classe dans les écoles publiques en 2025, et qui prévoit près de 2000 suppressions de postes pour 2026 ?

Saint Georges sur Erve – Assé le Bérenger ? A court terme, toutes les écoles rurales sont menacées !

Depuis plusieurs mois, les IEN du département, missionnés par le DASEN, rencontrent les élus pour faire la promotion des fusions et regroupements d’écoles, toujours sous couvert de baisse démographique, et de plus-value pédagogique, et dans le dos des enseignants ! Les petites écoles rurales seraient devenues, pour le DASEN, des dangers pour les enfants, un vrai problème pour les conditions d’exercice des enseignants !

Le SNUDI-FO 53 défend l’école Publique laïque !
La résistance s’impose : mettre en échec la casse de l’école Publique !
Plus nombreux nous sommes plus forts !

Ici Mayenne

Laïcité : 120 ans de la loi de 1905

Laïcité : 120 ans de la loi de 1905

120ᵉ anniversaire de la loi du 9 décembre 1905
La laïcité : un principe républicain au service des travailleurs

Il y a 120 ans, la France adoptait la loi du 9 décembre 1905 portant séparation des Églises et de l’État. Ce texte fondateur de la République a posé un principe essentiel : la laïcité, garante de la liberté de conscience, de l’égalité entre les citoyens et de la neutralité de l’État vis-à-vis des religions et des convictions.

À l’occasion de cet anniversaire, l’UD FO 53 réaffirme son attachement plein et entier à la laïcité, principe d’émancipation individuelle et collective, et socle de justice sociale. La laïcité protège les salariés quelles que soient leurs convictions religieuses, philosophiques ou leur absence de croyance, et garantit un cadre de travail fondé sur la liberté, le respect et l’égalité.

L’UD FO 53 rappelle que la laïcité n’est dirigée contre aucun culte. Elle s’applique à tous de manière égale et protège chacun contre toute forme de pression, directe ou indirecte. Elle demeure un rempart contre les communautarismes comme contre les tentatives de récupération politique.

À l’heure où certains courants politiques, héritiers historiques de l’anti-laïcité, prétendent aujourd’hui s’en réclamer pour mieux stigmatiser, exclure ou diviser, l’UD FO 53 condamne fermement ces détournements. La laïcité ne peut être instrumentalisée pour justifier des politiques discriminatoires ni pour opposer les travailleurs entre eux.

La laïcité est un principe de liberté, pas un outil de rejet.
Un principe d’égalité, pas de désignation de boucs émissaires.
Un principe de rassemblement, pas de fracture sociale.

Pour l’UD FO de la Mayenne, défendre la laïcité, c’est défendre la République sociale. C’est garantir à chaque salarié dignité, droits et égalité. C’est refuser l’ingérence des religions dans l’État comme l’ingérence de l’État dans la conscience individuelle.

C’est aussi pour cela que FO s’oppose à toutes les mesures qui confondent racisme et laïcité. Elle revendique, avec sa Confédération, l’abrogation de la Loi « Séparatisme » qui remet en cause la liberté de conscience et la liberté d’association.

C’est aussi refuser le financement direct ou détourné de toute religion à travers les crédits accordés à l’enseignement privé. L’UD FO 53 est constante dans sa revendication, celle du serment de Vincennes de 1960 : « les fonds publics doivent être réservés à la seule Ecole publique ».

En ce sens, l’UD FO 53 revendique la stricte application de la loi de 1905 et l’abrogation de la loi Debré et de toutes les réformes alignant le fonctionnement de l’Ecole publique sur celui du privé.

Fonds publics à l’école publique !

La laïcité de la loi de 1905 ne se débat pas, elle se défend !

En célébrant les 120 ans de la loi de 1905, l’UD FO 53 rend hommage à celles et ceux qui ont construit cet acquis démocratique et réaffirme sa détermination à faire vivre la laïcité dans les entreprises, les services publics et plus largement dans la société.

En 2025 comme en 1905, la laïcité demeure une promesse d’émancipation et de progrès social.

Laval, le 4 décembre 2025

PSC : je signe la motion

PSC : je signe la motion

Mercredi 3 décembre, 43 enseignants et AESH réunis avec les syndicats de la FNEC-FP FO 53 ont adopté une motion.

La FNEC-FP FO 53 permet à tous les personnels de l’Education Nationale de la signer, pour renforcer le poids de cette expression liée au scandale de la PSC.

Je rejoins les 136 signataires !

Déjà 136 signataires !
Prochain objectif : 150


La motion adoptée par les 43 enseignants et AESH le 3 décembre 2025

La motion pdf à partager, imprimer, déposer, signer

Protection Sociale Complémentaire
Motion des 43 enseignants et AESH réunis avec le SNUDI-FO 53 et le SNFOLC 53

Nous, enseignants et AESH de la Mayenne, réunis avec la FNEC-FP FO 53 le 3 décembre 2025, avons échangé sur la protection santé complémentaire (PSC) qui deviendra obligatoire à compter du 1er mai 2026. Nous dénonçons l’accord ministériel du 8 avril 2024.

Nous constatons tout d’abord que cette nouvelle PSC est loin d’être un gain de pouvoir d’achat pour tous les agents, comme le laisse entendre le ministre de l’Education nationale car :  

  • Les conditions tarifaires et les garanties proposées sont différentes d’un ministère à l’autre, créant une inégalité importante entre les fonctionnaires. 
  • En fonction des situations individuelles, les simulations réalisées montrent souvent soit un très faible gain (inférieur aux 22 € supplémentaires pris en charge par l’Etat), soit un coût équivalent, soit même pour certains, en particulier des familles, un tarif plus élevé. 
  • Certains collègues avaient des contrats moins chers pour des garanties équivalentes, parfois meilleures, ou des garanties qu’ils estimaient suffisantes pour eux, ou encore des garanties différentes pour eux et pour leurs enfants, ce qui n’est plus possible.
  • A ces simulations, il faudra en plus ajouter le coût de la prévoyance, souvent déjà comprise dans le prix de nos contrats actuels 

Nous refusons l’adhésion obligatoire au volet santé.

De plus, nous considérons que, sous couvert d’avancée sociale, cette PSC est en réalité une attaque frontale contre les principes de la Sécurité sociale, construite selon l’adage « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est une attaque qui favorise encore davantage la privatisation et le marché. Nous savons que pour d’autres ministères, c’est une start-up financée par des fonds de pension qui a obtenu la gestion de la PSC. Nous considérons que la santé n’est pas une marchandise, et qu’elle constitue un droit essentiel et fondamental.

Pour toutes ces raisons, nous revendiquons l’abrogation de l’accord ministériel du 8 avril 2024, afin qu’il puisse être renégocié.

Nous mandatons la FNEC-FP FO 53 pour qu’elle propose aux autres organisations syndicales représentatives du département de porter ensemble cette revendication.

Mobilisation pour la défense de l’hopital samedi 13 décembre à Mayenne

Mobilisation pour la défense de l’hopital samedi 13 décembre à Mayenne

Le SNUDI-FO 53 soutient et relaie l’appel du syndicat FO de l’hopital de Mayenne avec Audace 53 l’association d’usagers. Le SNUDI-FO 53 sera aux côtés des personnels de l’hôpital samedi 13 décembre à 10h30 àMayenne. Le SNUDI-FO 53 appelle tous les personnels des écoles à se mobiliser !

Le communiqué FO-Audace 53

Une nouvelle fois, le Centre Hospitalier du Nord-Mayenne voit son activité et son identité
menacées.

Depuis le 3 novembre, ses Urgences ne sont plus accessibles que de 8h30 à 16h30, même si
elles demeurent théoriquement ouvertes jusqu’à 20h30.

L’ARS a promis de repousser la fermeture à 23h30 mais à ce jour, aucun engagement écrit n’a été
communiqué, ni aucune date n’a été arrêtée. L’ARS n’offre aucune garantie pour atteindre
l’objectif de réouverture 24/7 des Urgences.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Cette fermeture nocturne est censée permettre de consolider le fonctionnement des Urgences de
Laval, mais au prix d’une baisse d’activité qui menace les autres services du CHNM : Unité de
Surveillance Continue, Chirurgie, Médecine, Radiologie, Biologie.

De plus, le manque chronique de médecins, amplifié en fin d’année, impacte les services de
médecine et de SMR, et met en difficulté le fonctionnement normal de la maternité, de la chirurgie
et de la surveillance continue.

Les 100 000 nord-mayennais ne sont pas des sous-citoyens. Ils ont besoin d’un hôpital qui fonctionne 24h/24 et qui réponde aux besoins de la population.

Les personnels médicaux et non médicaux ont besoin de sérénité. Ils ont droit à croire en l’avenir
de leur outil de travail pour se projeter et maintenir un hôpital fiable et de qualité accessible à la
population.

La vision à (très) court terme n’est plus supportable.Accepter sans broncher la situation actuelle,
c’est se résoudre à voir notre hôpital péricliter et se transformer petit à petit en grosse infirmerie !
C’est INACCEPTABLE. Nous ne l’acceptons pas.

C’est pourquoi, l’association d’usagers AUDACE53 et le syndicat FO des agents du CHNM ont
décidé d’unir leurs forces et d’appeler ensemble les salariés de l’hôpital et la population du nord-
Mayenne à descendre une nouvelle fois dans les rues de la ville de Mayenne samedi 13 décembre
à 10h30 (lieu de rassemblement à préciser) pour exiger que des moyens humains et matériels
soient donnés au CHNM pour assurer la SÉCURITÉ et l’accès aux soins des nord- Mayennais.

Mayenne, le 1er décembre 2025

CDEN du 27.11.25

CDEN du 27.11.25

Le Comité départemental de l’Éducation Nationale s’est réuni ce jeudi 27 novembre 2025 en soirée, avec à l’ordre du jour : le bilan de cette rentrée 2025 et le bilan du comité de suivi de l’école inclusive (demande FO depuis 2 ans)

La délégation FNEC-FP-FO : Fabien Orain, Hélène Colnot, Stève Gaudin
Les représentants du personnel : FNEC-FP FO (3) – FSU (3) – UNSA (2) – CGT (2)

À noter : C’était le premier CDEN présidé par la préfète Nadège Baptista. Tous les IEN étaient présents sauf l’IEN Laval 4. Fabien Audy, DASEN, Marc Vauléon Secrétaire général DSDEN, Laurent Drault, IEN adjoint au DASEN et Frédéric Trocherie chef de division D3E étaient également présents pour l’Education Nationale.

Pour rappel :  le CDEN réunit : 

  • 10 représentants des collectivités territoriales (1 conseiller régional, 5 conseillers départementaux, 4 maires représentants des communes)
  • 10 représentants des personnels (organisations syndicales : 3 FNEC-FP FO, 3 FSU, 2 SE-UNSA, 2 CGT Educ’action)
  • 10 représentants des usagers (7 représentants des parents d’élèves FCPE, 3 représentants des associations complémentaires et personnels qualifiés)

Dans leur déclaration, les représentants FO ont interpellé la préfète, le DASEN et les élus, sur la détresse des personnels des écoles, sur les situations parfois intenables dans les écoles, témoignage à l’appui. FO a fait son propre bilan de la rentrée scolaire.

La déclaration FO

Concernant la convention Macron sur les “temps de l’enfant”, FO a proposé un voeu.

La FCPE s’est félicitée des propositions de la convention citoyenne tant sur les rythmes scolaires (5 jours d’école) que sur les partenariats.

Convention citoyenne Macron “sur les temps de l’enfant”

En amont du CDEN, FO a proposé un vœu relatif aux rythmes scolaires et à la convention citoyenne. La FSU a souhaité s’y associer, proposant également des amendements.

Voeu CDEN
Le CDEN de la Mayenne, réuni le 27 novembre 2025, a pris connaissance du rapport de la Convention citoyenne sur « les temps de l’enfant ».
Revalorisation salariale, réduction du nombre d’élèves par classe, statut des AESH, abandon des évaluations nationales standardisées et révision des nouveaux programmes, sont soulignés par la Convention. Cependant, ce rapport ne mentionne à aucun moment les mesures qui fragilisent depuis des années l’École publique et rendent l’instruction des élèves de plus en plus difficile : suppressions massives de postes, inclusion scolaire à marche forcée et sans moyen, gel des rémunérations, manque d’AESH – personnels par ailleurs maintenus dans des conditions inacceptables –, ainsi que des réformes successives qui cassent l’école Publique.
En revanche, ce rapport formule diverses recommandations, comme l’organisation d’une semaine scolaire sur cinq jours, la mise en place d’un socle commun d’apprentissages obligatoires, l’instauration de « temps de rupture » obligatoires en partenariat avec les collectivités et les associations, ou encore l’ouverture des établissements à de nouveaux intervenants pour proposer « d’autres activités ». L’échec des précédentes réformes montre que le fait de modifier les rythmes scolaires n’a qu’un impact insignifiant sur les inégalités scolaires et risquerait d’entraîner une externalisation des apprentissages scolaires.
Pour le CDEN de la Mayenne, ce rapport constitue avant tout un écran de fumée visant à masquer l’état de délabrement de l’École publique et l’urgence des moyens qui doivent lui être alloués. 
En conséquence, le CDEN de la Mayenne estime que le gouvernement ne doit pas retenir les propositions formulées par la Convention citoyenne sur « les temps de l’enfant ». 

VOTES : 
POUR : FO (3) FSU (3)
CONTRE : FCPE (2) et DDEN
ABSTENTION : CGT (1) UNSA (2)

En savoir plus sur cette convention citoyenne Macron

Le DASEN a présenté un diaporama de 108 pages. Nous le mettons bien volontiers à disposition. 

108 pages de litanie et d’autosatisfaction, de présentation de dispositifs et protocoles qui camouflent une réalité de l’école publique tout autre. Le vrai monde décrit dans notre déclaration et nos interventions.

Autres interventions FO sur le bilan de rentrée : 

Protocole Phare : la délégation FO a rappelé que tout le monde était attaché à la lutte contre le harcèlement scolaire, mais qu’un dispositif ne remplacera jamais les moyens humains. La délégation FO a rappelé que pour lutter contre le harcèlement scolaire, nous avons besoin de moyens, de postes, et de personnels. Nous avons besoin d’effectifs raisonnables dans les classes, de RASED complets, de médecins scolaires, d’infirmières, de psychologues. FO a rappelé aussi que pour lutter efficacement contre le fléau du harcèlement scolaire, il faudrait revenir sur les sur les milliers de suppressions de postes que nous subissons ces dernières années, et que les gouvernement successifs arrêtent de maltraiter l’école publique. Aucune réponse du DASEN.

A noter : la FSU a demandé à ce que les “référents Phare” (ou “référent harcèlement”) puissent être identifiés partout dans le département, dans les établissements, avec des affichages, notamment dans les établissements.

Dans le premier degré, les principaux référents Phare sont souvent les IEN et les PsyEN. Avant, lorsqu’un problème de harcèlement survenait, on contactait l’IEN, qui dépêchait alors le RASED. Avec le dispositif Phare : on appelle le référent Phare, qui n’est autre que l’IEN,pour qu’il sollicite le PsyEN (parfois un autre référent Phare), pour recueillir la parole des enfants. Bienvenue dans le monde de l’Education Nationale !

FO rappelle que être « référent harcèlement » au sein de son école ne peut pas être imposé par les IEN ou même faire l’objet d’une désignation par les directeurs d’école.

1er degré : 

-231 élèves dans le 1er degré à la rentrée 2025 par rapport à 2024. 17478 élèves sont scolarisés à la rentrée dans les écoles publiques.

La délégation FO est intervenue sur l’accueil des 2 ans, puisque le DASEN s’est montré enthousiaste à l’idée de consolider cette scolarisation prenant appui sur les taux plus importants en Mayenne qu’ailleurs. FO a donc demandé si cette scolarisation allait être prise en compte et surtout comptabilisée dans les prévisions d’effectifs pour la prochaine carte scolaire. Le DASEN n’a pas décliné la demande de FO, sans toutefois prendre d’engagement. 

La délégation FO est intervenue également sur le maillage des écoles, et sur le principe posé par la notion même de service public et l’école de la République qui doit garantir l’égalité de droits et d’accès à l’école. A l’instar d’un précédent DASEN, Monsieur Audy pose une logique territoriale et préfère parler de “bassin de vie” plutôt que de ville ou village. FO est et sera toujours aux côtés de celles et ceux qui défendent un service public d’éducation garant de l’égalité de droit et de l’accès à l’école de la République laïque, pour toutes et tous, partout : des villes aux plus petits villages.

-178 élèves dans le 2nd degré à la rentrée 2025 par rapport à 2024. Le DASEN pointe une fuite notable dans le 2nd degré des élèves du public vers le privé.

– Pour le collège 

– Pour les lycées

La FNEC-FP FO 53 avait demandé communication du rapport annuel du comité de suivi de l’école inclusive dès février 2024. FO a réitéré depuis plusieurs fois la demande, ce qui permet d’aborder ce sujet lors de ce CDEN du 27 novembre.

En réalité,les représentants de notre ministère se sont livrés à un satisfecit des politiques menées jusqu’à présent et ont détaillé les mesures à venir pour mettre en œuvre l’acte 2 de l’Ecole inclusive, résumé ainsi par E. Macron lors de la conférence national sur le handicap d’avril 2023 : « Il faut en finir avec les établissements fermés dans lesquels les élèves vivent à part… » 

La fédération FO de l’enseignement en Mayenne rappelle que les personnels connaissent les conséquences de ces politiques qui n’ont d’autre objectif que de faire des économies sur le dos des élèves les plus fragiles. Désormais personne n’est dupe du leurre de l’inclusion systématique. La FNEC FP-FO 53 refuse le dogme de l’inclusion systématique et indifférenciée. Elle y oppose le droit pour tous les élèves à pouvoir bénéficier d’un enseignement adapté, la défense de l’enseignement spécialisé, ses postes, ses classes et ses établissements sociaux et médico-sociaux.

La délégation FO est intervenue dans sa déclaration à propos de l’inclusion scolaire systématique, mettant en avant un témoignage d’une enseignante et en décrivant la réalité sur le terrain.

« Depuis plusieurs semaines, un enfant scolarisé en Grande Section entre régulièrement en crise à l’école. Il lance alors des objets (chaises, livres, ateliers en bois .. .) plus généralement, tout ce qui est à sa portée à travers la classe. Depuis quelque temps, il vise ses camarades ou les adultes. Cet élève frappe également ses camarades en leur donnant des coups de pied ou en les pinçant. Il pince régulièrement les parties génitales de ses camarades. Quand nous intervenons pour le calmer, pour le protéger et protéger les autres, il se met à nous frapper aussi. Il nous mord, nous pince, nous griffe, nous donne des coups de pieds, de coude ou de poing. Il entre parfois dans un tel état de colère que nous sommes obligées de le contenir physiquement, parfois à plusieurs adultes. Dans ce cas, se pose un autre problème, celui de la surveillance de nos élèves. En effet, nous le sortons de la classe, pour que les autres élèves ne soient pas témoins de cette violence mais dans ce cas nous ne pouvons plus faire classe, car c’est soit une ATSEM, soit la cuisinière qui surveille notre classe pendant que nous tentons de gérer la crise. »

Ce témoignage est celui d’une profession à bout, d’une école publique érodée. Nous le disons aujourd’hui solennellement devant les élus et les parents, il n’est plus possible de miser sur les enseignants et les AESH pour la tenir debout ! L’école publique a besoin de moyens, elle a besoin qu’on réponde aux revendications de ses personnels.

En début d’année scolaire, 186 élèves notifiés pour un accompagnement n’avaient pas d’AESH. Aujourd’hui, il resterait encore 116 élèves notifiés pour un accompagnement qui n’auraient pas d’AESH, dont 85 notifiés pour un accompagnement mutualisé (55 dans le 1er degré, 30 dans le 2nd degré) et 31 pour un accompagnement individuel (15 dans le 1er degré et 16 dans le 2nd degré).

Encore 200 enfants attendent une place dans un établissement médico-social dans le département, ils sont près de 25000 en France.

Cependant, si on se concentre sur le bilan et non sur les causes, on perd l’essentiel. On ne peut pas comprendre le manque d’AESH si on n’interroge pas la loi de 2005 et aujourd’hui l’acte 2 de l’école inclusive. Derrière le discours trompeur de l’inclusion scolaire et ce, dès 2005, se cache en réalité une logique budgétaire. En effet, scolariser un élève en structure spécialisée coûte sept fois plus cher qu’en classe ordinaire. Voilà la réalité budgétaire qui explique la situation chaotique de l’inclusion scolaire aujourd’hui.

Les PIAL hier, les PAS aujourd’hui, ne sont que des instruments de rationalisation. Derrière ces joyeux acronymes se cachent encore des économies. L’échec de l’école inclusive, a été organisé depuis des années :

• par la volonté d’en finir avec les établissements, classes et enseignants spécialisés
• par la volonté de précariser les AESH en leur refusant un vrai statut de la Fonction Publique et un vrai salaire
• par une prise en charge des élèves par notifications mutualisées qui demande aux AESH d’accompagner plusieurs élèves en même temps sans se demander quels troubles doivent être gérés et donc de quoi ont besoin ces enfants.
• par la nécessité pour les équipes enseignantes de regrouper les enfants au sein d’une même classe pour espérer la présence d’au moins une AESH sur des horaires logiques et efficaces, en somme : de bricoler.  

On ferme les établissements spécialisés, on a transformé les classes ULIS en dispositif, on a multiplié les référents en lieu et place de professionnels de terrain, on a espéré que les personnels AESH maintiendraient le couvercle sur la marmite d’eau bouillante…

Résultat, actuellement le droit des enfants à une compensation adaptée est remis en cause. Il n’est pas honteux de dire qu’un enfant a parfois besoin de soins en complément ou en amont d’un accès aux apprentissages scolaires. Un enfant envahi par des troubles n’est pas bien, n’est pas toujours en sécurité dans une classe ordinaire. Qui peut croire que ça peut bien se passer ?

Un enseignant ne peut pas tout, tout seul. Il a besoin d’appui dans et en dehors de l’Éducation nationale : médecins scolaires, psychologues scolaires, enseignants spécialisés, classes et structures adaptées, personnels AESH non précarisés mais également en dehors de : médecins, de psychiatres, d’orthophonistes, d’ergothérapeutes des psychomotriciens…

Les mobilisations des parents qui voient le jour sur la question des moyens alloués à l’inclusion scolaire se multiplient. La FNEC-FP FO 53 les soutient et se félicite que ces problématiques aient enfin franchi les enceintes des établissements. Nous serons à leurs côtés pour dénoncer les manquements de l’Etat.

Les enseignants ne refusent pas de changer leurs pratiques, ce sont eux qui sont en première ligne et subissent les conséquences de la dégradation d’une institution et d’un système, qui abandonnent les plus fragiles, favorisent la désertion de l’enseignement public en faveur du privé. En revanche, les personnels sont en colère, ils sont épuisés de se battre contre des moulins à vent. Ils en ont assez de crier à l’aide sans jamais voir une main tendue. Ils sont mal à l’aise de laisser croire que parce qu’un PAP ou un PPRE est signé le problème est réglé. Ils n’en peuvent plus des discours qui visent à les culpabiliser, et se retrouver victimes de fermetures de classe, avec des doubles niveaux ou à 28 élèves en cycle 3. Ils n’en peuvent plus d’être pressurisés par l’administration qui tente de leur faire croire que des protocoles, des dispositifs ou des applications vont permettre d’améliorer la situation, alors qu’en réalité c’est toujours « débrouillez-vous ».

Madame la préfète, Monsieur le directeur académique, vous représentez l’État dans notre département. Messieurs, Mesdames les élus, vous occupez des postes essentiels, nous ne pouvons douter de votre attachement à une école publique de qualité. Nous le disons clairement : le gouvernement porte la responsabilité de la situation dramatique que nous venons de décrire.

En Mayenne, dans le 1er degré, 4,90% des élèves sont en situation de handicap, 6,70% dans le 2nd degré.

Sur l’ensemble des élèves en situation de handicap, seuls 8% sont scolarisés dans un établissement médico-social, et ce malgré des orientations notifiées non respectées.

Concernant les PAS, le DASEN confirme que désormais, les PAS n’auront pas la main sur l’émission des notifications d’accompagnement, et la MDA gardera la main. C’était un des points inacceptables des PAS. Si nous nous félicitons de cet infléchissement, cela n’enlève rien au fait que les PAS maltraitent les AESH tout comme les PAS, ils doivent être abandonnés.

Par ailleurs, le DASEN prévoit un déploiement de 10 PAS pour la prochaine année scolaire !

La délégation FO a fait le lien avec la situation sociale de l’immense majorité de la population, de plus en plus paupérisée (et maltraitée par les contre-réformes successives de ces dernières années). FO a également rappelé que si un diagnostic était avancé, par exemple avec les notifications de la MDA, il était rendu inutile du fait de l’absence de moyens derrière en particulier de moyens humains (ESMS, Pédopsychiatrie, hôpital, ASE…). FO a rappelé que depuis la loi de 2005, il n’y avait eu aucune création de postes dans le médico-social. La délégation a aussi fait remonter l’explosion des situations de violences dans les écoles, collèges et lycées, mais aussi dans le médico-social et dans la santé, en lien direct avec ce manque de moyens et avec une inclusion scolaire érigée en dogme contre le respect au cas par cas des besoins des enfants.

Le DASEN avance le chiffre de 150 élèves qui sont en attente d’une place en ITEP. La délégation FO est intervenue pour indiquer que ces 150 élèves étaient soit scolarisés par défaut en milieu ordinaire sans les compensations adaptées, soit totalement déscolarisés. Dans tous les cas, FO a rappelé qu’il s’agissait là d’une rupture manifeste d’égalité de droit, directement liée aux politiques d’inclusion scolaire systématique.

Le DASEN s’est dit attaché au maintien des ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux)

1- Sur le fait que la formation des enseignants n’était pas la solution à tout, bien au contraire, elle permet souvent de faire culpabiliser davantage les collègues qui subissent, parce que justement ils ont été formés. De la même manière, les protocoles bidons, demandés par d’autres organisations syndicales (en savoir plus) permettent aujourd’hui à nos responsables administratifs de se dédouaner de leur responsabilité, la faisant peser un peu plus sur les épaules des personnels. Pour rappel le protocole “inclusion” (ou “protocole d’accompagnement des situations complexes” a été validé par toutes les organisations syndicales sauf FO qui n’a pas souhaité ni cautionner ni y être associé)

2- Sur le fait, que parfois, des élèves en attente d’une place dans un établissement spécialisé, même sans respect total de leurs besoin, pouvait tenir, dans des écoles rurales qui justement avaient peu de classes et d’élèves. Qu’en sera-t-il si elles ferment toutes ?

3- Sur le fait que les budgets d’austérité contribuent largement au chaos de l’inclusion scolaire systématique, sur le fait que les économies budgétaires se faisaient toujours sur le dos des plus fragiles.

La présidente des DDEN a présenté une candidate pour être DDEN, Hélène Caron, collègue que nous connaissons bien. Nous avons voté POUR cette candidature.

Les registres santé et sécurité au travail (RSST)

Les registres santé et sécurité au travail (RSST)

Le document à télécharger en pdf pour affichage en salle des maîtres

Promesses et bienveillance ne sauraient se substituer aux obligations de l’employeur et aux statuts des personnels !

Pour rappel :
« L’employeur est tenu par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés (article L. 4121-1 du Code du travail). L’employeur ne doit pas seulement diminuer le risque, mais l’empêcher. »

 Le Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) fait partie des registres obligatoires qui doivent être tenus à la disposition des personnels.

Le Registre Santé et Sécurité au Travail est destiné à signaler toutes les observations et/ou suggestions relatives à des dysfonctionnements et vise à l’amélioration de l’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail dans la collectivité concernée. Depuis septembre 2024, une version dématérialisée est mise en place. FO a demandé et obtenu la possibilité de continuer à utiliser les RSST des différents supports. (F3SCT de juin 2024)

L’existence du Registre Santé et Sécurité au Travail doit être portée à la connaissance des agents et des usagers par tous moyens (notamment par voie d’affichage). Chaque agent a la possibilité d’inscrire sur ce registre toutes les observations et toutes les suggestions qu’il juge opportun de formuler dans le domaine de la prévention des risques professionnels et l’amélioration des conditions de travail (les siens mais aussi ceux de ses collègues). En Mayenne, seuls les représentants FO à la F3SCT s’en saisissent également, les complètent pour faire des signalement ou appuyer les demandes des collègues.

Chaque fiche de signalement doit être visée par le supérieur hiérarchique qui doit trouver une solution au problème signalé. Le visa du directeur n’est absolument pas obligatoire ! Dans le 1er degré le supérieur hiérarchique est (encore) l’IEN. Que la réponse apportée sur la fiche RSST par votre IEN apporte ou non une solution, vos représentants FO à la F3SCT interviennent directement sans attendre la réunion de la F3SCT ou d’un GT, et sont les seuls à le faire.

 Le SNUDI-FO 53 invite donc les enseignants et les AESH à se saisir des registres !

Sur le RSST dématérialisé, il est IMPERATIF d’indiquer « suivi par nos représentants FO ». En effet, TOUS les représentants à la F3SCT auront accès à votre fiche RSST. Les organisations syndicales n’ayant pas la même conception de leur rôle au sein de la F3SCT, la défense de telle ou telle situation par différentes organisations syndicales peut parfois être contre-productive. Parfois des collègues ne veulent tout simplement pas que leur situation soit exposée et suivie par tous les syndicats.

A votre IEN par courriel depuis une adresse ac-nantes.fr avec copie visible au SNUDI-FO 53 (contact@snudifo-53.fr) si vous utilisez la version papier ou « numérique »

Directement via la plateforme en ligne 

Via ARENA : https://sconet.ac-nantes.fr/arena

Conditions de travail

  • Risques psycho-sociaux (RPS) : inclusion scolaire, pressions hiérarchiques, harcèlement, mal-être au travail, surcharge de travail…
  • Éclairage naturel insuffisant ou excessif, éclairage artificiel insuffisant ou éblouissant, scintillement, équipement insuffisant ou inadéquat…
  • Bruit : humain, matériel (imprimantes, photocopieuse…) bruit extérieur, travaux…
  • Températures :  chauffage, aération ou climatisation : insuffisant ou excessif, sécheresse…
  • Espace de travail : espace, encombrement, manque de fonctionnalité, obligation de déplacements…
  • Charges et postures : port répété de charges lourdes, postures et gestes provoquant des douleurs…
  • Travail sur écran : ergonomie, gêne visuelle …
  • Information sur dispositions à prendre en cas d’accident, premiers secours, évacuation, présence de produits dangereux…

Aspect immobilier

Accès au poste de travail, circulation intérieure, escaliers, état général du bâtiment, déplacements des PMR…

Propreté et hygiène

Ménage, sanitaires (nombre et état), salubrité générale, fuites d’eau, étanchéité…

Sécurité

Disjonctions fréquentes, odeurs de gaz (ou autre), risque d’électrocution, état des prises de courant, fils dénudés, fils électriques « volants » ou à terre, absence de terre, travaux…

Risques d’accidents ou de maladies

Sols glissants, produits ou matériels dangereux, risques de brûlures, d’inhalations, présence d’amiante (ou suspicion) (lire notre document spécial AMIANTE), matériaux allergisants…

De la même manière, si jamais vous avez un accident sur la route ou à l’école, ou encore si vous tombez à l’école y compris en dehors des heures de classe, n’hésitez pas à remplir le RSST pour le signaler.


N’oubliez pas ensuite de faire les démarches pour que cela soit reconnu comme un accident imputable au service. Contactez le SNUDI-FO 53 pour être accompagné dans ces démarches et AVANT de compléter le RSST. Pour toute situation difficile liée à vos conditions de travail, contactez le SNUDI-FO 53 AVANT de remplir ce registre. Nous vous accompagnerons dans toutes vos démarches !

Les outils utiles sur notre site internet, à compléter avec le syndicat :
Fiche RSST vierge (registre santé et sécurité au travail) et RSST dématérialisé en ligne
Fiche du RDGI (registre danger grave et imminent)

Il est distribué par nos correspondants dans vos écoles ; qu’on se le dise !

 

Protection Sociale Complémentaire : Il faut dénoncer l’accord, l’abroger et le renégocier !

Protection Sociale Complémentaire : Il faut dénoncer l’accord, l’abroger et le renégocier !

Interrogé mardi par le député Paul Vannier sur des questions de liberté d’adhésion et de coût du régime de la Protection Sociale Complémentaire, notamment pour les précaires et les familles, le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray a répondu que la PSC se mettait en place sur la base d’un accord majoritaire signé par six syndicats sur sept.

La FNEC FP-FO est l’organisation qui n’a pas signé cet accord à l’Education nationale, à l’Enseignement Supérieur et la Recherche et Jeunesse Sport.

Pour le reste, le ministre a nié l’évidence.

Alors qu’il annonce que tous les agents vont bénéficier d’un gain du pouvoir d’achat d’en moyenne 480 euros, il a décidé d’ignorer la colère des personnels qui comprennent aujourd’hui que ce régime est obligatoire et va entraîner pour eux une perte mensuelle de leur pouvoir d’achat.

Malgré la participation employeur, les plus précaires gagnant 1500 ou 1800 euros brut, voire même des familles avec un traitement plus conséquent, n’ont eu qu’à faire une simulation sur le site de l’opérateur pour réaliser qu’à la fin du mois ils auront encore moins d’argent qu’avant pour vivre. Et cela sans compter le surcoût des options de la complémentaire prévoyance encore en phase d’élaboration…

Les agents ne sont pas dupes de ce prétendu cadeau, à la manière des couvertures sociales des entreprises américaines, se heurte aux 10% de prélèvements supplémentaires sur les arrêts maladies ou au gel du point d’indice du budget Lecornu qui viennent les compenser. De la même manière, les universités devront compenser le coût de la part employeur aux dépens de leur budget, des enseignements et de leur fonctionnement.

Les milliers de retraités exclus de l’accord seront également les dindons de la farce. Tout comme le découplage santé-prévoyance, cette exclusion est une remise en cause inacceptable du Statut général de la Fonction publique.

Une nouvelle fois nous assistons aux entourloupes des gouvernements Macron qui s’attaquent à la Sécurité sociale et favorisent la privatisation et le marché, qui s’en prennent aux travailleurs et aux agents sous prétexte d’avancée sociale.

Le 27 novembre, toutes les organisations syndicales ont claqué la porte de la Commission Paritaire de Pilotage et de Suivi. En cause, le scandale de la non compensation du coût de la PSC pour les universités. Toutes ont également souligné les problèmes de surcoût pour les familles et les précaires, le découplage santé/prévoyance. Dès lors, pourquoi ne pas dénoncer cet accord ?

Face à la colère des agents, à la baisse prévisible du pouvoir d’achat des précaires, face aux dérives constatées d’un tel régime qui s’attaque à la Sécurité sociale de 1945 et au Statut, il n’y a qu’une réponse : dénoncer l’accord, l’abroger, et exiger une renégociation sur la base de la liberté d’adhésion à la complémentaire, garantissant le couplage santé-prévoyance ainsi que la solidarité intergénérationnelle.

C’est ce que la FNEC FP-FO a proposé aux autres organisations syndicales.

Affectation sur poste adapté (PACD-PALD)

Affectation sur poste adapté (PACD-PALD)

Ce dispositif est une mesure transitoire qui permet d’aider tout agent titulaire rencontrant des difficultés de santé à recouvrer la capacité d’assurer la plénitude de ses fonctions statutaires ou à préparer une reconversion professionnelle.

La circulaire académique n°2025-011 précise les modalités d’affectation sur poste adapté pour la rentrée scolaire 2025-2026 ainsi que les documents constitutifs du dossier de candidature :

·         Fiche de candidature PACD-PALD
·         Projet professionnel
·         Projet professionnel bilan si renouvellement
·         Note au médecin traitant
·         Poste adapté au CNED

En fonction de l’état de santé de l’agent, l’affectation sur poste adapté peut être :

de courte durée (PACD) : 1 an, renouvelable deux fois
de longue durée (PALD) : 4 ans, renouvelable.

Un agent peut bénéficier d’un PALD sans avoir été affecté sur un PACD.

Le SNUDI-FO 53 accompagne ses adhérents pour la constitution des dossiers.
Le syndicat conseille TOUS les collègues dans leur démarche.
Sollicitez vos représentants du SNUDI-FO en Mayenne : contact@snudifo-53.fr / 06 52 32 30 45

L’agent peut exercer dans une structure académique (Rectorat, DSDEN, EPLE), dans un service de l’enseignement supérieur, au sein d’organismes tels que le CNED, ou dans toute autre structure relevant des Ministères de l’Éducation nationale ou de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il peut également être mis à disposition d’un organisme d’intérêt général public ou privé, ou à caractère associatif.

L’agent peut exercer dans les lieux d’affectation listés plus haut. Il peut également exercer ses fonctions auprès d’une autre administration de l’État ou d’une autre fonction publique.

La décision relative au lieu d’affectation relève de l’Administration après étude du projet professionnel en lien avec le médecin de prévention (Madame Mory : medecin-prevention53@ac-nantes.fr- 02-41-74-35-45)

L’agent en PACD-PALD est considéré comme étant en activité ; à ce titre, il est rémunéré à temps complet. Administrativement, il reste sous l’autorité de la Direction académique. Il est placé néanmoins sous l’autorité du chef de service de la structure d’accueil et est soumis aux obligations de service en vigueur dans l’établissement d’exercice.

L’agent en PACD-PALD peut bénéficier d’un allègement ou d’un aménagement de service sur préconisation du médecin de prévention. Cette préconisation devra être renouvelée chaque année.

L’agent placé en PACD/PALD ne pourra pas bénéficier d’une autorisation de cumul d’activités.

Enfin, l’agent bénéficiaire du PACD/PALD bénéficie d’un suivi et d’un accompagnement sur son lieu d’exercice et au niveau académique.

Un dossier complet comprend :

3 exemplaires :
– du dossier de candidature d’entrée, de maintien, de renouvellement ou de sortie renseigné ;
– d’une lettre de présentation du projet professionnel ;
– de la copie de la notification de RQTH (facultatif).

1 exemplaire, sous pli cacheté à l’attention du médecin conseiller technique du recteur et du médecin de prévention des personnels :
– d’un courrier circonstancié datant de moins de 2 mois du médecin traitant décrivant la situation médicale de l’enseignant. (voir le courrier en annexe 4) avec un certificat médical explicite, récent et détaillé, sous pli cacheté portant les mentions « CONFIDENTIEL-SECRET MEDICAL » ainsi que votre nom et prénom au dos de l’enveloppe, qui sera à adresser à :

Pôle santé social handicap
Postes adaptés-Dossier médical
Chemin de l’hébergement
BP 72616
44326 Nantes Cedex 3

•     Les dossiers d’entrée en poste adapté sont à envoyer par voie hiérarchique, à l’exception des collègues actuellement en Congé Longue Durée qui l’adresseront à l’adresse indiquée ci-dessous.

•     Les personnels bénéficiaires d’un poste adapté de courte durée (PACD) doivent constituer le dossier de candidature chaque année pour demander le renouvellement de leur affectation ou la sortie du dispositif.

•     Les dossiers de demande de renouvellement ou de sortie sont à envoyer à la cellule transversale à la DIPE via l’application colibris par l’agent (sans le visa de la DASEN) : https://demarches-nantes.colibris.education.gouv.fr/demande-de-poste-adapte-au-titre-de-l-annee-2025-2026/

Les candidatures doivent être envoyées avant le dimanche 7 décembre 2025 (délai de rigueur).

En cas de difficulté, vous pouvez contacter la DIPE par message électronique à l’adresse suivante : dipe.postesadaptes@ac-nantes.fr

La cellule transversale de la DIPE communiquera l’ensemble des dossiers aux services RH de la DASEN pour visa.

Dans le cadre d’une demande de renouvellement d’un poste adapté de longue durée (PALD), le dossier de candidature est à constituer uniquement lors de la 4ème année d’affectation. Seuls les personnels bénéficiaires d’un PALD depuis le 1er septembre 2022 doivent effectuer une demande au titre de la rentrée scolaire 2026-2027.

Attention : pour les enseignants actuellement placés en congé de longue maladie, de longue durée ou en disponibilité d’office pour raison de santé, l’affectation sur poste adapté est subordonnée un avis favorable de reprise d’activité émis par le comité médical départemental. En conséquence, dès réception de l’avis d’affectation sur poste adapté, les enseignants devront adresser dans les meilleurs délais une demande de réintégration au conseil médical départemental. A défaut, l’entrée en poste adapté sera différée jusqu’à l’avis rendu par le conseil médical départemental dans la limite du 31 décembre 2026.

Les candidatures à un poste adapté seront étudiées par un médecin de prévention et une assistante sociale de l’Académie.

Les candidatures seront ensuite examinées, courant mars 2026, par le groupe d’affectation sur poste adapté (GAPA) chargé d’émettre un avis sur chacune des demandes d’entrée, de maintien ou de sortie de PACD-PALD. Nous vous conseillons de réfléchir à votre projet professionnel et à vos objectifs. En ce sens, l’annexe 2 est à compléter pour les premières demandes, l’annexe 3 pour les autres.

Pour ceux qui envisagent une reconversion, il est possible de rencontrer la conseillère « en évolution professionnelle » pour obtenir une aide en amont du dépôt du dossier. Dans le département, vous pouvez contacter Bettina Seité : bettina.seite@ac-nantes.fr

Vous pouvez contacter l’assistante sociale des personnels du département car ils contribuent à l’évaluation des parcours en postes adaptés en lien avec les chefs de service des lieux d’implantations. Madame Sophie Lambert : sophie.lambert@ac-nantes.fr

L’intéressé(e) sera informé(e) par courrier de la décision du GAPA, avant les opérations du mouvement intra-départemental.

Pour toute question, vous pouvez nous contacter : 0652323045

Pour défendre mes droits et mes garanties statutaires de fonctionnaire d’État :
Je me syndique au SNUDI-FO 53, syndicat majoritaire des écoles publiques de la Mayenne
ADHESION

Le CAPPEI par VAEP

Le CAPPEI par VAEP

Pour l’obtention du CAPPEI par la voie de la validation des acquis de l’expérience professionnelle (VAEP), les candidats doivent renvoyer le livret pour le vendredi 19 décembre 2025 au plus tard.

Pour rappel, depuis la rentrée 2021, les enseignants avec au moins 5 ans d’ancienneté qui exercent sur des postes de l’enseignement adapté ou spécialisé depuis au moins 3 ans peuvent obtenir le Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) par la VAEP (Validation des acquis par l’expérience professionnelle.)

L’obtention du certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) par la voie de la VAEP comporte deux étapes:

  • Le livret 1 : le candidat à la VAEP doit renseigner et transmettre un dossier de recevabilité. La validité de la recevabilité est de 3 ans.
  • Le livret 2 : si la candidature est recevable, la seconde étape consiste à compléter un dossier de validation des acquis de l’expérience professionnelle d’un enseignement inclusif qui est présenté devant une commission désignée par le jury académique (présentation de 15 minutes suivie d’un entretien d’une durée de 45 minutes).

Pour la session 2026:

⇒ Les candidats doivent compléter et renvoyer le livret 1 par voie dématérialisée sur Démarches Simplifiées pour le vendredi 19 décembre 2025 au plus tard.

⇒ Pour le premier degré et le second degré, en cas d’éligibilité, le livret 2 sera à compléter et à renvoyer en 3 exemplaires au service ASH de la DSDEN du département du candidat pour le mardi 2 juin 2026 au plus tard (le cachet de la poste faisant foi) et à déposer par voie dématérialisée sur Démarches Simplifiées pour le mardi 2 juin 2026 au plus tard.

Livrets pour l’obtention du CAPPEI par la VAEP :

CAPPEI – livret 1

CAPPEI – livret 2 – 1er degré – Format Doc

CAPPEI – livret 2 – 2nd degré – Format Doc

FO a toujours revendiqué la prise en compte de la nécessaire reconnaissance de l’expérience professionnelle et des compétences des enseignants en poste et en charge, depuis de nombreuses années, des élèves relevant de l’enseignement adapté ou spécialisé.

Il leur est désormais possible de constituer un dossier de VAE, et une inscription aux 100h de MIN si leurs compétences sont reconnues. De ce point de vue, la VAE est une avancée pour les collègues.

Toutefois, puisqu’il faut désormais ne pratiquer que 3 ans dans le spécialisé pour être éligible, autant dire que rapidement de nombreux collègues forts de leur expérience vont se tourner vers cette possibilité faute du peu de places en formation CAPPEI.

La VAE n’est qu’un dispositif de validation supplémentaire et ne doit en aucun cas se substituer à la formation au CAPPEI pour ceux qui le souhaitent

FO exprime de plus une inquiétude : la VAE crée un précédent dangereux pour valider cette certification. Après le CAPPEI, d’autres certifications pourraient être concernées… et la crainte est de voir la fin des formations, et le recrutement sur seul entretien professionnel.

La FNEC-FP FO revendique une augmentation des départs en formation CAPPEI à hauteur des besoins.

Convention citoyenne : l’intérêt de nos élèves, c’est celui de l’école publique et de ses personnels

Convention citoyenne : l’intérêt de nos élèves, c’est celui de l’école publique et de ses personnels

Communiqué du SNUDI-FO 53

La « convention citoyenne » de Macron vient de publier un rapport. FO a refusé de participer à cette convention pour ne pas lui apporter la moindre caution.

Ce rapport prévoit plusieurs propositions relatives aux rythmes scolaires dont l’organisation de la semaine sur 5 journées.

Le SNUDI-FO 53 a toujours estimé que cette convention Macron ne servait qu’à détourner l’attention de la situation catastrophique actuelle dans les écoles publiques et permettait de nouvelles expérimentations pour aller plus loin dans la casse du statut des enseignants.

En effet, ce rapport tombe au moment où se prépare un budget 2026 qui prévoit des milliers de suppressions de postes dans les écoles.

Classes chargées, fermeture de classes, manque de remplaçants, RASED exsangues, manque de structures et d’enseignants spécialisés, inclusions par défaut d’enfants à qui l’accès aux établissements médico-sociaux est refusé faute de places, manque d’AESH, réunionite qui alourdit la charge de travail, absence de médecine du travail et insuffisance de médecine scolaire, incivilités, agressions…  des salaires toujours gelés !

Cette situation de délabrement des conditions de travail des personnels et des élèves s’est encore aggravée avec le budget d’austérité 2025, alors que le budget 2026 s’annonce pire encore. 

L’école publique manque de tout et il faudrait que ses personnels viennent travailler une journée supplémentaire ? Hors de question pour le SNUDI-FO 53 !

Alors que l’Etat a supprimé les aides péri-éducatives pour les communes à 5 jours à la rentrée 2025, alors que 96% des communes en France qui sont revenues à la semaine de 4 jours grâce aux mobilisations organisées par FO, alors que plus de 70% des écoles publiques fonctionnent sur 4 jours, alors que les décrets Peillon-Hamon-Blanquer sur les rythmes scolaires sèment la confusion et la division entre les collègues, le président Macron voudrait lui aussi berner les personnels et les parents d’élèves avec des belles promesses pour « adapter l’Ecole au rythme des enfants »

Le SNUDI-FO 53 ne cautionne pas le rapport de la « convention » Macron qui est une diversion pour ne pas répondre à la colère et à l’épuisement des collègues et un cheval de Troie pour poursuivre les attaques contre notre Statut et alourdir nos obligations de service. 

Le SNUDI-FO 53 n’accepte pas l’immixtion toujours plus importante des associations ou des collectivités locales dans le fonctionnement de l’Ecole publique laïque et républicaine !

A la veille des élections municipales, le SNUDI-FO 53 est pleinement mobilisé pour le retour à 4 jours dans les écoles de Laval, Mayenne, Château-Gontier, Saint Berthevin ou Ernée…

Avec l’immense majorité des personnels, le SNUDI-FO 53 réaffirme ses revendications :

  • Un cadre national de l’organisation de la semaine scolaire !
  • 4 jours pour tous sur 36 semaines !
  • Abrogation des décrets Peillon-Hamon-Blanquer !

A Laval, le 23 novembre 2025


Communiqué du SNUDI-FO national

La semaine de 5 jours,
Les projets éducatifs de territoire c’est NON !

Le SNUDI-FO revendique partout la semaine de 4 jours, sur 36 semaines dans l’année !

La situation est aujourd’hui intenable dans les écoles du fait des suppressions de postes (encore 1 891 prévues à la rentrée prochaine) qui génèrent des fermetures de classes et des problèmes de remplacement toujours plus aigus, du fait aussi des conséquences de l’inclusion scolaire systématique, du manque de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux, du manque d’AESH…

C’est dans ce contexte, et pour détourner l’attention sur les véritables problèmes que rencontre l’Ecole – et dont il est le premier responsable – que le président Macron avait décidé en mai dernier de la convocation d’une « Convention citoyenne sur les temps de l’enfant ». Notre fédération avait refusé d’y participer : « La FNEC FPFO ne cautionnera en aucun cas une opération préparant une attaque frontale contre le statut et les conditions de travail des personnels. »

Le rapport de cette Convention, réunissant 130 personnes dont 20 élèves et lycéens, rendu public dimanche 23 novembre, confirme les craintes exprimées par la FNEC FP-FO.

Celui-ci, à travers 20 propositions, préconise en effet notamment la mise en place de la semaine de 5 jours prétexte à une aggravation de la territorialisation accentuée de l’Ecole publique.

Proposition n°9 :
Passer la semaine à 5 jours du lundi au vendredi, dans le cadre scolaire, pour permettre une stabilité dans le rythme des enfants
« Nous souhaitons garantir la semaine de 5 jours pleins obligatoires pour tous les élèves de l’école élémentaire au lycée. (…) Le matin est consacré aux apprentissages théoriques, et l’aprèsmidi aux apprentissages pratiques : projets, ateliers de la vie pratique, pratique artistique, culturelle et sportive.
Le mercredi aprèsmidi, les apprentissages pratiques visent uniquement à diversifier les apprentissages et à développer de nouvelles compétences. C’est seulement le mercredi aprèsmidi qu’il n’y a pas de continuité avec les acquis théoriques du matin. Il sera dédié à l’ouverture à des structures associatives qui proposent aujourd’hui des activités sur le temps extrascolaire.
Le reste de la semaine, certains projets de l’après-midi s’inscrivent en continuité avec les apprentissages théoriques (travaux pratiques en sciences de la vie et de la terre par exemple). »

Proposition n°13 :
Rendre obligatoire l’élaboration de Projets éducatifs de territoire « nouvelle génération » sur l’ensemble du territoire national
« Aujourd’hui, les Projets éducatifs de territoire (PEdT) doivent permettre d’assurer une continuité entre les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires, en réunissant autour d’un même projet les enseignants, les communes, les associations et les familles. Dans les faits, leur mise en oeuvre reste très inégale (…) De plus, ce dispositif n’est pas obligatoire et repose sur la bonne volonté des acteurs locaux (…)
Ainsi, nous proposons d’inscrire dans la loi l’obligation pour chaque territoire d’élaborer un nouveau PEdT selon le cadre défini par l’État. L’échelle territoriale est à déterminer en fonction des contextes locaux.
« 

Le SNUDI-FO rappelle que la mise en oeuvre de la semaine de 4,5 jours par le ministre Peillon s’était avéré être une catastrophe entraînant une ingérence toujours plus grande des collectivités locales au sein de l’Ecole publique, une confusion permanente entre le scolaire et le périscolaire, une aggravation des conditions de travail des personnels et une plus grande fatigue des élèves.

Nationalement, le SNUDI-FO n’a eu de cesse d’exiger l’abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer qui instaurent la règle de la semaine de 4,5 jours en laissant à chaque commune la possibilité de déterminer sa propre organisation de la semaine scolaire, soumettant de fait les enseignants fonctionnaires d’Etat et les élèves à toutes les pressions locales.

Il n’a eu de cesse de revendiquer auprès des ministres successifs une norme nationale d’une organisation de la semaine scolaire sur 4 jours sur 36 semaines dans l’année scolaire.

Il a été au coeur de la résistance dans les départements et a contribué au fait qu’aujourd’hui, 93% des communes sont revenues à la semaine de 4 jours.

Il poursuivra inlassablement ses interventions en ce sens !

L’année dernière encore, par la grève, lors de rassemblements, par des pétitions, les personnels, souvent appuyés par les parents d’élèves, ont exigé le retour de la semaine à 4 jours dans leur commune en Gironde, en Ille-et-Vilaine, en Loire-Atlantique, dans le Vaucluse, en Mayenne, dans les Pyrénées-Atlantiques…

Avec sa fédération, le SNUDI-FO exige du gouvernement qu’il ne prenne pas en compte les conclusions de ce rapport.

Le SNUDI-FO revendique :

  • L’abandon des suppressions de postes et les créations de postes nécessaires dans les écoles et les établissements sociaux et médico-sociaux !
  • La semaine de 4 jours sur 36 semaines dans toutes les écoles et donc l’abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer !
  • L’arrêt de la territorialisation de l’école, une stricte séparation scolaire / périscolaire et l’abandon des PEdT !

Montreuil, le 24 novembre 2025


Communiqué de la FNEC-FP FO (national)

Rapport de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant :
Non à la territorialisation de l’Ecole publique !
Oui à la satisfaction des revendications !

En mai dernier, le président Macron a confié au Conseil économique, social et environnemental l’organisation d’une Convention citoyenne sur les temps de l’enfant : « Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu’ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement et à leur santé ? »

Le président Macron a lancé cette opération de communication dans un contexte où les mesures prises par ses gouvernements successifs visant à détruire l’Ecole publique ne passent ni auprès des personnels ni auprès des parents d’élèves.

Personne n’accepte l’avalanche de suppressions de postes décidées ces dernières années et en particulier les 4 000 annoncées par le gouvernement Lecornu-Geffray pour la prochaine rentrée, qui ne manqueront pas d’aggraver à nouveau les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves.

Personne n’accepte la situation révoltante que subissent les élèves en situation de handicap qui se voient privés de leur droit à bénéficier de conditions de scolarisation adaptées. Il manque au moins 24 000 places dans les établissements sociaux et médico-sociaux pour y accueillir les élèves qui en ont besoin. Il manque des milliers de postes d’AESH. Partout ça craque !

Personne n’accepte les contre-réformes successives qui, du « choc des savoirs » aux évaluations d’établissement remettent en cause le statut des personnels et le fonctionnement de l’Ecole publique.
Des projets Educatifs de territoire « nouvelle génération » rendus obligatoires !

De ces mesures qui rendent l’Ecole publique exsangue et l’instruction des élèves de plus en plus difficile, le rapport de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, publié ce dimanche 23 novembre ne dit pas un mot.

Par contre, sous couvert d’amélioration des temps de l’enfant, il propose d’aller encore plus loin dans la remise en cause de l’Ecole publique laïque et républicaine en accélérant tous les processus de territorialisation déjà en place.

Il s’agit notamment de créer « un ministère de l’enfance » et de « rendre obligatoire l’élaboration de Projets éducatifs de territoire nouvelle génération sur l’ensemble du territoire national »

Le rapport indique « Aujourd’hui, les Projets éducatifs de territoire (PEdT) doivent permettre d’assurer une continuité entre les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires, en réunissant autour d’un même projet les enseignants, les communes, les associations et les familles. Dans les faits, leur mise en oeuvre reste très inégale (…) De plus, ce dispositif n’est pas obligatoire et repose sur la bonne volonté des acteurs locaux (…) Ainsi, nous proposons d’inscrire dans la loi l’obligation pour chaque territoire d’élaborer un nouveau PEdT selon le cadre défini par l’État. L’échelle territoriale est à déterminer en fonction des contextes locaux. »

C’est à cette aune qu’il faut apprécier les propositions du rapport :
1- Passer la semaine à 5 jours du lundi au vendredi
2- Établir un socle commun d’apprentissages obligatoires comprenant des apprentissages théoriques, placés le matin, et des apprentissages pratiques, placés l’après-midi avec des projets interdisciplinaires,
3- Rendre obligatoire l’organisation par les établissements scolaires, en partenariat, de plusieurs temps de rupture dans l’année : au moins un séjour/voyage par an
4- Ouvrir les établissements scolaires pour proposer de nouvelles activités

Pour la semaine de 4 jours dans toutes les écoles !
Abandon des décrets Peillon, Hamon et Blanquer !

La FNEC FP-FO n’accepte pas cette aggravation de la territorialisation de l’Ecole publique, la confusion toujours plus grande entre le scolaire et le péri ou l’extra-scolaire. L’Ecole doit rester l’Ecole, la même partout avec des apprentissages dispensés par des enseignants fonctionnaires d’Etat, protégés de toutes les pressions locales par leur statut !

La FNEC FP-FO n’accepte pas l’immixtion toujours plus importante des associations ou des collectivités locales dans le fonctionnement de l’Ecole publique laïque et républicaine !

Avec l’immense majorité des personnels, elle revendique un rythme solaire national unique dans les écoles : la semaine de 4 jours sur 36 semaines et donc l’abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer.

La FNEC FP-FO exige ainsi du gouvernement qu’il ne retienne pas les propositions du rapport sur la Convention citoyenne des temps de l’enfant, Convention à laquelle elle a refusé de participer pour ne pas lui donner la moindre caution.

Pour la FNEC FP-FO, l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves passe par la satisfaction des revendications des personnels. Elle exige ainsi en particulier l’annulation des suppressions de postes et les créations de postes nécessaires dans les écoles, collèges, lycées, établissements sociaux et médico-sociaux et services, ainsi qu’un statut de fonctionnaire avec un temps plein de 24h pour les AESH. Elle revendique également l’abrogation des contre-réformes qui remettent en cause les statuts et missions des personnels, et le droit égal d’accès à l’instruction des élèves : réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat, Parcoursup, acte 2 de l’école inclusive, « choc des savoirs »…

Elle invite les personnels à se réunir et à décider de toutes les initiatives pour faire valoir leurs revendications, et notamment l’abandon des propositions du rapport de la Convention citoyenne. Elle a déposé un préavis de grève qui court jusqu’aux vacances d’hiver.

Montreuil le 23 novembre 2025

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