Inclusion scolaire : le SNUDI-FO 53 s’oppose aux mensonges d’État
Chers collègues,
Forts du constat que nous faisons chaque année, en formation, en RIS, en tournées d’écoles…, il est désormais patent que l’inclusion scolaire telle que présentée par l’institution relève de la malhonnêteté et du désengagement de l’État.
Au-delà des éléments de langage et du discours de façade sur l’inclusion, il s’agit de réduire les coûts de scolarisation. Un élève scolarisé dans des structures spécialisées coûte environ 7 fois plus cher à l’État qu’un élève scolarisé dans une classe ordinaire.
Cet argument budgétaire qui avance à bas bruit explique tous les dysfonctionnements auxquels sont confrontés enfants, parents et personnels.
Mutualisation des moyens avec la mise en place des PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés) … et bientôt la généralisation des PAS (Pôle d’appui à la scolarité) ?
Derrière ces joyeux acronymes se cachent :
Le manque criant d’AESH, organisé par la volonté de les précariser en leur refusant un vrai statut et un vrai salaire. Les AESH ne veulent plus être traitées comme des pions ! (Selon la DGESCO, avant les congés d’automne, 48000 élèves notifiés sont sans AESH en France, et près de 200 élèves sont concernés en Mayenne – en savoir plus)
Une prise en charge des élèves par notifications mutualisées qui demande aux AESH d’accompagner jusqu’à parfois 5 élèves en même temps ! Ils sont regroupés dans la même classe pour obtenir la présence d’au moins une AESH. Imaginez la classe avec 5 élèves à besoins particuliers et un seul accompagnant !
Des notifications en dépit du bon sens. L’institution remet régulièrement en cause le nombre d’heures de notification. Pire, elle prétend les réexaminer pour les réduire bien évidemment. D’où la mise en place de l’arnaque des PAS (Ce serait l’Éducation Nationale qui déterminerait les besoins des élèves en situation de handicap en fonction de ses maigres moyens alors qu’actuellement c’est la MDA qui notifie en fonction des besoins.).
On ferme les établissements spécialisés pour faire des économies sur notre dos avec pour conséquence la réduction des compensations auxquelles a droit un enfant handicapé. On remet en cause le droit des enfants à une prise charge pluridisciplinaire (médicale, paramédicale, éducative, pédagogique et sociale dans un environnement adapté et protégé.)
Nous savons que les établissements du secteur médico-éducatif (IME) sont indispensables comme établissements d’enseignement. Ils assurent la scolarisation et la compensation du handicap par un accompagnement médical ou médico-social. Pourquoi les fermer dans ce cas ?
Malgré les entourloupes du gouvernement, tout le monde sait qu’aussi bien formés soient-ils, aucun enseignant, aucun AESH ne pourra remplacer un médecin, un psychologue ou un soignant spécialisé.
Donc en lieu et place de préparer la guerre ou de donner des cadeaux fiscaux aux plus riches, exigeons un cadre scolaire qui ne génère pas la souffrance subie aujourd’hui par élèves, enseignants et AESH. Exigeons la réouverture des établissements spécialisés avec les moyens nécessaires pour les faire fonctionner.
Devant la surdité criminelle des différents gouvernements, le SNUDI-FO 53 dénonce ce désengagement de l’État qui dégrade les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissages de tous les élèves.
Le SNUDI-FO 53 continuera son action syndicale en défense de l’enseignement spécialisé et adapté, et appelle tous les personnels des écoles, à participer aux RIS et aux stages organisés par le syndicat.
Le prochain stage « inclusion scolaire » est prévu le 13 janvier prochain à Laval (en savoir plus – inscription)
« Pilotage pédagogique » Stop aux tâches injustifiées imposées aux directrices et directeurs d’école !
Alors que le gouvernement actuel cherche à imposer un budget de guerre et d’austérité sans précédent pour les travailleurs, prévoyant la suppression de 1891 postes dans le 1er degré, la situation dans les écoles devient parfois intenable, notamment pour les directrices et directeurs d’école dont les conditions de travail se dégradent sous le poids des tâches supplémentaires imposées et de la désorganisation dans les écoles conséquences des suppressions de postes ainsi que des contre-réformes successives.
En effet, les IA-DASEN, sous couvert du « pilotage pédagogique » introduit par la loi Rilhac, tentent d’imposer aux directrices et directeurs d’école des tâches qui ne relèvent pas de leur fonction alors qu’ils sont déjà débordés, qu’ils doivent se débrouiller avec la pénurie d’AESH et des emplois du temps parfois impossibles à élaborer, ou encore avec le manque d’enseignants remplaçants les contraignants à répartir les élèves…
En Mayenne, sous l’impusion des GDDE, cautionnés par certaines organisations syndicales, et sous couvert de “simplification”, ce sont en réalités, de nouvelles tâches qui apparaissent.
Par exemple, il leur est demandé aux directeurs, de former ou de sensibiliser leurs collègues au plan « filles et maths » ou d’assurer l’appropriation des nouveaux programmes !
Or, si la réglementation, depuis la loi Rilhac (que le SNUDI-FO n’a pas cautionnée) précise que « le directeur d’école propose à l’inspecteur de l’éducation nationale, après consultation du conseil des maîtres, des actions de formation spécifiques à son école » (loi du 21 décembre 2021) et qu’il « anime et coordonne l’équipe pédagogique » (décret du 14 août 2023), il n’entre absolument pas dans les attributions des directrices et directeurs d’assurer des formations auprès de leurs collègues adjoints. Ils ne sont pas conseillers pédagogiques !
Par ailleurs les pressions s’acroissent pour caporaliser les directrices et les directeurs d’école. Dans un département, ils ont reçu la consigne de leur IEN de faire remonter le nom des collègues qui seraient réticents à suivre leurs propositions pédagogiques, auquel cas ceux-ci se verraient imposer un accompagnement par les CPC de la circonscription !
Parfois, les évaluations de directeurs donnent lieu à des pressions et des menaces de retrait de leur poste s’ils ne suivent pas les consignes ministérielles et départementales. Inacceptable !
Et que dire du non-respect de leurs obligations réglementaires de services avec des convocations de l’administration pour des réunions multiples, dans le cadre des conseils école/collège, des réunions thématiques adressées aux chefs d’établissement, des invitations insistantes pour des réunions pour lesquelles la présence des directeurs serait “vivement souhaitée” ?
Le SNUDI-FO n’accepte pas la dégradation continuelle des conditions de travail des directrices et directeurs d’école, les tâches toujours plus nombreuses que les DASEN leur imposent, les tentatives de les transformer en contremaîtres chargés d’appliquer coûte que coûte toutes les lubies ministérielles.
Les directeurs d’école, avec le SNUDI-FO 53 refusent la loi Rilhac et les GDDE, qui sous couvert de simplification viennent en réalité dégrader les conditions de travail.
Le SNUDI-FO revendique :
L’abrogation de de la loi Rilhac et de ses textes d’application !
L’arrêt des tâches supplémentaires imposées aux directrices et directeurs d’école !
Le respect de la liberté pédagogique des enseignants
La satisfaction des revendications concernant la direction d’école : augmentation des décharges, aide administrative statutaire dans chaque école, 100 points d’indice pour toutes les directrices et les directeurs…
L’arrêt des suppressions de postes et les créations de postes nécessaires d’enseignants comme d’AESH !
Le SNUDI-FO 53 invite tous les personnels à participer aux RIS organisées par le syndicat, et appelle les directeurs et directrices d’école à rejoindre le syndicat qui se bat réellement contre la loi Rilhac et les GDDE.
Le calendrier des vacances 2026-2027 vient de paraître
Le SNUDI-FO 53 revendique :
Le rétablissement d’un calendrier scolaire national unique.
L’arrêt de la territorialisation de l’organisation du temps scolaire (et des rythmes scolaire) – refus des déclinaisons locales qui se font contre l’égalité de traitement des usagers comme des personnels.
Le rétablissement d’une semaine de 4 jours sur 36 semaines pour tous les élèves.
Le maintien des deux mois de congés d’été pour les enseignants.
Une rentrée des enseignants fixée au 1er septembre et fin d’année scolaire au 30 juin, toujours dans la logique des 36 semaines d’enseignement.
La stricte séparation entre le scolaire et le périscolaire
Des obligations de service fixées en heures d’enseignement uniquement (et non l’imposition de tâches hors-service sans aucune reconnaissance).
Le calendrier :
Lundi 31 août 2026 – Pré-rentrée des enseignants
Mardi 1/09/2026 – Rentrée des élèves
Du samedi 17/10/26 au lun 02/11/26 – Vacances d’automne
Du samedi 19/12/26 au lun 04/01/27 – Vacances de décembre
Du samedi 20/02/27 au lundi 08/03/27 – Vacances d’hiver
Du samedi 17/04/27 au lundi 03/05/27 – Vacances de printemps
Des dizaines de milliers d’élèves privés d’AESH et d’une scolarisation adaptée : conséquences de l’inclusion scolaire systématique et indifférenciée
Près de 50000 élèves en situation de handicap n’ont pas l’accompagnement (AESH) auquel ils ont droit ! 25000 élèves en situation de handicap n’ont pas accès à l’établissement du médico-social auquel ils ont droit ! Source : MEN et DGESCO
En Mayenne, toujours selon la DGESCO, près de 200 élèves notifiés pour un accompagnement n’auraient pas d’AESH, et nous savons que près de 200 élèves attendent une place dans un établissement médico-social.
Source : Le Monde
Avec les PIAL et désormais les PAS la mutualisation de l’accompagnement des élèves se fait à marche forcée dégradant considérablement les conditions de travail des AESH qui s’occupent parfois de nombreux élèves sur plusieurs établissements.
L’acte 2 de l’école inclusive c’est le démantèlement des établissements spécialisés et la dilution permanente de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Le SNUDI-FO 53 rappelle ses revendications
STOP à l’inclusion scolaire systématique et indifférenciée
OUI au respect des besoins de nos élèves en situation de handicap, qu’il s’agisse de soins ou de compensation (accompagnement, orientation, matériel…)
STOP à la maltraitance et à la culpabilisation
Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH
Défense de l’enseignement spécialisé et des établissements spécialisés
Rétroactivité de l’indemnité REP+ : le Ministre confirme à FO la rédaction d’un décret déclinant la décision du Conseil d’Etat
La FNEC FP-FO a été reçue hier en bilatérale par le nouveau Ministre de l’Education Nationale, Edouard Geffray. Elle est intervenue notamment sur la décision récente du Conseil d’Etat actant la reconnaissance depuis 2015 du versement de l’indemnité REP+ à tous les personnels AESH qui y étaient éligibles. Cette décision avait fait l’objet d’un courrier de la FNEC FP-FO en date du 28 août adressé à la Ministre revendiquant l’application de ce droit à l’ensemble des AESH qui pouvaient y prétendre, sans que ces derniers n’aient à en faire la demande. Elle avait été également été portée ces derniers mois auprès des Recteurs et des DASEN par les syndicats départementaux.
Le Ministre annonce à la FNEC FP-FO qu’un décret de mise en conformité avec la décision du Conseil d’Etat est en cours de rédaction
Pour la FNEC FP-FO, il s’agit d’une victoire à mettre sur le compte des mobilisations des AESH qui n’ont pas accepté la discrimination dont ils faisaient l’objet sur la question de la prime REP, mobilisations que notre fédération a accompagnées notamment dans le cadre des démarches contentieuses.
La FNEC FP-FO reste vigilante quant au contenu de ce décret et mobilisée pour dénoncer une indemnité inférieure à celle des autres personnels.
La FNEC FP-FO invite l’ensemble des personnels à participer nombreux aux réunions initiées par ses syndicats départementaux afin de décider de toutes les initiatives de mobilisation pour faire valoir les revendications : • Mise en place pour les AESH d’un statut de fonctionnaire avec un vrai salaire à temps plein pour 24h d’accompagnement • Recrutement d’AESH à hauteur des besoins • Abandon des PIAL et des PAS • Ouverture de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins • Paiement immédiat des l’indemnités REP+ dues depuis 2015
Un ministre de l’Éducation nationale qui tourne le dos à l’école publique : une nouvelle attaque contre la laïcité
Lors d’une interview sur BFM TV jeudi 30 octobre, Edouard Geffray, embarrassé, a affirmé que plusieurs de ses enfants étaient inscrits dans un établissement scolaire privé.
Dans toute démocratie attachée à son école publique et à la laïcité, un tel choix personnel de la part du premier responsable de l’Éducation nationale créerait l’indignation. En France, sous l’ère Macron, cela semble désormais devenir la norme : tous les ministres de l’Éducation depuis 2017 ont scolarisé leurs enfants dans l’enseignement privé catholique.
Dans le même temps, ces responsables politiques répètent que l’école privée confessionnelle serait « équivalente » à l’école publique.
Le SNUDI-FO 53 dénonce cette affirmation : c’est faux, et c’est un écran de fumée destiné à banaliser la remise en cause de la laïcité.
L’école de la République n’est pas une option !
L’école publique n’est ni un service marchand ni un choix parmi d’autres. Elle constitue le socle de la République sociale, le lieu où l’on instruit toutes et tous sans distinction, où se construit l’égalité réelle.
En choisissant le privé confessionnel, le ministre adresse un message clair : Pour lui, l’école publique serait bonne… mais pour les autres...
Non l’école privée confessionnelle n’est pas neutre, et il ne s’agit pas d’un débat sémantique !
L’école privée catholique n’est pas née pour promouvoir l’idéal républicain, mais pour servir une finalité propre, fondée sur une vision religieuse et morale. Rappelons que l’un des objectifs poursuivi par l’école privée est l’évangélisation.
Le ministre a fait un choix politique et reconnaît ainsi ne pas faire confiance à l’école publique.
Pendant que les familles, les élèves et les personnels subissent les fermetures de classes, les suppressions de postes, les fusions d’écoles, le manque d’enseignants, d’AESH et la pénurie de moyens, le ministre choisit une voie réservée à ceux qui en ont les moyens. Il envoie un signal clair.
Cela constitue une rupture du principe d’égalité et une nouvelle trahison de l’école de la République.
La laïcité n’est pas un slogan, c’est un combat !
Dans un contexte d’austérité avec 4000 suppressions de postes prévues par ce même ministre, le SNUDI-FO 53 rappelle que la défense de l’école passe par la satisfaction des revendications.
Concernant la laïcité, nos revendications restent inchangées : Respect intégral de la laïcité et de la loi de 1905 Abrogation de la loi Debré Des fonds publics exclusivement pour l’école publique Refus de la « territorialisation » de la laïcité et des dérives locales
Le SNUDI-FO 53 revendique l’annulation des 4000 suppressions de postes prévues par le ministre, et la création de postes à hauteur des besoins urgents pour l’école Publique.
Le SNUDI-FO 53 réaffirme qu’on ne peut pas être ministre de l’Éducation nationale en tournant le dos à l’école de la République.
Formation des enseignants : une catastrophe… organisée !
Dernier avatar d’une « masterisation » qui a détourné les étudiants des concours d’enseignement, la réforme de la formation des enseignants et des concours a été passée en force au printemps 2025 par Élisabeth Borne, avec une copie strictement identique à celle de Nicole Belloubet l’année précédente.
En conséquence, FO a réitéré sa revendication de moratoire de cette réforme.
Trois filières en licence et deux concours en parallèle : ou comment perdre les étudiants
Au niveau licence, les collègues des INSPÉ ont été contraints de concevoir dans la plus grande précipitation de nouvelles maquettes, pour les futurs PE exemptés d’épreuves écrites, pour les préparationnaires du concours PE « normal ».
Au niveau master, ils ont dû aménager des « parcours » pour les actuels étudiants de master souhaitant passer le concours en L3 et en prévoir pour les étudiants de licence qui réussiraient le concours en L3. Les étudiants (en particulier ceux entrant en L3) ont été avertis au dernier moment, avec très peu d’informations sur les épreuves de concours comme sur le cursus post-concours.
Inégalité généralisée pour les étudiants
Tous les départements universitaires concernés et les INSPÉ ont « bidouillé » pour s’adapter aux nouveaux concours tout en reformatant les masters MEEF, maintenus en théorie pour deux années encore.
Mais les dotations horaires pour ce faire sont rarement au rendez-vous, en raison de budgets universitaires déjà exsangues. Les nombreuses « mutualisations » entre parcours amputent et les horaires des préparations aux concours et les formations dispensées post-concours. Et les situations se sont différenciées à la mesure des diversités dans la pénurie ou des « politiques de site ».
Résultat : de fortes inégalités territoriales devant les concours.
Doubles concours : Des milliers de postes perdus et une baisse prévisible du nombre de lauréats !
Les concours en L3 nécessitent de débloquer des postes en plus de ceux prévus pour les concours au niveau master 2.
Ces 7147 postes destinés à accompagner la réforme des concours, ce sont autant d’enseignants en moins dans les classes des premier et second degrés dès maintenant. C’est aussi moins d’enseignants demain, puisque des étudiants de master vont réussir les deux concours et qu’il y aura donc moins de lauréats. Beaucoup de postes mis au concours ne seront donc pas pourvus.
« Calibration » des concours : des disparitions de formations ou de sites INSPÉ
Autres conséquences négatives en chaîne : les rectorats ont « calibré » ou réparti les postes entre les concours M2 et L3 en fonction des réussites qu’ils estiment prévisibles aux concours. La « calibration » a manifestement été faite « au doigt mouillé » et de manière très diverse selon les académies.
Mais ses effets destructeurs sur le maillage de formation des enseignants sont déjà très concrets. Ainsi sont agendées pour l’année prochaine des mises en sursis ou même des disparitions de sites INSPÉ. Dans l’académie de Rennes, par exemple, Quimper est menacé et Vannes est voué à la disparition dès l’année prochaine. En ce dernier cas, le site et la formation pour les PE seraient même concédés… à l’enseignement catholique !
Quant aux collègues qui enseignaient jusqu’à présent dans ces sites INSPÉ, ils sont libres d’aller trouver du travail à près d’une centaine de kilomètres (les sites INSPÉ de l’académie de Rennes dépendant de l’université de Brest…).
Au passage, le gouvernement fait quelques dégâts supplémentaires en sourdine, comme la suppression cette année de concours du second degré, ainsi du CAPES et de l’agrégation de portugais…
Une machine à fabriquer des contractuels : Des étudiants de M1 ou de L3 poussés vers la sortie
Que feront les actuels étudiants de M1 qui n’auraient pas réussi le concours L3 ? La possibilité de passer le concours en fin de M2 en 2027 leur est en théorie ouverte. Encore faut-il pour cela que des heures soient débloquées pour cette préparation. Compte tenu de la situation de détresse budgétaire de nombre d’universités, rien n’est moins sûr.
De même, dans beaucoup d’universités, rien n’est prévu au niveau master pour les étudiants de L3 qui ne réussiraient pas le concours (PE ou CAPES). À Saint-Étienne, à Toulouse, il n’est pas question pour les universités de débloquer les heures nécessaires à un « parcours » de master pour les L3 non lauréats. Étudiants de Master ou de L3 échouant au nouveau concours L3 sont ainsi poussés vers la sortie. La conclusion est évidente : ils seront embauchés par l’Éducation nationale en tant que contractuels sous-payés.
Face à cette catastrophe organisée, FO exige
Le maintien de tous les sites de formation, le maintien de tous les personnels en place : aucune mobilité forcée, aucune suppression de postes dans le supérieur.
Les dotations budgétaires supplémentaires nécessaires pour que personne ne soit laissé au bord du chemin, que partout en 2026-27 les étudiants de M1 aient la possibilité de passer les concours en M2 en 202, les étudiants de L3 non lauréats de poursuivre en master.
FO réaffirme ses revendications
Retour à des épreuves disciplinaires pour les concours, avec en amont des licences disciplinaires.
Aucune inégalité devant le concours, les mêmes épreuves pour toutes et tous.
Abandon de la « masterisation », concours au niveau licence avec une formation rémunérée à plein temps sous statut, et reconnue comme valant grade de master.
Enfin, en plaçant les universités dans l’impossibilité budgétaire de répondre positivement aux demandes des étudiants, le budget Macron-Lecornu-Geffray-Baptiste confère à cette réforme toute sa potentialité destructrice. Ce budget de guerre, imposé aux travailleurs par d’indignes tractations politiciennes, doit être purement et simplement abandonné. De l’argent pour l’École, pas pour la guerre !
A propos de l’application de la loi Dussopt de Transformation de la Fonction Publique : Jusqu’à maintenant, les décisions de l’employeur concernant la carrière des fonctionnaires (mutations, avancement…) étaient contrôlées par les organisations syndicales siégeant dans les commissions administratives paritaires (CAP).
Mais la loi de Transformation de la Fonction publique, bouleverse tout cela. Pour la 3ème année consécutive, Les CAPD n’ont plus cette compétence. C’est le fait du prince, dans la logique PPCR !
La transparence et le respect de l’égalité de traitement, n’est aujourd’hui plus garantie ! Le syndicat ne peut intervenir que si le collègue fait un recours suite aux résultats des mutations.
L’administration a toute latitude pour faire ce qu’elle veut dans le classement ! C’est pourquoi il est très important que nous disposions de tous les éléments dans le cas où un recours serait à envisager.
ATTENTION : le profilage des postes se généralise et concerne depuis 2022 les opérations de mutations interdépartementales ! (voir ci-dessous)
Les postes à profil (POP)
Depuis 2022 le MEN a introduit des postes à profil nationaux dans le mouvement inter départemental. Malgré le refus de la majorité des organisations dont FO, le ministère s’obstine, persiste et signe : il faut décliner le Grenelle et les logiques PPCR à tout prix !
Voici quelques informations : Intégration de postes à profil nationaux dans le mouvement interdépartemental. Il faut y postuler (en respectant des dates). Si les collègues obtiennent le poste, ils doivent y rester 3 ans. Au bout de ces trois ans, les collègues restent dans le département obtenu. Cependant, s’ils le souhaitent, ils peuvent réintégrer leur département d’origine au bout de ces 3 ans (à ce jour, nous n’avons aucune précision des modalités qui seront laissées à l’appréciation des DASEN, dans l’esprit PPCR). Les types de poste qui pourraient être concernés : des postes peu attractifs souvent occupés par des contractuels et des postes particuliers.
Plus d’informations ? participe aux réunions d’information, prends contact avec tes représentants SNUDI-FO en Mayenne
Le président Macron, a (re)nommé le 1er ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, 1er ministre. Kafkaïen !
Dans ce gouvernement Lecornu Bis, Édouard Geffray est nommé ministre de l’Éducation nationale, et c’est tout un symbole !
En effet, pour le SNUDI-FO 53, la nomination d’Édouard Geffray au ministère de l’Éducation nationale constitue un signal clair de continuité dans la politique de démantèlement de l’école publique, engagée depuis 2017. Haut fonctionnaire, technocrate au cœur du dispositif Blanquer, Édouard Geffray a été l’un des artisans des nombreuses contre-réformes qui ont éclaté l’école publique, fragilisé ses personnels et ses élèves. Des réformes Blanquer à la gestion chaotique de la crise sanitaire et de ses protocoles incohérents, Édouard Geffray a participé à toutes les décisions qui ont contribué à détériorer les conditions de travail des personnels. Combien de temps un tel ministre pourra-t-il tenir face à la colère et à la lassitude d’une profession déjà à bout ? Notre boussole : les revendications à commencer par les salaires et les postes
Alors, le gouvernement Lecornu Bis a présenté son projet de budget pour 2026
Une suspension/temporisation de la réforme des retraites ?
Alors Lecornu a annonce une “pseudo -suspension” »” ou “temporisation” de la réforme des retraites. En réalité, il s’agit bien d’un leurre, puisque cette “suspension” passera par un amendement du PLFSS. Ainsi, les partisans de cette suspension qui crient aujourd’hui “victoire” se sont tout simplement fait rouler dans la farine car il faudra voter le PLFSS dans sa globalité, avec toutes les mesures qu’il contient, doublement des franchises médicales, baisse de l’indemnisation des malades de longues durée… De plus, le sénat, va pouvoir avoir à la fin le dernier mot, notamment avec la CMP (commission mixte paritaire).
Enfin, cette “suspension” de la réforme des retraites, ouvre la porte la mise en œuvre de la retraite par points chère à la CFDT et à l’UNSA et que FO a combattu en 2019 avec la CGT. Le SNUDI-FO 53 réaffirme avec sa confédération son exigence d’« abrogation de la réforme des retraites de 2023, réforme qui reste injuste, brutale et injustifiée. Il rappelle son attachement au régime de retraite par répartition, maintient son opposition à la mise en œuvre d’un régime universel par point et à un régime de retraite de base par capitalisation. Le CCN exige le maintien de tous les régimes, de toutes les caisses, le Code des pensions civiles et militaires. (…) Le CCN continue de revendiquer un retour de la retraite à 60 ans et 37,5 annuités dès que les conditions seront réunies. » Avec la FGF-FO, le CEF refuse toute mise en œuvre d’une caisse de retraite de la Fonction publique d’Etat, contradictoire au Statut.
Que contient le budget Lecornu ?
La réalité, c’est que le budget Lecornu est tout aussi violent que le budget Bayrou. Si ce plan voit le jour, les conséquences seront terribles pour les salariés, les services publics, la santé, l’école…
Le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale a déclaré : « Rien que pour l’Éducation nationale, compte tenu de la baisse de la natalité, je pense qu’il est possible de supprimer 50.000 postes d’ici à 2032 ».
Chacun doit mesurer aujourd’hui la violence du plan Lecornu et les fermetures de classes et d’écoles qui se feront si rien n’est fait pour les arrêter !
Le budget Lecornu c’est :
31 milliards d’économies sur le dos des travailleurs et des services publics
L’augmentation des taxes sur des produits de la vie quotidienne
Le gel des salaires, de la valeur du point d’indice, et aucune perspective de revalorisation
La suppressions de milliers de postes de fonctionnaires
L’augmentation générale des impôts via le gel des barèmes
Le doublement des franchises médicales et des déremboursements
7 milliards de moins pour la santé
La suppression de l’abattement fiscal de 10% pour les retraités
La casse des services publics
Plus de cadeaux aux grandes entreprises et aux grandes fortunes et aucune remise en cause des 211 milliards de cadeaux faits avec l’argent public sans contrepartie
Ce que FO dénonce c’est :
Tous les budgets d’austérité
L’enfumage de la suspension/temporisation de la réforme des retraites
Les 211 milliards d’euros d’aides fiscales et sociales en 2023 aux entreprises, de surcroît sans aucune contrepartie. Cela représente 6670 € de cadeaux faits aux patrons chaque seconde
Les 100 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires chaque année, soit 3 165 € accaparés chaque seconde, détournés de la création d’emplois, de l’augmentation des salaires et des minima sociaux
Les 100 milliards d’€ d’évasions fiscales chaque année, soit 3165 € perdus par seconde.
Ce que FO revendique :
L’abrogation de réforme des retraites !
L’augmentation des salaires, du point d’indice, des retraites !
Des moyens pour les services publics, l’arrêt des suppressions de postes et des créations de postes à hauteur des besoins urgents pour l’école Publique !
La préservation de notre sécurité sociale !
Et dans l’Education ?
En réalité, le budget Macron-Lecornu-Geffray prévoit des milliers de postes supprimés dans l’Education nationale !
Dans le cadre du budget 2026, 5400 emplois supplémentaires sont annoncés dans l’Education nationale.
Derrière cette annonce trompeuse, le gouvernement Macron-Lecornu-Geffray se prépare en fait à supprimer des milliers de postes dans l’Education nationale.
En effet, se met en place en 2026 la réforme des concours. Désormais les concours d’enseignement sont positionnés la 3ème année de licence. Les lauréats seront élèves fonctionnaires durant leur année de Master 1 (Bac +4), puis fonctionnaires stagiaires en classe à mi-temps durant leur année de Master 2 (Bac +5).
Cette réforme va donc contraindre l’Education nationale à budgéter de nouveaux postes : le journal Les Echos chiffre ces besoins à 9000 postes d’enseignants qui donc ne seront pas en classe durant l’année de Master 1.
Une simple soustraction démontre donc que derrière les 5400 emplois supplémentaires annoncés par le ministère se cache donc la suppression de milliers de postes d’enseignants devant élèves, dont plus de 1500 rien que pour le 1er degré ! C’est bien plus que les 4000 postes supprimés pour l’année 2025 !
Cette nouvelle attaque contre l’Ecole publique se situe dans le cadre d’un budget qui s’apparente à une véritable saignée contre la Fonction publique dénoncée par la fédération générale des fonctionnaires FO (nouvelle année blanche pour le point d’indice, désindexation des pensions sur l’inflation, sanctions contre les agents malades, baisse de 15% des crédits de l’action sociale interministérielle, taxation des cotisations de mutuelle à hauteur d’un milliard d’euros, doublement des franchises médicales…)
Et que penser de l’annonce de la création de 1 200 emplois d’AESH ? Déjà la prétendue création de 2000 emplois d’AESH dans le budget Bayrou en 2025 s’est avérée être une mystification et les demandes d’accompagnement des élèves en situation de handicap exprimée par les personnels et les parents d’élèves se heurtent le plus souvent dans les départements au refus des IA-DASEN et des recteurs !
Le budget Lecornu-Geffray prépare donc une dégradation inédite des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves, en particulier les plus fragiles.
Pour le SNUDI-FO 53, le budget Lecornu, budget imposé aux travailleurs par d’indignes tractations politiciennes est inacceptable. Il doit être purement et simplement abandonné.
Remboursement de frais pour se rendre quotidiennement dans son établissement
Depuis 2023, la prise en charge partielle des frais de transport domicile / travail est de 75% de la valeur du titre de transport dans la limité du plafond mensuel fixé depuis le 1er janvier 2024 à 99 euros.
Votre trajet domicile-travail peut être remboursé, si *:
vous êtes titulaire ou stagiaire (enseignant ou ATSS) ou non-titulaire (contractuels, vacataires, apprentis administratifs, étudiants apprentis professeurs)
vous avez été recruté sur le fondement des contrats aidés : contrats uniques d’insertion (CUI), contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE), emplois d’avenir professeur (EAP)
vous êtes assistant d’éducation (AED) ou accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH)
vous êtes apprentis
*ATTENTION, le remboursement peut être cumulé avec le « forfait mobilités durables » mais dans des conditions précises. (lorsque le trajet est différent pour chaque dispositif, lorsque les deux dispositifs ne couvrent pas la même période…) – si vous êtes concerné, contacter le syndicat.
Les salariés de la fonction publique ont droit à 75% de la prise en charge de leur abonnement annuel de transport.
Le principe a été fixé par le décret 2010-676 du 21/06/2010. Ce décret prévoit aussi que la prise en charge est versée mensuellement mais qu’elle est suspendue au-delà du mois en cours en cas de congé.
ATTENTION : Le montant maximum pris en charge a été fixé à 101,75 € depuis janvier 2025 même si le prix de l’abonnement coûte plus de 170 € !!!
Abonnement multimodal à nombre de voyages illimité
Carte ou abonnement annuel à nombre de voyages illimité ou limité
Carte ou abonnement mensuel à nombre de voyages illimité ou limité
Carte ou abonnement hebdomadaire à nombre de voyages illimité ou limité
Carte ou abonnement à renouvellement tacite à nombre de voyages illimité ou limité
Abonnement à un service public de location de vélos.
Il est possible de cumuler plusieurs cartes ou abonnements si le trajet le nécessite, la limite de 101,75 € s’appliquant à la somme des abonnements et cartes. Toutefois l’abonnement pour la location de vélo n’est cumulable qu’en l’absence de desserte du domicile ou du lieu de travail par un autre mode de transport couvert par un abonnement ou une carte pris en charge.
N’est pris en compte que le prix le plus économique proposé par le transporteur ce qui exclut de fait la première classe. La circulaire Fonction publique précise que la notion du coût économique doit être appréciée au cas par cas avec largeur de vue. Ainsi un agent a tout intérêt à prendre le TGV, plus cher mais nettement plus rapide que les TER. Dans ce cas, l’abonnement permettant un déplacement plus rapide sera retenu.
Cette année, pour les PE et les AESH, pour effectuer une demande de remboursement de frais, il faut compléter le même formulaire de demande qui doit être visé par l’IEN dans le 1er degré.
Cas particuliers : exercice à temps partiel (si >50% prise en charge identique, sinon prise en charge réduite de moitié), si plusieurs employeurs ou cumul d’activité, si arrêt maladie, congé maternité, congé de formation professionnelle, syndicale…etc En cas de doute, contactez le syndicat !
Remboursement de frais pour effectuer un service partagé (titulaire de secteur, TRS, TS…) Tout personnel titulaire ou non qui est amené à compléter son service dans une autre commune de sa résidence administrative est indemnisé de ses frais de transport et de repas s’il se trouve en dehors de sa résidence administrative ou familiale entre 11h et 14h. Les frais de transport sont calculés en fonction de l’article 5 de l’arrêté du 20/12/2013 (tarif SNCF ou tarif kilométrique). Les TR ont également droit au remboursement de leur frais de transport pour une affectation à l’année dans un établissement situé dans une commune autre que celle de leur établissement de rattachement qui peut se cumuler avec le remboursement des frais de repas (sous conditions : contactez le syndicat).
Comment procéder pour le remboursement de votre trajet domicile-travail ?
Afin de bénéficier d’un remboursement, il faut constituer un dossier, et le renseigner et le renvoyer.
Les enseignants en stage de formation peuvent bénéficier du remboursement partiel des frais de transport à la seule condition de participer à un stage long pour le DDEEAS et le CAPPEI (un an minimum). Les enseignants doivent remplir le formulaire intitulé « État de frais de déplacement ponctuel des enseignants en formation continue ». Le dossier complet doit être retourné au service en charge de la formation continue : ce.dafpen@ac-nantes.fr
Forfait « mobilité durable » ou plus familièrement, prime vélo et covoiturage
Décret n°2022-1562 du 13 décembre 2022 – arrêté du 13 décembre 2022
Une circulaire académique relative au forfait “mobilité durable” et ses annexes ont été publiées : elle reprend les dispositions établies par le décret du 9 mai 2020 concernant l’attribution de la prime “Mobilité durable”.
Attention, la demande de prise en charge doit être adressée à partir du 1er novembre, et au plus tardavant le 31 décembre 2025 et doit faire état des services réellement faits. Dans l’idéal, elle est à envoyer au début des congés de Décembre.
Il s’agit de se faire rembourser des déplacements entre la résidence habituelle et le lieu de travail effectués avec son cycle ou cycle à pédalage assisté personnel ou de son engin de déplacement personnel motorisé (vélo, trottinette, mono-roue, gyropode…) ou en tant que conducteur ou passager en covoiturage ou en tant qu’utilisateur des services de mobilité partagé.
Le nombre minimal de jours d’utilisation d’un moyen de transport éligible au versement du forfait mobilités durables est fixé à 30 jours. Ce nombre minimal de jours est modulé selon la quotité de temps de travail de l’agent.
Nombre de jours
Montant du FMD
De 30 à 59 jours
100 euros
De 60 à 99 jours
200 euros
Au moins 100 jours
300 euros
Ce forfait est désormais cumulable avec la prise en charge des frais de déplacement domicile-travail, mais sous des conditions strictes (voir plus haut) !
Attention, le montant du FMD ne varie pas si vous exercez à temps partiel. Pour autant, le nombre de trajet sera à moduler. Par exemple si vous exercez à 50% le nombre de jours minimum est de 15 jours (au lieu des 30) pour bénéficier du FMD à 100 euros.
Exclusions
Une série d’agents sont exclus du dispositif. Ce sont ceux qui bénéficient d’un logement de fonction sur leur lieu de travail, d’un véhicule de fonction ou d’un transport collectif gratuit, de même que les agents transportés gratuitement par leur employeur ou bénéficiant d’une allocation spéciale handicap.
Comment ?
Le dossier est à déposer sur l’application COLIBRIS. Il comprend le formulaire complété, daté et signé, les pièces justificatives (relevé de facture si vous êtes passager, ou de paiement si vous êtes conducteur, une attestation sur l’honneur du covoitureur, une attestation issue du registre de preuve de co-voiturage (http://covoiturage.beta.gouv.fr). Pour l’utilisation du vélo, du cycle, aucune pièce justificative n’est demandée. L’administration peut procéder à des vérifications.
Le SNUDI-FO 53, déplore que le dispositif en faveur des agents publics soit d’un montant bien moins élevé que celui applicable aux salariés du privé (400 €), et intervient pour la revalorisation de cette indemnisation.