Fermeture des écoles : Un jour sans fin
Les responsables sont au ministère et au gouvernement !

Ainsi, une nouvelle fois, des décisions sont arrêtées sans aucune discussion préalable. Les congés scolaires sont avancés, une semaine d’enseignement en distanciel – a minima – mis en place alors que le ministre tweetait lundi dernier “we hate on-line éducation”– sans que les organisations syndicales représentatives ne soient consultées. Ce gouvernement n’anticipe rien, subit les vagues successives et réagit plus qu’il n’agit.

Il y a un an, le 12 mars 2020, Jean-Michel Blanquer indiquait : « Dans cette nouvelle étape de lutte contre le coronavirus, nous fermons les écoles, les collèges et les lycées. Chaque académie y est préparée sur le plan pratique et pédagogique. Le déploiement de notre système d’enseignement à distance va s’enclencher pour toute la France. » 

Cette fanfaronnade toute macronnienne n’avait pas résisté à la rigueur des faits.

Aujourd’hui, les enseignants et les familles se retrouvent dans le même dénuement face à l’enseignement à distance.

Depuis un an, chaque étape a été marquée par des mensonges, des atermoiements, des contradictions. Le SNUDI-FO 53 n’a cessé de réclamer des masques, des tests, des vaccins. On nous a répondu que les masques et les tests étaient inutiles, que les élèves n’étaient pas contaminants, que les enseignants n’étaient pas prioritaires pour la vaccination. 

La doxa rabâchée à longueur d’interviews était : “on ne ferme pas les écoles”.
Laisser les écoles ouvertes, OUI ! Mais à condition de s’en donner les moyens !

Or, chacun peut constater aujourd’hui que RIEN n’a été fait pour éviter cette fermeture !

En fait, c’est le chaos que le ministère a organisé.

Maintenant que cette fermeture est inéluctable, le dispositif de « continuité pédagogique » est, à nouveau, totalement improvisé, quoi qu’en dise le ministre ou ses représentants. Rappelons que lors du premier confinement, le système s’était montré incapable d’absorber les millions de connexions simultanées.

Par ailleurs, à l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune consigne n’a été donnée dans les écoles, et chacun sait, pour l’avoir déjà vécu, que c’est bien au dernier moment qu’il va falloir s’organiser. Oui, c’est bien au dernier moment que les directeurs et les directrices d’écoles devront organiser, pour 3 jours, les communications avec les parents d’élèves et les réponses à leurs demandes légitimes.

Le SNUDI-FO 53 rappelle que le télétravail est réglementé. Lors du premier confinement, les enseignants ont pu faire l’expérience du travail en distanciel qui a conduit certains collègues à l’épuisement, au burn-out.

Le SNUDI-FO 53 appelle les professeurs des écoles du département à prendre du recul par rapport aux exigences institutionnelles et à refuser d’être culpabilisé : personne n’est responsable de la situation que nous vivons, excepté nos autorités administratives dans la gestion de cette crise et plus largement les gouvernements successifs qui n’ont eu de cesse ces dernières années de détruire notre Fonction Publique.

Anticiper c’est créer les postes, annuler toutes les fermetures de classe et protéger les personnels et les élèves

Depuis des mois, nous subissons la désorganisation dans nos écoles et la cacophonie ministérielle. Depuis des mois, nous demandons des moyens et des décisions claires de nos responsables. Mais depuis un an, les effets d’annonce se substituent au réel traitement des problèmes.

Les protocoles, souvent hors sol, ont succédé aux protocoles, aggravant la charge de travail et la responsabilité des enseignants et des directeurs d’écoles. 

Et le SNUDI-FO 53 l’affirme : sans réel plan pour la reprise des cours fin avril, nous serons dans la même situation quelques semaines plus tard.

MASQUES, TESTS, ÉQUIPEMENT DES CLASSES, VACCINATION, RÉDUCTION DES EFFECTIFS : SUBSTITUER À L’INCURIE, À L’IRRESPONSABILITÉ ET AUX OPÉRATIONS “ÉCRANS DE FUMÉE” DU MINISTÈRE, UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE PROTECTION DES PERSONNELS ET DES ÉLÈVES.

Le ministère doit dès maintenant planifier une campagne massive de tests dans les écoles, garantir la vaccination des enseignants volontaires, équiper les classes de dispositifs de traitement de l’air, et REDUIRE les effectifs par un recrutement massif d’enseignants avec en urgence l’ouverture de la liste complémentaire.

Enfin, le SNUDI-FO 53 rappelle qu’il est de la responsabilité de l’employeur Education Nationale, de respecter ses obligations en matière de santé et sécurité et demande la réunion du CHSTCT-D dans les meilleurs délais. 

                             Laval, le 1er avril 2021