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Réunis le 9 juin 2026 en visio à l’initiative de la FNEC FP-FO 53, les Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) expriment leur profonde inquiétude, et surtout leur colère face à la dégradation continue de leurs conditions de travail et de rémunération.

Nous, AESH sommes des professionnels. Nous sommes indispensables au fonctionnement des établissements et à l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Nous subissons toujours :

  • des contrats précaires et des temps partiels imposés ;
  • des rémunérations insuffisantes qui ne permettent pas de vivre dignement ;
  • des conditions de travail dégradées (multiplication des accompagnements, déplacements non compensés, manque de reconnaissance, perte de sens de l’accompagnement en lien avec la gestion de l’inclusion scolaire indifférenciée, arbitraire pour nos affectations, etc…) ;
  • des affectations parfois imposées, sans règle ni transparence, dans l’arbitraire le plus total ;
  • des déplacements parfois imposés en cours d’année sans respect ni de nos missions d’accompagnement, ni de nos liens avec les élèves et les équipes, sans tenir compte des besoins des élèves
  • une absence de véritable statut de la Fonction Publique.

Nous refusons le tri des AESH pour un pseudo statut qui ne répond pas à nos revendications !

Face à cette situation inacceptable, nous revendiquons :

  • Un vrai Statut de fonctionnaire pour tous les AESH à 24h temps plein
  • L’augmentation immédiate des salaires des AESH
  • L’abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation
  • La mise en place immédiate de la subrogation
  • L’octroi effectif des jours de fractionnement : si on nous les refuse qu’on nous les paye !
  • Des AESH remplaçants
  • L’harmonisation départementale des règles et des fiches de vœux pour les affectations des AESH
  • L’arrêt des changements d’affectation arbitraires et non choisis en cours d’année
  • Une vraie formation rémunérée sur temps de travail et anticipée
  • La défense de l’enseignement spécialisé
  • Le maintien et la création des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux
  • Le retrait de l’acte 2 de l’Ecole inclusive

Les AESH mandatent la FNEC-FP FO 53 pour porter ces revendications auprès des autorités départementales, académiques et ministérielles et pour organiser toute mobilisation nécessaire à leur satisfaction.

Nous avons pris connaissance d’un appel à bloquer la rentrée scolaire si les revendications n’étaient pas satisfaites. Nous avons pris connaissance d’un appel à monter à Paris le 5 novembre pour les revendications. Nous déclarons que nous sommes prêts à y répondre et nous invitons nos collègues AESH à en discuter dans leurs établissements.

Adopté à l’unanimité

Le ministère le reconnaît lui-même : 30 000 élèves sont aujourd’hui en attente de places dans des établissements sociaux et médico-sociaux, 6 000 de plus qu’il y a deux ans ! Plus de 50 000 élèves n’ont aucune prise en charge par un AESH alors qu’ils bénéficient d’une notification en ce sens ! Et pourtant, le gouvernement veut aller plus loin :

Il prépare un projet de loi visant à généraliser l’externalisation des établissements sociaux et médico-sociaux pour faire de nouvelles économies !

Il s’entête à mettre en place les pôles d’appui à la scolarité (PAS), pourtant rejetés par les députés à l’Assemblée nationale, dans le but de diminuer les notifications MDPH et de préparer un véritable plan social chez les AESH, qui, le couteau sous la gorge, sont contraints de signer un avenant à leur contrat de travail pour intégrer les PAS ! Ce dispositif vise de plus à « coacher » les personnels au lieu de prendre en charge les élèves dans un cadre spécialisé… Inacceptable !

Il refuse d’accorder un statut avec un temps plein de 24h pour tous les AESH et annonce la création d’un corps « d’assistant d’accessibilité » qui permettrait à seulement 20% des AESH d’accéder à un statut de fonctionnaire, laissant donc 80% d’entre eux dans la précarité et sous le seuil de pauvreté ! Une provocation !
Au moment où le gouvernement déverse 36 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre, ces restrictions budgétaires drastiques sur le dos des plus fragiles sont odieuses.

Dans cette situation, la FNEC FP-FO soutient les nombreuses mobilisations en cours pour défendre les revendications, la création des postes nécessaires (notamment dans les établissements sociaux et médico-sociaux), l’abandon des PAS, la création d’un statut avec un temps plein de 24h pour les AESH…

Tout en poursuivant les mobilisations dès maintenant pour les revendications, la FNEC FP-FO décide d’organiser une campagne d’assemblées générales, de réunions avec les parents, de tournées syndicales pour préparer la grève et le blocage à la rentrée.
La FNEC FP-FO prépare une montée nationale à Paris le 5 novembre

D’ores et déjà, la FNEC FP-FO met en perspective une journée de grève avec manifestation nationale à Paris jeudi 5 novembre, en lien avec sa confédération et les syndicats force ouvrière des secteurs du social, du médico-social et de la santé pour obtenir :

  • L’arrêt des processus de démantèlement des établissements sociaux et médico-sociaux et la création des places nécessaires dans ces structures !
  • Un statut de fonctionnaire pour tous les AESH avec un temps plein de 24h !
  • L’abandon des PAS et des PIAL !
  • L’arrêt des suppressions de postes dans l’Education nationale !

La FNEC FP-FO s’adresse à toutes les organisations syndicales, aux fédérations de parents d’élèves et aux associations pour construire ensemble ces mobilisations.