2 minutes de lecture

Depuis le 2 mars, le prix des carburants a subi des hausses très importantes. Avec son Union départementale, le SNUDI-FO 53 a, de manière évidente, réaffirmé sa solidarité avec les peuples qui subissent directement les conséquences des politiques va-t’en-guerre mais dénonce également la spéculation qui en a découlé en France ainsi que l’inaction du gouvernement à ce sujet. Le SNUDI-FO 53 s’associe à l’exigence exprimée par son Union départementale d’un blocage des taxes sur les carburants et l’énergie.

Lire le communiqué du bureau de l’UD FO 53 (10 mars)

Concernant plus spécifiquement les personnels de l’Education nationale en Mayenne, la FNEC-FP FO 53 s’est adressée par courrier au directeur académique pour lui rappeler l’impact très important subi par ceux qui doivent effectuer de longs déplacements professionnels. Il s’agit en particulier des personnels itinérants : titulaires remplaçants (TR), TZR, personnels exerçant sur postes fractionnés ou sur plusieurs établissements (enseignants et AESH), infirmières et médecins de l’Éducation nationale, personnels des RASED, PsyEN, enseignants intervenant auprès des élèves allophones, ERSEH, CPC, IEN… 

Lire le courrier FNEC-FO FO 53 au DASEN (16 mars)

La FNEC-FP FO a fait valoir que les indemnités kilométriques devant compenser cette dépense de carburant n’avaient pas été revalorisées depuis 2022 et a dénoncé le fait que ces personnels doivent donc aujourd’hui financer eux-mêmes une part croissante de leurs déplacements professionnels sur leur propre salaire. Ceci s’ajoute d’ailleurs à l’austérité budgétaire qui a occasionné pour les agents de la Fonction publique une perte de pouvoir d’achat de près de 33 % depuis 2000.

Refusant que les personnels payent pour aller travailler, la FNEC-FP FO 53 revendique la revendication urgente et significative à la fois de l’ISSR (indemnité de sujétions spéciales de remplacement) et des frais de déplacement, afin de limiter la baisse brutale et importante de pouvoir d’achat et mettre fin à la double peine : hausse du coût des déplacements professionnels et stagnation des rémunérations.

La paupérisation des personnels de l’éducation nationale ça suffit !