Violences scolaires

Violences scolaires

Après la diffusion ce week-end d’une vidéo montrant un élève d’un lycée de Créteil menacer d’une arme sa professeure, la FNEC FP-FO tient à apporter tout son soutien à la collègue et à l’équipe de l’établissement.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur ont voulu donner un message de fermeté. « Nous allons rétablir l’ordre et l’autorité dans tous les établissements qui se trouvent en situation dégradée », annonce le ministre de l’Education nationale.

La FNEC FP-FO condamne toute forme de violence envers les personnels de l’Education nationale. Ces comportements qui se multiplient au sein des écoles, des collèges et des lycées sont la résultante des suppressions massives d’emplois, sur fond d’autonomie des établissements, les équipes devant se débrouiller seules avec les moyens du bord. Les personnels enseignants, les AED, les CPE, les chefs d’établissements ne sont pas responsables de l’incurie qui prévaut depuis tant d’années.

La FNEC FP-FO demande en premier lieu l’application pleine et entière de l’article 11 du Statut général de la Fonction publique qui garantit aux fonctionnaires la « protection fonctionnelle » et exige également que les CHSCT soient effectivement saisis de ces dossiers.

Le ministre de l’Education nationale prétend, «mètre carré par mètre carré, reconquérir la République». Au moment où celui-ci annonce la suppression de 2650 postes d’enseignants dans les établissements du 2nd degré, ainsi qu’une loi « pour l’école de la confiance » pour permettre au gouvernement de territorialiser et déréglementer le fonctionnement l’école à coup d’ordonnances, les personnels sont en droit de s’interroger : qui est responsable du chaos dans les établissements ?

Pour la FNEC FP-FO, le ministre serait bien avisé d’écouter la colère des personnels qui n’acceptent pas le saccage programmé de l’école, les politiques de suppressions de postes et les contre-réformes qui pulvérisent l’école républicaine.

La restitution des moyens supprimés ainsi que l’arrêt des contre-réformes qui mettent en cause les statuts des personnels de l’Education nationale constituent donc les seules réponses crédibles à la multiplication de ces actes inadmissibles.

le communiqué FNEC-FP FO

CHSCT D du 29 mars

CHSCT D du 29 mars

Le compte-rendu FO

La déclaration FO

La déclaration commune FO – FSU – SUD – UNSA

Notamment à l’ordre du jour: médecine de prévention, suivi des fiches RSST, le questionnaire « élèves à besoins éducatifs particuliers », un point sur les suites données aux préconisations à la suite des visites, un point sur le poste profilé « chargé de mission » climat scolaire…

Extraits du compte-rendu:

Un CHSCT départemental s’est tenu jeudi 29 mars. Stève Gaudin (SNUDI-FO) et Rachid Biba (SNETAA-FO) représentaient la FNEC-FP FO 53. Ce CHSCT a duré plus de 4 heures.

Médecine de prévention: A l’initiative de FO, 2 avis ont été déposés et adoptés par les organisations syndicales siégeant au CHSCT. Ces 2 avis sont relatifs à la médecine de prévention. Au mois de mars 2017, nous avions indiqué au DASEN avoir reçu copie de 120 demandes de visite médicale. Il nous avait alors indiqué qu’« au lieu de traiter des cas prioritaires, et bien, on sera obligés de traiter des demandes non spontanées. »  

Nous nous félicitons d’avoir enfin trouvé l’unité syndicale sur ce dossier, et d’avoir pu aider à la réalisation de cette unité. Désormais l’ensemble des organisations présentes en CHSCT n’acceptent pas que des arguments d’ordre financier soient opposés à la protection de la santé des collègues.

Fiches RSST: FO a défendu tous les dossiers qui lui étaient confiés. Force est de constater que l’intervention du syndicat, sur le terrain et auprès de ses adhérents, permet de faire évoluer les situations.

Questionnaire « élèves à besoins éducatifs particuliers » : Il s’agit d’une enquête sur que FO a proposé aux autres organisations syndicales début avril 2017. Après accord, les représentants du personnel ont communiqué un questionnaire à l’administration afin qu’une enquête puisse être organisée sous la forme d’un questionnaire à destination, dans un premier temps, de tous les enseignants du 1er degré. Cette enquête pourra notamment servir de point d’appui, si les informations remontent, pour soulever les problèmes liés à l’inclusion scolaire systématique. Elle sera ensuite proposée aux collègues du 2nd degré.